Pour tous les passionnés du RP. Venez sur Saint Seiya Anthologie RPG pour jouer dans la bonne humeur et une bonne ambiance. Incarnez un chevalier et enflammez votre cosmos !!
 

Demande de Partenariat: Ici

Partagez | .
 

 [FB Aarhyel - Poséidon] Naissance d'un amour infini

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Poséidon 2

avatar
Messages : 1677


Caractéristiques
Vie Vie:
400/400  (400/400)
Cosmos Cosmos:
544/544  (544/544)
Armure Armure:
700/700  (700/700)

MessageSujet: [FB Aarhyel - Poséidon] Naissance d'un amour infini   Sam 6 Juil 2013 - 20:48

Grèce - Îles de Naxos - Il y a plus de deux mille cinq cents ans.

L'air du pays était chaud, comme toujours. Les vagues affluaient et refluaient patiemment comme à leur habitude. Le ciel était dégagé. Une odeur forte d'olive parfumait l'air : la récolte des fruits typiquement grecs était pour bientôt.

Au large de la côte, une traînée d'écume fendait les flots. Debout sur son char tiré par quatre chevaux palmés, le dieu des mers et océans, Ebranleur de la terre, le bâtisseur des murs les plus imprenables qui soient, le maître des eaux, déclencheur du Déluge, Poséidon, parcourait l'étendue méditerranéenne en toute liberté, en direction du sixième continent.

L'Atlantide n'était pas encore au faîte de sa puissance, mais sa prospérité était sans équivalent dans le monde, et le dieu au trident surveillait avec bienveillance et possessivité l'arrivée de technologies encore jamais utilisées. Quiconque s'approchait trop de la terre gouvernée en son absence par son fils Atlas encourait la peine capitale, sans sommation, à moins qu'il ne s'agisse de marchands ou d'Atlantes.

C'est donc avec un immense sourire aux lèvres, une fierté encore plus grande dans le cœur et un pouvoir plus élevé encore que Poséidon rentrait en sa demeure, la mythique cité d'Atlantis, capitale de l'Atlantide, lorsqu'il entendit le son de chants sacrés venir d'une île proche. A en croire les mots psalmodiés, une fête en l'honneur des dieux se tenaient là, tenue par des divinités elles-mêmes. Stoppant ses chevaux, le dieu des mers et océans cacha son attelage dans un fourré de roseaux drus. Il s'aventura en avant, silencieux parmi les vagues, jusqu'à voir de ses propres yeux la scène.

Des déesses dansaient, jouaient de lyres ou de flûtes et chantaient gracieusement. Parmi elles, une semblait étinceler plus que les autres aux yeux de Poséidon. Elle était incroyablement belle, gracieuse, jouait de son corps avec facilité, légèreté et souplesse. Ses jambes nues le firent frissonner. Les linges qui l'entouraient laissaient suggérer tout ce qu'il y avait de plus fins sans rien en dévoiler. Il y eut, comme une vague de chaleur qui s'empara du dieu, totalement différente de celles qui le traversaient d'habitude à la vue d'une mortelle plus belle que les autres.

Il ne savait pas encore qui était cette splendide créature, mais il se promit de ne pas tarder à l'apprendre...
Revenir en haut Aller en bas
Aarhyel

avatar
Rôle : S'assurer que les pensées salaces de chacun ne se perdent jamais
Messages : 95


Caractéristiques
Vie Vie:
175/175  (175/175)
Cosmos Cosmos:
175/175  (175/175)
Armure Armure:
580/580  (580/580)

MessageSujet: Re: [FB Aarhyel - Poséidon] Naissance d'un amour infini   Sam 6 Juil 2013 - 23:25

Bercée par les roulements de la mer, une créature des eaux s’accrochait aux discontinuités d’un immense roché afin de ne pas être entrainée par vagues. Ses interminables cheveux flottaient autour d’elle, dissimulant sa nudité. Son visage était illuminé d’un sourire tandis que son regard brillait d’admiration et d’amour devant les reptiles aquatiques qui jouaient à quelques mètres devant elle.

« Amphitrite! Oh, Amphitrite! » Appela une voix cristalline depuis la rive. « Mais que fais-tu? Nous t’attendons pour la fête! » L’avisa sa sœur dans de larges mouvements de bras afin d’attirer son attention.

Lui faisant signe, Amphitrite prit néanmoins le temps de plonger pour aller saluer ses amis marins. Ses doigts purent rouler sur les écailles et ses joues furent chatouillées en signe d’au revoir. Emballée à l’idée de la fête, elle s’empressa de regagner la surface et s’approcher du rivage. Elle pouvait déjà voir les déesses entamer les mélodies tant appréciées et rapidement les voix de ses sœurs s’élevèrent au grand plaisir de tous. Sa sœur la plus âgée l’avait rejointe afin de l’aider à passer la tenue qu’elle avait délaissée sur le sable avant d’entrer à l’eau.

Dès qu’elle fut habillée, Amphitrite envoya sa main attraper celle de sa sœur et l’entraîna un peu plus profondément dans les terres. Là où le sable se mêlait à la terre, c’étaient réuni déesses et créatures divines afin de célébrer l’étendue des pouvoirs de leurs pères, époux et enfants, si justes et bons. Se prélassant sous le soleil, certaines déités savouraient des fruits, tandis que les autres, plus festives, s’exaltaient au son des lyres en chantant. Amphitrite n’hésita pas un instant à entrainer sa sœur près du cercle des chanteuses.

Échangeant des sourires, l’amoureuse des eaux délia ses doigts en relâchant ceux de sa sœur. Puis, reprenant en chœur, elle se mit joyeusement à danser. D’abord lentement, créant une sorte de ronde autour des autres chanteuses, elle accéléra le pas en passant devant les musiciennes. Les convives la regardèrent se promener si gracieusement avant que leur consœur ne s’esclaffe en attrapant le bras de la premièrement venue afin de l’attirer à sa suite dans le sable. Perdue dans le plaisir du moment, Amphitrite ferma les yeux et poursuivit sa danse en se laissant emporter par la musique. Elle pouvait entendre les voix de ses sœurs ainsi que les musiciennes s’étant rapprochées, mais ce qu’elle préférait était le bruit des vagues venant s’échouer sur le sable. La brise marine soulevait ses cheveux et accentuait les mouvements de sa tunique.

Les célébrations allaient bon train, laissant l’euphorie envahir le cœur des plus jeunes danseuses, lorsque Amphitrite eut envie de retourner à l’eau. Elle cessa de danser en s’approchant de la rive et fut rapidement imitée par d’autres danseuses. S’en suivirent des jeux de chamailleries, chacune s’amusant à éclabousser les autres, poussant des cris de joie de temps à autre. Les chanteuses les observèrent jouer un moment, lorsqu’elles aperçurent une silhouette imposante. Les musiciennes durent la voir elles aussi, car le silence gagna subitement la fête.

Amphitrite cessa aussitôt de jouer et regarda les autres divinités demeurées au sec. Que se passait-il? Pourquoi avaient-elles cessé les célébrations? Alors qu’elle allait leur demander, Amphitrite sentit la poigne de l’une de ses sœurs sur son poignet et lorsqu’elle leva les yeux vers-elle, elle comprit que quelque chose n’allait pas?

Silencieuses, ses sœurs s’étaient rapprochées les unes des autres, comme lorsqu’elles étaient effrayées ou inquiétées. Alertée, Amphitrite ne résista pas lorsque ses sœurs l’entrainèrent avec elle sur la plage. Ce ne fut qu’une fois au sec, entourée de ses sœurs aînées, qu’elle Le vit. Un dieu… Le dieu… Celui reconnu pour ses colères redoutables et ses démêlés fréquents avec les siens.

« Que fait-il ici? » Demanda l’une des Déesses ayant joué de la lyre tandis qu’elle et les autres convives s’éloignaient lentement du rivage. « Pourquoi n’est-il pas chez lui? » Demanda une autre, mais Amphitrite ne semblait pas écoutée. Elle n’avait même pas su détacher son regard du Dieu des mers et des océans. « Pourquoi il  ne reprend pas son chemin? » S’inquiéta l’une de ses sœurs. « Amph-… Amphitrite! Viens ici. » L’appela-t-elle en voyant que l’interpellée demeurait près de l’eau.




Dernière édition par Aarhyel le Lun 8 Juil 2013 - 9:23, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Poséidon 2

avatar
Messages : 1677


Caractéristiques
Vie Vie:
400/400  (400/400)
Cosmos Cosmos:
544/544  (544/544)
Armure Armure:
700/700  (700/700)

MessageSujet: Re: [FB Aarhyel - Poséidon] Naissance d'un amour infini   Dim 7 Juil 2013 - 21:43

Le dieu ne chercha plus à dissimuler sa présence. Depuis l'onde, il avançait lentement, suivi par une coulée d'eau qui formait comme la traîne d'une longue cape sur ses épaules. Son physique de l'époque, de larges épaules, des muscles saillants et parfaitement dessinés, des bleus cheveux bleus tirant sur le blanc et une barbe de la même couleur, ses yeux toujours aussi lapis-lazuli qu'à sa naissance et sa démarche féline inspiraient une impression inévitable de prestance et de majesté. On aurait pu croire qu'un lion entrait dans la savane et éloignait tous les autres prédateurs.
Derrière lui, les chevaux s'avancèrent légèrement, réclamant des caresses. Leurs palmes s'arrêtèrent sur le sable chaud et ils attendirent tandis que le maître des eaux avançait jusqu'au petit groupe.

Celle qui l'attirait n'avait pas détourné le regard, ni cherché à reculer. Le trident baissé en signe de sérénité, son cosmos émanant légèrement de lui comme un manteau naturel, sa toge au ras des chevilles et laissant son torse découvert en grande partie lui donnaient un air plutôt décontracté. D'une voix grave venu du fond de sa poitrine, il adopta un ton calme :


"Bonjour, déesses. De nobles voix m'ont attiré ici et je rencontre une troupe de charmantes créatures louant nos noms... J'ose espérer que ma venue n'interrompt pas cette petite fête, dont je l'espère je suis l'un des objets."

D'un regard, il balaya le paysage, les visages de chacune. Ses prunelles se retrouvèrent à nouveau dans celles d'Amphitrite. Il avait une furieuse envie de l'attraper par la hanche, lui ôter sa robe et la plier à ce désir supérieur qui inondait ses veines de chaleur. La seule chose qui le retenait était ce sentiment inhabituel qui l'avait envahi. Il resta à une distance respectable de deux mètres du petit groupe et attendit une réponse de leur part.
Revenir en haut Aller en bas
Aarhyel

avatar
Rôle : S'assurer que les pensées salaces de chacun ne se perdent jamais
Messages : 95


Caractéristiques
Vie Vie:
175/175  (175/175)
Cosmos Cosmos:
175/175  (175/175)
Armure Armure:
580/580  (580/580)

MessageSujet: Re: [FB Aarhyel - Poséidon] Naissance d'un amour infini   Lun 8 Juil 2013 - 12:57

Un souffle chaud détonnait de la brise marine venant caresser la terre ferme, une aura chaleureuse et puissante faisait lentement son chemin jusqu’aux déités s’étant rassemblées sur les plages de  Naxos. La plus gaie de toutes, également la plus près de la mer, était enveloppée par cet halo de puissance. Eh bien qu’elle semblait apprécier ce contact, Amphitrite se fit arrachée à cette chaleur par l’une de ses sœurs. De nature protectrice, les siennes ne se séparaient que très rarement, faisant toujours front commun face au danger. C’est pourquoi, devant son insouciance, ses sœurs n’avaient rien trouvé de mieux que de l’encerclée pour l’empêcher de faire une bêtise.

Ignorant les regards réprobateurs de sa famille, l’amoureuse de la mer ne cessa de dévisager leur nouveau visiteur.  Elle ne cessa de détailler sa stature imposante, entièrement à la merci de sa beauté. La jeune créature comprenait la réputation qui précédait ce dieu et ne put s’empêcher de penser à toutes ces femmes qu’il avait connues et laissées derrière lui.  Était-il donc incapable d’amour ? Aphrodite aurait-elle choisi de le négliger au point de le laisser errer comme tous ces hommes cupides ?

Perturbée, Amphitrite se laissa arrachée à sa contemplation par la main de l’une de ses sœurs venant jouer dans ses cheveux.  Elle pouvait sentir ses doigts jouer avec les perles ornant sa chevelure pour ensuite se perdre dans ses interminables cheveux clairs. Ses yeux lumineux s’étaient tournés vers la terre, là où les plus anciennes se tenaient.

La voix du dieu s’imposa finalement, exposant alors la raison de sa présence. De nombreux regards furent échangés parmi les déesses, les plus jeunes demandant silencieusement aux plus puissantes de réagir. Amphitrite et ses sœurs attendaient que les Déesses les plus anciennes prennent une décision. Partagée entre l’envie d’en apprendre plus sur ce dieu et celle de s’en tenir le plus éloignée de peur de subir ses humeurs, Amphitrite en était revenue à l’observer.  

Ses perles insondables avaient été capturées par celle de leur visiteur impromptu et ce qu’elle y lut, ou crut y lire, fit naître un frisson au creux de ses reins. Combien de fois avait-elle pu déceler ce regard chez les hommes qui croisaient leur route à ses sœurs et elle ?

« Mais bien entendu, Poséidon » Répondit finalement la voix de la plus ancienne déesse en quittant son lit de coussins, là où elle s’était prélassée depuis le début des festivités. «  Joins-toi à nous et viens profiter de ces chants qui te plaisent tant » L’invita-t-elle ensuite d’un geste cérémonieux.

Et comme si cette invitation avait effacée l’identité même de ce dieu, une nuée de nymphes s’approcha de lui. N’hésitant pas à le toucher avec toute la tendresse dont elles étaient capables, celles-ci  attirèrent le dieu vers l’aménagement de draps et de  traversins de toutes formes pour lui offrir des fruits.

Demeurée à l’écart, Amphitrite s’était amusée de l’enthousiasme disproportionné de ses amies, mais il lui tardait d’à nouveau entendre le chant des lyres. Elle voulait oublier ces tracas vis-à-vis leur nouvel invité et de nouveau être enivrée par les festivités.

« Polydora, Béoré ! » Appela-t-elle en détachant enfin son regard du maître des océans. «  Chantez, oh s’il vous plait, chantez ! Il me tarde de me remettre à danser ! » Leur demanda-t-elle gentiment avant de rejoindre les musiciennes et de se mettre à tournoyer autour d’elles afin de les encourager.

Aux premières notes, Amphitrite ne put s’empêcher de glousser de bonheur et sourit à ses sœurs qui venaient d’entamer un nouveau chant.  La fête recouvrit rapidement son rythme, bien que certaines déités demeuraient  sur leur garde, guettant les humeurs du nouveau venu…

Emportée par la musique, danse après danse, Amphitrite faisait de son mieux pour oublier le Dieu, mais c’était impossible. Au rythme de ses rondes, aussi inconsciemment cela puisse-t-il être, son regard s’attardait toujours sur le corps du maître de la mer. Et aussi fou que cela puisse être, Amphitrite croyait ressentir une pointe d’irritation aux tréfonds de son esprit à chaque fois qu’elle voyait ses sœurs battre des cils et sourire à leur invité.
Revenir en haut Aller en bas
Poséidon 2

avatar
Messages : 1677


Caractéristiques
Vie Vie:
400/400  (400/400)
Cosmos Cosmos:
544/544  (544/544)
Armure Armure:
700/700  (700/700)

MessageSujet: Re: [FB Aarhyel - Poséidon] Naissance d'un amour infini   Mar 9 Juil 2013 - 20:01

La petite fête battait son plein. Satisfait de l'accueil qu'on lui avait réservé, Poséidon s'était laissé mener jusqu'à des coussins et bercer de douces offrandes en nourritures et en boissons. Le chant mélodieux ravissaient ses oreilles mais pas autant que la déesse qui dansait sous ses yeux. La belle semblait se complaire à agiter les sens du maître des eaux tandis qu'il attachait son regard au sien d'un éclat mystérieux. Assis comme sur un trône, jambes écartées et bras accoudés sur des roches lisses, le dieu au trident avait la stature d'un dirigeant qui ne tolérait pas qu'on lui résiste, et dans ce jeu muet des sens il s'appliquait à la soumettre à lui...

