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 Rencontre un jour de pluie [Flashback pv Théia]

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MessageSujet: Rencontre un jour de pluie [Flashback pv Théia]   Lun 18 Avr 2011 - 23:56

Toutes les régions du monde se ressemblent quand il se met à pleuvoir. A vrai dire, le monde entier n'est qu'un océan parait il. Je ne sais pas, je ne suis jamais aller jusqu'à l'autre bout du monde. Kyrian en venait à ce qu'il disait, racontant des choses sur des tribus que je connaissais à peine, j'avais concentré mes 2 millénaires de non vie à l'étude de ce que l'on appellerai plus tard le vieux continent et les récents événements m'avaient fait repartir dans cette quête de savoirs. J'avais oublié la guerre en Olympe, le Seigneur Hadès m'en voudrait très certainement, mais je ne pouvais pas rentrer, pas tout de suite.

Il faisait froid ce jour là, enfin pour quelqu'un capable de sentir encore le froid, pour moi, l'air était comme d'habitude, seule la pluie avait changée. Mes vêtements étaient encore couverts de sang, j'avais perdu ma canne, ma chemise à moitié déchirée, seul mon pantalon de costume était encore à peu près intact. J'avais renvoyé mon surplis aux enfers et j'avais décidé de venir ici, en Grèce, là où ma vie avait prit fin c'était un bon cycle après tout.

Je claquais des doigts et une cigarette vint se loger entre mes doigts, j'arrivais en haut d'une colline dominant le village en contre bas, les gens étaient effrayés, tous venaient de rentrer chez eux à cause de l'orage qui déferlait au dessus de nos têtes. La pluie, au départ seulement quelques gouttes avaient frappées mon visage, mais ensuite, il m'avait semblé que les Dieux étaient entrain de noyer ce monde.

Je m'étais alors assis contre les colonnes brisées d'un temple, vestige de mon temps, de mon époque, ce jour là, j'étais un peu comme elles, totalement brisé, mais j'avais survécu, j'avais vaincu cette illusion, je devais à présent me reconstruire et cette cigarette m'aiderait, si seulement elle arrêtait un peu de s'éteindre à cause de la pluie.

Une journée à ne pas laisser un spectre dehors, bien que mon cosmos se répendait de mon corps, comme si ce dernier n'était qu'un tonneau percé d'où s'échappait un précieux liquide. Machinalement je regardais mes les cieux, qu'est ce que mon Dieu penserait de moi... non, ce serait mentir, à ce moment là, je ne pensais pas à Dieu, je pensais à la seule qui avait de l'importance à mes yeux et de qui je m'étais éloigné. Ma présence n'était pas une bonne chose pour elle et pourtant, sa présence était une bonne chose pour moi. Regarder le monde sans intervenir, tel était mon devoir, voilà ce que j'allais devoir m'évertuer à faire ces prochains siècles. Pour le moment je ne pouvais pas me relever, à m'asseoir ainsi je venais de me rendre compte que j'avais une jambe en morceau et un de mes deux poignets démis. Mon visage et mon torse étaient encore tous deux recouverts de cicatrices, sur mon torse, couvert de tatouages, ces derniers semblaient briller d'une étrange pâleur grisâtre. Tss quelle piètre image, je serai bientôt sur pieds, mon cosmos me guérissait, mais à quel prix?

C'est à ce moment que je sentais une présence derrière moi, j'élevais simplement mon cosmos, je n'étais réellement pas d'humeur...
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MessageSujet: Re: Rencontre un jour de pluie [Flashback pv Théia]   Mar 19 Avr 2011 - 18:43

Où es-tu, mon Fils, toi qui appelles le Soleil, toi qui es l’Astre du Jour ? Et ton Père, le Soleil Noir, où est-il ? Les nuages ont envahi mon ancestral domaine, la région de Phtiotide… La pluie commence même à tomber, avant de fouetter mon visage et mon corps endolori. Le ciel ne tardera assurément pas à tonner. Est-ce ta faute, Zeus ? Intérieurement, je te maudis, neveu infâme ! Grelottant sous ma cape noire, j’avance péniblement vers le Temple qui fut autrefois mien. Plus aucune vie ne s’en émane, plus aucune fête, plus aucun rituel, plus aucune cérémonie n’y sont organisés. Une de mes larmes s’envole au vent, alors que mes yeux rouge rubis se mettent à briller intensément. Mon cosmos se répand peu à peu… La Luminosité qui autrefois s’en échappait est devenue noire ébène, le Tartare a déteint sur moi. Mes cheveux ont cependant conservé leur blondeur d’antan. Une bourrasque me surprend, je tiens mon capuchon. Je me retiens de blasphémer, bravant ce souffle entravant. Je parviens difficilement au faîte de la colline où se trouve le Temple, ou, du moins, ce qu’il en reste. Les piliers, les murs, les toits. Tout est au sol… Cette vision me rend misérable. Où est cette splendeur d’antan ? Les Titans ont donc été oubliés… Rares sont ceux qui nous sont encore fidèles… Je murmurai :

« Maudits, nous sommes tous aussi maudits les uns que les autres… Tout en nous respire la haine, nos mains sont couvertes d’Ichôr… »

Même mon temple semble maintenant avoir cette aura noire et ténébreuse… Ce n’est pas seulement à cause de moi. Une autre âme est présente… Profane-t-elle ce lieu encore sacré malgré son état ? Non, je ne le pense pas. J’aperçois le personnage à l’allure vagabonde. Un homme, fumant quelque tabac qui m’est inconnu, est assis sur un des débris. Sa chemise maculée de sang révèle d’étranges tatouages, et quelques cicatrices. Son cosmos me rappelle une odeur de soufre, serait-il un serviteur de mon neveu Hadès ? Je m’approche, silencieusement. Ce mâle, il me ressemble. Tout comme lui, mon corps est marqué par quelques récentes cicatrices, certaines de mes plaies ne sont même pas encore refermées et laissent couler, le long de mon gracieux corps, l’Ichôr sacré, dont la couleur bleutée est irréelle. Depuis ma marche, je sème derrière moi ce liquide qui brille en tombant sur le sol… Il est imbibé de mon cosmos et les gouttes qui tombent sont semblables à des perles. C’est donc accompagnée de cette atroce et magnifique traînée que je m’approche du Solitaire. Je me poste derrière lui, droite, le visage masqué dans mon capuchon. Je déclare calmement :

« Je ressens une telle agressivité dans votre cosmos que je pourrais en conclure que ma présence est indésirable en ces lieux. Savez-vous seulement à qui appartient ce Temple dans lequel vous êtes venu vous réfugier ? »

J’enjambe son siège, puis je pivote pour me mettre face à lui. Mes yeux rubis brillent intensément, tandis que mon Sang sacré se répand toujours un peu sur mon corps dissimulé sous mon manteau. Mon cosmos brille à son tour et, de façon inattendue, fait ressortir vivement les couleurs ternies des débris du Temple. Ils semblent fluorescents, irréels. Je le fais pour montrer mon rang et ma possession de ce lieu… Tremblant quelque peu sous cette pluie, je poursuis :

« Autrefois, dans les temps archaïques, ces lieux étaient emplis de mortels désirant retrouver de l’espoir, de la lumière, ou encore pour raviver l’éclat d’un artefact cher, ou même de l’âme… Parfois, certains venaient pour une prédiction, implorant la déesse du Ciel bleuté, de l’Eclat… Théia. »

Je retire légèrement mon capuchon, révélant un visage doux et bienveillant, des yeux brillants et une chevelure lisse et blonde. Je souris doucement, m’adressant de nouveau à l’inconnu :

« Hélas ce temps est fini, les Titans ont été enfermés dans le Tartare et condamnés à l’oubli… Or j’ai la ferme conviction que notre rencontre n’est pas hasardeuse. Je suis assez douée pour lire dans les cœurs ; vous êtes venu ici pour vous ressourcer, physiquement et mentalement. »

Quant à moi, mon Ichôr commence à cicatriser mes plaies et à faire disparaître les cicatrices. Si l’homme me le demande, je contribuerai à sa guérison… Mais réagira-t-il orgueilleusement comme tous les hommes en voulant attendre le temps qu’il faudra ? Désormais, le temps est à la parole, et j’attends ses réponses…
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MessageSujet: Re: Rencontre un jour de pluie [Flashback pv Théia]   Mer 20 Avr 2011 - 0:01

La mort... je l'ai vécu, ressentis, j'ai sentis la divine faux plonger dans mes chairs, je l'ai sentis arraché mon âme, elle m'avait tout prit. j'ai vu les prisons, mais j'ai refusé de perdre l'espoir, l'espoir de ma vengeance, l'espoir que le sang laverai l'affront qui m'avait été fait.
Mais c'était il y a longtemps maintenant, 2000ans se sont écoulés depuis cet instant, 2000ans au service de mon Seigneur et Maître, jamais je ne le trahirais. Mais pourtant je ne suis pas à ses côtés en ce moment à gravir l'Olympe pour défaire le père des Dieux. Oui Zeus, toi qui gronde là haut, toi qui fait couler sur mon corps cette pluie diluvienne qui ruisselle et emporte le sang, tu vas bientôt tomber, ton règne prendra fin et le monde connaîtra enfin la paix. où est donc passé ta sagesse d'antan? Belhys me racontera, elle me contera ta fin et je pourrai sentir en mon corps des vibrations que je n'ai plus sentis depuis la première guerre sainte.


"Où sont les temples resplendissant
Qui dans l'ombre du couchant,
Viennent illuminer les mortels?
Chaleur des Dieux,
Avance toi vers l'autel
Prend place en ces lieux.
Ô vous divins des temps anciens
Ne brisez pas l'immortel lien,
Et qu'enfin les voix depuis votre prison
Apportent aux hommes la voie de la raison..."


Je récitais machinalement ce poème que j'avais composé il y a bien longtemps maintenant, alors même que je n'étais qu'un jeune prêtre d'Hadès, je l'avais récité à ceux qui étaient venu écouter une prière en l'honneur des Dieux anciens, mais je m'étais interrompu... Cette odeur, ce cosmos qui se rapproche de moi? qui peut donc oser profaner les ténèbres, profaner ce lieu saint dans lequel je me suis réfugier? Est ce un saint? Viens tu abattre ton adversaire dans le dos? Non... c'est autre chose, une autre personne bien plus puissante et cette odeur, je l'ai déjà ressentis autrefois... il y a bien longtemps.

A mes pieds s'est formé une flaque dos dans laquelle le liquide des cieux se mêle à mon sang, étrange mélange, étrange mariage, faut il donc que ce monde finisse ainsi dans un mélange de boue, de sang et d'eau? Les miracles n'existent pas, il n'y aura pas de répits pour notre armée, tant que se dresseront en travers de notre chemin des personnes qui ne peuvent pas comprendre que ce monde est plus important que leur petite personne. Il n'y aura pas de rayon de soleil venant frappé un champ de bataille... non tout se terminera dans le sang, les cris et les pleurs...
J'entends alors une voix, c'est une femme à n'en pas douter, tss que peut elle savoir de ce temple? je continue de fumer sans la regarder et lui répond...


"Votre présence n'est indésirable que si elle souille ce lieu. Si je sais à qui appartient ce temple... à une personne qui a été oubliée dans les mémoires des hommes, mais pas de la mienne..."


Elle passe alors devant moi, quelle est cette sensation? Pourquoi ce qu'elle transporte et quel est ce liquide qui s'écoule? Je le vois se mélanger à l'eau au sang et à la boue, mais rien ne peut altérer sa beauté bleutée, et ce cosmos... pourquoi brille t il ainsi? Mon regard se détache enfin des cieux, le sang sur mon visage continuer de couler comme si ma peau elle même pleurait tout ce sang que je n'avais jamais versé auparavant, la pluie ruisselait délimitant les contours de mon visage, mes yeux rouge sang n'ayant pas encore retrouvés leur couleur émeraude se détachèrent des cieux pour se porter vers mon interlocutrice encapuchonnée.

"Oui je me souviens de ces temps... cette époque, est la mienne"

Mais avant de pouvoir continuer ma phrase je la vois dévoiler son visage, j'eus un hoqueté de surprise, recrachant mes poumons en même temps que ma cigarette. je reconnais ce cosmos, je comprend ces mots. Thé... Théia! par les enfers?! Que fait elle ici et blessée? Mais plus encore, en la regardant, je ressens comme quelque chose, cette nostalgie qui égale la mienne, comme si je me retrouvais à travers ces yeux, pourquoi cette sensation?

Je tente de me relever pour la saluer, mais ma jambe brisée me fait replonger vers le sol. Pathétique tableau n'est pas, je me retrouve à genoux, devant l'une des êtres qui a fait que ce monde peut exister aujourd'hui et a survécu jusqu'à présent. Autrefois mon Roi et elle avait été ennemis, mais désormais, les Titans étaient nos alliés les plus précieux, nos différences étaient toujours présente mais le terrain d'entente qui avait été trouvé permettait de combiner nos forces en une puissance remarquable. Hadès avait été le seul à les comprendre et à les accepter.
Mon buste retombe en avant, je me retiens sur mes poignets brisés, mais qu'est ce que la douleur, face à la souffrance des Titans, le Tartare est le seul endroit des enfers dans lequel nous les spectres, nous ne pouvons pas nous rendre sans un ordre direct, les souffrances sans fin des condamnés surpasse toutes les autres. Ma voix reste forte, mais la douleur me fait buter sur des mots, je tente de garder l'esprit clair pour m'adresser à elle...


"Pardonnez mon offense, je ne vous avait pas reconnu. Je me nomme Belgarath de l'étoile Céleste de la Magie sous les ordres de sa Majesté Hadès. Je suis en effet sur Terre pour raisons personnelles, je reviens d'un long combat et j'ai cherché la protection... votre protection afin de pouvoir panser mes plaies."

Je restais ainsi, serrant les dents à cause de la douleur, rares avaient été les occasions de rencontrer les pères de mon maître. Mais ma fierté m'empêchait de bouger, je surmonterai cette douleur, déjà mon cosmos agissait comme un baume pour l'atténuer, autour de moi ne gravitait pas que cette énergie noire, en y prêtant attention, il s'agissait de milliers d'étoiles transportant chacune une infime partie du pouvoir des 4 éléments qui étaient sous mes ordres.

"Votre Sainteté, votre Ichor coule, s'il vous faut du sang pour vous régénérez, acceptez mon humble don."


Je lui tendais mes bras d'où le sang coulait déjà, je n'avais aucun orgueil face à une telle personne. Seulement un immense respect, ma vie, ou plutôt ma non vie, n'était rien, face à cette immortalité.

