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 La nature en sommeil... [pv Hypnos]

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Belgarath 2

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MessageSujet: La nature en sommeil... [pv Hypnos]   Jeu 14 Juil 2011 - 3:42

HRP : La scène se situe en Grèce, sur le lieu où Perséphone s'est faite enlevée par Hadès. On ne sait pas où exactement. FIN HRP.

Depuis combien de temps était elle réveillée à présent? Depuis qu'elle était sortie de sa torpeur millénaire elle avait quitté l'Olympe au moment même où elle avait ouvert les yeux. Peu lui importait le faste et la merveille du mont des Dieux, elle voulait retrouver cet endroit. Combien de siècle n'avait elle pas vu sa précieuse fille, sa belle et douce Perséphone. Malgré l'été qui s'annonçait et la chevelure d'or en chignon de Déméter soutenu par un diadème doré lui même orné de fleurs de toutes sortent qui ne faneraient jamais, c'était les fleurs du bouquet que Perséphone était entrain de confectionner juste avant son rapt, sa magnifique robe bordeaux brodée de fils d'or, il n'y avait que le chagrin de la Déesse. Son corps portait quelques bijoux, à ses oreilles pendaient deux boucles d'oreille en argent qui avaient la forme d'épi de blé, à son poignet droit était un bracelet d'un métal précieux identique à celui de sa cheville gauche. Toujours pieds nus, quand bien même le lieu sur lequel elle se trouvait était stérile, tout autour d'elle, à chaque fois qu'elle marchait, sous ses pieds germaient fleurs et céréales, mourant dès que le pied de la Déesse quittait le sol.
Mais elle était étendue là, contre le sol, depuis un jour peut être deux, ne se souciant guère des regards ou de ce qui s'était passé sur Terre pendant tout ce temps.

Elle sentait faiblir les pulsations de Gaïa, mais ça aussi c'était peu important. Elle pleurait, les larmes de la déesse faisaient naitre à chaque fois un épi de blé et bientôt, sans véritablement s'en rendre compte, son corps fut entouré d'épi mûrs à souhait parmi lesquels avaient fleurit de merveilleux coquelicots rouge sang.
Non en définitive même la tristesse de la Déesse ne faisait que sublimer son attirante beauté maternelle. Mais elle restait allongé là, martelant la terre de son poing divin espérant le faire résonner dans les profondeurs infernales pour attirer l'attention d'Hadès et de sa fille, pour qu'elle puisse revoir le superbe visage de sa progéniture, pour que enfin réapparaisse un tendre sourire sur son visage, pour que les blés germes de nouveau. Car ne soyez pas naïf, le linceul de nature qui recouvre le corps de la Déesse n'est qu'attraction, quiconque oserait gouter à ce blé ne ressentirai que la froideur de la mort l'envahir, le désespoir soudain d'une vie terne défilerai devant ses yeux et il sombrerai dans le sommeil éternel, cycle immuable de la vie qui recouvrait peu à peu Mère Nature. Un simple bruit soufflait en dehors de sa bouche aux lèvres parfaitement rosées, un murmure vestige d'un cri de douleur ancestral qu'elle n'avait plus la force pour hurler...

Elle ressentit à peine le cosmos qui s'approchait d'elle, pourtant elle le connaissait bien, ce fils de Nyx, serviteur éternel de son plus terrible adversaire. Mais il n'avait jamais été ennemi pour elle, elle contempla à peine de ses yeux rougit, restant sur le sol allongée, les yeux et les cheveux d'or du Dieu du sommeil. Hormis la nature autour de Déméter, le lieu entier était stérile, malédiction de la Déesse à cette terre qui lui avait prise son enfant en ce lieu...


"C'était il y a si longtemps Hypnos... si longtemps et pourtant dans mon cœur... je ressens la même douleur que ce jour là... n'y aura t il donc rien qui puisse combler mon chagrin... où est Perséphone, Hypnos où est elle?..."

Sa voix résonnait, même emplie de larme elle était cristalline, pur et forte, il n'y avait aucune douceur dans les sons qu'elle produisait, seulement l'amertume de sa tristesse millénaire.
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Hypnos 2
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MessageSujet: Re: La nature en sommeil... [pv Hypnos]   Ven 15 Juil 2011 - 2:37

Mère Nature, une très vieille connaissance... Peu nombreux étaient les déités qui pouvaient se targuer d'être aussi anciennes que cette dernière, et bien qu'elle pouvait toujours apparaître relativement jeune aux yeux de la Divinité du Sommeil, il lui était toujours plaisant de côtoyer des entités issues d'une génération finalement guère si éloignée de la sienne. La tristesse et le tourment émanaient de son être sans qu'il n'y eut besoin d'une quelconque analyse ou de fournir le moindre effort afin de s'en rendre compte. Hypnos avait d'ores-et-déjà compris ces lieux lui renvoyaient inéxorablement cette terrible réminiscence, les cris de sa douce progéniture enlevée par son seigneur qui fit d'elle la Reine du Royaume des Morts, plongeant Déméter dans un profond désespoir.

Le jumeau de la Mort à la crinière flamboyante se souvenait très clairement de cette rencontre avec sa vis-à-vis, lorsque celle-ci s'était rendue aux Enfers en personne afin de tenter de convaincre le Grand Hadès de lui rendre sa Perséphone bien-aimée. Il s'en était fallu de peu qu'elle ne recoure à la force afin de se faire justice elle-même, et les frères fils de Nyx n'avaient alors point manqué de s'interposer afin de lui faire comprendre qu'elle ne pourrait lever la main sur leur Seigneur. Pour autant, Hypnos ne lui en tenait aucunement rigueur. Il éprouvait même une sorte d'empathie et de compassion pour cette "femme" dont la volonté de l'Empereur des Ténèbres avait subtilisé sa fille.


