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 Nicolosi : Sur les pentes de l'Etna

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MessageSujet: Nicolosi : Sur les pentes de l'Etna   Ven 22 Nov 2013 - 12:53

Le dérèglement climatique frappant la petite planète bleue des Hommes prenait de plus en plus d'ampleur comme en réponse à un cosmos divin s'étendant à la planète, celui d'un de mes oncles divin : Poséidon. Qu'avait donc voulu faire l'Empereur des Mers, était ce de son fait, cet hiver mordant ? Non, si grand était ses pouvoirs, cela ne pouvait être de son fait. Tout cela venait il de ce Dieu venu de l'extrême Nord de la planète ? Je n'en savais rien, cependant la terre avait ses protecteurs, des hommes de grandes valeurs sur qui il fallait compter.

Ou était donc ma place ? Surement pas sur le front, aussi stupéfiant que cela pouvait paraître et même si l'hiver s'étendait jusqu'en Sicile, le froid ne gagnait point l'intérieur de la forge dans laquelle je vivais tant la chaleur y était intense. Que dire de la forge dans laquelle, le Dieu en moi avait vécu ? Qu'elle était tout simplement imprenable, au sein même de l'Etna, protégé par de fabuleuse création que des mains divines avaient elles même créées.

« Si l'enfer devait ressemblait à quelque chose, ca serait à cet hiver. » Lança l'un de mes cousins mortels faisant s'élever du brouhaha parmi nos pairs. Leur vision de l'Enfer était tellement erroné qu'un fin sourire se dessina sur mon visage. « Crois moi, l'Enfer serai que notre feu meure et que nous prenions du retard. La commande de la milice régionale ne saurai souffrir d'un quelconque retard, le préfet a été clair, si nous ne tenons pas les délais nous ne serons pas payer ! » Fis-je ramenant l'équipe de Forgerons à de sombres réalités.

Un manque à gagner était encore pour ces hommes, le pire des Enfers imaginable... Pas de paye entrainait de fâcheuses conséquences pour l'entreprise comme pour la famille. Cela signifiait non seulement se serrer la ceinture, mais en plus vivre sur des réserves, point d'argent pour acheter du bois en suffisamment grande quantité pour entretenir le feu de la forge ainsi que celui des maisons, et la forge primait, elle était notre gagne pain et aussi notre moyen de subsistance.

« Si nous poursuivons sur notre lancée, nous finirons avec un peu d'avance... 1 mois pour équiper les 24 garnisons de la régions en arme et en armure, un exploit que nous avons accepté de relever, alors montrons leur notre art ! » J'agissais en chef même si je ne l'étais pas réellement, il n'y avait aucune réelle hiérarchie, nous travaillons comme un seul homme. De temps à autres l'un de nous devait remotiver les autres, rares furent les fois ou je dus intervenir. « Ouais, tu as raison Francesco, montrons au monde que l'Entreprise Battagliola est la meilleure forge du monde ! » Reprit ce cousin humain, notre entreprise était devenu incontournable sur l'ile.

Maximo était un homme massif et trapu, de grandes mains, un savoir faire encore plus grand... Il était plus vieux que mon incarnat de quelques années... Sa femme, Lianna elle était une petite blonde de Venise, je ne me souvenais plus exactement comment elle en était venue à quitter son boulot de marchande cependant, elle apprenait vite, et en peu de temps avait prit place au sein de la forge... Elle s'occupait des bijoux, en tant que femme, elle était bien mieux placé pour savoir ce qui pourrait bien plaire à la gente féminine. Nous avions de bon rapport, elle faisait parti de la famille et c'était intégrée à merveille.

« Francesco... les ornementations des sabres et armures des officiers sont terminés, autre chose à me faire faire ? » Fit elle, un radieux sourire illuminant son visage.

Arrêtant l'activité que j'étais en train de faire, je me dirigeais calmement en direction des dits sabres et armures, hochant positivement de la tête en les examinant, je lui répondit alors.

« C'est un fort beau travail... Nul doute qu'ils sauront apprécié ton oeuvre... Tu peux reprendre tes joailleries Lianna... Merci pour ton aide ! » Un nouveau sourire se dessina sur mon visage. « Hésite pas à demander si besoin est! » avait elle rajouter.

La journée passa ainsi, une journée d'intense labeur s'acheva, une autre commencerai bientôt. La chaleur d'un toit me manquait, la présence de celle que j'aimais aussi... Si les journées passaient bien vite, les nuits elle étaient longues et solitaires, le modeste foyer dans lequel je vivais me servait à me nourrir, et surtout d'atelier secondaire, un atelier afin d'occuper mes longues nuits blanches.
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MessageSujet: Re: Nicolosi : Sur les pentes de l'Etna   Mer 27 Nov 2013 - 15:37

Arrow  Ile de la mort

La Cardinale avait erré sans but pendant des heures, peut-être des jours. A vrai dire elle n'en savait rien. La notion du temps avait tendance à être une chose futile quand on était frappé par une profonde tristesse. Voir ainsi un de ses propres hommes se rebeller contre son autorité, attiser la flamme du combat et se ramollir comme du beurre sous l'effet de chaleur dés que la jeune femme voulait passer à l'action. Voir un de ses hommes creuser sa propre tombe la chagrinait et lui mettait le moral dans la chaussette. Elle n'eut même pas le cœur de tuer quelqu'un lorsqu'elle sortit la tête hors d'une plantation de légume sur la petite île de Sicile. Elle comptait manger quelque chose mais tous les légumes étaient gelés. En plus, elle ne comptait pas les réchauffer avec son propre cosmos car il risquait d'avoir un goût dénaturé par la force du froid. La Lady en temps normal aurait passé sa rage sur les habitants locaux, auraient semés la maladie dans le village, fait sombrer leurs cultures sous terre mais elle n'en avait pas envie. Voir un soldat aussi peu discipliné et peu combattif lui donnait l'impression d'avoir créer une abomination. Elle le vivait comme une sorte d'échec personnel. Là où elle était prête à se jeter au milieu du champ de bataille pour prêter main forte à un de ses soldats faisant preuve d'esprit guerrier, elle ne lèverait pas le petit doigt pour aider un de ses hommes, qu'elle ne considérait plus comme tel. Ce froid était étrange. Dans ses souvenirs, cette partie du monde était plutôt réputée pour son climat des plus cléments. Pour avoir été à Londres peu après son retour dans cette ère, elle avait trouvé le climat plutôt typique. La Lady trouva donc plutôt  étonnant d'assister à un tel festival hivernal.

«Il fait un peu plus chaud sous terre. Je devrais trouver un endroit plus chaleureux pour me reposer et faire cuire quelque chose. 1 2 3 hi hi hi hi.»

La jeune femme disparu sous le sol et prit la direction d'une formation géologique particulière de l'île : le Volcan portant le nom d'Etna. Même si cette chose lui rappelait les événements de l'île de la Mort elle savait que sa chaleur la revigorerait et lui remettrait du baume au cœur. En plus elle retrouverait peut-être le goût d'un petit carnage et surtout de quoi se remplir l'estomac. Les heures tournèrent et elle arriva finalement à une dizaine de kilomètres du volcan. En sortant sa tête hors du sol pour inspecter les lieux, elle se rendit compte qu'elle se trouvait dans un petit village et qu'il faisait nuit. La nuit tous les chats sont gris alors la Lady décida de s'extraire du monde sous-terrain pour inspecter ce petit village. Un agréable  fumet circulait dans l'air froid. Celui d'un repas qui avait été prit. Une odeur de viande cuite. Ses pas firent crisser la neiger et elle s'amusa de ce bruit si particulier. L'odeur l'attirait et lui proposait la perspective d'un morceau de viande froide, avec un peu de graisse légèrement solidifiée. Il ne manquerait qu'un peu de sang pour arroser tout cela. Plongeant dans le sol, la jeune femme passa sous la maison et pénétra dans le bâtiment par la voie du sol. Elle se trouva dans une grande pièce et s'approcha de la table sur laquelle se trouvait un morceau de porc cuit qui dormait calmement. La Lady s'empara de l'aliment et le porta à sa bouche. La Reine des Calamités donnait l'impression d'être un animal affamé et elle émettait des petits bruits malpolis en mâchant. Les bruits de mastications étaient assez sonores pour réveiller un régiment de lourds dormeurs. Elle se moquait bien d'alerter les habitants car elle pourrait les tuer. Le goût de la viande dans sa bouche lui faisait le plus grands bien. La Lady chercha du regard un endroit où était conservé le vin tout en continuant à manger. Elle n'avait qu'une seule envie faire un peu la fête pour se changer les idées. Du pains, du vin, des jeux et du sang ! A moins qu'une simple soirée détente avec un calice de vin, encore de la nourriture et juste la chaleur du volcan parviendrait à lui remonter le moral. L'Etna enterait peut-ête en éruption ce soir !
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MessageSujet: Re: Nicolosi : Sur les pentes de l'Etna   Mer 27 Nov 2013 - 16:25

Comme à l'accoutumée, cette nuit encore je ne dormais pas... Comme chaque nuit depuis mon éveil, j'œuvrais à la renommée de la famille de cet incarnat qui bien qu'humaine, ne manquait pas d'intérêt... Ils étaient certes pas conscient du monde les entourant cependant, auprès d'eux je me sentais vivant. Pénurie de bois dans mon petit foyer, que cela ne tienne, j'allais en chercher en extérieur, dans la forge familiale...

Je mettais absenté, ne prenant que le strict nécessaire pour me prémunir du froid, après tout, la forge n'était pas si loin que cela de mon habitat. Bois pour le feu, marteau, enclume... Tout un attirail qui allait mettre fortement utile pour offrir un peu plus d'avance à la commande en cours. L'hiver avait étendue son blanc manteau sur nos contrées pourtant réputé chaude, tout cela n'était pas naturel, j'en étais conscient cependant il y existait en ce monde des gens apte à endiguer cette situation.

Mon retour ne fut pas sans embuche, tout ceci était bien loin des combats antiques que j'avais vu ce déroulé sous mes yeux, mais il était dantesque de ramener le bric à brac que j'avais récupéré... A de nombreuse reprise je dus faire halte afin de ramasser divers objets semé ça et là. Un bruit de clef tournant dans la serrure de la porte put alerter la jeune femme se restaurant, tandis qu'un homme d'environ une trentaine d'année fit son apparition chargé comme un mulet, il s'agissait de mon humble personne.

Tout d'abord, je ne la remarqua point... Comment cela put ce faire, la raison est des plus simples, mes bras étaient envahis par des buches par dessus lesquelles mon sac trônait obstruant ma vue. des bruits mats se firent entendre ainsi que je déposais avec une délicatesse légendaire le matériel que j'avais prit. Ne nous en cachons point, j'avais simplement laisser choir le foutoir que j'avais ramené à même le sol.

C'est alors que je la vis tout d'abord de dos, visiblement il s'agissait d'une femme, une femme affamée puisqu'elle avait prit la liberté de terminer un repas qui de toute façon aurait fini par engraisser la terre. Un fin sourire se dessina sur mon visage.

« Tiens donc... Qu'avons nous là ? »

Mon regard semblait jauger la jeune femme, aucune expression agressive toutefois, je désirais seulement savoir qui était elle et comment était elle rentré. D'un pas sur, je fis le tour de la table avant de prendre place en face d'elle... C'était comme si le temps avait ralenti, comme s'il n'existait point, j'étais d'un coté et l'instant suivant, j'étais comme apparut en face d'elle.

« Ce diner vous convient il ? Désirez vous autre chose ou cela sera suffisant ! »

Si la malheureuse avait besoin d'une aide quelconque j'étais prêt à lui fournir, tout avait un prix ici bas, peut être pourrait elle d'un moyen ou d'un autre servir l'intérêt de ma famille... Nous manquions de personnel peut être serait elle intéressée par le gites et le couvert en échange de menu service ? L'humanité était ainsi. Mon regard se fronça alors un bref instant.

« Puis je vous demander par quel miracle, êtes vous parvenu à pénétrer céans... Comment vous nommez vous et d'où venez, jeune demoiselle ? »
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MessageSujet: Re: Nicolosi : Sur les pentes de l'Etna   Mer 27 Nov 2013 - 22:23

En train de se nourrir comme seul une Lady savait le faire, Calamity entendit un bruit. Elle se retourna tout en mangeant. Le fond sonore était celui d'un cliquetis de métal. Oui c'était cela ! Une clé qu'on introduisait dans une serrure et qu'on tournait afin de la déverrouiller. Ceci signifiait que le propriétaire de la maison rentrait chez lui. Cela faisait une tête avec qui parler ou une tête à pressé pour en extraire le jus et la cervelle. Si on le cuisait bien cet organe devenait un met des plus exquis. Ce n'était pas ça qui allait la déranger, elle se retourna et continua de dévorer sa viande tout en cherchant une cruche de vin. Bon sang ... elle était peut-être tombé sur le seul homme qui ne buvait pas ce genre de breuvage à des kilomètres à la ronde. C'était bien sa veine !  La voix du propriétaire des lieux résonna alors dans la pièce et la Cardinale se retourna. La Lady s'essuya les lèvres délicatement après avoir terminé son repas improvisé.  Elle ne prit pas la peine de lui répondre tout de suite et elle mit sa main devant sa bouche pour couvrir le rôt qui venait de s'échapper de sa bouche. Une Lady devait toujours respecter les convenances sinon ce n'était plus une Lady. Elle allait s'apprêter à lui répondre quand l'homme se déplaça instantanément devant elle comme si le temps s'était arrêté et que seul lui avait réussit à avancer. Ça ne pouvait signifier qu'une chose : cet homme possédait un grand pouvoir pour arriver à se déplacer assez vite pour pouvoir échapper à l’œil de la Cardinale. Amusant hasard qui la conduisait en ce lieux. La raison de l'estomac lui apportait donc un peu d’intérêt en cette triste et froide soirée. Sans faire plus attendre le rapide man, la Cardinale lui répondit avec entrain.