L'événement dura quelques heures encore, pendant lesquelles les réjouissances furent plus animées les unes que les autres, et quand enfin la dernière coupe de vin fut vidée et le dernier raisin consommé, une sorte de léthargie ambiante envahit les lieux. Groupées par petits tas, les sœurs d'Amphitrite se reposaient, voire dormaient d'un sommeil bruyant, si bien que Poséidon décida de passer à l'acte.

Comme les autres, la déesse s'était jetée de toutes ses forces dans la musique, le chant et la danse, mais elle avait dû saisir l'envie de l'Ebranleur de terre car quand il la retrouva, elle avait encore un quelque chose indéfinissable de lucidité dans le regard et une pose maîtrisée. Elle ne s'abandonna pas à lui comme le ferait une simple femelle séduite. Non, elle resta sensuelle, légèrement provocatrice, complètement sûre d'elle. Un frisson rida la peau du maître du monde et il s'approcha à pas de félin.


"Déesse, je souhaite connaître ton nom. Quel est-il ? Tu sais le mien, mais tu ne m'as pas adressé la parole depuis que je suis arrivé et je brûle d'en connaître un peu plus sur toi..."

Tout en parlant, il avait glissé dans son dos et finit par y coller son puissant torse, son arme posée plus loin. Ses mains puissantes se posèrent sur les hanches à peine voilées de la déesse aquatique et en parcoururent les creux, lentement, avec chaleur. Tant qu'elle ne résistait pas, il accentuait un peu plus ses caresses.

"Tu possèdes un rien qui te différencie de tes sœurs. Sais-tu lequel ? Je ne parviens pas à trouver... Votre peau est faite d'un même blanc de nacre, telles des perles enfermées dans des coquillages. Vos jambes graciles se meuvent avec beaucoup d'harmonie. Vos bras tracent des serpents, des oiseaux et des arc-en-ciel à chaque ondulations comme de parfaits instruments réglés pour créer la vie. Votre... bouche, est teinte d'un rouge semblable à celui des premiers fruits d'été, ceux que l'on ne découvre qu'avec la chance et la mesure de la rareté, ceux qui paraissent les plus précieux..."

Se penchant par-dessus son épaule, Poséidon embrassa le cou de la déesse, puis sa joue et enfin ses lèvres louvoyèrent jusqu'à celles de sa proie. Il n'avait pas une poigne trop ferme ni un ton trop suave, de peur de l'effrayer, mais ses gestes étaient suffisamment appuyés pour qu'elle comprenne ce qu'il attendait d'elle, et bien sûr, qu'elle n'y résiste pas.
Revenir en haut Aller en bas
Aarhyel

avatar
Rôle : S'assurer que les pensées salaces de chacun ne se perdent jamais
Messages : 95


Caractéristiques
Vie Vie:
175/175  (175/175)
Cosmos Cosmos:
175/175  (175/175)
Armure Armure:
580/580  (580/580)

MessageSujet: Re: [FB Aarhyel - Poséidon] Naissance d'un amour infini   Mar 9 Juil 2013 - 21:40

Les danses s’étaient enchaînées, laissant à la jeune créature la chance de fuir le moment qu’elle redoutait tant : Celui où elle ne pourrait garder ses distances avec leur invité. Ce dieu avait quelque chose… Quelque chose qui ébranlait profondément la danseuse. Ce qu’il dégageait l’envoutait, sa forte stature l’impressionnait au point de la rendre vulnérable. Si la musique venait à l’abandonnée, elle serait entièrement à sa merci. Douce et joviale, Amphitrite savait plus que quiconque l’ampleur de la naïveté qui l’habitait. Combien de fois ses sœurs avaient-elles dû l’empêcher d’aller au-devant de jeunes hommes aventureux les ayant découvertes? Mais comment résister à la tentation? Depuis son arrivée, ils se lançaient des regards très loin d’être innocents et un véritable duel semblait s’être engagé entre eux afin de savoir qui cèderait le premier.

Le cœur battant, en parfaite connaissance de cause, Amphitrite essayait d’oublier ce qu’elle savait de Lui, trop occupée à attiser l’intérêt qu’il semblait avoir pour elle. Un sentiment étrange la gagnait tandis qu’elle laissait son corps s’exprimer, emplie de fierté en voyant que leur invité n’avait d’yeux que pour elle malgré toutes les attentions des autres convives.   Comme si les rumeurs et la réputation de cette divinité volage et aux humeurs effroyables n’existaient plus, la danseuse jouait avec lui. Imprudente enfant, voilà ce qui se lisait dans le regard des autres danseuses qui l’observaient user de son corps pour répondre au regard de Poséidon.

« Pourquoi ne vas-tu pas le voir? »
Lui murmura une voix près de son oreille, lui arrachant un discret rougissement. La déité dévisagea sa partenaire de danse avant de baisser les yeux, n’osant pas lui répondre. Son regard lumineux contempla le sol avant de retourner plonger dans les perles de leur invité.

« Regarde-le, il en a tout autant envie que toi. » Ria l’océanide en joignant ses mains aux siennes pour l’empêcher de fuir.

« Mais je le regarde… Si tu savais comme je le regarde… » Répondit Amphitrite, tout bas, ignorant les gloussements de son amie.

« Alors qu’est-ce qui te retient? Je ne te connaissais pas aussi timide! » Se moqua gentiment l’autre danseuse en forçant la déité à la regarder. « Pourquoi ne vas-tu pas le voir? » Lui redemanda-t-elle.

« Je ne sais pas… Sans doute ai-je peur de lui plus qu’il ne me fascine? » Supposa-t-elle en soupirant alors que les musiciennes ralentirent subitement le rythme.

Les festivités annonçaient leur fin, bon nombre de convives s’étaient endormies ou somnolaient paresseusement, luttant contre le sommeil pour poursuivre leurs conversations. Les rares danseuses encore debout se dirigeaient lentement vers l’aire de repos, mais Amphitrite n’en avait pas envie. Loin d’être épuisée, elle choisit plutôt de se rapprocher de la mer, espérant que la brise salée accepte de revenir lui caresser le visage. Elle essayait de se raisonner, de se convaincre qu’elle se montrait imprudente en succombant au regard de ce dieu, mais son esprit lui remettait inlassablement sous le nez la réaction qu’elle avait eue en voyant ses sœurs batifoler autour de Lui…

Un bruit attira son attention, mais la déité n’eut aucunement besoin de se retourner. Elle savait qu’Il approchait. Son regard embrasa sa peau et elle le reconnut formellement. Le jeu avait repris. Elle lisait sans difficulté, sans même avoir à les voir, les signaux traversant le regard du Dieu et laissait sans effort son corps lui répondre. Elle n’arrivait pas à s’en empêcher, c’était plus fort qu’elle.

« Je me nomme Amphitrite. » Lui répondit-elle seulement, juste avant que sa présence ne s’impose.

Une masse ferme avait conquis son corps, son dos reposait contre une délicieuse stature tandis qu’une chaleur divine se propageait sur ses hanches. C’est alors que la douce voix du Dieu des mers et océans se fit de nouveau entendre et au fil de son discourt, une impression d’étouffement s’emparait de son âme. Les mots affluaient dans ses oreilles tandis que son corps était parcouru par un cosmos étranger. Elle qui n’avait connu que la liberté, cette sensation oppressante commençait à l’affoler. Mais que devait-elle faire? Pouvait-elle repousser les avances du Dieu des mers après avoir sciemment joué avec lui? Pouvait-elle prendre le risque de déclencher ses humeurs redoutables?  

La peur s’infiltra silencieusement dans son esprit désordonné. Non. Elle ne pouvait pas céder aux désirs de Poséidon, aussi redoutables pouvait-être sa réputation. Elle se refusait tout bonnement de n’être qu’une créature de plus. Elle ne pouvait pas être ajoutée à son tableau de chasse, comme toutes ces humaines avant elle. Oh non… Il était hors de question de laisser ce dieu se servir d’elle pour assouvir ses plus primitives envies.  

Captive de la puissance de son courtisant, Amphitrite ferma les yeux, cherchant à amasser son courage afin de l’affronter. Les lèvres du dieu s’étaient posées sur elle et offraient à sa peau de délicieuses sensations. Mais aussi sublimes pouvaient-elles être, la déité aquatique  s’y refusait et plus longtemps elle s’attardait entre les mains de Poséidon, plus la colère qu’elle affronterait serait grande.   Soudain, tout devint blanc. Une caresse indescriptible s’était posée sur ses lèvres et la surprise lui avait ouvrir les yeux si promptement qu’elle en avait été aveuglée. C’était si merveilleux… Trop merveilleux… Il fallait fuir, maintenant.

Décidée, Amphitrite repoussa fermement le maître des océans et prit la fuite. Sans un regard derrière, elle fondit dans la mer, là où son corps lui permettrait de lui échapper suffisamment longtemps pour trouver refuge. Plus elle mettait de la distance entre elle et les plages de Naxos, plus l’urgence de trouver l’asile se faisait sentir… Comme si la mer elle-même l’avait entendue, son sauveur lui apparut.

Atlas…

Auprès de lui, elle échapperait aux effroyables colères que l’on connaissait au dieu qu’elle avait fui. Oui, auprès de lui elle serait en sécurité.
Revenir en haut Aller en bas
Poséidon 2

avatar
Messages : 1677


Caractéristiques
Vie Vie:
400/400  (400/400)
Cosmos Cosmos:
544/544  (544/544)
Armure Armure:
700/700  (700/700)

MessageSujet: Re: [FB Aarhyel - Poséidon] Naissance d'un amour infini   Mer 10 Juil 2013 - 10:00

Le dieu des mers et océans se surprit à sourire. Un peu de résistance excitait ses envies. Il lui laissa une longueur d'avance puis s'élança à sa poursuite. Les chevaux non loin de la rive accoururent, traînant le char marin derrière eux. Sous la surface, il en rejoignit la plateforme et prit les rênes. Les quatre élégantes montures se cabrèrent et nagèrent avec zèle, trop heureuses d'une nouvelle distraction avant de rentrer aux écuries Atlantes.

Poséidon dut recourir à plusieurs créatures pour lui indiquer le chemin qu'avait choisi Amphitrite. Son attelage était bien plus rapide, mais la déesse avait l'avantage d'être souple et de se faufiler entre les roches et les courants. Son aura était en telle harmonie avec les flots que le maître des eaux avait du mal à la suivre, du mal à y renoncer aussi. Il la voulait.

Au bout de plusieurs heures, le dieu au trident entrevit la destination de l'océanide. La demeure de celui qui maintenait le ciel au-dessus de la terre, séparés, le titan dont la punition éternelle permettait le développement de la vie entre les éléments qui ne formaient qu'une seule masse à l'aube des temps. Celui qui gardait le jardin des Hespérides, aux pommes d'or remplies de savoir et de vigueur. Le titan Atlas, que bien souvent on confondait avec le fils de Poséidon, portant le même nom.

Là-bas, son influence était bien minime, aussi devait-il à tout prix rattraper la déesse avant qu'elle n'arrive. Il sortit le fouet attaché à l'intérieur de son char et grisa les chevaux. Cette fois, ils sentirent où leur maître voulait les mener, ils sentirent l'habituelle poigne d'acier qui les tenait et les conduirait au bout du monde. Ils redoublèrent d'entrain pour satisfaire Poséidon et son ardeur.

Malheureusement, l'Ebranleur de terre arriva trop tard. A l'entrée du territoire ombragé par l'imposante stature du titan Atlas, Amphitrite marchait déjà sur le sable, épuisée. Des monstres marins couvraient sa retraite et pour rien au monde il ne frapperait ses fils et ses filles à des fins de désir...
Il approcha son char de la rive autant que possible sans toutefois dépasser les créatures.


"Amphitrite ! J'ai été empressé j'en conviens ! Mais je suis disposé à vous attendre ! Mes paroles n'étaient pas que flatteries, je les pensais vraiment, je vous en fais le serment ! Revenez à moi et discutons calmement..."
Revenir en haut Aller en bas
Aarhyel

avatar
Rôle : S'assurer que les pensées salaces de chacun ne se perdent jamais
Messages : 95


Caractéristiques
Vie Vie:
175/175  (175/175)
Cosmos Cosmos:
175/175  (175/175)
Armure Armure:
580/580  (580/580)

MessageSujet: Re: [FB Aarhyel - Poséidon] Naissance d'un amour infini   Mer 10 Juil 2013 - 13:36

En pleine fuite,  la déité ne perçu pas immédiatement l’ombre qui venait d’apparaître au-dessus d’elle. Se tenant dans les profondeurs, Amphitrite misait sur la sécurité que lui offrait les bas-fonds parsemés de rocailles millénaires. Elle ne nota l’absence de lumière que lorsqu’elle ralentie, épuisée, afin de reprendre des forces.  Quand son regard remarqua l’immense tache se dessinant sous elle, la divinité releva promptement la tête, de peur d’avoir été rattrapée, mais ce fut un soulagement infini qui l’envahi lorsqu’elle reconnu la créature.

Le cœur battant, elle admira la gigantesque masse écailleuse s’approcher. Lorsque les immense yeux de la créature rencontrèrent les siens, Amphitrite se cru perdue, s’imaginant déjà à la merci du Dieu qu’elle devait avoir mis dans une colère noire. Son ami des profondeurs venait de lui faire savoir que Poséidon était à sa poursuite…

Apeurée, l’amoureuse de la mer attrapa l’une des innombrables épines dorsales de son compagnon et se laissa entrainer. Elle n’avait pas eu besoin de lui dire ce qui se passait, car elle avait toujours eu cette connexion avec  les différents monstres peuplant les mers et les océans. Ils avaient un accès privilégié à ses pensées, tout comme elle arrivait aisément à connaitre les leurs.  Amphitrite avait donc une confiance infinie et sans faille envers son nouveau sauveur, il la conduirait en sécurité….

Se faufilant là où l’imposant char de son poursuivant ne saurait les suivre, la divinité et son compagnon s’approchaient de leur destination. Bien accrochée, Amphitrite fixait les eaux et la surface derrière eux, guettant le moindre remous suspect. Bientôt, un autre mystère des profondeurs de la mer fit son apparition. Puis un autre…  Pourquoi se montraient-ils ? Il était si rare qu’ils ne se côtoient… S’ils étaient là, c’est qu’ils craignaient quelque chose d’effroyable….

Lorsque les plus grands destructeurs de navires de l’histoire furent à leur hauteur, leur protégée comprit qu’ils étaient venus l’aider à fuir le maître des océans. Qu’ils allaient se dresser contre lui pour lui permettre de trouver asile auprès de leur ami Titan. Le territoire de ce dernier était d’ailleurs maintenant visible, ils y étaient presque!  L’aide de ces créatures était précieuse, mais Amphitrite commençait à craindre les représailles qui les attendraient lorsque Poséidon aurait vent de leurs intentions…

Arrivée près du rivage, la protégée des créatures s’empressa de les devancer dès qu’elle put avoir pied.  À bout de force, Amphitrite avançait vers la rive, mais dès que les vagues ne lui arrivèrent plus qu’aux hanches, elle se retourna vers ses amis.

« Partez ! S’il vous plait, ne restez pas ici… S’il apprend que v-… Je ne veux pas qu’il s’en prenne à vous... » Leur demanda leur protégée, mais la crainte décelée dans sa voix fut plus forte que ses mots.