"Je ne puis que comprendre votre peine..." dit-il du ton calme et posé qui le caractérisait.

Marquant une courte pause dans son intervention, il se rapprocha de son interlocutrice avant de reprendre.

"Perséphone se trouve actuellement aux Enfers, régnant aux côtés de sa majesté Hadès."

Il était probablement plus juste d'avancer que le véritable maître du Royaume des morts n'en restait pas moins Hadès, secondés par ses nobles serviteurs les frères jumeaux, la Mort ainsi que le Sommeil, de même que chacun des Juges. Mais il était vrai que Perséphone jouissait d'une autorité certaine et légitime qu'il n'était guère possible de négliger. Ne sachant si ses prochains propos réconforteraient ou au contraire, tourmenteraient davantage la Divinité de la Nature, Hypnos décida de lui en faire part afin d'observer attentivement sa réaction, qui serait sans aucun doute révélatrice de son état d'esprit à l'égard du Dieu des Enfers.

"Il faut même reconnaître qu'elle s'avère particulièrement appliquée, et exerce fort bien ses fonctions."

Si le Sommeil comprenait sincèrement la détresse de cette mère dont l'enfant avait été dérobé, il n'en restait pas moins l'un des plus fervents protecteurs de l'Empereur des Ténèbres, et s'il compatissait autant que la politesse et les usages le lui permettaient, il faisait conséquemment preuve d'une retenue palpable. Certes, il s'agissait aussi de sa personnalité, mais il ne pouvait également se permettre de se montrer trop familier et charitable envers cette Déesse, qui s'avérait potentiellement une ennemie tout aussi sérieuse qu'Athéna elle-même vis-à-vis de son potentat, et par extension à l'encontre de son camp.
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Belgarath 2

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MessageSujet: Re: La nature en sommeil... [pv Hypnos]   Lun 18 Juil 2011 - 11:58

La Tristesse, elle emporte tout, elle pique d'abord doucement sa victime laissant le poison se diluer dans le sang des veines pour finalement atteindre son apogée au moment où l'on s'y attend le moins. Elle vous brûle, dévore votre chaire et votre âme, ne laissant place qu'au désespoir, ce sentiment qui vous empoigne le cœur et le broie en des milliers de morceaux sans cesse, relâchant parfois son étreinte pour mieux vous emporter dans une vague dévastatrice qui ne laisse place à rien. Oh Déméter, si elle était maîtresse des moissons et pouvait rendre toute terre fertile, elle avait trouvé en Aphrodite, sa consœur en matière de cœur.

Comprendre sa peine? La Déesse ne pouvait le croire, jamais dans sa mémoire, Hypnos ne s'était fait arraché un enfant comme il lui avait été donné de subir ce malheur, néanmoins elle apprécia sa compassion et daigna se relever, contemplant pleinement le visage du sommeil de ses yeux d'encre.
Ainsi sa divine fille était aux enfers, encore... pourtant les beaux jours étaient revenu et même si son retour avait prit du temps, retenir inutilement Perséphone était une violation des accords avec Zeus. Mais une douleur terrible envahit le cœur de la Déesse, un doute... et si c'était Perséphone qui désirait rester, si jamais plus elle ne voulait revoir sa mère. Cette pensée lui déchira l'âme intérieurement et dans ses yeux passa un voile comme si la mort elle même venait de la frapper.

Sa fille régnait oui, mais à quel prix, jamais elle n'avait désiré cela pour elle. Mais finalement si elle était heureuse... non elle ne pouvait pas pardonner à Hadès ce rapt. S'il n'avait pas eu lieu, Mère Nature aurait jalousement gardé sa fille, la laissant s'épanouir au soleil, prendre de magnifique couleur pour tomber dans les bras d'un Dieu qu'elle pouvait aimer. Certes sa fille en étant aux côtés d'Hadès avait la protection de l'un des Dieux originels, mais à quel prix?...


« Régner... ce n'est pas le terme qui me viendrai à l'esprit mon vieil ami. En mon cœur de mère je ne ressens pas la bien être de ma tendre fille. Mais les beaux jours sont revenus et il est légitime à présent qu'elle puisse revenir vers moi. »

Au sein des enfers, tous savaient qu'Hadès régnait sans partage et que même les Dieux jumeaux n'étaient que d'autres pions à ses yeux. Des pions estimable mais sacrifiable si le besoin s'en faisait sentir. Jamais la dame n'avait aimé la guerre et le sang, c'est pour cela qu'elle s'entendait si bien avec Hypnos. Le sommeil, voilà une bien plus belle mort, parfaite et propre. Elle s'enorgueillit aux derniers mots du fils de Nyx...

« Naturellement qu'elle y est appliquée, j'aurais été une bien mauvaise mère si ma fille n'était pas à même d'exercer un rôle divin! »

Elle l'avait dit avec fierté, mais sans agressivité, elle avait cessé de pleurer mais sur ses joues étaient encore les traces bleu de ses larmes chargées d'Ichor.