«De la laitue hi hi hi hi ! Du thé, du vin ! Un bon ragoût hi hi hi ! Un peu de fromage hi hi hi ! Et de la viande, beaucoup de viande hi hi hi ! Si ce n'est pas trop vous demander. Je me suis un peu invitée mais cela aurait été criminel de laisser l'odeur de votre repas se propager à l'extérieur et que j'en profite pas hi hi hi. Je suis vraiment une jeune femme incorrigible hi hi hi. C'était délicieux quoi que fort rudimentaire hi hi hi !»

La Cardinale ramassa un morceau de tissu qui trainait pour s'essuyer les mains. L'homme était en train de lui poser quelques question. Qu'il était curieux celui-là ! Il ne devait pas être habitué à recevoir des Lady chez lui le soir ! Peut-être à cause de sa vitesse anormale ! Les Lady n'aimaient pas toujours les hommes trop rapides qui ne savaient pas se faire désirer et prendre le temps de prendre le temps. La Lady s'accroupit en tirant les pans d'une robe imaginaire puis elle se releva  pendant que son armure faisait un petit bruit de métal qui bouge caractéristique du port de ce genre de vêtement.

«Vous êtes un coquin vous hi hi hi ! C'est d'abord au Lord  de se présenter avant la Lady malpoli hi hi hi  mais je n'en ferai rien pour cette fois hi hi hi ! Je suis Lady Calamity, Cardinale de la Calamité au service du divin et puissant Seigneur Arès ! Si vous voulez savoir comment j'ai pénétrer dans votre habitation, je vous répondrai simplement que la réponse se trouve sous vos pieds hi hi hi !»

La jeune femme se mit à sautiller sur places en tapant des pieds sur le sol comme pour donner un indice au trentenaire propriétaire de la maison. Cependant cela ne devait pas vraiment l'aider vu qu'il était difficilement concevable que quelqu'un se fonde dans le sol pour remonter par là. Après tout l'homme était bien capable de bouger très rapidement alors elle avait bien le droit d'avoir son petit secret. En parlant de secret, elle avait envie de découvrir comment l'homme faisait pour générer une énergie cosmique quasi nulle et pouvoir se mouvoir de cette façon. C'était plutôt impressionnant. La Lady des calamités décida alors de lui poser la question afin de percer le coffre de ce mystère !

«Et vous hi hi hi ? Comment vous faites pour bouger si vite hi hi hi ? C'est moi qui vous fait cet effet là hi hi ? Ce ne serait pas surprenant hi hi hi ! C'est une démonstration des plus amusantes hi hi hi ! Vous ne voulez pas recommencer ? J'adore les jolis spectacles hi hi hi ! Vous êtes un artiste vous aussi hi hi hi ?»
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MessageSujet: Re: Nicolosi : Sur les pentes de l'Etna   Ven 29 Nov 2013 - 15:52

Un fin sourire, un sourire bienveillant se dessina sur mon visage comme si malgré le peu d'année qui semblait me séparait d'elle, j'étais d'un autre age.

« Ce n'est point la saison de la laitue... Pour ce qui est boisson tout ce que je puis vous proposer est de l'eau, bien fraiche et claire... Bien curieux hiver n'est il pas ? Les plans ont gelé sur pied en moins d'une heures, les fermiers s'en plaignent grandement, toutefois, je puis vous préparer à manger ! Je fais un bien piètre cuisinier, cela ne sera guère digne d'une lady ! »

Un nouveau sourire presque paternel se dessina sur mon visage tandis que je lui tournais le dos, prenant la direction du cellier afin de sortir de quoi cuisiner.

«  J'ignore la bienséance vous savez, je ne suis point de noble extraction en l'inverse de votre personne... » Mon regard se dirigea en direction du sol, un fin sourire illumina un bref instant mon visage. Elle était donc un serviteur d'Arès, que faisait elle donc dans ses contrées ?

« Je me nomme Francesco Battagliola » fis je tandis que je m'affairais à préparer le repas. « Vous savez, je ne me l'explique pas réellement. » tendant mes mains en direction de la jeune femme en lui montrant mes cals. « Disons que cela doit être en rapport avec mes prédispositions manuelles, je ne suis qu'un humble forgeron qui entend vivre de son art ! »

Toujours dos à elle face à la marmite dans laquelle était en train de cuire le repas, je repris.

« Pardonnez moi, si je suis de bien piètre compagnie, cependant cuisiner me demande énormément de concentration sinon, nous risquons d'avoir tous deux le ventre moins plein que ce que nous pensions ! »

Je ne pus m'empêcher de réprimer un petit rire amusé.

« Et puis, je ne m'attendais point à souper en charmante compagnie. »

Un bref instant, je levais les yeux du souper pour me diriger en direction d'un établis envahis diverses choses.

« Sel, poivre ? Vous avez des préférences pour les diverses épices. »

Mon regard s'était enfin posé sur la Cardinale, un regard interrogateur, je savais qu'il me fallait épicé tout ceci afin que le repas ait au moins un goût respectable.
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MessageSujet: Re: Nicolosi : Sur les pentes de l'Etna   Ven 29 Nov 2013 - 18:42

Elle s'était attendu à tout dans un pareil trou paumé, sauf à être accueillie comme une véritable Lady avec l'honneur qui convenait à son rang ! Sur ce point elle ne pouvait pas être déçue même si le choix qui s'offrait à elle semblait restreint. Pas de laitue, ni de vin ! Quel homme vivant dans pareil patelin ne pouvait pas aimer téter ce délicieux nectar capable de vous enivrer et de vous faire passer d'agréables soirées ? Il s'en excusa tout de même. Il ne manquait plus qu'il lui offre un siège et se propose comme repose pied mais elle n'en demandait pas temps. La Reine des Calamités avait cependant envie de se faire un peu dorloter et pouponner après l'épisode de l'île de la Mort qui lui restait en travers de la gorge comme une gêne, une irritation qui ne faisait pas grand mal mais qui ne voulait pas s'en aller. Se faire couvrir de honte par un de ses hommes la travaillait plus que ce qu'elle laissait paraître. La jeune femme se tira une chaise et s'étira discrètement avant de s'y assoir et de parler sur un ton amusé à son hôte du jour qui avait la délicatesse de savoir s'y prendre avec elle.

«Vous vous comportez en parfait petit Lord hi hi hi. J'ai rencontré pas mal de personne en cette ère qui se prétendaient être de hautes lignées mais qui se comportaient comme des gorets insolents hi hi hi ! Oui cette hiver est bizarre hi hi hi. Il fait un froid de canard mais c'est aussi amusant hi hi hi. Face aux forces de la nature seuls les plus forts survivront ! Je me demande ce qui a provoqué tout cela hi hi hi mais je m'en moque aussi hi hi hi. Je meurs de faim ! Je pourrais manger une vache entière si je ne me retenais pas hi hi hi.»

Le cuisinier du soir s’appelait Francesco et prétendait être forgeron. Ses mains et sa musculature pouvait en témoigner. Les hommes qui travaillaient des les forges étaient souvent bien bâtis à force d’effectuer des mouvements lourds et répétitifs. Que forgeait-il principalement ? Des armes ? Des armures ? Des ornements décoratifs ? Rien de tout cela ? Peut-être se la racontait-il en espérant séduire une Lady qui améliorerait son sort. Le pauvre n'y trouverait sûrement pas son compte point de vue richesse mais il ferrait sans doute une jolie matière première pour la galerie d'art de la Lady des Calamités. Francesco semblait vouloir être au petit soin. Ce n'était pas tous les soirs que l'on trouvait une Lady dans sa maison. Il devait sans doute croire que son tour, sa chance était arrivée et que la Bonne fée se penchait enfin sur lui pour lui créer un avenir radieux. Elle ne se vexa pas de le voir tourner le dos. De sa position elle pouvait l'observer plus en détail mais aussi s'assurer que le repas ne ressemblerait pas à un tas de cendres non comestibles.

«Vous êtes un petit flatteur, Mister Battagliola hi hi hi ! Vous m'offrez le couvert et de doux compliment hi hi hi ! Votre audace irait-elle jusqu'à m'offrir le gîte hi hi hi ? Je suis sûr que vous avez votre petit secret à vous mais que vous ne désirez pas me le révéler mais je n'insisterai pas hi hi hi. Ce ne serait pas gentil de mettre mon nez dans des affaires qui ne me regarde pas hi hi hi. Faîtes à votre goût pour le repas hi hi hi. Surprenez moi hi hi hi. Tant que ce n'est pas fade et sans goût, je m'en accomoderai hi hi hi.»

La Cardinale pensait qu'il ne pouvait de toute façon pas faire un pire cuistot que Flagello son maître d'arme du Fléau. Ce petit gars lui manquait un peu. Toujours à vouloir plaire à sa "Cheffe" comme il l’appelait. Obéissant comme un petit toutou. Il avait un bond fond même si parfois elle regrettait qu'il n'ait pas plus de mordant, pas plus de tempérament propre. Elle n'avait même pas eut besoin de le dresser à vrai dire. Les deux membres de son régiment était parfaitement opposé. Cela aurait été amusant des les réunir tous les deux et les faire s'affronter mais ce serait, à l'heure actuelle, plus que déshonorant et dégradant pour le pauvre Flagello. Il ne fallait tout de même pas faire autant de mal au petit Flafla.

«Vous êtes forgeron ? C'est cela ? Hi hi hi hi, c'est un très beau métier hi hi hi. Les armées ont toujours besoin de forgeron hi hi hi. Qu'est ce que vous forgez en particulier ? Qu'est ce que vous aimez forger hi hi hi hi ? Je n'aime pas me vanter hi hi hi mais il m'arrive moi aussi de devoir réparer des armures de temps à autres hi hi hi hi.»
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MessageSujet: Re: Nicolosi : Sur les pentes de l'Etna   Sam 30 Nov 2013 - 7:39

La Cardinale des Calamités se « confessait » à un « simple humain », elle semblait nostalgique d'une ère lointaine... Son expérience auprès de la haute société ne semblait pas lui avoir laisser un souvenir impérissable, quoi de plus logique, ces gens là sous leur apparence bon chic bon genre n'y entendait rien à la vrai vie...

Ce n'est pas un travailleur qui dirait le contraire, il était fort fréquent que les gens de la haute soient hautains, prétentieux voire même légèrement misogynes, de surcroît ils n'avaient d'autres conversations que leurs petites personnes... Dans le fond ces gens là ne se souciait guère des autres, et encore moins de malheureux.

« Bof... Vous savez, je n'échangerai pas mon statut contre tous les titres du monde... Ces gens là, ni entendent rien de la vrai vie... »

Mon regard s'obscurcit, bizarre comme hiver, plus que bizarre puisqu'il planait dans l'air cette vibration si particulière. Pouvait on qualifier cela d'amusant ? Surement du point de vue d'un serviteur d'Arès après tout, il vivait la guerre comme un art, un mode de vie. Un fin sourire se dessina sur mon faciès lorsqu'elle annonça qu'elle pouvait manger une vache entière et puis dans un sens elle n'avait pas tout à fait tort, seule les plus fort subsistaient, il en avait toujours été ainsi que se soit grâce à leur intelligence ou par leur puissance physique.

Je pris part bien volontiers  à la conversation, après tout je n'avais pas toujours l'occasion de dialoguer lors de mes longues nuits de veille. Voilà à présent qu'elle désirait passer la nuit céans, il aurait bien été malvenu de la laisser sortir de nuit par cet hiver rigoureux. Je n'étais pas Homme à laisser une Femme prendre froid. J'avais haussé les épaules brièvement, la flatterie n'était point mon fort.

« Bien évidemment, je serai votre hôte, il serait bien malvenu et bien méchant de ma part de mettre une jeune demoiselle à la rue par cet hiver rigoureux. Voyez vous comme mon invitée, pour ce qui est de secret, les gens de mon rang n'en ont point... Nous sommes tel que nous sommes, entier ! »

Fis je un sourire amusé sur mon visage. Elle me laissait carte blanche pour les assaisonnements et n'allait pas être déçue du voyage, les gens de la campagne méditerranéenne avait ce petit coté piquant qu'il avait l'air de mettre dans leur cuisine... Le brassement génétique et le mélange culturel était fréquent en Sicile...

En ces contrées, l'amour prévalait sur la couleur de peau ou l'origine, les femmes et les hommes étant tous fait de la même façon, et les incessantes invasions d'un autre âge avait ouvert l'esprit des habitants de l'ile. Francesco sentit bien la pointe de nostalgie de la jeune femme, sans pour autant le relever, il aurait été bien malpoli de le faire remarquer, la chose semblait avoir une saveur particulière pour elle.

Voilà, nous abordions la question du travail, ou plutôt de l'art puisque c'est avant tout de cela qu'il s'agissait à mes yeux. Elle semblait apprécié le métier et était dans le vrai, les armées avait toujours besoin d'un bon forgeron. Et un bon forgeron se devait de savoir tout faire, et d'exceller dans tout ce qu'il entreprenait.

« Je ne saurais dire le contraire, mais plus qu'un métier, je vois cela comme de l'art, l'art de créer quelque chose, faire naitre de ses mains un oeuvre c'est s'octroyer quelque part un pouvoir divin, un peu comme lorsqu'une femme donne la vie. »

Mon faciès s'assombrit légèrement avant de se détendre. Si au début je m'étais enflammé sur la question, l'allusion au pouvoir qu'avait les femmes sur les hommes avait assombrit le tableau. A la simple énonciation de mes mots, mon faciès décrivit tour à tour tristesse, regret, douleur pour enfin se teinte d'une discrète et pourtant notable lueur de joie.

