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 Quelques mots à se dire, Part II. [Flashback : Pv Alessio]

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Belhys
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MessageSujet: Quelques mots à se dire, Part II. [Flashback : Pv Alessio]   Mar 29 Mar - 7:38

Prévoyant que l’irruption du Shadow interromprait leur conversation et leurs explications potentielles, Belhys avait prévenu Alessio de la présence indésirable qui risquait de leur causer bien des ennuis. Elle savait qu’en plus des risques encourus de par le fait de s’être fait surprendre, le moment particulier qu’ils étaient en train de partager venait d’être ruiné par cette Ombre encapuchonnée. Il serait impossible de revenir en arrière et de faire comme si de rien n’était, surtout qu’ils avaient tous les deux la mémoire trop vive pour ça. Elle ignorait si le Griffon avait pleine conscience de ce qui se passait à cause du sang qu’il venait de perdre, cependant en ce moment elle serait presque forcée de prendre des décisions pour deux, que cela lui plaise ou non.
Au milieu de l’indécision et des doutes une seule chose lui apparaissait comme étant évidente, bien plus que les réponses qu’elle se devait de trouver, sans succès. Il leur fallait échapper à la vigilance des espions infernaux afin de convenir d’une marche à suivre digne de ce nom. De plus le Juge avait besoin de se rétablir et elle doutait fortement qu’il veuille faire une telle chose en public. Il était trop orgueilleux pour donner parti faible devant ceux qui étaient ses subordonnés… Ce qu’elle pouvait comprendre. Pas mal des guerriers d’Hadès avaient des habitudes ressemblant de trop près à ceux de vautours, rôdant et attendant le moment propice pour foncer sur leur proie afin de lui arracher les chairs. En outre, aussi surprenant que cela puisse bien sembler, Belhys ne tenait pas à ce qu’Alessio dégringole de son trône de si tôt, pour des raisons demeurant assez obscures.

- Venez avec moi je vous prie, notre entrevue n’est pas terminée et je connais un endroit où nous serons à l’abri des oreilles indiscrètes. Du moins si vous me faites confiance, car je ne vous cacherai pas que mes pouvoirs sont décuplés là où je vous invite.

Un portique de pierre finement ciselé de runes anciennes s’extirpa alors du sol, se dressant fièrement devant eux tandis qu’elle parlait. D’épaisses ronces se dressaient autour de lui et ne dévoilaient qu’un étroit passage, entourant la porte dans leur étreinte ténébreuse. Des fleurs ébène fleurissaient ça et là, au cœur des nœuds d’épines dans un paradoxe saisissant. Cette manifestation des pouvoirs de la Veuve Noire était à son image, un mélange de sombre sauvagerie emplie de mystère, et s’entremêlant à une délicatesse presque fragile. Mais ne disait-on pas que toute rose avait ses épines ?
Enveloppant la taille masculine de son bras, elle le soutenait pour ne pas qu’il tombe à terre. Certes elle ignorait jusqu’à quel point il était affaibli, mais il valait mieux ne pas prendre de risque. Néanmoins pour l’instant elle avait décidé de ne pas lui forcer la main avant qu’il lui donne son accord. Elle en avait besoin afin de lui faciliter la tâche, car faire enter quelqu’un de force dans sa dimension reviendrait à le rendre prisonnier à jamais sans aucune chance de retour. Déjà qu’à l’heure actuelle le risque zéro n’existait pas, elle ne tenait pas à commettre un meurtre par mégarde.

- Il ne vous arrivera rien de fâcheux, vous avez ma parole. Du moins vous n’éprouverez aucune douleur dépourvue d’un certain plaisir, cela je peux le promettre.

Un rictus espiègle dansa sur les lèvres pulpeuses de l’Arachnéenne qui s’empressa de les humecter lentement, comme si elle était à la recherche de quelques traces du sang dont elle venait de s’abreuver… ce qui était probablement le cas. Alors elle jeta un regard vers l’autre côté du portail, qui ne laissait passer aucune lumière. Seule l’obscurité semblait attendre les deux soldats d’Hadès, et pourtant il y avait bien plus que cela. Le monde intérieur de l’Hispanique se dressait derrière cette porte majestueuse, et avec lui siégeaient tous les mystères de l’essence même de ce qu’elle était. Aurait-il le courage de s’aventurer aussi loin ?
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Alessio
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MessageSujet: Re: Quelques mots à se dire, Part II. [Flashback : Pv Alessio]   Dim 17 Avr - 5:36

Bien que l'invité soit de marque, sa présence n'était pas moins indésirable. La main du Juge faillit se faire menaçante avant de s'arrêter dans son esquisse létale, la pensée que nuire à l'un de ces êtres énigmatiques ne pourrait qu'être source de davantage de conflits. La frustration inhibée plus tôt revint en force à se dire que tout les moyens ne suffiraient pas à l'arrêter maintenant qu'il était en possession d'informations compromettantes. Quoique... L'étaient-elles vraiment ? Alessio, à son sens, n'avait rien à se reprocher. Courtiser de son propre chef aurait certes pu attirer des ennuis lourds de sens et de conséquences, mais à l'unique condition que ce soit pour tenter de faire succomber Perséphone à ses charmes. Or, jamais cette dernière n'avait été impliquée dans cette relation ambigüe et discordante qui liait désormais plus que quiconque ici bas le Juge et la Veuve Noire dans une chaotique idylle qui n'aurait de cesse de prendre de l'ampleur si nul n'entreprenait d'en réfrener les ardeurs. Et pour rien au monde le Griffon n'aurait été celui-là, même si la perspective de ne pas faciliter la tâche à la belle n'avait pas manqué de faire son apparition dans le dédale qu'étaient les sombres méandres de son esprit torturé. Car oui, qui plus est, on ne pouvait l'inculper de séduction car c'était plutôt tout l'inverse, même si on ne pouvait pas dire qu'il en retirait une quelconque fierté.

Cela dit, il était vrai que la situation ne concédait guère de place à de si orgueilleuses pensées, qui auraient tout à loisir de s'épanouir une fois loin de cette indicible tension et du monde d'éternité et de prohibition dans lequel ils étaient entrés de concert. Et pour tout dire, les portes que venait d'ouvrir cette tendre amante n'étaient que l'illustration concrète de cette lyrique vision qui l'en avait, tant et si bien que les détailler arracha un sourire à sa moue marmoréenne. Bien que drainé de quantités de sang à même de faire flancher n'importe quel être humain normalement constitué, le romain pouvait se targuer - et il en retirait une satisfaction sans bornes - de ne plus appartenir à cette ethnie, à ses tourments et ses vices. Incomplet, il l'était, à n'en pas douter : les lacunes de sa formation venaient le lui rappeler à chaque instant. Mais il n'était plus de ce monde terrestre où la faible chair régnait en maître et où la dégénérescence prenait des dimensions nouvelles chaque jour pour faire de l'humanité une incurable gangrène à la surface d'une terre ne méritant pas plus qu'une purge dénuée de toute bonté. À trop recevoir de chances d'absoudre leurs pêchés sans s'y conformer, le pardon n'était plus admissible. En tous les cas, le prélèvement sanguin n'avait fait que rendre plus livide son teint mat nuancé d'une lividité mortuaire de rigueur. La nuance était subtile, mais à le dévorer du regard, l'arachnéenne avait du s'en rendre compte. Ses facultés motrices n'en seraient pas affectées, à moins que les défaillances ne tardent à faire leur office : une légère faiblesse, tout au plus, venait y insuffler une passagère maladresse.