« Je sais que vous persistez à obéir à Hadès. Ce qui fait de nous des êtres opposés, mais nos fonctions font de vous et moi des êtres complémentaire dans un cycle de vie que j'ai instauré et que je gouverne. Alors mon ami, pouvez vous me mener aux enfers, j'aimerai jouir du droit que possède une mère de voir sa fille... mais parlez moi un peu de la terre, je foule à nouveau de sol de ma mère et pourtant j n'y reconnais rien, le monde a t il tellement changé?»
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Hypnos 2
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MessageSujet: Re: La nature en sommeil... [pv Hypnos]   Mer 20 Juil 2011 - 0:22

Il était vrai que depuis que l'Empereur des Ténèbres avait enlevé Perséphone pour en faire sa reine, un profond contentieux n'avait guère tardé à émerger entre celui-ci et la mère de cette dernière. Elle avait donc tout d'abord décidé de partir à la recherche de sa progéniture, jusqu'à se rendre aux Enfers afin d'exiger auprès de son frère qu'il lui restitue sa famille. Suite à son refus, Hypnos se souvenait très clairement que l'affaire avait été porté devant le Grand Zeus lui-même, qui, ne souhaitant se mettre à dos l'un des membres de sa fratrie, avait ni plus ni moins coupé la poire en deux. Il en avait résulté que Perséphone séjournerait auprès de sa mère pendant le Printemps et l'été, tandis qu'elle resterait au Royaume des Morts durant l'Automne et l'Hiver. Ce compromis apparaissait dès lors acceptable.

Cependant, la Divinité du Sommeil n'avait à l'époque point manqué de souligner que la nouvelle épouse de son Seigneur avait d'ores-et-déjà mangé des pépins de l'un de ces fameux fruits ayant permis la création du Rosaire de la Vierge. Ainsi avait-il convaincu Zeus qu'elle aurait du normalement rester aux Enfers, bien ce dernier avait dès lors préféré ne froisser personne. Le Dieu à la crinière d'or ne nourrissait aucune rancœur envers Déméter, il n'avait fait que son devoir et servi Hadès. Il n'éprouvait aucune culpabilité à l'égard de cette pauvre mère en détresse, quand bien même Zeus l'aurait finalement écouté. Par ailleurs, peut-être avait-il délibérément choisi de ne point suivre les arguments d'Hypnos du fait de leur passé quelque peu difficile, mais ceci était une autre histoire...

Quoi qu'il en était, le jugement de celui que l'on présente comme le Roi des Dieux avait été prononcé, et il devait dès lors être respecté. Le Sommeil accordait beaucoup d'importance au respect des règles, et il était vrai que les beaux jours étant revenus. Il ne pouvait conséquemment que donner raison à son interlocutrice, qui exigeait de plein droit la possibilité de retrouver sa fille. Il acquiesça les propos de la Déesse d'un léger hochement de tête, bien que ces revendications allaient à l'encontre des intérêts d'Hadès.

Il ne comptait toutefois aucunement agir afin de forcer l'exécution de cet accord, n'envisageant à aucun moment de trahir son Seigneur, et Perséphone désirant peut-être restée aux Enfers de son plein gré. Il ne faisait donc que constater, et il n'irait guère plus loin. Il ne pouvait par la suite répondre à sa vis-à-vis concernant le bien être de sa fille, ne sachant que peu quel était son état d'esprit dans son for intérieur.


"Je ne saurai vous confirmer quoi que ce soit concernant le bien-être de votre fille. Cependant, l'une de mes propres progénitures se trouve au service personnel de la vôtre, et veille aussi bien à sa sécurité qu'à sa satisfaction."

Déméter s'enorgueillit par la suite de la réussite de l'éducation de son rejeton, et affichait malgré sa peine une certaine fierté d'apprendre que Perséphone exerçait très bien sa tâche au sein du Royaume des Morts. Hypnos profita alors de ces propos, qui lui servirent de transition parfaite pour la suite de son intervention, et qui réconforterait peut-être la Déesse, dont il était toujours possible de distinguer quelques larmes perlant sur son délicat fasciés. Qui plus est, plus elle serait apaisée, moins il y aurait de risques qu'elle s'adonne pleinement à sa colère, minimisant ainsi son niveau de menace à l'égard de sa majesté Hadès.

"Je puis vous garantir que mon fils honore parfaitement son rôle auprès de votre fille, et qu'il se montre tout autant dévouée qu'elle s'avère appliquée dans ses fonctions."

Enfin, elle avait demandé au Sommeil s'il pouvait la mener aux Enfers, soulignant à cet effet et leur complémentarité, quand bien même leur allégeance demeuraient plus ou moins incompatibles. Hypnos ne vit alors aucun inconvénient à la mener au cœur du Royaume des Morts, ce qui ne l'engageait à rien. Dans une telle situation, il se voyait avant tout comme un simple messager, d'autant plus que Déméter se trouvait dans son bon droit, et il laisserait ensuite Hadès décider comme bon lui semble du reste des évènements.

"Si tel est votre souhait, je vous conduirai aux Enfers."

Puis, ne venant que récemment de quitter l'Olympe, elle l'interrogea sur l'évolution du monde depuis tout ce temps.

"Comme vous pouvez le constater, les choses ont bien changé. Ce sont essentiellement les humains qui demeurent responsables de cette évolution, et je ne peux que déplorer qu'ils méprisent de plus en plus non seulement leur environnement, mais également les Dieux que nous sommes, ainsi qu'eux-mêmes, tout aussi surprenant que cela puisse paraître. Heureusement, sa majesté Hadès apportera prochainement le remède à cette situation..."