Il arrive

Alertée, la déesse s’empressa de regagner la plage où elle serait à l’abri.  Elle se laissa tombée sur le sable sec, là où elle serait inaccessible pour les vagues. Son corps était engourdi et ses mouvements ralentis par la fatigue et le poids de sa tunique imbibée d’eau.  Fermant les yeux, Amphitrite pria pour que ses compagnons aient le temps de prendre la fuite avant que la colère de son poursuivant de s’abatte sur eux… Mais seul le bruit de l’attelage du maître des mers se fit entendre.

La voix de ce dernier s’imposa alors, faisant immédiatement se redresser la déité.  Tremblante de peur,  tourmentée par toute les horreurs que l’on avait pu lui dire au sujet de son interlocuteur, Amphitrite se fit violence pour ne pas le regarder.

« Oh, s’il vous plait, Laissez-moi tranquille ! Je ne veux pas vous parler… Allez-vous en, je vous en prie ! » Le rejeta-t-elle, espérant qu’il n’ose pas venir la rejoindre, craignant le pire. « Laissez-moi ! » Lui redemanda-t-elle en implorant ses amis d’en faire autant du regard.

Ne tenant plus, la déité se releva et s’éloigna davantage de la mer, fuyant plus profondément encore dans les terres. Personne ne pourrait la protéger si elle demeurait près de l’eau et seul son ami Titan saurait la garder en sécurité assez longtemps pour qu’elle se fasse oublier. Elle retournerait près de la mer et chercherait bientôt les caresses des vagues, c’était inévitable. Mais pour l’instant, la peur que lui inspirait le dieu était bien plus puissante que son amour de l’océan. Elle ne pouvait que prier pour que lorsque viendrait le moment ou son corps renouerait avec la mer, Poséidon ne soit pas dans les parages…

Revenir en haut Aller en bas
Poséidon 2

avatar
Messages : 1677


Caractéristiques
Vie Vie:
400/400  (400/400)
Cosmos Cosmos:
544/544  (544/544)
Armure Armure:
700/700  (700/700)

MessageSujet: Re: [FB Aarhyel - Poséidon] Naissance d'un amour infini   Mer 10 Juil 2013 - 22:41

Il demeura là où il se trouvait. Poséidon aurait facilement pu faire avancer ses chevaux, braver les créatures qui le vénéraient autant qu'elles protégeaient Amphitrite, pénétrer sur le domaine d'Atlas et la prendre de force, mais il n'en fit rien. Le char demeura sur la surface de l'eau, à une dizaine de mètres de la plage, entouré par plusieurs monstres marins qui priaient par les sonars ou leurs cris sous-marins de laisser la déesse en paix.

Ce jour-là mon regard se perdit au loin pour la première fois... J'avais l'Atlantide... J'avais les eaux du monde entier... J'avais le respect et la crainte de mes adorateurs... J'avais tout pour être fier et digne des dieux olympiens... Mon cœur cependant était perdu au milieu des vagues, des terres dans lesquelles tu avais fui et dans la brise douce qui liait les deux. Mon être s'est soudainement glacé et j'ai su que si j'abandonnais, je m'égarerais moi-même.



Des heures durant, le dieu des mers et océans resta au même endroit, scrutant la plaine, les arbres et les collines derrière lesquels Amphitrite s'était soustraite à son regard. Il ne bougea qu'à la nuit tombée, afin de faire faire demi-tour à ses bêtes vers le fond des abysses.


Le lendemain, lorsque la déesse revint près du rivage, la présence de Poséidon s'était atténuée - jamais elle ne pourrait disparaître complètement de l'océan - mais à sa place une méduse de petite taille avait franchi les rangs de ses confrères mollusques et tournait lentement en rond. Lorsqu'elle vit Amphitrite approcher de la surface, elle se dirigea de sa démarche lente vers elle.


"Déesse Amphitrite, je dois vous remettre un message. Le seigneur Poséidon m'envoie vous porter ses excuses. Il demande à ce que vous le rejoigniez en Atlantide pour se faire pardonner son manque de prévenance."


(Hrp : Si tu veux qu'on s'épargne 40 messagers différents, je te laisse citer les autres qui auraient pu venir te voir avant Delphinos et tes réactions face à eux.)
Revenir en haut Aller en bas
Aarhyel

avatar
Rôle : S'assurer que les pensées salaces de chacun ne se perdent jamais
Messages : 95


Caractéristiques
Vie Vie:
175/175  (175/175)
Cosmos Cosmos:
175/175  (175/175)
Armure Armure:
580/580  (580/580)

MessageSujet: Re: [FB Aarhyel - Poséidon] Naissance d'un amour infini   Jeu 11 Juil 2013 - 12:02

Amphitrite les entendait, elles étaient si près et à la fois trop loin. Les implorations de ses amis lui parvenaient, se frayant un chemin sur les terres d’Atlas pour venir résonner dans la forêt où elle avait trouvé refuge. Le temps passait et ses protecteurs demeuraient vaillamment en place… Ce ne fut que lorsque le soleil fut couché que la déité senti un poids immense être retiré de ses épaules. Le maître des mers avait rebroussé chemin, permettant ainsi aux créatures qu’elle aimait tant de retourner à leur quiétude intemporelle au fond des eaux.

La jeune déesse mit une éternité à trouver le sommeil cette nuit-là, peu habituée à la solitude… Loin de ses sœurs et loin de la mer,  elle avait l’impression qu’elle était le malheur personnifié. Évidement, épuisée par ses nombreuses danses et sa fuite, Amphitrite succomba à la fatigue, mais elle ne trouva qu’un sommeil agité et sans repos. Tant et si bien que lorsque les premières lueurs de jour vinrent la réveiller, la déité se donnait autant de contenance qu’une coquille vide.  

D’un pas lent, amphitrite partie errer dans les terres du Titan, regardant les paysages défiler sans réellement les voir. Combien de fois ses sœurs et elle étaient venues près de ces terres pour s’amuser avec le Titan ? Et maintenant elle était coincé ici seule…

Comme il était écrit dans le ciel, les pas de la déesse l’avaient conduite sur la plage. Elle qui ne quittait jamais la mer plus de quelques heures et qui encore ne s’éloignait jamais assez pour ne plus entendre les vagues… Elle ne pouvait plus résister.

S’approchant suffisamment pour que ses pieds soient éclaboussés par les vagues venues mourir sur le sable, la déesse s’assit en ramenant ses genoux contre elle. Son regard embrassa aussitôt le houlement continu de l’horizon et son cœur fut apaisé.  Ses amis étaient rentrés et son poursuivant n’était pas revenu… Après de longues minutes, la déité aquatique se releva et pris la direction des rocailles prolongeant la plage. Pieds nus, elle grimpa agilement sur l’amoncellement de rochers afin d’atteindre les plus près de l’eau. À l’extrémité de la pointe, elle s’allongea sur les pierres humides et admira la vie marine qui évoluait à l’ombre de ce mur naturel.

La pointe de ses interminables cheveux glissèrent jusqu’à la surface d’eau salée et y flottèrent mollement tandis qu’elle profitait de la vue, sourire aux lèvres. Puis, un mouvement gracile attira son attention. Fronçant les sourcils, la déité surveilla l’approche de la petite créature avec beaucoup de curiosité.  Mais lorsque la méduse s’adressa à elle….

« Rentre chez-toi, petite méduse…  Je n’ai pas l’intention de quitter cette terre. » Soupira-t-elle en rivant son regard sur un mollusque solidement accroché.

Son mutisme était à toute épreuve, le premier messager du maître des océans se heurta à un mur d’entêtement et du faire demi-tour. Il en fut de même pour les nombreux poissons qui vinrent à sa rencontre ce jour-là. De toutes tailles et de toutes les couleurs inimaginables, Amphitrite eut droit à un véritable défilé de merveilles, mais pas une seule fois elle ne donna suite à leurs discours.

Ce ne fut que lorsque le soleil amorça sa descente, tandis que la déesse caressait de petites étoiles de mer, qu’un messager un peu plus déterminé s’aventura jusqu’à elle.  Des frottements sur la roche attira l’attention de la déité qui, en se redressant, aperçu un petit soldat. Arborant fièrement son armure rouge, le crabe jouait de ses pinces afin de capter son intérêt. Amusée, Amphitrite se redressa et  pris le petit soldat lorsqu’il fut à sa portée.

« Mademoiselle ! » Dit-il lorsqu’elle le posa sur ses genoux. « Venez avec moi, je vous en prie. Notre maître  vo-» Commença-t-il a plaidé avant de se faire interrompre.

«  Dis-moi, vaillant petit soldat, as-tu déjà connu une situation où le danger planait au-dessus de toi et où tu as eu si peur que tu croyais ne jamais pouvoir t’en sortir ? » Demanda la déesse en laissant ses doigts courir sur la carapace du messager.

« Euh…Oui. Oui, mademoiselle. »

«Qu’as-tu fais ? As-tu bravé ta peur ? » Demanda-t-elle ensuite en lançant un regard vers le large.

«  Hum…Non, mademoiselle » Avoua honteusement le petit soldat.

« Eh bien, moi non plus. »
Soupira la déesse en souriant au petit crabe. «  Je croyais l’avoir fait en me refusant à ton maître et en prenant la fuite. Je me suis dit que je devais prendre le risque de provoquer sa colère en refusant de succomber, mais maintenant… »

« Et maintenant ? » Demanda le crustacé, pendu aux lèvres de l’amoureuse de la mer.

« Et maintenant, je me cache. Je suis coincée sur les terres d’Atlas pour éviter les foudres de ton maître. Je suis obligée de me cacher et de me tenir loin de l’océan. » Répondit tristement la déité.

« Mais non ! Mais non, mademoiselle ! Vous n’êtes pas obligée de rester ici ! »
S’exclama le petit soldat en agitant ses pinces. «  Venez avec moi, allons voir mon maître ! Discutez avec lui ! » L’encouragea le messager.

« Je ne peux pas.. » S’entêta la déité en reposant le crabe  sur les rochers.  « Allez, rentre chez-toi, petit soldat. » Lui dit-elle avant de se lever pour rejoindre la plage.

De nouveau sur le sable, la déesse longea la mer, laissant ses pieds être chatouillés par les vagues. L’astre du jour commençait à disparaitre. Toute une journée avait passé sans qu’elle ne rejoigne pleinement la mer, c’était une journée de perdue… Soudain, une nouvelle créature marine attira l’attention d’Amphitrite. Près de la rive, là où l’eau si claire permettait de voir le fond s’incliner jusqu’à être avalé par les abysses, une tortue de mer jouait toute seule. Et s’en fut fini de la déesse.  

Oubliant les risques,  l’amoureuse de la mer s’avança et se laissa avaler par l’étendue salée. En un rien de temps, elle se trouvait aux côtés de la tortue. Cette dernière vint d’ailleurs la saluer en tournoyant autour d’elle. Retrouvant sa bonne humeur, la déesse attrapa délicatement les membres avant de l’animal.

« Créature pleine de sagesse… » Soupira-t-elle. « Que fais-tu seule près de cette plage ? » S’enquit-la divinité en caressant le dessus de ses nageoires.

Sans prévenir, la créature se défit de sa délicate emprise et se mis à nager vers le large. Sans réfléchir, Amphitrite se lança à sa poursuite. «  Hey ! Attends ! Reste avec moi ! »  L’appela-t-elle, oubliant le discourt qu’elle avait tenue toute la journée.

La tortue était trop rapide et distançait aisément la déité aquatique… Une vague plus forte que les autres repoussa Amphitrite vers les terres d’Atlas.  Et lorsqu’elle réapparue à la surface, la déesse l’aperçu.  Cet aileron unique de même que ces chants que l’on entend de  loin, impossible de se tromper. Devinant ce qui allait avoir lieu, elle s’empressa de regagner l’amoncellement de rochers qu’elle avait occupée toute la journée. Se hissant hors de l’eau, Amphitrite s’empressa de scruter l’horizon.

Un dauphin. L’une des plus merveilleuses créatures habitant les splendeurs marines venait de bondir, comme si elle voulait atteindre le ciel. Jamais on ne se lasserait de ce spectacle…  Patiente, la déesse le regarda danser encore un peu et suivit son approche. Son esprit se jouait déjà les mêmes discours qu’on lui avait tenus aujourd’hui.

« Laisses-moi deviner… C’est Poséidon qui t’envoie ? » S’avança la déité lorsque le dauphin apparu devant-elle.

Revenir en haut Aller en bas
Poséidon 2

avatar
Messages : 1677


Caractéristiques
Vie Vie:
400/400  (400/400)
Cosmos Cosmos:
544/544  (544/544)
Armure Armure:
700/700  (700/700)

MessageSujet: Re: [FB Aarhyel - Poséidon] Naissance d'un amour infini   Jeu 11 Juil 2013 - 20:55

Le dauphin ondula un moment avant de rejoindre la déesse. Il réfléchissait. Jouer les intermédiaires n'était guère dans ses habitudes, mais il avait vu son dieu si bouleversé par la présence d'Amphitrite, par sa fuite, qu'il s'était résolu à l'aider.

D'une nage tranquille, alors que les rayons mourant du soleil lui donnaient le doré qu'aiment tant les Hommes, il fit plusieurs bonds à la surface, chanta de sa voix marine et guillerette, dansa même à celle qu'il savait apprécier cet art.

Finalement, il approcha. Ce qu'il vit, ce fut une femme aux traits tirés, une déesse lasse et restreinte, une reine veuve de a liberté. Il attendit qu'elle vienne à sa hauteur, tout près des côtes, pour venir le caresser afin de répondre :


"Poséidon ne m'envoie pas. Je viens de mon plein gré car j'entends les océans gémir de te voir si loin. Tu nous comprends déesse, mais tu ne sais pas deviner l'âme de l'eau. L'âme qui emplit ce que tu aimes tant, c'est celle de notre seigneur. Il est le remous, la douceur de l'onde, la colère des tempêtes, le sel des vagues sont ses larmes... Et en ce moment, il te regrette. J'ignore pourquoi tu diffères des autres, mais tu as effleuré son cœur. Cependant, déesse, je ne te mènerai pas à lui si tu ne le veux pas. Je suis venu te redonner le sourire. Nage un peu avec moi dans cette mer que tu chéris tant. Je te promets que je resterai autour de l'île et qu'avec moi personne ne te touchera. Peut-être entendras-tu la voix de l'océan, si tu écoutes de tout ton cœur."

Le dauphin s'éloigna un peu puis revint, plusieurs fois jusqu'à ce qu'elle le suive. Il lui fit faire le tour de l'île, ils dansèrent, ils chantèrent. Sans qu'elle ne s'en rende compte, elle oublia petit à petit sa détresse et il ne lui en toucha pas un mot. Plusieurs jours durant, il n'attisa que la quiétude de son âme de sa gentillesse et de sa patience. Poète, le dauphin déclamait parfois quelques vers qu'il avait ouï ici et là. Il ramenait également un peu de poisson pour qu'elle puisse manger avec lui et ne pas retourner seule sur l'île. Au bout d'un moment qu'on ne comptait plus, le cétacé demanda à Amphitrite de le regarder dans les yeux. Il dit :

"J'ai oublié de te dire, déesse, mon nom est Delphinos. Je dois t'avouer quelque chose... La voix de l'océan et la tienne s'accordent si bien... Je ne suis qu'un dauphin, mais je trouve que vous formeriez un couple magnifique pour régner sur nous tous. Je vais te dire une chose : si tu veux définitivement repousser Poséidon, dis-moi tes mots. J'irai les lui porter et je le convaincrai de te laisser tranquille. Cependant, pense à ce qu'il est. Il t'aime, il est dieu puissant. Avec ses protégés, il est doux comme un têtard et contre ses ennemis, féroce comme un grand requin. Il sait construire et détruire. Il dirige le cycle de l'eau comme jamais aucun titan avant lui - paix à l'âme de ton père Océan - et a une place en Olympe. Avant de le rejeter, apprends à le connaître. Tu dois savoir beaucoup de choses à son sujet, mais combien sont de ton fait ?"