- Oh, n'ayez crainte, je n'en doutais pas une seule seconde. Honneur aux dames, je vous prie d'ouvrir la marche, très chère... Ne nous attardons pas plus longtemps, les murs ont effectivement trop d'oreilles pour que nous puissions nous y appuyer sans courir le risque qu'ils deviennent bavards, en plus de cela.

Le semblant d'anémie n'avait nullement entravé la bonne marche de ses expressions faciales, qui, pour une fois, reflétaient un sincère amusement. Plus que de la contrariété, c'était de la candeur qu'éprouvait le légionnaire d'avoir été pris sur le fait. À croire que ce n'était qu'une amourette adolescente sujette à la crainte d'une forme d'autorité parentale, métaphore qui ne manqua pas d'agrandir sensiblement son engouement à emboiter le pas à son hôte. Tout comme Belhys avait cru bon de soutenir sa taille, il en fit de même de la sienne, et se risqua même à quelques furtives caresses qui ne firent que se confirmer aussitôt à l'abri des regards. La robe que portait la gallicienne était de toute beauté, si finement cousue qu'on l'aurait cru issue de la haute noblesse, mais ses riches étoffes n'en étaient pas moins un fardeau aussi longtemps qu'elle souhaiterait continuer à la portée. Une barrière entre les corps, dressée pour nuire à l'accomplissement d'un magnétisme qui n'avait de cesse d'opérer et de prendre en importance depuis qu'il s'était déclaré. Néanmoins, aussi audacieux que soit le chemin emprunté par sa dextre, le marionnettiste du conflit sut se tenir et n'alla pas plus loin sans avoir préalablement recueilli de signe favorable.

Non pas qu'il tienne à faire bonne figure - à vrai dire tout son jeu de manipulation avait été écarté dès lors qu'il s'était trouvé sous son emprise, et n'avait donc plus de raison d'être vis à vis d'elle - mais plutôt que sa raison embrumée restait aiguillonnée par un orgueil si proéminent qu'il en était malsain. Chaque chose en son temps ; déjà fortement ébranlé par une proximité qui l'étouffait autant qu'elle l'oxygénait, Alessio se cramponnait avec force aux ultimes vestiges de sa retenue et de sa conscience en passe d'être scellée sans plus cérémonie. Saurait-elle le convaincre de lâcher prise ? C'était plus que probable. Seulement, savoir comment elle s'y prendrait pour ce faire ne pouvait que le divertir et c'était ce pourquoi il ne tenait pas à se laisser aller sans avoir opposé un dernier semblant de résistance, aussi vaine soit-elle désormais. Ses lèvres se contentèrent d'effleurer celles de la maîtresse de ces lieux en marge de l'espace et du temps alors qu'une dernière caresse achevait de rompre le contact avec sa chute de reins, un pas les séparant tout au plus néanmoins.

- Déçu, disiez-vous ? Ma foi, non, du moins je ne crois pas. Mais bien sûr tout dépendra de ce qui va suivre maintenant que nous ne sommes plus que des jouets entre les mains de ce pauvre hère. Moi qui suis marionnettiste dans l'âme, me voici pris à mon propre jeu, n'est-ce pas ironique ? Alors... Allez-vous maintenant désavouer ce qui s'est passé ? Ou, tout comme moi, allez-vous plaider notre cause ?

Irrité par l'écoulement vermeil sur sa peau mate, le Juge leva la main à hauteur de sa jugulaire et en devança la coagulation de quelques filins si limpides qu'on les aurait cru invisibles. Une mesure sommaire mais plus qu'il n'en faut pour retenir l'effusion aussi longtemps qu'il le faudrait pour qu'elle prenne fin. Non pas que les stigmates dentaires puissent le rendre exsangue, mais avoir à briquer son surplis des suites d'une souillure alors que nul combat n'avait eu lieu serait une faste activité. Il était tout de même dégradant pour les ultimes fantômes errant en Atlantide que sa semblable ait pu le blesser plus que ce qu'eux tous ensemble avaient été capables de faire tout au long de son séjour dans les fonds marins, mais son esprit n'avait plus cure de cet incident fâcheux. TOut ce qui comptait présentement était la finalité de cet entretien, qui dès maintenant allait connaître une tournure certes bien moins enflammée mais irrémédiablement tout aussi digne d'intérêt. Advienne que pourra.



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Belhys
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MessageSujet: Re: Quelques mots à se dire, Part II. [Flashback : Pv Alessio]   Mer 20 Avr - 15:34

Si elle prenait le temps de regarder en arrière et analyser les faits, il y en aurait probablement un qui lui sauterait inévitablement aux yeux sans qu'elle puisse y échapper: se méprendre sur les Shadows avait été une grave erreur. Ce n'était pas qu'elle les ait sous-estimé, étant donné qu'elle avait vu de quoi l'un d'eux était capable au combat. Toutefois sa méfiance avait été endormie par leur capacité à se fondre dans le décor et se faire invisibles aux yeux tout comme aux oreilles. Pire... Ils avaient réussi à lui faire oublier jusqu'à leur existence et l'ambivalence de leur nature. Certes ils étaient les instruments d'Hadès et le prolongement immédiat de sa puissance, mais ils étaient aussi et surtout ses espions. Lorsqu'elle y repensait maintenant, elle se trouvait bien stupide... ce qui n'était clairement pas pour lui plaire. La faiblesse était une faute impardonnable pour quelqu'un de son expérience, principalement parce qu'elle ne pouvait pas se le permettre. Dans ce jeu d'échecs à large échelle Belhys partait avec un handicap de taille dans les pièces qui étaient à sa disposition, ce qui la contraignait à devoir limiter les pertes dès le début de la partie. Et pour se la jouer plus fine encore que le Roi... il lui faudrait bien plus qu'un simple coup de chance.