« Ainsi donc, vous forgez vous aussi ? » un fin sourire amusé, avant de servir deux plats copieux et de les apporter sur la table. « En ce moment, ma famille et moi-même sommes sur une commande spéciale... Le préfet désire renforcer la sécurité de nos contrées et ma famille vient de décrocher le contrat, une semaine pour pourvoir en armes et en armures chaque miliciens de notre belle ile. » Je posais une nouvelle assiette devant la jeune femme. « Bon appétit. » accompagnais-je le dépôt avant d'enchainer passionné. « Vous savez pour certain la forge et un don, puis cet art nous ramène à ce que nous sommes tous dans les tréfonds de nos âmes, des créateurs, des artistes... Des personnes avec une sensibilité et un certain sens de l'esthétisme ! » Un nouveau sourire se dessina sur mon visage. « Mangeons, et ensuite si vous n'êtes pas trop fatigué, je vous montrerai... J'allais m'affairer afin de prendre un peu d'avance sur cette commande, les délais aussi bref soient ils doivent être tenu. Et puis c'est souvent ce qui nous pousse à dépasser nos propres limites et nous fait nous transfigurer, je ne dois rien vous apprendre. »

Un nouveau sourire puis enfin j'attaquais à mon tour, le petit encas nocturne que je m'étais évertué à conconcter.
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MessageSujet: Re: Nicolosi : Sur les pentes de l'Etna   Sam 30 Nov 2013 - 13:24

Francesco venait de dire une ineptie ! Calamity avait écraser et broyé des crâne sous son pied pour moins que cela. Si elle n'avait pas été aussi perturbée par la honte créer par l’événement de l'île de la mort, elle aurait sûrement ficher un bon coup de boule au forgeron pour avoir déblatérer de grosses bêtises. Certains devenaient Lady ou Lord par actes de naissances mais d'autres n'avaient pas pour autant le sang bleu mais étaient pourtant des Lady et des Lord. Il n'y avait qu'à voir Mister Monkey ! Tout le monde savait pertinemment qu'il n'existait aucune aristocratie chez les animaux et pourtant le primate était un Lord de la forêt ! C'était une attitude, une façon d'être qui créait le statut ! Beaucoup se prétendaient de haut rang mais ne l'était pas du tout. Elle appréciait corriger ce genre de personne mais elle ne pouvait pas permettre à Francesco de se fourvoyer plus longtemps. La jeune femme tapa du poing gauche sur la table et leva son index droit comme pour réprimander le forgeron pour sa bourde. On aurait dit un précepteur en train de faire la morale à son élève.

«Les vrais Lord et les vraies Lady ne sont pas juste des titres, Mister Battagliola ! C'est un prestige, une façon d'être une façon de vivre qui ne dépend pas de la noblesse de votre sang, de la fortune ou de votre héritage ! C'est en vous ou ça ne l'est pas hi hi hi ! Il ne faut pas faire cette erreur sinon je risque d'être très fâchée hi hi hi. »

Le forgeron semblait être fier d'être un être authentique. C'était tout à son honneur. Il lui accordait le gîte et le couvert. La Cardinale ne le tuerait donc pas pour le moment, sauf si l'envie lui prenait subitement. Mister Monkey, petit curieux notoire et singe emblématique accompagnant la Lady dans ses escapades, décida de sortir des cheveux de sa maitresse. S'extirpant des fibres d'un noir de jais, il bondit sur la table. Observa Francesco attentivement et puis émit des petits cris inquiet avant de commencer à danser sur la table. Il était rare de voir son animal réagir avec inquiétude mais cela n'était peut-être rien. L'animal avait faim lui aussi et peut-être qu'il s'inquiétait simplement d'avoir l'estomac vide, bien que son regard s'était posé avec insistance sur le forgeron qui se déplaçait plus rapidement que la Cardinale.

«Sois sage Mister Monkey hi hi hi ! Il ne doit pas y avoir de fruits de ta forêt ici hi hi hi mais tu pourras finir mon assiette. Je te laisserai un peu de côté hi hi hi. Oui oui, je sais que tu as un appétit d'ogre hi hi hi. Oooooooh merci Mister Battagliola. Je vous promet de ne pas ronfler hi hi hi hi. Vous semblez vraiment passionné par votre métier hi hi hi. L'art est création, l'art est aussi destruction hi hi hi. Il est sensuel et a plus de facettes qu'un diamant ou la personnalité d'une Lady hi hi hi. Dans mon domaine, je possède ma propre collection d’œuvre d'art hi hi hi. Certaines sont très anciennes. J'en ai une qui date de Pompéi hi hi hi mais cessons de parler de moi hi hi hi.»

La Cardinale pensait qu'il ne pouvait de toute façon pas faire un pire cuistot que Flagello son maître d'arme du Fléau. Ce petit gars lui manquait un peu. Toujours à vouloir plaire à sa "Cheffe" comme il l’appelait. Obéissant comme un petit toutou. Il avait un bond fond même si parfois elle regrettait qu'il n'ait pas plus de mordant, pas plus de tempérament propre. Elle n'avait même pas eut besoin de le dresser à vrai dire. Les deux membres de son régiment était parfaitement opposé. Cela aurait été amusant des les réunir tous les deux et les faire s'affronter mais ce serait, à l'heure actuelle, plus que déshonorant et dégradant pour le pauvre Flagello. Il ne fallait tout de même pas faire autant de mal au petit Flafla.

«Cela ne vous fait rien de savoir que vos créations seront sûrement utilisées par des incompétents, des gens qui n'apprécieront pas, qui ne comprendront pas votre création hi hi hi ? Ne seriez vous pas plus à votre aise, à forger sans la contrainte financière hi hi hi, pour des guerriers capables d'apprécier votre talent à sa juste valeur hi hi hi ? Roooooh vous m'invitez dans votre atelier ? Des compliments, un repas, un endroit où dormi et maintenant une visite de votre forge hi hi hi. Vous essayez de me faire rester ici petit gredin hi hi hi. En tant que servante d'Arès et forgeronne, je vous accompagnerai volontiers. En tout cas le repas que vous avez préparé n'est peut-être pas le plus succulent du monde mais il se laisse manger sans faim hi hi hi.»

La jeune femme acheva son repas plus rapidement que Francesco aurait pût l'imaginer. Elle laissa un cinquième de son assiette à son petit singe qui d'un simple regard comprit le message et se précipita sur la nourriture comme un mort de faim. La petite boule de poils n'avait rien mangé de puis un moment. Son appétit est signe de bonne santé et d'envie de vivre. Sacré Mister Monkey ! Comment faisait-il pour caser autant de nourriture dans un si petit estomac ?
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MessageSujet: Re: Nicolosi : Sur les pentes de l'Etna   Mar 10 Déc 2013 - 11:26

J'observais les réactions de cette servante d'Arès... Il savait s'entourer de gens complexe au moins, on pouvait reconnaître cela au seigneur de guerre Olympien. Les berserkers étaient des êtres à part dans le fon, ni bon, ni mauvais, ils vivaient par et pour la guerre, il était bien loin au delà de ce que l'humain pouvait concevoir. Un fin sourire se dessina sur mon visage, elle tenait à la particule Mister, pour elle le prestige,le vrai n'était pas dû à la noblesse du sang, pouvais je réellement le nier ? Je ne le croyais pas.

« La noblesse, la fortune ou l'héritage ne sont rien d'autre que chimères... Des chimères régissant le monde pourtant... ce sont ces chimères qui régissent le monde ! En tout temps, comme en toutes époques les biens nés ont malheureusement disposés des êtres plus humbles. »

Les traits de mon visage se fermèrent un bref instant.

« Même s'ils vous doivent énormément, lorsqu'ils n'ont plus besoin de vous, ils se détournent de vous ! Passons... » ajoutais je en souriant.

Ce fut le moment précis que choisit le petit singe pour sortir de la chevelure de la cardinale... Il m'observait avec la plus grande attention avant d'émettre de petit cris en dansant sur la table. Un animal bien étrange comme je n'en avais jamais connu, je connaissais l'existence de ce genre de créature mais c'était bien la première fois que j'en voyais une de mes yeux.

« Curieuse petite créature ! » Fis je dans un sourire, avant de reprendre. « Ce n'est rien, croyez moi... Moi même devrais je peut être faire attention à mes ronflements. »

Mon regard se portait en direction du foutoir que j'avais ramené.

« Effectivement, mais c'est plus qu'une passion, car mon métier est ce qui me défini et me caractérise... Que mon art soit création ou destruction, cela n'enlèvera jamais sa beauté, c'est l'amour et l'âme de l'artisan qui lui survit au travers de ses créations, dépassant toute notion de temporalité ! »

Elle se dévoilait partagé la même passion, une passion commune pour les belles choses, des choses anciennes faites avec passion. L'une de ses oeuvres remontaient donc à Pompéi... Pompéi, une cité qui connue une bien triste fin.

« Je me dis que certains, pas tous je n'en doute point, comprendront... Oui certains comprendrons mes créations, c'est tout ce qui importe, aussi peu soient ils... Certains comprendrons ! Pour ce qui est de la contrainte financière... » J'haussais alors les épaules. « Il faut bien nourrir son homme et sa famille vous savez... Nous ne demandons qu'une seule chose dans ma famille, vivre suffisamment bien afin de faire connaître notre travail, l'art est la seule chose qui compte. »

J'étais mis à rougir un bref instant, peut être allais je dire une ineptie mais c'était ce que je pensais profondément.

« Vous savez, même l'arme la plus ouvragé, la plus complexe et la plus dangereuse n'est rien si elle est manipulé par des mains incompétentes. Le travail d'un forgeron est important certes, mais c'est le bras qui porte l'arme et le talent de l'utilisateur qui confère une renommée à une arme, car même la meilleure arme possible n'est rien sans un bras de même valeur pour la manier ! »

Je m'étais alors levé afin de débarasser la table, puis enfin je l'invitais à me suivre dans ce qui était mon petit atelier personnel, une pièce sommaire ressemblant plus à une forge d'appoint qu'autre chose au sein de laquelle trônait ça et là des armes et armures de très bonnes factures.

« Comme vous pouvez le voir, il me plait à prendre de l'avance... Et même si les délais sont bien souvent ric rac, je cherche avant toutes choses à sortir le meilleur ouvrage possible. »

Un nouveau sourire se dessina sur mon visage tandis que je me déposais les éléments qu'il me manquait dans un coin... Je pris l'une des épées sur laquelle je travaillais, une épée d'une grande qualité et pour cause cette épée était constitué d'un métal particulier le même dont celui était fabriqué les armures de chevalier.

«  Jugez par vous même, c'est une pièce unique... Elle est destinée au fils d'un grand homme qui ignore encore à quel point sa destinée sera grande ! »

Un fin sourire nostalgique se dessina sur mon visage.
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MessageSujet: Re: Nicolosi : Sur les pentes de l'Etna   Mar 10 Déc 2013 - 22:21

Il était mignon ce petit Francesco à philosopher tout seul pour arriver à la conclusion que la loi de la jungle était celle appliquée dans la vie de tous les jours. Les hommes pouvaient jouer les êtres civilisés, propre sur eux, porté sur l'hygiène, l'apparence, l'esthétisme et la justice mais au final c'était toujours cette bonne vieille loi de la nature qui reprenait le dessus, mettant les plus forts en haut de l'échelle et les plus faibles au ras du sol. Même Mister Monkey, Lord des forêt connaissait ce fait. Petite boule de poils qui semblait intrigué un peu Francesco. Il était vrai que dans ces contrées, on avait sans doute rarement la chance de voir pareil créature. Même en étant un animal, le petit primate se montrait plus intelligent que certains êtres humains. Il n'y avait qu'à comparé son quotient intellectuel avec celui de Tatsou pour se faire une idée. L'évolution n'avait pas prit le bon chemin pour tous, même au sein de l'espèce humaine. Le forgeron semblait plus qu'amoureux de son métier. Il en parlait comme s'il évoquait une amante fougueuse et sensuelle. Peut-être aimait-il dormit enroulé dans une couverture avec ses créations comme s'il s'agissait d'une épouse. Calamity avait vu pas mal de perversions et de choses bizarres au cours de sa vie. Ce n'était pas une telle bizarrerie qui risquait de la choquer, que du contraire. Elle ne pût que lui donner raison lorsqu'il parla de compétence pour utiliser une arme ! Avoir laissé Skan obtenir l'ancienne protection d'Arlecchino était tout à fait l'exemple type. Balancez de la confiture à un cochon et il n'en appréciera pas le goût et ne fera que de s'en goinfrer sans prendre le temps de savourer. Une honte pour la personne qui réparait ces objets !

«Avec une telle mentalité vous auriez sans doute votre place auprès de mon maître hi hi hi. Si vous continuez de la sorte, je me verrai dans l'obligation de vous enlever et de vous emmener sur son territoire hi hi hi. Je suis attristé par notre armée vous savez hi hi hi. Vous en avez déjà entendu parler ? Des Berserkers d'Arès ? Nous étions la plus grande armée que le monde ait compté mais pour l'heure nos rangs sont forts peu garnis. En plus, notre maître, le Seigneur Arès, semble vouloir recruter ... certains déchets  sans que je n'arrive à comprendre pourquoi hi hi hi. Loin de moi  l'idée de discuter ses ordres hi hi hi mais ses raisons m'échappe par moment hi hi hi mais qui suis je pour comprendre les désirs réels et les plans de cet être supérieur hi hi hi ! Je vous le demande Mister Battagliola  hi hi hi !»

Le forgeron l'amena ensuite dans son atelier et lui montra une des épées qu'il avait fabriqué. Elle était belle et bien faite. Esthétique tout en semblant capable de trancher n'importe quoi ! Qu'il serait si facile de s'en emparer, de passer sa gorge au fil de la lame et de regarder le forgeron se tenir la gorge pour empêcher le sang de s'échapper de son corps. Savourer chaque gargouillement émit par cet homme, le voir tomber à genoux. Apercevoir l'étincelle de vie quittant ses yeux, s'affalant sur le sol dans une marre de sang. Quelle vision idyllique ! Pourtant, la Cardinale se retint. Elle passa sa main sur le plat de la lame, puis le huma et pour finir le lécha d'un petit coup de langue. Elle sembla réfléchir comme si quelque chose dans cette lame la dérangeait profondément ! Orichalque ! Il y avait de l'Orichalque dans cette arme. La Reine des Calamités était prêt à mettre la tête de Francesco à couper ! Elle regardait à présent l'épée et le forgeron avec une réelle avidité dans le regard.