Laissant le silence s'installer, le dauphin frotta son museau à la joue de la déesse et attendit sa réponse. Rien dans son attitude ne montrait d'empressement ou de mensonge. Il était l'innocence et la liberté qu'Amphitrite chérissait tant...
Revenir en haut Aller en bas
Aarhyel

avatar
Rôle : S'assurer que les pensées salaces de chacun ne se perdent jamais
Messages : 95


Caractéristiques
Vie Vie:
175/175  (175/175)
Cosmos Cosmos:
175/175  (175/175)
Armure Armure:
580/580  (580/580)

MessageSujet: Re: [FB Aarhyel - Poséidon] Naissance d'un amour infini   Jeu 11 Juil 2013 - 22:45

La déité écouta les paroles du dauphin, surprise de ce qu’il lui dévoilait. Elle ne savait que penser, que croire. Elle avait vu de si nombreux messagers aujourd’hui et était lasse de toujours renvoyer ses visiteurs de là où il venait. Elle était si seule sur ces terres, ou du moins se sentait ainsi. Pouvait-elle croire cette merveilleuse créature? N’avait-elle ne serait-ce que le courage de refuser sa compagnie? Certains de ses mots sonnaient si juste…  Hésitante, elle regarda le dauphin s’éloigner, l’invitant à le rejoindre de cette adorable façon que seuls les siens connaissaient. Jetant un regard aux terres qui lui assuraient protection, ne voyant que le calme et la solitude que lui promettait la ravie, la déesse se décida. Amphitrite prit à peine le temps de se lever avant de plonger.

L’eau lui faisait tellement de bien, la mer ayant toujours été son seul et véritable amour. Prenant soin d’aller voir de plus près les étoiles qu’elle n’avait vues que depuis la surface, elle les caressa avant de laisser le recul des vagues l’éloigner des rochers. Sans se presser, la déesse nagea jusqu’au dauphin, se glissant sous lui en lui caressant l’abdomen. Si elle n’avait pas dû le croire, Amphitrite ne saurait même pas regretter, le contact de l’eau salé et les chants du dauphin lui caressant les oreilles l’en empêchaient.
Répondant à son offre et acceptant de lui faire confiance, la déité attrapa délicatement l’aileron de son nouvel ami et le laissa l’entrainer. La vitesse et la tendresse des courants glissant sur leurs peaux réussirent à insuffler de nouveau cette joie d’enfant dans le cœur de la déesse. Grâce au dauphin, Amphitrite pu redécouvrir la vie aquatique entourant les terres d’Atlas, celle qui avait su conquérir son cœur la première fois qu’elle y était venue.

La compagnie de la créature se montrait tellement agréable et la façon dont il parlait de l’océan et de son maître commençait à faire son chemin dans son esprit. Le temps passait sans vraiment se faire remarquer, Amphitrite en venait à oublier la captivité qu’elle s’était elle-même imposée. Elle se serait crue en compagnie de ses sœurs, sa vie était de nouveau uniquement faite de baignades interminables, de chants et de danse. C’était comme si elle n’avait jamais été sur les plages de Naxos. Plus les jours s’écoulaient et plus la déité aquatique comprenait ce qu’avait voulu lui dire son nouvel ami au sujet de la mer. Quand ils prenaient le temps de se reposer tous les deux pour manger, Amphitrite n’arrivait pas à dévier son regard du large.

Le dauphin avait raison… Elle avait toujours eu ce lien spécial avec la mer, elle avait toujours ressenti cet amour inconditionnel envers les créatures l’habitant, mais elle n’avait jamais connecté avec l’océan lui-même. Elle ne s’y était jamais réellement attardée, pourtant, elle avait toujours connu les échos de la mer. Les murmures des vagues lui apportaient constamment les pensées ainsi que  les états d’âme des créatures qu’elle chérissait tant… Et de ce fait, elle avait toujours entendu les échos de l’océan. Quand la mer était triste, ces grands amis l’étaient aussi. Il en a toujours valu de même pour la colère et la joie…  

Bercée par la voix de son ami, lui récitant encore et encore ces vers qu’elle aimait tant, Amphitrite laissa son esprit divaguer. Admirant le roulement des vagues, elle en vint à se demander… Et si le dauphin disait vrai? Si… Et si Poséidon était réellement l’âme même de l’océan? Et s’il était vraiment  le remous, la douceur de l'onde, la colère des tempêtes et…Et si le sel des vagues venait effectivement de ses larmes? Ce dieu à l’horrible réputation pouvait-il vraiment être l’essence même de tout ce qu’elle avait toujours aimé? Non, c’était impossible. S’il était vraiment tout cela… Elle n’aurait pas… C’était absurde!

Oui, elle avait ressenti cette étrange et persistante fascination pour le maître des océans… Oui, son corps avait appris à le reconnaître et lui répondre sans même jamais l’avoir touché… Eh oui elle avait décelé une certaine douceur avant que son être ne se laisse envahir par la peur lorsque Poséidon l’avait enveloppé de toute sa stature, mais… Mais c’était impossible. Ce qu’elle avait toujours aimé ne pouvait pas faire partie de ce dieu volage aux humeurs instables… N’est-ce pas?

Levant les yeux au ciel, la déesse se désespéra elle-même en répondant à ses propres doutes…

La mer qu’elle aimait tant, ne la chérissait-elle pas justement pour son aspect indomptable et imprévisible? Ne l’adorait-elle pas justement parce qu’elle ne répondait aux désirs de rien ni personne tout en étant douce et clémente avec les créatures vivant en son sein?  Ne l’avait-elle jamais autant aimé que maintenant? Même du temps de son père?

Le rire doux-amer qui lui échappa alors dû intriguer son compagnon, mais les déductions auxquelles parvenait lentement la déesse faisaient flancher ses nerfs. Combien de jours avait-elle passés avec ce dauphin? Depuis combien de jours avait-elle retrouvé le sourire? Amphitrite n’arrivait même plus à évaluer le temps, à établir une durée, elle était redevenue elle-même : à l’abri du temps, enjouée et complètement ivre de la mer. Et soudain, comme si le dauphin l’avait compris aussi, celui-ci lui demanda de le regarder.

Il se présenta d’abord, puis, de sa si belle voix dont il l’avait gratifiée depuis leur rencontre, il lui ouvrit le fond de sa pensée avec la plus belle des sincérités. Lui offrant de mettre un terme à ce jeu du chat et de la souris, le dauphin s’empressa ensuite de faire valoir le maître dont il était le fidèle messager. Il parlait avec un tel dévouement, qu’il parvint presque à atténuer le trouble qui s’était emparé d’elle lorsqu’il avait mentionné l’amour. L’Amour… Amphitrite doutait encore que le dieu qu’elle avait rencontré sur les plages de Naxos soit capable d’une telle chose, mais Delphinos avait raison. Ô, il avait tellement raison!

Toutes les craintes qu’elle avait, toutes ces choses auxquelles elle croyait concernant le maître des océans et pourtant, elle ne lui avait à peine adressé plus de quelques mots. Elle qui était connue pour être si libre et si curieuse, la voilà qui s’emprisonnait sur une île et qui craignait sans même connaître…

« Tu as raison Delphinos… » Soupira la déesse. « Je ne connais de ton maître que par ce que les autres ont bien voulu me dire et ce n’est pas juste. » Reconnut-elle en jouant nerveusement avec ses doigts. Amphitrite n’en croyait pas ses pensées, elle se voyait déjà regretter ses paroles. « J’accepte. Conduis-moi à lui, mais jure de me protéger. Nous savons tous les deux qu’il est connu pour ses humeurs aussi changeantes que cette mer que j’aime tant. » Lui demanda la déité en s’approchant de lui.

Si elle acceptait de descendre jusqu’au royaume de celui qu’elle avait fui, aussi naïve soit-elle, elle avait besoin de croire qu’on la protégerait des dangers qui s’annonçaient. Elle n’était plus avec ses nombreuses sœurs qui avaient toujours été là pour entraver ses plans d’aventures périlleuses… Elle n’avait plus que le dauphin qui avait su raviver sa joie de vivre pour la protéger ainsi que les gigantesques créatures errant dans les abysses, mais personne ne pouvait promettre que cela serait suffisant.

La déesse se laissa alors entraîner dans les profondeurs qu’elle ne connaissait pas encore, accordant une confiance aveugle à son compagnon des derniers jours, ne sachant pas à quoi s’attendre de la part du maître des océans.
Revenir en haut Aller en bas
Poséidon 2

avatar
Messages : 1677


Caractéristiques
Vie Vie:
400/400  (400/400)
Cosmos Cosmos:
544/544  (544/544)
Armure Armure:
700/700  (700/700)

MessageSujet: Re: [FB Aarhyel - Poséidon] Naissance d'un amour infini   Ven 12 Juil 2013 - 23:38

Delphinos poussa quelques sifflements pour signifier son accord et il attendit calmement qu'Amphitrite ait pris place sur son aileron dorsal pour la guider. Il alla d'abord à une allure très lente, afin de lui laisser la possibilité de se rétracter si elle le souhaitait. S'éloignant peu à peu de l'île d'Atlas le titan, il se dirigea vers celle d'Atlas le fils de Poséidon, l'Atlantide, le lieu même où le déclencheur du Déluge avait établi l'une de ses résidences secondaires, la principale étant bien sûr l'Olympe, le carrefour des rencontres entre tous les dirigeants actuels du monde.

Il fallut plusieurs heures pour rallier le sixième continent, période pendant laquelle le dauphin avait rejoint sa troupe, puis de nouveau dévié de leur trajectoire. Pendant un moment, une vingtaine de cétacés d'une gentillesse aussi grande que leur intelligence avait offert à Amphitrite une spectacle marin que probablement jamais aucun humain ne saurait réaliser - mais on ne savait à cette époque que plus tard les dauphins seraient dressés dans des zoos spécialisés.

Lorsque finalement ils arrivèrent à destination, à travers une mer calme et claire, Poséidon se tenait assis sur le bord d'une falaise, non loin du port. Son regard se perdait dans le vide et les Atlantes chuchotaient à son propos qu'il avait été frappé par la foudre de son propre frère, ce qui lui avait embrouillé l'esprit mais ne durerait guère longtemps.
Le dauphin siffla plusieurs fois en bondissant hors de l'eau, mais le dieu semblait trop absorbé dans un ailleurs qu'il était seul à voir. Avec l'accord de la déesse, il nagea au pied de la falaise en ovales pour attirer son attention.
Appuyé sur son trident qui s'élevait fièrement vers le ciel, Poséidon regardait la surface lisse de l'océan. Le dernier de ses messagers n'avait pas réussi lui non plus sa mission. Il décida, ce jour encore, de repartir vers le palais. D'un pas traînant il songea qu'il irait prendre un bain dans son temple, manger quelques offrandes de viande fraîche, puis chercher un sommeil agité au milieu de pensées confuses. Quel était donc ce mal qui l'avait atteint ? Depuis qu'il avait vu cette déesse son estomac le brûlait, les jambes tremblaient parfois, sa tête lui tournait, mais seulement à l'idée qu'elle s'était réfugiée hors de l'océan par sa faute. D'ordinaire cela ne lui faisait ni chaud ni froid. D'ordinaire...


"Déesse, le temple se Poséidon se trouve face à l'océan comme tu t'en doutes. Je ne peux m'y rendre, tu le sais bien, alors il va falloir prendre ton courage à deux nageoires. Je vais envoyer un message par le biais d'un Atlante que je connais et qui sait me comprendre. Je lui dirais d'annoncer ta venue. Tu devras alors te rendre auprès de lui et lui indiquer clairement ce que tu penses de lui, ce que tu veux qu'il fasse pour obtenir ton pardon et ce qu'il attend de toi pour avoir ton propre pardon. Car en fuyant ainsi, tu l'as offensé. Reste sereine et sa colère ne s'abattra pas sur toi. Es-tu d'accord ? Tu peux faire demi-tour encore une fois, mais ce sera la dernière si tu décides d'entrer dans le palais. Que veux-tu faire, déesse Amphitrite ?"
Revenir en haut Aller en bas
Aarhyel

avatar
Rôle : S'assurer que les pensées salaces de chacun ne se perdent jamais
Messages : 95


Caractéristiques
Vie Vie:
175/175  (175/175)
Cosmos Cosmos:
175/175  (175/175)
Armure Armure:
580/580  (580/580)

MessageSujet: Re: [FB Aarhyel - Poséidon] Naissance d'un amour infini   Sam 13 Juil 2013 - 12:12

Le duo venait de plonger, prêt pour un voyage dont la destination évoquait des émotions différentes pour chacun d’eux. La déesse devinait très bien que son charmant compagnon éprouvait bien plus de plaisir qu’elle à l’idée de retrouver le sixième continent, tandis que de son côté elle devait s’armer de tout son courage pour ne pas faire marche arrière. La curiosité qui l’habitait semblait contrer ses inquiétudes du moment. La cité n’était pas encore visible, il lui restait donc encore du temps pour changer d’avis, pour renoncer à rencontrer le roi des océans. Son esprit gardait cette idée de sortie de secours, cette possibilité d’oublier cette idée folle et retourner auprès du Titan…

Bientôt, une toute autre vague de pensées traversa son esprit. Des chants enjoués annoncèrent la venue d’un cortège de créatures magnifiques. À l’instar de l’agréable compagnie que lui avait procurée Delphinos, une fratrie de ses semblables les avait rejoints et leur offrait un spectacle grandiose. Aussi admirables pouvaient avoir été les danses dont elle avait été témoin à la surface, rien n’était comparable à ce qui se déroulait sous ses yeux. Les confrères du plus éloquent messager de Poséidon effectuaient de véritables prouesses et réussirent à balayer l’angoisse qui avait essayé de s’emparer de la déité. Les quelques heures que leur prit leur traversée s’étaient succédées sans attirer l’attention. Bien que la déesse n’ait jamais réellement su évaluer le temps qui passait lorsqu’elle se trouvait dans la mer, la distraction que lui avaient offerte les dauphins aurait suffi à avoir raison d’elle.

Soudain, au loin devant eux, se dessina la silhouette de la plus grandiose des cités. Lorsqu’Amphitrite et son compagnon se retrouvèrent de nouveau seuls, la déité se laissa pleinement éblouir par le sixième continent. Bien que rapide, leur approche dura suffisamment longtemps pour que celle qui n’y était jamais venue tombe irrévocablement amoureuse de l’endroit. Elle qui avait parcouru toutes les mers et tous les océans, elle avait vu d’innombrables merveilles, mais jamais elle n’avait été aussi profondément séduite par un lieu. Envoutée, Amphitrite ne fut arrachée à sa transe que lorsque son guide s’arrêta. Elle se tourna alors vers lui, prête à entendre ce qu’il avait à lui dire.

L’allusion du dauphin au sujet des nageoires arracha un sourire à la déité… Évidemment qu’elle s’était doutée que tôt ou tard elle devrait faire face au dieu seule, son vaillant compagnon de voyage ne pouvant pas quitter la mer aussi aisément qu’elle. Elle écouta attentivement les indications du cétacé, ne sachant nullement à quoi s’attendre une fois qu’elle aurait quitté l’eau. Sa première instruction inquiéta la déesse, elle ne savait même pas ce qu’elle pensait du maître des océans. Saurait-elle s’exprimer avec suffisamment de clarté pour se faire comprendre?  La seconde étape pour sa part la laissa confuse. Le dieu des océans chercherait à obtenir son pardon? Un dieu de sa grandeur chercherait le pardon auprès d’elle? Que c’était absurde! Que serait-elle en droit de lui demander quand bien même cela serait vrai? Néanmoins, Amphitrite choisit de garder cette information en mémoire, se disant que d’une manière ou d’une autre, elle lui trouverait une utilité…

Et qu’en était-il de son pardon? Delphinos lui confirma sans qu’elle ait à lui demander, que seul le maître des océans serait en mesure de lui répondre. Elle avait bien compris qu’en le fuyant comme elle avait osé le faire, elle n’attiserait que sa colère et sa contrariété à son égard, mais la force de ses convictions et de ses craintes l’avait emportée… Comprenant sa situation délicate, la déesse rapporta son regard sur les hauts murs colorés de la cité. Était-elle vraiment prête à y pénétrer? Saurait-elle se contenir et faire suffisamment preuve de courage pour aller jusqu’au bout de sa décision?