Il vit alors en ses propres propos, l'occasion rusée de convertir la Déesse à sa cause.

"Peut-être pourriez vous d'ailleurs vous rallier à nous. Non seulement vous retrouverez votre fille, mais ce serait également pour vous l'occasion de restaurer cette Nature originelle que vous aviez façonnée jadis, ainsi que le sol de votre mère."
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Belgarath 2

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MessageSujet: Re: La nature en sommeil... [pv Hypnos]   Mer 20 Juil 2011 - 14:54

Hypnos, si Hadès était surnommé le Juge, ce qualificatif allait bien mieux au jumeau doré selon Déméter. L'empereur du monde souterrain avait dupé sa fille pour lui faire avaler ces fruits, Hypnos n'avait fait que rapporter les faits, témoins objectif d'un conflit qui aurait pu entrainer le monde à sa perte. Bien qu'à cette époque Mère Nature ne réfléchissait pas si froidement, elle était les moissons, les cycles et les saisons, bornée, sévère, colérique... très colérique. Qui donc à cette époque pouvait rivaliser avec elle en terme de puissance brute? Bien qu'elle ne fut jamais réellement une guerrière, elle n'en avait pas besoin, ses simples menaces, ses simples malédictions allaient jusqu'à faire trembler les Dieux eux même. Elle avait fait plier Zeus en personne pour que s'ouvre un procès. Ce seul exploit restait dans la mémoire de tous, même des hommes. Bien que ce dernier ne la respectent plus comme par le passé, ils avaient peur, terriblement peur, tentant de l'apprivoiser en croisant les plantes, éloignant les insectes. Mais jamais il ne fut mit de chaine à la belle Déméter, et jamais elle n'en aurais. Emprisonner la nature c'est se condamner soit même à mort, Juge et bourreau de se propre existence. La nature était fragile, mais elle était ainsi faite que la plus petite créature avait son importance, il n'y avait pas de nuisible. Seulement des êtres régulant les flux et les essences.

Déméter était celle qui fixait les règles de la vie, par les plantes et les saisons elle faisait battre le cœur de Gaïa, sans elle, la Terre n'était rien d'autre qu'une nature morte sur laquelle les hommes n'avaient plus qu'à attendre leur fin. Ce que demandait Mère Nature était le strict respect de l'ordre établit. Bien que lorsqu'elle s'était réveillée sur L'olympe elle avait constaté les dégâts dans plusieurs des temples, elle se laissa dire qu'Hadès avait régulé l'ordre dans un monde de débauche. La débauche et les orgies de l'Olympe, la Déesse s'en moquait bien. Elle ne sortait que rarement de son temple et se mêlait peu aux autres Dieux, hormis avec Artémis et Apollon, les Dieux complétant le cycle des choses. Mais que Zeus fut vaincu par Hadès ou non ne remettait pas en cause le contrat et si le Seigneur Noir osait prétendre le contraire, il n'aurait pas la nature en colère, mais un véritable bain de sang. Sans Zeus, sans règle... Déméter ne connaitrait aucune limite.

La Déesse se sentit rassurée en entendant que l'un des enfants d'Hypnos veillait sur elle en tant que serviteur. Le terme « garde » aurait changé la donne, le Dieu du sommeil avait il fait exprès de choisir ce terme plutôt qu'un autre. Peut être, mais la Déesse ne pouvait le jurer et allait de toutes façons, bientôt le vérifier par elle même...

« Je me réjouis de cette nouvelle, mon ami. Je sais l'amour que vous portez à vos enfants, vous les avez bien élevé. Je connais peu d'entre eux, mais je connais leur père et je sais qu'il fera en sorte de tout soit respecté »

Un petit air de malice dans les yeux et la voix de Déméter, peut être. Elle avait toujours apprécié se jouer un peu du sommeil et l'entrainer sur des pentes savonneuses, en même temps, avec les principes de rigidité morales qui régissaient Hypnos ce n'était pas très compliqué.

« Tant qu'il ne fait pas d'elle une prisonnière, je vous accorde son utilité. Un serviteur est tellement plus appréciable qu'un geôlier... n'est ce pas...? »

Un petit rire se fit entendre de la voix de Mère Nature, un de ces petits rire cristallin qui faisait rayonner les larmes qui restaient sur ses joues comme s'il s'agissait de diamants pur, la lumière d'Hélios se reflétant sur les milles facettes de ces perles bleus. Déméter aimait le soleil, sa douceur, sa lumière, il avait été son seul allié avec Hécate lorsqu'elle recherchait sa fille.

Elle le remercia de bien vouloir le conduire aux Enfers, mais écouta la réponse et disons... la proposition qu'il avait formulé. Elle le pointa du doigts, comme une mère pointerait du doigt un enfant surpris entrain de faire une bêtise...

« Je ne doute pas de vos mots. Les humains ont toujours eut tendance à être la raison de mes maux. Si vous voulez vous faire maîtriser mon ami, libre à vous. Mais jamais aucun être n'a mit de chaine autour de ces poignets et le ventre de mon père est loin désormais. Plus personne ne fera de moi une captive. C'est une race imbécile que mon frère a toujours soutenu inutilement. Depuis le début elle n'a fait que se dégrade, même en apprenant comment cultiver la Terre comme je l'ai fais ils n'ont toujours eu de cesse de vouloir la contrôler et non l'aimer. Un remède dis tu?... »

L'air enjoué de la Déesse se referma, elle tourna le dos au Dieu pour contempler le monde, ouvrant ses bras comme pour l'étreindre. Tout cela était à elle. Peu lui importait que Zeus ait donné la garde de la Terre à Athéna. C'était elle et seulement elle, qui pouvait faire de ce monde... son jouet.
Sa voix était désormais mélancolique, sa bonne humeur envolé avec la légère brise qui venait de ses lever, à ses pieds la nature mourrait...