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MessageSujet: Re: Rencontre un jour de pluie [Flashback pv Théia]   Mer 20 Avr 2011 - 16:20

Est-ce de l’ignorance, est-ce de l’insouciance qui incite cet homme blessé à s’adresser à moi de la sorte ? Ses premières paroles m’indiquent clairement qu’il souhaite conserver la sacralité de ce Temple oublié. Cette attitude à première vue insolente me plaît : peu lui importe à qui appartient ce lieu, il ne laissera nullement des indésirables le souiller plus qu’il ne l’est. Je retiens un sourire, je ne désire pas encore lui en offrir bien, en dépit de son attitude que je juge exemplaire. Il met fin à sa contemplation du Ciel, daignant abaisser ses yeux en ma direction. Ils sont aussi rouges que les miens… De la même couleur que le sang qui ruisselle sur son visage balafré. Nous nous ressemblons donc sur certains aspects… En dépit de sa souffrance, je suis curieuse de savoir pourquoi cet homme est ici… Il semble déjà connaître les lieux, car me raconte-il, il a vécu dans l’époque révolue où le polythéisme avait encore majoritairement sa place… Ma certitude qu’il est venu en ces lieux pour y trouver de l’aide ou encore de la lumière se renforce. Tout à coup, il sursaute. De la surprise ? Il vient de réagir quant à l’être particulier que je suis. Oui, je suis une déesse, une des Six Titanides. Il s’apprête à se lever, désirant sans doute me saluer, mais s’écroule misérablement à mes pieds nus, ses appuis sont brisés et peinent à soutenir sa carcasse guerrière. Immobile malgré la douleur qui le tiraille, malgré le vent, il se présente, et me dévoile les motifs de sa présence. Il est venu réclamer une protection, ma protection. Cette annonce m’étonne et ne m’étonne pourtant pas. Puis ensuite, remarquant mes blessures, il me propose son sang pour me régénérer. C’est désormais à moins de répondre à ses requêtes. Ma voix douce s’élève alors :

« Etoile Céleste de la Magie… Tu as l’audace de défendre ce lieu maudit qui n’est pas tien, qui n’appartient même pas à Hadès, et maintenant tu me demandes cette faveur de t’offrir ma protection ? »

Je fais quelques pas vers lui. Avec une souplesse silencieuse, je ploie mes genoux pour glisser un de mes bras sous une de des aisselles, puis je passe son autre bras sur mon épaule. Avec précaution, je le fais délicatement basculer afin qu’il puisse se retrouver assis. Le sol lui fait office de siège, et moi de dossier. Je le garde contre moi, le tenant solidement. Je lui susurre :

« Tu es la preuve que même le plus vaillant des Guerriers a besoin de soutien. Aussi devrais-tu conserver ton sang. Tu es venu chercher ma protection, tu n’es pas venu te sacrifier pour refermer les plaies de la Divinité que tu implores… Si cela peut te rassurer, sache que l’Ichôr qui coule dans mes veines me régénère, ainsi que mon cosmos, car je suis l’enfant de Gaïa. De plus, ces blessures ont été causées par les chaînes d’éclair de Zeus, si j’acceptais ton sacrifice, tu n’en ressortirais pas vivant… Cela signifierait que ma protection ne t’auras pas été bénéfique, ce que je ne souhaite nullement. »

Mon cosmos d’ébène s’élève alors… Non, il n’est pas teinté d’agressivité ou de mauvaises intentions, il est tout simplement chaud, d’une luminosité certaine mais modérée afin de ne pas blesser les yeux de celui qui s’est réfugié auprès de moi. Les décombres se remettent à émettre cette lumière irréelle parmi le noir jeté sur la Terre par les nuages. A nouveau, je murmure :

« Je répondrai à ta requête. Je n’ai jamais refusé ma bénédiction… J’estime de surcroît que tu la mérites amplement. Repose-toi et sois en paix dans ce lieu sacré. »

Mon cosmos s’intensifie, la lueur rouge de mes yeux s’intensifie, une de mes mains se lève. Les décombres s’animent, puis retrouvent leur place originelle. Petit à petit, le Temple se rebâtit de lui-même. Le toit stoppe la pluie. Le marbre a retrouvé sa blancheur, non loin de nous se trouve un autel. Le sol est magnifiquement pavé. Le Temple est redevenu, à quelques détails près, ce qu'il était autrefois. L’atmosphère reste cependant froide, je ne serais sans doute plus jamais capable de recréer cette atmosphère chaleureuse qui y régnait autrefois depuis mon séjour au Tartare, et cela m'attriste. Mon cosmos la réchauffe ; à vrai dire je veux plus réchauffer le Spectre, physiquement et mentalement. Laissant un silence s’écouler, je lui adresse cette interrogation :

« As-tu trouvé ici tout ce que tu étais venu chercher ? Parle, je t’en prie… »
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MessageSujet: Re: Rencontre un jour de pluie [Flashback pv Théia]   Mer 20 Avr 2011 - 20:18

Quelle est cette couleur? Pourquoi? Pourquoi les yeux de la divine sont ils rouge eux aussi? Pourquoi ce regard plonge t il ainsi dans le miens alors que je tente de me prosterner? Tss je suis un idiot, la colère, comment une titanide ne peux pas être en colère? Enfermée depuis des millénaires par les éclairs de Zeus dans le tartare, enchainée, sacrifié sur l'autel de l'exemple pour que jamais quelqu'un ose se rebeller contre le dernier né des Dieux, contre celui qui fut sauvé par sa mère, contre celui qui fut nourrit par une chèvre. Oui toi Zeus enfant de chèvre qui ose gronder dans le ciel ce soir, c'est vers toi que se tourne ma haine, moi qui aime les Dieux, moi qui vénèrent et respecte les êtres immortels depuis que je suis né, certes durant mon enfance, ce n'était ni Zeus, ni Hadès ni Poséidon dont les noms étaient cloués à mes lèvres. Je récitais des récits de dragons, de créature d'un autre monde, de forces de la nature indomptable. Et pourtant j'avais réussis, moi simple humain à l'époque j'avais plié à ma volonté l'air, la terre, le feu et l'eau. mais ce soir, ou peut être est ce matin, je ne sais plus vraiment, le ciel est tellement gris qu'aucun rayon de lumière n'ose le traverser.
Et pourtant bientôt la pluie cessera, n'entends tu pas Zeus, marcher sur ta précieuse Olympe mon empereur et ses fidèles, n'entends tu pas les cris d'agonie de ceux qui oseront te défendre? Mais combien seront ils à sombrer avec toi dans ta folie?

Mais après tout, n'est ce pas moi qui devient fou? N'est ce pas cette douleur qui me fait perdre l'esprit? Ce manque de tabac qui chasserait mes voix. Mais fasse à Théia, comment oser matérialiser la moindre cigarette, j'ai perdu celle que j'avais lorsque je m'étais rendu compte de mon erreur, mais la douleur a ce genre d'effet, elle fait redoubler les voix, vous morts d'Eleusis, disparaissez donc dans les limbes de mon esprit.

C'est à ce moment que je la vois, je me rend compte qu'elle est pieds nus, cette cape est ce donc tout ce qui l'habille? Futile interrogation, mais il faut se concentrer sur ce genre de détails insignifiant pour ne pas perdre sa maîtrise. Mais pourquoi s'agenouille t elle? Et ce mal de crane qui empire, je ne peux pas l'arrêter, mon cosmos fuit lamentablement je ne peux pas le retenir, je suis dans un bien triste état, moi le plus vieux et l'un des plus puissant spectre de sa majesté. Mais je sens déjà mon cosmos réparer mes plaies, mon visage retrouve doucement ses traits. Je ne peux que décider de le placer dans ma jambes et mes poignets afin que l'os revienne à son état initial le plus rapidement possible. Quelle piétre image tu donne Belgarath... mais pourquoi me touche t elle? Pourquoi une puissance aussi monumentale et ancestrale que la sienne se soucis t elle de moi? Je tente de me dégager, ce n'est pas son rôle, je ne veux pas de soutien et pourtant, je la sens, contre moi, elle me bascule, je sens son cosmos entourer le miens, nos couleurs ébènes se mêlent dans un étrange balai, le miens voulant à tout prit protéger la titanide.
Je me retrouve en position assise et je sens un corps derrière moi, Théia, elle me soutiens, moi un spectre. Je veux me dégager de son étreinte, mais mes forces ne me le permettent pas et étrangement ma volonté semble brisée, mon corps veut partir mais mon esprit me dit de rester.

Je l'entends me parler, ses paroles, sans comprendre pourquoi me réconfortent, je sais déjà tout cela, je sens son cosmos s'élever autour de nous, je lève une main, et concentre dans ma paume suffisamment de cosmos pour aller aider le sien, les murs et les colonnes se mettent alors à trembler sur leurs fondations, ce qui n'était plus est à nouveau, ce qui avait disparu renait, j'ai l'impression de me retrouver à mon époque, le marbre brille de nouveau. Mais je sais que tout n'est qu'illusion, bien que la pluie ne coule plus sur mon visage, je sens en moi ce froid, ce vide, mon cœur ne bat plus et ne se remettra jamais à battre, je suis le pantin d'Hadès, son chien de garde, mais cela m'importe peu, j'ai accepté cette condition il y a bien longtemps maintenant. Je sais juste que je serais froid jamais et aucun cosmos, aussi divin soit il ne parviendra à réchauffer mon corps.

Alors c'est cela? lorsqu'un être répond à l'une de nos prière? Je l'avais presque oublié, depuis combien de temps n'avais je pas prié? Depuis combien de temps le fait de voir m'avait empêché de croire? Cette fois j'avais prié avec foi et conviction... non, il n'y a pas de miracle, cette rencontre n'est que le fruit du hasard. Je sens que dans mon esprit les voix s'apaisent, ainsi le pouvoir de la Titanide va jusqu'à investir mes pensées. Sans véritablement savoir pourquoi ma ma attrape la sienne, elle est plus petite que moi...


"Inutile de vous donner cette peine votre Grâce, aucun cosmos ne pourra jamais réchauffé mon corps. Depuis que je suis mort, il n'y a que la mort, je suis serviteur d'Hadès et vous le savez comme moi, il n'y a pas de vie dans le néant d'où nous venons, seulement la mort..."


Je me redis compte de mon blasphème, lâchant immédiatement sa main mon visage retrouve néanmoins des traits plus reposé, mes yeux peu à peu oscillent, pour retrouver une couleur émeraude éclatante.

"Aussi divine soit-elle, Déesse, je ne veux pas de votre pitié. J'ai toujours prié les Dieux par dévotion, non par intérêt et encore moins pour les accuser de fautes dont je suis le seul responsable. Je ne cache pas mes actes derrière des prétendues causes divine..."

Ma voix s'était faite un peu plus dur et pourtant je ne quittais pas les bras de ma bienfaitrice, je ne comprenais pas pourquoi, bien que ma jambe et mes poignets ne soient toujours pas réparés, mais pourquoi était elle si proche de moi? Moi qui détestais être touché, je sentais ses doigts sur ma peau, elle avait froid, surement autant que moi, mais pourtant, malgré ses nombreux déboires, son cœur battait, je l'entendais dans sa poitrine, la vie était en elle, son corps pouvait être réchauffé. C'est à ce moment que l'ensemble des étoiles scintillantes de mon cosmos sortirent de mon corps avec une douce lueur rougeâtre, toutes allèrent vers la titanide, effleurant son corps, le réchauffant.

"Le destin d'êtres tels que moi est de mourir pour leur Dieu, je connais les particularité de l'Ichor, je sais que mon don peut me couter mon existence. Mais je préfères êtres damné une nouvelle fois plutôt que d'avoir manqué à mon devoir. Servir les divinités que j'ai juré de protégé. Ne craignez plus les éclairs de Zeus, ma Déesse, car en ce moment même votre neveu, mon seigneur, Hadès et une partie de son armée gravisse le mont éternel pour mettre fin au règne despotique de son frère. Bientôt Zeus tombera sous les coups de mon Roi et le monde sera en partie sauvé, pardonnez mes paroles envers un Dieu, mais celui que l'on nomme le Roi des Rois n'a aujourd'hui sur la tête qu'une couronne d'épines qui entrave son esprit dans une folie sans nom..."

Pour la première fois depuis longtemps j'étais bien en dehors des enfers, sans véritablement m'en rendre compte, je me tournais sur le côté, pour pouvoir regarder la Titanide, quand bien même elle était plus petite que moi, le fait qu'elle me serve de dossier me rendait plus petit, ma carrure dépassant aisément la sienne, je ne pouvais admettre que cet être ancestral soit un simple reposoir pour moi. J'étais sur le côté, j'avais essayé de prendre appuie sur mon poignet pour me redresser, j'y était arrivé, mais au prix d'une nouvelle fracture.

"Je suis venu cherché en ce lieux la main bienfaitrice de celle qui autrefois régnait avec ses pairs sur le monde. Et je vous ait trouvé vous. J'ai dut fuir les enfers pendant un temps, j'ai dut me battre pour regagner ma liberté, désormais je peux de nouveau servir mon maître pour l'éternité. Je n'attend plus rien de la Terre et des hommes, j'attends de voir l'âge des homme s'effondrer, j'attends de voir cette race s'effondrer, que ceux qui ont oublié à qui ils devaient leur existence s'effondrent dans leur propre putréfaction pour qu'enfin la Terre mère puisse reprendre ses droits..."

Ma voix était toujours aussi grave, mais plus présente, je reprenais peu à peu des esprits plus clairs et cohérents. Je remet mes cheveux en arrière d'un geste automatique, mes plaies se referment peu à peu, je fais en sorte que les mains de la titanide ne touche pas directement mes tatouages, je me place pour qu'ils puissent toucher le reste de mes vêtements, je ne peux pas encore user d'assez de magie pour les rendre neuf.
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MessageSujet: Re: Rencontre un jour de pluie [Flashback pv Théia]   Mer 20 Avr 2011 - 22:25

Le Temple de marbre s’est reconstitué autour de nous, resplendissant et digne des Dieux, comme autrefois… Mon cosmos circule dans les blocs reconstitués et soutient l’édifice ; j’ai toutefois pu ressentir l’énergie de Belgarath se joindre à la mienne afin de renforcer la solide bâtisse… Pourquoi fait-il cela, me demandai-je avec inquiétude… Son cosmos s’écoule avec son sang, et il trouve encore les forces de m’aider à redresser ce qui était tombé ? Mon cœur se serre, je me sens troublée et quelque peu blessée… Certes mon Ichôr coule, mais j’ai toujours la force de soutenir toute cette matière. Je ne dis cependant rien, craignant de froisser sa fierté. Je me contente de tenter de réchauffer son corps si froid, si glacé… C’est un macchabée animé. L’absence de battement de cœur dans sa poitrine m’effraie quelque peu… Les larmes m’en montent presque aux yeux… Je ne suis pas insensible à ce genre de détails… Lorsque, tout à coup, la main du Spectre bouge, prenant la mienne. J’en frissonne, il m’affirme que ce n’est pas la peine que je tente de réchauffer son corps… Oui, je le sais, et je m’en sens coupable intérieurement. Ne suis-je pas capable d’accomplir un tel miracle ? Nouveau coup au cœur. Il déclare ensuite qu’il ne veut pas de ma pitié. Décidément, il trouve les mots pour m’atteindre, je n’en montre rien alors qu’il renchérit, à propos de Zeus et d’une actuelle invasion de l’Olympe par Hadès… Belgarath s’en est donc retiré, et est ainsi parti à la recherche de… Non à ma recherche. Je ne réponds rien, sur le coup, je me sens assez déroutée, et encore plus par ces étoiles rouges qui effleurent ma peau, pendant que le Spectre pivote. Il y a quelques instants j’ai cru entendre un os craquer ; sans doute en reprenant un autre appui. Me croyait-il trop faible pour le soutenir ? J’en ai assez, aussi lui fis-je remarquer :

« Me crois-tu aussi faible physiquement ? J’ai certes une apparence à première vue fluette, mais je suis plus solide que j’en ai l’air… Que ce soit au niveau de ma force ou de mon agilité… Pour preuve, ma Sôma, l’Arbalète, ne peut être tendue que par ma main… Je dois toutefois m’occuper de toi, Belgarath… Bien que tu sois réticent à recevoir mon aide… C’est pour cela que je te prie d’accepter ce que tu es venu chercher en ces lieux : ta guérison. Comprends bien que je n’agis pas par pitié, mais par compassion et respect envers celui qui demande mon aide. Cesse donc maintenant de vouloir m’aider à ton tour… Et sois maintenant en paix, laisse-toi emporter… »