«Ce n'est pas une arme que vous devez vendre  hi hi hi. C'est une trop bonne arme pour un être aussi faible hi hi hi. Cette épée doit être donnée à une personne capable de la manier hi hi hi et je doute que votre commanditaire en soit capable hi hi hi. Il y a de l'Orichalque dedans. C'est un métal très précieux, trop précieux pour être confié à des guignols hi hi hi. Vous avez des talents insoupçonné hi hi hi. Peu d'être humain sont capable de créer de tel prodige hi hi hi. D'où tenez vous savoir Mister Battagliola  hi hi hi ? »
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MessageSujet: Re: Nicolosi : Sur les pentes de l'Etna   Mer 11 Déc 2013 - 11:21

Un rire fin et délicat éclata dans la maisonnette... Ce n'était pas un rire moqueur loin de là, mais je pus le réprimer, une place auprès d'Arès... Si seulement, elle pouvait ne serai ce qu'imaginer. Arès, ce très vieux compagnon, qu'était il advenu de lui ? Etait il toujours aussi impulsif et combattif ? De
cela, je n'en doutais point. Elle voulait m'enlever... La chose était plutôt flatteuse dans un sens, cependant lorsque son visage se teint d'une certaine tristesse, je pausais mon visage entre mes mains.

« Une armée comporte toujours de bons et de mauvais éléments... C'est comme dans une entreprise, parfois les personnalités se heurtent et c'est alors au supérieur qu'incombent la dure tache de remettre de la cohésion dans les troupes. »

Un fin sourire se dessina sur mon visage, tandis que j'osais poser une main sur l'épaule de la cardinale des calamités.

« Croyez-moi, plus il y a de personnes à commander, plus leurs caractères sont différents et plus la tache est ardu pour un supérieur à imposer l'ordre et la cohésion. »

Les berserkers d'Arès, elle me demandait si j'en avais déjà entendu parler... Si je m'étais tenu loin des combats tout au cour des siècles, j'avais bien entendu eut des remonter sur les terribles serviteurs du Dieu de la guerre, fallait il pour autant les juger ? Je ne le croyais pas, il faisait exactement ce qu'Arès voulait dans le fond et n'était point à blamer.

« Les berserkers d'Arès... J'ai ouïe dire certaines choses à leur encontre... » j'haussais un regard en sa direction.

« Certaines choses peu reluisantes toutefois, je sais, par expérience, qu'il ne faut point juger sur les on dit... Peut-être que dans un avenir très proche vous serez aussi nombreux que jadis qui peut le dire ? Certainement pas l'humble forgeron que je suis, mais ce que je puis vous dire, c'est que votre seigneur doit surement avoir des plans particuliers pour ceux que vous qualifiez vous même de déchet. »

Un bref sourire avant de reprendre.

« Seuls Arès en personne peut savoir ce qu'Arès veut ! »


Je l'avais ensuite conduite dans mon atelier, lui avait montrer l'épée, et sa réaction était tout ce qu'il y avait de plus instinctive, un fin sourire passa mon visage. Son visage changea de nouveau, elle réfléchissait à n'en point douter, si elle était aussi une forgeronne, si elle servait Arès, elle saurait de quoi il en retournait. Cette épée était particulière certes, d'une faible puissance aussi mais elle portait en elle, l'énergie de la vie.

Le regard de cette jeune femme changea, elle me regardait à présent avec une certaine avidité, je l'intriguait à présent. Elle avait une facilité déconcertante pour passer d'un état à l'autre. J'eus un fin sourire pour elle.

« Cet être est amené à un brillant avenir pourtant. » Un sourire passa de nouveau sur mon visage. « Encore faut il qu'il révèle sa véritable couleur, aussi j'ose espérer que ce petit présent pourrait l'y aider ! » Mon regard se porta en direction de l'épée. « Ce savoir est un savoir que j'ai acquis par moi-même il y a bien longtemps de cela... C'est une longue histoire vous savez ! » Un sourire géné plus tard et je repris. « comprenez que cela m'a demander de nombreuses infructueuses recherches pour parvenir à créer ce type de matériau... De nombreuses années misent au service de la forge, je ne recherche rien de bien précis, rien hormis transcender un art pluri-séculaire. »

Prenant sur l'établis du matériel, je commençais à me mettre à l'oeuvre... Un exemple était mieux que toutes les paroles du monde.
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MessageSujet: Re: Nicolosi : Sur les pentes de l'Etna   Mer 11 Déc 2013 - 21:52

«Dans certains cas, la correction et l'autorité permet de remettre dans le droit chemin. La peur et le respect aussi hi hi hi. D'autres fruits sont tellement gâtés, tellement pourris qu'ils ne deviennent plus bon à rien, même à faire de l’alcool hi hi hi. Si ça ne tenait qu'à moi, je jetterai tous ces misérables aux  Apothètes. C'est le meilleur moyen de traiter le mal à la racines hi hi hi. Je briserai les ailes d'un Cheval noir et je le jetterait du haut du Mont Tagyète hi hi hi ! Le Chaos en sera tout K.O. ! Hi hi hi hi, il faut savoir se montrer dure et juste ! Une main de fer dans un gant de velours hi hi hi.  Si l'on travaille avec l'élite, des guerriers finement sélectionnés, cela marchera toujours hi hi hi. Surtout si on établit entre eux une saine concurrence hi hi hi. Il faut toujours être vigilant avec le petit personnel, même avec les esclaves ... hi hi hi»

La Berserkers prit un air triste lorsqu'elle prononça la dernière phrase. Elle venait d'évoquer un passage de sa vie qui ne lui appartenait pas à moins que ce soit le cas ? Non elle en était presque sûr ! Tout cela provenait  d'Abigail. Voilà qu'elle laissait la petite cruche à qui appartenait son corps s'exprimer sur son passé. Elle était toujours là à l'intérieur même si Calamity avait souvent le dessus sur sa petite et frêle personne. La petite avait évoqué son dernier moment de vie, de contrôle sur son corps. Le moment ou l'âme de la guerrière, de la Cardinale lui avait proposé d'investir son corps afin de lui sauver la vie, fauchant par la même occasion la vie de son meilleur ami, ce traître qui avait tenté de prendre sa vie pour des croyances si futiles. La jeune femme faisait partie d'elle, était elle, ne l'était pas. C'était très difficile à définir à vrai dire. Rien n'était jamais fixe, comme les flots de la mers, de l'océan. Un jour la différence était claire et limpide, le jour suivant, même un expert n'aurait pût démêler le nœud de leur personnalité. Ce n'était pas gentil de dire que les Berserkers n'était pas très reluisant ! Calamity avait toujours dit à ses hommes de bien nettoyer leur armure dés qu'il le pouvait. Une hygiène et un matériel bien entretenu étaient l'une des clés de la discipline militaire.

Elle doutait de tout son cœur que l'homme a qui était destiné l'arme possédait une telle destinée. Elle imaginait déjà d'ici le garçon de bonne famille, empâté qui ferait le malin ou le coq avec sa belle lame sans même soupçonner le dixième du potentiel qu'elle possédait. Le fil de l'épée ne se salirait même pas à lui trancher la gorge. Un humain ne pouvait pas posséder un tel savoir à moins qu'il ne lui soit enseigné par un être le possédant ou un vieux recueil d'alchimiste. Cependant, elle trouvait assez bizarre qu'un humble homme comme lui pourrait déchiffrer pareil lecture. La première hypothèse tenait plus la route. Qui avait bien pût lui enseigner alors ? Un Saint ? Possible. Ils avaient tendance à être un peu trop gnangnan, fleur bleue et à vouloir aider n'importe qui à faire n'importe quoi. Lorsque Francesco se mit à travailler, elle le regardé s'affairer prestement. La Cardinale émit alors un petite rire gêné qu'elle cacha à l'aide de sa main gauche tout en observant son hôte en plein ouvrage.

«Vous cherchez vraiment à m'impressionner hi hi hi. Vous êtes un homme plein de mystères hi hi hi. Voulez vous que je vous aide ? Je veux bien mettre la main à la pâte hi hi hi. J'ai le ventre plain maintenant. Par contre, si vous aviez une tenue plus à même de convenir à un forgeron, je la prendrai avec grand plaisir hi hi hi. Je ne souhaite pas abîmer mes vêtements hi hi hi. Une Lady a besoin d'une tenue appropriée pour chaque chose vous savez hi hi hi.»

La Reine des Calamités lui fit son plus grand sourire innocent tout en commençant à sautiller dans l'atelier en ne quittant pas le forgeron du regard. Elle avait envie de s'amuser et de l'aider pour le moment. Peut-être qu'après, elle pourrait travailler un fer chaud pour en faire le signe d'Arès et l'apposer sur les fesses de Francesco afin d'en faire la propriété de son maître. Une petit cadeau pour son maître devrait lui faire grand plaisir. Il fallait de bons bras et un savoir faire très poussé pour faire les meilleures armes et armures pour équiper les gardes. Calamity était presque sûr que cet homme était le forgeron qu'il fallait à son camp, à son maître !
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MessageSujet: Re: Nicolosi : Sur les pentes de l'Etna   Jeu 12 Déc 2013 - 10:03

Un fin sourire.

« Si vous le dites, personnellement j'ai un approche un peu plus paternaliste de la chose, après tout, je ne suis qu'un homme. »

Visiblement, la jeune femme avait été particulièrement déçue des agissements de certain de ses frères d'armes, que pouvait il bien l'avoir contrariée à ce point ? Je ne remettais pas en causes les raisons, mais peut-être sa réaction était elle disproportionnée. Mais elle avait raison sur un point, il fallait savoir se montrer dur et juste.

« Vous savez, l'entente, la cohésion, de bonne armes et armures, voilà ce qui rend une armée puissante... Une élite désorganisée ne marchera point et ce quelque soit la valeur prise à part de chacun des éléments la composant. »

J'eus un sourire à la suite de ses dires, une compétition fraternelle poussant les participants au dépassement de soi... Une philosophie qui pouvait tenir la route, qui plus est la vigilance était de rigueur et elle en avait pleinement conscience.

« Tel une mère, vous semblez veiller sur vos ouailles ! Vous veillez à leur bon développement, c'est encore la meilleure chose à faire, je ne vous contredirait point la dessus ! »

Etrangement, l'air de la jeune femme se teinta de mélancolie, de tristesse... Etrange retournement de situation... J'eus à son égard un sourire presque paternel malgré le peux d'année nous séparant en apparence.

Elle proposa son aide à condition d'avoir une tenue appropriée, et aussi étrange que cela pouvait paraître dans la masure d'un homme solitaire, des tenues de femme, il en avait bien une ou deux qui devait trainer dans la grande armoire de la pièce centrale. Des effets ayant appartenus à sa défunte compagne, une ancienne sainte d'Athéna issu du peuple de Jamir.

« Dans la pièce de vie, dans l'armoire de gauche vous trouverez surement une tenue qui vous ira à ravir, veillez me pardonner si je ne vous accompagne point, vous devez le savoir mieux que quiconque, il faut battre le fer tant qu'il est encore chaud ! »

Repris-je calmement... Une armoire dans laquelle trônait encore une représentation de la défunte compagne trahissant ses origines, au coté d'un masque de femme-chevalier... Des effets dont j'avais oublier jusqu'à l'existence puisque le simple fait de pauser mon regard dessus déchirait mon coeur. La phase de deuil était longue et douloureuse, et la souffrance endurée encore trop vivace en mon esprit.

Cela faisait tellement longtemps en fin de compte que je n'avais plus ouvert cette armoire, peut-être même que je ne l'avais plus ouverte depuis sa mort... Elle savait qui j'étais et je savais qui elle était et pourtant nous nous aimions. Un amour sincère et pur...

« Hypnos. » Avais je murmure pour moi-même.

Un murmure teinté de gratitude envers les enfers... J'étais neutre, nul ne pouvait me reprocher de prendre partie pour un camp ou pour l'autre... C'était comme si j'étais une terre d'asile et de paix, jamais je ne laisserai la quiétude quitter ce petit village dans lequel je m'étais établit et osait espérer couler des jours paisibles.
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MessageSujet: Re: Nicolosi : Sur les pentes de l'Etna   Jeu 12 Déc 2013 - 22:25

L'armoire de gauche. Cela semblait toujours facile quand on connaissait les lieux mais cela ne signifiait pas qu'on la trouverait du premier coup.  Cependant, pour une fois, la Cardinale de la Calamité eut de la chance et trouva des robes et d'autres éléments du même genre mais rien qui lui convint vraiment jusqu'à ce qu'elle tombe sur une espèce de tenue qui semblait avoir fait son temps, comme usée par le travail. De couleurs brunâtre et portant quelques tachés qui ne disparaitraient jamais combinés à l'un ou l'autre trou au niveau des jambes. La jeune femme enleva son armure et la déposa avec précaution contre un mur, à l'abri de la visibilité des fenêtres car elle ne souhaitait pas qu'elle attire la curiosité et qu'on lui dérobe. La Cardinale la retrouverait assez vite mais si elle perdait son objet préféré elle risquait d'exploser littéralement et de raser cette île sous l'ire de sa rage et de sa soif de destruction. Elle avait déposé ses vêtements sur une chaise, sa nudité ne la gênant que très peu. Les vêtements enfilés, elle ressembla ses cheveux et tenta de les nouer avec une petite cordelette qu'elle gardait dans la jambière de son armure. Par la même occasion, elle toucha la plume d'Alessio du Griffon et se rappela qu'elle devrait le contacter très bientôt afin de se fixer un nouveau rendez-vous. Elle n'était pas si loin de Rome à son humble avis. Sa prochaine escale à n'en pas douter. C'est en se retournant une dernière fois vers sa protection offerte par Arès qu'elle remarqua le masque posé sur le meuble ainsi qu'une représentation graphique de celle qui avait dut être son épouse. Beau brin de femme avec un masque des plus étranges. Il ressemblait à s'y méprendre à celui des femmes Saints qui renonçaient à leur traits féminins pour se battre au service d'Athéna. Une hérésie à la beauté du corps féminin. Les femmes devaient elles aussi assumer leur nature guerrière et non la dissimuler sous les traits d'un homme. Renier ce que l'on n'était qu'une mascarade à ses yeux.