Lorsque la Veuve Noire prit les devants pour les mener à l'intérieur de sa dimension, un sourire carnassier et quelque peu ironique dansait sur ses lippes charnues. Bien sûr il serait facile de se disculper en prétextant que ce qui se passait ne concernait que son côté spectral et que cela n'engageait en rien la déesse Perséphone, cependant depuis peu les deux étaient prisonnières du même corps, se le partageant et disputant comme si leur vie en dépendait. Le début de la cohabitation avait été pacifique, mais depuis que l'essentiel des règles avait été ignoré, ce n'était pas dit que cela dure longtemps. Par conséquent il lui semblait naïf de penser qu'Hadès serait clément à leur égard uniquement parce qu'elle voulait conserver sa liberté. Cela ne l'empêcherait pas d'essayer et de se rebeller contre ce que voulait lui imposer Cora, cependant il lui faudrait des arguments bien plus percutants pour contenir le courroux et la jalousie du Souverain Infernal. Soutenant Alessio d'une poigne douce mais ferme, elle l'avait laissé faire de même sans mot dire. Ce n'était pas plus mal qu'il y ait un contact physique entre eux lorsqu'ils passeraient le portique, car cela lui permettrait de contrôler plus aisément les créatures qui peuplaient cet endroit en dehors de l'espace et du temps.
Ils avancèrent en même temps le long d'un couloir obscur, tandis que les pieds toujours nus de Belhys foulaient les dalles de marbre gris en direction d'une salle plus vaste et accommodée avec une table de banquet, autour de laquelle attendaient deux sièges. On dirait bien que son serviteur Walter avait encore décidé de tout prévoir avant même qu'elle ne pense à revenir dans celle qui était son antre. Et déjà tandis qu'ils parvenaient à l'entrée de cette salle ou elle avait déjà reçu Kyrian et Belgarath, elle sentait des centaines d'yeux surgir d'entre les ténèbres et les scruter en silence. Ils n'étaient pas oppressants, pas encore... Cependant ce ne saurait tarder si le juge du Griffon avait une attitude un tant soit peu agressive ou inconvenante à son égard. Ces êtres vivant dans l'ombre étaient le fruit de son cosmos et des extensions d'elle même et sa magie ancestrale. Le seul moyen de s'échapper en vie une fois poursuivi par ces derniers était de la tuer sans autre forme de procès... Ce qui s'avérait pratiquement impossible tant qu'elle se trouvait dans cet univers ou tout était sous son contrôle.

« Je n'ai jamais été un jouet et je refuserai de l'être quoi que les Parques aient bien pu tisser pour moi. Je ne me suis pas arrachée de ma propre initiative à une destinée misérable pour sombrer maintenant que j'ai tant lutté pour arriver là où je suis. Il n'en est pas question et c'est pourquoi je ne vais pas céder juste parce que c'est ce qu'on attend de moi. »

Son avis sur la question ne changeait pas quand bien même elle risquait très gros à maintenir une position d'entre deux. Enfin tout n'était que question de point de vue puisque ses seuls différents avec le Juste se limitaient à des choix d'orientation personnelle. La cause des enfers n'était pas en cause, et elle ne ferait pas secret non plus du fait que si Alessio comptait s'opposer à eux elle l'écraserait de ses propres mains. Ce n'était pas la puissance pour ce faire qui manquait, et le romain devait sûrement en être conscient sans pour autant qu'elle le lui dise. En outre elle ne tenait pas à bousculer son amour propre par des commentaires qui n'étaient en rien nécessaires. Savourant le baiser chaste qu'ils échangèrent, elle prit deux verres de vin qui attendaient sur la table et lui en tendit un avec une expression qui aurait fait verdir de jalousie le serpent d'Eden. La tentation sous son état le plus brut et pur... C'était elle. Certains l'avaient comparée à Lilith à de nombreuses reprises, et peut être n'avaient-ils pas vraiment tort.

« Et vous, comment comptez vous continuer en sachant que le monde risque de se dérober sous vos pieds? Allez vous faire comme si de rien n'était et que vous n'aviez rien à vous reprocher...? Ou bien avez vous un autre plan en tête qui vous permettrait d'échapper à une punition plus que malvenue? »

Après tout le dernier qui avait osé courtiser Perséphone avait fini assis sur des flammes éternelles, prisonnier d'un châtiment sans fin qui était encore plus affreux que n'importe laquelle des prisons. Tout comme Ixion ou Tantale il avait une punition adaptée à son « méfait » et adaptée pour lui et lui seul. Était-ce comme cela qu'était destiné à finir Alessio? Si jeune et plein de potentiel, ce serait du pur gâchis de le laisser se faire avoir par la force de choses. Le regarder chuter alors qu'il était encore en plein essor serait une éventualité potentielle, et pourtant ce n'était pas quelque chose qui l'ait tentée une seule seconde. La facilité n'avait définitivement jamais été son dada, et cela ne commencerait pas maintenant, après autant de siècles de maturation dans les mauvaises comme bonnes habitudes. Car certaines choses n'étaient pas destinées à changer du tout.

« Je vous en prie faites comme chez vous, prenez place et mettez vous à l'aise. Toutefois ne vous écartez pas trop de moi afin de nous éviter des ennuis inutiles, s'il vous plait. »
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Alessio
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MessageSujet: Re: Quelques mots à se dire, Part II. [Flashback : Pv Alessio]   Sam 30 Avr - 16:26

Aguichante. Tout en elle était Tentation ; chacun de ses gestes était Désir. À moins que la luxure ne se soit subrepticement introduite dans l'esprit malsain du Juge, cette conduite ne pouvait que porter à confusion. Et plus ils devisaient, plus ce sentiment se renforçait et exacerbait ses émotions pourtant déjà à fleur de peau. Si sa sensibilité avait été enterrée en même temps que son humanité, cela ne l'empêchait à l'évidence pas d'opérer un retour gagnant à la faveur de ces aveux lascifs. Mais son lourd passé était plus qu'il n'en faut pour savoir qu'il n'est que trop rare que l'être et le paraître ne fasse qu'un. Prudence était de mise, même si tout portait à croire qu'ils pouvaient mutuellement se faire confiance sans condition. Pouvoir se confier sans compter et se reposer sur une compagnie, surtout aussi charmante, était un bienfait qu'il avait occulté depuis des siècles. On aurait pu parler de relation à coeur ouvert s'il avait daigné considérer en avoir toujours un. Du moins, un qui soit en état de marche puisque le sien n'était plus qu'un organe froid et dénué de vie, insensible à toute douleur – du moins était-ce ce qu'il en disait lui-même. Mais les récents événements ne pouvaient que semer le doute à ce sujet, présentement plus que jamais. Peut-être fallait-il alors tirer tout cela au clair afin de savoir ce qu'il en est, que ce soit pour elle ou même pour son propre bien...