Mes yeux se ferment, je ramène le Spectre encore plus contre toi, je lève ma tête blonde. Mon cosmos se concentre et brille… Il se glisse dans les plaies du blessé, parcourant chaque tissu, chaque vaisseau sanguin, chaque os et régénère le corps meurtri du Serviteur d’Hadès. Dépenser de l’énergie pour un but curatif ne me dérange pas ; jamais je n’ai refusé mon aide à celui qui me la demandait, fut-il un de mes ennemis. Mes frères et sœurs peuvent trouver cette attitude bien irrationnelle et déplacée, or je m’en moque, non seulement car je suis leur Aînée mais aussi car je fais ce qui me semble être bon. Je veux soulager les douleurs de Belgarath et ce même s’il refuse. Il ne pourra rien n’y faire, de toute façon je l’en empêcherais. J’enserre un peu plus le Spectre contre moi, posant ma tête contre la sienne, telle une mère protégeant son enfant. Mes peines s’envolent grâce cette bonne action, la plénitude envahit mon visage. Je déclare d’une voix douce, résonnante et divine :

« Mon pouvoir parvient-il à apaiser tes douleurs, Belgarath ? Même si plus aucun souffle de vie ne circule dans ton corps, des sentiments sont toujours présents… Tu affirmes ne pouvoir être réchauffer, permets-moi seulement d’accomplir un miracle, en te réchauffant… Le Cœur… Oui, ce Cœur qui ne bat plus mais qui produit ce que l’on appelle des Sentiments… Je sens en toi de la nostalgie, ainsi qu’un… Vide… Que te manque-t-il donc intérieurement ? Qu’est-ce qui aspire à être comblée au fond de ton être ? »

Avec deux de mes doigts, je tourne légèrement la tête du Spectre, afin que mon regard perçant se plonge dans la mer désormais émeraude du sien… Mes yeux brillent intensément, je lis au fond de lui car la Vision est mon pouvoir, on me disait d’ailleurs clairvoyante et dotée d’un sens des perceptions inné… Ma détermination se ressent dans mes yeux, mes émotions passent par eux… Belgarath doit donc s’y plier… Je déclare, toujours avec cette même voix :

« C’est quelque chose de profond, que tu veux refouler… Cette vacuité était autrefois comblée par de la tendresse, des sentiments forts, voire même de l’amour… Où donc s’est envolé tout ce gracieux contenu ? »

Mon cosmos brille de mille feux, j’ouvre ma main gauche où il s’y concentre. Une masse solide et terne y apparaît, elle est rouge, comme mes yeux… C’est un diamant. Je le ramène devant le regard de Belgarath. Cette roche précieuse est d’une pâleur extrême. A nouveau, j’y concentre mon cosmos et elle se met à briller, telle une étoile miniature. Toujours sur la même intonation, je déclare :

« C’est ce que je vois en toi… Une flamme ternie qui ne demande qu’à être rallumée… »

Je glisse ensuite cette pierre chaude et brillante dans la main du Spectre, lui adressant une dernière réplique avant de le laisser répondre :

« Un jour, tu seras comme cette roche : tout ce que tu refoules et tout ce qui te manque reviendra, et brillera de mille-feux… C’est un présent que je te fais, conserve-le précieusement… »
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MessageSujet: Re: Rencontre un jour de pluie [Flashback pv Théia]   Jeu 28 Avr 2011 - 9:31

Je ne suis pas un animal, pas une de ces bêtes blessées que l'on récupère sur le bord du chemin, que l'on soigne et que l'on garde comme animal de compagnie. Je ne serai à jamais une créature sauvage pour le monde, je suis Belgarath, spectre céleste de Sa Majesté Hadès et je ne pouvais pas ne pas dire non. J'avais déjà été blessés à de nombreuses reprises au cours de combats, que se soit durant mon existence mortelle ou ma vie immortelle, je n'avais jamais trouvé cela humiliant, les cicatrices, les blessures, chaque marque sur mon corps prouvait un peu plus ma dévotion et mon allégeance envers notre empereur. Voilà pourquoi, au milieu des tatouages qui recouvraient ma peau étaient à de multiples endroits, des cicatrices, de simples marques mais qui étaient les trophées de ma survie, trophées d'adversaires vaincus sur le champ de bataille.

Et réfléchissez un peu, Théia était une divinité primordiale, comment ne pas lui venir en aide, comment ne pas sacrifier mon existence à des dessein plus grand que les miens? Ma mort, aussi longue soit elle, ne parviendra jamais à égaler l'existence et la puissance de ces êtres.
Mon corps était brisé, ma vision entièrement troublée, mais mon cosmos rayonnait, réchauffant pour la première fois de son existence très certainement, la peau de Théia. Mais c'est à ce moment là que je l'entendis s'adresser à moi, je reste interdit, non pas que je ne sache pas quoi répondre, mais parce que l'ordre de se reposer semble tellement impérieux que je ne peux rien faire d'autre, je la sens qui m'attire un peu plus vers elle. Étrangement le contact avec sa peau ne me dérange pas, une volonté divine réussirait elle à dépasser mon dégout de tout contact? Ou suis je donc si mal en point que je réclamerai inconsciemment d'être ainsi protégé par l'ombre de la Titanide?

Je sentais son cosmos s'élever, je le voyais briller à travers mon corps, se répandre, s'étendre tel un baume guérisseur, je vois mes chairs se refermer peu à peu, chacune des plaies, des cicatrices, mes os eux même sont forcés de se reconstituer, la douleur était présente bien entendue, on ne force pas un corps à se remettre contre son grès en s'attendant à ce qu'il nous dise merci. Je n'aurais donc aucune marque, aucune séquelle de ce qui venait de se passer, ce ne serait pas plus mal après tout. Juste des souvenirs, des images peu convaincante d'un passé erroné. Étrangement mes yeux venaient à se diriger vers le visage de la Titanide, elle semblait reposé elle aussi, comme si l'acte qu'elle venait de faire l'avait remplie d'une certaine plénitude... comment cela était il possible? Comment pouvait on se sentir bien après avoir aidé quelqu'un? Ce sentiment m'était totalement étranger et cette situation inconnue. Je regardais mon poignet, je bougeais mes jambes, comme redécouvrant mon corps devant ce tableau divin que certain auraient put qualifiés de maternel.

J'entendais alors sa voix, à la fois douce et puissante, de quoi me parlait elle? De vide? Oh non Déesse, toute divine que vous êtes vous n'avez pas le droit. Je ne parvenais pas à parler, tellement interloqué par son interrogation. Je ne voulais pas et ne pouvais pas m'exprimer, cherchait elle donc tant que cela à ce que je m'échappe de ses bras? Car si tel était réellement le cas elle s'y prenais à merveille. Même si je lui devais la vie, je ne lui devais pas d'explications, mon visage paraissait à présent reposé, mais lorsque je sentis ses doigts sur moi, lors mon regard émeraude plongea dans le sien je me sentis comme frappé par ses pupilles, pour la première fois depuis très longtemps, j'avais peur, peur de ce qu'elle pouvait voir, peur de ce qu'elle allait voir, son pouvoir était à mes yeux le plus terrifiant, j'aurais préféré passer 1000ans de torture dans une des prisons infernales plutôt que de devoir affronter ce regard et pourtant je n'avais pas le choix, la Titanide était plus puissante.

Tendresse? Amour? J'avais des sueurs froides dans le dos rien que d'entendre ces mots, je n'étais pas fais pour cela, plus fait tout du moins, mon cœur était mort, mes sentiments avec lui, comme tout ce qui vivait en moi autrefois, désormais serviteur d'un maître divin je ne devais que respirer et me battre, la violence de mes actes serait l'espoir de ce monde que je voulais construire pour lui.
C'est alors qu'elle créa de sa main et de son cosmos ce diamant aussi rouge que son regard désarmant, et à l'aura aussi imposante que la sienne, les mots continuent de sa bouche, mais ils passent bien au dessus de moi, j'avais reçu le présent divin, mais s'en était trop, mon corps était guérit à présent je pouvais me lever. Ce que je fis dans la seconde, me levant précipitamment je criais un "non" comme venu du profond désespoir de mon être, de l'âme que j'avais perdue et que Théia semblait vouloir rallumer.

Me tenant ma tête entre mes mains, les voix de mon esprits revenant à l'assaut, je matérialisais par réflexe une cigarette, l'allumant dans la seconde et en inspirant les effluves pour retrouver un peu mon calme, ma main tremblait...


"Qu'importe ces émotions, ma mort les as anéantis, je ne veux pas me souvenir, je ne peux pas à nouveau ressentir, vous me demandez l'impossible. Ce vide je le comble avec la haine, la mort, la peur que j'inflige à mes ennemis pour la gloire du royaume sous terrain. Je suis les ténèbres et la mort, chien de garde mon maître et Seigneur. Je ne peux répondre à vos attentes..."

Je retrouvais peu à peu mon calme, ma voix toujours grave était perdue en même temps avec un débit impressionnant par rapport à d'habitude, autant dire que je parlais à la même vitesse qu'un homme le ferai habituellement mais pour moi cela semblait être un flot discontinue. Je me tint à l'une des colonnes du temple pour rester en équilibre...


"Je ne veux pas de lumière, je connais votre peine et votre prison, je sais que votre peuple n'a pas vu l'astre du jour depuis des millénaires et j'aspire à ce que vous retrouviez ce droit, mais je le fuis, pour moi il n'y a pas d'avenir, lorsque tout sera battis pour mon Roi alors je pourrais disparaitre..."


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MessageSujet: Re: Rencontre un jour de pluie [Flashback pv Théia]   Mer 4 Mai 2011 - 22:03

Le corps de Belgarath guérit progressivement grâce à ma puissance, à mon cosmos noirci qui se veut bienveillant. Je me sens bien, presque dans un état second… Un sourire bienheureux est apparu sur mes lèvres, mes yeux si rouges pétillent de joie. Mon cœur se réjouit d’avoir accompli cette action que je juge bonne. Toutefois, la réticence apparente du Spectre limite ce bonheur… Pourquoi son honneur reprend-il systématiquement le dessus ? Pourquoi se refuse-t-il maintenant à recevoir ce qu’il est originellement venu quérir dans mon domaine ? Tant d’interrogations auxquelles je tente de répondre en lisant dans ses yeux. La Vue… C’est le sens que je contrôle le mieux ; la mienne est plus aiguisée que celle de quiconque… Ce n’est pas pour rien que j’ai le pouvoir de rendre leur éclat aux objets… Retournons-en à la situation actuelle. Je tiens le serviteur d’Hadès entre mes bras, je veux le retenir le plus possible afin de pouvoir le comprendre… Et cela non plus, il ne le veut pas. Je sais que ma façon de s’introduire dans ses sentiments est quelque peu brutale malgré ma subtilité, je vois ses pupilles réagir à mes paroles… Il est dérouté, j’ai touché un point sensible. J’aurais bien poursuivi s’il ne s’était pas levé précipitamment, exprimant à travers un cri son refus. La tête entre ses mains tremblantes, il se met à fumer… Il parle, je le trouve presque haletant, m’expliquant ce qu’il est –de son point de vue… Il se tient à une colonne ; je suis curieuse de savoir ce qu’il se passe au fond de son cœur… Les sourcils légèrement froncés, je me relève en silence et je m’approche de lui. Je fais des pas délicats et silencieux afin de ne limiter l’appréhension qu’il pourrait éprouver. Là, je pose une main douce et réconfortante sur la sienne, la tenant avec suffisamment de fermeté pour ne pas qu’elle tremble… Je ne tente pas de plonger mes yeux dans les siens, je pense l’avoir assez atteint… Je murmure alors :

« Tu dis qu’il t’est désormais impossible d’éprouver la moindre émotion positive ? Que les termes de tendresse et d’amour te sont inconnus depuis ta mort ? Je ne peux y croire… Regarde-moi… L’interminable temps que j’ai passé dans le Tartare a fini par m’atteindre… Je sais que jamais plus mon cosmos ne redeviendra ce qu’il était auparavant, c’est le châtiment imposé par mon neveu à toute ma fratrie… Il a atteint mon âme profondément, tellement profondément qu’une abîme ténébreuse est apparue… Pourtant, malgré ce calvaire, cette prison comparable à la mort qui m’a été infligée, je continue à éprouver des sentiments… Et cela n’a aucun rapport avec mon statut de déesse… C’est de la volonté. Pour te donner un exemple : j’éprouve de la sympathie à ton égard… »

Je souris. Mes paroles sont vraies. J’aurais très bien pu le laisser croupir dans les ruines lorsque je l’ai vu, j’aurais pu l’achever ou encore le faire agoniser, or cela ne me ressemble absolument pas. Je me suis vouée à faire le mien… Et je poursuis dans cette voie, aussi sombre soit mon cosmos, passant outre les remarques dégradantes que l’on pourrait faire sur moi… Je contemple un moment Belgarath. Une question me brûle les lèvres, je n’ose pas la lui poser… Je renchéris alors sur un autre sujet :

« Pourquoi refuses-tu cette lumière que je t’offre ? Pourquoi soutiens-tu que tu n’as pas d’avenir ? Pourq… »

Je m’interromps. J’ai encore tant de questions à lui poser… Mais je sens que ce n’est pas vraiment le moment d’évoquer ce genre d’éléments… J’avoue avoir moi-même peur d’entendre les réponses. Je détourne un peu la tête, gênée, les joues un peu rougies… Je devrais me taire par moments… A force de vouloir l’aider, je redoute de provoquer l’effet contraire… A cette pensée, mon cœur se serre, ma gorge se contracte quelque peu alors que je repose des yeux timides sur lui. J’ajoute d’une voix tremblante cette dernière réplique :


« Si un jour je retrouve la Lumière, je la partagerai avec tous ceux qui la recherchent, fussent-ils des fantômes errants dans les limbes… Malgré tout, malgré mon ombre, j’en demeure toujours une… Une entité sombre qui émet de la Lumière, c’est paradoxal, n’est-ce pas ? J’espère que cela permettra à de nombreuses âmes d’éprouver ne serait-ce que la moindre petite lueur de joie ou d’espoir, ou une quelconque émotion positive… »

Je prends une bonne inspiration… Je pense que je peux poser cette question qui me brûle les lèvres depuis un certain moment. D’une voix fluette, je lui demande :

« Ai-je réussi à susciter la moindre petite émotion au fond de toi, Belgarath ? Qu’éprouves-tu, là, maintenant, à mon égard ?... »
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MessageSujet: Re: Rencontre un jour de pluie [Flashback pv Théia]   Dim 8 Mai 2011 - 19:27

Pourquoi s’approchait-elle de moi ? Ma les Dieux voilà pourquoi prier peu vous apporter les pires ennuis, pourquoi ais je donc demander si fort ? Voilà pourquoi les hommes n'obtiennent rien, un homme qui prie ne priera jamais assez fort pour se faire entendre de Dieu. Ceux que l'on nomme sages ne sont que des fous, tourner sa tête vers les cieux ne signifie pas voir les cieux. Les yeux de l'homme ne peuvent voir l'esprit de Dieu, il en sera toujours ainsi, vous, êtres humains, ne pourrez jamais comprendre ce qu'est de voir un Dieu car même moi, j'ai dut mal à le réaliser ; Que puis je faire face à cette lumière ? Moi qui ne connais que les ténèbres ? Moi qui vie dans la mort, moi qui ne suis mort que pour me venger, détruire, tuer, massacrer. Je veux ouvrir ce monde pour qu'enfin se reflète à sa surface l'utopia de mon roi.
Mais je la vois s'approcher, je ne peux lutter, pourtant mon obscurité rejette son cosmos, bien qu'elle semble douce, c'est peut être pour cela que je ne peux la regarder dans les yeux, elle mère des choses et des esprits, je ne ressens en son cœur aucun mal. Je peux tuer l'humanité, je peux massacrer les humains et leur fourberie et pourtant dans celle qui se tient devant vois j'ai l’impression que même les ténèbres ne sont qu'une lumière de bienfaits. Un instant je me demande si même mon Roi pourrait se tenir debout face à elle.

