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 [FB] Rencontre inattendue.

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Artémis
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MessageSujet: [FB] Rencontre inattendue.   Sam 31 Aoû 2013 - 17:30



Quelques années ont suivi depuis la mort d'Ilias. Et malgré le fait d'être en paix avec moi-même depuis cet événement, je ne peux être totalement apaisés sur la situation ayant amené sa mort. Lors de ce combat, je n'avais ô grand jamais croisé l'un de ces géants, je n'avais que tout juste aperçus de vagues écrits dans des ouvrages abîmés par le temps. Un de ces récits évoqués néanmoins avec une grande précision un chapitre de notre passé, les chevaliers d'Athéna. Après quelques Guerres Saintes dont l’histoire n’a pas retenu les détails, le Sanctuaire eut à faire face à la menace des Géants. L’existence de ces créatures reste trouble et on ignore tout de leur origine. En tout cas, elles possédaient une puissance fabuleuse et la gigantomachie fut particulièrement meurtrière pour les Chevaliers. Et mon pseudo échec de n'avoir pu ramener au sanctuaire, Ilias me permit néanmoins de renouveler la confiance du grand pope. Et le hasard semble bien faire les choses, celui-ci me missionna en Sicile. De nombreux événements troublants ont lieu sur ce territoire ou de jeunes bronzes ont évoqué à leur retour au sanctuaire, des tentatives d'assassinat par de mystérieux intrus qui prétendent être des Géants. Quel est le but de ces attaques ? Comment ont-ils pu se libérer ? Malgré le peu de connaissance en ma possession sur la faction des géants, je fusse l'homme tout désigné pour levés un voile sur ces rumeurs bien étranges ! L'ordre de mission entre mes mains, je prends l'initiative de me hâter au plus vite à rejoindre la Sicile. Vagabondant au gré des rumeurs et de mon intuition, je me retrouve assez vite dans la région de Palerme. La ville a une atmosphère si particulière et noble. Ce ne sera donc pas ici que je rencontrerais de tel adversaire aux dimensions imposantes mais, mon intuition semble guider par autre chose. Prenant l'initiative de quitter la ville, je prends chemin vers la périphérie de Palerme, un tout autre univers, la forêt est luxuriante, apaisante même pour un esprit capable de s'intéresser à la nature et à la vie environnante. Comme le calme avant la tempête, je m'aventure, plus profondément dans cette dense étendue boisée.

L'urne sacré fermement attachés à mes épaules, je prends la peine de l'enlever et la positionner délicatement au sol. Les lueurs du Soleil parviennent avec une relative facilité à se frayer un chemin parmi la grande étendue couverte d'arbres. Néanmoins, l'ombre que m'offrent ces arbustes me permettent de mieux supporter cette chaleur dont j'ai encore du mal à supporter. Délicatement, je m'assoie à même le sol prenant appui de tout mon dos sur un de ces arbres. Et de l'une de mes poches, je sors un petit livre, fraîchement en ma possession depuis ma dernière escale à Blue Graad. Les premières pages avaient attisé ma curiosité et elle concerne les géants liée à une divinité, dénommée Typhon. Pris de cours par le temps, je n'avais pu continuer cette lecture. Mais, cette fois-ci, je dois persévérer dans cette intense instruction. Avalant avec une réelle intention chacune de ces pages, bon nombre d'informations s’enchaînent et agrandissent mes informations sur les géants. Cette fois-ci, j'ai la quasi-certitude qu'il existe au moins deux factions distinctes de ces créatures imposantes. L'une d'elles, obéissant depuis toujours aux titans et l'autre, une faction à part se compose d'une hiérarchie bien établie. Typhon, le dieu scellé que les Géants cherchaient autrefois à ressusciter. Sous ses ordres, Encelade, Haut prêtre des Géants, Agrios, Thoas et Pallas, trois géants frères d'Encelade. Echidna, l'épouse de Typhon. Orthros, Chimera, Ladon, les fils de Typhon. En parallèle, il est stipulé dans ce livre, chaque lieu où sont scellées la plupart des créatures. Dans une forme de stupéfaction, je ferme avec appui l'ouvrage et le range de nouveau dans ma poche. Ma rencontre avec Ilias, notre adversaire sous l'Etna et les récits qu'évoque non seulement le livre et les nombreux chevaliers de bronze se rejoignent et prennent un sens particulier dans mon esprit. Guider par ce "don" de perspicacité qui ma toujours suivi à présent, j'ai la quasi certitude que les géants cherchent un réceptacle à Typhon. Ilias devait être sans nul doute, un choix de premier plan et d'une certaine manière, sa maladie la sauvés ... Un sourire mal a l'aise se dessine et disparait aussi vite lorsque je me rappelle la raison de ma venu en Sicile. Quoiqu'il en soit, je dois obtenir davantage de réponses sur ces créatures, notamment sur ceux obéissant aux Titans dont j'ai aucune connaissance, où presque. Je dois éviter par tous les moyens de me lancer corps et âme dans une chasse à l'ennemie dont je me serais dès le départ trompés par de fausses informations. Prenant appuis de mes deux mains, je me relève, quelque peu engourdie et reprend fermement ma Cloth Box pour la replacer sur mon dos. Beaucoup d’interrogations qui doivent trouver réponses mais auprès de qui ? de quoi ? et où ?
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Cronos 1

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MessageSujet: Re: [FB] Rencontre inattendue.   Dim 1 Sep 2013 - 12:11

Cela fait bien longtemps que je me suis affranchi de l’emprisonnement de ce lieu infâme qu’est le Tartare. Bons nombres d’évènements se sont déroulés et mon histoire n’est point achevé. Des fois, je considère qu’elle ne fait que commencer: c’est une nouvelle vie qui m’a été offerte. À celui qui offensa le cours du destin d’âmes innocentes par la biais d’une Folie non désiré, je n’ai plus d’autres choix que de retrouver la sérénité de mon âme par une expiation de tous les instants. Cette réalité est dure mais elle est le symbole d’un choix que j’ai fait par le passé. Un choix, je le conçois maintenant, certainement instinctif, non réfléchi et guidé par la colère d’une cruelle vérité. Je ne le savais pas encore à l’époque mais mon avenir serait définitivement troublé. Je paierai le prix fort de ma témérité et de ma jeunesse par le biais d’une Malédiction qui détruirait ma vie. Aujourd’hui, alors que le destin a fait de moi un être cruel aux yeux de ceux et celles qui m’entourent, seuls le Silence et le Pardon devraient être l’essence de ma nouvelle existence. Hélas, je demeure à jamais un esprit libre, errant dans ce monde, avec pour seul but, cette obligation de protéger ma famille des aléas de la Vie. Nous ne sommes pas encore réveillés, nous pouvons nous voyager dans ce monde. Pourtant, nous sommes condamnés à vivre pour l’éternité dans le Cronos Laburinthos, au milieu du Domaine du Tartare.



Ma libération est le fruit de ma volonté. Mon désir d’émanciper ma famille et de l’affranchir d’un destin dont elle est nullement responsable. Du moins, c’est ce que je me persuade de croire: certes, je refuse de croire en la véracité des faits. Clairement, cela aurait pu être n’importe qui d’autre que moi. Pour autant, si je n’aurais pas connu le même destin tragique, j’aurais été enfermé dans le Tartare car j’aurais pris part au combat au nom de ma famille et de mon amour pour chacun d’entre eux. Cependant, tel n’a pas été le cas. Il était de mon devoir, en tant que Roi, en tant que Frère, de leur offrir la liberté. C’est ce que je fis. Maintenant, ce pouvoir, ils l’ont.  Pour ma part, je me suis immédiatement obligé à traverser ce monde pour le connaître, l’apprécier et surtout l’observer. J’ai traversé les différentes époques, loin des concessions de ce monde et je l’ai contemplé. Peut être ais-je jugé les actions de mes enfants. J’ai appris à ne plus le faire: mon temps est passé car je suis une relique du passé. Maintenant, il ne me reste plus qu’à vivre, observer consciencieusement cet environnement qui fut le mien et à apporter mon soutien à ceux et celles qui le désirent. Pour le reste, je n’en ai cure. Au bout du compte, à ma libération, ma vie a totalement changé. J’ai connu la bonté. J’ai goûté au Maléfice. Dès lors, je suis déterminé à me considérer comme un être purement neutre et équilibré.



Au travers de mes nombreux voyages, j’ai pu me renseigner sur ce monde. J’ai eu la chance de me libérer alors que les Olympiens débutaient tout juste leur période de guerre incessantes. J’avais connu un Âge d’Or. Ils connaissaient un Âge de Fer. Au détour d’un de mes très nombreux voyages, j’ai pu rencontrer, en de très rares occasions, ma propre mère. Elle me raconta avec force et détails  ce qui s’était déroulé lors de mon emprisonnement. Elle et moi avons beaucoup conversé. J’ai appris beaucoup de choses. Ceci appartient au domaine du privé. J’ai, également, rencontré un très grand nombre d’humains et de chevaliers protégeant les Olympiens.  Je garde une trace particulière de chaque rencontre dans un coin de mon esprit. Elle sont si essentiels à mes yeux. C’est au détour d’un de mes nombreux voyages que je le rencontrais. Peut être me doutais-je que je le reverrais bien plus tard. Au fin fond de mon esprit, je savais que cet homme avait un destin extraordinaire qui ferait de lui un humain accompli.



Là, en ce moment même, j’erre sur cette terre, voyageant comme à mon habitude vers un destination que je ne connaissais pas. Je ne m’interdisais aucune destination précise. Je marchais droit devant moi, suivant un chemin au hasard, sans me détourner de cette direction.  Je dois bien avouer que j’aimais me perdre: l’excitation de dériver vers des lieux sans en connaître la conclusion et de rencontrer des gens sans leur mentionner ma véritable identité était un privilège que je m’autorisais. Il m’est arrivé de révéler ma véritable essence et de converser avec des humains. Comme j’ai pu connaître la terreur la peur ou la colère dans leurs yeux. Je ne m’en offusquais guère. C’était leur droit. Je n’avais pas à juger. De par mes rares mais intenses conversations avec ma mère, grâce à mes propres observations, je pouvais me targuer d’avoir une vision à la fois globale et précise de ce monde. Je m’obligeais à savoir pour mieux appréhender mon expiation. Tel est le Chemin que j’emprunte: il est long, difficile, semé d’embûches. J’affronte la haine des autres avec une forme de désinvolture qui s’oppose à la conscience de ma propre responsabilité. Je l’ai rencontré au détour d’un chemin. Il portait une urne. Quant à moi, je marchais paisiblement, mon visage n’exprimant absolument rien du tout. Un faciès fermé, un regard imperturbable. Il était un chevalier. À regarder son urne, je devinais qu’il devait être un Gardien d’Athéna.  Son visage ne m’était point inconnu: où avais-je pu le rencontrer ? Je fouillais silencieusement dans mes souvenirs quand je me souvins d’un petit évènement que je m’étais imposé. En effet, je savais que Typhon avait combattu les Olympiens avec ses Géants. On l’avait cru mort mais sa présence était encore fortement réelle. J’avais observé de loin leurs actes. Notamment cet affrontement contre les Chevaliers d’Athéna. Ce qui s’était passé auparavant m’avait été conté avec grande précision par ma chère mère. J’aurais pu intervenir mais je ne l’avais pas fait. Ceci n’était pas mon combat. Par expiation, j’aurais pu apporter assistance aux Courroucés. Je ne l’ai pas fait. Tel n’était pas mon devoir ni mon obligation. Après tout, ne demeurais-je point l’Observateur Attentif de ce Monde ? Si mes souvenirs étaient bons, cet humain était un des survivants de ce terrible combat. Je ne l’avais plus revu. Jusqu’à aujourd’hui.



Alors que je passais juste à côté de lui, mon aura était éteinte et ma cosmo énergie n’existait pas. Je me faisais passer pour un être comme les autres en ce monde. Peut être devait-il se poser quelques questions au sujet de ce qui lui était arrivé ? Peut être Athéna se posait-elle encore des questions sur l’existence des Géants de ce Monde ? Par choix, je n’étais pas intervenu. Mais rien en m’empêchait de discuter avec un humain si tel était mon désir. S’il souhaitait converser avec moi, alors nous échangerions de nombreux propos. Et, s’il refusait, alors nous nous quitterions simplement. Je regardais droit devant moi quand mon regard se posa un court instant sur le jeune humain qui passait à mes côtés.


Souhaites-tu des réponses sur ce qui semble tourmenter ton esprit , Fier Guerrier d’Athéna ayant combattu les Géants de Typhon ?