Le petit singe sur son épaule, la Cardinale fit son entrée dans son atelier. Sans sa protection et ses vêtements plus riches, elle ressemblait à une jeune femme qui aurait passé toute sa vie à faire cela. Ses cheveux noués lui dégageait le coup et lui donnait un air un peu moins féminin mais il s'agissait surtout d'un goût pratique pour travailler plus simplement. Quand elle portait son casque, ils étaient retenus mais une fois celui-ci enlevé, leur longueur retombait sur ses épaules. Elle avait placée ses mains sur ses hanches et toisaient Francesco du regard d'un œil sévère. La Cardinale leva son index droit en signe de réprimande pour son hôte. Elle qui avait pensé parlé à un homme bizarre et mystérieux mais non initié aux êtres éveillés au cosmos, se trompait lourdement. Avant toute chose, elle souhaitait tirer cela au clair. Il se déplaçait plus vite qu'elle, avait aimé une Chevalier d'Athéna, était capable de fabriquer des objets à base d'Orichalque ! Cette comédie devait cesser ! Si son destin avait été de rencontrer cette homme, elle devait en trouver la raison et chercher une réponse à toutes ces questions ! Les lui offrirait il ?

«Je crois que j'ai trouvé ce qu'il me fallait hi hi hi. Si vous possédez un tablier de petite taille je l'enfilerai bien volontiers hi hi hi mais il ne faut pas faire une tête aussi tristounette Mister Battaliola hi hi hi. Faites moi un beau sourire !  Vous êtes un homme étrange Mister Battagliola. Saviez vous que votre femme était une Saint ? Un Chevalier de la déesse Athéna ou vous comptiez me le cacher hi hi hi ? Non sûrement pas, vous auriez tenter de dissimuler le masque sinon hi hi hi. Qui êtes vous vraiment hi hi hi ? Êtes vous l'un des leurs ? Vos capacités à vous déplacer surpasse celle d'un Cardinale d'Arès et votre art de la forge n'est pas celui d'un être humain normal hi hi hi. Vous vous déplacez très vite, êtes initié à manipuler orichalque et avez aimé une Saint hi hi hi ! Me cachez vous une armure d'or hi hi hi ? Autre chose ? Qui êtes vous vraiment hi hi ? Un humble forgeron ? Vous m'intriguez hi hi hi et si on se mettait au travail ? Votre langue finira peut-être par se délier hi hi hi.»

La Cardinale tourna sur elle même comme une ballerine et fit un grand sourire forcé, les  yeux écarquillés en attendant la réponse de son interlocuteur pendant que Mister Monkey bondissait par terre pour venir s'assoir sur la chaussure de Francesco et tirer doucement à l'aide de ses pattes postérieures sur le pantalon de l'homme tout en poussant des petits cris amusés et intéressés.
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MessageSujet: Re: Nicolosi : Sur les pentes de l'Etna   Lun 16 Déc 2013 - 11:03

Elle était revenue à mes cotés, je n'avais eut réellement besoin de me retourner pour le savoir... Elle me toisait, son regard sévère me transperçant tels des épées bien affutées... Un simple index se levant, un signe de réprimande qui me fit sourire intérieurement. Sans pour autant me retourner, je lui répondait paisiblement, aucunes menaces n'émanaient de ma personne. Seul un fin sourire se dessinait à présent sur mon visage tandis que je m'étais diriger en direction d'un coin de l'établi, prenant un tablier jadis utilisé par mon épouse... Elle avait à peu près la même taille et cette tenue lui irait comme un gant.

« Tenez... » Me contentais-je de répondre... Cela faisait bien longtemps que je n'avais connu une telle proximité avec la gente féminine autre que celle de ma famille mortelle. Seul un soupir s'échappa de ma personne lorsqu'elle me posait la question sur celle qui avait partagée ma vie.

« Je le savais... Mais quand bien même fût elle un chevalier, elle n'en demeurait pas moins une femme... » J'eus un bref instant une expression de nostalgie qui passa sur mon visage.

Bien vite, je mettais remis à mes tâches, mes actes, mes mouvements, ma manière de battre le fer, tout cela pouvait dénoter d'un savoir réel sur la création et la forge, bien loin de tout ce qui pouvait être enseigné à un humain.

« Je ne suis qu'un humble forgeron, rien de plus rien de moins, et je suis là ou je dois l'être. »

Qu'elle comprenne ou non ne m'importait point, j'étais neutre dans leur jeu de fou... La guerre, quel qu'en soit les raisons et les facettes n'étaient point une solution définitive... Elle créait des orphelins qui plus tard cherchait à se venger dans un cycle sans fin de souffrance et ce n'était point à ma personne d'y mettre un terme... Continuant à m'affairer, d'un calme absolu, d'une maitrise incommensurable dans mon art, j'incarnais réellement ce savoir dans tout ses fondements. Un simple rire léger accompagna la suite de mes dires.

« Je ne suis d'aucun coté ! Travaillons ! » Volontairement, je ne dévoilais rien de ce que j'étais, cette jeune femme était bien suffisamment intelligente pour s'en rendre compte par elle-même et puis cela faisait tellement longtemps que je n'avais eut de réelle conversation avec quelqu'un d'extérieur que tout cela me plaisait dans le fond.

Battant le fer avec maestria, elle prenait place à mes cotés... En y faisant plus attention, la jeune femme put apercevoir la forme d'un marteau à peine dissimuler sous un drap... Le but n'était point de dissimuler l'arme ou quoi que se soit d'autres mais plus, de protéger de la poussière un objet particulier. Mon regard croisa alors celui de la jeune femme, avant de rompre le silence ponctué de bruit de forge.

« Il ne sert qu'en de très rares occasions... Vous savez, il n'est pas courant d'avoir à forger voire réparer certains matériaux particulier en ces lieux. »

Un simple sourire à l'égard de la jeune femme, puis mon regard se porta en direction de la créature nommé Mister Monkey, qui à présent, visiblement rassuré s'était installé sur ma chaussure tout en tirant joyeusement sur mon pantalon.

« Tu sembles aimer la forge... Vois tu, cet art est à l'origine de choses merveilleuses, comme d'autres plus lugubres... Il est à l'image des hommes comme à l'image des dieux... Étonnamment versatile. »

Tournant mon regard en direction de Calamity, un sourire paternaliste sur le visage, je m'empressais de prendre les devants... Elle venait de commettre une erreur minime, voire infime, seul un oeil parfaitement exercé pouvait le percevoir, peut être étais ce un piège afin de passer d'une intuition à une certitude toutefois, je ne pouvais laisser cela en l'état.

Je m'étais donc retrouvé derrière elle, l'entourant de mes bras, mes mains se posant sur les siennes afin de diriger lui montrer ses erreurs, de diriger ses gestes.

« Là, vous voyez... » Guidant ses mains vers le geste parfait à avoir dans la situation présente. « Comme cela... C'est comme avec une femme, il faut savoir flatter la zone adéquate afin de l'attendrir. »

Des termes ambigus sans aucune arrière pensée, tout cela n'avait d'autre but que de faire passer mon savoir.

« Si vous agissez comme vous étiez en train de le faire, vous aurez créer de minuscule imperfection qui aurait conférer une faiblesse à cette protection ! Est ce le but ? Non, je ne le crois pas, il faut toujours offrir le meilleur de soi dans ce noble art que le notre. »

J'eus un léger sourire avant de me reprendre la place qui fut la mienne avant cela, juste à coté de la cardinale.

« Ainsi, à armes et armures égales... Ceux destinés à rentrer dans la légende puis enfin les mythes pourront s'enorgueillir de leur propre puissance ! On n'échoue pas parce que le forgeron est faible mais bien par sa propre faiblesse... »

Un simple soupir avant de clore.

« Il est bien aisé de se prévaloir de sa propre turpitude... Remettre sa faute sur autrui, ne jamais se remettre en question... Toutefois l'humanité ne peut grandir qu'en tirant leçon de ses propres erreurs, il en va de même pour toutes les créatures vivants. »

Mon regard devint étrangement plus intense.

« Qu'il soit dieu, humain ou créature, chaque être possède des points faibles, les seules créations parfaites existantes sont celles faites avec le coeur et la connaissance. Peut on tout connaître, tout savoir en se diversifiant, je ne le crois pas, c'est pour cela qu'il existe tellement de castes différentes, mais ces castes forment un tout... Peut être un jour, la raison prendra le pas et ces castes comprendront elle le lien qui les unis ! »

Un ultime sourire, avant de me remettre à mes oeuvres passa sur mon visage. Il était agréable d'avoir de la compagnie, très agréable même, une compagnie nocturne bienvenue depuis le temps que j'oeuvrais seul dans des nuits interminables..
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MessageSujet: Re: Nicolosi : Sur les pentes de l'Etna   Mar 17 Déc 2013 - 12:04

Un tablier ? Un tablier ? Ce fut tout ce qu'il avait à offrir ? Calamity l'enfila sans plus attendre avec un œil mauvais posé sur le forgeron qui semblait seulement formuler le fait que la Saint était une femme comme une autre tout en signifiant qu'il n'était rien d'autre qu'un forgeron. Sa modestie était presque aussi étouffante que l'idiotie de Tatsou du Pégase Noire.  L'aura de la Cardinale augmenta brièvement, une aura organgeâtre entoura son corps et le volcan, l'Etna se mit à gronder comme sur le point de se réveiller mais par chance, la lave ne coula pas. La jeune femme retrouvant son self contrôle au prix d'un effort surhumain, captivée par l'idée de se mettre enfin au travail. S'il n'était pas là pour lui révéler son secret, il allait devoir l'occuper en la faisant travailler. Si ses mains se retrouvaient prises dans quelque chose, son esprit pourrait se concentrer sur la tâche et elle ne réduirait peut-être pas, avec un peu de chance, ce village en mille morceaux. Dans le pire des cas, elle se contenterait de plonger le crâne du forgeron dans du métal en fusion pour lui confectionner une jolie coiffure métallique ou une belle couronne qui resterait éternellement fixée à son crâne. En venant se poster près du forgeron elle remarqua un marteau à l'allure bizarre posé et recouvert en partie par un drap. Sa forme lui rappelait un peu celui qui se trouvait sur son propre établi. L'homme se senti obligé de préciser qu'il ne servait pas souvent dans pareil endroit. La jeune femme haussa les épaules, un peu énervée et vexée par tous ce mystère dans lequel cet homme se drapait.

Il passa derrière elle à un moment donné et cette proximité lui sembla un peu bizarre et plutôt saugrenue et soudaine. L'artisan disait qu'il y avait des imperfections dans son travail. Quel culot celui-là ! C'était peut-être vrai après tout. Depuis l'épisode de l'île de la mort la Cardinale ne se sentait plus aussi vaillante qu'avant pour la simple et bonne raison qu'elle se sentait comme une mère qui avait échoué à élever son fils et l'avait vu devenir un moins que rien sans aucun avenir. Tout l'inverse de ce qu'elle désirait pour lui, pour son propre bien. Le petit singe monta sur la tête de Francesco en poussant un petit cris étouffé comme s'il observait le travail de sa maîtresse mais se retenait de ne pas rigoler d'elle pour ne pas finir sa course au milieu des flammes. La Cardinale fit la moue comme un enfant et lorsqu'il se retira de sa position pour en reprendre une plus adéquate elle soupira. La jeune américaine passa une main sur son front pour chasser la sueur qui y était née. Pendant que le forgeron enorgueillit de phrase profonde, la jeune femme chassa de son esprit son Berserkers peureux pour se reconcentrer un peu plus sur la situation. Elle avait vraiment besoin de se changer les idées au risque de sombrer dans une véritable torpeur mentale et physique. Cette vie simple de forgeron était-elle ce qu'il lui fallait ? Était-ce vraiment Calamity qui le désirait ou Abigail ? A moins que ce ne soit les deux ou personne à la fois. Elle vivait pour la guerre pas pour rester fraichement assise ici à trimer comme une malpropre pour trois fois rien et des gens qui la prendraient de haut sans même être de vrais Lord ou de vraies Lady. Quelques jours ici lui ferait peut-être du bien.

«Vous parlez beaucoup trop Mister Battaliola hi hi hi. Je devrais me munir des pinces là bas et vous tirer la langue jusqu'à ce qu'elle se détache du reste de votre corps hi hi hi. Ce serait amusant vous ne trouvez pas  mais ce serait du gâchis aussi. Vous avez une jolie frimousse hi hi hi. Votre sang commencerait à couler vous savez hi hi hi. Si j'arrache ou que je sectionne, vous pourriez plus sentir son goût sur votre langue mais vous pourriez en voir la couleur hi hi hi. Le sang est rouge hi hi hi. Rouge pour tout le monde hi hi hi. Pour les idiots ce n'est rien qu'une simple couleur mais il en existe tellement de variété hi hi hi : feu, sang, carmin, tomate, mars, cardinal, pourpre et bien d'autres encore hi hi hi. De quel rouge êtes vous fait ?»

La jeune femme se mit à rire avant de toucher du bout du doigt le nez de Francesco. Le petit singe remua alors sa queue sur le sommet du crâne de Francesco en poussant un cri qui ressemblait à un rire. La Cardinale se mit aussi à rire aux éclats. La jeune femme n'avait pas suivit les discussions philosophiques du forgeron. Pas que cela ne l’intéressait pas mais elle avait toujours eut le don de sauter du coq à l'âne. Riait-elle parce qu'elle était folle à liée, parce qu'elle en avait envie, avait envie de jouer ou simplement parce qu'elle était heureuse ? Un peu tous ça et rien à la fois. Avec Calamity, il était toujours difficile de savoir à quoi s'attendre.
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MessageSujet: Re: Nicolosi : Sur les pentes de l'Etna   Mer 18 Déc 2013 - 10:11

Un fin sourire  se dessina sur mon visage lorsque la jeune femme fut interloqué par l'effet que je lui tendais... Elle était une utilisatrice de cosmos ! Aucune protection ne dépassait ce qui liait les atomes de l'univers entre eux... Elle n'avait nullement besoin de se munir d'un quelconque artifice supplémentaire. Un bon forgeron devait être capable avant même que les flammes ne jaillissaient d'asséner un coup de marteau suivant le premier et ainsi de suite... Si on ne voulais pas se bruler, il fallait aller plus vite que les flammes, et lorsqu'on arrivait à disperser les flammes de la sorte, il n'y avait aucun risque de brulure. Tel était le secret d'un véritable forgeron.