« Que veux-tu faire, déesse Amphitrite? » Lui demanda alors son compagnon des derniers jours.

Le temps n’était plus aux doutes et aux remises en questions. Il lui fallait faire un choix et s’y tenir! Allait-elle retourner à sa captivité ou choisirait-elle de découvrir ce magnifique endroit en sachant qu’elle y confronterait le roi des océans? Prenant une profonde inspiration, la déité ancra son regard dans celui du messager l’ayant conduite jusqu’ici.

« Très bien, je vais le faire! » Se décida la déesse.

Delphinos la conduisit alors plus près de la cité, là où un escalier immaculé déchirait la surface de l’eau. Le remerciant d’un baiser sur le sommet de son crâne, Amphitrite laissa son nouvel ami derrière elle et s’aventura dans la splendeur de l’Atlantide. Jetant de brefs regards aux habitants qui l’observaient de loin, la déité malmenait les pans de sa toge imbibée d’eau salée. À chacun de ses pas, elle pouvait voir la porte du temple la dominer de plus en plus. La grandeur de l’endroit était à couper le souffle et malgré elle, la déité se sentit ralentir le pas. Était-elle réellement prête pour cela?

Je n’ai hélasse plus le choix…

Prête à braver le danger et s’armant de son courage, la déesse laissa son cosmos s’étendre autour d’elle. La douceur de son âme l’enveloppa lentement, créant un voile de réconfort dans cet endroit étranger. Sa présence ne pouvait plus être ignorée, même les atlantes, bien moins sensibles à sa puissance que les créatures qu’elle chérissait tant, pouvaient maintenant identifier la visite de leur dieu et souverain.

La voix de celui qu’elle avait fui se fit alors entendre…

Revenir en haut Aller en bas
Poséidon 2

avatar
Messages : 1677


Caractéristiques
Vie Vie:
400/400  (400/400)
Cosmos Cosmos:
544/544  (544/544)
Armure Armure:
700/700  (700/700)

MessageSujet: Re: [FB Aarhyel - Poséidon] Naissance d'un amour infini   Sam 13 Juil 2013 - 15:56

Le temps que la déesse ne prenne la décision finale d'entrer en Atlantis, Poséidon s'était immergé dans ses pensées et dans l'eau chaude de ses thermes privées. Le regard errant entre les fresques et le plafond de verre, il eut presque un sursaut en ressentant soudain l'aura de celle qu'il avait désirée tout au long de ses derniers jours, sans que son vœu s'amenuise.


Le cosmos d'Amphitrite se répandait en vagues régulières à l'entrée de son temple, était-ce simplement réel ? A son tour, le dieu des mers et océans intensifia son énergie et sortit de l'eau. Sans avoir besoin de remuer les lèvres, il projeta son cosmos vers les grandes portes et sa voix sembla s'élever d'elles :

"Entrez Amphitrite. Je vous attendais encore et je suis ravi de voir que vous avez accepté de me rencontrer de nouveau après ces longues journées."

Les deux immenses battants basculèrent sur leurs gonds, à une allure qui paraissait prendre des heures alors qu'en vérité quelques minutes suffirent malgré la taille de l'édifice. Une immense salle à colonnes dallée de marbre se découvrit devant elle, étincelante grâce à un jeu astucieux de miroirs et un entretien impeccable. Un tapis de velours rouges brodés de liserés d'or s'étendait dans l'allée centrale et une bonne vingtaine de prêtres officiant dans le temple vinrent accueillir précipitamment la visiteuse. De nouveau, la voix profonde de l'océan retentit :

"Mettez-vous à votre aise et demandez ce que vous voudrez. Mes fidèles se chargeront de vous satisfaire. Je viens dans un instant."

Qu'il était pratique de disposer d'une telle emprise sur un bâtiment et un cortège d'humains dévoués. Tout en parlant, le dieu se vêtait d'une toge blanche, immaculée, de sandales de cuir fin et d'une ceinture de cuir serti de lapis-lazuli. Comble de coquetterie et luxe que n'accordait Poséidon qu'à de rares privilégiés, il ceignit sa tête d'une couronne d'orichalque parée de pierres précieuses, le tout en forme de pics de trident. L'arme d'origine bien sûr ne quittait pas la main de l'Ebranleur de terre et il ne lui fallut le temps de parcourir les couloirs séparant ses quartiers d'habitations de la partie publique du temple pour arriver devant son trône.

Comme s'il avait été cette scène durant des mois entiers, il régla son pas sur une démarche assurée qui se laissait attendre sans toutefois traîner. L'écho de ses pas brisait le silence qui était tombé dans la salle. Bientôt il ouvrit deux portes situées derrière le trône et apparut aux yeux des mortels et de la déesse. D'un geste, il congédia les prêtres qui repartirent vers leurs tâches, tandis qu'il plantait une nouvelle fois ses prunelles d'un bleu infini dans celles d'Amphitrite. Son regard contenait la fièvre de l'espoir, la fermeté du puissant dieu et la douceur la tendresse du maître pour ses disciples, comme si la déesse avait déjà été initiée à son contact.

Il tourna légèrement la tête de côté et vit derrière la déesse, à une centaine de mètres de là tout au plus, le dauphin qui nageait de gauche à droite en observant. Ainsi c'était un dauphin qui avait réussi l'exploit. Il aurait dû se douter que la douceur et l'intelligence de l'animal seraient de bien meilleurs atouts qu'un autre procédé... La gratitude s'ajouta à son expression et il se promit intérieurement de féliciter le dauphin lorsque l'entretien serait mené à son terme. En attendant, il reconcentra son attention sur l'objet de sa convoitise.


"J'ai été rustre, je le reconnais. Pour être franc, je ne m'en embarrasse pas d'ordinaire mais comme je vous l'ai déjà dit par le passé, vous avez autre chose en vous... Je ne saurais dire quoi. Je veux le comprendre."

Tout à coup, le dieu ressentit de nouveau cette sorte de sensation délassante qui se coula dans ses veines. Une attirance profonde, respectueuse, aussi puissante que soudaine. Il s'approcha d'un pas félin et releva du bout des doigts le menton de la déesse qui avait baissé la tête à ses mots. Sa main trembla légèrement.

"Les femmes sont des êtres bien mystérieux, tantôt envoûtants, tantôt agaçants... Je ne sais trop comment vous faire comprendre le désir qui m'étreint sans que vous ne vous en offusquassiez. Parlez, dites-moi, comment puis-je capter votre attention ? Comment expier la précipitation dont j'ai fait preuve à votre égard ?"
Revenir en haut Aller en bas
Aarhyel

avatar
Rôle : S'assurer que les pensées salaces de chacun ne se perdent jamais
Messages : 95


Caractéristiques
Vie Vie:
175/175  (175/175)
Cosmos Cosmos:
175/175  (175/175)
Armure Armure:
580/580  (580/580)

MessageSujet: Re: [FB Aarhyel - Poséidon] Naissance d'un amour infini   Dim 14 Juil 2013 - 14:05

Si jamais il n’y avait eu ne serait-ce qu’une étincelle de possibilité de fuite, celle-ci s’était probablement éteinte à l’instant où son nom avait résonné entre les hauts murs du temple. Poséidon avait reconnu sa présence et l’avait invité à entrer dans son temple, elle ne pouvait plus reculer. Elle ne put qu’admirer la lente progression des portes du sanctuaire, se sentant conviée par le temple lui-même à le visiter. Jetant un regard derrière elle, la déesse chercha du soutien auprès de son guide. Serrant les poings pour se donner du courage, la déité se remémora les dires du dauphin et veilla à se calmer avant de pénétrer dans l’enceinte du temple.

La beauté de l’édifice fit sourire la déesse qui progressa à son rythme sur l’interminable tapis rouge. Ses pieds nus glissaient sur le velours tandis qu’elle avançait d’un pas inégal en dévorant les hauts plafonds du regard. Elle qui ne côtoyait d’autres divinités- à l’exception de ses sœurs- que très rarement, elle ne connaissait que les splendeurs de la vie marines. Elle se voyait donc impressionnée par la grandeur du temple, appréciant cette réalisation de l’homme en hommage au seigneur des océans. Pivotant lentement sur elle-même, la déesse finit par rencontrer le regard des prêtres l’entourant. Leur présence ne lui était pas habituelle, la déité préférant de loin la compagnie des créatures peuplant les mers.

Lorsque la voix du maître des lieux résonna de nouveau, réalisa que bien qu’il ait envoyé des messagers à sa rencontre, le dieu des océans ne devait pas s’attendre à sa venue à ce jour et à cette heure… La déesse sentit soudainement une présence plus près de sa personne et rencontra le regard d’une prêtresse. Rencontrer une femme fut un véritable soulagement pour la déité qui s’empressa de se saisir de sa main. Si la prêtresse parue perturbée, il ne lui fallut que quelques secondes puis s’incliner révérencieusement devant Amphitrite. Sans même avoir à lui demander, l’amoureuse de la mer se fit comprendre de l’humaine qui l’entraina légèrement à l’écart. Avec son aide, Amphitrite échangea sa courte toge trempée pour une autre. La chaleur et la douceur du tissu qui caressa sa peau enchantèrent la déité. La pureté du blanc qui retombait sur sa poitrine contrastait joliment avec la brillance des dorures métalliques retenant le vêtement au niveau des épaules et de la taille. Surprise, Amphitrite découvrit que sa nouvelle toge était entièrement ouverte sur les côtés, depuis les hanches, jusqu’au pli lui chatouillant les chevilles. L’esprit de la déesse s’amusait à expliquer la présence de ces ouvertures. Était-ce pour lui permettre de se déplacer avec plus d’aisance? Où était-ce pour les plaisirs de tous ces messieurs en leur offrant une vue imprenable sur le galbe de ses cuisses et de ses interminables jambes?

Levant les yeux au ciel, Amphitrite remercia la prêtresse qui l’avait habillée puis retourna attendre l’arrivée de son hôte. Ramenant distraitement son interminable chevelure sur le côté droit de son visage, la déité envoya ses doigts ses perdre dans ses longs crins lumineux, tressant ses mèches encore humides. Coiffée d’une lourde tresse trônant mollement sur son épaule, Amphitrite s’approcha lentement du trône toujours vide. Patiente, la déesse reprit la contemplation des lieux, se demandant comment Poséidon arrivait à demeurer dans cet endroit qui, bien que magnifique, demeurait trop loin de l’étendue salée à son goût. Peut-être avait-il, contrairement à elle, des responsabilités divines ne lui permettant pas de flâner au gré de ses envies… Peut-être? Alors qu’elle avait repris l’admiration des hauts murs, la déesse sentit son corps se tendre. Elle l’avait senti.

Ses bruits de pas rythmèrent ses mouvements. Se déplaçant au même rythme que lui, la déesse pivota de sorte à faire face au trône du seigneur des océans. Comme lors de leur rencontre, Amphitrite ne semblait plus percevoir ce qui se passait autour d’elle, ses yeux n’existaient que pour son hôte. Prisonnière de son regard, la déesse pouvait sentir son corps être embrassé par des vagues imaginaires, comme s’il était bercé par le cosmos du maître des eaux. La déité ne savait que penser, elle ignorait même si elle était énervée par le fait que son corps ne puisse bouger qu’en fonction du dieu. Elle ignorait pourquoi il en était ainsi, mais elle se revoyait parfaitement sur les plages de Naxos, emportée par la musique, ne dansant que pour le plaisir de jouer avec le regard de Poséidon.

Son hôte lui parla de nouveau de son comportement vis-à-vis d’elle, comme lorsqu’il l’avait rattrapé sur les terres d’Atlas. Il lui parla également, tout comme lors des festivités, de cette impression qu’il avait ainsi que de cette soi-disant différence qu’il décelait en elle. Faisant preuve de bonne foi, la déesse ne chercha pas à l’interrompe lorsqu’il fit allusion à la complexité des créatures de sexe féminin. Car bien que cette pensée soi particulièrement propre aux hommes, Amphitrite reconnaissait elle-même que les femmes pouvaient se montrer d’une complexité déconcertante. Poséidon en vint finalement à lui parler de pardon, comme l’avait prévenu Delphinos. Alors c’était donc vrai? Le maître des océans cherchait réellement à faire amende honorable? Qu’il en soit donc ainsi…

« Je ne suis venue à vous que parce que votre dernier messager a su jouer de l’amour inconditionnel que je porte pour l’océan et que les choses qui m’ont été dites par lui ont su éveiller ma curiosité. » Déclara la déesse en longeant les quelques marches menant au trône de son hôte sans jamais quitter son regard.

Les ouvertures de sa toge caressaient sa peau gorgée de soleil à chacun de ses mouvements. « Si vous promettez que je pourrais repartir l’esprit tranquille lorsque je l’aurai décidé… » Commença-t-elle en se déplaçant vers l’un des imposants piliers somptueux habitant l’endroit, rompant finalement le contact visuel. « Je promets en retour d’oublier le comportement que vous avez eu à mon égard sur les plages de Naxos. »

En disant cela, la déesse avait posé l’une de ses mains sur l’immense poutre colorée et fraîche qu’elle avait admirée avant l’arrivée du dieu. Ne laissant pas le temps à son hôte de lui répondre, cherchant à lui expliquer du mieux qu’elle le pouvait la situation dans laquelle elle se trouvait, la déesse s’adossa contre le pilier en inclinant légèrement sa tête de côté et s’adressa au dieu que son regard dévorait ouvertement.

« Delphinos a su me faire comprendre que je ne savais rien de vous. Ou du moins que le peux que je croyais savoir me venait des dires de ceux et celles qui vous ont évoqué au court de nos conversations. » Expliqua la déesse en laissant son regard courir sur la peau de son hôte. « Je ne puis vous fuir indéfiniment, car vous êtes l’âme même de ce que je chéris le plus en ce monde… Et il n’est pas juste de ma part de décider de vous craindre sans réellement vous connaître, alors me voilà »

Sur ce, la déesse se redressa et revint auprès du trône du seigneur des océans. « Et moi? Et moi, Poséidon, souverain des océans, comment puis-je me racheter? Que puis-je faire pour que vous pardonniez ma conduite vis-à-vis de vous? » Finit-elle par demander, conformément au conseil de son seul gage de sécurité en ces lieux.

Revenir en haut Aller en bas
Poséidon 2

avatar
Messages : 1677


Caractéristiques
Vie Vie:
400/400  (400/400)
Cosmos Cosmos:
544/544  (544/544)
Armure Armure:
700/700  (700/700)

MessageSujet: Re: [FB Aarhyel - Poséidon] Naissance d'un amour infini   Lun 15 Juil 2013 - 21:57

Ainsi donc l'auteur de la providence qui touchait le dieu des mers et océans se nommait Delphinos ? Le dauphin n'était pas connu pour être un fervent politicien mais désormais Poséidon lui prêterait la plus grande attention.

"Delphinos n'est pas l'un de mes messagers... Je désespérais pour être franc de trouver créature à la hauteur de cette tâche ardue qui consistait à vous ramener ici pour que nous parlementions. Mais puisqu'il a réussi à atteindre votre cœur et à vous rendre le sourire qui vous sied tant, sachez que je le remercierai en votre nom."

Tandis qu'elle déambulait, le dieu bâtisseur ne put s'empêcher de suivre sa démarche, les lignes de son corps exposées à la lumière et d'imaginer quelle beauté pouvait se trouver dessous. Elle sembla le remarquer puisque son regard dévorait le sien, réciproquement, pendant ses moments d'arrêt. Il s'arracha à sa contemplation pour écouter sa requête et sa demande pour se racheter elle-même. Sage et humble décision. Il s'approcha de façon à n'être plus qu'à un demi-pas d'elle et caressa sa joue du bout des doigts qui lui avaient relevé le menton.