Je détournais les yeux et continuais mon chemin sans mot dire. Qu’il me suive ou non dépendait de son unique choix. Pour ma part, je n’avais posé qu’une simple question. En ce qui me concernait, il était libre d’agir comme bon lui voulait. Au détour d’un croisement,  sur une haute colline d’où je pouvais observer un village, je m’assis, adossé contre un arbre et le contemplais silencieusement. L’attendais-je ? Pas véritablement. Je regardais une partie de ce monde que j’avais détruis par la faute d’une Malédiction et d’un Destin bien cruel. Je le voyais se reconstruire. Hélas, je devais constater la vérité qui trônait devant moi: plus jamais ce monde ne connaîtrait ce bonheur utopique que je lui avais offert en compagnie de ma famille lorsque je fus Souverain de ce monde. Désormais, je ne pouvais plus qu’observer ce terrible fait: mon ancien royaume se meurt à cause de la perfidie de ma descendance. Est-ce la Malédiction qui détruit les rêves de mes enfants ? Ou est ce de leurs propres initiatives ? Je ne le savais pas encore.
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MessageSujet: Re: [FB] Rencontre inattendue.   Dim 1 Sep 2013 - 15:06

Interrogatif sur mes nombreuses pensées, je me décide finalement de rebrousser chemin en quittant la grande étendue boisée et revenir à ladite civilisation. Parcourant sans réelles convictions et but précis les nombreuses ruelles de Palerme, mon regard est un peu vague, perdue dans la foule qui passe de tous les côtés. Néanmoins, un petit groupe d'enfants passant ici et là me rappelle avec soin, la raison de ma venue. Ils sont notre avenir et je ne laisserais pas le soin, à des créatures du passé ressurgir pour y semer, carnage et discorde. Peu à peu, je me concentre pleinement sur le motif de ma présence en Sicile, discutant ici et là avec des marchands et autres commerçants. Regroupant bon nombre d'informations, je me rends compte que les chevaliers de bronze n'avaient pas tort lorsqu'ils ont effectué leur rapport de mission. D'autres circonstances semblent troubler la vie paisible de quelques régions de la Sicile, où des enlèvements ont semblent-ils lieux. Certains sont parvenus à se soustraire et à revenir parmi les leurs, tous se conforment à dire qu'ils ont été kidnappés par de mystérieux intrus qui prétendent être des Géants. Je n'aurais jamais cru possible qu'en espace de quelques heures, je sois en possession de telles informations. Du moins, elles sont de ma simple déduction, je peux néanmoins me tromper, surtout que bon nombre de questions fourmillent dans mon esprit. Et il est de ma responsabilité de creuser ces nombreuses pistes. Peu à peu, le jour se tombe, laissant place à un ciel colorés d'une couleur orangés. Happés part se coucher de Soleil, je me surprends à sourire joyeusement tout en ayant une marche nonchalante et plus apaisés. La foule, moins nombreuse permet d'avoir un brouhaha moins assourdissant. Mais, sans crier gare, une voix, plus forte que les autres, semble m'être destinés. Chevalier d'Athéna ... De dos à cet instant, je stops tout mouvement, je prends quelques secondes à rester camper, debout pour finalement me retourner le plus délicatement possible pour dévisagés avec soin l'individu m'ayant accostés.

Ma main droite agrippe fermement la lanière de mon urne sacré, recouvert jusqu'alors par des parois en bois, finement travaillés pour éviter toutes suscriptions. Mais cet homme sans y avoir pût apercevoir l'urne ou desceller ma cosmo énergie semble me connaitre. Du moins, savoir quelle divinité je sers. D'infime seconde se passe sans que nous brisions mutuellement le pseudo silence introduit depuis peu. Tentant de deviner par n'importe quels indices et de mes souvenirs, à connaitre l'homme devant moi. Je ne parviens pas à détecter chez lui, une infime trace de Cosmos mais, facilement étouffable par un être suffisamment éveillés et je dois être méfiant. Relâchant brièvement ma main, mon bras retombe pour y retrouver une position plus naturelle. Fixant toujours avec une parfaite neutralité cet individu, j'effectue d'infimes mouvements pour me dresser face à lui. Effectuant un premier, puis un second pas vers lui, je prends finalement l'initiative de lui répondre.


" Vous semblez connaitre de quelle faction j'appartiens et pourtant, je ne vous connais pas. Ensuite, vous vous laissez croire que je suis troublés par mes pensées. Je ne répondrais ni par l'affirmative ni la négation concernant ce dernier aspect. Tout ce que vous avais à savoir et que je suis ici en mission. Et avant de persévérer dans ce début de discussion, je vais décliner mon identité. Alistair de Koh-I Noor. Quant à vous, à qui ai-je l'honneur ? "

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MessageSujet: Re: [FB] Rencontre inattendue.   Dim 1 Sep 2013 - 21:37

La rencontre, avec cette homme, devait se dérouler dans la cité que j’arpentais. Mon regard observait les habitants de cette ville. Je pouvais apercevoir les différentes attitudes de cette nouvelle génération humaine. Une multitude de sentiments nobles ou ignobles agitaient ce village qui était le symbole même de la nouvelle mentalité de l’humanité. Je n’y prêtais qu’une attention feinte: derrière mon impassibilité, je les observais toutes et tous avec une profonde contemplation. Moi, le Monarque déchue d’un monde utopique, je ne pouvais que constater l’évolution de ce monde sans pouvoir le changer. Alors, silencieusement, j’expiais mes péchés du mieux que je le pouvais. En secret, sans mot dire, invisible, insensible aux élans de générosité ou à l’indifférence, je traçais ma route dans ce nouvel endroit.



Je n’avais émis qu’une simple question et cet homme se trouvait en face de moi. Il avait dissimulé son état mais je reconnaissais son visage. Les années avaient passé mais il n’avait pas changé. Comme à mon habitude, je réfléchissais sur ce que j’avais en face de moi. Depuis quelques temps, cela était devenu un mécanisme automatique. Étant un Chevalier d’Athéna, puisque son visage n’avait pas évolué, se pouvait-il qu’il reçut le don du MesopethoMenos ? Il y avait de grandes chances que cela soit le cas. Pour autant, je n’en avais cure. Il me fixait avec une parfaite neutralité. À cela, je le regardais sans aucune expression. J’étais un véritable mur indéchiffrable, signification de ma condition passée. Alors qu’il hésitait, je le regardais avec indifférence jusqu’à ce qu’il prenne l’initiative de prendre lui-même la parole. Je note sa gestuelle dans un coin de mon esprit. Comme toute divinité ou comme tout humain souhaitant s’entretenir avec moi, je lui accordais toute mon attention. C’était le moins que je pouvais faire. Hélas, je ne le lui montrais pas directement. Il me confirma qu’il ne me connaissait pas. Comment cela se pouvait-il, d’ailleurs, alors que j’avais observé les évènements du Sanctuaire à la fois de près et de loin ? Je parvenais aisément à masquer mon aura et mon énergie. Je me demandais, parfois, si j’étais capable de devenir invisible. Cela doit être le produit de ma non existence pour les humains de ce monde et du rejet de mon être parmi ma descendance divine. Il m’informa qu’il était en mission. Instinctivement, j’en déduisis que cela devait avoir un quelconque rapport avec l’Attaque des Géants. D’après ce que j’avais entendu dire, il y aurait eu des traces cosmiques de ces entités légendaires commandées par Typhon et Echidnée. Je trouvais cela intéressant car, si tel était le cas, je pourrais converser avec l’un d’eux pour avoir des nouvelles de mon supposé « frère ».  Il se présenta comme étant  Alistair de Koh-I Noor et me demanda mon identité.


Alors. Tel est ton nom… Quant à moi, je me nomme Cronos…



Je détournais la tête et reportais mon attention au loin, contemplant une sorte de point au loin indéfinissable. Je m’étais présenté à lui sous ma véritable identité puisqu’il m’avait demandé de me présenter. Un long silence s’installa entre lui et moi, brisé par les paroles proches et lointaines de cette civilisation. Puis, je repris la parole. Ma voix était toujours grave, calme et neutre. Mon attitude n’exprimait rien du tout. Je dégageais une impression à la fois neutre et équilibré.


Ma proposition tient toujours si tu es intéressé. Cependant le commun des mortels devrait pouvoir continuer à vivre dans la douce ignorance de notre existence. Si tu veux en savoir plus, suis moi. Si tu ne le souhaites pas, poursuis ton chemin sans faire attention à ma présence.




Sans mot dire, je poursuivais mon chemin et traversais silencieusement cette ville sans faire attention au jeune humain qui venait de m’accoster. Après tout, il était libre d’agir comme bon lui semblait. Il était Maître de ses Choix. Seigneur de sa Vie. Roi de son Destin. C’était la même chose pour moi. J’observais les échoppes, les éclats de rire des habitants ainsi que les disputes. Un enfant tomba devant moi. Lentement, je le relevais et l’invitais silencieusement à reprendre son chemin. L’enfant me sourit et me remercia. J’inclinais la tête et fit de même au remerciement de la mère. Je quittais la ville Je me retrouvais sur une quelconque plaine et m’assis sur le sol herbeux pour profiter de la vue. Le vent caressait mon visage. Je restais là, avec l’envie de demeurer immobile comme une statue, à regarder ce paysage qui s’offrait à mes yeux. Je demeurais indifférent en apparence. En vérité, bien dissimulé à toutes personnes, j’observais ce monde avec une certaine appréhension. Qu’il avait changé. Qu’il semblait loin le temps où je pouvais me présenter comme une divinité et où j’étais l’égal de l’homme malgré mon statut de Roi de Dieux.


Dernière édition par Cronos le Lun 2 Sep 2013 - 12:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [FB] Rencontre inattendue.   Lun 2 Sep 2013 - 0:32



Un infime geste vint perturber les traits de mon regard lorsque l'étranger dédaigna décliner son identité. Le roi des titans est un simple chevalier face à face ! Avalant une plus grande quantité de salive qu'à l'accoutumée, nous nous laissions, sans mot dire quelques minutes à se fixer mutuellement. Puis, Cronos, détourna son regard du mien pour l'orienter vers le lointain horizon, chose que je fis à mon tour. J'ai, par le passé, croisé quelques divinités, Athéna bien entendu mais aussi Hakuryū. Mais c'est bien la première fois que je croise un titan. Finalement, ce silence est plutôt bienfaiteur et me permet de retrouver une certaine sérénité d'esprit. Car de prime abord, il est tout bonnement irréel dans la vie d'un humain lambda et même pour un chevalier, de croiser la descendance des divinités primordiales. Ne fût-ce qu'un seul d'entre eux et quand le roi en personne se tient devant vous, il se pose pour son interlocuteur une myriade de question qui pourrait le tarauder. Mais j'ai appris que les divinités, par leur esprit, ont bien souvent et parfois contre leurs grès, certains aspects qui peuvent pousser à la réflexion un humain. Rien que pour leurs connaissance accru sur bon nombres d'aspects. Ce long silence se trouve soudainement chahuter lorsque la divinité rétorqua d'une nouvelle proposition. Il me propose tout simplement à le suivre ! Que devais-je faire à présent ? Continuer ma mission en ignorant l'invitation de Cronos ou alors, accepter de rejoindre temporairement le père des Olympiens ? De cette rencontre, j'aurais sans nul doute beaucoup à apprendre mais néanmoins, je me dois d'émettre des réserves ! Que pourrais me vouloir Cronos ? Quel(s) réponse(s) peut-il m'apporter ? A t-il des intentions bénéfiques, neutre ou malintentionnés me concernant moi et le sanctuaire ? J'ai à présent un long passif derrière moi et je pense que l'attitude des titans est à mon sens neutre nous concernant maïs je dois miser la carte de la prudence.

Campés sur ma position, je ne peux qu'émettre un sourire lorsque Cronos se détourne totalement pour rejoindre, à pas lent, la ruelle adjacente de notre position. Une invitation orale qui laisse sous-entendre de sa part, qu'il me laisse libre de mes choix mais qu'il dédaigne de sa propre volonté à partir à la hâte ne laisse que peu de temps à une réaction de ma part. Soit je le suis, ou alors il n'en sera rien. Il venait d'en dire suffisamment pour attiser ma curiosité mais pas assez pour l'assouvir totalement. Une stratégie audacieuse qui permit de suffisamment nourrir mon intérêt pour répondre favorablement à son invitation sans l’évoquée oralement. Alors, mon choix était rapide, sans émettre de suite une réaction orale, je me mets à le suivre, lentement. Cette marche silencieuse prend fin en dehors de Palerme, dans une vaste contrée verdoyante. Pas un mot s'est échangé ente nous, laissant sous-entendre à de nombreux échanges sous peu. Seules les prochaines minutes dévoileront si nous serons enclins et propices à converser sur bien des choses. Laissant Cronos s'assoir à même le sol, je continue à m'avancer et à finalement, le dépasser et me retrouver devant lui. Sans toutefois gêner son regard prostré sur le lointain horizon. Je ne crois pas Cronos apte à débuter un début de conversation alors, je devrais être celui qui inaugurera le dialogue ! Mais par où commencer ? Dévoilés de près ou de loin la raison de ma venue pourrait par effet domino, causés du tord au sanctuaire. Mais à contrario, elle pourrait me permettre d'approfondir mes connaissances, et aider au mieux le sanctuaire via mon savoir ....


" Vous souhaitiez connaitre le trouble qui c'était propager il y a peu dans mon esprit ! Malgré votre apparence sympathie, je ne suis pas enclin à dévoiler mes moindres pensées. Néanmoins, je me dois de vous répondre, le terme trouble que vous avez évoqué est inexact ! Interrogatif est un adjectif qui est plus approprié. Je suis en quête de réponse, d'une forme d'enrichissement d'un savoir, de connaissances qui m'échappe sur un sujet bien défini du passé. Ces réponses me permettront de me mieux me guider au présent et dans ma vie de chevalier d'Athéna. Ainsi, mon jugement sur mes prochaines décisions n'en sera que meilleurs. Et permettront, je l'espère, d'épauler au mieux la prochaine génération de chevaliers. "

Prenant une longue inspiration et restant debout, je n'avais jusqu'à présent, point échangé le moindre regard au roi des titans. Libre à lui de m'interrompre, de se montrer curieux à mes propos. Quoi qu'il en soit, avant d'entamer un franc échange, il me fallait au préalable, connaitre sa vision sur les hommes et plus particulièrement les idéaux d'Athéna ! Il m'est intéressant d'avoir l'avis d'une divinité aussi ancienne sur nos idéaux, nos combats ... Détournant légèrement ma tête pour l’orienter vers le roi des titans, mon regard ne croise toujours pas celui de mon interlocuteur.