C'est à ce moment que je sentais sa main sur la mienne, stoppant tout tremblement, comment cela est il possible ? Comment moi, un être des ténèbres peut être calmé par la lumière ? Peut être est ce parce qu'elle maîtrise la plus petite étincelle noire de son âme, est ce parce qu'elle a cet amour en elle ? C'est impossible, je ne peux pas y croire. J’ai toujours combattu avec mes propres forces, avec ma volonté, avec ma cruauté, il ne peut y avoir d'avoir qui m'atteigne, moi l'être de magie, moi Belgarath qui ait tout perdu serait ce parce que... Morrigan, Belhys, Kyrian... mes yeux s'écarquillent à cette pensée alors que j'entends les mots de l'être immortel. De la sympathie...


"Il n'y a nulle sympathie que vous devriez avoir pour un mort. Vous dont même les chaines noires paraissent resplendir d'une lumière que je ne peux contempler..." m'étais je contenté de lui répondre reposant ma main sur la sienne, comme pour l'emprisonner au fond des ténèbres ; je ne tremblais plus, mais la lumière semblait couler autour de moi sans pouvoir atteindre mon corps. Trop de questions, elle se posait bien trop de question, pourquoi ne pas laisser faire les choses ? Pourquoi vouloir savoir ? Les êtres humains ne devraient pas savoir, ils devraient découvrir, apprendre sans vouloir savoir, mais les dieux eux savent, ils sont les créateur de ce savoir, de nos esprits, Théia était l'une de ces créatrices, elle était celle qui maniait l'arbalète, capable d'atteindre nos pensées d'un seul carreau.

"Votre grâce, vous êtes une lumière, vous repousser l'ombre que je suis, car au plus profond des ténèbres du Tartare, vous avez ouvert la voie à votre propre lumière. Je n'en serai jamais capable mais..."

Mon pouvoir, je le sentais briller, une lumière toute différente de celle de Théia, car hormis les ténèbres il n'y a rien, mon esprit ne peut plus résister, sa dernière question vient d'achever le peu d'esprit qu'il me reste, mon cosmos ne peut supporter cette lumière divine et mes sphères sorte de mes chairs, brillantes des éléments de ces mondes, m'entourant de cette cage de ténèbres qui me protège. Ce n'est pas un combat et pourtant dans mes veines je ressens la volonté de me défendre. Je ne peux faire de mal à la Titanide, je n'en n'avais pas le droit, par Hadès mon crâne, il va exploser, les défenses que j'avais instauré pour maintenir les esprits captifs sont entrain de lâcher et c'est alors que de mon corps même s'échappent des milliers d'esprits et de vies, hurlant de colère et de haine, tous se tournant contre la Titanide, je devais empêcher cela. Belhys, pardonne moi, nous ne nous reverrons peut être pas, j'ai toujours voulu que tu puisses vivre dans l'utopia de notre Roi... Les esprits fusionnaient pour ne former d'une seule énergie pure, ma canne entre les mains je déploie les ténèbres, mes sphère ne deviennent qu'une concentrant ma magie dans le creux de ma main, au sol se forme un pentagramme, emprisonnant tous les esprits qui se dirigent contre moi lacérant mon corps, le transperçant, mon esprit ne devenant qu'une vulgaire urne...

"Vous ne la toucherez pas ! Retournez dans mon esprit et hurler votre colère contre moi, votre assassin ! Mes chaines, viendront vous réduire en cendre !»

C'est alors que le temple lui même trembla sur ses fondations, des chaines de ténèbres venant encercler cette chimère spirituelle, j'apposais mon sceau. Mon corps allait sombrer, mon esprit brisé, tout était désormais fini. Le calme revenait, je m'avançais chancelant vers une des créatrices de ce monde...

"Vous voyez... votre grâce... peu importe ce que j'éprouve à votre égard, car je ne suis voué qu'aux ténèbres..."

Je tenais sa tête entre mes mains, mon sang coulant, mon corps toujours froid, mon visage semblait presque fatigué, ma canne tomba à terre, mon corps la suivit, pour que par les ténèbres je sois emporté, peu à peu mon corps disparaissait...
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MessageSujet: Re: Rencontre un jour de pluie [Flashback pv Théia]   Lun 9 Mai 2011 - 22:20

La sympathie… Pourquoi m’interdire d’en éprouver à ton égard, Belgarath ? Tu es certes mort, or tu te tiens là, devant moi, subissant ma présence pesante… Il me rejette… Je me sens… Je me sens monstrueuse… Était-ce si incroyable et douloureux pour lui de savoir que j’éprouvais quelque affection à son égard ? Mes sourcils frémissent, un frisson me parcourt alors que je sens ses spasmes s’atténuer peu à peu. Je ne veux pas devenir un être sans cœur, sans sentiments comme l’est le Spectre qui me fait face… Il aura beau rejeter ma sympathie, je n’abandonnerai pas. Mais l’état dans lequel je l’ai mis m’inquiète et me fait mal… Je me sens sereine et heureuse, tout en ayant une grande part de culpabilité due à ce que ma présence doit lui infliger. Malgré tout cela, il demeure en ces lieux, dans le domaine qui est mien… Il me tient même la main… Aime-t-il donc souffrir ? Ou bien éprouve-t-il de son côté de l’affection pour moi, tout comme moi par rapport à lui ? Tout en lui n’est que contradictoire… J’avoue en être presque perdue… La complexité de son être est incroyable… A nouveau, il exprime son refus quant à ma volonté de l’aider, de le soulager de ses peines… Je suis à la recherche d’une réponse, pour le contredire encore une fois, pour tenter de lui faire entendre raison… Ma raison sans doute, or j’estime qu’elle est juste. Je commence une phrase, qui sera assurément désorganisée, d’une voix douce et basse, profitant qu’il ne finisse pas sa dernière réplique –pour un motif que j’ignore, par ailleurs :

« Belgarath, tu… Mais que… »

Je fais un pas en arrière, interloquée et choquée. Un phénomène des plus étranges se produit sous mes yeux… Je ne saurais le décrire exactement… Des sphères s’échappent de son corps, elles sont drôlement brillantes ! Sont-ce des restes d’humanité ? Pourtant, autour du Spectre s’est matérialisée une cage constituée de ténèbres… Il se dit prisonnier, je crois bien qu’il l’est… Il me ressemble sur ce point ; il est un être habité par une obscurité ambiante… Or moi, j’arrive à lutter contre cette part monstrueuse qui réside dans les recoins les plus secrets de mon âme. Tout à coup, le phénomène s’amplifie… Des esprits et des âmes hurlantes, innombrables, s’échappent du corps colossal du Spectre. Furieux, ces entités se dirigent irrésistiblement contre moi. Prise de stupéfaction, je m’apprête à réagir ; un peu tard je ne le cache pas. Mes yeux brillent subitement et s’écarquille, mon cosmos se concentre et se prépare à me protéger… Un cri s’échappe soudainement de ma gorge alors que je contemple l’énième intervention de Belgarath, décidément bien soigneux avec moi :

« BELGARATH !!! »

Par tous les Cieux, il prend ma défense ! Il s’interpose, usant de son pouvoir afin de contenir tous ces êtres irrités, subissant de surcroit des blessures… Mon cœur bat à la chamade, il faut que j’intervienne ! Mais comment, comment ? Je recherche désespérément une solution… Belgarath semble maîtriser la situation, il rassemble tous les esprits en un seul bloc qui, a son tour, sera scellé dans son esprit… Je ne me suis rarement sentie aussi démunie… Je suis immobile, mes yeux sont écarquillés… Le calme est revenu, et j’observe, apeurée, l’homme s’approcher de moi, en sang et tout chancelant… Son action l’a tellement affaibli que ses traits semblent tirés par la fatigue… Il prend alors ma tête entre ses mains, avec effroi je contemple cet être tout à fait à la limite de la mort… D’une seconde mort… Une ultime phrase… Il me réaffirme qu’il est voué aux ténèbres. Je refuse d’y croire, encore une fois… Puis, ensuite, la chute… Ses forces l’abandonne, son corps vacille, choit, s’efface… Les larmes sont montées à mes yeux, alors que je hurle désespérément :

« NON !!! »

Je me précipite sur lui, le rattrapant du mieux que je le peux. Son corps se noyait dans les ténèbres, une torpeur mortelle s’est emparée de lui. Mes larmes se mettent à couler, amères. Tout cela est de ma faute… Pourquoi me suis-je tant engagée dans cette histoire ? Si je ne l’avais pas fait, rien de cela ne serait arrivé… Oh Cronos, si seulement tu étais là pour remonter le temps ! Je contemple le Spectre qui s’efface peu à peu dans mes bras… Non, je ne veux pas le voir disparaître… Je tente une action, avec mon cosmos, je tente de le tirer de la masse noire qui l’engloutit… En vain… Par réflexe, je secoue très doucement le corps du serviteur d’Hadès… Réveille-toi, hurlai-je au fond de moi… Désemparée, je ne trouve rien de mieux que le serrer contre moi, avec une tendresse infinie, posant mon visage humide contre le sien, si froid… Mes yeux se ferment, les larmes coulent toujours. D’une voix étouffée, je murmure :

« Je t’interdis de trépasser… »

Puis, comme une marque d’espoir, comme un geste qui me parut irrésistible à ce moment, je laisse ma tête se pencher, mes cheveux blonds caressent son visage. Petit à petit, je m’approche, jusqu’à ce que mes lèvres touchent celle du Spectre, y déposant comme un baiser d’adieu –malheureusement… Avec l’espoir de lui faire éprouver une sensation perdue depuis fort longtemps, une ultime douceur… Détachant mes lèvres des siennes au bout d’un moment que je ne peux quantifier, je murmure, la voix étranglée :

« Pardonne-moi d'avoir entraîné cette cascade de malheurs… Je ne voulais pas que… Que… »

Incapable de finir ma phrase, je me tais. Je ne peux plus rien faire hormis pleurer et me maudire, piètre déesse que je suis…
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MessageSujet: Re: Rencontre un jour de pluie [Flashback pv Théia]   Ven 13 Mai 2011 - 22:36

Etait ce donc ainsi que tout devait se terminer? En sacrifiant ma vie offerte par mon seigneur et maître pour une autre divinité contre ma propre puissance? Devais je donc partir engloutit par mes propres ténèbres? Certains auraient considéré cela comme une triste fin, mais aujourd'hui je sais que ce n'est pas le cas, je disparaissais le sourire aux lèvres, je ne craignais pas la mort, à vrai dire je ne ressentais aucune douleur. Mes yeux se voilaient alors que j'arrivais à peine à sentir le contact de Théia qui m'avait prise dans ses bras, une nouvelle fois... pourquoi? Pourquoi une entité aussi puissante qu'elle se souciait elle de mon rôle? de mon existence? j'étais déjà mort une fois et moi le soldat, le général, je partais pour un second voyage, l'Alraune se fanait en même temps que moi.

Belhys, que dirais tu de voir ce fameux guerrier, cet égoïste égocentrique que je suis, mourir et disparaître bercé par les douces mains d'une Titanide? Rirais tu? ou penserais tu que j'ai faillis à ma tâche?
Ma peau ne pouvait pas devenir plus livide qu'elle l'était déjà en temps normal, mon corps plus froid, tout cela était impossible, il n'y avait que ce même corps qui se décomposait en des milliers d'étoiles noires, qui pouvait indiquer ma fin. Ce corps avec lequel j'avais livré tant de batailles, je l'avais métamorphosé tant de fois que je ne les comptaient plus, pourtant il n'était pas plus résistant qu'un autre, pas plus puissant, il partait comme tout les autres, j'allais rejoindre la demeure du jugement ou peut être me réincarnerais je de nouveau en fonction du bon vouloir de notre empereur.

Je sens les larmes de la Déesse couler sur mon corps, elles coulent autant que le flot de ténèbres qui cherche à m'arracher totalement à elle et pourtant chaque larme semble le faire reculer, à chaque sensation sur ma peau, je me sens revenir un peu plus. Laissez moi partir ô toute puissante Déesse, mon rôle ici bas est terminé, aujourd'hui je n'ai pas peur car j'ai accomplis mon devoir avec talent. Mais ma voix était déjà trop faible pour être entendue, déjà les vapeurs magique s'échappant de mon corps semblaient s'allier aux ténèbres pour m'enfermer dans un linceul, cocon éternel qui m'enverrait rejoindre les demeures des morts. Belhys, Kyrian, Hadès, peut être était ce mieux que nous nous séparions ainsi, je ne suis pas fais pour les adieu. Je part aujourd'hui en général des armée, déchu par ma propre vanité et mon propre esprit malade.

Mais alors que j'allais partir dans le néant je sentis comme une lumière me retenir, les larmes formaient ce que le cosmos ne pouvait faire, cette barrière faisant obstacle à la mort elle même. Etait ce cela dont était capable la tristesse des titans? celle là même qu'ils avait ressentis après leur humiliante défaite?! Ô Zeus si tel est le cas ta vie ne vaut plus rien à mes yeux et ta folie n'a fait qu’entraîner le monde vers sa propre perte. Comment pouvait il y avoir cette lumière? Pourquoi les ténèbres n'étaient ils pas opaques? Ne pouvais donc me reposer? Quelle était cette sensation, cette chaleur sur mon corps glacée, sur mes lèvres. Je devais savoir, je devais comprendre et pour cela, je devais vivre ma mort...

Oui cette lumière, cette douceur, les cheveux de la Titanide, ils caressaient ma peau comme un rideau de vie faisant obstacle à mon trépas, mais pourquoi, pourquoi poser ses lèvres si purs sur les miennes si mortes? Et pourtant je sens quelque chose vibrer en moi, c'est le diamant, celui là même qu'elle m'a donné, il retrace les courbes de mon corps, il lui redonne sa forme, bravant ainsi la mort elle même et le néant par la même occasion. Et alors qu'elle ne fini pas sa dernière phrase j'en entame une autre, une faible voix...

"Zeus... moi un simple mortel je te parle, entends ma voix... du plus profond des ténèbres à la plus haute lumière... je te maudis... moi j'ose lever mes mots vers toi et te souhaite de trépasser sous les coups de mes pairs..."

Coïncidence ou non, peu importe, mais sans que je le sache, Théia peut être pouvait le ressentir, au même moment la tête de Zeus roulait sur le sol de l'Olympe, son cosmos était aspiré par l'urne, et je revenais à ma non vie. Car si je devais mourir et disparaître ce n'était pas le but que je m'étais fixé, mon utopie était encore loin, je ne pouvais laisser Belhys et Kyrian dans ce monde, même mort je devais tout faire pour leur créer cet utopia. Mais plus encore, le cosmos de la Titanide, ses lèvres, je ne voulais pas les abandonner.

Ma main glissa derrière sa nuque, relevant en même temps mon corps mes lèvres touchèrent les siennes, plus passionnément, plus longuement, fermant mes yeux c'était la première fois depuis ma mort que je ressentais une telle force, un tel sentiment. Le diamant à l'intérieur de mon corps semblait briller de milles feu et autour de nous se posait le voile de ma magie. Les 4 éléments gravitant autour de cette scène impensable et parmi les milliers de couleur qui s'en dégageait, le rouge était prédominant, brûlant comme les flammes, réchauffant nos êtres. Lorsque, après un temps que je ne pouvais calculer, je relâchais l’étreinte que j'avais porté à cet être immortelle. Je me ravisais, mettant un genou au sol...


"Pardonnez moi, très sainte, je n'aurai pas dut... prenez ma vie en compensation de cet affront. Car je ne saurai vous apporter plus qu'un Dieu, je dois continuer ma route et ma non vie. Votre pardon pour mon affront votre..."