Ses pupilles s'étrécirent alors que la coupe de vin lui était tendue par cette main dont les caresses ne manquaient pas de faire envie à qui s'en sentait méritant. La robe cinabrée du divin nectar était évocatrice et éveillait en lui des bas instincts d'un tout autre genre que celui auquel ils étaient tout deux actuellement exposés, avec l'envoûtement lancé par la Veuve Noire en personne pour pierre angulaire. Sans cette aide opportune, sans doute cette discussion n'aurait-elle jamais eu lieu tant le Griffon s'enfermait dans son orgueil et ses faux semblants. Les masques avaient fini par tomber, cependant, car elle seule était en mesure de voir à travers : les porter en sa seule et unique présence était donc d'une utilité notoire, désormais. Il se passait donc de cet apparat, bon gré mal gré, à mi-chemin entre la frustration d'avoir été percé à jour et la satisfaction de ce que régissait cette révélation. Force était d'avouer que même si le but avait été de le tourner en dérision à l'origine, le résultat final ne semblait point déplaire. Les méthodes pour y arriver étaient peu orthodoxes, mais la fin justifie les moyens. Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse...

- Et bien... Le plus pertinent serait sûrement de me faire oublier, même si on ne peut pas dire que je sois très doué pour cela. À moins de m'exiler loin des Enfers jusqu'à nouvel ordre, je ne vois guère de moyen de passer inaperçu le temps qu'il faudra. J'ai beau ne pas être en faute, je ne suis pas sûr que notre cher souverain l'entende de cette oreille. Mais je dois dire que tout cela est terriblement... Excitant.

L'insistance mise dans ce dernier mot n'était pas anodine, pas plus que de l'avoir susurré d'une voix suave à l'oreille de la belle. Un murmure dans le noir... Dans les chaudes ténèbres de leur intimité où elle les avait mené d'un commun accord. Ses fils se faufilèrent à vive allure dans les plis de l'étoffe. Point pour manipuler cette fois, mais uniquement pour dénouer tout ce qui pouvait retenir cette robe qui, bien que de toute beauté, avait pour défaut de recouvrir un corps désirable et d'en voiler la vue. Un à un, les boutons furent détachés avec une habileté n'ayant rien à envier à celle des doigts de fée de la demoiselle, victime de ces liens qui n'étaient pourtant point faits pour retenir quoi que ce soit. C'était même tout l'inverse, preuve en était faite à présent. S'en débarrasser serait aisé : si Alessio pouvait librement en créer d'une solidité surnaturelle, ceux-ci n'en avaient pas la vocation. Ce n'était qu'un prolongement de son corps, l'expression de son bon vouloir... Et celui-ci était sans équivoque. Il ne tenait qu'à elle d'interrompre ce qui, ainsi fait, avait tout l'air de faire partie intégrante d'une indicible cérémonie destinée à les lier dans l'éternité.

- À l'aise, dites-vous...

Les verres tintèrent, entrechoqués, alors que les pans de tissus entreprenaient de suivre les ordres dictés par les filins qui y avaient pris place de toutes parts. Tiraillés par cette emprise, nul doute que si rien n'y était fait, ils ne tarderaient pas à tomber pour découvrir cette faible mais pourtant si agréable chair qu'une pâleur d'albâtre ne faisait que mettre en valeur, sans parler des courbes agréables que laissait deviner cette barrière vestimentaire. En parallèle, lui-même n'était vêtu que d'une tenue tout ce qu'il y a de plus sobre, uniquement composée d'une chemise à la blancheur aussi éclatante que son teint était mat et d'un pantalon d'une noirceur presque équivalente à celle de son âme meurtrie. Bien vite, le dos de la Veuve Noire fut appelé à prendre place contre son torse, un bras possessif venant enlacer une taille de guêpe qui semblait n'attendre que son étreinte. Elle qui était sa geôlière, même s'il était volontairement captif de cette dimension solitaire, eut droit à la caresse de sa canine sur sa jugulaire trop exposée en une vengeance muette pour avoir étanché sa soif de son sang impur alors qu'un sourire narquois fendait ses lèvres. Passé maître dans l'art de la provocation, il n'en fallait pas plus pour qu'il en use à tort et à travers... N'en déplaise à sa tendre amante.

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Belhys
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MessageSujet: Re: Quelques mots à se dire, Part II. [Flashback : Pv Alessio]   Lun 6 Juin - 14:46

Belhys savait pertinemment et depuis un moment maintenant qu’Alessio était un élément valeureux de l’échiquier du Sombre Monarque, une pièce maîtresse qui pourrait faire basculer la partie dans un sens ou dans l’autre. Il n’était guère étonnant de parvenir à cette conclusion, surtout lorsque l’on observait un tant soit peu l’intrépide indépendance qu’il convoitait. Cet homme était capable de tout, du meilleur comme du pire, à condition qu’il soit dirigé comme il le fallait. De plus sa condition d’électron libre donnait - en plus d’un certain défi latent - un atout supplémentaire dans leur jeu. Le tout était qu’il ne s’égare pas et n’oublie pas à qui il devait allégeance, devant qui il se devait de faire profil bas lorsque l’heure viendrait. Son ascension en puissance mais aussi en poste en était la preuve, le témoin de la confiance d’Hadès. Cependant la Veuve Noire savait pertinemment que cette dernière pouvait s’évanouir en fumée aussi brusquement que le vent ne changeait de direction. Il suffirait d’une erreur. Une seule erreur.

Et le Griffon était bien assez intelligent et perspicace pour le savoir, tout comme il le signala. Il ne ferait pas bon vivre pour lui au royaume infernal, tant et aussi longtemps que le Plutonien n’aurait pas une série d’explications dignes de ce nom. En attendant le plus sage était de rester à l’abri de son courroux, loin de la lame de son épée divine tant que cela était du domaine du possible. Ils savaient tous deux qu’il n’y aurait nulle pitié et nulle compréhension pour celui qui avait osé toucher l’impératrice… Parfois d’une manière qui la surprenait elle-même. Le Romain semblait ne sentir ni crainte ni honte, comme si il en était dépourvu ou incapable de se souvenir de leurs effets. Il avait ce je ne sais quoi d’insistant et de galant à la fois qui était grisant et révoltant en même temps. Différents sentiments qu’elle avait cru éteints à jamais refaisaient surface sans prévenir, la propulsant quelque part entre la méfiance et l’engouement. Ses mains se posèrent naturellement sur le torse masculin, tandis qu’elle le scrutait. Une série de vers lui vint à l’esprit et finalement franchit ses lèvres malgré la surprise provoquée par l’audace masculine. Ces vers avaient été jadis été composés pour elle par un soupirant désespéré de ne pouvoir atteindre son cœur. Si il avait su à quel point ils seraient prophétiques…

« Tout cela ne vaut pas le poison qui découle
De tes yeux, de tes yeux verts,
Lacs où mon âme tremble et se voit à l’envers…
Mes songes viennent en foule
Pour se désaltérer à ces gouffres amers.