Un nouveau sourire se dessina sur mon visage tandis que mon visage se détourna en direction de l'Etna... Son cosmos était véritablement impressionnant pour une humaine, Arès savait s'entourer de généraux puissant, j'eus un léger rire à peine marqué. Non la lave ne coulerait point, elle ne le ferait point en ma présence, toutefois cette jeune femme réussissait à m'intriguer de plus en plus. Elle faisait preuve d'un self contrôle que leur réputation ne précédait point... On les disait incapable de se maitriser pourtant je venais de voir le contraire.

Elle semblait énervée, mes paroles peut-être... Il faut dire que cela faisait bien longtemps que je n'avais eut de réelle conversation avec une personne externe à ma famille humaine... Le moment était il venu pour moi de sortir de ma coquille ? Etait elle le signe que je devais à présent recouvrer mon véritable rôle ? Seul l'avenir me le dirait.

La petite créature accompagnant la cardinale semblait lui aussi s'amuser de l'art de la forge, étrangement intelligente cette créature. Tandis que je l'observais, cette cardinale fit une moue tel une enfant. Si grand soit leur pouvoir, un humain n'en demeurait pas moins qu'un enfant finalement, il était de notre responsabilité à nous autres dieux de nous comporter en parents responsables, de les guider sans jamais entraver leur libre arbitre.   Ses déclarations me firent rire... Elle trouvait que je parlais trop, et effectivement cela était peut être le cas... Etait elle pour moi une sorte de thérapie ? Avais-je besoin de me confier ?

« Le rouge dont je suis fait et le même que celui du feu originel... Versatile et complexe, il est comme les flammes imprévisible pour qui ne sait les dompter ! »

Mon regard se porta sur les flammes et sur l'acier en fusion trônant au milieu.

« Regardez et vous comprendrez pourquoi un véritable forgeron peut se passer de protection aussi superflue qu'inefficace. »

Joignant les actes aux paroles, je me mettais torse nu révélant une musculature puissante et saillant ainsi que quelques marques de brûlure à peine perceptible. Il n'y avait rien de sensuel dans cet acte, aucune tentative de séduction, seulement une profonde envie de faire passer le savoir qui était le mien.

« Cela demande des années de travail, et je vous crois capable de la même prouesse ! » Ajoutais je tandis que dans un mouvement vif, à peine perceptible je plongeais mon bras au sein des flammes à une vitesse extrême, saisissant l'acier en fusion avant de le poser sur l'enclume. Comme pour attester de mes dires, je lui montrais alors la main et le bras que je venais de plonger il y a peu dans les flammes.

« Voyez par vous même... Un forgeron maitrisant son art ! » Fis je dans un sourire doux, puis désignant les flammes d'un geste de la main, je l'invitais à faire de même.

« Faites croitre votre vitesse à son paroxysme et soyez aussi précise que le fil de deux lames s'entrecroisant ! »

Comment risquait elle de le prendre, je ne le savais point toutefois, une chose était certaine, elle était forgeronne et donc par extension une de mes enfants dans un certain sens... La couleur de son armure, le seigneur qu'elle servait ou sa conception de la vie et de la mort, du bien et du mal, je n'en avais cure. Elle était tellement humaine, tellement sublime, tellement imparfaite dans son art de la forge sans même en avoir conscience qu'elle en devenait comme les diamants bruts, que plus intéressante et merveilleuse à mes yeux.
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MessageSujet: Re: Nicolosi : Sur les pentes de l'Etna   Jeu 19 Déc 2013 - 10:39

Le feu originel ? Difficile à dompter ? Calamity disposait-elle des capacités pour y arriver ? Certainement. Une fois que l'on commençait à enlever les ongles un par un ou qu'on laissait une nuée d'insectes vous dévorez l'entrejambe, nombreux étaient ceux qui devenaient de parfait petits agneaux bien dociles. Après, elle ne comprit pas trop ce que le forgeron cherchait à faire en se désapant. Si elle portait un tablier c'était principalement pour éviter de détruire l'un des derniers souvenirs de sa défunte femme. Une sorte de respect vis à vis de son hôte qui avait daigné l’accueillir avant qu'elle ne répande sa cervelle et ses entrailles aux quatre coins de sa demeure. Il lui suffisait de porter sa protection offerte par Arès ou de s'entourer de terre pour repousser les flammes de façon plus ou moins efficaces et éviter ainsi à son corps de brûler. Dans le monde civilisé, les êtres humains avaient même inventés des outils pour se faciliter le travail mais si Francesco préférait faire étalage de ses talents, libre à lui ! La Cardinale pouvait aussi bouger rapidement comme le suggérait Francesco mais cela demandait plus de risque et un petit manque de précision pour finir le travail. Voilà maintenant qu'il l'invitait à faire de même. Il ne manquait pas de toupet cet artisan. Calamity lui tapota de nouveau le nez du bout de son majeur tout en rigolant. Elle promena ensuite ses doigts le long du torse de son hôte toute en continuant de rire aux éclats.

«Vous me pardonnerez de ne pas me dévêtir comme vous hi hi hi. Bien que cela ne me gêne le moins du monde, il y a des conventions à respecter hi hi hi. Sinon je ne serai pas une Lady hi hi hi. Je ferai de mon mieux pour ne pas abîmer ses vêtements hi hi hi mais si je prends feu vous devrez m'éteindre rapidement hi hi hi car le retour de flamme risque d'être plus que dangereux pour vous hi hi hi.»

Le défi l'amusait dans le fond. Peut-être en manquait elle un peu depuis qu'elle était revenue dans cette ère. Affronter le dieu Poséidon en était un en soit mais si l'art du combat constituait un élément primordial dans sa vie, il n'y avait pas que cela. L'art, prendre soin de ses hommes, les éduquer, prendre soin de leurs protections étaient également des choses qu'elle appréciait plutôt prendre en charge. Une aura orange commencer alors à entourer le corps de la jeune américaine et la Cardinale ferma les yeux une poignée de seconde avant de les réouvrir. La Berserker retroussa alors ses manches et passa à l'action. Son cosmos atteignait un pic impressionnant même pour un être humain. Son bras plongea dans les flammes comme un rapace fondant sur sa proie. Ses doigts se refermèrent sur le métal en fusion et le sortit de la fournaise pour le porter sur l'enclume. Elle le relâcha subitement en poussant un petit cri de douleur pendant que le contenu de sa main se déversa sur l'enclume. Une partie de sa paume était rouge vive et on pouvait y voir la marque du liquide ainsi qu'un peu de fumée s'échapper de la zone rouge. La Cardinale avait dût se relâcher au dernier moment. La Bersekers agita alors sa main blessée dans l'air et souffla ensuite dessus avant s’enfuir sa tête comme une enfant contre le torse du Forgeron tout en continuant de souffler sur sa blessure qui bien que bénigne témoignait encore de son manque d'expérience. Ceci ne serait certainement pas arriver s'il elle n'en était pas réduite à partager son corps avec l'autre cruche et que son âme siègerait dans son corps originel, bien au chaud.

«Je me suis brûlé hi hi hi. Je vais garder une cicatrice vous croyez hi hi hi ? Ce n'est pas beau les cicatrices sauf quand elles trouvent leur origine dans une bataille hi hi hi. Vous n'avez jamais livrer de combat ou de guerre hi hi hi ? Votre corps n'en porte aucune hi hi hi. On croirait presque celui d'un enfant de ce côté hi hi hi. Vous voulez que je vous en fabrique une hi hi hi ! Je suis sûr que je suis capable de vous en faire une belle hi hi hi. Une dont vous serez fier hi hi hi !»

La femme se décolla du forgeron pour continuer à souffler dans sa main. Elle contempla alors la rougeur qui trônait fièrement sur sa paume et commença à la fixer le regard vide comme si son esprit était trop concentré sur la chose ou alors totalement ailleurs. Dans ces moments là, il était toujours difficile de savoir comment réagir adéquatement face à son comportement. Passer du chaud au froid, du sucré à l'amer, tel était le lot quotidien de la Cardinale de la Calamité. Une chose était sûr : une telle forge serait vraiment mieux à sa place sur le territoire d'Arès !
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MessageSujet: Re: Nicolosi : Sur les pentes de l'Etna   Jeu 19 Déc 2013 - 11:47

J'eus le plus grand mal à réprimer un rire, qui finit tout de même par éclater à ses dires... Elle était rafraichissante cette jeune femme, une véritable bouffée d'oxygène dans une vie bien morose.

« N'ayez crainte... Telle n'était pas mon intention, disons que c'étais seulement à titre démonstratif, vous faire voir qu'elle zone musculaire s'activait afin de facilité votre action prochaine. »

J'eus un sourire franc envers cette jeune femme, un sourire paternaliste.

« Je ne me fais aucun soucis, vous devez vous aussi avoir vos petits secrets... Des talents qui ne demandent qu'à éclater au grand jour afin de transfigurer votre art de la forge ! Pour les risques, n'ayez aucune crainte, je m'en accommode aisément, sans risques la vie est bien fade. »

Elle semblait prendre cela de la meilleure façon possible, comme un défi... Il y avait un peu de cela, et aussi une part d'enseignement discret que je m'efforçais de lui fournir. Elle utilisait son cosmos, un cosmos bien puissant peut être plus que celui d'un simple guerrier. Un sourire serein se dessinait à présent sur mon visage, après une telle démonstration, elle en serait bien capable.

Erreur de concentration ? Autre chose, le petit cri de douleur de la berserker fit naitre une moue sur mon visage. Lui en avais-je trop demandé ? Sa réaction suivante me rassura, mon regard se fit paternaliste pour cette jeune femme.

« Là !! Ce n'est rien... »

Ma main passa dans les cheveux de la jeune femme avant de lui tapoter la tête tandis qu'une certaine tendresse éclaira mon regard.

« Forger est en quelques sortes une bataille... une bataille contre soi, contre les flammes et une bataille contre sa propre condition. » Regardant la rougeur de sa main, je finis par en déduire qu'elle pourrait avoir peut être une légère trace comme celle que mon incarnat arborait sur les avants-bras. « Alors on peut dire que je suis dans une guerre permanente ! Mais voyez vous, les cicatrices les plus marquante ne sont pas forcément celle que l'on peut contempler. Les cicatrises du coeur, elles ne se referment jamais complètement et pourtant son bien existante ! »

Un nouveau sourire se dessina sur mon visage, malgré sa psyché de berserker, elle n'en demeurait pas moins une enfant. Sa présence céans était une aubaine pour ma personne. Soudain son regard sembla ailleurs comme si elle s'absentait, comme si son esprit était parti bien plus loin qu'il ne semblait.

« Ce que vous avez fait est remarquable, avec un peu d'entrainement, vous serez capable de beaucoup mieux. » Je posais alors ma main gauche sur l'un de ses épaules, serrant un peu l'étreinte afin de la ramener à la réalité, un sourire figé sur le visage.

« Croyez moi, la cicatrice qu'elle laissera... » Je marquais une brève pause avant de reprendre. « Vous pouvez en être fière, car elle témoigne de votre valeur de forgeron et rien que cela vos tous les champs de bataille du monde. »

Je m'étais dirigé en direction de métaux sortis du feu et commençais à les travaillé.

« Certaines créations demandent, un feu bien plus puissant que ceux d'une forge... C'est pour cela que rare sont ceux capables de survivre aux créations les plus solides qui soient. » Mon regard se tourna dans la direction de la jeune femme. « Vous en avez conscience, n'est ce pas ? Vous savez que certaines créations nécessite une chaleur quasi solaire comme seul un volcan peut la procurer, je me trompe ? »

Ayant donner la forme adéquate à la lame courte que je façonnais, je fis une pause dans mon oeuvre.

« Cela vous fait il encore mal ? » J'essayais de passer du coq à l'âne comme elle même le faisait, à mes yeux, elle devait penser bien vite et sans doute cela l'ennuyait elle de s'éterniser sur la même oeuvre.
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MessageSujet: Re: Nicolosi : Sur les pentes de l'Etna   Sam 21 Déc 2013 - 9:47

C'était quoi cette façon de lui tapoter la tête comme si elle était une gosse ? Elle sauta à son tour pour frapper le sommet de son crâne sur la paume de Francesco comme une sorte de petite puce montée sur ressort. Après trois tentatives, elle s'arrêta. Le Sicilien ne semblait être capable de parler uniquement de son art. Forger, forges, flammes. Ils n'avaient que ces mots là à la bouche ! N'avait-il rien d'autres dans sa vie ? Ne s'amusait-il jamais ? Avait-il déjà tuer un homme de ses propres mains ? Poursuivit quelqu'un dans l'unique but de lui faire peur ? Brûler des maisons ? Piller des villages ? Rigoler avec ses soldats ? L'artisan lui faisait penser à un vieillard avant l'heure. Il ne pensait qu'à son travail et ne parvenait apparemment pas à s'amuser avec celui-ci. A moins que sa seule source de distraction soit le fait de parler et encore parler de sa passion. Le faisait-il quand il était tout seul dans son atelier ? Peut-être était-il complètement cinglé ! Examiner son cerveau fut tout à coup l'idée dominante dans la tête de la Berserker qui s'imaginait déjà entrain d'ouvrir la boîte crânienne du forgeron comme on brisait une pomme en deux parties égales. En fait, elle comprit ensuite que le pauvre homme était malade. Il avait des problèmes de coeur. Pauvre petit bout d'homme. Finalement elle sortit de sa torpeur lorsqu'elle ressentit une pression sur son épaule. Des fois, il lui arrivait de s'absenter de longues minutes et d'agir presque instinctivement avant de se rendre compte que son esprit vagabondait dans les méandres de son cerveau.