" Vous qui vous vous désignez comme Cronos, le roi des Titans. Quelle est la raison de votre venue ici-même ? Pour être tout à fait franc, je ne connais que l'histoire de votre famille qu'à travers les récits. Bien peu d'ouvrages vous concernant m'ont été tenus entre mes mains. Ce serait un certain plaisir d'en connaitre davantage sur votre fratrie mais, je m’immisce dans des choses, qui je le comprendrais, ne regarde pas un étranger, qu'il soit un simple mortel ou non ! "
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Cronos 1

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MessageSujet: Re: [FB] Rencontre inattendue.   Mer 4 Sep 2013 - 21:12

Ainsi il m’avait suivi. Tel avait été donc son choix. Pour ma part, à cette époque, je n’étais pas aussi expressif que maintenant. Je me contentais d’écouter, de comprendre, d’analyser et de parler avec ma raison et mon cœur. Je ne cherchais pas à affirmer mes positions car je n’en avais pas de particulières. Je n’avais plus la prétention d’être considéré comme le Dieu le Plus Proche des Hommes. Je n’étais qu’une simple divinité errante. Je regardais toujours droit devant moi un point que je  savais indéfinissable: c’était le symbole de la recherche de mon propre chemin. Vers un avenir que j’espérais radieux ou au moins heureux. Néanmoins, je ne me faisais aucune illusion: il serait trouble et désespéré. L’absolution ne s’acquiert jamais aisément: quand on est ce que je suis, on est emporté dans un océan de tristesse et de solitude. On est condamné à ne jamais connaître un destin bienfaiteur pour l’âme damné que je représente aux yeux des gens. À cette époque, je sais maintenant que je cherchais désespérément du réconfort auprès d’une âme qui saurait comprendre ma douleur et mon désir d’expier mes fautes.



M’exprimer avec chaque génération d’humain représentait un tout petit pas vers une certaine forme de rédemption. Extérieurement, je montrais une image impassible et neutre. Intérieurement, et je le comprends peut être maintenant, à cette époque, évoquer mon passé était une manière d’exprimer ce que j’étais vraiment. J’avais commis, malgré moi, l’acte le plus atroce que l’on puisse imaginer. Certes, je n’y étais pour rien car, sans le savoir, durant ma jeunesse, je m’étais sacrifié pour une cause qui était noble. J’en avais retiré deux enseignements qui commanderait, désormais, toute ma vie. Le bien apporte le mal comme le mal apporte le bien. Un acte juste entraîne des conséquences néfastes. En même temps, un choix maléfique peut être synonyme d’une conséquence paisible. Très longtemps, j’avais cherché ce principe d’équilibre avant de pouvoir entreprendre mon chemin. Désormais, il ne faisait plus aucun doute que la neutralité, une certaine forme d’éloignement, l’acquisition d’un équilibre entre le bien et le mal correspondaient totalement à la vision du monde. Mon savoir était ,disponible pour celui ou celle qui le souhaitait. Ma présence était acceptable pour l’être qui la désirait. De toute façon, à cette époque, je me considérais encore un fantôme. Je n’avais pas encore véritablement accepté mon titre de Roi des Titans. Oh oui ! Cela faisait bien longtemps que je l’étais. Même après notre libération du Tartare, je ne pouvais pas prétendre à être le Seigneur des Divinités Anciennes que j’avais précipités dans les tréfonds du désespoir. Alors, je me retirais et je me cherchais moi-même. Je ne cessais de fouiller dans les profondeurs de mon âme pour explorer et comprendre ce sentiment que je nommerais plus tard Expiation. Quand je rencontrais Alistair pour la première fois, malgré mes difficultés, j’avais déjà emprunté ce Sentier.



Le deuxième enseignement, que j’en avais retiré était cette certitude profonde que chaque être de ce monde, était libre de son choix, maître de sa vie et souverain de son destin.  Une profonde vérité qui existe depuis la nuit des temps: néanmoins, l’accepter au quotidien demeurait ardu. On cherche toujours à se mentir quand la réalité nous prouve le contraire. J’acceptais pleinement mon histoire: j’avais fait un choix qui avait détruit ma vie. Il m’arrive, encore aujourd’hui, de ne pouvoir pardonner à ma frères et à mes sœurs de ne pas avoir eu le courage d’avoir entrepris ce que j’avais accompli. Toutefois, en mon âme et conscience, ou guider par une volonté instinctive et souveraine de protéger ma mère et ma fratrie des méfaits de mon père, j’ai accepté ce choix. C’est désormais ma vie et mon destin. Alors, j’en assume totalement l’entière responsabilité de mon acte.  Lorsque j’ai rencontré le Chevalier de l’Autel pour la première fois, parfois, je me disais qu’il avait été préférable que je sacrifie ma propre existence plutôt que de supporter la déchéance d’uns des miens. Plutôt moi qu’eux au bout du compte.



Dans le passé comme dans le présent… Et, certainement, dans l’avenir, on se méfierait toujours de moi. Les légendes font de moi un monstre car la vérité n’a jamais été dévoilé.  Je m’étais toujours dis qu’aucun de mes enfants ne devrait jamais savoir ce qui s’est réellement passé. Je ne savais pas si j’avais transmis la Malédiction de Théogonia à ma descendance. Il y avait des preuves de son existence comme il n’y en avait pas. Pourtant, je ne m’interdisais pas de révéler la Vérité de ce monde à un humain s’il le souhaitait. En vérité, et encore aujourd’hui, je n’attends plus rien de mes enfants car je ne mérite plus leurs amours. Pourtant, je dois beaucoup à cette humanité que j’ai connu glorieuse. Je l’ai entraîné dans les méandres de la déchéance par ma propre faute. Sans vouloir réclamer une quelconque royauté, il m’est obligatoire de sauver le monde par la transmission de mon savoir et de ma connaissance. J’apporte la paix à ma façon sans rien attendre. Alistair ne dérogeait pas à cette règle. Il ne voulait pas me dévoiler ses pensées, c’était son choix. Il demeurait interrogatif à mon sujet et cherchait une émancipation certaine pour son présent et son avenir. Il ne me regardait pas et j’en faisais de même. Ce n’était pas par une quelconque prétention divine mais parce que les yeux sont le miroir des âmes pour celui ou celle qui ne sait pas se fermer dans une carapace solide et indestructible. Les attitudes et les gestes révèlent beaucoup de choses sur une personne ou un dieu. Quand on a traversé ce monde comme je l’ai fait, on peut se permettre de découvrir beaucoup d’élément sur une personne sans la regarder. Alors, je demeure neutre. Je ne fais rien. Je me contente de demeurer une carapace solide et illisible pour les autres. Il me demanda la raison de ma venue et souhaitait connaître notre passé, émettant une réserve bien humaine sur une compréhension fausse que le savoir est inaccessible à travers le rempart d’une formule de politesse. Quant à moi, j’étais toujours assis sur le sol herbeux et je n’avais pas bougé. Je restais ainsi et observais toujours ce point inconnu. De même, je ne le regardais pas, le laissant agir et prendre confiance quand il le désirait. Je ne le forcerais pas à accomplir ce qu’il ne souhaite pas. S’il voulait s’asseoir à mes côtés, je l’accepterais. S’il refusait, cela ne me posait pas de problème. À cette époque, j’étais ainsi. Aujourd’hui même, je n’ai toujours pas changé.


Je n’ai aucun but ni aucune destination particulière. J’erre dans ce monde et je l’observe. Parfois, on vient me voir. De temps en temps, je rencontre un humain ou un dieu et nous discutons. Puis, nous nous séparons au gré de nos chemins et de notre volonté. Si je suis ici, c’est que j’ai entendu parler de la présence de Géants appartenant à  Typhon. Même si nous n’avons pas le même père, nous avons la même mère. En conséquence, je considère qu’il fait partie de ma famille. Pour autant, je n’ai aucun avis particulier sur ses actes du passé. Chacun agit comme bon lui semble selon le Destin qui lui est offert. Parallèlement à cela, je continue de voyager à travers ce monde et à expier mes crimes. Ainsi, mon voyage est éternel.



Ma mère se sentait toujours responsable de ma déchéance. Elle avait crée Typhon par pure vengeance envers les Olympiens, amenant ainsi une terrible bataille divine et un nouvel ennemi pour ce monde. Je comprenais son choix: que je le désapprouve ou pas n’avait aucune importance pour moi. Dieu ou humain, l’amour d’une mère est la plus belle des preuve de son existence. Pour un enfant, elle peut déplacer des montagnes. Ma descendance avait failli périr. Même si Zeus avait obtenu le Megas Depranon, il n’avait rien pu faire contre ce terrible ennemi. Athéna et ses chevaliers avaient vaillamment combattu cet adversaire séculaire. J’avais observé cela sans agir. J’avais mes propres raisons.


Le Savoir est accessible pour celui qui le désire. Il est inabordable pour celui qui le refuse. L’humain éprouve un respect, une crainte ou une méfiance envers un dieu. Un Chevalier protège sa divinité car il croit fermement en ses principes. Alors, il donnera sa vie pour elle.  En ce qui me concerne, il ne reste plus beaucoup de personnes qui me chérissent. Pour autant, c’est avec liberté et sans concession que je m’exprime avec celui ou celle qui souhaite s’entretenir avec moi. Je n’éprouve aucun besoin d’émettre une quelconque barrière avec un humain. Car, avant de sombrer dans la déchéance, j’étais le Roi d’un monde utopique où dieux et hommes cohabitaient dans la paix, le soutien et l’amour de l’un et l’autre.




Que ce monde est loin derrière moi. Qu’il est lointain l’époque où je régnais sans partage, avec mes frères et mes sœurs, sur la représentation même de ma mère. Le souvenir de cette époque m’aide, parfois, à croire que, malgré tout, je ne suis pas si mauvais que cela.  C’est alors que je détourne le regard de mon point et que je croise le regard de l’humain. Mes yeux paraissent vide de prime abord. Il n’y a rien d’expressif. Pourtant, inconsciemment, car on me l’avait dit, je dégageais toujours cette impression calme, sereine et rassurante. Il n’y avait aucune trace d’agressivité en moi. Je demeurais un mur sur lequel on pouvait s’adosser sans que je puisse parvenir à n’exprimer autre chose qu’une feinte indifférence. En vérité, mon cœur était fermé, la démonstration volontaire de mes sentiments cadenassés par cette volonté de ne rien révéler sur moi.  À cette époque, j’étais à la fois proche et loin des gens.


Si tu veux me parler, ouvre ton cœur et exprime toi en toute liberté sans aucune crainte. Car, en retour, sois bien conscient que je n’accorde aucune différence entre nous deux malgré notre statut différent. Après tout, il est assuré que, fondamentalement nous sommes deux êtres d’un même univers, foulant une même terre.




Je détournais le regard et recommençais à observer droit devant moi, sans véritablement savoir ce que je cherchais. Si Alistair voulait des réponses, il devrait refuser cette limite qu’impose la condition d’un humain devant un Dieu. Il avait le choix, je ne lui avais exprimé que ma propre condition à une relation libre, éclairée et saine. Encore une fois, c’était à lui de voir comment il voulait procéder. Imposer quelque chose ne me correspondait pas, je laissais toujours la possibilité à mon interlocuteur d’agir comme bon lui semble en fonction de ma façon de penser. Je retournais à mon silence. J’attendais. J’étais prêt à écouter, parler et échanger.


Dernière édition par Cronos le Ven 27 Sep 2013 - 11:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [FB] Rencontre inattendue.   Jeu 5 Sep 2013 - 11:38

Que devait-je finalement penser de l'attitude de Cronos ou de ses propos ? Parlez à cœur ouvert n'est pas l'approche que je souhaite effectuer mais, son apparence neutralité m'intrigue. Sans être dans une forme de repentance, Cronos semble aborder une attitude de rachat d'un lointain passé semblant encore le tourmenter ou à défaut, le poursuivre bien malgré lui. Néanmoins, il évoque dans un nouvel échange, Typhon, qui d'après ses mêmes termes appartient à sa famille ! Voilà une première information capitale puisque si le clan de Typhon est du même sang que les Titans. La puissance de Typhon et de sa famille doit dépasser l'entendement. Bien heureux ma dernière confrontation avec une de ces créatures, si bien sûr, il appartenait au clan de Typhon. Mais les propos du roi des Titans m'interpelle quelque peu, pourquoi agir en spectateur ? De plus, aussi loin que puisse remonter mes souvenirs, je n'ai jamais entendu évoquer de près ou de loin, une quelconque action de Cronos ou des Titans depuis leurs conflits avec les Olympiens. Cela confirmerait-il ses dires ou alors, il y a une raison plus profonde à tout cela ? Je connais dans les grandes lignes la raison qui a mener les Titans à être emprisonner au Tartare et les quelques mots expliquant l'actuel attitude de Cronos me suffit. Mais, concernant sa famille, quelles positions prennent-ils ? Et pourquoi s'être déplacer en Sicile ? Là aussi, il doit y avoir une raison qui va bien au-delà de la simple curiosité.