Tout cela ne vaut pas le terrible prodige
De ta salive qui mord,
Qui plonge dans l’oubli mon âme
Sans remords,
Et, charriant le vertige,
La ronge défaillante aux rives
De la mort. »


La Galicienne plongea ses prunelles sanguinolentes dans celles de son interlocuteur, comme si par ce moyen détourné elle les rendait tous les deux prisonniers d’un invisible enchantement. Pourtant il n’y avait rien de tout cela dans sa démarche, pas plus qu’elle ne maintenait un quelconque sortilège afin d’intensifier l’intérêt du juge. Il n’y avait rien de surnaturel là dedans, si ce n’est peut être la manifestation qu’il avait ébauché pour la délester de ses atours souillés. Par ailleurs la demoiselle n’avait nullement paru complexée ou honteuse de son corps, toujours recouvert d’une fin tissu subtilement orné de dentelle, comme ces habits de l’ancien temps que l’on ne tissait plus. Le tissu était d’un blanc immaculé et très léger, possédant même des réflexes argentés selon la lumière. Mais était-ce si étonnant pour une créature arachnéenne de tisser ce que son esprit fertile pouvait imaginer ?
Une chose était sûre, si Alessio tenait à jouer de la sorte, tout en flirtant avec l’une des facettes de la mort elle-même, il n’allait pas être déçu. Indépendamment de la cohabitation avec Perséphone, l’ancienne courtisane était l’étoile du meurtre. Cela faisait déjà presque six siècles que ce surplis était le sien… ce qui instaurait un certain nombre d’habitudes difficiles à refouler. Et puis pourquoi diable devrait-elle se priver ?? Se laissant faire lorsqu’il l’enlaça, l’Empoisonneuse ne broncha pas lorsqu’il joua avec elle. Il voulait jouer les apprentis vampires ? C’était son choix de le faire ou de s’abstenir, mais elle ne pourrait pas du tout prévoir les résultats de son geste. Après tout il y avait une infinité de poisons et narcotiques qui baignaient dans son sang, ce qui pouvait le prédestiner à une mort particulièrement foudroyante et violente, ou au contraire le transporter dans un nirvana de néant et de conscience du monde. C’est dans un calme particulièrement provocateur que Belhys dégagea sa longue chevelure de sa nuque laiteuse, lui offrant la chance de prendre sa revanche si c’était ce qu’il désirait. Jouer à la roulette russe… quoi de plus amusant ?

« J’ai bien conscience que vous aimez la mort, que vous êtes tenté par son étreinte ultime, raison pour laquelle vous me confiez votre vie avec une pareille indifférence. Cependant je ne vous mentirai pas me concernant. Cette morsure risque de vous coûter cher, d’autant plus que j’ignore totalement ce que vous récolterez de cette boisson dont vous êtes si curieux. Il est probable que si vous assouvissez cette si charmante soif de revanche nous sombrions tous les deux dans des ténèbres si profondes que même Erèbe les envierait… »

Nul doute, nulle peur. Simplement un carrefour de décisions qui allait revenir au marionnettiste cette fois. Il n’y avait pas de raisons qu’elle soit la seule à endosser les responsabilités, d’autant plus que d’une manière ou d’une autre ils étaient ensemble sur le même bateau. Un bateau fragile balloté par les vagues immenses d’un univers le dépassant, et manquant à chaque instant de se fracasser sur les colossales falaises d’une vaste intrigue.
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Alessio
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MessageSujet: Re: Quelques mots à se dire, Part II. [Flashback : Pv Alessio]   Jeu 23 Juin - 7:27

Le poème récité par Belhys était un cadenas qui acheva de sceller son sort. Lié au sien, sans aucun doute. Perdu pour perdu, autant l'être corps et bien. Mourir de sa belle mort, cela aurait le mérite de rattraper le coup manqué de son premier décès. Le mal était fait, et son ampleur n'aurait plus grande incidence, puisque le châtiment se ferait de toute façon sentir où qu'il aille et quoi qu'il fasse. Dès lors, le Griffon n'avait plus de raison de faire preuve de retenue, même s'il n'en avait jamais eu l'intention. Même si cela devait causer sa perte, c'était narguer magnifiquement Hadès tout en gardant la possibilité de plaider l'innocence pour n'avoir nullement courtisé Perséphone, mais uniquement son tendre écrin. Enfin. Ces sombres pensées n'avaient de toute manière pas leur place dans cette étrange zone où la belle l'avait emmené afin de pouvoir jouir d'une solitude partagée.

Et ce n'était qu'un début, les regards de connivence avaient été clairs à ce sujet. Renoncer à y songer jusqu'à ce que le verdict soit rendu et profiter du moment présent était le mieux à faire, il serait toujours temps d'y réfléchir une fois que ces lascives retrouvailles auraient touché à leur fin. Fin qui n'était pas près d'arriver, puisque cette dimension les verrait se faire les apôtres d'Épicure pour la durée de ce séjour. Ainsi, ses dents croquèrent la chair de la galicienne comme on croque la pomme de la vie, sans toutefois égarer plus que la même marque dont elle lui avait fait cadeau sur sa chair. Alessio passa la langue sur ses lèvres pour se défaire des restes de ce repas, qui, peut-être, allait être empoisonné. C'était le cadet de ses soucis. Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse...

« Je prends le risque. Quelqu'un disait que la Providence était le nom de baptême du Hasard, quelque dévot dira que le Hasard est un sobriquet de la Providence. Pour ma part, j'aime m'en remettre à lui. Vous connaissez la roulette russe, très chère ? C'est mon jeu favori. »

Il darda d'un regard ambré avant de la déposséder d'un énième baiser. Nanti du fruit de son larcin, il goûta à ses lèvres avec délectation et se laissa porter par le flot de sensations contradictoires qui déferlait au fond de son être sans altérer sa conscience – jusqu'à nouvel ordre, du moins. Peut-être n'était-il, en effet, pas sage de s'abreuver à sa gorge, mais il était pleinement averti des risques encourus et n'avait épanché sa soif qu'en toute connaissance de cause. Ce qui ne le tue pas le rend plus fort, et même s'il devait en mourir ce serait toujours cela que le sombre monarque n'aurait pas. Bien sûr, le rappeler parmi les vivants une fois de plus serait facile, mais le maître de la mort s'en donnerait-il vraiment la peine dans l'unique but d'assouvir sa vengeance ? Le doute était permis, et Alessio lui-même n'aurait pas parié là-dessus. Trop incertain. Ses bras ceignirent la taille de la belle d'une étreinte puissante sans qu'aucun ne rompe le contact pour reprendre un souffle dont ils n'avaient plus besoin alors que les doigts fins du marionnettiste du conflit se faisaient plus inquisiteurs, avides des fantasmes qu'inspirait cette silhouette.

« Vous avez un goût exquis. Et puis... Ce ne sont pas quelques risques qui vont m'arrêter. Quand on sait que le tendre époux de votre passagère noire a de grandes chances de souhaiter voir ma tête au bout d'une pique, je peux difficilement me compromettre davantage, ou si peu... Et si c'était le cas, m'y aideriez vous ? »

Son regard soutint celui de l'empoisonneuse alors que les caresses se précisaient, l'aiguisage des sens se peaufinant à chaque syllabe qui franchissait la barrière de ses lèvres. La litanie prononcée par la veuve noire continuait d'emplir ses pensées, mais un voile noir se mit à les obscurcir avant d'être jeté sur une scène pour laquelle même l'interdit serait un trop faible mot. Les mots qu'on ne dit point sont les fleurs du silence et ils auraient alors de quoi en faire un plein bouquet, mais ce serait un secret enfoui au plus profond de leurs âmes tourmentées qui, enfin, allaient pouvoir trouver le repos... À leur manière.