«Hi hi hi hi vous avez fait allusion à vos problèmes cardiaques ou vous essayez encore de me parler avec des métaphores hi hi hi. Vous aimez parler ... beaucoup parler hi hi hi trop parler hi hi hi. Vous parlez même quand vous êtes seul hi hi hi ?  Vous ne prenez jamais de temps pour vous hi hi hi ? N'êtes vous qu'un forgeron ? Ni homme, ni humain hi hi hi. Juste un forgeron hi hi hi ? Le champ de bataille et la forge sont deux choses qui se complète hi hi hi. N'avez vous jamais songé à devenir un guerrier Mister Battaliola hi hi hi ? Je sens un énorme potentiel en vous hi hi hi. Je peux vous apprendre à vous battre comme vous me dispensez votre savoir hi hi hi. »

Pendant que l'homme se remettait au travail, la jeune femme se mit à chanter une vieille ballade en grec tout en prenant Mister Monkey par ses pattes avant et le serra contre elle. La Cardinale se mit alors à valser dans l'atelier en compagnie du petit singe. Sa grâce et sa légèreté était surprenante mais le bruit du travail et la ballade qu'elle chantonnait lui donnait le rythme pour ses mouvements. Le petit singe poussait des petits cris amusés et surpris. Elle se contenta de hocher la tête pour répondre à son hôte et continua de tournoyer jusqu'à ce qu'il ait décidé de prendre une pause dans son oeuvre. Elle s'arrêta alors de danser et le rejoignit, le primate juché sur son épaule tel le perroquet d'un vieux capitaine pirate.

«Non je n'ai plus mal hi hi hi. Je devais vous aider mais vous ne me proposez rien hi hi hi. C'est parce que je ne suis pas aussi douée que vous hi hi hi. Vous désirez me manquer de respect ? Je pourrai tester votre création quand elle sera finie hi hi hi. On jouera à un jeu hi hi hi. Vous me désignerez sur qui l'essayer et moi je la testerai hi hi hi. Et si vous en profitiez pour m'inviter à danser hi hi hi. Ne soyez pas timide hi hi hi ! Allez my Lord hi hi hi ! Ne faites pas le timide !»

Elle s'approcha alors du forgeron avec un sourire totalement surjoué, les yeux grands ouverts donnant l'impression de vouloir sortir de leur orbites pour bondir sur la tête de Francesco. La Cardinale fit un tour sur elle même puis elle passa son bras sous celui du forgeron pour qu'il l'invite à danser. S'il ne la faisait pas travailler, il devait la distraire ou elle finirait par choisir elle même sa distraction ce qui ne risquait pas d'être au goût des habitants de ce petit village de Sicile. Un petit tremblement de terre risquait fort bien de s'abattre sur ce lieu ou encore une épidémie qui clouerait le plus chanceux au lit et les plus malheureux entre quatre planches au fond d'un trou. De chouettes perspectives, tout aussi divertissant qu'une danse avec un forgeron  dans un petit coin perdu de Sicile.
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MessageSujet: Re: Nicolosi : Sur les pentes de l'Etna   Lun 23 Déc 2013 - 9:45

Un nouveau sourire se dessinait à mesure des agissements de la berserker, elle ressemblait à une enfant par certain de ses agissements, une enfant certes mais une enfant des plus dangereuse au vue de sa nature profonde. Il était vrai que je n'avais plus qu'une seule passion dans la vie, la forge, c'était elle qui me maintenait en ce monde... C'était plus qu'une passion pour ma personne, c'était ma vie, la seule chose qui me restait et me faisait me sentir vivant.

Chaque jours qui s'écoulait était pour moi un nouveau combat, un combat contre la mélancolie, nourrissant le vain espoir de retrouver goût à la vie... Comment faisait elle malgré toutes les affres qui avaient du la frapper pour demeurer aussi candide ? J'avais haussé les épaules, je devais employer des phrases simples mon regard se teinta de mélancolie.

« Ce n'est pas une maladie à proprement parler. » Soupirant. « La parole est une des seules choses avec la forge qu'on ne m'est pas retirée dans ma vie, et puis à quoi bon prendre du temps pour soi lorsque notre âme est morte ? » Elle avait raison dans le fond, je n'étais ni Homme, ni divinité... Je n'étais qu'un forgeron solitaire, un artiste certes, mais un artiste qui vivait plus que par et pour son art.

Quelle idée saugrenue lui vint à cette jeune berserker, elle voulait faire de moi un guerrier... elle voulait m'apprendre à me battre, me former... Cependant en avais je réellement besoin avec tout ce que j'avais vécu à travers tous ces millénaires d'incarnations aussi inconsciente de ce qu'elles furent soient elles ?

« Je... Jadis j'eus connu de grandes batailles cependant. » Mon regard s'assombrit un peu plus. « Je ne suis pas Homme à se battre pour se battre, si je l'ai jadis fait ce n'est que pour protéger ce qui valait de l'être, toutefois je vous suis gré d'aider l'humble forgeron que je suis à recouvrer des aptitudes bien trop longtemps laissée de coté. » Mon faciès muta pour redevenir plus lumineux que ce qu'il fut quelques instants plus tôt. « Peut être cela pourrait il m'aider à protéger ce village ainsi que ce volcan. » Ajoutais je en pourtant mon regard en direction de l'Etna.

La balade que la jeune femme chantait ne m'était point étrangère et pour cause, il ne s'agissait point d'un grec tel qu'il devait l'être de nos jours... C'était du grec antique, je fus d'abord surpris avant de me rasséréner. Il était logique dans le fond qu'elle emploie encore cette langue au regard de qui elle servait.

Lorsque j'eus achevé mon oeuvre et que je l'eus rejoins afin de m'assurer que sa blessure n'était point grave, elle m'expliqua enfin qu'elle se sentait délaisser par mes agissements, il était vrai que j'étais un brin rouiller dans l'art de recevoir, les contacts avec les humains se contentaient d'être professionnel depuis la disparition de l'être aimé.

Sa façon d'être était désarçonnante, elle jouait avec moi comme si elle était dans une pièce de l'antiquité, surjouant certain geste... Elle se serait parfaitement entendue avec Hermès, lui aussi était joueur... D'ailleurs était il présent sur terre ? Ses pieds foulaient ils d'autres territoires de la planète bleue ?

Un fin sourire se fixa sur mon visage, la triste vérité était que j'étais un bien piètre danseur comparé à d'autres Olympiens... Dionysos s'y entendait pas mal lorsqu'il avait quelques coups de trop dans le nez, Hermès était si gracile et agile que cela ne lui aurait posé absolument aucun problème... Moi, je n'étais et n'avais jamais été autres choses qu'un forgeron.
« Comment vous dire... Ma défunte épouse s'installait auprès de moi et s'affairait à mes cotés... Je n'ai pas vraiment l'habitude de donner des directives particulières, la forge étant pour moi un art propre à chacun, je ne voulais point brimer votre art créatif. » Il fallait des armes et des armures, il me semblait que tout était dit, j'encourageais peut être de trop la prise d'initiative pour cette jeune berserker, cependant, elle n'avait pas tort dans ses remarques, j'en revenais toujours à mon art.

De manière particulièrement maladroite, j'essayais alors de singer les gestes de Dionysos et Hermès afin de la faire danser... Cependant si dans l'art de la forge, je faisais montre de maestria dans l'art de la danse, je paraissais particulièrement gauche. Mon regard était visé en direction du sol, me laissant entrainer par la jeune femme tout en faisant particulièrement attention de ne point écraser les pieds de la jeune femme avec les énormes péniches que j'avais en guise de pied. Ce n'était point concluent, il fallait se rendre à l'évidence, je tenais plus de l'ours des bois que du gracile chat sauvage que requerrait la danse.
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MessageSujet: Re: Nicolosi : Sur les pentes de l'Etna   Mar 24 Déc 2013 - 20:13

Mister Francesco n'était pas vraiment le meilleur danseur qui soit. C'était peu dire. Si Calamity n'aurait pas eut autant d'autorité et de réflexe, ses pieds auraient certainement fini écraser contre le sol par les énormes pieds du forgeron. Etait-il le genre d'homme qui excellait en deux ou trois choses et était pas doué pour le reste. Il y avait des gens qui étaient moyens en tout et bon à rien. Ce qui était sûr, c'était que l'artisan semblait aussi à l'aise dans cet art que la déesse Athéna l'était  dans le domaine de la violence gratuite. Elle posa sa main sur le menton de l'homme, le releva puis pressa sur son dos pour qu'il se redresse un peu et se tienne un rien plus droit ... bien que même trop droit mais c'était mieux que rien. La Cardinale guida ensuite ses mouvements tout en murmurant des "ta, ta ,ta" pour dicter le pas et donner un certain rythme. Francesco devait être capable de suivre quelque chose d'aussi basique. Ce n'était pas bien différents du rythme régulier des coups de marteaux sur le fer chaud. Avec un peu d'application, l'homme pourrait arriver à faire des progrès mais il fallait qu'il arrête ses petits mouvements grotesques qui sentaient le réchauffer et le forcés.

«Si votre âme est morte hi hi hi hi, alors vous n'avez plus besoin de vivre pour les autres hi hi hi hi. Vivez pour vous, pour votre corps hi hi hi. Satisfaisiez ses besoins les plus bizarres, les plus primitifs, les plus primaires hi hi hi. Si vous avez faim, mangez hi hi hi même si les bonnes mœurs vous dit de ne pas le faire. Goutez au fruit défendu hi hi hi. Buvez, prenez ce que vous désirez hi hi hi. Si vous voulez forger alors forger hi hi hi. Si vous voulez exprimer votre colère, alors tuez hi hi hi. Si vous voulez que votre couche soit chaude, gagner les faveurs d'une femmes hi hi hi ou forcez là à vous les offrir hi hi hi. C'est quand on a tout perdu, ce qui était précieux qu'on est vraiment libre de faire ce que l'on désire hi hi hi. Le tout Mister Battaliola, c'est de découvrir ce que vous désirez vraiment hi hi hi ! »

Son rire était cristallin et elle se comportait comme si elle était en train de danser à l'ouverture d'un bal organisé par la reine d'Angleterre. Il ne manquait que les invités qui tapaient des mains pour donner la cadence puis qui les rejoignaient dans une chorégraphie synchronisée. Flagello lui donnait l'impression d'être toujours peu sûr. Manquait-il tellement d'assurance dés qu'on le sortait de sa forge ? Pauvre petit gars. On aurait crût un enfant à qui on apprenait à faire ses premiers pas. C'était à la fois pesant et enrichissant. Comme pour ses soldats, elle devait se comporter comme une maman attentionnée mais dure et sévère. Il fallait qu'il apprenne les rudiments de ses choses s'il voulait un jour persévérer dans son métier. Son travail était proche de la perfection et cela l'amènerait finalement à côtoyer de plus en plus de gens de la haute. Il devra forcément se mêler à eux même si l'envie de leur fracasser le crâne se ferait pressante, il devrait malheureusement céder à leur mœurs afin de pouvoir poursuivre son activité d'artisan. Devoir s'abaisser aux bonnes volontés de ses mécènes était dégradant mais s'il voulait continuer à prospérer cela devait devenir à son leimotiv. S'il voulait continuer à accroître l’entreprise familiale, il devrait finir par engager du personnel et par conséquent ses activités de forgeron finirait par diminuer. En cherchant le profit, il ne ferait que s'éloigner de sa passion.

«Mais je ne suis pas votre épouse vous savez hi hi hi. Vous voudriez que je travaille pour vous hi hi hi ? Que je prenne en main votre territoire ?  Votre forge hi hi hi ?  Ce ne serait pas digne d'une Lady. Je ne veux pas empiéter sur votre travail. Je suis à vos ordre pour vous aider. Ce n'est pas tous les jours que je donne mon aide à quelqu'un pour une nuit hi hi hi. Vous devriez plutôt en profiter au lieu de vouloir que je prenne les initiatives hi hi hi. Vous voulez que je les prenne hi hi hi ? Vous savez cela ne vous plairait peut-être pas hi hi hi ? Vous voulez vraiment que je fasse ce que j'ai envie hi hi hi ? Sûr de sûr Mister Battaliola.»


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MessageSujet: Re: Nicolosi : Sur les pentes de l'Etna   Mar 31 Déc 2013 - 11:14

J'essayais de faire de mon mieux,la danse, encore une invention brillante qui avait le don de me faire passer pour un rustre... Je détestais cela... La main de la jeune femme posée sur mon menton qu'elle releva, la pression qu'elle exerça sur mon dos afin de me redresser me fit froncer le regard. C'était donc cela danser ? C'était elle qui me guidait, qui imprégnait à mes mouvements sont rythme, marquant la mesure la jeune femme me fit alors comprendre de la sorte que de la forge à la danse,il n'y avait qu'un pas. C'était comme une frappe cadencée sur le fer chaud afin de lui conférer la forme parfaite. Un fin sourire se dessinait alors sur mon visage, j'étais loin de prendre des initiatives en danse, mais je paraissais enfin un peu moins gauche.


« Je me dois de vivre pour la famille qui m'entoure... Ils sont tous ce qu'il me reste avec la forge. » Mon regard se teinta d'une lueur particulière, un mélange de sentiments aussi multiples que paradoxal.


« Mes réels désirs. » Murmurais-je... Mais quels étaient ils ? En avais-je réellement ?

Ma vie, mon devoirs, mes droits, mes actes tout ce que j'avais accomplis à travers les siècles et les milliers d'années qui composaient ma longue existence n'avait été dévolue qu'à une seul cause, une seule mission... Le bien de l'Olympe et l'exécution des volontés des autres divinités. Ils avaient abusés de la patience et de la gentillesse qui étaient miennes et si je mettais volontaire mis de coté de leurs guerres incésantes, en leur donnant les armes et les armures n'y avais je pas contribuer ? Vint enfin ce rire cristallin qui me tira de mes tristes pensées, elle était telle qu'elle était, vivait sans se soucier de ses actes avec une candeur que je ne connaissais finalement pas. Un nouveau sourire illumina mon visage...