Et pourtant en moi brûlait comme un désir humain, mortel. Oui on dit que l'erreur est humaine, mais certaines spectres sont trop humains et commettre encore des erreurs. Pourtant moi je n'étais d'aucun de ces deux là, j'étais fort, froid, sanguin par moment, mais je ne faisais pas d'erreur humaine et pourtant là à cet instant, tout ce que je voulais c'était retrouver le gout de ses lèvres. Jouer avec le feu, oui peut être un peu trop pour le coup...
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MessageSujet: Re: Rencontre un jour de pluie [Flashback pv Théia]   Mer 18 Mai 2011 - 22:20

Les regrets. Il n’existe rien de pire que cela. Voilà ce qui habite mon cœur à l’instant où Belgarath disparaît dans mes bras ; la Faucheuse l’emporte, silencieuse… Une nouvelle fois, le serviteur d’Hadès s’apprête à passer de vie à trépas… Par ma faute. Tout ce que j’affectionne est-il destiné à disparaître ? Il y a déjà eu Hypérion, puis ma fratrie, puis mon peuple, et maintenant, voilà que le Guerrier venu mander mon aide s’envole à son tour, avalé par des Ténèbres sans fin. Entourée par des étoiles noires comme la nuit, engendrées par le corps du Spectre qui se désagrège, je ne parviens pas à me remettre des évènements qui se sont produits en si peu de temps… Je me remémore le baiser si amer échangé avec ce macchabée… Pourquoi l’ai-je embrassé ? Je ne le sais point. Je murmure, en fermant les yeux, un léger et triste :

« Adieu… »

Cette parole s’envole, entourant le cocon qui recouvre petit à petit le corps colossal du Spectre. Mes yeux rubis se ferment, mes mains se joignent sur ma poitrine endolorie. Je ne peux plus supporter ce qui se déroule sous mes yeux, à quelques centimètres à peine de mon visage… Je retrouve avec horreur le sentiment de séparation d’un être cher… Je ne le connaissais pas plus qu’un autre, et pourtant il est parvenu à me toucher plus profondément que prévu. Ne pouvant rien faire d’autre, je continue à déverser mes larmes tristes, brillantes comme des diamants. Je ne parviens même pas à évaluer le temps qui s’est écoulé. Pour moi, la réalité n’existe plus. J’entends alors Belgarath prononcer faiblement une dernière phrase, maudissant Zeus et lui souhaitant de succomber aux multiples coups portés par les Spectres. Aussitôt, d’une voix étranglée, je déclare :

« C’est Théia que tu devrais maudire plus qu’un autre… La très vaniteuse déesse qui a voulu s’immiscer au fond de ton être pour en déceler les faiblesses et les transformer en force… »

Tout à coup, je ressens comme un choc, comme un écho puissant, lointain, provenant du faîte des Cieux… La tête de Zeus vient de tomber, ébranlant en conséquence l’Olympe, la Terre et le Ciel… Je comprends mieux les dires de Belgarath ; les Enfers ont apparemment lancé une croisade divine contre le Manieur du Foudre, pestiféré de la famille du point de vue des Divinités Archaïques dont je fais partie… Or la disparition de Belgarath me bouleverse beaucoup plus que cet évènement fort réjouissant. Je n’ose toujours pas ouvrir les yeux… Lorsque, soudain, je sens quelque chose se glisser derrière ma nuque… J’entrouvre mes paupières, il s’agit du Spectre. Le précieux diamant que je lui ai confié brille étrangement fort, et, à ma grande stupéfaction, le Guerrier se meut… Je ne peux retenir un :

« Mais que… Comment cela est-il possible ? »

Je le contemple, il se redresse… Et, comme je l’ai fait précédemment, il s’approche de moi, pose délicatement ses lèvres sur les miennes… Un frisson parcourt tout mon corps à ce nouveau contact, mon visage lui-même en frémit… Et pourtant… Je m’abandonne à lui, partageant ce baiser qui me réconforte et qui m’effraie, que j’apprécie et que je rejette… La chaleur générée par le cosmos du Spectre m’envahit, à travers mes paupières je distingue une lueur rougeoyante drôlement intense… De nouveau, je ne puis évaluer le temps passé à nous embrasser… C’était à la fois divinement long, et diablement trop court… J’avoue m’être sentie froissée lorsque nos lèvres se sont séparées. Aussitôt, il s’agenouille, me suggérant de le tuer pour le pardonner, affirmant de surcroît qu’il ne « m’apporterait rien de plus qu’un Dieu »… Je tombe à genoux à mon tour, face à lui, prenant ses mains abîmées de Guerrier dans les miennes. Les larmes au bord des yeux, je lui déclare sévèrement :

« J’ai failli te perdre une fois, je ne veux pas réitérer cela une seconde fois. Si l’un de nous deux mérite un châtiment, c’est bien moi et non toi. Tu n’es coupable de rien… Si tu désires te venger de Théia, vas-y. »

Oui, car c’est moi qui t’ai incité à ce vice… Tu n’as fait que répondre à cette action… D’une façon fort douce et agréable… Timidement, je me rapproche à nouveau de lui, posant ma tête blonde contre son torse et l’entourant de mes bras, implorant quelque tendresse non méritée… J’ajoute alors :

« Les Dieux n'apportent pas autant de choses que tu ne le crois… Je n'ai même pas été en mesure de protéger ceux que j'aimais ; à l'instar de Midas, tout ce que je touche semble voué à la disparition… »

Je relève des yeux misérables vers lui, les plongeant dans les siens. Malgré leur rougeoiement notable, il est possible d’y déceler des ténèbres, une masse profonde refoulée tout au fond de moi… Je parle une dernière fois :

« Dans tes bras j'ai retrouvé un sentiment oublié depuis fort longtemps… »
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MessageSujet: Re: Rencontre un jour de pluie [Flashback pv Théia]   Jeu 19 Mai 2011 - 20:17

L'hésitation, le désespoir, la haine, la colère, quel était cet étrange mélange qui s'insinuait dans mes veines qui me faisait hésiter pour la première fois depuis 2000 longues années. Pourquoi avais je toujours sur mes lèvres le gout de celles de la titanide? Moi, incapable de ressentir quoique se soit, moi dont le corps était toujours aussi froid, j'avais pourtant dans mon esprit, comme un accalmie, comme si le fait de toucher ses lèvres m'avait ôté toutes ces voix l'espace d'un instant, bien plus efficacement encore que la cigarette que j'enchainais habituellement.
J'avais d'ailleurs, sans m'en rendre compte, laissé tombé sur le sol cette si précieuse "barre de vie", ma canne elle même semblait ne tenir qu'à peine entre mes doigts, je pouvais bruler tout ce qui m'entourait pour la simple envie de la toucher à nouveau.
Est ce donc ce pouvoir que les dieux ont sur les mortels? Est ce donc pour cela que Zeus avait une si grande facilité à se trouver dans les lits des mortelles? Mais moi, pourtant, je n'étais plus humain, je n'étais qu'un mort qui regardais passer la vie depuis tout ces siècles, tout ces millénaires. Qu'avez vous donc fait Théia, pour provoquer en moi cette flamme, est ce donc votre pouvoir qui s'est infiltré en moi?

Alors que j'étais à genou devant elle, lui demandant de prendre ma vie en signe de réparation, je lavais vu s'agenouiller à son tour pour être à ma hauteur. Je n'osais la regarder, je ne pouvais pas, honte et le désir me dévoraient mutuellement, si je recommençais je savais que je serai perdu, qu'à jamais je serai lié à elle, mais je n'oubliais pas, elle était unie depuis des temps que moi même je pouvais considérer comme immémoriaux avec le Titan Hypérion... et pourtant, pourtant je me sentais capable de braver cet interdit, d'en faire fis ne serait ce que pour recevoir d'elle un peu de tendresse. De la tendresse pour moi? L'ennemi de la race humaine? pour moi le spectre qui cherche à ce que toute vie disparaisse, pour moi qui n'aime plus et ne ressens plus? Par Hadès et les enfers que m'arrivait il?

Je restais interdit alors que l'être ancestrale qui se trouvait devant moi posait son front sur mon torse, je ne pouvais plus rien faire, paralysé de honte et de peur, moi le spectre sans peur, capable de réduire en cendre une ville entière par simple vengeance, de tuer homme, femme et enfant sans aucun remord, j'avais peur, peur de moi même et de ce qui allait se passer, plonger dans un inconnu, replonger dans des sensations que je n'avais plus connu depuis des millénaires en serais je seulement capable? Il ne s'agissait pas d'une vulgaire humaine à convaincre pour un pacte, il s'agissait d'une titanide à laquelle je devais décider ou non de lier mon destin. Je fini par poser mes mains sur ses épaules...

"Votre altesse, jamais un mortel ne devrait avoir le droit de lever la main sur un Dieu, jamais un Dieu ne devrait demander à être jugé par un mortel. Je ne peux donner de significations à vos actes car l'être que je suis n'en a pas le droit mais si..."

Mes mains sur ses épaules commencèrent à trembler, comme mon visage qui refusait toujours de croiser celui de la titanide, je n'étais pas en mesure de juger un dieu, même si j'étais au delà d'un être humain, je n'étais ni juge, ni dieu. Légèrement, alors que ma main gauche restais sur l'épaule de Théia, la droite se décala, pour venir soutenir son visage et le mener vers mes yeux désormais eux aussi rouge comme le sang...

"Je n'ai pas vu la bataille que vous avez mené, je ne suis pas en mesure de ressentir ce que vous avez ressentit. J'ai tué, massacré, pillé avec plaisir nombres de vies humaines sans aucun remord. Mais je sais que la faiblesse dont vous vous targuez est devenu votre force, celle qui même après des millénaires vous pousse à vouloir protéger les votre et même des êtres tel que moi qui ne méritent pas de vous contempler. Je ne sais ce que peuvent apporter mes bras si froid, mais je vous en conjure votre altesse, laissez moi prendre le fardeau de la noirceur de votre âme..."

Alors mes deux mains soutinrent son visage, mes yeux se déversant dans les siens, mes lèvres n'étaient qu'à quelques millimètres des siennes lorsque mes deux yeux ne devinrent que deux abysses totalement noir, ma magie pénétra dans le corps de la titanide, allant chercher ses plus noirs regrets, ses peurs et ses doutes. Laissez moi Théia, laissez moi vous ôter cette noirceur, bien que je ne puisse la remplacer par rien...
Mais alors que le procédé se terminait, mes lèvres revinrent sur les siennes, je l'attirai vers moi, collant son corps contre le miens, je ne sentais pas le sol aussi froid que mon corps, ma main gauche se décalant dans son dos et la droite se glissant derrière sa nuque. Que devais je faire? qu'étais je entrain de faire? Les ténèbres de la titanide venaient en mon esprit, quelques un de plus, quelle importance, si avec mon simple pouvoir je pouvais soulager un être comme elle... non pas un être. Si je pouvais la soulager elle... que m'arrivait il?... Nulle larme, nul tremblement, seulement la passion. Peut être pouvais je paraitre sûr de moi, mais finalement n'était ce pas simplement, parce que j'avais oublié, le monde et les conséquence que cela aurait?

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MessageSujet: Re: Rencontre un jour de pluie [Flashback pv Théia]   Mar 24 Mai 2011 - 21:50

Tels des fidèles en position de prière, nos têtes sont baissées… La mienne l’est par honte, la sienne par respect… Dans cette scène, il est devenu impossible de distinguer le divin du mortel. Appuyée contre le torse du Spectre, j’y cherche quelque réconfort… Du réconfort ? Oui. Malgré ma culpabilité assurée, je recherche ce dont je manque atrocement : de la tendresse. Ah, par l’Érèbe, que j’adorerais recevoir d’une caresse, fusse-t-elle d’un ennemi ! Je suis capable d’en donner à souhait, or je viens de prendre conscience qu’à cette heure-ci, à cette minute, à cette seconde qui vient de s’écouler… J’ai diablement besoin de… De me sentir bien dans les bras d’un être cher… Ai-je trouvé en Belgarath un ersatz de mon époux Hypérion ? Le temps passé dans le Tartare a-t-il tant affecté mon âme que je me résigne à trouver l’amour dans les bras d’un autre ? Je frissonne, éprouvant comme un choc au cœur… Je me comprends de moins en moins… Ce sentiment d’être abandonnée, il n’existe rien de pire… Je n’aurais pas pensé le revivre à nouveau… Or Belgarath, oui ce cher Spectre, malgré lui il m’a séduite, je me suis laissée emporter par son charme et m’en voilà infidèle… Des regrets ; ai-je des regrets ? Non, pas pour cela. Je profite de l’instant passé dans ses bras, de ses yeux, de son corps… Par Gaïa, je le rendrais même immortel pour qu’il demeure auprès de moi à jamais… Prisonnier de mes sentiments… J’en ferais un Roi, un Dieu !

… Que m’arrive-t-il ? D’où proviennent ces ambitions ? Je sens comme une chaleur digne d’une fournaise au fond de moi, des flammes noires brûlant ardemment… Mes pupilles se sont rétractées à la manière de celles des félins, si je n’en avais pas pris conscience, j’aurais dévoré le Spectre à force de l’embrasser… Troublée par ma propre attitude, je sursaute légèrement lorsque le Serviteur d’Hadès pose ses mains sur mes épaules fines. Il refuse de me juger, de poser la main sur moi… Il ne me repousse guère. Il soulève délicatement mon visage, poursuivant son discours… Il me décrit comme forte, protectrice envers tous… Il ne comprend pas ce qu’il m’apporte ; comme j’aimerais le lui décrire concrètement ! Puis, une expression troublante, que je me répète :


« Le fardeau de la noirceur de mon âme… »

Belgarath souhaite m’en décharger. Avec effroi je l’observe s’approcher de moi. Il maintient mon visage entre ses mains… Ses yeux auparavant écarlates deviennent noirs, je sens sa magie s’introduire en moi, dans mon esprit… Non, il ne faut pas ! Ne m’enlève pas ces ténèbres qui se trouvent à la surface de… De… Incapable de penser plus, je hurle :

« NON !!! »

Je sens mes peurs, mes regrets, tout le négatif qui est contenu au fond de moi s’échapper de mon esprit, s’enfuyant vers Belgarath, qui joue de nouveau un rôle de réceptacle… Mes yeux se vident, mon corps perd sa force… Plénitude imposée… Je ne parviens même pas à pleurer… Je le sens m’attirer vers lui, ses lèvres s’unissent avec les miennes… Je murmure faiblement :

« Il ne fallait pas… »

Je ne peux que savourer ce baiser… Je sens les flux négatifs s’atténuer peu à peu. Je me sens… Vide, si vide que… Que je ne ressens plus qu’amour et tendresse, sans aucune honte… Est-ce ce que tu désirais, Belgarath ? M’arracher ma noirceur pour occuper mon âme ? Subtilement égoïste… Toutefois… J’apprécie. Je ne peux maintenant qu’aspirer à cela… A mon tour, j’enroule mes bras autour de lui, j’aime me sentir aimée et rassurée de la sorte… Tout à coup, une espèce de choc surgit dans ma poitrine… Avec regret, je détache mes lèvres de celles du Spectre, mon souffle est digne de celui d’un asthmatique… Ma pupille se scinde de nouveau en deux… Je lâche d’une voix caverneuse :

« Tu n’aurais pas du, Ô Amour… »

Mon visage s’assombrit… Le Temple vibre jusqu’à ses solides fondations… Il se déroule en moi un phénomène inconnu… Les ténèbres que Belgarath vient d’aspirer sont remplacées par… Par quoi ? Quelque chose d’autant plus obscur… C’est une partie jusque là inconnue qui a ressurgi du fond de mon être… Le Tartare… Je reconnais là sa couleur et ses vices… Bien que je sois naturellement poussée vers le Spectre, je sens cette force au fond de moi qui décuple cette attirance… Ma Lumière faiblit, devient sombre, puis retrouve son éclat… Je tremble, ma pupille scindée n’est que noirceur, mes yeux rouges brillent désespérément… Qu’il est dur d’y résister ! Malgré moi, je me jette contre lui, ma passion furieuse veut s’assouvir… Je lui arrache un baiser, me redressant par ailleurs comme un cobra pour ensuite fondre sur lui et le plaquer au sol… Mes yeux déments et irréels semblent absorber toute lumière, alors que mon cosmos rougeoie ardemment… Haletante, telle une bête, je maugrée :

« Amour, tu n’aurais pas du… J’ai tenté de te prévenir… Tu n’aurais pas du me vider de cette noirceur protectrice… Ooooooooh… Pardonne-moi et aime-moi ! »

Je me colle contre lui… Que je t’en veux et que je te veux ! Mon « Tartare interne » me pousse à assouvir toutes mes envies, il les exagère habilement pour me faire céder… Prise de spasmes irréguliers, je lutte de toutes mes forces contre moi-même, refusant de céder à toute tentation… Quelle impression étrange dois-je donner à Belgarath… Mais qu'y puis-je ? Je ne cherche qu'à nous protéger…
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MessageSujet: Re: Rencontre un jour de pluie [Flashback pv Théia]   Mer 25 Mai 2011 - 12:33

Qui y a t il de plus effrayant pour un mortel? Je ne saurai répondre à cette question, je ne le suis plus et j'ai tout oublié de ma vie d'avant hormis des brides, tentant les unes après les autres de refaire surface dans mon monde intérieur, où es tu humanité pour pouvoir battre encore en moi? Ces cris et ces larmes, je ne peux les entendre car je ne peux pas moi même les produire. Je n'entends pas Théia hurler négativement lorsque ma magie aspire ses ténèbres, je n'entends plus rien, je suis dans mon monde d'ébène où il ne règne que... le silence. Que puis je prétendre faire, moi un spectre, pour soulager une Divinité ancestrale, est ce mon égo ou mon orgueil qui m'a poussé à agir?