« Laissez-moi vous emporter loin de la terre et du ciel... »

- - - - -

Son surplis avait été mis de côté au profit d'une tenue civile. Un costume élégant, sans grande prétention mais d'un noir intense qui lui allait à ravir. Cependant, la veste n'était pas présente pour l'heure, ce qu'il avait sur les épaules se résumant à la clarté d'une chemise au blanc éclatant. Un contraste édifiant. Bien sûr, le Juge des Enfers avait pris soin de se départir de toute trace de sueur avant de renfiler ses habits. On pouvait l'affubler de bien des torts mais son hygiène ne pouvait faire partie du lot. Aussi étonnant que ce soit, il était partagé entre l'épuisement et la vigueur, toujours hagard. Pour la première fois depuis des millénaires, Alessio renouait avec ce qui avait tout l'air d'être une gueule de bois de tous les diables – ce qui était on ne peut plus logique pour un Spectre, certes, mais tout de même. Une cigarette saillit du néant avant qu'une main habile ne la conduise à ses lèvres, une flamme enchantée allumant ce plaisir empoisonné.

Un de plus, songea-t-il non sans glisser un regard en coin à son amante, qui plus souvent qu'à son tour avait su lui rappeler que ce sont les plus belles roses qui ont aussi le plus de piquant. Ce qui n'avait fait que l'exalter davantage, mais ceci est une autre histoire qui jamais ne serait contée. Expirant son premier panache de fumée, le Griffon fronça les sourcils, agacé de ne réussir à estimer combien avait duré cet exil volontaire. Le temps passe vite quand on s'amuse, mais il ne faudrait pas que cette absence se remarque, sans quoi le danger n'en serait que plus grand. Non pas qu'il ait à rougir de ce qui venait de se passer, ou point par honte, mais autant ne pas divulguer plus que ce n'était déjà fait et sauvegarder cette fragile intimité. Irrité mais trop proche de l'état second pour céder à un accès de colère, Alessio se contenta de se passer la main sur le visage en croyant à tort que cela l'aiderait à atténuer sa migraine. Soudain, une partie de sa lucidité lui revint, obsolète mais néanmoins bon signe.

« Oh, je manque à tous mes devoirs. Excusez-moi, j'espère que la fumée ne vous dérange pas ? »

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Belhys
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MessageSujet: Re: Quelques mots à se dire, Part II. [Flashback : Pv Alessio]   Ven 24 Juin - 11:47

Quels mots pourraient décrire le plaisir coupable procuré par cette étrange morsure qui flirtait avec le paroxysme de la souffrance ? Aucun langage ne pourrait rendre justice à ce silencieux abîme s’étendant sous les pieds de la Veuve Noire. De fait si elle avait souvent concédé ce genre de tendres meurtrissures à ses victimes, elle n’avait jamais admis que les rôles soient inversés, pour quelque raison que ce soit. Déjà qu’il était terriblement rare de trouver quelqu’un qui partage ses goûts en matière de gourmandise sanguine… ceci tenait clairement de l’exceptionnel, il n’y avait aucun doute là-dessus.
Son corps se crispa naturellement sous la douleur, ses jambes tenant bon malgré les forces qui lui étaient en partie dérobées. L’échange de sang marquait ce jour et ce moment d’une pierre blanche tout comme il ouvrait son esprit à une immensité de possibilités. Belhys avait encore la saveur d’Alessio sur la langue, tout comme son odeur unique et musquée envahissait ses narines. Un lien supplémentaire, aussi subtil et solide que leurs fils avait été créé, et à vrai dire elle-même avait du mal à en juger la juste portée.

« Je men serais doutée. La roulette russe est un jeu qui vous va bien, tout comme à moi d’ailleurs. Nous sommes extrêmes et adeptes du quitte ou double… Car la satisfaction de la victoire n’en est que plus grande encore. »

Lui rendant son étreinte, Belhys sourit sarcastique tout en faisant fi de l’énergie perdue dans l’opération. Elle n’émettrait évidemment pas une seule plainte, puisqu’elle savait ce que cela pouvait engendrer dès le départ. De plus elle n’était pas vraiment connue pour faire preuve de faiblesse ou d’une sensibilité poussée à un point culminant frisant le ridicule. L’Assassine était une femme dure et elle le resterait à jamais, qu’elle soit ou non l’hôte de dame Perséphone.

« Je suis ravie d’entendre que l’expérience vous a plu mon cher, je craignais que vous ne changiez d’avis une fois votre curiosité assouvie. Mais je ne comprends pas…à quoi voudriez-vous que je vous aide ? A réchapper à la colère du Plutonien, ou bien à vous compromettre davantage ? »

Ses mots paraissaient paisibles et pleins d’une lucidité qui pourtant la quittait petit à petit. Il était décidément dur de réfléchir dans certaines circonstances, et celles-ci en faisaient partie en définitive. Ses pulsations cardiaques s’affolaient toujours plus à chaque seconde, son corps entier semblant soudainement se rappeler qu’il était toujours bel et bien vivant. C’était grisant et presque douloureux à la fois, mais quelque part c’était une sensation incomparable à ce qu’elle avait pu éprouver jusque là. L’Ivresse l’emportait.

« Faites moi donc tout oublier, si vous le pouvez… »

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Telle la poussière des rêves épars, ce moment s’égrena dans le sablier éternel avec une lenteur paresseuse et en même temps avec un empressement singulier. Désormais c’était le calme apaisant suivant l’euphorie harmonieuse… Et c’était tout aussi intéressant, à tous points de vue. Belhys se redressa elle aussi, enveloppée de la veste du Griffon afin de se protéger de la bise environnante, tout comme pour couvrir sa peau glabre et ivoirienne. Ses cheveux étaient répandus autour d’elle tel un rideau de soie ébène, l’entourant comme un halo se déversant jusqu’au sol. Un sourire amusé apparut alors sur ses lèvres, tandis que ses traits détendus témoignaient d’une humeur presque joviale.