" Les raisons qui vous conduisent à voyager à travers le monde me sont compréhensibles mais, parfois, il est bon de ne pas s'affranchir continuellement d'une neutralité dans ses actions. À tort ou à raison, il nous arrive de prendre certaines décisions qui fassent pencher le résultat vers le bien ou le mal. Nous ne sommes parfois pas maitres de notre destin, alors, votre quête de rachat sera sûrement mise à l'épreuve dans un avenir, peut-être plus proche qu'on le croit. "

Un léger silence s'installa, alors que je reste debout à regarder l'horizon. Finalement, peut-être devrais-je dévoilés la raison qui m'a conduit ici, au alentour de Palerme. Je serai curieux de connaitre l'opinion du roi des titans sur les rumeurs qui règnent ici et de ma présence. Si j'en crois les rumeurs, Typhon est toujours sceller je ne sais où. Ses disciples où je ne sais quels termes pouvant décrire les humains cherchant à le desceller ont semblent-ils kidnappaient récemment des hommes, femme et parfois des enfants dans cette région. Cherchant sans aucun doute un parfait réceptacle à Typhon et ce qui insinue qu'il est lui-même sceller à une distance relativement proche de là où je me situe .... Quoi qu'il en soit, avant de me lancer corps et âmes dans un hypothétique combat, il me faut regrouper un maximum d'informations sur sa famille, son clan, ses idéaux. Et ainsi, revenir au sanctuaire en mettant au préalable, un probable terme à ces enlèvements s'il s'avère exact. Détournant rapidement mon regard de l'horizon, je fixe intensément Cronos. Pour certaines divinités, il serait outrageux que je les fixe de cette manière et l'on verra si le père des Olympiens aura cette même attitude. Quoi qu'il en soit, je ne laisse que peu de temps à une éventuelle rhétorique, je me lance dans un nouvel échange.

" Si vous avez entendu la présence de géants ici-même et que vous tentez d'aborder une attitude neutre. Pourquoi agir en spectateur ? Qu'est-ce que la neutralité ? Ne prendre aucun partie ? Ne prendre aucune décision ? Est-ce parce que ces géants font partie de votre famille que vous ne souhaitez pas prendre un parti pris ? Car pour être honnête, mon choix est délibérément pris. Mais je ne souhaite pas m'aventurer à la hâte et finalement, avoir pris un mauvais choix. Ce que je crois est que Typhon est toujours sceller, certains mortels, voir des géants cherchent à le libérer. Dans ce cas, je n'hésiterais pas à combattre puisqu'ils commettent déjà des méfaits via des enlèvements. Ces créatures cherchent un hôte parfait pour Typhon. Mais mes connaissances sur sa famille est dérisoire. Si votre neutralité est réelle, vous ne devriez pas agir en aucune manière mais, permettez moi ma curiosité ! Je souhaite que vous me dériveriez les particularités des géants vous obéissants, ainsi ceux sous les ordres de Typhon. Ces informations me permettront d'avoir une réel objectivité sur ces événements. "

Une myriade d'autres questions se succèdent les unes aux autres dans mon esprit mais inutile de surcharger davantage mes présents propos. Il va s'en dire que le peu distillés sera suffisamment conséquent pour que Cronos ait un moment de réflexion avant de me répondre. Peut-être que ma relative franchise me causera du tord et qu'il souhaitera détourner la conversation vers un autre thème. Quoi qu'il en soit, j'ai l'intime conviction que qu'importe la finalité de notre rencontre, je saurais y soustraire de riches enseignements. Et peut-être qu'un jour, nous pourrons nous retrouvais au hasard de notre destin.
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MessageSujet: Re: [FB] Rencontre inattendue.   Dim 8 Sep 2013 - 15:17

La Malédiction de Théogonia et ma souffrance au Tartare avaient engendré un nombre incalculable de sentiments envers les Olympiens.  Une colère sourde avait envahi mon âme: je méritais mon châtiment. Pas ma famille. Pour le crime odieux que j’avais commis, je devais disparaître à tout jamais. Pour autant, ma très chère femme n’avait pas le droit d’avoir à un tel traitement. Mes frères et mes sœurs, qu’ils m’aient trahis ou pas, ne devaient pas connaître ce supplice. J’avais nourri un tel sentiment de vengeance que je ne souhaitais qu’une chose: l’extinction définitive de toute ma descendance. Même, lorsque j’avais affronté Érèbe et Tartare, mon cœur ne s’était pas apaisé. La douleur des miens, je la percevais à chaque seconde de ma longue torture. Au bout du compte, peut être m’en rends compte aujourd’hui, était-il nécessaire que je franchisse cette étape pour trouver la paix intérieure que je cherchais secrètement.  Peut être que, pour s’épanouir, quand on est prisonnier, doit-on hurler sa haine pour l’évacuer et repartir sur une nouvelle base.  Peut-être doit-on se mentir en justifiant que l’acte est injuste, annihilant  même la plus vérité la plus évidente: je n’ai pas su combattre le destin. Il a été plus fort que moi.  La Fatalité est-elle donc inéluctable ?  Peut-on vraiment affronter ce qui est prédestiné ? Comment réagir face à ce que l’on ne peut contrôler et à ce qui nous est  obligé ? Je subissais. Encore et encore. L’espoir cédait la place au désespoir. Ce leitmotiv ne cessait de se répéter continuellement, invariablement, inexorablement. Jusqu’à ce que je parvienne enfin à me libérer. Dans tous les sens du terme. C’est à cette époque que j’avais décidé de vivre de manière libre et neutre. À cette période exacte, j’avais décidé de vivre selon le principe de l’équanimité. J’en avais fait le choix mais le chemin serait très long à parcourir et semé d’embûches.



Bien des millénaires plus tard, j’avais atteint cette forme de sagesse que j’avais recherché. Je ne la maîtrisais pas encore. Aujourd’hui même, je peux prétendre à l’avoir acquise dans la douleur et par l’acquis. Cette rencontre avec Alistair, peut être la première d’une longue série de discussion, était le symbole de ce cheminement que j’accomplissais. Ma neutralité agissait selon le code ce propre code de conduite que j’avais élaboré à travers les âges. L’équilibre prédomine sur le Bien et le Mal. L’un ne va pas sans l’autre et sont des variables à la fois aléatoires et individuels de la condition humaine et divine. À côté de cela, j’accordais une importance fondamentale à ma liberté. Libre de mes choix, de ma vie et de mon destin. Peut être que tout est écrit par avance ou pas. Certainement ne pouvons nous pas contrôler la Providence ? Le sort ? La Prédestination ?  Alors, j’ai choisi de prôner l’égalité d’âme, de l’humeur. Cette disposition  affective de détachement et de sérénité à l'égard de toute sensation ou évocation, agréable ou désagréable. Par l’établissement de mon propre cheminement spirituelle, acquise au cours de ma longue vie suivant ma libération du Tartare, je suis parvenu à m’accepter en tant que divinité repentie et à adhérer à mes propres circonstances, passés ou présentes. Progressivement, je lâchais prise malgré les caprices de ma volonté et de mes réactions personnelles. J’avais confiance dans le bien-fondé des données de la vie, par une intuition grandissante de leur nature réelle.  À l’époque, je cherchais encore un apaisement intime de l'esprit devant toute forme de sentiment comme le désir ou la peur.  Pour moi, tout Homme ou tout Dieu a le profond devoir de ne pas s'inquiéter de ce qui ne dépend pas de lui, c'est-à-dire les biens matériels, les honneurs, l'opinion des gens, mais doit en contrepartie se rendre parfaitement maître de ses émotions, avis, opinions et jugements, la seule chose dont il possède un parfait contrôle. Aujourd’hui, je maîtrise quasi parfaitement et instinctivement cette vision. Mais, à l’époque de ma rencontre avec le Chevalier de l’Autel, j’en étais encore au stade où je devais réfléchir à mes propres actes en fonction de ma nouvelle voie. J’aimais à me dire que je n’avais pas encore parcouru la moitié de mon chemin. Je n’avais pas atteint ce stade qui me permettrait d’acquérir ce que je cachais définitivement au cœur de mon âme: le Pardon de mes Enfants.


Les raisons, qui me poussent à voyager, sont compréhensibles aux yeux d’Alistair mais il prétend qu’un affranchissement totale à la neutralité n’est pas forcément une bonne chose. Selon lui, certaines décisions tendent vers le bien ou vers le mal. Il prétend que nous ne sommes pas maître du destin et que ma quête sera mise à rude épreuve dans l’avenir. Qu’il soit proche ou lointain m’importe peu puisqu’il s’agit d’une vérité évidente. Je le sais pertinemment: je ne connaîtrais jamais le repos que je souhaite ni mon désir de vivre avec ma famille, éloigné de toute considération de ce monde. Je souhaitais vivre seul mais ma famille réclamerait vengeance. Un jour ou l’autre, souhaiterait-elle reprendre ce qui lui appartient. Quant à moi ? Encore aujourd’hui, je ne cherche que la paix de mon âme. Cette sagesse, qui a fait de moi le Dieu le Plus Proche des Humains, j’aimerai tant la reconquérir. Non dans un but guerrier ou royaliste. Mais, simplement, en tant que divinité errante, appartenant à ce monde, cet univers, cette existence. Un bref silence s’installe entre l’humain et moi. Je peux sentir sa réflexion mais je ne dis rien.  Je perçois son hésitation puis sa motivation à s’exprimer. Je ressens son doute puis sa décision. Encore une fois, je ne dis rien. J’attends. Je le laisse s’exprimer.


Pourquoi ais-je agi en spectateur ? Quelle est la signification de la neutralité ? Parce que les Géants, servant mon Demi Frère, sont de ma famille, suis-je neutre à leur égard ? Alistair affirme sa volonté de les affronter en vertu de son devoir moral en tant que Chevalier d’Athéna. Selon lui, une poche de résistance chercherait à ressusciter le Divin Géant. Il ne se trompait pas sur ma volonté de ne pas agir. J’étais là à titre d’observateur. À vrai dire, je n’avais pas encore décidé de mon choix. Laisserais-je Typhon et les Géants assouvir leurs vengeances ? Chercherais-je à les empêcher de nuire ? Je n’avais encore rien décidé. Toutefois, il me demanda des renseignements sur les Géants qui servaient Typhon et ceux qui étaient, autrefois, sous mes ordres. Quand il posa son regard sur moi, je détournais la tête et croisais son regard également. Je ne considérai pas outrageant qu’un humain pose ses yeux sur moi. Tel avait été le cas autrefois. Je considérais comme une fierté le fait de pouvoir être en harmonie avec l’Homme. Cependant, mon regard n’exprimait toujours rien du tout.


Ma mère, Gaia, à la fin de mon combat contre les Olympiens, était mécontente que nous fûmes envoyés au Tartare. Elle invoqua la Gigantomachie pour se venger de notre traitement. Malheureusement, elle échoua et les Olympiens furent vainqueurs. Alors, dans un accès de colère, elle envoya Typhon abattre les Olympiens. Jamais les Olympiens ne furent près d’une défaite irrémédiable Néanmoins, il échoua. Typhon m’appréciait beaucoup. J’avais… Non… J’ai toujours le même sentiment pour lui. Je pense que, maintenant, il est temps que je lui apporte la paix de l’âme et un repos bien mérité.



Je détournais les yeux et repris un air pensif. La Famille des Géants étaient nombreuses et nébuleuses. Je savais qu’ils étaient le fruit du sang d’Ouranos. En un sens, j’étais responsable de leurs naissances. Je respirais calmement, formant une impression sereine et distante. Libre, emprisonné, sous la tutelle de nombreux dieux, ils étaient condamnés à vivre une vie  en fonction de leurs choix.


Les Géants sont au nombre de quarante deux. À cela, il en existe bien d’autres. On peut dire qu’ils sont très nombreux. Tout comme tu sers Athéna, certains Géants ont suivi la voie de Typhon tandis que d’autres m’ont rejoints. Tout est question de fidélité et de croyance en un idéal. D’après ce que je sais, les Gigas, qui servaient mon demi Frère, étaient sous l’emprise de la terreur qu’il inspirait. De ce que j’en sais, aucuns d’entre eux ne pouvaient appeler Typhon par sa propre identité sous peine de disparaître. Une violente tornade les enveloppait et ils devenaient une énergie qui rejoignait la puissance de Typhon.



Je relevais mes jambes et posais mon menton sur mes genoux joints. Je les enlaçais avec mon bras et continuais de regarder droit devant moi.  Je ne les avais jamais vraiment connu. À cette époque, je sombrais dans la prison glauque du Tartare. Ma connaissance à leurs sujets venait d’un de mes rares entretiens avec ma mère. Pour autant je dévoilais la vérité sans aucune appréhension. Comme je l’avais dis auparavant, je discutais ouvertement et librement avec qui voulait s’entretenir avec moi.


Les Frères de Typhon étaient Pallas de la Stupidité, Thoas, "L'Éclair Rapide", Agrios " La Force Brute" et Encelade qui était le Haut Prêtre des Géants. Ses enfants, nés de l’union avec Echidna, étaient Chimera, la bête composite. Orthros, le chien bicéphale et Ladon, le dragon à cent têtes. Quant à ceux qui me servent, ils sont simplement sous mes ordres car ils me sont fidèles. Ils croient en moi. C’est aussi simple que cela. S’ils ont le devoir d’obéir à un membre de ma famille, ils me sont bien plus dévoués que tu ne le penses. Je commande neuf Géants dont trois d’entre eux semblent me vouer une obéissance totale.



Lentement, je me relevais. Je m’approchais du Chevalier de l’Autel , ne croisant jamais son regard.  Je me devais de répondre à ses autres interrogations. J’observais la vie de ce village. Un endroit qui m’était inconnu mais où je pouvais percevoir les qualités d’une humanité que j’avais abandonné, souillé par les défauts de cette nouvelle période, dirigé par les Olympiens. À l’époque où je rencontrais Alistair, parfois, il me prenait l’envie de prendre les armes pour offrir à ce monde l’Âge Dorée que je lui avais volé. Ce n’était qu’un désir, vite remplacé par ma volonté de ne me point laisser submerger par des aspirations passagères.  Je me forçais à respecter ma volonté d’être au-delà de toutes choses.