« Et comment mon vieil ami? Plus de sang? Plus de guerre? Je n'ai pas oublié qu'outre les hommes, ce sont les Dieux depuis le début de ce monde, qui ont souillé notre mère. La titanomachie... la gigantomachie... les guerres saintes... tout cela n'a fait qu'entrainer ce monde à sa perte. Les guerres entre Poséidon, Arès, Hadès, Athéna... combien de morts? Combien de litre de sang? Combien e lacs et de rivière, combien de mers auraient put être remplie avec le sang de ces hommes mort au combat? Des sacrifices, des pertes négligeables... peut être... mais pourquoi s'étonner alors que l'homme ne cherche qu'à dominer, soumettre et tuer?... Nous leur avons montré cet exemple, nous leur avons appris comment tuer avant de leur apprendre à aimer... »

A ce moment elle se retourna vers le Dieu, son visage était plein de tristesse, mais aucune larme coulait le long de ses joues. Elle approcha sa main du visage du sommeil et lui caressa tendrement la joue avec ce regard à moitié mort qu'elle avait.

« Le monde des morts m'a déjà enlevé une partie de moi même. Je ne le laisserai pas tout emporter. Si la solution d'Hadès est encore plus de mort violente alors je la rejette. J'aime votre mort Hypnos, douce, sans douleur, calme et pleine d'une beauté sans pareil, vous êtes le compagnon que je n'ai jamais eu, vous êtes le Seigneur que les Enfers devraient avoir... »

Elle rapprocha son visage du sien, à quelques centimètres avant de s'en détourner brutalement et de regarder à nouveau le monde...

« Mais vous sentez son odeur, vous sentez l'odeur de votre frère, de votre maître. Si je juge que les hommes doivent périr, alors ce sera à ma manière. Je suis ma seule maîtresse, je ne reçois d'ordre de personne car je décide de ce qui peut vivre ou mourir. Si c'est cette nature que votre maître veut revoir, alors j'en apprécierai le résultat, mais nullement les manières. Ce monde, je le veux pour ma fille et moi même. Je ne veux pas de mon frère à ses commandes. Je combattrai seule comme je l'ai toujours fait et avec ma très chère fille à mes côtés si c'est son souhait. Mais je ne serai l'esclave de personne... »
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Hypnos 2
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MessageSujet: Re: La nature en sommeil... [pv Hypnos]   Ven 29 Juil 2011 - 3:56

La Grande Déesse de la Nature semblait rassurée quant au fait que l'un des fils du Sommeil, en l’occurrence Morpheus, veillait sur sa fille. Dans une situation inverse, Hypnos aurait d'ailleurs particulièrement apprécié que l'on fasse de même pour lui, bien que tous les Dieux étaient loin de revêtir une telle sollicitude que pouvait être la sienne. Déméter ne manque donc guère de remercier son interlocuteur pour ce service, en le complimentant sur la qualité de l'éducation qu'il avait pu donner à ses enfants. Il esquissa d'ailleurs un discret sourire de remerciement, bien qu'il ne lui était aisé de faire respecter l'ensemble des règles à chacune de ses progénitures, qui, il faut l'avouer, lui donner parfois du fil à retordre.

Il n'avait cependant aucun problème à ce sujet lorsqu'il relevait de Morpheus qui, veillait auprès de Perséphone de son propre gré, et même avec un plaisir relativement surprenant. C'est pourquoi la Déesse avait donc souligné l'importance de la nuance entre "veiller" et "garder", en avançant qu'il était préférable d'avoir un serviteur plutôt qu'un geôlier, ce qui n'était on ne peut plus vrai. Néanmoins, le frère de la Mort n'avait jamais ordonné à son fils d'agir auprès de la jeune déité comme un valet. Ainsi fut-il quelques peu interloqué par cette phrase, d'autant plus que sa vis-à-vis connaissait un regain de gaieté, et s'était exprimé avec une certaine espièglerie, ponctuant son intervention d'un rire.

Hypnos ne s'en trouvait aucunement vexé, et appréciait même un tant soit peu voir Déméter oublier ne serait-ce que temporairement son chagrin. Il n'éprouvait aucune animosité pour elle. Au contraire, elle lui inspirait une certaine sympathie. Malgré cela, il tint à lui apporter quelques précisions, en s'exprimant comme toujours sur un ton pratiquement neutre et posé.


"J'approuve tout à fait vos propos. Cependant, il est bon que vous sachiez qu'il n'a jamais été question de faire de faire de l'un de mes fils l'esclave de votre progéniture. Si cela peut vous rassurer, Morpheus apprécie grandement Perséphone, et excède les termes de sa mission de son plein gré. Mais s'il le décide, il pourrait à tout moment se montrer moins serviable et se cantonner à la simple bienveillance qu'il lui incombe..."