« Ne vous en faites pas, c’est une faute que je pourrai assurément vous pardonner, pour peu que vous partagiez un peu de votre vice avec moi. Du moins si vous m’en faites la grâce. »

Son regard était taquin et empli d’une complicité que seuls certains événements traversés ensemble pouvaient apporter. Mais quoi de plus radical à ce niveau que d’avoir sa tête sous la guillotine ? On disait en son temps que « les plaisirs prohibés sont les plus convoités » et il fallait se rendre à l’évidence : l’adage avait du vrai ! Peu importaient les siècles écoulés comme la partie du globe dans laquelle on se trouvait, en fait tout cela n’était qu’un amas de détails. La vérité se trouvait ailleurs… Quelque part entre les soupirs rêveurs et le partage. Juste là où elle n’était pas censée être, au fond.
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Alessio
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MessageSujet: Re: Quelques mots à se dire, Part II. [Flashback : Pv Alessio]   Mer 6 Juil - 7:48

Un sentiment d'ataraxie avait étendu ses ailes au sein de l'âme du Juge. Aussi noire soit-elle, ses flots troubles s'étaient momentanément assagis. Pour combien de temps, nul ne saurait le dire. En revanche, affirmer sans se tromper qu'elle en était la cause n'était pas un pari risqué, ne fut-ce qu'au nom de la veste qu'elle endossait. Cette dernière était d'ailleurs bien trop ample pour ses frêles épaules et se changeait en une cape mal taillée mais néanmoins apte à camoufler des courbes que l'ancien légionnaire avait appris à connaître. Son imagination était d'autant plus fertile que l'envoûtement l'y avait sensibilisé avant que le charme ne touche à sa fin pour laisser place à un remplaçant dont il cherchait encore à déterminer les fonctions. Celui-ci était un maléfice bien plus naturel, mais aussi potentiellement bien plus douloureux, il l'avait senti instinctivement. Aussi le manipulait-il avec la plus grande prudence, ne voulant que comprendre son fonctionnement toujours plus complexe. Ainsi vêtue, son corps fin et voluptueux disparaissant dans le manteau d'encre qui lui était offert, elle était sienne. N'en déplaise à Hadès qui aurait voulu faire de ce corps de toutes les tentations l'écrin où reposerait l'esprit de sa dulcinée.

Le mal était fait, et pour de bon ; impossible de revenir dessus, cette fois. Il n'y avait plus qu'à répondre de leurs actes. Actes qui ne manqueraient pas d'être portés à l'attention du sombre monarque, tôt ou tard. Tout dépendrait des caprices de l'Ombre furtive qui les avait surpris en plein flirt, mais n'était-ce pas au final une épice de plus venue relever le goût de danger de cette liaison ? Si punition il devait y avoir, alors soit ; il assumait pleinement d'avoir dépassé les limites et plaiderait sa cause jusqu'à la fin. Si, là aussi, il fallait qu'il y en ait une. À partir de maintenant, tout glissait entre ses doigts, que ce soit son avenir et le sort qui lui attendait. Peut-être était-il même déjà scellé, ce pourquoi le Griffon était loin de se presser pour quitter ce monde parallèle. Pour cela, mais aussi pour la somptueuse créature qui le peuplait – elle et elle seule, à la fois ange et démon, à la fois la belle et la bête. L'espace d'une seconde, l'ocre de ses prunelles s'arrêta sur ses ongles toujours aussi acérés dont la couleur le fit frémir, l'ombre d'un sourire volant sur ses lèvres. Cet entretien très privé avait ancré plus d'un souvenir et il continuerait de les entretenir, même si ce devait être pour provoquer Hadès lors de son jugement dans un ultime éclair de conscience.
Naturellement.
Il verrait en temps et en heure... Pour l'instant, tout ce qu'il avait à l'esprit était de ne pas quitter cette charmante compagnie, l'étreinte fébrile de ses bras qu'il pouvait simuler grâce à tout ce que sa mémoire avait assimilé au cours de ces dernières heures. Un contact à la fois réconfortant et déconcertant. Car s'il prenait plaisir à éprouver la chaleur de ce corps aussi immortel que le sien, être tout à coup si proche de quelqu'un pour la première fois de cette seconde vie lui faisait perdre ses repères. Le voile de sa mémoire menaçait de se déchirer et avait occasionné l'ombre de quelques douleurs mentales toutefois bien vite éliminées à l'aide de la Veuve Noire. Mais pour combien de temps ? Il se garda bien de lui faire part de ces troubles – par fierté, sans doute, mais par instinct de conservation, sûrement. Il ne tenait pas à passer pour plus faible qu'il ne l'est ni même à faire étalage de ses doutes : il était de son devoir d'agir en Juge des Enfers et de rester digne en toutes circonstances. Pour être l'Étoile de la Valeur, cela s'appliquait encore plus à lui qu'aux deux autres, et ce même dans l'intimité de cette couche encore chaleureuse et accueillante.

Pensif, c'est un baiser qu'il confia à Belhys avant de lui remettre le cylindre convoité, passant une main dans sa chevelure. Fort de cette diversion, il y fit apparaître une fleur de pavot. Le carmin des pétales parut hésiter un instant et elle frémit avant de virer au bleu. Si le pavot rouge avait « console-toi » pour message, celui du bleu était étroitement lié à l'oubli. Mais l'oubli de quoi ? De ce qui s'était passé ? Des chaînes qui la liaient au maître des morts ? Une question de plus qui resterait sans réponse... Cela valait mieux pour tout le monde. Toujours en proie à ses tourments, il s'offrit toutefois le luxe d'entrelacer ses doigts avec ceux de l'arachnéenne, après avoir pris soin de sélectionner sa main directrice pour le plaisir de la narguer. Si elle voulait ajuster la cigarette offerte, ce serait de l'autre. Un menu désagrément fait uniquement pour l'agacer, susciter une réaction. Vivre. Ensemble... À cette pensée, une vive douleur lui vrilla les tempes et il manqua de grimacer, se rattrapant de justesse à un pan de conscience qui lui offrit une sécurité. Le Griffon lui-même ne comprenait pas ce qu'étaient ces malaises mais c'était préoccupant et il devrait s'empresser d'y mettre un terme par tous les moyens aussitôt sorti d'ici. Il avait déjà bien assez de problèmes sans en plus en rajouter.
Nous voilà dans de sales draps. ironisa-t-il, conscient du double-sens que recelait cette entrée en matière. Nous sommes dès à présent des criminels, des fugitifs. Pour un peu, j'en verserais presque une larme. Bien sûr, nous ne sommes pas pris en chasse, mais cela ne saurait tarder. Je pense qu'il serait bon de songer à nos testaments, très chère. Une dernière volonté à déclarer ?
Son ton excessivement dramatique révélait son peu de sérieux, de même que le sourire en coin qui était venu égayer ses traits. Le sérieux de la réflexion avait été écarté par un tempérament jovial à double-tranchant, car susceptible de cacher une fourberie de sa part. Mais oserait-il se compromettre auprès d'elle alors que c'était très certainement sa seule et plus fidèle alliée en l'état actuel des choses ? Rien n'était moins sûr, mais il faut toutefois savoir ne jurer de rien quand il est question d'Alessio. Après avoir décliné ces palabres d'une voix de fausset, il s'obstina à la dévisager pour ciseler dans sa mémoire chacun de ses traits avec une minutie invraisemblable pour pouvoir se la représenter mentalement où qu'il soit. La moindre des choses étant donné qu'à partir de maintenant il n'aurait plus nulle part où se cacher et devrait se contenter d'errer sans but. Mais ce n'est pas parce que l'on ne sait pas où l'on va que l'on ne va nulle part...