Le Bien… Le Mal… La Lumière… Les Ténèbres… L’un ne va jamais sans l’autre. Une action commise au nom du Bien entraîne toujours une conséquence néfaste. Quand j’ai tué mon Père au nom de la défense et de l’honneur de ma mère et de ma fratrie, j’ai provoqué la Titanomachie. Au contraire, une entreprise Maléfique conduit aussi à un acte Bénéfique. Lorsque j’ai provoqué la Titanomachie, j’ai été enfermé au Tartare où j’ai pu développer ma volonté d’expiation à la recherche de petits actes quotidiens pour un monde meilleur. Ceci est un exemple personnel. Pour autant, plus j’observe cette nouvelle humanité, plus je chéris cet équilibre et cette neutralité.



C’était à mon tour de le regarder dans les yeux, de toute ma hauteur, impressionnante sérénité qui nous envahissait à mesure que mon impassible quiétude s’étendait autour de moi. Mon flegmatisme était en train de devenir un art de vivre.



Il est assuré que ma quête sera, tel un chemin de croix, un sentier long et très douloureux. Semés d’innombrables embûches et de déconvenues, toutefois, je continuerai à aller de l’avant. C’est mon choix, ma vie et mon destin. Sache bien, mon jeune ami, que nous sommes maître de notre propre destinée mais que nous sommes prisonnier de la Fatalité. De ce qui est inéluctable et de ce que nous ne pouvons contrôler car appartenant à l’inévitable comme par exemple la mort. Pour le reste, nous pouvons choisir de prendre notre destin entre notre propre main si nous le désirons.



Je pris une pause puis repris la conversation.


Ma neutralité n’est pas une absence de décision. Je ne prends partie qu’en fonction de ce que j’estime être juste en fonction de mon propre désir. Je demeure un Observateur Attentif de ce Monde car je me refuse à redevenir Souverain. C’est à ma descendance de gouverner ce monde. Je peux donner mon avis et émettre un jugement. Néanmoins, c’est le seul droit que je m’octroie.



Je détournais le regard et levais les yeux en l’air. Sans que je n’y puisse grand-chose, se lisait parfois  un profond sentiment de tristesse à l’égard de ce que j’avais vécu. Si seulement, ils savaient la vérité. Me comprendraient-ils ou bien connaîtraient-ils toujours cette même haine pour moi ?  J’ai ce sentiment humain de vouloir redevenir un père pour mes enfants. À l’époque où je rencontrais Alistair en tout cas. Aujourd’hui même, je sais que ceci n’est qu’un rêve. Un Fantasme plus exactement. Et si le miracle existe, alors peut être puis je me permettre d’espérer.


Tout ce qui compte, c’est ma famille. Mes frères, mes sœurs. Ma femme. Même Typhon est important pour moi. Alors, il est de mon devoir en tant que Roi des Divinités Anciennes de leur offrir la paix qu’il mérite. Ma vie ne compte pas. Seuls eux sont essentiels.



C’était une promesse que je m’étais faite lors de mon emprisonnement au Tartare. Un engagement lorsque je pouvais sortir de terrible endroit. Un véritable serment de vie: je pouvais mourir et disparaître pour l’éternité. Mais pas eux.  Quand je rencontrais Alistair, cette idée était très forte dans mon esprit. Elle n’a cessé de germer pour devenir cette certitude qu’est la mienne actuellement.
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MessageSujet: Re: [FB] Rencontre inattendue.   Lun 9 Sep 2013 - 16:54



Les propos se dirigeaient inexorablement vers bien d'autres aspects que ce que j'aurais pût souhaiter. Mais, quelque part, elle me permet d'aborder avec un œil critique, mon passé. Cronos semble avoir trouver un semblant de sérénité, non seulement par le chemin qu'il emprunte depuis des siècles mais, aussi envers la confiance qu'il place en sa famille. Un aspect que je trouve quelque peu excessif mais, qui-suis je pour jugé après tout ? Je n'ai jamais connu l'amour d'une famille, abandonner à la naissance, je n'ai que tardivement connu mes parents biologiques et pour finalement, les voir bruler en place publique, sous mes yeux. Il m'arrive encore, malgré toutes ces années, de me remémorer les cris de douleurs, les hurlements de certaines présences parmi la foule assistant à cette exécution. Toutefois, abandonner ma vie d'homme pour devenir chevalier me semblait être une autre vie pour moi. Tournant la page à un passé bien tumultueux que je souhaitais oublier. Mais qu'elle ne fût la surprise lorsque de nouveaux et nombreux événements m'ont frappé et rappeler que ni l'amour, l'amitié, la confiance m'ont réellement accompagné tout au long de ces années. Où tout du moins, le destin c'est avéré cruel et implacable envers moi. Ces divers sentiments ont toujours étaient arracher de manière brutal de ma vie lorsqu'elles atteignaient une certaine ampleur. Nourrissant par la même, une certaine amertume de mes actes passés de chevalier d'Athéna ! Car après tout, qu'ai-je fait de si grandiose ? Qu'ai-je fait en retour pour mériter la confiance de mes camarades défunts et d'Athéna ? Strictement rien, si ce n'est de continuer à vivre. Est-ce suffisant ? Je n'ai pas encore une réponse net et franche à cette question. Mais, je souhaite plus que tout, accomplir un acte de courage, de bonté où je ne sais quoi encore capable de rendre la pareille à tous ceux et celle ayant placé en moi leur confiance. Et dieu sait qu'ils se comptent sur les doigts d'une seul main. Ces dernières années et depuis la mort d'Ilias et Jade, je me prête à de nombreuses confessions.

Étant donné mon parcours, mon cœur, mon âme hurle de chagrin à un tel degré qu'il m'ait de plus en plus difficile de contenir. Je mérite d'être aimé, je veux seulement être aimé ... Un amour dans sa forme la plus pur et sincère, ressentir que j’existe, que mes actes, même les plus infimes ont une signification toute particulière. Mais lorsque j'arrive à ce constat, je ne peux m'empêcher de me rappeler mon plus grand pêcher. Toutes les fois où j'ai laissé tomber mes compagnons et Athéna ! Beaucoup de conflit ont eu lieu et peu d'entre elles m'ont vu y assister. Ou tout du moins, j'agis secrètement, comme je l'ai toujours fait, sans héroïsme, sans accomplir le moindre acte réellement bénéfique pour le monde. Rappelant sans cesse mes limites que je suis incapable de repousser. Si je parlais à cœur ouvert, on m'indiquerais que j'ai d'abord perdu la foi en moi-même. Ce qui n'est peut-être pas nécessairement faux. Mais, je ne suis pas une personne avare lorsqu'il s'agit d'évoquer mes sentiments, même les plus francs et sincères. Puis, j'ai voyager durant des années en solitaire, m'habituant à une vie en ermite, perdant un certain tact lorsqu'il s'agit de tout simplement échanger quelques mots avec quiconque. Donc évoqués mes peur les plus profondes est du domaine de l'impossible actuellement. Car ma plus grande crainte à ce jour et de trahir la confiance d'Athéna. Qu'arriverait-il quant Athéna décideras que je ne mérite plus sa confiance ? Vers qui se tournera-t-elle ? Je sais pertinemment qu'elle voue une confiance, un amour sans borgne et égalitaire envers les humains et particulièrement ses chevaliers. Qu'à ses yeux, il n'y a aucune réel distinction mais, encore une fois, le destin semble réellement s'acharne sur ma propre personne. Il m'arrive ces derniers temps de me demander si je mérite réellement cette confiance mais, j'y éprouve aussi une forme de réconfort. Un sacré paradoxe en somme. Athéna est l'unique lien entre mon passé et mon présent. Je la chéris du plus profond de mon être ainsi que ses idéaux. Elle m'à apporter bien plus que ce que j'ai pût apporter  en retour ....

Est-ce que j'ai fait les bons choix ? Ai-je emprunter le bon chemin ? Ilias m'avait permis de m'affirmer, à défendre ce qui devait l'être et ce qui vous arrive invariablement par la suite. Mais encore une fois, à quel prix ? Toutes ces pensées philosophiques s'évade lorsque Cronos, s'étant longuement expliquer sur bon nombre d'aspect, évoque un point particulier. Celui d'offrir la paix à Typhon ? Que peut-il sous-entendre derrière cela ? Souhaiterait-il ouvrir les portes de son clan à Typhon et ses adeptes ? Si cette solution et celle que souhaite entreprendre le roi des titans, cela à d'or et déjà le don de m'irriter brièvement. Assurer à Typhon de se libérer de ces chaînes pourrait perpétuer de nouveau un conflit entre les géants et le sanctuaire. Nourri par un cycle de haine, celui-ci pourrait se venger de sa prison perpétuer par Athéna et ses chevaliers. Comme sa nature belliqueuse est bel et bien existante contre les Olympiens, le risque est réel. Toisant le regard de Cronos, il me semblait à cet instant, important de fournir mes pensées sur certains aspects.


" Je vous remercie pour ces précieuses informations. Je tâcherais de veiller à les utiliser à bon escient. Concernant vos propos, il me semble sincère mais, lorsque vous évoquer une neutralité, j'y perçois davantage une forme d'inaction et ce qui à mes yeux, sensiblement différent. Une mince frontière qui, sans doute, de mon esprit peu paraitre étriqués à vos yeux. Vous semblez pas prendre partie à l'évolution du monde. Préférant laisser les Olympiens à la tâche qui incombe à leurs rangs ! Quelque part, vous aborder un choix qui n'est pas spécifiquement neutre. Si vous souhaitez apporter une paix à votre famille, il est je pense, important de faire des choix, vous en n'avais déjà effectué et vous en ferais encore. Cela ne fait aucun doute. J'ai la certitude que cette neutralité que vous souhaitez perdurez s'effritera à votre insu ou par des choix. Et ceux, que vous le vouliez où non. "

Détournant brièvement le regard pour fixer le lointain horizon, je prends une soudaine inspiration avant de relâcher une grande quantité d'air. Ce regard est vide, pensif, je me remémore mes propos, ceux de Cronos, mes dernières pensées. Tant de choses sont encore à évoquer mais, je ne souhaite pas m'étaler sur le mal qui me ronge devant le roi des titans. Je ne veux qu'évoquer la raison de ma présence en Sicile. Pas que cette mission soit d'une importance cruciale mais, sa réussite me redonnera un tant soit peu de confiance. Fixant à nouveau le titan, mon regard est cette fois-ci plus détacher qu'à l'accoutumé. Ma conscience est à la fois, présente, absente, concentrée est en totale dispersion. Prenant une dernière fois la parole, je me devais d'appuyer mes pensées.

" Qu'adviendrait-il si Typhon se réincarner et que si votre souhait se réaliser. Que celui-ci séjourner au sein de votre propre famille souhaitais se venger d'Athéna ? Vous affichez un amour franc et sincère pour votre famille, y compris pour Typhon. Quelle serait votre position si lui et ses fervents adeptes s'attaquer au sanctuaire ? Serait vous toujours neutre ou prêterais vous main forte à votre famille ? "

De sa réponse pourrait découler bien plus que ce que l'on pourrait imaginer. Comme une prise de conscience ou inconscience d'un partie, d'un bon ou mauvais choix, d'un individu. Les prochains échanges pourrait changer du tout au tout !!!
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MessageSujet: Re: [FB] Rencontre inattendue.   Dim 15 Sep 2013 - 16:26

Étais-je inactif ? Je ne le pensais pas. Cela reviendrait à ne chercher à rien accomplir. Je resterai ainsi, assis sur une colline à ne songer à rien. Je ne cesserai jamais de rester seul. Quoique cela n’aurait pu me déranger, il y a quelques temps. Au bout du compte, plus j’y réfléchis aujourd’hui, plus ces courts moments de solitudes résonnent en mon âme divine comme une certaine nécessité que j’apprécie. Je ressens un profond besoin de me retrouver seul et de voyager tel une sorte d’être solitaire à travers ce monde. Il m’était nécessaire de me rendre par moi-même des catastrophes que j’avais engendrés malgré moi. Quand je rencontrais le Chevalier de l’Autel, à cette époque, il planait encore de nombreuses incertitudes quant à la validité de mon engagement. Je n’étais pas maître de mon assurance. Je cherchais encore de nombreuses réponses que je trouverais bien plus tard par le biais d’expérience et de choix considérés ou inconsidérés.


Tout au plus, étais-je convaincu que je voulais jouer un rôle. J’en étais persuadé: je devais quelque chose à ce monde. Le rachat, l’expiation, le pardon… Cette forme de devoir qui m’incombait. Je souhaitais ardemment cette rédemption. Quand je rencontrais Alistair, j’étais persuadé d’être sur le bon chemin. J’avais tâtonné auparavant, je m’étais trompé, j’avais été désabusé et déçu. Toutefois, je n’avais jamais cessé de continuer mon chemin en me remettant en cause. J’avais appris de mes erreurs, je continuais de m’enrichir de mes échecs. Comme le disait un de mes frères, « Nous tombons mais nous nous relevons toujours ». Le Bien ne peut aller sans le Mal. Et vice versa. Le manichéisme d’un acte est la conséquence d’un choix que nous accomplissons en fonction de notre sentiment. Aider une personne peut lui être bénéfique si cet acte peut agir comme un détonateur pour la suite de sa vie. Refuser un soutien peut être un moteur pour un humain qui désire suivre sa propre voie sans l’aide de personne. Alors, j’ai choisi la neutralité et l’équilibre comme un acte de sagesse fondé sur la liberté accordé à tout un chacun. Alistair émet un avis en opposition à ma façon de penser. Selon lui, je demeure inactif et préfère les Olympiens dominer ce monde. Je saisis sa façon de réagir: néanmoins, à cette époque, je pensais qu’il ne m’appartenait pas à diriger ce monde. Plus tard, j’aurais la prétention de vouloir apporter à ce monde le bonheur que je lui avais offert dans le passé. Néanmoins, mes choix ne m’apporteraient qu’une forme de malheur. Mais, ça, je ne le savais pas encore. Il est assuré que ma neutralité s’effritera tout au long de mon existence. Peut être que oui. Peut être que non. Je n’étais pas devin mais j’étais persuadé que j’agirais toujours en fonction du Chemin auquel j’avais décidé d’emprunter. Parfois je me tromperais. Quelque fois, j’aurais raison. Dans tous les cas, ce qui était certain, c’est que j’avancerais toujours en fonction de ce principe qu’est la Recherche de l’Expiation.