"J'accepte de vous laisser partir quand bon vous semblera, malgré le temps que je vous ai attendue en ne recevant que refus de votre part... Vous ne serez poursuivi que par ceux que vous laisserez vous accompagner et je n'abattrai pas ma colère sur vous si c'est ce que vous craignez. J'aurais pu le faire bien avant, cela n'aurait aucun sens."

Il laissa passer un temps de silence afin d'être sûr de trouver dans son regard l'approbation nécessaire à ce qui allait suivre. De sa voix grave et profonde, il ne fit qu'un murmure suave près de son oreille :

"Mon pardon se résumera à deux choses, déesse, peu compliquée. Tout d'abord, je voudrais que vous preniez le temps de me poser toutes les questions qui vous troublent à mon sujet et qu'elles vous permettent d'apprendre à savoir quel être je suis. Ainsi vous serez en mesure de décider si vous désirez demeurer près de moi ou non en ayant conscience de tout ce qu'il y a à savoir sur moi. Ensuite, la seconde chose que je vous demande... est d'accepter ceci."

Avec lenteur, il se pencha vers son visage et vint déposer ses lèvres sur les siennes. Bien qu'il ait déjà tenté l'expérience sur l'île de Naxos, le contact lui parut plus doux encore que la première fois, de sorte qu'il tenta d'aller plus loin en cherchant sa langue. A travers ce contact particulier, une dose de cosmos mesurée fut transmise à la déesse. Bienveillant, puissant, protecteur, il envahit la pièce et le corps d'Amphitrite comme la chaleur d'un feu de cheminée en hiver. Une sensation de tendresse absolue naquit dans le cœur du dieu au trident qui avait oublié le temps, l'espace autour d'eux et l'amertume de tous ces jours d'attente.

Sa promesse de la laisser en paix s'imposa à lui avant qu'il ne se laisse emporter et il la relâcha avec un regard plein d'ardeur.


"Je vous laisse décider du cours des prochains événements, Amphitrite. Vous êtes maîtresse de votre séjour ici."
Revenir en haut Aller en bas
Aarhyel

avatar
Rôle : S'assurer que les pensées salaces de chacun ne se perdent jamais
Messages : 95


Caractéristiques
Vie Vie:
175/175  (175/175)
Cosmos Cosmos:
175/175  (175/175)
Armure Armure:
580/580  (580/580)

MessageSujet: Re: [FB Aarhyel - Poséidon] Naissance d'un amour infini   Mar 16 Juil 2013 - 16:15

Amphitrite observa son hôte se mouvoir, s’approchant d’elle comme l’on approche une créature qui pourrait prendre la fuite au moindre geste brusque. Et c’était probablement le cas…  La surplombant de son étonnante stature, le roi des océans lui releva délicatement le visage, permettant à leur regard de se toiser à nouveau. La déesse ne se souvenait même plus de la dernière fois où une large main d’homme s’était posée sur elle, en oubliant les évènements ayant eu lieu sur les plages de Naxos, évidemment.  Le plaisir que ce simple effleurement lui procura poussa la déesse à se demander pourquoi ses sœurs et elle fuyaient si farouchement les hommes…

Soulagée. Il n’y avait pas de meilleur mot pour décrire le sentiment qui s’empara de la déité lorsque son hôte consentit à se plier à la promesse qu’elle lui avait demandée.  Elle pourrait quitter ces lieux en toute quiétude et cette simple idée la comblait de joie. Peu importe ce qu’elle connaîtrait en ces murs, aux choses qu’elle vivrait, elle pourrait repartir en toute liberté. Elle pourrait retrouver ses sœurs et reprendre ses aventures en suivant les courants imprévisibles des mers et océans.  La simple pensée qu’elle était de nouveau libre raviva le pétillement perpétuel de ses yeux. La déesse avait l’impression de n’être qu’une nuée de bulles prête à s’envoler et c’était absolument grisant.

Un souffle chaud la ramena alors à la réalité, son hôte venait de glisser quelques mots à son oreille. D’abord perplexe, la déesse se demandait comment le fait de s’adonner à un interrogatoire pouvait constituer un pardon… Amphitrite accueillit l’explication que le maître des lieux lui fournit. Ainsi donc cet interrogatoire était sa solution pour lui permettre de mieux le connaître… Si seulement la déesse avait quelques questions en tête ! Que pourrait-elle lui demander ? Que pourrait-elle se permettre de lui demander ? Que voulait-elle réellement savoir au sujet de ce fameux dieu ?

Alors que les pensées de la  déité se laissaient emportées dans un tourbillon sans fin, un nouveau souffle chaud attira son attention.  Un autre souffle envoutant venait de caresser sa peau, chatouillant son visage cette fois.  Le visage de Poséidon s’approchait de plus en plus, avançant lentement. Le regard d’Amphitrite captait la scène au ralenti, se revoyant sur les plages où ils s’étaient rencontrés pour la première fois il y a de cela quelques jours.  Elle se souvenait de la peur qu’elle avait ressentie, mais surtout du plaisir qu’elle avait su tirer des contacts physiques que lui avait imposés le seigneur des océans.  Seulement, cette fois-ci, elle n’avait pas le droit de fuir… Elle avait décidé de venir vers lui, décidée à apprendre à le connaitre afin de se montrer juste envers lui, alors elle n’avait plus d’excuses à mettre à travers ses sens exaltés.

Timidement, ne sachant pas réellement si elle en avait envie, la déesse répondit aux appels de langue de son hôte. Déliant ses lèvres, la déité l’accueillit afin de profiter de ses caresses. Sa propre langue partie à sa rencontre, désireuse de ces soudaines attentions.  Soudain, une vague de cosmos vint lui arracher un gémissement. La douceur de l’échange ainsi que la caresse de cosmos du maître des océans eurent raison de la déesse. Amphitrite sentit ses genoux l’abandonner et si son hôte n’avait pas mis un terme a leur échange… Zeus lui-même n’aurait su deviner ce que la déité aurait osé faire.

Lorsque ses lèvres furent libérées, la déesse s’empressa d’y poser les doigts en gardant les yeux clos. Elle ne se souvenait pas les avoir fermés, mais elle n’osait pas regarder Poséidon en face. Choquée par les réactions de son propre corps, Amphitrite se détourna légèrement pour fuir le regard qu’elle savait posé sur elle. Caressant ses lèvres à l’aide de la pulpe de ses doigts, la déesse pouvait jurer que Poséidon en avait encore la possession.  Et sa langue…

Prenant conscience du chemin que prenaient ses pensées, la déesse laissa retomber sa main et ouvrit les yeux. Son regard océan s’empressa de retrouver celui de Poséidon, bien ce que soit une fois de plus malgré elle.  Il lui fallait trouver une idée au plus vite, elle ne pouvait pas demeurer là plus longtemps à simplement le regarder…

« Allons-nous promener ! » Lança alors la déesse, sans réfléchir. «  Faites-moi découvrir ce merveilleux endroit, je n’y suis jamais venue… » Dit-elle ensuite en réalisant ce qu’elle avait demandé. «  Mais évitons les foules, si cela ne vous dérange pas… Mes sœurs et moi-même n’aimons par particulièrement être entourées de mortels et particulièrement d’hommes. » Précisa Amphitrite en haussant les épaules, s’excusant silencieusement pour l’attitude farouche qu’elle et les siennes pouvaient avoir….

Secouant faiblement la tête, envoyant par la même occasion sa lourde tresse dans son dos, la déité s’approcha de son hôte afin de passer son bras autour du sien tout en posant sa main sur son avant-bras. Elle se sentit si petite, si fragile, devant l’imposante stature du seigneur des océans…  Reprenant contenance, la déesse lui adressa un sourire afin de l’encourager à accepter sa demande.

«  Et vous pourrez me parler un peu de vous, cela m’aidera à décider ce que je veux connaître à votre sujet. » Expliqua la déité en laissant son regard reprendre ce même jeu auquel il s’adonnait depuis leur rencontre. « Alors.. ? Parlez-moi ! »  L’invita-t-elle d’un ton plaisantin, omettant volontairement de lui dire à quel point elle appréciait sa voix profonde.
Revenir en haut Aller en bas
Poséidon 2

avatar
Messages : 1677


Caractéristiques
Vie Vie:
400/400  (400/400)
Cosmos Cosmos:
544/544  (544/544)
Armure Armure:
700/700  (700/700)

MessageSujet: Re: [FB Aarhyel - Poséidon] Naissance d'un amour infini   Mar 16 Juil 2013 - 22:25

La réaction de la déesse dépassa les espérances du maître des eaux. S'il n'avait pas réussi à gérer con propre self-control, qui sait dans quelle étreinte ils auraient pu se lancer l'un et l'autre, ici même, au beau milieu de la salle principale du temple de Poséidon. Heureusement, ou malheureusement suivant le point de vue, ils s'était arrêtés.

Les regards et les gestes d'Amphitrite n'en finissaient pas de lui plaire, elle semblait farouche et en même temps mourir d'envie de tomber dans ses bras, probablement partagée entre son goût pour la liberté et sa crainte toute naturelle pour le dieu des mers et océans qu'elle aimait tant. Ce baiser avait été bref, mais si intense qu'il en frémissait encore.

Tout à coup, cherchant à reprendre contenance, elle proposa d'aller se promener. La demande surprit le maître des lieux qui eut un temps d'arrêt mais finit par acquiescer sans mot dire. Il se laissa prendre au jeu et referma son poing pour qu'elle s'appuie sur son bras contracté comme un accoudoir.


"Il est plutôt malaisé de trouver un endroit désert en Atlantis mais je dois pouvoir faire quelque chose. Je vais commencer par vous offrir une petite visite des lieux de connaissance. Nous croiserons forcément des hommes pendant le trajet mais je vous assure que pas un seul de vos cheveux ne sera mis en péril."

Il entama une marche assez lente, puis accéléra de temps en temps afin de voir à quel rythme de pas elle s'adaptait le mieux. Ils sortirent du palais dans leurs magnifiques toges et il y eut comme une vent magique qui les enveloppa et modifia leur apparence afin qu'on les prenne pour de nobles Atlantes, et non un dieu et une déesse. Poséidon lui expliqua rapidement que ce serait la meilleure solution pour éviter les formalité d'usage avec les dieux. Ils pouvaient ainsi déambuler comme un couple quelconque.
Le dieu bâtisseur l'emmena dans la bibliothèque impériale où des milliers d'étagères contenaient des millions de parchemins, tablettes, papyrus, rouleaux de feuilles et même les premiers codex*, sans compter les vases représentants scènes mythologiques ou domestiques, les espaces de dictées publiques pour les pauvres ignorant l'art de l'écriture et la lecture, ou encore les enclaves de certaines pièces destinées à l'apprentissage oral par les plus jeunes.
Contournant une agora bondée, Poséidon dirigea ensuite Amphitrite vers l'observatoire, quelques temples mineurs, les bâtiments de justice, les marchés remplis de denrées périssables, de bibelots, bijoux, étoffes, outils ou autres réserves d'eau, il lui montra quelques forges où les métaux précieux avaient depuis longtemps vu le jour comparés à ceux des autres continents.
Il bomba insensiblement le torse lorsqu'ils pénétrèrent dans la baie abritant le port principal d'Atlantis. Des centaines de navires marchands, de plaisance ou de pêche étaient rangés dans un ordre parfait et la vie fourmillait en accord avec l'océan. Le poisson circulait en quantité mesurée, sans vider les mers, on respectait le client et le vendeur, et surtout deux immenses statues de marbre représentaient l'Olympien muni de son trident et de son écaille qui barrait l'entrée du port aux intrus.
Poséidon avait vaguement évoqué l'orichalque pendant leur visite des forges, mais les Atlantes semblaient connaître le matériau comme s'il s'agissait de blé ou d'eau douce, sans pour autant en parler à tous les coins de rue.

Lorsque la fatigue commença à se faire sentir, il lui demanda un dernier effort pour grimper la plus haute collines des alentours : déserte à son sommet, elle offrait un panorama intégral de la ville sur fond de soleil couchant. Le dieu qui avait été si passionné et bavard jusque-là sur la magnifique civilisation qu'il avait créée se fit muet.


"Peut-être songez-vous que je ne vous ai rien dit de moi... Je pense le contraire. Cette cité et toutes les autres qui se développent sur le continent ont reçu ma bénédiction, mes présents et mon culte. Tout ce que vous voyez là, au même titre que les fluctuations de l'océan, constitue comme une autre part de mon âme. Et vous vous y logez admirablement bien à mon goût."

De nouveau quiet, le dieu tourna son regard lapis-lazuli vers le soleil mourant et l'Atlantique rendu doré et flamboyant par son éclat. Cette journée avait rempli son cœur d'une paix rare et il se sentait comme revigoré de tous ces instants passés loin du gouvernement et de la colère. Apaisé, il ferma les yeux un moment puis s'assit aux côtés de la déesse fatiguée sur un banc de marbre dominant la scène.

*Le forme actuelle du livre qui s'ouvre sur deux pages.
Revenir en haut Aller en bas
Aarhyel

avatar
Rôle : S'assurer que les pensées salaces de chacun ne se perdent jamais
Messages : 95


Caractéristiques
Vie Vie:
175/175  (175/175)
Cosmos Cosmos:
175/175  (175/175)
Armure Armure:
580/580  (580/580)

MessageSujet: Re: [FB Aarhyel - Poséidon] Naissance d'un amour infini   Mer 17 Juil 2013 - 21:39

C’est une déesse prévenue qui s’aventura à l’extérieur du temple. La présence d’hommes aux alentours était inévitable, mais Amphitrite saurait en faire abstraction si son hôte savait les tenir à l’écart. Lorsqu’une douce caresse de puissance divine balaya son corps, la déité sentit un discret changement, mais ce n’est qu’en adressant un regard au maître des océans qu’elle comprit. Ils étaient… quelqu’un d’autre. Ils étaient déguisés… Le fait de ne plus voir sa magnifique chevelure bleue déplut à la déesse et quand bien même l’explication de Poséidon était convaincante, elle ne pouvait s’empêcher d’être déçue. À défaut d’être venue en ces lieux avec inquiétude, Amphitrite s’était attendue à ce qu’au moins elle puisse profiter du même agréable spectacle que sur les plages de Naxos. Car bien qu’il fût des plus redoutables, ce dieu était particulièrement agréable à regarder…

Déambulant dans la grande cité au bras du seigneur des océans, la déesse se laissa charmer par le charme si particulier de l’endroit. La manière dont les gens se côtoyaient, dont ils avaient conscience de la présence des autres… Leur façon d’interagir avec leur cité… C’était… Bluffant!  Admirant la moindre chose à la portée de son regard, Amphitrite se laissa conduire jusqu’à un bâtiment du savoir. Devant son regard ébahi, un nombre incalculable d’ouvrages et d’écrits défilèrent, la séduisant par l’infinité d’informations et de connaissances qui s’y trouvait. La déité se laissa expliquer les divers rouages des allées et venues en ce lieu de culture. Elle fut particulièrement impressionnée par ce souci du savoir accessible à tous promu par les espaces de dictées. Pas un vase, pas un parchemin et pas une seule connaissance ne prévalaient ce savoir particulier qu’était le « savoir-être ». Amphitrite apprécia de retrouver ce savoir dans cette civilisation, ravie de voir que le souverain de ces mortels leur léguait des principes tout à fait louables.