Puis la Déesse s'exprima alors sur les humains. Elle semblait de toutes évidences d'accord avec les propos du Sommeil, et reconnaissait elle-aussi que la plupart de ses maux découlaient du comportement des humains, et qu'il s'agissait d'une race stupide ne faisant que dégrader son environnement, et même son prochain. Hypnos, réputé comme demeurant un Dieu juste et sage, éprouva d'ailleurs une forme de soulagement, comme si cet acquiescement de son interlocutrice le confortait dans l'idée qu'il empruntait le bon chemin. Elle s'interrogeait néanmoins sur ce fameux remède qu'il venait d'évoquer de manière évasive quelques instants plus tôt.

Manifestement, elle redoutait que ce "remède" n'engendre de nouveau que sang et violence, ce qui s'avérait tout à fait justifiable compte-tenue des évènements de l'Histoire et des Guerres Saintes successives. Selon elle, les Dieux qu'ils incarnaient étaient même les responsables de l'attitude néfastes des humains, en leur montrant le mauvais exemple. La Divinité à la crinière flamboyante afficha alors un léger air de scepticisme, et jugea bon de répondre à Déméter afin de défendre leur propre espèce, et conséquemment l'ensemble de leurs homologues.


"Quand bien même les Dieux ont sans aucun doute pu inspirer les humains dans leur comportement, je puis affirmer que j'ai suffisamment vécu pour constater que le mythe du Destin et de la toute puissance divine peut être remis en cause. Les humains ont développé un réel libre-arbitre, qui leur permet d'accomplir moult prouesses... Mais c'est justement ce même libre-arbitre leur permettant de choisir leurs actes, qui fait de la grande majorité des hommes des parasites, ou du moins, bien plus que notre influence de jadis sur eux. Car force est de constater que les humains ne nous respectent même plus."

Déméter avait également porté délicatement sa main sur le visage d'Hypnos, tandis que son propre fasciés avait finalement retrouvé cette affliction qu'il renvoyait depuis pratiquement le début de la conversation. Elle souhaitait rester indépendante, régler les choses à sa façon, et encore moins œuvrer sous la bannière de son frère ayant enlevé sa fille. Mais elle redoutait surtout un nouveau déferlement de violence et de souffrance, et louait les méthodes plus douces du Sommeil, qui afficha de nouveau un sourire, bien plus visible que le précédent. Il partageait l'avis de son interlocutrice, il était peut-être même l'un des premiers à prôner un certain pacifisme. Mais il n'était toutefois point un agneau, et s'avérait tout à fait enclin à recourir à la force si cela était au final nécessaire.

"Peut-être que mes propos pourront vous rassurer. Je n'en reste pas moins quelqu'un qui répudie toute manifestation de violence inutile, et que quand bien même seul le conflit demeurerait la solution à un problème, je préfèrerais alors le régler de manière plus noble et délicate que dans le sang, contrairement à mon frère. Le remède que sa majesté Hadès souhaite apporter n'est autre qu'une ultime éclipse qui masquera le Soleil, sans la moindre violence d'antan. Si du sang vient alors à verser, c'est car Athéna persistera dans son délire meurtrier, et à soutenir ces humains tout plus délétères les uns que les autres."


Marquant une légère pause dans son allocution, il reprit presque immédiatement.

"Lorsque l'on y pense, il y a un grand consensus parmi les Dieux que nous sommes concernant notre avis sur les humains, et ce n'est pas un hasard si Arès, Poséidon ou encore vous-même et nous aux Enfers, les désignons comme étant à l'origine non seulement de nos maux, mais également celui de leur environnement et d'eux-mêmes. C'est Athéna qui en persistant dans son opposition, n'hésite pas à engendrer le maximum de sacrifices afin de s'opposer jusqu'au bout, peu importe le sang à verser..."
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Belgarath 2

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MessageSujet: Re: La nature en sommeil... [pv Hypnos]   Ven 5 Aoû 2011 - 10:51

Bien mal avisé est celui qui croirait à la bienveillance la plus totale de la part de Déméter-sama, tous parmi les hommes et les Dieux savaient qu'il fallait redouter ses colères, car son chant si mélodieux en été pouvait devenir baiser mortel en automne et en hiver. La Déesse eut un petit rire à nouveau lorsque Hypnos annonça que son fils pouvait à tout moment reprendre un rôle moins agréable envers sa fille. C'était un sourire, à moitié moqueur, à moitié sûre d'elle. Elle avait élevé Perséphone et malgré tout ce qu'elle avait pu vivre aux enfers, elle n'en doutait pas qu'elle gardait en tête l'éducation qui lui avait fournit sa mère sur les hommes et la manière dont il fallait les traiter. Déméter n'était pas une séductrice née, mais elle savait plaire, elle plaisait, la mère aux formes généreuses nullement disgracieuses. Et Perséphone savait manier les hommes et les dieux comme de fidèles serviteurs sans que ceux là s'en rendent compte à n'en pas douter.