Au regard détaché de l’humain, je lui répondais par une absence totale d’émotion. Je l’écoutais, l’observais silencieusement. Sa crainte était justifiée. Ma décision paraissait lourde de conséquence pour un guerrier qui l’a autrefois et qui a pu voir ses compagnons périr sous le coup et les assauts du Dieu Géant. Il était alors des plus logiques de me demander mon attitude si un tel évènement devait se prévoir. Agirais-je en tant que Roi ? En tant que Demi Frère ? Le laisserais-je Maître de ses Choix et de son Destin ? Je pense sincèrement que, ce fut à l’époque où je rencontrais Alistair, que j’avais réellement décidé de ce que serait mon choix de vie et de règne vis-à-vis de chaque membre de ma famille. Mélange de certitudes et d’incertitudes, j’avais décidé d’une royauté libre basé sur l’échange, la discussion et la liberté accordé à tout un chacun. J’avais décidé d’offrir un lieu de repos et de paix pour tous les membres de ma famille. Pour autant, je devais bien admettre que, pour protéger ce paradis que je désirais offrir aux miens, il me faudrait me comporter en Roi. Ma réflexion fut interrompue par les mots qui sortaient de ma bouche, en réponse aux interrogations et aux réflexions de mon interlocuteur.


L’inaction demeure, si l’on y réfléchit bien, une forme de contemplation béate et silencieuse de l’évolution de l’environnement qui nous entoure. C’est un état léthargique qui s'insinue dans la vie de tous ceux qui attendent. Pour certains en tout cas. Il n’y a pas un problème que l’inaction finisse par résoudre. Pour d’autres. En ce qui me concerne, d’après mon expérience qui n’est qu’à titre personnel, l’inertie est un acte nécessaire pour celui qui veut observer le monde avec sagesse et délicatesse. Pour autant, je crois sincèrement qu’il y a un moment à tout dans la vie d’un homme et d’un dieu. Un temps où il faut agir pour le bien de nos croyances. Et un temps où il me paraît nécessaire d’accepter la passivité comme une condition sine qua none de l’évolution de notre comportement.



En d’autres termes, de manière un peu déguisée, je lui indiquais que je prenais mon temps avec patience et sérénité. L’équilibre de toute chose me permettait d’apprécier et de comprendre les différentes facettes de ce monde. Je voulais lui faire saisir qu’il n’y avait pas qu’une forme de pensée unique mais une multitude de façon de songer à la considération de ce monde. À cette époque, quand je rencontrais le Chevalier d’Athéna, je ne faisais que toucher du doigt une certaine forme d’ataraxie, cette absence du trouble de l’âme. Néanmoins, je ne considérais pas nécessaire de m’étaler sur ce point tout de suite, je préférais discuter encore un peu avec Alistair.


À vrai dire, et cela va peut être te choquer, je ne considère pas qu’il y ait de différence vitale et fondamentale entre l’homme et le dieu. Je ne fais que constater la limite imposée entre le Divin et l’Humain, consciente ou inconsciente. Ce monde est composé de certitudes et d’incertitudes que nous ne maîtrisons pas. Pourtant, je crois en la Rédemption. Tout être, vivant dans ce monde, a le droit à une seconde chance. Si je suis amené à rencontrer Typhon, je lui offrirais le choix de la Rédemption. Et j’ai la certitude absolue qu’il acceptera d’emprunter ce chemin.



Je regardais Alistair dans les yeux et posais mon regard déterminé sur sa personne. J’avais mes propres raisons de penser cela. Après tout, n’avait-il pas emprunter le même chemin que moi ? Si j’avais réussi à accomplir un travail sur moi-même, Typhon serait apte à en faire autant. Il fallait seulement qu’on lui montre le chemin. Il était de mon devoir de lui montrer cette voie.


Il est de mon obligation de révéler le Chemin de l’Expiation à Typhon. Je me dois de le guider sur le chemin que j’ai emprunté. Il a le droit à une seconde chance. Il sera craint, les Olympiens le détesteront et vous, Chevaliers d’Athéna, vous le haïrez de toute votre âme. Il connaîtra un sort peu enviable mais il trouvera du réconfort auprès de sa famille. Alors, il lui appartiendra d’arpenter le chemin de la Vengeance ou de traverser le Sentier de la Paix. Lui apporterais-je soutien s’il décide de vous affronter alors qu’il sera intégré dans ma famille ? En toute franchise je ne sais pas. Je n’assurerai de rien et ne tiendrais aucune parole que je ne puisse honorer pour aujourd’hui et demain. Chacun est libre de son choix et doit en assumer sa responsabilité qu’il soit humain ou divin.



Ma réponse ne lui satisferait certainement pas mais je voulais lui faire comprendre, implicitement, que je tenais une importance capitale à ma parole donnée. Je pouvais lui promettre une fausse vérité pour aller dans son sens mais je m’y refusais. À vrai dire, cela allait avec ma volonté de ne pas mentir et de me montrer « vrai » avec toutes les divinités et les humains que je côtoierais. Je décidais de changer de conversation quand je posais un long regard sur l’humain qui se tenait en face de moi. Je décidais qu’il était temps qu’il parle un peu de lui-même s’il en éprouvait le désir.


Cela fait-il longtemps qu’Athéna t’a offert le don du Mesapethomenos ? .
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MessageSujet: Re: [FB] Rencontre inattendue.   Mar 17 Sep 2013 - 10:50



Les propos de Cronos me suffise, où presque ! Je crois de ne pas avoir l'expérience suffisante pour continuer à débattre sur le thème que nous évoquons jusqu'à présent. Un jour peut-être ou notre route se recroisera et qui sait. Nous pourrions ou plutôt, aurais-je alors un nouveau regard sur mes propres propos. Par ailleurs, le roi des titans évoque dans une dernière parole, un point crucial de ma vie. Quelque chose qui a bouleversement modifié ma propre perception de moi-même. Pensif et cherchant la meilleure manière de répondre à la remarque lancée par le père des Olympiens. Certaines scènes importantes de ma vie me revient, d'aussi loin que je m'en souvienne, je n'ai jamais brillé par un acte particulier. Me considérant comme étant un chevalier lambda, je n'ai pas de talent prononcé ou tout du moins, je ne serais jamais l'égal des chevaliers d'or. Mais pourtant, parmi tous les mortels peuplant notre monde, seuls quelques-uns sont réellement capables d'influencer le destin. Cette élite, dont les choix influenceront les cieux, c'est nous. J'ai longtemps était dans une réflexion sur mes propres actes en tant que simple humain et chevalier d'Athéna. J'arrive au constat que mes actions, aussi minime soit-il ont bien souvent été vains. Pire encore, j'ai bien souvent perpétué, contre mon gré, occasionner de la souffrance et de la peine à certaine personne. Néanmoins, la chose la plus incroyable qui me soit arrivés est la confiance d'Athéna à travers la transmission du Misopethamenos.

Mais par quoi et ou pourrais-je commencé ? Aurait-il l'esprit suffisamment réceptif pour croire à une telle histoire ? Après une longue réflexion, le plus simple serait de commencer par son début. Ainsi, Cronos aura toutes les cartes en main pour croire les évènements endurés durant ma vie. Et finalement, connaitre la mise en scène qui a contribué à ce que je reçoive le don de vieillesse simulés. Abaissement légèrement ma tête, mon regard fixe brièvement le sol herbeux avant de dévisager à nouveau, le roi des titans. Quelques secondes s'écoulent de nouveau, puis, une dernière longue inspiration vint interrompre ce long silence perpétuer jusqu'alors. Ouvrant le bal à une longue tirade.


" Vos propos sont philosophiques concernant certain aspect Cronos ! Je ne peux être foncièrement réceptif à vos propos ou m'en abreuvoir aveuglement. Néanmoins, vous mettez en évidence un aspect de ma vie qui a chamboulé ma vision sur bon nombre de critère. Y compris de moi-même. Recevoir le Misopethamenos a contribué à effacer non seulement mes propres doutes mais, aussi une certaine faiblesse cardiaque. Je suis enclin à répondre à votre interrogation mais, il va être nécessaire que je raconte certains événements encouru dans ma vie, bien avant même de devenir chevalier d'Athéna. "

Recomposant moi-même les bribes de mon passé et les replacer par ordre chronologique, je reprends une dernière inspiration, le regard toujours fixement orienter vers Cronos. Néanmoins, lorsque je m'apprête à énoncer les premières syllabes, je détache des yeux le visage de Cronos pour regarder ici et là, sans réel signification particulière.

" Durant ma vie de simple mortel, bien avant d'être saint de l'Autel. J'ai eu une vie très tourmenter. Ceci eût raison de mon esprit. C'est ainsi que j'ai recherché un lieu pour y retrouver une plénitude de corps et d'esprit. Les aléas, le hasard et le destin m'ont orienté vers la contrée mystique. Ce lieu isolés du monde et en aucune manière, je dévoilerais son exact emplacement. Tout ce qu'il y a savoir et que ce lieu hors du temps existe à la frontière entre le monde réel et celui de l'occulte. De plus, l'entrée permettant d'y accéder change de position chaque année, ce qui rend le retour impossible pour ceux comme moi ont quitté l'ordre des Taonias. Il est cependant possible de faire apparaître cette entrée à l'aide d'un miroir spécial que seuls les hauts gradés possèdent. Bien entendu, je ne possède pas cet artefact."

Ce qui était au préalable, un regard orienté nonchalamment ici et là est soudainement accompagné de quelques pas hasardeux. M'éloignant de quelques pas du roi des titans, mon visage se crispe temporairement. Mettant ainsi, un terme à cette marche, je prends appuie de tout mon dos sur un arbre pour reprendre la suite de ma narration.


" Les Taonias sont un groupe de combattants vivant dans la Contrée Mystique. Ces gens proches de la nature ne sont normalement pas des ennemis du Sanctuaire et ils se chargent également de veiller sur la Terre et de la défendre, sans jamais prendre l'initiative de l'attaque. Les Taonias sont entraînés dès leur enfance dans la contrée mystique, en compagnie de nombreux autres disciples, un enseignement qui semble surtout se baser sur le combat physique. Lorsqu'ils sont enfin suffisamment emplis de l'esprit de la Nature, inconsciemment, leur Cosmos s'éveille et peuvent ainsi, jouir à l'attribution d'une armure. Mais un événement crucial changea à jamais le cours de mon existence puisque je ne suis jamais parvenu à totalement me remplir de l'esprit de la nature. Il s'avère que mon coeur était atteint de faiblesse ce qui indirectement, imposer des limites physiques. Je ne pouvais prétendre à une armure à l'équivalence des chevaliers d'or. Lorsqu'un chevalier d'or doit utiliser des arcanes, cela nécessite que son esprit et son corps doivent subitement, utiliser leurs potentiels au maximum et mon coeur, ne pouvait pas supporter à moyen et long terme, une tel surcharge d'effort. "

Marquant une courte pause pour venir s'asseoir sur le sol, face à Cronos, je repris finalement sur la partie la plus difficile.