« Quelle importance dans le fond que vous ne soyez elle ? Vous êtes visiblement qualifiée ! Votre présence rechauffe le vieux coeur qui est le mien, vos fantaisie m'amuse et me tire de mes sombres pensées. »

Mon regard se porta en direction de la forge tandis que je la soulevais du sol, la faisant virevolté dans les airs avant de la positionnée devant la forge.

« Faire ce dont on a envie, c'est bien ce que vous avez dit ? Et bien j'ai envie de forger... Mais pas n'importe quel type d'objet » Après un clin d'oeil complice à la jeune femme, je repris.

« Suivez moi... nous sortons. » Disais-je tandis que je couvrais mon corps d'une épaisse fourure, empoignant le marteau qui se dissimulait dans une étoffe antique et précieuse.

« Je vais vous montrer quelques choses que presque aucun homme n'a jamais vu. »

Portant un bref regard en direction de l'armure d'Arès, je repris à nouveau.

« Elle vous sera utile croyez moi... La ou nous allons,la chaleur est particulièrement intense ! »

Ouvrant enfin la porte, mon regard se porta en direction de l'Etna, ce fidèle volcan qui abritait l'une de mes forges terrestres... L'endroit où bien des siècles avant j'avais construit en compagnie d'une jeune homme l'image terrestre de la peau qui fût la mienne lorsque j'étais encore en Olympe. J'avais pendant bien trop longtemps vécu comme ours mal léché le temps était venu pour moi de resplendir à nouveau pleinement.

Je pris le temps de griffonner ce qui semblait être une lettre, je confiais à mon cousin dont l'art de la forge allait bien au delà du niveau d'un homme afin de lui léguer le commandement de l'entreprise familiale pour quelques jours sans m'étendre plus que cela sur les raisons. Sans un mot, presque religieusement, j'avais invité cette jeune guerrière d'Arès à me suivre... Je lui étais en quelque sorte redevable pour ses conseils, ils m'avaient réveillé, elle m'avait redonné la flamme de la création. Une nouvelle lueur brillait sur mon visage d'homme, une profonde conviction, comme si j'avais trouvé un but.

« Il existe une forge caché à l'intérieur même de ce volcan... Une forge bien trop longtemps demeurée inutilisée... Cette forge est une pure merveille cependant son accès est particulièrement hasardeux pour qui n'en connait les secrets ! »

Un simple sourire pour cette servante d'Arès.

« Rares sont les mortels à avoir fouler ce lieu, je fais partis des heureux et encore plus rares élus à en connaitre les secrets et à pouvoir s'y rendre, c'est donc un présent que je vais vous faire. Un moindre dédommagement pour m'avoir redonner vie ! »

Un sourire empreint de fierté tandis que je prenais un sentier qui jusqu'alors n'était point visible.
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MessageSujet: Re: Nicolosi : Sur les pentes de l'Etna   Mar 31 Déc 2013 - 19:47

«Tout ce qu'il vous reste ou tout ce que vous désirez qu'il vous reste hi hi hi ? La famille n'est jamais qu'un lien imposé hi hi hi. Parfois, ces liens nous rapprochent mais parfois ils sont comme des chaînes qui nous emprisonnent et nous empêche d'avancer hi hi hi. Ce corps à briser les entraves qui le retenait et l'enfonçait vers le bas hi hi hi. Il a accepter un accord qui lui a permit de s'élever et de se débarrasser des êtres encombrants qui l'entouraient hi hi hi. Il est maintenant libre et sain hi hi hi. Pourquoi ne faîtes vous pas de même hi hi hi hi ? Ne seriez vous pas plus libre en construisant votre propre famille au lieu d'accepter celle que l'hérédité vous a confié hi hi hi ? Il faut pouvoir se faire justice et s'attribuer ce que l'on mérite hi hi hi/»


Francesco semblait vouloir se tuer à la tache pour subvenir au besoin de sa famille, une famille qu'il n'avait probablement pas choisi, si ce n'était peut-être celle de son épouse défunte. Il devait peut-être songer à s'en séparer afin de pouvoir travailler pour lui même et faire de son art une véritable chose personnelle et non un objet marchand qui profiterai à des sangsues dépendantes de sa petite personne. Il devait s'affranchir ... tuer ses proches, leur ôter la vie et toutes traces de leur existence pour se donner la chance d'une nouvelle vie. Une renaissance, tel le papillon sortant de sa chrysalide. Le forgeron devait prendre son envol et se débarrasser de l'encombrant. Il sembla réfléchir avant de lui dire qu'elle n'était peut-être pas sa femme mais qu'elle lui réchauffait le cœur. Entre deux rochers, bien compressés, son organe vital serait aussi bien au chaud et rapidement réduit en bouillie. Cette perspective laissé échapper un petit rire hors de la bouche de la Cardinale qui semblait être aux anges grâce à cette danse.

« Si c'est ce que ma présence vous apporte je trouve cela assez étrange hi hi hi. Si vous le désirez je peux vous apporter bien d'autres choses hi hi hi. Certaines douces comme de la soie et d'autres beaucoup plus douloureuses que vous ne pourriez l'imaginer hi hi hi. Si vous aimez les blessures intérieures, je peux vous en faire aussi hi hi hi. Tout ce que vous désirez hi hi hi. Je suis une femme surprenante hi hi hi. »

Il l'entraina devant sa forge puis lui demanda d'enfiler son armure et de la suivre dehors. La Cardinale s'exécuta appréciant de remettre ses propres vêtements mais aussi sa protection. Elle se sentait comme une petite fille dans un magasin de haute couture qui enfilait sa veste de princesse. Il sembla griffonner une lettre ensuite et puis s'adressa à elle pour lui parler d'une vieille forge qui se situait apparemment dans le mont Etna lui même. Étrange de trouver pareil construction dans cette endroit qui semblait parfaitement fait pour une forge. Cela allait être riche en renseignement. Peut-être que si l'endroit lui plaisait elle ferait en sorte de supprimer le forgeron pour lui voler son bien. Tout cela l'excitait au plus haut point et un sourire illumina son visage lui redonnant un peu de couleur dans cette nuit froide. Tout cela devenait de mieux en mieux. Elle avait bien fait de s'arrêter dans ce village.Une petite excursion instructive allait lui rendre sa journée intéressante. Il fallait maintenant s'assurer que le jeune homme ne lui faisait pas miroiter mont et merveille pour abuser de sa personne. Après tout elle était jolie et était une Lady. N'importe quel homme normalement constitué serait attiré par elle et sa prestance naturelle. La Cardinale pencha la tête en arrière en rejetant ses mèches de cheveux vers l'arrière. Il fallait qu'elle donne son avis sur la situation et qu'elle lui fasse comprendre que s'il la faisait entrer dans son jardin secret, il devrait en assumer les conséquences.

«Oh oui oui hi hi hi ! Je veux voir votre forge hi hi hi ! Elle est très grande hi hi hi ? Qu'est ce que vous y travaillez hi hi hi ? C'est à vous hi hi hi ? Comment un simple forgeron peut-il posséder une forge dans un endroit aussi hostile aux êtres humains hi hi hi ? Qui l'a construite hi hi hi ? Vous me cachez plein de chose Mister forgeron hi hi hi. Vous pensez me séduire en m'amenant dans votre lieux secret hi hi hi ? J'espère que vous ne comptez pas abuser d'une pauvre femme dans un coin sombre hi hi hi ?»
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MessageSujet: Re: Nicolosi : Sur les pentes de l'Etna   Ven 3 Jan 2014 - 10:47

J'eus pour toute réponse un simple sourire... La famille, un lien imposé ou choisi ? Qu'en était il ? Pouvais je affirmer quoi que ce soit à ce sujet ? Ils avaient été tout pour moi, ils étaient tout ce qui me restaient. Cette famille l'avais je construit ? Avais je moi-même choisit cette famille pour incarner mon âme millénaire ? Surement.

« Je ne crois pas au hasard de ma naissance, si cette famille fût celle qui me fût attribué, je pense sincèrement qu'il y a une raison... Et si pour l'heure, je ne me l'explique point totalement, rien n'arrive par hasard ! »

Ils  avaient besoin de moi, tout comme j'avais besoin d'eux... Nous nous étions mutuellement redevable et si le dieu que j'étais les avaient choisis cela ne pouvait dire qu'une chose, moi simple incarnat avait encore des choses à apprendre d'eux. Héphaistos avait choisi cette vie et si je ne suis pour l'instant point en mesure d'en saisir la portée, je comprendrai dans l'avenir pourquoi eux.

Qu'étais je donc pour juger des volontés divines existant au sein même de ma personne ? Un rire... J'étais parvenue à la faire rire... Peut être étais ce cela tisser des liens avec des personnes n'appartenant point à sa famille. J'avais toujours été entouré, mais jamais je n'avais eut de réel ami sortie de cette famille, nous vivions et vivons encore dans une sorte d'autarcie.

« Etrange ? Vous savez... ce qui peut paraître étrange à certains ne l'est point pour d'autre. Je ne doutes point que vous soyez une femme surprenante, comment pourrait il en être autrement ? »

Un fin sourire se dessina sur mon visage, ses réactions enfantines me fit réprimer un petit rire amusé. J'avais réussi à éveiller sa curiosité et la jeune demoiselle n'allait pas être déçue du voyage, le sourire qu'elle affichait laisserait bientôt place à de l'émerveillement comme pouvait il en être autrement ? Ce n'étais pas tout les jours que l'on pénétrait dans la forge d'une divinité.

Cette pensée me fit brièvement sourire. Puis de nouvelles questions vinrent, elle semblait dans le fond être une enfant. Ouvrant la marche, je ne m'étais point tourné dans sa direction, je laissais mes souvenirs antiques guider mes pas.

« Grande ? » un simple sourire. « Elle est somptueuse, digne d'un dieu et pourtant tellement simple ! »

L'air froid hivernal sur mon visage taillé pour résister à de hautes températures se figea, inexpressif.

« Vous qui semblez suivre les préceptes d'une divinité ancienne pourrez amplement appréhender et percevoir la beauté du lieu dans lequel nous nous rendons... Tentez une description fidèle avec des mots mortels serait impossible. Aucuns termes ne pourraient convenir ! »

Une longue marche nous attendait, je ne faisais aucun détour... En avais je réellement besoin ? Là bas, le pouvoir qui était le mien était tout simplement inconcevable.

« Je ne cache rien, ce n'est point dans mes habitudes, disons que l'inexplicable ne trouve sa réponse que lorsqu'on y assiste... Si cette forge est inviolable et inviolée c'est pour une raison très simple. »

Je m'immobilisais alors un instant tandis que nous arrivions devant l'antre ou Héphaistos avait créé de merveilleux objets, une sorte de galerie personnelle. Je fus soudainement prit d'une certaine mélancolie, la dernière personne mortelle à avoir foulé ce lieu n'était plus.

« Je ne suis pas le genre de personne à abuser de qui que se soit... Disons que je sers simplement les intérêts d'autres personnes. Comme vous même servez sans le moindre doute votre dieu. »

Une prière ? Un mot mystique, ou bien autre chose ? La jeune femme ne pouvait réellement le dire pourtant un cosmos puissant et ancien vint nous recouvrir... Celui d'Héphaistos. Cette cosmo-énergie entra en résonance avec nos personnes, et plus particulièrement l'armure que la cardinale portait. Comment pouvait il en être autrement ? Reconnaissait elle la forge qui l'avait vu naitre ?

Soudain, un pan entier de la montagne pivota pour laisser place à une immense entrée. Pourquoi un tel goût pour la démesure, peut être par ce que le plus humble des artisans pouvait lui aussi éprouver des envies de grandeurs. Cependant en guise de conquête de territoire, certain ce contentait de bien peu, d'une simple forge à la mesure du génie l'ayant créé.

« Nous  y voici... Suivez moi, car ce que vous verrez bien peu de gens peuvent se targuer d'y avoir assister ! »

Une nouvelle fois, le plus calmement du monde, j'ouvrais la marche... D'immenses sculptures d'apparence mécanique semblant pouvoir se mouvoir veillait sur les lieux. Des gardiens ayant de bien nombreuses utilités.

Nous marchâmes bien cinq minutes avant d'enfin déboucher sur une immense atelier, fortement fournis semblant avoir fonctionné, il y a quelques semaines de cela encore... Un lieu parfaitement entretenu dans lequel on pouvait apercevoir de nombreux ingrédients pour la plupart alchimique et où, jonchée sur une piédestal trônait majestueuse une armure divine terrestre...

L'habit d'un dieu, Héphaistos, le forgeron de l'Olympe. Une armure fort étrange puisque contrairement au mythe humain, elle semblait créer pour recouvrir un être valide et non un boiteux, le propriétaire des lieux avait il créé cette dernière pour un éventuel gardien, l'investissant de ses pouvoirs divins ou bien pour couvrir la peau d'un incarnat éventuel. Une chose cependant était certaine, elle ne semblait point avoir servie.

« Voici le secret que renferme l'Etna... Ce volcan en recèle bien d'autre cependant... »

Je marquais alors une pause.

« Disons que le seigneur de ses lieux ne désire pour l'instant point m'en faire part. »

Je révélais alors le marteau qui se trouvait dans ma demeure tout en me dirigeant en direction de l'armure divine... Je m'inclinais alors devant cette représentation du dieu, devant son habit avant de repositionner le marteau en lieu et place qui était le sien.

« Ce marteau se passe de génération en génération dans ma famille ! Certains le nommaient jadis Marteau d'Héphaïstos, ou bien encore Marteau de Vulcain... Vous devez surement avoir un nom spécifique pour cet instrument dans vos contrées aussi, je me trompe ? » Ajoutais je avant qu'un bruit mécanique ne résonne dans les lieux tandis que la température commençait à grimper en flèche.

« Nous y voilà » Un nouveau sourire. « Forgeons qu'en dites vous ? Si nous oeuvrons correctement, je ne doutes point que le bienveillant ancêtre nous offrira ses bienfaits. »

Il fallait que je préserve mon identité secrète pour l'instant encore un peu, après tout, Héphaistos avait prit de nombreux apprentis à travers les siècles même si les plus célèbres et reconnus sont les cyclopes Acamas, Pyracmon et Adnanos.
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