« Certes mon existence est mon longue que la votre, mon ami. Mais quand un enfant est élevé dans le sang, il n'aspire qu'à se nourrir de sang. Les humains et leur libre arbitre ont toujours été des justifications bancales que nous utilisâmes à tort et à travers au cours des siècles. Une créature, tout libre arbitre pris en compte, ne fait que reproduire ce qu'il lui a été apprit pendant son enfance. Il faut se rendre à l'évidence, la race des hommes est un échec total de la part des Dieux, de nous créatures immortelles je le reconnais aisément, nous avons fait une erreur en les mettant au monde, il nous incombe à présent de réparer cette erreur en anéantissant l'espèce. Même nous, pouvons apprendre de nos fautes, si nous ne le faisions pas alors, serions nous réellement digne de porter le nom de Dieu? »

Déméter en était convaincue, elle était loin d'être contre l'extermination des hommes, mais rejeter la faute sur le simple libre arbitre et les décisions prisent par les hommes était se voiler la face. Qui des hommes ou des Dieux s'était détourné de l'autre le premier? Dans leur égoïsme et leur orgueil, la plupart des Dieux jouaient les mal aimés, les repoussés, les exclus, mais qu'en était il en réalité?... Seul un Dieu pouvait réparer cette erreur et Athéna, cette petite idiote qui s'entêtait dans son refus...

« Athéna est une gêne, un obstacle qui oblige à ce que le sang coule encore et encore. Le jour où elle comprendra que cette race est condamnée et qu'il nous faut en tant que Dieux, l'exterminer pour le bien de ce monde afin que d'éviter que les deux ne disparaissent, alors nous serons en paix. Entre deux maux, il faut choisir le moindre, je ne laisserai pas ce monde s'écrouler Hypnos, et si ma vie devait être mise en jeu, alors tu sais ce qui arrivera à cette Terre?... »

Déméter semble réfléchir un instant, la Déesse n'était pas sous son meilleur jour et pourtant à ses pieds, tout autour d'Hypnos et d'elle même, la nature reprenait ses droits, l'herbe poussait, grasse et brillante, les fleurs, les blés, tout une multitude d'espèces végétale prenait vie sur terre, par le simple contact de Déméter. Dans ses mains, la Déesse fit apparaître un coquelicot, pavot par excellence et le tendit à Hypnos.


« N'ai crainte, je n'ai pas assez de malice pour faire manger des graine de grenade à une femme... tu ne craints rien. C'est un présent que je te fais, il restera à jamais fleurit, tant que je serai en vie. L'ultime éclipse n'est pas une solution, voiler ainsi la face d'Hélios, comment la nature fera t elle pour survivre? Ce dont tu me parles viendrait à bout de l'espèce humaine, mais aussi des autres créatures de ce monde qui sont elles, innocente... si tel est le dessein du Seigneur Noir, alors je m'y opposerai. »

Déméter fit apparaître dans ses mains son sceptre d'or en forme de gigantesque épi de blé. Preuve de sa détermination, elle n'avait pas peur, si elle devait venir à mourir, c'est toute la nature qui viendrai à disparaître. Elle était prête à courir ce risque, uniquement pour sa fille, car rien ne comptait à ses yeux plus que sa fille et c'était son statut de mère qu'elle faisait passer au delà de celui de Déesse. Être une déesse était quelque chose de facile en soi quand on voulait se donner la peine de regarder un peu le monde qui nous entourait, faire preuve de Justice était aussi une chose aisée. Mais être une mère demandait des efforts de tout les instants, à chaque fois que sa fille redescendait dans le monde souterrain elle avait eut peur de perdre son amour, de ne jamais la revoir. Elle n'aurait sut exactement définir ce qu'était une mère, mais elle faisait tout ce qui était en son pouvoir pour en être une respectable.

« Arès n'est qu'une brute sanguinaire, Poséidon a possédé mon corps par la force me faisant engendrer des monstres, Hadès m'a prit ma merveilleuse fille... Non Hypnos, je n'ai aucun consensus avec ces Dieux. Je vous considère comme un ami, le seul qu'il me reste encore en ce monde. Aucun de ces Dieux ne trouvent grâce à mes yeux, Athéna aurait put être une amie, si elle ne s'entêtait pas dans ce choix. Ma fille, c'est ma fille la seule véritable Déesse que je veux protéger. Que tous prennent garde Hypnos, que le moindre mal soit fait à ma fille et ce monde mais aussi les Dieux trembleront et il se pourrait qu'Athéna se trouve une nouvelle alliée... »

Oui, Déméter était prête à abandonner ce monde et la nature pour venger sa fille si le cas échéant, du mal lui serait fait. Elle était déterminée, son regard ne faiblissait point, nulle larme, nulle peur, seulement une colère sous-jacente prête à exploser. Elle redevint plus calme quelques secondes après. Les enfers... voilà ce qui l'attendait à présent.
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MessageSujet: Re: La nature en sommeil... [pv Hypnos]   Jeu 11 Aoû 2011 - 4:07

Les propos du Dieu du Sommeil concernant la manière selon laquelle Morphée se comportait à l'égard de Perséphone décrocha un léger ricanement chez son interlocutrice, qui afficha pour seule réponse un sourire plus ou moins moqueur. Hypnos gardait la satisfaction d'avoir au moins eu le mérite de soustraire cette pauvre mère dont l'enfant avait été dérobé, du tourment dans lequel elle se trouvait plongée, ne serait-ce que temporairement. Toutefois, il demeurait des plus sérieux lorsqu'il avait avancé que l'attitude de son fils pouvait très bien évoluer selon la situation et les directives qu'il pourrait alors lui donner. Morpheus était certes totalement dévoué à Perséphone, mais était-il prêt à trahir son géniteur et les Enfers si un tel ordre venait à lui être donné ? Fort heureusement, la situation ne se présentait pas, et ne se présenterait probablement guère. C'est pourquoi le Sommeil ne broncha aucunement devant la réaction de la Déesse, et écouta son point de vue sur l'exemple qu'avait donné les Dieux aux humains avec attention.