" Le destin ces néanmoins montré clément, une chose unique presque rarissime pour moi. Puisque la Cloth de l'Autel, symbole de l'appartenance à l'armée d'Athéna pour son porteur vint me reconnaitre comme digne chevalier. Le dirigeant de la contrée mystique vint répondre à mes interrogations puisque je ne connaissais rien des guerres saintes, des divinités Olympiennes et tout autre joyeuseté. Entretemps, lors de l'attribution de mon armure, j'ai dû combattre un ancien quo-disciple qui voulu tuer et commettre une vendetta contre notre dirigeant. Il eût le pouvoir nécessaire pour combattre et tuer certains de mes amis mais, je suis parvenu à le tuer de mes mains. De tout ces événements, je ne suis finalement pas parvenu à trouver une totale plénitude d'esprit et ma route, s'orienta vers le sanctuaire d'Athéna et y prêter allégeance à la déesse de la sagesse et de la guerre. Secrètement, j'ai toujours eu cette faiblesse au coeur qui diminua fortement mes capacités latentes au combat. Mais, me permettant de contribuer à une évolution naturelle et croissante de mon Cosmos, j'ai créée divers techniques liée au froid et à la glace permettant de réguler le plus naturellement possible mon coeur. Ce qui eût un certain effet puisque j'ai développés une certaine croissance de combat. J'ai donc par miracle où je ne sais quoi, pût survivre à ma première guerre sainte. "

Nouvelle pause pour laisser le temps au roi des titans d'absorber ces informations avant de poursuivre

" Pour permettre à la prochaine génération de chevaliers d'être mieux préparé aux futurs conflits, Athéna, avant de retourner à un cycle de sommeil m'attribua du don divin de Misopethamenos. Ce qui eût un effet bien plus fabuleux pour moi puisqu'il exprimait une confiance absolu en mes capacités, même en n'étant que chevalier d'argent. Confier la tâche d'épauler la futur génération est ardu, complexe mais, la confiance d'Athéna était aussi synonyme d'amour. Par ailleurs, le don de vieillesse simulés eût un autre effet. Celui de rendre à mon coeur, une certaine vitalité. Même s'il ne bat qu'à cent mille battements par an. J'ai appris à développer du plus profond de mon esprit et de mon corps. Des capacités insoupçonnés sans que cela empiète sur une quelconque fatigue de mon organe. Peut-être suis-je toujours atteint de cette faiblesse cardiaque après tout et finalement, cela passe au second plan. Je pense que mes capacités n'évolueront plus jamais de manière significative. Jamais je ne serais l'égal d'un chevalier d'or ou avoir la sagesse et l'esprit tactique du grand pope. Mais, la confiance de mes camarades défunt, d'Athéna me suffisent à vouloir continuer à vivre. "

Tout venais d'être dit, où presque. La suite dépendais finalement de Cronos. De ces questions sans aucun doute. Quant à moi, j'avais à peu près le savoir me permettant de continuer ce pourquoi j'ai été missionner en Sicile.
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MessageSujet: Re: [FB] Rencontre inattendue.   Sam 21 Sep 2013 - 22:20

De l’avis même du Chevalier de l’Autel, celui-ci éprouvait de grandes difficultés à s’entretenir avec moi sur des sujets de pensées. Je pouvais comprendre sa relative difficulté à saisir certaines notions de la vie. Même si, puisque détenteur du Don d’Athéna permettant le Vieillissement Ralentie, j’estimais que son vécu devait être le symbole de son expérience. Néanmoins, je ne me permettais pas d’aller plus loin dans la conversation s’il ne le souhaitait pas. Il répondit à mon interrogation en me contant son histoire. Je l’écoutais silencieusement et attentivement. Plus il m’évoquait son passé, plus son passé me faisait ressurgir quelques anciens souvenirs. Malgré sa faiblesse cardiaque, il était parvenu à se hisser entant que chevalier d’Athéna. Par le biais du destin et de sa compétence, il avait pu accomplir une certaine forme de miracle. Néanmoins, selon ses propre propos, il considérait qu’il ne pourrait pas atteindre une forme ultime d’émancipation ultime. Je le regardais un long moment, n’exprimant aucune émotion puis je baissais les yeux et observais le sol herbeux. Je laissais le silence s’installer puis décidais de reprendre la parole.


Taonias. J’ai bien connu un homme portant le même nom que le groupe de combattant que tu as mentionné. Cela remonte à la période où j’étais le Roi de ce Monde. La Contrée Mystique, lieu que tu mentionnes, portait le nom de « Chorà Chaménos ». Cette terre était le haut lieu des humains qui manifestaient consciemment la trace de leur puissance cosmique. Ces hommes et femmes vivaient en ermite, refusant tout contact avec la civilisation. Ils n’autorisèrent qu’un rapprochement avec les Piliers Divins. Du moins, c’est ainsi qu’ils nous nommaient.



Je contournais silencieusement Alistair et regardait l’horizon devant moi. Voilà une éternité qu’il n’avait plus revu cet humain, qui avait été, officieusement, le premier humain à maîtriser une certaine forme de cosmos. Si l’on pouvait nommer cela ainsi en tout cas.


Avant que ne se déclenche la Titanomachie, ils disparurent de ce monde. Je connais la raison mais une très vieille promesse m’interdit de t’en révéler un peu plus malheureusement. Il viendra un jour où, néanmoins, je te divulguerais cette information si tel est ton désir. Pour autant, je puis dévoiler cette légende qui circule parmi ce peuple.







Je me retournais et m’avançais vers l’Humain. Si je ne pouvais, décemment, renier une parole divine, je pouvais éclairer Alistair sur quelques point de son histoire qui me sont connus.


La dernière fois que j’ai pénétré dans la Contrée Mystique, bien avant qu’il ne décide de sceller cette terre via ce fameux artéfact, j’ai rencontré un descendant de Taonias qui m’indiqua que son véritable successeur se révélerait un jour. Longtemps et à travers les âges, ils ont cherché cet homme. Selon cette légende, il est dit que cet humain disposerait des véritables pouvoirs de Taonias et conduirait la Contrée Mystique à sa libération. Cela n’engage que moi mais je crois savoir de qui il s’agit.



J’appuyais mon regard sur celui d’Alistair pendant un très long moment avant de me détourner et de m’asseoir non loin de lui. Le Chevalier de l’Autel possédait la même essence cosmique que Taonias. Peut être était-il cette fameuse personne que ce peuple semblait recherché. En ce qui me concernait, je me contentais de ne pas juger.


On a tendance à croire que le Destin se moque des hommes. Pourtant, il nous cesse de nous rattraper. Ne considères pas celui-ci comme une punition car si personne ne semble responsable de son destin, je suis convaincu que la seule liberté, c’est de choisir son destin. Il te rattrape sans que tu le saches mais il est bien présent.



Je me tus et ne dit plus rien, attendant sa réponse à ma révélation et à ma réflexion. Si Alistair était vraiment ce que je pensais, alors il était promis à un grand avenir. Et il sera assuré que j’observerai cette humain avec une grande attention.
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MessageSujet: Re: [FB] Rencontre inattendue.   Dim 22 Sep 2013 - 15:43

Les propos du roi des Titans me semble ma foi bien étrange. Il venait de m'apprendre des aspects sur les Taonias et la contrée mystique que je n'avais jamais entendu. Même pas le dirigeant millénaire ne m'avait pas formulé de tel aspect sur les origines de cette fratrie ! Que devais-je penser des propos de Cronos ? Sa longue existence lui a très certainement prévalue de côtoyer d'anciens Taonias. Je ne dois pas crier au mensonge sans réel fondement mais, je reste sur mes gardes concernant ses dires. Surtout que la suite de ses propos sont bien plus perplexe pour moi. Il était pour n'importe quelle quidam parfaitement clair que le sous-entendu de Cronos évoque que je suis l'homme disposant des véritables pouvoirs de Taonias. Et que tôt où tard, je libérerais la Contrée Mystique d'une source de mal où je ne sais quoi encore. Ma perplexité est nourrie par le fait qu'à aucun moment de ma vie et qui est toujours d'actualité. Je ne me prétends pas un instant comme étant un individu promis à un grand avenir. Je suis tout à fait disposés à croire qu'en tant qu'éveillés au Cosmos et combattant au ordre d'Athéna, je suis une sorte d'élu parmi les mortels. Mais bon dieu, c'est de moi que l'on parle, je n'ai jamais sût, même avec mes pouvoirs, agis pour le commun de tous. Je n'ai fait que lutter pour ma propre survie.

Alors, considérer que mon existence est vouée à une forme de grand avenir tiens du surnaturel pour moi. Néanmoins, le père des Olympiens évoque dans un dernier propos un aspect que je partage assez bien. Mes épreuves du passé ont nourri ma soif de liberté de mes actions. Le libre choix de ces actes. Je sais pertinemment que je ne serais pas celui qui fera basculer une guerre sainte du coté du sanctuaire sacré mais, mes actes. En-dehors des conflits, même lorsque les anciennes générations décéder et les nouvelles, pas encore préparer. Peuvent aider n'importe quel citoyen du monde. Où tout du moins, ceux et celles qui croiseront ma route et seront dans le besoin. Finalement, peut-être qu'un jour, je ne sentirais plus le besoin d'accomplir un grand acte pour être reconnu ou aimer à ma juste valeur. Que ce soit en tant que chevalier ou simple humain. Mes actes au jour le jour en période de non guerre sainte pourrait non seulement aider les honnêtes gens mais, surtout ma propre vision de moi-même et mon rôle sur Terre. Au gré des dernières années, je m'étais spécialisé en quelque sorte dans le fait de veiller au maintien des sceaux enfermant différentes divinités ou toutes sortes de créatures néfastes pour le commun des mortels.

Cette rencontre avec Cronos qui éveilla chez moi, des limbes de mon lointain passé ! Pourrait aiguiller mon rôle véritable sur Terre mais, ce sera encore une fois. Seulement mes actes et mon libre arbitre qui contribuera à ce rôle que je pense, tout trouver pour moi. Assis non loin de moi, Cronos fixe l'horizon, très certainement pensif sur bien des aspects. Laissant un long moment ou aucun de nous prirent la parole. Toutefois, l'idée de clore ce long apartés eût raison de moi. Je m'avance finalement pour permettre à ma voix d'être mieux portés et entendu envers le roi des Titans.


" Je suis curieux et avide de savoir concernant mon destin lié à la contrée mystique et aux Taonias. Mon coeur est encore lié d'une certaine manière à ce lieu paisible et à certaines personnes qui ont encore une place dans mon esprit. Alors, si vos propos s'avèrent exacts, peu importe ce que le destin puisse m'offrir. Je serai tout simplement heureux de retrouver ce paysage et le dirigeant de la contrée. Mais, je ne dois pas oublier qui je suis et m'écarter du chemin dans laquelle je m'aventure. Ma conviction sur mon rôle de chevalier d'Athéna est étayé par mon passé. J'ai l'intime conviction que ma tâche est de contribuer à aider au mieux chaque mortel dans le besoin que je rencontrerais dans ma route. En parallèle, je ne vous cache pas que je souhaite veiller à ce que les sceaux d'Athéna puissent remplir leurs rôles. Ce qui en déduction, est valable pour Typhon ! Néanmoins, pour l'unique cas de ce dernier, je peux éventuellement laisser le bénéfice du doute. Et ainsi, le laisser délibérément sortir de sa prison. Mais, concernant ses fervents adeptes qui ont maintes fois chercher un hôte idéal pour lui, je ne peux être aussi conciliant. Ma décision est tout autre les concernant. "

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MessageSujet: Re: [FB] Rencontre inattendue.   Ven 27 Sep 2013 - 11:56



Si tel est ton désir, alors accomplis ton destin. Tu n’as guère besoin de moi pour conforter tes propres idéaux.



Je regardais Alistair dans les yeux. Il avait deviné aisément que je supposais fortement que l’Élu des Taonias était sa personne. Il en avait fait sa propre déduction, je n’avais fait qu’inciter les choses et donner mon avis. C’est tout ce qui m’était autorisé à ce stade de mon existence. Peut être que, plus tard, je lui en dirais plus. Par égard à cet homme que j’ai connu jadis, pour ce peuple que j’ai connu autrefois, il me serait possible de guider le Chevalier de l’Autel vers sa destinée. Mais, pour l’heure, tel n’était pas mon intention. Il prenait son devoir de chevalier d’Athéna tellement à cœur que ce n’était certainement pas à moi de lui offrir une autre voie. C’était à lui de trouver son propre chemin. Qu’il veille sur les sceaux ou qu’il tue les mécréants qui cherchent à réveiller Typhon par le sang ou la violence m’importait guère. Toutefois, il m’accordait le bénéfice du doute sur celui que je considérai déjà, à cette époque, comme étant membre de ma famille.



Agis comme bon te semble. Si tu estimes qu’un acte est malfaisant, tu peux le combattre. Si tu penses qu’un acte est bénéfique, tu peux le récompenser. Mais tu devrais prendre conscience de l’importance du bien et du mal. La Blanc se côtoie au Noir selon le cœur de l’humain ou du divin. En d’autres termes, ce qui est mauvais pour toi est juste pour l’autre. Inversement, ce qui est juste pour toi est injuste pour l’autre.



Je me détournais et m’asseyais près d’un arbre en contemplant le paysage qui se dresse devant moi. Je me mis à réfléchir un long moment, symbolisé par des yeux clos. J’étais en présence d’un Chevalier d’Athéna qui traverserait les âges. Pourtant, il me paraissait si jeune. Il voulait protéger Athéna mais me semblait manquer d’une certaine forme de sagesse. Je levais les yeux un court instant sur lui avant de reposer mon regard sur le sol herbeux. J’avais déjà enseigné mon savoir à un autre humain, il y a fort longtemps. Peut être le referais-je un jour ? Qui sait. C’est alors que je pris ma décision. Cet humain avait de grandes prédispositions. Et si, effectivement, il était l’humain auquel je pensais, je pouvais le laisser choisir son propre chemin ou je pouvais, au contraire, le guider. Après tout…



Alistair de l’Autel. Tu es une jeune pousse qui deviendra un bien grand arbre. Tu as perdu ton maître à cause de la Guerre qu’a provoqué Typhon. En tant que Roi des Titans et frère de Typhon, il est de ma responsabilité de te proposer une contrepartie aux horreurs que tu as vécu. Aussi te proposes-je de te guider pour un temps. Je t’enseignerai ce que je sais. Je t’apprendrais à maîtriser ton cosmos. Je perfectionnerai ton art du combat si tel est ton désir. Néanmoins, tu peux aussi refuser mon offre et suivre ton propre destin.



Je me levais silencieusement, le laissant réfléchir à ma proposition. Je me dirigeais vers lui et le toisais longuement du regard.




Ma proposition n’est valable qu’une seule et unique fois. En aucun cas, je ne t’influencerai car tu es maître de ton destin. Que tu acceptes ou refuses n’a aucune importance pour moi. Toi seul décide de ce qui est bon pour toi.




Je le dévisageais un long moment puis entrepris de me séparer de lui pour aller me diriger vers un autre lieu de cet endroit ô combien magnifique. J’arrivais à la fin de la plaine où je pouvais voir une falaise. Le bruit de la mer sur la roche avait une sonorité réconfortante. Je m’asseyais au bord de la falaise et laissait le vent caresser mon visage. Je pourrais rester ici pendant toute une éternité. J’attendais sagement la venue d’Alistair et son choix. Libre à lui d’accepter ma proposition ou pas. C’était une offre que je lui avais proposé.