La promenade reprit son court, entraînant la déesse à la découverte de cet empire prospère et plein de promesses. Resserrant son emprise lorsque la concentration de mortelles s’intensifiait, Amphitrite rapprochait davantage son corps de celui de son hôte, oublient que ce n’était pas contre ses sœurs qu’elle se blottissait, mais un dieu qu’elle ne connaissait presque pas. Bientôt défilèrent les grandes constructions de la cité, plus remarquables les uns que les autres et alors que la déité croyait avoir tout vu, son guide l’attira sur la place du marché. Un véritable jeu de couleurs dansait devant ses yeux. Ralentissant le pas, entraînant même le dieu dans son butinage d’un kiosque à l’autre, la déesse se sentait de plus en plus frivole. Ces tissus colorés, ces breloques et bijoux miroitants, tout semblait éblouir son regard. Tandis qu’elle laissait courir ses doigts sur un immense réservoir, Amphitrite se fit entraîner plus loin.

Ne sachant pas où elle avait été conduite, la déesse chercha ce qu’il pouvait bien y avoir d’important dans cet endroit ardant. Une chaleur étouffante en émanait, forçant la déité à reculer. Lorsqu’une flamme jaillit et que des bruits de tôles se firent entendre, sa curiosité fut piquée au vif. Bravant l’inconfort, Amphitrite s’aventura plus près de l’établissement. C’est alors qu’un magnifique tableau se présenta à elle. Cet endroit façonnait les plus belles choses qu’elle avait vues sur les terres. Semblables au lit de l’océan, recouvert de créatures de toutes tailles et couleurs, une panoplie de pierres et métaux précieux reposaient royalement sur un plan de travail. Avant d’avoir pu gêner le travail des artisans, Poséidon la ramena à l’extérieur, reprenant le court de la visite.

Bien que la splendeur des bâtiments était à couper le souffle, l’émerveillement passé de la déesse n’était rien comparé à l’émotion qui déferla en elle lorsque ses yeux rencontrèrent le port. C’était si… La mélodie des vagues mourant sur la coque des bateaux, le sont des voiles malmenées par le vent, l’odeur saline… Tout était exaltant. Les sens de la déesse s’éveillaient au rythme du frisson longeant son échine. Subjuguée, Amphitrite se laissait guider en regardant partout autour d’elle, mais jamais devant elle. Son regard capturait les échanges des commerçants et  ses oreilles captaient les voix disgracieuses des marins tandis que son nez lui rappelait la proximité de la mer. Puis, sans le vouloir, la déesse ressentit la fatigue. Ses jambes lui quémandèrent du repos et la déité ne put que transmettre le message à son hôte.

Conciliante, Amphitrite fournit un dernier effort pour suivre le maître des océans jusqu’au sommet de la colline, mais la déesse ne put passer outre le fait qu’il ait choisi la plus haute de toutes… Et se notait de s’en venger l’un de ces jours.

Observant les traits étrangers sous lesquels se dissimulait le souverain des mers et océans, Amphitrite accueillit son silence en prenant place sur le banc immaculé qui s’offrait à elle. Laissant le calme reprendre le contrôle de son être, la déesse sentit ses sens s’abandonner à la quiétude du panorama. Contemplant le paysage, la déesse ne se retourna pas vers son hôte lorsque celui-ci reprit la parole, son physique n’étant plus celui qui l’obsédait. Attentive à son discourt, la déesse ne put s’empêcher de baisser les yeux, gênée par ces dernières paroles. Savait-il seulement à quel point elle se plaisait dans ces océans qui étaient les siens?

Lorsque son hôte prit place à ses côtés, la déité ramena ses jambes sous elle et passa son coude derrière le dossier du bloc de marbre en se tournant vers lui. Hésitante, la jeune divinité envoya sa main libre caresser la forte mâchoire du souverain. La pulpe de ses doigts courut d’abord sur l’affriolante barbe du dieu, puis ses doigts remontrèrent jusqu’à sa pommette. Son profil était si… Différent. Où était ce visage qui lui était impossible de fuir?

« Vous n’avez même pas idée à quel point vos océans me sied… » Murmura la déesse en donnant suite à sa caresse, envoyant ses phalanges se perdre dans la chevelure du seigneur redoutable. Fronçant les sourcils, la déesse se redressa, approchant son buste du maître des océans. « J’admire profondément ce que vous avez fait de cet endroit, des valeurs que vous inculquez aux Atlantes… Et bien que j’aie désormais l’impression de vous comprendre bien davantage que ceux qui m’ont parlé de vous, je ne peux me défaire de cette crainte que vous m’inspirez. J’aime l’océan, oh, vous n’avez même pas idée… » Comment ça la déité en laissant un regard tendre parcourir le visage de Poséidon avant de se lever et de se rapprocher de l’océan.

Profitant de la brise marine s’aventurant jusqu’à elle, la déité inspira longuement avant de reprendre. « Je l’aime parce qu’il me surprend. Puissant et indomptable, il décide du sort des marins tout en prodiguant amour et sécurité aux créatures qui l’habitent. Je ne sais jamais le visage qu’il aura lorsque je me présenterai à lui et je le traite, lui et ses protégés, avec respect, parce que ce que je crains le plus… » S’arrêta brièvement Amphitrite en baissant les yeux avant de se tourner vers  celui-là même qui nourrissait l’âme des océans. « C’est de le mettre en colère. Si l’océan me rejetait, je crois que j’en mourrais de chagrin » Avoua-t-elle à de mi-voix en revenant auprès du souverain.

« Laissez tomber ces déguisements, nous sommes loin de vos protégés mortels, je veux vous voir. »
Demanda-t-elle comme si elle priait un soldat de retirer son heaume afin de dévoiler son visage, s’agenouillant à ses pieds comme elle l’avait si souvent fait avec son père. Posant sa main ainsi que sa joue sur l’un de ses genoux afin de le contempler depuis le sol afin de profiter pleinement de son charme. « Si nous parlons tous les deux, je préfère voir celui qui m’a fasciné sur les plages de Naxos. Et puis, c’est en vous que je veux avoir confiance, par pour n’importe quel visage… »

Revenir en haut Aller en bas
Poséidon 2

avatar
Messages : 1677


Caractéristiques
Vie Vie:
400/400  (400/400)
Cosmos Cosmos:
544/544  (544/544)
Armure Armure:
700/700  (700/700)

MessageSujet: Re: [FB Aarhyel - Poséidon] Naissance d'un amour infini   Jeu 18 Juil 2013 - 0:26

S'il n'en avait pas été un lui-même, Poséidon aurait remercié les dieux pour le moment béni qu'il vivait. Les mots qu'il venait d'entendre étaient les plus beaux depuis une éternité... Les plus beaux tout court peut-être. Il se pencha vers celle qui lui baisait les genoux, retrouvant en un clin d’œil son véritable visage et elle le sien, puis la releva délicatement par l'épaule.

"Une déesse ne s'agenouille pas ainsi à terre voyons. Amphitrite, vos paroles me vont droit à l'âme et je puis vous assurer que tant qu'ils résonneront avec tant de force en vous, personne ne vous chassera de l'océan, j'y veillerai personnellement et je pense pouvoir dire sans me tromper que je ne serai pas le seul."

D'un geste tendre, il passa une main dans ses cheveux et caressa le haut de sa tête, puis la longue tresse qui en descendait. Leur souffle se mêlèrent, s'accélérèrent une nouvelle fois. Elle était si proche, et elle l'avait tellement embrasé par sa déclaration... Il se mit à réfléchir à toute vitesse, les idées confuses se bousculaient avec un tel acharnement qu'il ne put que rester à la dévisager de longues secondes durant. Finalement, l'une d'elle emporta le dessus sur toutes les autres et avant qu'il ne s'en rende compte, les mots avaient déjà franchi ses lèvres :

"Amphitrite, déesse marine et si envoûtante, mon être tout entier me supplie de vous adresser quelques mots que vous prendre je l'espère au plus grand sérieux. Je souhaite vous avoir pour femme et vous animer des mêmes émotions qui me troublent en ce moment même. Gouvernez les océans avec moi, rendez-moi l'amour que je vous porte, faites de moi le dieu le plus heureux et le plus comblé par votre présence..."

Dans son élan, il s'était sensiblement rapproché d'elle, collé à elle sans pour autant l'étouffer. Ses mains puissantes empoignaient ses bras avec une certaine fermeté mais sans pour autant lui faire mal. Il ne pouvait plus détacher son regard ou prononcer un autre mot. Il était suspendu à ses lèvres, à ses yeux, à ses joues roses, sa nuque, sa gorge, ses cheveux, son nez, son corps inconnu mais si bien suggéré par sa tenue de circonstance.

Surprenant ? Ce devait sans doute être le cas pour Amphitrite. Ce dieu réputé pour ses colères, ses vengeances, ses proies ponctuelles, venait tout bonnement de la demander en mariage ! La présence d'Aphrodite n'était pourtant pas perceptible, ni celle d'Eros, mais le fait était là, incroyable, incompréhensible, passionné... Et tout cela grâce à Delphinos qui avait mené Amphitrite en Atlantide.
Revenir en haut Aller en bas
Aarhyel

avatar
Rôle : S'assurer que les pensées salaces de chacun ne se perdent jamais
Messages : 95


Caractéristiques
Vie Vie:
175/175  (175/175)
Cosmos Cosmos:
175/175  (175/175)
Armure Armure:
580/580  (580/580)

MessageSujet: Re: [FB Aarhyel - Poséidon] Naissance d'un amour infini   Jeu 18 Juil 2013 - 22:24

En admiration devant le visage qui avait repris ses traits d’origine, Amphitrite ne sentit même pas son hôte la relever. Son corps avait simplement suivi le mouvement, répondant de lui-même aux gestes du dieu. Se mouvant en fonction de lui sans même y faire attention… Les paroles qu’il lui adressa par contre bénéficièrent de toute sa considération, Amphitrite eut même envie de le contredire en lui certifiant qu’elle s’agenouillerait ou userait de son corps de toutes les façons dont elle aurait envie de le faire, où elle en aurait envie et avec qui elle en aurait envie… Mais, elle s’abstint, l’enfant en elle s’imaginait très bien les commentaires de ses sœurs aînées… Par contre, cette envie d’affront s’évanouit bien assez vite aux dépens d’une autre. La sincérité dont avait fait preuve le seigneur des océans en lui assurant qu’elle y serait toujours la bienvenue avait suscité un désir de tendresse. Amphitrite avait toujours été tactile et pour elle, rien au monde ne valait la tendresse d’une caresse signifiant « merci ».

En sentant l’imposante main du maître des océans se poser sur ses cheveux, la déité ferma les yeux. Pour seulement quelques secondes, elle profita pleinement de cette caresse. Mais l’ardant désir qui naquit entre les deux divinités l’arracha à ce moment, la jetant sans remords dans la gueule du loup. Son regard fut de nouveau capté par celui de Poséidon et une fois de plus elle s’y laissa emprisonner. La tension de besoins inassouvis se faisait de plus en plus présente, leur sommant de se toucher, de dépasser ces simples regards ardants pleins de promesses… Mais le pouvaient-ils seulement?  Alors qu’ils étaient tous deux piégés dans cette passion dévorante qui se révélait la plus terrible des tortures de par son inaccessibilité, la déesse pouvait voir défiler les pensées décousues de son hôte. Son âme était sans dessus-dessous et la jeune déité craignait ce qui allait en résulter…

La sentence tomba. L’inquiétude déferla sur elle en voyant le maître des océans s’adresser à elle de façon si hasardeuse. Ses mots semblaient dépasser sa pensée, ce qui annonçait bien souvent qu’un profond désir inavoué serait dévoilé au grand jour, dépassant la raison qui le gardait enfoui… Amphitrite s’attendait au pire.

Choquée. La déesse sentie sa voix mourir au creux de sa gorge et toutes ses pensées être balayées au loin. Elle n’était plus qu’un coquillage vide… Le souhait que venait de lui formuler Poséidon, grand maître des mers et océans, avait terrassé la déité. La demande était si soudaine! Incapable de réagir, la déesse dévisagea son hôte. De longues secondes s’écoulaient tandis que son esprit n’arrivait à penser à rien d’autre qu’au regard que le seigneur des mers dardait sur elle, à ses immenses mains fermes et chaudes qui la retenaient contre lui de même qu’à son corps si agréablement pressé contre le sien… Amphitrite croyait chacun des mots qu’elle avait prononcés et avait toujours clamé haut et fort que son cœur appartenait à l’océan… Et voilà que le porteur de l’âme de ce même océan lui demandait de le prendre pour époux. C’était irréel!  

« J-… Je…ne… »
Bafouilla la déesse en sentant ses pensées lui revenir. Secouant la tête, Amphitrite voulut faire un pas de recul et posa ses mains sur le poitrail du dieu. « Poséidon, je… »Continua-t-elle de  bredouiller en fronçant les sourcils avant de lui jeter un regard, différent de ceux qu’ils s’étaient échangés jusque-là, cherchant à lire en lui. « Ainsi vous êtes sérieux… » Constata la déité avec le plus grand trouble.

Soupirant longuement, Amphitrite baissa la tête, regardant d’abord les imposantes mains reposant sur ses bras, puis les siennes trônant sur le torse du maître des océans. C’était insensé! Et pourtant, pourquoi ne prenait-elle pas la fuite? La poigne du dieu n’était pas le moindrement agressive. Elle était même plutôt agréable, il lui aurait donc été possible de s’en défaire, mais n’avait fait qu’un pas. Son corps n’avait pas réellement quitté celui de son hôte, bien que cela ait été la chose à faire… Alors pourquoi était-elle encore près de lui, entre ses mains?

Que savait-elle de lui? Si ce n’est que rien en lui ne lui ait déplu depuis son arrivée en ces lieux. Amphitrite, en toute franchise, avait été impressionnée par tout ce qu’elle avait vu et tout ce qu’elle avait appris au sujet de celui qu’elle avait fui. Elle ne ressentait plus la même crainte que lui avait insufflée la réputation du Dieu des mers et océans. Elle ne reconnaissait pour ainsi dire aucun des traits qui lui avaient été rapportés par les autres divinités, mais pouvait-elle arrêter son jugement après seulement une journée passée à ses côtés? Non, mais elle voulait connaître d’autres soleils et d’autres lunes en sa compagnie, elle voulait le connaître aussi bien qu’elle connaissait les créatures qu’il protégeait et chérissait presque autant qu’elle…

« Je ne dis pas non, pas encore… » Finis par répondre la déesse en refermant les poings sur le vêtement de son hôte. « S’il vous plait, laissez-moi plus de temps. » Le pria-t-elle ensuite en relevant les yeux vers lui.  « Pour accepter de vous rendre cet amour, je dois savoir si je peux vivre avec le pire et le meilleur de votre âme. Passons plus de temps ensemble, s’il vous plait. » Expliqua la déité en portant l’une de ses mains sur la tempe du dieu, laissant son pouce caresser sa pommette. « L’homme que j’accepterai d’aimer recevra tout, absolument tout, de moi. Je ne peux offrir mon cœur alors que je doute. » Sourit-elle en attrapant le poignet droit du maître des océans afin de porter sa lourde main près de son visage. « Montrez-moi tout. Laissez-moi connaître l’homme derrière le dieu… » Lui demanda Amphitrite en posant sa joue dans la paume du souverain. « Après seulement je serai en mesure de vous répondre. » Fermant les yeux, la déité savoura le contact de la peau de Poséidon contre la sienne, tandis que ses propres doigts caressaient le poignet autour duquel ils étaient. « J’ai vu le calme de la mer ainsi que ses plus effroyables colères et pourtant je l’aime. Laissez-moi voir vos tempêtes, Poséidon, et je saurais si mon amour pour vous sera aussi inébranlable que celui que je porte pour votre royaume. »

Revenir en haut Aller en bas
Poséidon 2

avatar
Messages : 1677


Caractéristiques
Vie Vie:
400/400  (400/400)
Cosmos Cosmos:
544/544  (544/544)
Armure Armure:
700/700  (700/700)

MessageSujet: Re: [FB Aarhyel - Poséidon] Naissance d'un amour infini   Ven 19 Juil 2013 - 0:59

Le dieu se sentait suffoquer. Elle avait... presque ! dit oui. Ce presque était le dernier obstacle à son désir, la passion soudaine qui l'avait submergé tel le plus puissant de ses raz-de-marée. Lorsqu'il avait compris ses propres mots, son regard s'était affermi. Toute sa foi s'y était lancé et il avait compris que cette sensation étrange était ce que les humain appelaient "un coup de foudre". Et quelle foudre ! Un éclair de Zeus n'aurait pas fait mieux.
Deux possibilités s'offrirent alors à lui, immédiates, impératrices, indomptables : faire Amphitrite sienne sur-le-champ et céder à la colossale envie qui le prenait aux tripes, ou s'écarter. Suivant la demande de la déesse, Poséidon fit un pas en arrière, laissant les mains d'Amphitrite retomber le long de son corps et sa chaleur s'égarer dans l'air.