Je ne pouvais pas reconnaitre la moindre bonté dans mes actes, je ne suis pas un être bon, je ne le serai jamais. Peut être par le passé, alors que mon cœur battait encore pouvais je comprendre ce qu'était la pitié, la bonté, l'amitié, l'entraide, la joie... mais tout ceci j'en suis désormais privé, moi le sans cœur, plus rien ne bat dans mes veines, plus aucune chaleur, depuis des millénaires à présent j’aire... moi qui veux à tout prix être quelqu'un, moi qui ne cherche qu'à servir et à être reconnu par notre maître... est ce pour cela que je suis si fidèle, parce que finalement sans cette dévotion, sans cette non vie que je cherche à combler, je ne suis... personne. Mon nom, mon âme, moi, tout m'a été arraché lorsque j'ai voulu assouvir cette vengeance, est ce donc là le dernier sentiment que j'ai put voir naitre en moi? La vengeance a alimenté ma haine, ma colère, ma... souffrance?... est ce pour cela que Belhys... Kyrian... Hadès... est ce pour cela que je ne veux pas vous voir disparaitre? Parce que ma souffrance est telle que les protéger c'est garder les pieds sur terre, pourtant il n'y a pas que ça, me resterait il un quelconque sentiment qui me pousse à les protéger? qui me pousse à vouloir sentir l'étreinte de Théia sur ma peau morte, sur le froid de mon existence... elle a le pouvoir qu'aucun Dieu de cette génération ne peut avoir, elle et ses frères ont créés la vie, leur peuple, est cela que je ressens et qui me perturbe alors que j'aspire la noirceur de son âme?

Pourtant plus je la vide de ces ténèbres, plus j'ai l'impression de ne pas pouvoir en sortir, je suis dans le monde des morts depuis plus longtemps que beaucoup d'autres spectres, je ne vie plus depuis des millénaires, je suis une ombre errante à la recherche de son prochain adversaire, je suis un guerrier-prêtre, un dévot et un berserk. Mes yeux noirs continuent de transmettre mon pouvoir, mais que puis je lui offrir en échange si ce n'est le vide. Je n'ai aucune émotion, aucun sentiment, aucune vie à lui apporter, j'aspire les ténèbres pour ne laisser que le vide, mais quand je m'en aperçois il est trop tard et mon esprit vacilles déjà. Je ne pensais pas que les ténèbres étaient aussi profond, ils occupent à présent tout mon esprit, mes yeux ne peuvent redevenir à leur état normal pour le moment, je ne valais pas mieux que la plupart des démons à cet instant précis et pourtant je pouvais dire que la sensation des lèvres de Théia sur les miennes je l'aimais, comme si une chaleur noire envahissait mon corps, comme si les ténèbres m'offraient une seconde existence le temps que mon corps mort les acceptent et les digèrent complétement, est ce donc cela le Tartare? Pourquoi est ce que je ne ressens rien? Ce sont là les vrais ténèbres... le silence absolu où rien ne peut être entendu, où aucune voix ne peut porter, j'ai l'impression d'être une marionnette et pourtant lorsque les lèvres s'unissent à nouveau à celle de Théia je l'entends, le monde semble avoir reprit son cours même si mes yeux demeurent noirs... dans le cœur de Théia je n'ai put que le lui transmettre le désir qu'elle avait insufflé en moi, la seule émotion que je portais à ce moment.

Mais tout changea subitement, le souffle de Théia n'était plus le même, moi même j'étais différent, nous n'étions plus le dévot spectre et la tendre Titanide, je vois les yeux de Théia, j'entends ses voix, sa voix caverneuse. Amour? Qui donc me qualifie encore ainsi? Ce mot me ramène des milliers d'années en arrière, dans le temple d'Hadès, cette voix, cette jeune femme, j'étais couvert de sang, je venais de mourir, mon cadavre à peine inhumé, je revenais assouvir ma vengeance, "amour" c'est comme cela qu'elle m'avait appelé, mais je ne la reconnaissais déjà pas à l'époque. Je sentais mon attirance pour Théia augmenter, je n'arrivais plus à me contenir et pourtant je ne voulais pas, je ne pouvais pas accepter, mais notre monde de ténèbres nous entourait, nous dévorant comme deux proies, victimes de notre propre tristesse. Combien de fois avais je été trahit, combien de fois avais je érré dans les ténèbres en quête de réponse. Mais que peux donc éprouver un sans cœur, même quand il connait la vérité?

Je sentais le temple trembler sur ses propres fondations, mais je n'y faisais pas attention, je ne faisais plus attention à rien si ce n'est à la Titanide, si ce n'est à ses bras qui parcouraient mon corps pour venir s'enrouler autour de mon cou. Mes yeux semble bouillonnant comme les siens, sa couleur rubis croise mon obsidienne, qui sommes nous à présent? Ni Dieu ni mortel. Je la sentais m'arracher un baiser et me plaquer contre le sol du temple. Que pouvais je faire? Son pouvoir était différent, mais surtout, je ne pouvais pas le me cacher, je n'avais pas envie de me débattre, mon envie d'elle était plus grande encore et alors que ses yeux de sang absorbaient toute lumière, mes yeux d'encre absorbaient les ténèbres, elle voulait vivre dans la lumière mais pour cela elle faisait apparaitre les ténèbres, je voulais vivre dans les ténèbres et je faisais apparaitre de la lumière.

Ma voix était différente également, mon souffle, je semblais le chercher comme ses vieux fumeur en fin de course, sauf que pour moi, la course est finie depuis longtemps, mais je ne voulais pas être spectateur de cette scène, j'en serai acteur, responsable de mes actes, ma main attrapa l'arrière de sa nuque, oui j'étais là et je le faisais savoir... ma voix déjà grave habituellement, semblait résonner comme dans une immense grotte avec un écho à chacun de mes mots...

"Pardonner? Je brulerai pour l'hérésie que je commet! Je voulais t'apporter la lumière et j'ai réveillé les ténèbres, ô Théia sera tu seulement capable de me pardonner un jour?... Excuse moi... je te veux..."


Je ne pouvais lutter, le simple fait de tutoyer la titanide montrait que toute inhibition chez moi venait de céder, elle se collait contre moi, je l'attirait dans les ténèbres alors qu'elle me montrait la lumière. L'ange et le démon en quelques sorte, sauf que l'ange avait les ailes noires et le démon, des griffes blanches. Ma main descend depuis sa nuque et touche son bassin, je ne voulais pas céder, ô Théia, je ne voulais pas t'offenser, je ne voulais pas toucher ton corps, mais ce pouvoir, tut ce qui se passe en moi, je ne pouvais pas le réprimer. Ma faute était plus que lourde, mais qu'importe désormais, je sombre dans les ténèbres alors que tu m'éclaires, que va t il advenir de nous? Alors que mes mains glissent sur ton corps, alors que déjà je fais tomber un à un les vêtements qui recouvrent ton torse, ta poitrine. Je lis dans tes yeux la passion, tu lis dans les miens la même réponse. Alors que les ténèbres nous protège, alors que la lumière aveuglerait quiconque oserait nous regarder... oui mes doigts continuent de parcourir ton corps mis à nu, et pas seulement mes doigts, alors que je la rapproche de moi, mes lèvres aussi la parcours tendrement, comme si elle était cette chose précieuse, cette chose qui n'est qu'à nous et que l'on ne veut pas partager. Si elle découvrait mon corps également elle y verrait ces tatouages du creux de ma nuque jusqu'au haut de mes cuisses et mes cicatrices, si nombreuses un peu partout sur mon corps, symbole de mes guerres passées. Elle m'a demandé de l'aimer, que pouvais je faire d'autre? Sa peau était si douce, son corps était si parfait, le reste de ses vêtements ne fut qu'une formalité, mais cela ne ressemblait en rien à un pacte, malgré les ténèbres, malgré le mal que j'étais, il n'y avait aucune brutalité, mais plutôt un duo sensuel, une danse, une étreinte parfaite. Pas de violence, pas d'animalité, une douceur, une tendresse poussée à l'extrême qui me faisait parcourir son corps comme s'il s'agissait de la chose la plus précieuse qui me fut donné de toucher. Mon corps glacé était par moment chaud, l'extrémité de mes doigts étaient envahit d'une chaleur froide qui faisait frissonner la peau de la Titanide, le feu des ténèbres était à ma merci. Personne ne pouvait vivre cette scène pour nous, personne ne pouvait nous faire vibrer comme nous. Que reste t il lorsque l'on a connu l'amour dans les bras d'une personne comme elle? quand on a connu son étreinte, ses baisers, ses caresses.

Nous étions enfermés dans notre prison, nul regard ne pouvait se poser sur nous. Pour la première fois depuis 2000ans un sentiment renaissait en moi, peut être était ce grâce à lui que j'allais devenir le juge de la Wyvern bien plus tard alors qu'à cette instant je ne l'envisageais même pas. Je voulais devenir immortel, je voulais avoir suffisamment de pouvoir pour la garder à côté de moi, pour que rien ne nous sépare, ni les Dieux, ni les mortels, ni notre propre conduite. Mais je savais que son esprit et son corps retourneraient vers son époux, je savais que je n'étais pas l'unique homme de ses pensées, même si pendant cet instant je l'ai cru et peut être qu'elle le croyait également. "Je pense à toi" aurait elle put me dire un jour, mais comment peut on penser à quelqu'un d'autre alors que l'on dit à la personne que l'on a à ses côtés que l'on pense à elle également. Il n'y avait nulle place pour le partage dans mon esprit, elle était à moi en cet instant et je comptais bien la garder, comment peut on aimer quelqu'un si ce n'est pas pour fusionner avec lui? Je redécouvrais ma possessivité, ma jalousie, ma notion de l'amour était bien différente que la plupart des êtres humains et pourtant en cet instant... je l'aimais...
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MessageSujet: Re: Rencontre un jour de pluie [Flashback pv Théia]   Jeu 26 Mai 2011 - 18:59

Passion… Envie diaboliquement accentuée… Le Tartare m’a terriblement atteinte… Il est certain qu’il a déteint sur moi, et dans mon âme… Chaque seconde de résistance me paraît interminable… Je pourrais bien entendu céder et soulager toute cette tension accumulée au fond de moi… Le peu de conscience claire qui demeure m’en empêche cependant : je ne veux pas faire de mal à Belgarath. J’ai pourtant des raisons valables de m’en prendre à lui : il a réveillé en moi l’insoupçonnable, la diabolique noirceur que le Tartare avait cyniquement déversé dans mon âme tout au long de l’éternité passée à subir la punition de Zeus… Et pourtant… Je me sens bien. Me suis-je accommodée au Tartare ? J’ai bel et bien une part de sa puissance perfide en moi… Je n’éprouve même plus de honte, ni de gêne à me retrouver ainsi, étendue sur le Spectre… A mesure que les secondes défilent, je cesse peu à peu de résister, m’apercevant par ailleurs que cela me rend entièrement détendue… Bienheureuse, je crois avoir trouvé un juste milieu dans cette situation… Je laisse l’envie suscitée par cette mauvaise part se répandre dans tout mon corps, mais d’autre part je la modère… Je suis consciente de ce que je veux, et que je ne dois pas me laisser déborder par ce qui se passe en moi… Aussi mon baiser se fait-il plus doux, moins acharné. Quittant ses lèvres, je cherche avec avidité et espoir cette même envie dans son regard… En dépit de la noirceur de ses yeux, j’y lis ce que je voulais…

Tout à coup, il me saisit par la nuque, s’exprime, d’une voix qui semble venir du fin fond d’un abîme… Clamant haut et fort son envie de moi, se moquant bien à ce moment du péché qu’il s’agissait… Moi aussi, je m’en moque bien… Car à ce moment, il n’est plus question de Divinité ou de Mortel, nous sommes simplement deux êtres qui s’aiment… L’éthique, la barrière infranchissable de l’hérésie… Cela n’existe plus… Le temps lui-même n’existe plus… Nous sommes là, tous deux, comme un homme et une femme qui s’aiment… C’est avec des frissons que j’accueille chacun de ses gestes… Non, ce n’est pas de l’appréhension, c’est tout à fait le contraire… Je le laisse faire tomber ma cape, je le laisse faire tout ce dont il a envie… Le contemplant d’un regard passionné, je lui susurre alors :


« Nous serons deux à brûler pour avoir bravé cet interdit… Pour partager le sentiment amoureux, il faut être deux… »

Ne trouvant rien de plus à ajouter, je me tais ; il y a bien des choses que l’on peut exprimer sans avoir recours au langage… Avec délicatesse, avec des yeux miroitants,j’inflige aux vêtements de Belgarath un traitement bien égoïste, les éparpillant autour de nous… Admirant ensuite sa charpente solide, ses tatouages multiples, ses cicatrices récurrentes… A mon tour, je laisse mon corps s’exprimer… Je laisse mon cosmos s’évader, les composants du Temple brille d’une Lumière blanche qui semble nous protéger… Sur les dalles froides du sol poussent des fleurs lumineuses, irréelles… Le Temple nous protège de tous regards, mais également de toute interruption… Car je veux garder jalousement le Serviteur d’Hadès à mes côtés, je le veux… Oui, il est à moi désormais… C’est étrange de voir à quel point la passion rend égoïste… Et plus je savoure ces instants, plus je le deviens… Je serais prête à assassiner froidement quiconque oserait interrompre ce moment privilégié.