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MessageSujet: Re: [FB] Rencontre inattendue.   Sam 28 Sep 2013 - 17:54

J'ai vécu ma vie comme j'ai pu, sans en connaître le but, cheminant comme un papillon de nuit attirée par la lumière de la Lune. Il m'aura finalement fallu vivre de très longue année pour me rendre compte de l'amour et la confiance que me vouait bon nombre de camarades. Et c'est à partir de ce postulat que je me suis affirmé ces dernières années dans mes propres actions. Ceci eût pour effet de me voir attribuer la confiance du grand pope qui va bien au-delà de ce que peut se voir attribuer un chevalier d'argent lambda. Alors, lorsque Cronos évoque le souhait de m'inculquer un enseignement, tel qu'il soit. D'une certaine façon, je trahirai la foi placée sur mes épaules par Athéna et mes frères d'armes tombés au combat. Je ne peux éprouver envers le roi des titans une entière et absolue certitude dans son offre et ses paroles. Et même dans sa narration sur la contrée mystique. J'y éprouve de très sérieux doute mais, je ne peux pas aisément réfuter sa vision sur ce lieu légendaire. Vérité ou mensonge, tôt ou tard, je trouverais de ma propre initiative les réponses à ce que je recherche. Comme je suis libre de suivre mon chemin. Il n'y a personne pour m'imposer quoi que ce soit. Il y a plusieurs directions. À moi de trouver le mien et de ne suivre personne.

Réfutant donc l'idée d'une quelconque forme d'enseignement de Cronos, je le laisse marcher vers le bord de la falaise. Ce petit laps de temps avant de le rejoindre me rappelle sa vision sur Typhon et les actes de ces fervents adeptes. Il est désormais certain que je ne dois pas me laisser détourner de ma voie par le père des Olympiens. Une mission m'a été confiée par le pope et si ma conviction profonde me pousse à renforcer le sceau d'Athéna. Même pas le roi des titans ne peut me désorienter de mon choix. Surtout que la prochaine génération de chevaliers peine encore à croitre quantitativement ! Il est donc hors de question de me laisser guider dans mes choix sans tenir compte des tenants et aboutissants. Reprenant la maitrise totale de mes esprits, il n'est plus question de douter de mes capacités, de mes convictions et choix. Mon urne sacrée sur mon dos, celle-ci vient en réaction à l'élévation de mon Cosmos, me revêtir totalement. D'un premier pas vers Cronos, j'accélère brièvement mes pas avec la ferme attention de mener à bien la raison de ma présence en Sicile. Tandis que j'approche inexorablement du roi des titans, je fournis préalablement ma réponse à sa proposition.

" Je réfute l'idée d'une quelconque forme d'enseignement de votre part. Il revient à chacun d'entre nous de suivre son propre chemin. De forger son propre destin et je conçois qu'il est bon pour tout à chacun de recevoir un enseignement. Quel qu'il soit. Mais, j'ai trouvé ma voie et je suis conforté par les idéaux et la confiance placer sur mes épaules par les anciennes générations. Athéna elle-même m'a jugé apte à guider la prochaine génération à venir. Mon enseignement, mes connaissances et aptitudes de combat sont le fruit de nombreuses années et elles ont étaient reconnus par mes pairs au sanctuaire. Mais, même lorsque je dois errer seul, lorsqu'une ancienne génération s'éteint et qu'une autre ne voit pas encore le jour. Le don que m'a accordé Athéna me permet à chaque instant de me rappeler l'homme que je suis. Il me pousse à me préserver dans les actions et choix que j'entreprends. "

Les sentiments qui surgissent présentement sont soudainement l'exact opposées de ce que je percevais de moi, quelques heures plus tôt. Des sentiments nourris par une longue période où il m'incombait de ma seule initiative de préserver ce que les anciennes générations avaient durement acquis. Je doutais finalement de mes décisions, mes choix et uniquement cela. Car, devoir agir seul, sans l'approbation ou un avis contraire de ses camarades est une tâche extrêmement ardue. Jugé le pour du contre et ceux, en toutes circonstances, comme c'est le cas actuellement. Dans les propos de Cronos, je dois percevoir toutes les nuances possibles, que cherche-t-il finalement ? Retrouver un membre de sa famille mais, à quel prix ? J'ai moi aussi dût souffrir de mille maux par le passé. Alors, je ne dois pas laisser délibérément surgir de sa prison, le dieu des géants. En contrepartie, il aurait été purement et simplement égoïste de devoir accepter un enseignement de Cronos. Ce serait renié les efforts passés, y compris les miens. Et si le roi des titans persiste à libérer Typhon, il devra répondre directement de sa responsabilité envers le sanctuaire d'Athéna tout entier. Ce sera donc à son tour, de jauger le bien et le mal de ses actions.

" Quant à la mission qui m'a été confié. Je vais être franc. Ce sera à mon tour de vous faire une proposition valable une seule et unique fois. Je vais tâcher de conduire à sa fin la raison de ma présence ici-même, en Sicile. Peu importe que vous cherchiez à libérer Typhon pour lui destituer les maux qui le hâtent. Nous sommes tous responsables et les divins plus particulièrement des actes perpétrer durant notre parcours. Les anciennes générations ont jugé apte à l'enfermer pour amoindrir les effets néfastes de cette divinité sur le monde. Je ne peux encourir le risque de vouloir le libérer ! Ce serait trahir mon idéal et je me couvrirais de honte envers mes anciens frères d'armes. Davantage si je devais en contrepartie, recevoir de vous un enseignement, tel qu'il soit. Alors, la fuite et l'abdication à libérer Typhon sont vos seules alternatives. L'actuelle génération de saints n'est pas totalement formée. Nous ne pouvons-nous engager sur plusieurs fronts si Typhon et une autre divinité venaient à nous attaquer. Mais, vous auriez à répondre de vos actes envers nous. Surtout si le dieu des géants engrangeaient moult carnages. "

Qu'a donc à répondre Cronos ? Est-ce la fin de notre entrevue ou le roi des titans à d'autres atouts dans sa manche ? Cela n'est pas improbable ...
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MessageSujet: Re: [FB] Rencontre inattendue.   Lun 7 Oct 2013 - 14:09

Maître de son Choix. Seigneur de sa vie. Souverain de son Destin. Je pouvais saisir toutes le implications de cette maxime. L’homme, qui a dédié sa vie à Athéna, n’ avait pas accepté ma proposition. Je pouvais le comprendre: recevoir une instruction de la part de celui qui protégera son demi frère de la vengeance des siens était compréhensible. Pour ma part, j’avais déjà fait mon choix. Typhon faisait partie de ma famille. Je lui offrirais une nouvelle vision de ce monde, il marchera sur mes traces avec un cœur nouveau. Quant à ses hommes qui tentent de le libérer par la haine et la violence, il ne m’appartenait aucunement de juger leurs actes. En d’autres temps, il y avait eu des humains pour chercher à me libérer par des actes malfaisants et interdits. En tout état de cause, c’est le cœur qui parle. Je suis convaincu que la fragilité émotionnelle de l’être humain lui confère des droits qu’il s’abroge pour ce qu’il considère juste. L’Homme Juge l’Homme. Le Dieu Observe. Aujourd’hui même, j’essaie de respecter cette règle de vie. À l’époque où je rencontrais Alistair pour la première fois, c’était une certaine forme de décision que je tentais de respecter avec une certaine difficulté. J’avançais lentement, difficilement sur cette voie que je m’étais tracé. Mais j’avais quelques certitudes. Alistair prétendait avoir trouvé sa voie par la grâce de son passé et de la confiance de sa Déesse.



Si tel est ton choix, alors qu’il en soit ainsi. Si tu désires poursuivre ton chemin par tes propres moyens, c’est une décision qui me paraît tout à fait honorable et respectable. Que les nombreuses rencontres que tu croiseras puissent t’apporter toute la plénitude nécessaire à ton âme de vaillants hommes…



Quand il me rejoignit, je continuais de regarder l’horizon et de laisser le vent serein apaiser mon visage. Cette brise si douce parvenait toujours à calmer mon esprit. Je lui avais répondu avec une voix douce. Je ne l’avais pas regardé. Je me contentais de regarder droit devant moi, observant un point imaginaire pour les autres, le symbole de mon destin pour moi.


Et que les nombreuses batailles que tu connaîtras puissent t’apporter la force de protéger ce qui est si cher à ton cœur…  



Je tournais la tête vers lui et lui offrais un visage totalement impassible. Rien ne se lisait ni ne se ressentait. Lui aussi me proposait une suggestion qui ressemblait à une certaine forme d’ultimatum. Encore une fois, je l’écoutais attentivement, posant mes yeux sur les siens. Il voulait continuer à tout prix sa mission, mentionnant que la responsabilité divine était plus importante que celle des humains. Il n’avait pas tort. Au regard de la condamnation des anciennes générations, il ne pouvait laisser Typhon être libéré. Je comprenais son point de vue. Alors, il m’imposa de quitter ce lieu et m »obligea à oublier ma volonté de libérer mon frère. Actuellement,la nouvelle génération des chevaliers d’Athéna n’était pas encore définitivement prête  et il estimait qu’elle ne pourrait faire face à un assaut de Typhon si celui-ci décidait de se venger. Si je ne m’accordais pas à son désir, il m’avoua que je pourrais en répondre devant le Sanctuaire dans l’avenir.


Des Guerriers appartenant à de nombreux Olympiens se sont acharnés sur mon peuple qui souhaitait mon réveil. Beaucoup de temples et de vies ont été détruites car il était intolérable que des humains cherchent à ressusciter leurs divinités bienveillantes. On estime beaucoup de choses sans savoir. On est persuadé de détenir l’ultime vérité alors que la réalité est un labyrinthe sinueux, illusion d’une éternité sans fin. Personne ne détient une assurance, les garanties n’existent pas. Nous sommes dans l’ère de l’Incertitude qui engendre une certaine forme de méfiance, entraînant ainsi la disparition plus ou moins programmé due une certaine forme d’intelligence positive.



J’intensifiais mon énergie cosmique. Elle était ancienne, synonyme d’une force du passé qui n’appartient plus à cette histoire. Non agressive, on pouvait y lire une certaine forme de tristesse teinté d’un mince espoir où se côtoya le Devoir du Roi. Je fermais les yeux et entrais en contact secrètement avec le cosmos endormi de Typhon. Je pouvais ressentir sa colère, l’hymne à la vengeance chantait dans son cœur, le vacarme d’une sombre promesse éclatant comme de nombreux coups de tonnerre. Il était de mon devoir de mettre un terme à tout cela. Et cela allait débutait à l’époque où je rencontrais, pour la première fois, le Chevalier de l’Autel.


Aujourd’hui, cela me touche particulièrement car il porte atteinte à un membre de ma famille qui m’est précieux. Aussi, ne puis-je définitivement accéder à ta requête. Combien même la furie d’Athéna et des tiens me poursuivraient toute ma vie, je resterais éternellement droit avec mes convictions dans le but d’avoir la conscience tranquille avec moi-même.







J’éteignais mon énergie divine et entrepris de me diriger vers la Source de la Furie de Typhon. À un moment, je m’arrêtais et tournais la tête vers l’humain. Mon regard était déterminé: j’avais pris une autre décision et entrepris de le lui faire savoir avec calme et sagesse.


C’est moi qui mettrait fin à cette évènement tragique. La colère appelle la violence. Elle entraîne la destruction qui amène à la tristesse, les regrets et les remords. Considère cela comme une leçon si tel est ton désir mais je vais te prouver que l’on peut résoudre une situation critique sans recourir à l’animosité, la promesse d’une extinction devenant alors le serment d’un avenir radieux sinon paisible.



Encore une fois, je repris le chemin silencieusement sans rien lui dire davantage il lui appartenait de me suivre ou pas. Alistair de l’Autel était libre de me croire ou non. Il pouvait me suivre pour observer de ses propres yeux ce que je m’apprêtais à faire. Le guerrier d’Athéna pouvait aussi refuser ma proposition et quitter le chemin comme bon lui semblait. En tout état de cause, j’avais répondu à sa menace par une promesse que je comptais bien tenir. Pour la simple et bonne raison que j’étais persuadé de parvenir à mes fins. C’était un choix de ma part aux multiples ramifications qu’Alistair pouvait chercher à comprendre ou pas selon sa propre volonté. De toute façon, qu’il vienne ou pas, il était assuré que l’on saurait bien vite que le Roi des Titans avait cessé une rébellion destructrice par la paix des mots et l’assurance de sa présence. En ce qui me concernait, Athéna jugerait mon acte de la manière dont elle le souhaitait Je ne me préoccupais pas des conséquences, j’agissais selon ma propre volonté pour le bien de ma famille. Alors, je marchais paisiblement en direction de la Source. Je me considérais comme seul, la présence d’Alistair ne dépendant que de son bon vouloir.  Oui ! Il m’appartenait de mettre un terme à tout ceci et de préparer le terrain pour le retour de Typhon lorsque celui-ci le désirerait. Que mon demi frère ne s’inquiète pas car je veille sur lui. Et je compte bien apporter mon soutien à ses gens. J’avais déjà commencé à protéger mon peuple en leur inculquant le savoir de la sagesse et la recherche de la paix. Il existait encore quelques traces de colère dans leur cœur. Comme c’était le cas pour  les Adorateurs de Typhon. Mais, eux aussi découvriraient bientôt  qu’il n’y a plus de place pour la haine mais bel et bien un chemin ouvert vers la paix et la tranquillité.
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