"Je ne peux nier que les humains ont nécessairement été influencé par le comportement des nôtres, et que nous, Dieux, possédons inéxorablement une part de responsabilité dans l'attitude néfaste de nos créations. Cependant, je pense qu'il convient de tempérer le rôle que nous avons pu jouer, car j'estime que leur libre arbitre revêt autant d'importance que le mauvais modèle que nous avons pu leur donner. Quoi qu'il en soit, je ne peux en revanche que vous approuver quant au fait que nous avons commis une erreur avec eux, tant en les mettons au monde qu'en les ayant inspirés de manière néfaste. Et je ne peux encore que plus vous approuver dans le fait que nous devons corriger cette erreur de la manière dont vous le suggérez."

Bien que l'opinion de chacune des deux Divinités différait légèrement quant à l'origine du comportement délétère des hommes, elles n'en demeuraient pas moins d'accord sur l'existence de ce dernier, et sur la solution qu'il fallait apporter afin d'y remédier. Et là était bien l'essentiel. Hélas, les moyens que chacun des protagonistes envisageait d'employer dans le but d'y parvenir différaient eux-aussi, ce que le frère de la Mort ne pouvait que déplorer. Si Déméter avait accepté de se rallier aux Enfers, le Royaume des Morts y aurait gagné un allié extrêmement puissant, tandis qu'elle aurait pu y retrouver sa fille, tout en œuvrant en son sens. Tout aurait été si parfait... Mais nécessairement, rien ne pouvait être si simple, et Hypnos ne le savait que trop bien, lui dont la longue vie avait été jonchée d'expériences analogues . Balayant conséquemment ces pensées de sa tête, il continua d'écouter les propos de son interlocutrice sur Athéna avec attention.

"Vous résumez parfaitement le sens de ma pensée. Ce n'est encore qu'une gamine, qui s'accroche au cadeau que son père lui a offert, il y a pourtant fort longtemps de cela. Son comportement puéril ne fait qu'engendrer deux fois plus de maux : Ceux générés par les hommes eux-mêmes en sauvegardant leur prolifération, et ceux générés par ces multiples Guerres Saintes afin de l'arrêter dans son délire. J'ose espérer que votre vie ne sera mise en jeu, et que vous ne laisserez guère ce monde s'écrouler. De même que je mettrai tout en œuvre afin de stopper cette dérive, et d'écarter enfin Athéna et ces humains de cette Terre qui se meurt à petit feu. Qui l'eut cru, que ce fusse nous qui durent un jour agir afin de sauver le propre royaume d'Athéna !"

Tout au cours de leur conversation, le Sommeil pouvait constater le pouvoir de la Déesse en action, qui réhabilitait progressivement le lieur de leur discussion en véritable havre de la Nature, qui reprenait peu à peu ses droits. Cette vision lui décrocha d'ailleurs un discret sourire, lui qui redécouvrait ainsi cette Terre de jadis qui n'avait que trop peu été préservée par les hommes, et qui d'ici quelques années était peut-être vouée à disparaître définitivement. Poussant alors un léger soupir, Déméter fit apparaître un coquelicot qu'elle tendit en sa direction, ravivant son sourire.

"Je me rappelle de celui que j'avais offert à Héra afin d'endormir son mari... De lointains souvenirs..."


S'emparant du pavot, il comprenait parfaitement les considérations de sa vis-vis. Comme il l'avait pensé précédemment, elle ne souhaitait éliminer les humains de la même manière que celle employée par Hadès.

"L’Ultime Éclipse est une purge totale qui nous permettra de repartir à zéro, de balayer la moindre de nos erreurs, et de recréer en mieux ce qui pourrait être sauvé. Les animaux, les végétaux, je ne peux que reconnaître qu'ils seront des dommages collatéraux. Mais seule une solution massive peut nous permettre d'éradiquer l'espèce humaine. Et ce serait enfin l'occasion de recréer cette Nature à laquelle tu avais jadis donné vie, qui à cause du fait du temps et des hommes, n'est plus qu'un vestige d'une époque dorée."

Poursuivant sur la lancée, la Déesse matérialisa enfin son sceptre d'or, vision qui ne déplut aucunement à Hypnos, lui dont le seul sceptre analogue qui s'était offert à sa vue ces derniers temps, n'était autre que ce maudit bâton d'Athéna ! De toutes évidences, elle ne souhaitait s'allier avec un autre Dieu, chacun employant sûrement des méthodes incompatibles avec ce qu'elle désirait véritablement, et certains d'eux lui ayant même causé directement du tort, à l'image du Seigneur du Royaume des Morts. Sa situation n'était que peu enviable, ce qui égailla un sentiment d'empathie chez le Dieu à la crinière flamboyante, d'autant plus lorsqu'elle lui fit part du fait qu'elle le considérait comme son seul ami encore vivant en ce monde. Seule sa fille trouvait maintenant grâce à ses yeux, et le moins qu'il pouvait faire, était donc de garantir la sûreté de Perséphone. Il prit ainsi la parole d'un ton relativement calme, et toujours aussi neutre dans la forme, bien que le fond ne l'était pas.

"Chère Déméter, je ne me montrerai point insensible à vos propos ainsi qu'à votre situation. C'est pourquoi je ferai en sorte que mon fils veille encore davantage sur votre progéniture, et que j'irai m'enquérir personnellement du fait qu'elle soit bien traitée et trouve ses aises aux Enfers, à défaut de pouvoir vous la rendre".
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