"Votre présence me trouble plus que je ne l'aurais imaginé... Un instant, par pitié, ou je ne saurais vous faire la faveur d'attendre plus..."

Il leva les yeux, les bras en croix et son trident au ciel, ferma les premiers, tendit les seconds et serra le troisième. Les nuages s'agglomérèrent alors au-dessus d'eux et après quelques grondements de tonnerre se mirent à déverser une fine pluie bienfaitrice dont Poséidon s'abreuva pour reprendre le cours normal de ses pensées. Qu'elle revienne près de lui à ce moment-là n'aurait plus le même impact. Refroidi dans son ardeur par l'eau douce, il pourrait se contrôler une nouvelle fois, sans compter que la petite douche devait aussi l'animer elle d'une sensation de bien-être et de repos malgré l'éloignement de la rive.
Après un moment, il reposa les yeux sur elle avec tendresse et lui offrit un sourire tout autre. Il n'y avait plus seulement l'envie de la posséder charnellement mais aussi l'espèce de béatitude qui naît lorsque l'on regarde un objet ou une personne qui nous apaise.


"Je me demande comment j'ai fait pour passer loin de vous pendant si longtemps et ne pas remarquer votre présence, votre beauté et votre amour pour mon empire... Vraiment, c'est curieux..."

Tout à coup, un cosmos plutôt bestial parvint jusqu'à eux et une voix pleine de détresse fut portée par le vent :

"Père, père... Venge-moi ! Personne m'a crevé un œil ! Il s'enfuit !
-Écoute et apprends mon nom cyclope ! Je suis Ulysse et je reviens victorieux de Troie où j'ai fait tomber la ville si bien protégée par ton divin père ! Plus rien ne peut m'atteindre ! Athéna me protège !"

[i]Tout à coup l'atmosphère si douce instaurée entre Poséidon et la déesse vola en éclats. On osait le déranger pendant qu'il faisait la cour, on violentait son fils et on l'offensait ouvertement ! Ses nerfs furent transmis de multiples messages fulgurants. Ulysse avait déjà eu l'imprudence de le défier sur les rivages de Troie en clamant qu'il avait triomphé du dieu bâtisseur grâce à l'un de ses propres emblèmes, le cheval. Une colère sans nom se déversa dans ses veines et il fit exploser son cosmos tout autour de lui, puis en projeta une partie à la source de celui de Polyphème qui les avait rejoints quelques instants plus tôt.


"Vous vouliez voir mes tempêtes Amphitrite ? Vous n'allez pas être déçue. On ne se moque pas impunément de moi et de mes enfants... Ulysse ! Fils de Laërte et Anticlée, crains ma fureur ! Ton arrogance te causera d'innombrables tourments et dans mes flots tu dériveras jusqu'à ce que tu aies pénitence ! Sois maudit pauvre mortel !"

Un éclair bleu jaillit du trident de Poséidon et fendit le ciel en direction d'Ulysse : le cosmos pur que venait de libérer le maître des eaux prendrait la forme d'une malédiction dont on saura plus tard qu'elle fit endurer dix ans de voyage périlleux au héros. Un léger tremblement avait secoué le sol et se calma une fois Poséidon satisfait de d'entendre les vagues lui murmurer la tempête qui s'emparait du navire d'Ulysse...
Un long moment de silence s'écoula entre les deux êtres.


"La journée commence à être riche en émotions. Je propose que nous rentrions nous reposer dans mon palais, déesse."
Revenir en haut Aller en bas
Aarhyel

avatar
Rôle : S'assurer que les pensées salaces de chacun ne se perdent jamais
Messages : 95


Caractéristiques
Vie Vie:
175/175  (175/175)
Cosmos Cosmos:
175/175  (175/175)
Armure Armure:
580/580  (580/580)

MessageSujet: Re: [FB Aarhyel - Poséidon] Naissance d'un amour infini   Sam 20 Juil 2013 - 18:51

Lorsque le contact de Poséidon se perdit, la déesse se tendit. Son regard s’ouvrit de nouveau sur le monde tandis que ses bras retombaient de chaque côté de sa taille, effleurant ses hanches au passage. Pourquoi s’éloignait-il? Amphitrite en aurait presque gémi de frustration, mais le regard que lui lança le souverain lorsqu’elle voulut faire un pas vers lui fit renoncer. Curieuse, elle le regarda tendre les bras et s’adresser au ciel. Un vent froid se leva et les nuages vinrent à leur rencontre. Les grondements de la foudre captèrent l’attention de la déesse qui s’empressa de lever les yeux au ciel. Lorsque la première goutte froide vint s’écraser sur son front, la déité se mit à sourire.

Que c’était merveilleux. Aussi infime eût été ce contact, l’eau savait toujours apaiser l’âme de la déité. Deux, puis trois, puis bien d’autres gouttes dansèrent jusqu’à elle, faisant se tendre sa peau. Froide et libre, chaque perle aqueuse prit un chemin différant pour découvrir le corps de l’amoureuse de la mer. Alors qu’un filet lumineux se créait dans les cheveux enflammés d’Amphitrite, de minuscules ruissellements faisaient la course sur sa peau. Redessinant les traits de son visage, l’eau cascadait sur son cou ainsi que ses épaules. Tandis que certaines glissaient le long de ses bras, d’autres s’aventuraient sous sa toge et conquérir le vallon de son buste en la faisant frissonner. L’eau lui manquait terriblement, mais ce n’était qu’au contact de cette pluie que déesse compris à quel point il était temps qu’elle retourne à l’océan.

Lorsque son regard revint sur son hôte et qu’elle vit son sourire, Amphitrite ne put s’empêcher de regarder ailleurs, gênée. Elle n’était pas en train de danser ou de chanter, alors pourquoi avait-il l’air heureux? Pourquoi lui adressait-il ce même regard que les autres ont pour elle lorsqu’elle les divertit de bon cœur? Et les mots qu’il lui adressa n’arrangèrent en rien son état. La déesse lui aurait bien répondu qu’effectivement c’était étrange, car pour autant que ses soeurs et elle fuient les mortels, elle avait toujours vécu dans les océans et leurs rivages… Alors si Poséidon était réellement l’âme même de ces derniers, il aurait eu connaissance de sa présence depuis bien longtemps… Et semblait-il que les créatures qu’elle aimait tant et qu’elle côtoyait régulièrement faisaient partie de son peuple…  Mais la déité n’eut pas le temps d’émettre la moindre pensée, car un cosmos bien étrange s’imposa.

Amphitrite n’avait jamais croisé ce cosmos, mais pour une raison bien étrange, elle sentait qu’elle ne voulait pas s’en approcher. L’état dans lequel était l’être immortel à qui il appartenait donnait envie à la déité de s’en aller, loin, très loin. Elle était même prête à parier que cet être devait être un mâle…  Mais la déesse n’eut de nouveau pas le temps d’agir, l’immortel venait d’apparaître et s’adressait maintenant au seigneur des océans. Ainsi donc, il était le fils de ce dieu volage…  Lorsqu’elle s’aperçut de sa blessure, une étrange colère s’empara d’elle. Qui avait osé? Qui avait osé s’en prendre à l’un des leurs? Peu importe l’affiliation, cet immortel, il descendait du chaos d’une manière ou d’une autre et les simples mortels n’avaient aucun droit  sur lui. Aucun!

Surprenant ses sombres pensées, Amphitrite se demanda un instant si les traits animaliers de cet immortel n’étaient pas responsables de la grandeur de son irritation. Elle avait toujours eu un faible pour les créatures et bien que ce chevalin n’ait pas les mêmes qualités que les amours marins de la déesse, celle-ci regrettait déjà d’avoir voulu s’en éloigner. Elle ignorait tout de l’humain s’en étant pris à lui, mais le venin foudroyant dans lequel baignaient ses pensées ne lui permettait de réfléchir qu’à des châtiments…  Quand soudain une vague effrayante de cosmos vint se mélanger au sien. Un manteau de colère l’habillait, son cosmos ainsi que celui de son hôte reflétaient des émotions similaires et se mélangeaient merveilleusement bien sûr la silhouette de la déité.

Au son de son nom, la déesse jeta un regard au souverain des mers et océans et ce qu’elle vit la foudroya. Elle qui avait fui Poséidon lors de leur rencontre sous l’influence de la peur, la voilà qui était prise d’un inexplicable, mais au combien délicieux frisson de désir. Elle qui avait trouvé le dieu agréable pour les yeux dès qu’elle avait vu son visage, elle se sentir faiblir sous ce regard de prédateur en colère. Jamais Amphitrite de saurait dire pourquoi elle cette noirceur désirable, ni ne saurait justifier les palpitations que lui procurait le seigneur en colère, mais elle ne pourrait jamais nier avoir voulu qu’il la renverse et la fasse sienne sur le champ.

Amphitrite chercha à faire fi de ce qui venait de lui traverser l’esprit et le spectacle de force auquel elle assista lui permit de simplement cesser de penser. Voir un dieu aussi puissant que Poséidon invoquer ses pouvoirs pour châtier un mortel était quelque chose d’impressionnant. La secousse qui en résultat en témoignait, la terre se joignait à la mer pour rassurer le dieu que sa volonté eût été faite. Définitivement très impressionnant…  Si bien que les pensées de la déité revinrent lui mettre sous le nez toutes les choses qu’elle avait imaginées et désirées seulement quelques instants plus tôt…

La proposition de Poséidon bourdonna dans l’esprit agité de la déesse, qui avait du mal à s’entendre elle-même tant son cœur battait fort. Incapable de lui répondre, Amphitrite le dévisagea, puisant dans sa volonté pour demeurer calme. Quand elle vint finalement auprès de son hôte, ce fut pour pendre l’une des mains  du maître des océans et la porter à son buste. Au travers de sa toge, la chaleur du dieu était absorbée par le cosmos de la déesse, incapable de le contenir. Les battements de son cœur résonnaient si fort sous sa peau qu’ils devaient attirer l’attention de tous les immortels attentifs… C’est alors qu’un long chant de sonars se fit entendre. Un concert de pensées extérieures s’imposa à la déesse qui les avait toujours écoutés avec intérêt. Les commentaires qu’elle perçut la firent rougir et fuir le contact qu’elle avait initié.

Amphitrite… S'il te plait, Amphitrite…

Répétaient les voix qui lui demandaient de cesser de résister, son désir étant si fort qu’il en troublait même ses amis reposant dans les abysses…  Mise à nue par les créatures qu’elle aimait tant, souhaita de disparaître que le sol s’ouvre sous ses pieds… Comment avait-elle pu être trahie de la sorte par les créatures qu’elle chérissait tant?

« Non, s’il vous plait… » Peina-t-elle à répondre, fuyant obstinément le regard de son hôte. « Je…Je voudrais aller près de l’eau. » Déclara la déité en dardant son regard sur l’étendue salée. « Votre pluie a ranimé la sensation de manque qui m’habite à chaque fois que je m’en éloigne… » Avoua-t-elle ensuite en fixant la pointe des cheveux avec lesquels elle s’était mise à jouer, comme s’il était soudainement devenu la chose la plus fascinante du monde.

Revenir en haut Aller en bas
Poséidon 2

avatar
Messages : 1677


Caractéristiques
Vie Vie:
400/400  (400/400)
Cosmos Cosmos:
544/544  (544/544)
Armure Armure:
700/700  (700/700)

MessageSujet: Re: [FB Aarhyel - Poséidon] Naissance d'un amour infini   Sam 20 Juil 2013 - 20:17

La pluie cessa peu de temps après. Le remède ne faisait plus effet. Un instant hors du temps, Poséidon observa Amphitrite. L'eau avait collé sa toge à son corps délicieux et en laissait paraître les contours plus précisément qu'avant. Les gouttes traçaient sur sa peau la promesse sensuelle que l'effet d'une caresse pourrait avoir. Le son de sa voix gênée résonnait comme un parfum irrésistible. Cependant, la colère du dieu le rendait aveugle à tout cela.
Il hocha la tête, silencieux. Son moment d'apaisement avait pris fin sans espoir de retour avant plusieurs heures. Courroucé, il songea à cette maudite Athéna et à ses protégés. Quelques fois déjà certains d'entre avaient osé pénétrer en Atlantide, sous couvert de marchander et d'en conter les merveilles à leurs familles de l'autre côté de l'océan. La garce finirait par connaître sa violence et il lui ferait passer l'envie de le défier, déesse de la Guerre ou non. Mais dans son univers de colère une lueur l'éclaira : Amphitrite était pure et il fallait lui laisser le temps de mémoriser tout ce qu'elle avait appris aujourd'hui, de la cité à l'homme, au dieu, de la passion à la colère.

Il se tourna vers la partie la plus basse de la colline sur laquelle ils se trouvaient et tendit une nouvelle fois les bras, mais en direction de l'eau. Il ferma les yeux et concentra son cosmos en ondes puis le geste de soulever quelque chose. Au début, rien ne semble se passer, mais peu à peu on put voir l'eau qui s'élevait en un escalier sans marches. Tel la branche d'un arbre en train de pousser à vue d’œil, le bras de l'océan monta jusqu'à eux et s'arrêta à leurs pieds. Poséidon avança un pied dessus, puis le second. La plante restait appuyée comme sur une roche : il marchait sur le liquide. Il tendit sa main libre à la déesse pour l'inviter à le rejoindre.


"Si vous n'avez jamais tenté ceci ou que vous n'en êtes pas capable, tenez fermement ma main. Mon cosmos vous permettra d'accomplir le même miracle que moi. Ce bras d'océan nous conduira tout droit au pied d'Atlantis, et vous pourrez regagner votre environnement tant chéri. J'ignore si cela signifie que je doive vous dire au revoir dès à présent, mais voyez, je tiens parole : vous êtes libre de partir. Et de revenir bien sûr."

Dès qu'elle fut à ses côtés, le courant s'anima et régressa à sa position d'origine. Tout en douceur, l'eau retombait vers l'étendue profonde de l'Atlantique, comme en suspension dans l'air, avant de se fondre avec le nombre infini des particules sœurs qui l'attendait. Une fois immergés, le dieu des chevaux dévisagea longuement la néréides, grava chacun de ses traits dans sa mémoire, le mouvement lent de sa toge bercée par les eaux, la forme attirante de ses jambes gracieuses et de ses bras blancs. Il attendit sa décision sans dévier le regard.

"Qu'allez-vous faire maintenant ?"

Un son lui répondit avant la déesse. Un son que seul les êtres les plus proches de l'océan pouvaient entendre et surtout comprendre. Le sonar d'un dauphin se rapprochait. Delphinos se rapprochait d'eux, joyeux et enthousiaste.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: [FB Aarhyel - Poséidon] Naissance d'un amour infini   

Revenir en haut Aller en bas
 

[FB Aarhyel - Poséidon] Naissance d'un amour infini

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» Barikad Crew-- Amour Infini-- Honneur à la femme haitienne
» Poséidon, Dieu des Mers
» Poséidon, EX-Dieu des Océans
» Le Souffle de Poséidon : le naufrage
» Liste des dieux disponibles

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Saint Seiya Anthologie Forum RPG :: Espace en Jeu "Anthologie" :: Le Monde des hommes :: Les 5 continents :: Europe-