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MessageSujet: Re: Quelques mots à se dire, Part II. [Flashback : Pv Alessio]   Mar 12 Juil - 10:00

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C’était comme si le dernier cap avait été franchi depuis qu’ils avaient mis les pieds dans cette dimension parallèle, car désormais il n’y avait plus rien pour les dissimuler l’un à l’autre. Aucun vêtement ne pourrait cacher les étendues de peau ivoirienne, aucun mensonge ne pourrait taire ce que leurs lèvres avaient déjà confessé d’une manière ou d’une autre. Plus aucun sortilège n’influençait le jugement du Griffon et ce depuis un moment, plus rien n’altérait la manière dont il la percevait si ce n’est peut être lui-même et ses démons intérieurs. Les dés étaient jetés et il n’y avait pas de retour possible, pas plus que le temps pour ressentir des regrets. C’est précisément pour cette raison que Belhys était aussi sereine et calme, bien qu’il soit probable que la dépense d’énergie et le défoulement n’y soient pas étrangers non plus. Pourtant que leurs désirs aient été assouvis ou non, ils ne se pressaient pas… Ils ne bougeaient pas non plus, comme si une soudaine et silencieuse torpeur s’était emparée de leurs corps et de leurs esprits. Et puis tous deux étaient envahis d’un calme paradoxal ainsi que d’un humour sombre proche de l’indifférence indépendamment de la situation…

Malgré le trouble qu’Alessio éprouvait sans pour autant en parler, Belhys put le percevoir sans être capable d’en déterminer la nature. Certes elle avait changé et continuerait de changer à cause de l’influence de Perséphone, cependant cela lui apportait certains avantages dont la compréhension de l’invisible. En tant que suzeraine du Royaume Souterrain et incarnation personnifiée du cycle de l’Immortalité, elle pouvait aisément percevoir la part de ténèbres qui le rongeait. D’un autre côté elle était également habituée à prendre en compte l’aspect encombrant des égos masculins, et le Marionnettiste ne faisait pas exception à ce sujet. Il ne voudrait pas être aidé et le prendrait certainement comme une insulte… Par conséquent elle resterait à sa place et ne ferait aucune remarque désobligeante. Une des mains de l’ancien légionnaire dans ses cheveux la fit alors sourire calmement, d’un air enjôleur mais loin d’être forcé. Il lui transmettait une certaine sécurité, pour aussi étrange que cela puisse paraître. Elle n’avait aucune attente, aucune demande à son encontre… et c’était probablement ce qui changeait radicalement la donne.

La fleur qui apparut sur sa chevelure sembla frémir avant de changer de couleur, ce qui attira inévitablement son regard. En tant qu’alchimiste elle ne pouvait décemment ignorer le message sous-jacent à ce geste, bien qu’elle ne soit pas certaine de saisir pleinement le sens qu’Alessio voulait lui donner. Voyant que ce dernier s’amusait à la taquiner l’air de rien, la demoiselle fit comme si de rien n’était et accepta la cigarette qui lui était offerte de sa main gauche. Ce n’était pas un souci majeur en soi étant donné qu’au combat elle utilisait ses deux mains, cependant il fallait bien l’avouer, elle n’avait pas l’habitude d’employer sa mimine dans un exercice aussi raffiné. Pas depuis fort longtemps en tout cas. Posant sa joue contre un pan de derme non couverte, l’Assassine brûla le bout de cet odorant présent grâce à son cosmos afin d’en inspirer l’essence. De sa main libre elle l’emprisonna entre deux doigts, tout comme elle avait vu Belgarath faire un bon nombre de fois. Au final le geste fut rudement maladroit même si elle ne fit rien tomber. Cela avait l’air plus facile vu de l’extérieur, mais là… Un sourire sincère fut sa réponse à la plaisanterie du romain. Mieux valait en rire qu’en pleurer !

« Sales, sales… Je trouve votre jugement bien sévère ! Certes le confort n’est pas exactement celui qui sied à notre rang, cependant des fois l’impromptu et l’imprévu ont plus de charme que tous les programmes du monde. » Elle rit doucement, appréciant à sa juste valeur cette occasion de faire du sarcasme. « Oh vous avez probablement raison… Notre heure viendra sûrement un peu plus vite que prévu initialement, et ce n’est peut être pas plus mal, cela nous donnera une raison de plus de profiter de chaque instant. »

Tendant la main vers les coupes qui attendaient toujours à proximité, la Veuve Noire les fit léviter jusqu’à eux. Un spectre de fumée s’échappa d’entre ses lèvres, tandis que sans un geste et sans préavis elle les téléporta jusque sur une gigantesque couche écarlate et or. Bien sûr ce n’était pas une réplique parfaite de ceux créés dans l’Antiquité, mais au moins l’apparence était fidèle aux livres qu’elle avait étudiés pendant son jeune âge. De quoi les installer confortablement et tout de même plus dignement qu’à terre…

« Une dernière volonté vous dites ? En voilà une bonne question, et adéquate qui plus est. Mais j’avoue ne pas avoir une réponse toute faite… A vrai dire je crois que je n’envisage pas de disparaître aussi vite, bien que je sois réaliste quand aux chances que nous avons de nous en tirer indemnes. En fait je crois… Je crois que je veux juste savourer le fruit défendu dans lequel je viens à peine de croquer. Quitte à être pendu, autant qu’il y ait une bonne raison vous ne pensez pas ? » L’empoisonneuse sourit doucement, expirant une fois encore tout en jouant avec le contenu de son verre. « Ne me dites pas que vous comptez déjà me priver de votre charmante compagnie, vous m’en verriez terriblement déçue. De plus cela ne vous ressemble pas de vous avouer vaincu avant même que la bataille soit engagée. Je n’ai pas la prétention de vous connaître parfaitement, cependant je pense que j’appréhende bien plus que la majorité des ignorants et autres parasites… Assez en tout cas pour me dire que vous gagneriez plus à faire front à mes côtés plutôt que d’essayer de faire cavalier seul. Les ennemis de mes ennemis sont mes amis… » Bien sûr cette dernière expression n’était rien de plus qu’une métaphore à prendre au deuxième degré, néanmoins il y avait un fond de vérité indéniable. Belhys connaissait pleinement les moyens dont disposait Hadès, ce qui voulait dire qu’elle savait que le danger pouvait venir d’à peu près partout. En conséquence une seule option leur restait : mettre toutes les chances de leur côté afin de survivre assez longtemps pour raconter leur histoire un jour.
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MessageSujet: Re: Quelques mots à se dire, Part II. [Flashback : Pv Alessio]   

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Quelques mots à se dire, Part II. [Flashback : Pv Alessio]

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