Et si Hypérion venait ? Et si un membre de ma famille nous découvrait ? Il ou ils nous tuerai(en)t pour laver l’honneur du Soleil Noir… Car après tout, le Spectre s’apprête à priver Hypérion de son luxe… Et je suis complice de tout cela. Non,cela n’arrivera pas… Mon Temple nous protège, il est vivant de par mon cosmos… Aussi vivant et scintillant que mes sentiments à l’égard de Belgarath… Me sentant au summum du bien-être, je cesse de me tourmenter avec ces interrogations, préférant laisser le Spectre me décrire avec ses mains et ses baisers…


«Je t'aime… »
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MessageSujet: Re: Rencontre un jour de pluie [Flashback pv Théia]   Ven 27 Mai 2011 - 11:09

Hérésie, parjure, interdit, faute, damnation... ces mots résonnent dans mon esprit, les voix se font forte, de plus en plus forte, mais je les surmonte, je les surmonte car l'instant ne peut être arrêté, car ce qui a été lancé ne peut être stoppé. Moi qui respectais les Dieux plus que quiconque je commet un acte qui mérite la mort, toucher un Dieu, le regarder, soutenir sa volonté, sont des actes pour lesquels la mort est requise alors quelle est la sentence pour ce que je fais? Quelle est le verdict pour celui qui s'empare du corps d'une Déesse. Égoïste, oui je le suis, je l'ai toujours été, mais en ce jour plus qu'aucun autre, ce que je fais je ne le fais ni pour Hadès, ni pour qui-que se soit d'autre, je le fais pour moi, c'est MON plaisir; personne ne peut venir me l'arracher car je sais, je sais tout au fond de moi que cela ne durera pas, que cela ne se reproduira pas. Les ténèbres de mon esprit me hanteront à jamais pour maudire ce jour car je sais qu'en moi vivra l'envie, le désir de la revoir, de retrouver son corps, de le parcourir à nouveau.
Alors qu'elle me parlait de moment amoureux j'avais dut mal à en saisir le sens... est ce cela l'amour? Je suis dépourvu de sa compréhension, je ne me souvient plus de ce que c'est, je l'ai oublié, moi le sans cœur, le sans être, le sans âme, comment pourrais je encore toucher qui-que ce soit par ce type de sentiment? Et pourtant je le partage, je partage avec Théia ce que je n'ai plus ressentis depuis des millénaires, qu'est ce que c'est? Moi dont le cœur ne bat plus, j'ai l'impression d'avoir une étreinte autour de lui, je la veux, elle est à moi. Pourquoi, pourquoi ce sentiment et après tout... pourquoi ne pas y céder?
Alors que mes mains parcouraient déjà son corps je sens mes vêtements m'être ôtés, je ne résiste pas, qui pourrait résister? oh je ne me cherche pas d'excuse, j'ai conscience de ce que je fais, mais l'attraction est trop forte pour que je ne l''en empêche, mes tatouage semble briller d'un noir profond, celui là même qui est au cœur du tartare, à chaque fois que les doigts de la titanide me touchent, ils brillent doucement, comme pour entrer en résonance avec son cosmos, pour réchauffer mon corps afin de ne pas déplaire à ma partenaire. Mes doigts eux même deviennent chaud, cette chaleur au fond des enfers, cette passion qui m'anime se retranscrit ainsi, c'est étrange comment les choses changent, comment elles évoluent. Alors que je venais de couvrir mes mains de sang déjà elles retrouvaient le plaisir de la chair.

"Alors nous brulerons, sur l'autel de l'interdit, riant face à ceux qui nous auront punis"


Lui avais-je répondu de ma voix qui résonnait encore comme au sein d'une église. Pourtant il n'y avait rien de saint, de sain... dans ce que nous faisions à cet instant même. Mes yeux ne peuvent me trahir, je ressens de l'envie, une envie pour elle, de m'unir à elle. Mes geste se font plus précis à certains endroits, mais ils restent qu'une extrêmement douceur que je ne peut pas comprendre moi même, par moment mes mains tremblent, mon visage se crispe, je mord ma lèvre inférieure au point d'en faire couler un peu de sang, je retiens mon animalité, je retiens le monstre que je suis, je suis le chien de garde d'Hadès, je retiens le non-être qui sommeil en moi. Cette dualité est intense, les sensations qu'elle me procurent le sont tout autant. Je lui vole un nouveau baiser, déposant un peu de mon sang au coin de ses lèvres, il tombe dans sa bouche. Je m'approche de son oreille et lui murmure...

"Je suis totalement à toi maintenant..."

Et à l'abri des regards nos corps s'unissent sur ce mot, nos âmes mêmes ne semblent ne faire qu'une pour devenir une puissance incommensurable. Le plaisir retenu jusqu'à présent s'exprime pleinement. Je retiens ma violence, de moi ne s'échappe que cette sorte d'amour que je ne peux verbaliser. Est ce que j'aime vraiment cet être ou suis je simplement sous l'influence de son pouvoir? Ma main s'égare près de sa gorge, j'ai l'impression de pouvoir tenir sa vie entre mes mains et pourtant, en glissant mon regard dans le sien, je sens que c'est mon existence qui est en jeu. Je ne peux pas mourir, pas à nouveau, qu'arrivera t il? Est ce que je vais disparaitre? Non, ce serait trop simple, trop lâche, je reste à jamais un guerrier, un combattant et je ne fuis pas devant les responsabilités. Mes mains parcourant son corps je sens à plusieurs reprise son cœur battre, le miens ne bat toujours pas, je sens la vie vibrer en elle, alors que la chaleur qui s'échappe de moi n'est qu'illusion, le sol ne parait plus froid, le temple ne semble être qu'un monde à part, sans haut ni bas qui n'est dédié qu'à notre seul plaisir, qu'à notre seul amour interdit. Mes lèvres vont et vienne sur son corps si proche du miens que j'enlace avec force, je ne veux pas la voir disparaitre, je veux l'enfermer avec moi dans mon monde mais pourtant, je ne veux pas qu'elle soit envahit de ténèbres. Mes yeux sont toujours de ce même noir intense, mes ténèbres m'offrent ma chaleur, mes tatouages semblent virer en même temps que moi, ma magie transpire par chacun des pores de ma peau caressant la titanide.
Il n'y a plus d'interrogation, plus de doute, l'union d'un mortel et d'une Déesse, cela s'est déjà vu après tout, pourquoi devrions nous avoir honte? Pardonnez moi Dieux ancestraux, famille des Titans, mais j’accepte l'acte que je commet, de tout mon être et j'accepterai la sentence qui peut être prononcée. Bientôt je redeviendrai ce spectre capable de tuer n’importe qui, n'importe quand n'importe où. A vrai dire, je n'ai jamais cessé de l'être, Théia a juste su faire ressortir en moi ce qui personne n'avait réussit jusqu'à présent.


Elle me dit qu'elle m'aime, que puis je répondre à cela? Ces mots me troubles, je n'en comprend pas toute la portée, aimer, est ce que je ressens en cet instant. Je ne comprend pas... qui suis je...

"Qui suis je pour mériter ton amour?... Qu'est ce donc que l'amour... je ne suis plus sûr de savoir... pardonne moi..."

Mes mots sont un peu étranglés, ma respiration haletante, combien de temps tout cela va durer, je n'en ait pas la moindre idée, je suis au delà de la pensée et du temps, je suis dans l'instant, dans le plaisir, dans le désir, dans le charnel à proprement parlé. Je profite, mes mains parcours tout son corps sans restriction, mes lèvres embrasse et embrase chaque partie de son être. Elle est à moi, rien qu'à moi, tout à moi... depuis combien de siècle, n’ai je donc pas ressentis cela?
Enfin mes yeux se calment, après cet instant, après ce moment où définitivement nous n'avons fait qu'un, ensemble prit d'un plaisir sans nom. Le temps semble avoir reprit son cours, le temple est mon lumineux. j'ouvre les yeux à nouveau, elle est endormie sur moi, sa longue chevelure couvrant mon torse. Quelle ironie pour moi qui déteste les contact physiques. Je sens son cœur battre, je l'entends, j’entends cette étincelle de vie. Notre désir semble s'être calmé, les ténèbres se sont apaisé pour laisser place à une douce lumière. La pluie à l'extérieur est toujours aussi forte, oui le monde n'a pas changé, il n'y a que nous. Nous qui avons formé un, que va t il se passer à présent. Je ne vais pas m'enfuir comme un voleur, mais je ne sais quoi faire, mon corps est redevenu totalement froid, mes tatouages ne sont que des traits sur mon corps, arabesques sans queue ni tête. Je soupir. Est ce donc cela... la fin? Je l'enlace de mes bras gelés, pardonne moi Théia, je n'étais pas l'étincelle de vie que tu cherchais...


"Je ne regrette rien..." ce doux murmure résonne à ses oreilles, alors que ses yeux également s'ouvre, sur moi... et bien que le plaisir insoutenable s'est éteint, il demeure en moi quelque chose, est ce donc cela l'amour?
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MessageSujet: Re: Rencontre un jour de pluie [Flashback pv Théia]   Lun 20 Juin 2011 - 19:51

Par toutes les âmes ! Qu’es-tu en train d’accomplir Théia, me susurre ma conscience trop présente à mon goût… Je fais… Je fais ce dont j’ai envie… Pourquoi ? Parce que mon corps m’y appelle, mon âme m’y incite… Celui de Belgarath m’inspire mille et une envies, mille et un frissons… Oh que ce vice m’entraîne loin dans la saveur de cet instant présent… Désirer de la sorte ne me ressemble point… Mais au Tartare les préjugés… En ce moment même, j’ai quelqu’un à moi, à moi seule, qui m’honore et qui m’aime… Non pas parce que je suis une déesse… Parce qu’il m’aime… Je le sens son amour, dans chacun de ses gestes… Et cette sensation, je ne veux pas qu’elle s’arrête ni qu’elle disparaisse… Je veux sentir cette possessivité, je veux lui appartenir et l’avoir jalousement pour moi, pour moi seule… C’est justement ce qui se passe… Ces sentiments, cette sensation… Depuis mon enfermement dans le Tartare, je ne l’avais plus connu… Je ne cherche pas à me dédouaner, loin de moi cette idée. Je suis coupable, entièrement coupable de cet adultère. Ô Hypérion, toi qui m’aimes avec ferveur, me pardonnerais-tu si tu l’apprenais ? Non, tu te sentiras trahi par ton épouse qui, emportée par sa volonté propre, s’offre volontiers à un autre, lui permet de lui confier ce luxe qui est tien… Mais mon corps refuse de s’échapper, je refuse de me soustraire à ce délice indescriptible… Et même si je le désirais, Belgarath ne me laisserait pas m’échapper… Je suis sa proie, il m’a capturée et me dévore avec un amour dont j’ai moi-même ravivé la force. La chaleur nous enveloppe dans son cocon… Son corps devient chaud, nous brûlons d’amour et d’hérésie… Mais oui, tu as raison Belgarath, nous brûlerons ensemble, assumant nos démons amoureux… Moi qui ai connu le Tartare, que pourrais-je subir de pire ? Au beau milieu de ces fragments de pensées et de ses caresses, je découvre la réponse…

Son animalité. Toute sa bestialité virile surgit… Il refoule cet aspect primaire… Fausse douceur… Ne te retiens pas, semble lui dire mon regard faiblissant, alors que je le laisse faire ce qu’il veut de moi, de mon corps issu des amours d’Ouranos et de Gaïa… Souillure, auraient hurlé mes frères et sœurs… Mais qu’importe, je veux savourer cet instant, je veux savourer cet homme qui lui aussi veut m’appartenir… Chaque geste devient plus précis, plus intense, chacun cherche à faire céder l’autre… Je me laisse volontiers dompter, moi, la divinité qui devrait normalement tout commander… Je suis… Si bien dans les bras de cet homme-bête, qui ne demande qu’à assouvir ses envies… Tout à coup, remontée spirituelle profonde… Moi aussi, je le veux ! Cet espèce de vilain sursaut m’assaille, encore ma part de Tartare… Mais qui ne demande qu’à assouvir toutes ses envies, c’est-à-dire les miennes… Ma participation à cet adultère se fait plus active, mes pupilles se scindent de nouveau et je souris, et je crie pour tout ce qui se passe sur de moi et en moi. L’amour, il n’y a rien de plus dément et d’incompréhensible… Alors que mon divin Belgarath trouve encore la force de me questionner sur l’amour, des raisons pour lesquels il le mérite, je me laisse emporter dans cette spirale infernale et vicieuse de l’amour charnel, dans ces instants… Indescriptibles.

~~~~

Je remue, faiblement… Où suis-je ? … J’ouvre les yeux, lentement, je frissonne… Je redécouvre Belgarath, son image se fait plus nette… Je me suis endormie sur lui… Mes yeux rouges sont redevenus normaux… Tout est redevenu normal… Un murmure… Je ne regrette rien, me murmure Belgarath… Ses bras froids sont enroulés autour de moi… Quant à moi, ma chevelure dorée est éparpillée sur son torse tatoué et balafré… Je lui souris, avec un de mes index je suis une ligne de ses tatouages en silence. Je le contemple un petit moment, avant de l’embrasser avec amour et tendresse. Puis, je lève une main, mon cosmos de lumière s’élève et nous enveloppe, nous arrachant à la gravité et nous conférant un peu de chaleur. Je lui susurre alors :


« Et pour quels motifs aurais-tu des regrets ? Parce que tu redoutes le sort réservé à ceux qui s’unissent à une déesse ? … Hé bien, dis-toi donc qu’il se produira l’inverse, car je suis une Titanide… Mon don de divination n’est pas aussi puissant que celui de ma jeune sœur Phoebe… Mais je te prédis un avenir, tu deviendras… Quelqu’un de grandi… J’en ai le sentiment. »

Et moi, que deviendrais-je, pensai-je narquoisement ? Ah générosité stupide… Mais qu’importe. J’estime avoir accompli mon rôle de déesse… Bien que je sois allée au-delà des limites de ce rôle… Je repense soudainement à la question que m’a posée le Spectre pendant notre union… Qu’est-ce que l’amour ? Je renchéris alors :

« L’amour est un sentiment qui ne s’explique pas. Il peut être magnifique comme horrible, nous offrir des moments, des sentiments ainsi que des sensations incomparables, nous détruire peu à peu l’esprit pour une personne qui, au final, n’en vaut peut-être pas la peine. Déclarer à quelqu’un qu’on l’aime, c’est une parole qui a un sens fort… Je t’ai dit que je t’aime… Et je le pense. Et je le sens… »

Je me rallonge alors sur lui, l’entourant à mon tour de mes bras. Ma chevelure court sur son torse, mes mains caressent doucement ses flancs… Une question me brûle les lèvres :

« M'aimes-tu ? … »
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MessageSujet: Re: Rencontre un jour de pluie [Flashback pv Théia]   Lun 20 Juin 2011 - 21:29

Je sens ses doigts sur ma peau, ils parcourent mes tatouages, comment moi, puis je me laisser ainsi toucher par autrui? Je ne comprend toujours pas; D'un côté il y a cette envie de m'enfuir, de ne plus jamais ressentir son étreinte, ses doigts. Et encore est ce que je les sens réellement, n'est pas pas une simple illusion créée par mon cerveau? Ou est ce parce que c'est une Déesse que cela me permet de sentir ses doigts sur ma peau?
Tout mon corps est froid de nouveau, alors c'était finalement bien une illusion, toute la chaleur que j'avais sentis sortir de mon corps... un instant je me demande si finalement tout cela était bien, pourquoi se sentir humain et divin en même temps pour n'être de nouveau finalement qu'un mort dont le cœur ne bat plus? Et même si cette divine étreinte m'avait rendu la vie, cela aurait il changé quelque chose? J'ai voué ma vie éternelle à servir Hadès et à exécuter ce qu'il me demanderait et même en cet instant je pense à mon retour aux enfers. Comment vais je expliquer ma désertion? Quelle excuse trouver? Car je ne peux avouer ce que j'ai fais, j'ai salis le corps d'une Titanide, j'ai mis en péril l'alliance millénaire qui existe entre nos peuples pour quelques heures de désirs purement charnels.

Et pourtant je ne parviens pas à regretter, je sens encore les doigts de Théia, je les sens parcourir mon corps, pendant que les miens, machinalement, parcourent son dos jusqu'au creu de ses hanches, diable qu'elle est belle, qu'elle me donne envie. Et alors qu'elle se réveil, elle vient d'elle même chercher à m'embrasser. Comment pourrais je lui refuser, j'échange avec elle un nouveau baiser, de ceux que l'on échange après l'amour, à la fois remplis de passion, d'envie et de satisfaction, de bien être. Je dois l'avouer, oui je suis bien, je me sens bien.

Je sens son cosmos entourer mon corps, pourquoi une telle puissance s'est elle laissé faire par moi? A chaque instant elle pouvait renverser toute la situation, elle pouvait tout arrêter. Trop de questions se bousculent déjà dans ma tête quand elle me défini ce qu'est l'amour, je passe ma main dans ses cheveux, je ne savais pas que j'étais moi même capable de tant de tendresse...


"Je ne redoute pas mon sort, en acceptant cette union j'en ais accepté les conséquences et si cela venait à être découvert, j'affronterai les foudre de votre famille et des miens sans vaciller. Je ne peux rejeter de voir un glorieux avenir, mais quel sera le tiens? Je ne veux pas te voir sombrer dans le néant. Et quand bien même je n'en ai pas parlé jusqu'à présent, je sais avec qui tu es officiellement unis. On raconte que c'est un Titan de bien et qu'il est à l'écoute de son peuple, comme tu fus à mon écoute. Quand à moi, je vais retrouver les enfers, les morts, mon destin, et ceux que je dois protéger au delà de mon existence elle même. C'est à ça que servira le pouvoir que tu me promets..."

Belhys, Hadès, Kyrian, la trinité que je me jurais de protéger sans véritablement m'en rendre compte à cet instant, ils allaient devoir me détester, sauf mon empereur, mais les deux autres devraient me haïr, pour vouloir me faire disparaitre, pour que je ne sois qu'une ombre leur permettant de s'épanouir.
Je sens ses mains sur mes flancs, elle m'a pausé une question à laquelle je ne peux pas répondre, l'aimer, est ce que je suis capable d'un tel sentiment... je regarde vers les cieux, vers le plafond de ce temple, j'entends la pluie, toujours là, je ressens comme le besoin de la sentir encore plus proche de moi, je l'enlace, la sers contre moi sans répondre à sa question, enfouissant mon visage dans son épaule, machinalement, j'y dépose un baiser. Tout mon corps est glacial, la seule source de chaleur est le cosmos de Théia qui nous entoure. Enfin je ressort ma tête, je la regarde, je glisse ma main sous son menton pour la regarder dans les yeux...


"Si l'amour peut faire souffrir, si l'amour peut nous rendre fou, si l'amour c'est avoir des sensations que l'on ne peut pas comprendre, si l'amour c'est la haine en même temps... Alors oui... j'ai ce sentiment pour toi."


Je ne pouvais pas faire mieux, je venais des ténèbres, elle allait vers la lumière. Je ne pouvais pas m'exprimer autrement.

"Pardonne moi si ce n'est pas la réponse que tu attends, j'ai trop longtemps vécu dans les ténèbres, j'ai trop longtemps vécu seul. Tu vas retrouver ton époux et je vais rester seul car telle est ma destiné afin de servir au mieux de la manière dont on n'attend de moi. Je ne doute pas de tes sentiments, ne doute pas de mes mots, excuse les simplement de ne pas correspondre à ce que je ressens précisément. Je ne peux plus dire ce genre de choses. Depuis bien des millénaires à présent. Tu aimes un être comme moi... mais que puis je moi t'offrir en retour? Nul présent ne saurait être éclipsé aux yeux de ton époux, nulle caresse, nul parfum. Je ne serai qu'un souvenir, agréable... nous reverrons nous seulement Théia? Et même si cela doit arriver, supporterions nous d'être l'un en face de l'autre et ne pas nous toucher?"

Je relâchais un peu mon étreinte, je ne savais pas quoi dire d'autre, peut être l'avais vexé ou blesser, c'était peut être un peu mieux ainsi, mieux valait que ce soit elle qui parte, plutôt que je ne la détruise parce ce que je suis et resterai à jamais...
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MessageSujet: Re: Rencontre un jour de pluie [Flashback pv Théia]   Jeu 21 Juil 2011 - 23:07

Je savoure les caresses délicates que me procure Belgarath… J’aime quand il passe sa main forte dans ma chevelure blonde, j’aime le sentir contre moi, malgré la froideur cadavérique de son corps… Oh pourquoi n’es-tu pas vivant, crie mon cœur au fond de ma poitrine ? Mais quelque part, son statut de Spectre le rend « immortel », ou tout du moins d’une certaine façon. Je suis consciente qu’Hadès a le droit de vie et de mort sur lui, j’espère que rien ne lui sera fait… Mon cœur a déjà subi trop de pertes, et je ne veux pas en subir une autre. Je resserre un peu plus mes bras autour de lui alors qu’il me parle à son tour. Il dit ne pas être contre un avenir glorieux, mais craint pour le mien. Comble de tout, il me rappelle que j’ai un époux, avec qui je suis liée depuis les temps archaïques… Et évoque ensuite son retour aux Enfers. Ces deux éléments suffisent à me courroucer. Je ne le montre cependant pas, je reste contre lui, détendue et immobile, retenant au fond de moi cette ébullition qu’il vient de provoquer. Pourquoi, pourquoi me rappelles-tu cela maintenant ? Mon âme, mon cœur, ils hurlaient de rage et pleuraient de douleur, mais ma fierté de Titanide m’empêche de révéler tout cela au grand jour… Belgarath… Que je te hais en cet instant où tu me dis qu’il faudra nous quitter, mais que, malgré tout, tu m’aimes… Il glisse un doigt sous mon menton puis me fixe dans les yeux… Mais dans le regard rubis qu’il contemple, quelque chose avait changé… Et ce regard s’assombrit au fur et à mesure qu’il poursuit son discours… Mes pupilles se fendirent de fureur, mon cosmos lumineux s’assombrit subitement. Chacun des mots qu’il prononce résonne à mes oreilles comme une offense faite à mes sentiments… Ma respiration se fait haletante, et d’un geste vif, ma main droite vint enserrer sa gorge, y exerçant une puissante pression… C’est une partie de la force typique de ma fratrie, combinée à celle nécessaire pour tendre mon Arbalète. C’est de cette manière que je le maintiens au sol. D’une voix caverneuse, infernale, je lui maugréai à la face :

« Tu m’as dit que tu m’aimais… Par amour pour toi, je t’ai laissé prendre le luxe d’Hypérion, que tu as eu l’audace d’évoquer précédemment… Et voilà que maintenant aimer n’a plus de signification pour toi ? Tu désires retrouver ta solitude après avoir connu ce que de nombreux mâles insouciants auraient secrètement voulu connaître ? Je te voulais simplement auprès de moi et te rendre heureux car après tout tu n’es pas si homme que ça… Tu es un Spectre, et tu as ta part d‘immortalité… »

Je resserre ma poigne autour de son cou. Oh oui, broie-le entre tes mains ! hurle le malin Tartare qui profite de ma fureur. Un sourire sadique aux lèvres, je ricane diaboliquement… Le Tartare murmure à mon oreille mille et un schèmes aussi déments les uns que les autres… J’ai le cœur brisé… Et il en profite, ce coquin, pour s’y infiltrer… Mais malgré sa volonté, et même malgré moi, des larmes brillantes coulent le long de mes joues… On aurait dit des traînées d’encre, leur couleur étant celle de… L’Ichôr… Mon âme et mon cœur pleurent à l’unisson… Mon étreinte furieuse cesse, le Tartare s’en retourne dans le labyrinthe de mon esprit. Je contemple Belgarath, dressée au-dessus de lui… J’ai l’impression de sentir mon cœur se fendre, exactement lorsqu’Hypérion tomba sous la Foudre de Zeus… Une errante, voilà ce que j’allais redevenir… Machinalement, je me relève, les bras pendant le long de mon corps, les yeux rivés vers l’Ouest, là où le Soleil meurt chaque jour. Moi-même, j’ai envie de disparaître à nouveau… Mon cœur s’est laissé envahir par le Tartare, mon âme s’est érodée au fil du temps… On me dit sage et lumineuse, mais je suis en réalité ternie… Mon éclat et mon cosmos n’ont plus la même lueur… L’Ichôr coule toujours le long de mes joues rougies, je rassemble alors mes mains et j’y concentre un peu de mon énergie… Une petite étoile y naît, rayonnante mais sombre… Je la lance alors vers les cieux, espérant qu’elle éclaircisse les nuages sombres et qu’elle fasse cesser la pluie battante. Puis tout à coup, une parole tremblante et timide :

« Ne me laisse pas… Reste encore, je t’en prie… »

Mes poings se ferment alors, je ne me retourne pas. Les larmes continuent de couler, et le ciel pleure toujours, lui aussi, mais sûrement pas aussi tristement que la Titanide lumineuse.
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MessageSujet: Re: Rencontre un jour de pluie [Flashback pv Théia]   Ven 22 Juil 2011 - 13:37

Je sens son étreinte sur ma gorge, violente, divine, sublime. Il y a certaine partie de mon corps qu'il faut encore moins toucher que d'autres, la gorge en fait partie. C'est l'endroit par lequel passe la vie, symbole dérisoire pour moi qui suis un être de la non vie. Mais pourtant, ma main agrippe son poignet de toute la force dont je suis capable et pourtant, pourtant son étreinte est toujours là, elle ne veux pas rompre, elle ne peux pas rompre. Où croyais tu que nous allions Déesse? Elle aurait dut savoir, dès le premier instant, que tout cela ne mènerai à rien. Que l'histoire dans laquelle elle se lançait avec de puissant coups de reins il y a quelques heures à peine s'arrêterait à la fin de l'échange charnel. Il n'y a rien qui puisse nous rapprocher, je suis mort elle est vivante, elle est une Déesse je suis un monstre, j'aime les ténèbres, je vis avec elles m'entourent alors que Théia se fait dévorer, peu à peu son âme sombre, mais elle se rendra très vite compte que lorsqu'il n'y a plus de lumière, lorsque tout est éteint, alors l'ombre aussi disparaît.

Venant d'une mortelle, cette haine envers moi m'aurait amusé, mais là, je ne peux pas revenir aux enfers ainsi. Pas comme ça, je ne peux pas mourir ainsi, je l'ai promis, je lui ai dis aussi que le jour où je mourrai ce serait avec panache. Où est la gloire ? Non je peux pas me laisser aller, alors je fige mon pouce sur le nerf de son poignet pour lui faire desserrer un peu l'étreinte et j'écoute ses paroles. Non Théia, je n'ai jamais dis que je t'aimais, comment un être tel que moi pourrait aimer? J'ai dis que selon ta définition c'était probablement ce sentiment que je ressentais. Hélas je ne peux pas parler, je peine déjà à respirer, ma voix s'éteint peu à peu et mes yeux se teintent de la couleur du sang, l'étrange parfum de l'Alraune se répand dans tout le temple. Me rendre heureux... Titanide, aussi puissante que vous soyez, personne ne pourra me rendre heureux. Hormis peut être si l'espèce humaine venait à disparaître, devant le spectacle e la mort alors oui je suis heureux...non... simplement apaisé.
Je suis immortel, chien de garde de Sa Majesté Hadès, personne ne peut me soustraire à son emprise et quand bien même l'étreinte de Théia est puissante, elle n'est rien comparé au lien qui m'unit avec mon maître. Le seul à qui j'obéis aveuglement, ses lois je les fait respecter, on ne doit pas transgresser les règles et pourtant n'est ce pas ce que nous avons fait, elle et moi? Non nous n'avons pas été à l'encontre de la volonté d'Hadès, tout le reste n'est que illusion. Je suis immortel, mais une seule pensée de mon maître et je vacille, je disparaît. Elle est immortelle et même les Dieux ne peuvent l'atteindre au plus profond de son âme.

C'est alors que je vois une larme bleutée s'inscrire, malicieuse et sournoise au creux de ses yeux, mais je ne vois que ma survie. Son ichor coule, son âme pleure, alors que mon corps devient de marbre, mon esprit enfin reprend ses droits. Mon cosmos s'étend, mais alors elle relâche son étreinte, je la vois s'éloigner de moi, encore nue. S'en est elle seulement rendue compte? Que son étreinte colérique, entre nos deux corps nu ressemblait à une scène primitive digne des cavernes des temps anciens que je n'ai moi même pas connu.
Ton ichor coule Déesse, mais moi, je n'ai plus rien à donner, plus rien à offrir si ce n'est ma haine et mes ténèbres...

Je me relève à mon tour, de mon corps s'échappent enfin les sphères élémentaires qui étaient inhibées par le pouvoir de la Titanide, je les retiens et peu à peu ma peau est recouverte à nouveau de vêtements. Mon éternel costume noir, ma chemise blanche, ma cravate noire. Oui tout est fini à présent, elle commence à s'en rendre compte et moi aussi. Je m'approche d'elle, délicatement et mes pouvoirs lui tissent une magnifique étoffe, du lin, car dehors il ne pleut plus, elle a réussit à rendre au ciel ce qu'elle ne pouvait pas se donner à elle même, la joie. Oui Théia continue de pleurer, elle continue de voir les ténèbres et je continue de m'approcher, déposant délicatement l'étoffe de lin blanc sur ses épaule, elle ne pourra pas la noircir, pour la première fois, quelque chose d'immaculé sort de mon pouvoir, je ne sais pas si elle comprend la signification de tout ceci. Pendant l'espace d'un instant elle m'a rendu ce que je n'avais plus eu pendant des millénaires, pendant un moment elle avait chassé les voix de mon esprit.
Je gardais un moment mes mains sur ses épaules y faisant glisser mon souffle chaud. Mes mains parcourent sa nuque, je reste derrière elle, enfin mes paumes touchent ses joues, essuyant l'ichor qui continue de s'en écouler...

« Plus je resterai, plus les ténèbres feront de ton corps leur logis. Le tartare est le symbole des ténèbres absolu, elles vont te ronger encore et encore tant que je serai à tes côtés. J'incarne le désespoir des êtres humains. Je ne suis immortel que par la volonté d'Hadès, et en ce moment même, je déserte une guerre à laquelle je devais participer. Je ne sais si je serai encore de ce monde bientôt... un mortel ne possède pas d'Ichor Théia... »

Je reposais mes mains le long de mon corps, regardant ce qui m'entourait, ce n'était pas moi, trop beau, trop de lumière.

« Un jour, lorsque tu sera submergé par les ombres, rappel toi de ceci, ô ma glorieuse Titanide. L'ombre n'est qu'un passage, lorsqu'elle n'a plus rien à recouvrir, alors elle disparaît, pour laisser place à ce que tu désires le plus en ce monde. »

Je dut reprendre une cigarette, mon esprit ne tenant pas la surcharge d'émotions me parcourant...

« Détruit tout de moi, ne garde rien. Car la moindre parcelle de mon corps est faite pour détruire et anéantir. Le plaisir ne laisse finalement place qu'à une amer rancune... »

Si Théia se retournais, elle verrais que j'étais entrain de me décomposer, je partais, les enfers avaient besoin de moi, je devais recevoir mon châtiment. Je gardais en mon sein le précieux présent de la Titanide. Mais était ce réellement fini ou son pouvoir allait elle me rappeler à elle avant que je ne finisse de disparaître?... Comme ces traces de main sur ma gorge...
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Rencontre un jour de pluie [Flashback pv Théia]

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