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 Qui souhaite rencontrer un Spriggan? [FB Siegfried-Adiël]

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Adiël
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MessageSujet: Qui souhaite rencontrer un Spriggan? [FB Siegfried-Adiël]   Mar 4 Déc 2018 - 19:50

Lieu : Nord de la Norvège, Comté de Finnmark, près du Fleuve Teno.
Année : 1747
Age d’Adiël : 11 ans
Quelques informations : Contrairement à ce qu’il en est de nos jours, ou son cosmos est profondément imprégné de lumière, durant sa jeunesse Adiël est enclavé entre les deux éléments antagonistes que sont la lumière et l’ombre. Il en résulte qu’il ne parvient pas à maitriser ses illusions et qu’il n’est pas rare qu’au cours de ses mélodies, il perde le contrôle de son propre pouvoir alors même qu’il souhaite juste passer un moment agréable en pleine nature …




Combien de mois … non, plutôt d’années se sont écoulées depuis la mort de mes parents et ma fuite qui en a résulté ? Je n’en ai absolument aucune idée. Il va sans dire que lorsque notre vie quotidienne n’est plus régit par des obligations communautaires, on a tendance à ne plus faire attention au temps qui passe. Certes on respecte les cycles journaliers, quoi que je ne compte plus le nombre de nuit que j’ai passé à écrire au lieu de dormir, mais en ce qui concerne les cycles saisonniers … printemps comme automne, rien ne change dans mon existence alors je n’y prête même plus attention.

Depuis quelque temps, je me suis installé dans un modeste cabanon au cœur d’une petite forêt d’épicéas. Je profite des quelques arbustes et des plants fruitiers pour me restaurer ou, lorsque le cœur m’en dit, je me rends dans un village voisin pour me procurer quelques denrées à l’insu de tous. Au moins pour ça, mes illusions pouvaient se montrer utiles même si elles étaient également responsable de mon exil … Etrangement, même si je me ne nourrissais peu, je ne ressentais pas non plus une quelconque faim. A chaque fois que je composais une mélodie au milieu de ces bois, j’avais l’impression que ma faim, ma colère, ma tristesse et tous ces sentiments qui peuvent corrompre le cœur des hommes, s’estompaient au gré des notes.

Afin de passer le temps, j’avais pris l’habitude de me poser au bord du fleuve et de construire mon monde imaginaire en écoutant l’écoulement de l’eau. A chaque fois, les habitants de ces bois me rejoignaient, les uns après les autres. Certains venaient juste pour s’hydrater puis repartaient aussitôt, tandis que d’autres restaient là, à mes côtes. A vrai dire, j’ignorais ce qui les attirait vers moi mais une chose était sûre, leur compagnie avait un effet plus que bénéfique sur moi, non seulement ils stimulaient mon imagination mais en plus ils me faisaient me sentir moins seul dans cet environnement parfois hostile.

Mais plus les semaines passées, moins la faune locale ne se donnait la peine de m’accompagner durant mes petites escapades. Je m’inquiétais de cette situation mais en même temps, je me disais que cela devait être normal, le temps était de plus en plus glacial donc bon nombre d’espèces devaient être en train de prendre des forces dans leur coin ou peut-être même de dormir dans leur tanières. Pourtant, j’avais un mauvais pressentiment… je sentais en effet que la vie commençait à décroitre dans cette sylve, que se passait-il ?

Aujourd’hui … il n’y a plus personne. Je suis seul aux abords du fleuve Teno. Même lorsque j’y plonge ma main, je ne ressens pas le moindre mouvement provoqué par les poissons. Un silence angoissant règne parmi les arbres, les oiseaux ne gazouillent pas, les loups de hurlent pas, rien du tout, la vie semble complétement avoir quitté ce lieu.

*Où sont-ils tous passés…* Me demandai-en observant les environs.

Je n’avais pas pour habitude de m’éloigner de la rive mais exceptionnellement, je m’enfonçai dans une partie de la forêt où je ne m’étais jamais rendu. Cela devait être le domaine ou les loups s’étaient installés pourtant même en m’enfonçant de plus en plus, je n’entendais rien laissant présager une quelconque forme de vie. Au contraire même, une légère odeur de décomposition envahit peu à peu les lieux, elle semblait venir de la tanière de la meute.

*Qu’est ce qui a bien pu se passer ici ?*

*Fait bien attention Adiël !*

Oui merci pour le conseil Aleksandr ! Je vous jure… Bon, plus important, allons voir ce qui se passe dans cette tanière ! Plus j’avançais, plus le silence était pesant et surtout plus qu’étrange. Même si ils étaient en période d’hibernation, jamais ils ne laisseraient quelqu’un, encore moins un humain, pénétrer comme ça dans leur domaine. Soudain, je me pris les pieds dans quelque chose et manquai de trébucher sur une des stalagmites de la grotte. Maudite obscurité ! Qui a eu l’idée ou plutôt d’absence d’idée de ne pas mettre des bougies… dans des crânes humains dans ces grottes ? Très Feng-shui comme décoration ! Mais je remarquai vite que l’élément qui aurait pu contribuer à ma chute n’était pas qu’un simple reste de repas que les loups avaient laissé trainer, mais bel et bien le corps encore chaud d’un des membres de la meute.
-Il est mort ? Me questionnai-je en posant ma main sur son pelage.

Il semblerait, pourtant aucune blessure ni aucune trace de sang n’était présentes sur son corps alors comment ? A y regarder de plus près, on pourrait penser qu’il ne fait que dormir pourtant je sens bien que son cœur ne bat plus. Il semble apaisé comme si il avait rejoint le domaine d’Hypnos pour l’éternité et qu’il n’avait pas souffert. Ne me dites pas …

*Adiël, tu ne penses pas que… *

* Tais-toi ! C’est impossible !*

Oui, je savais ou il voulait en venir ! Tout laissait présager que cette pauvre bête avait été victime d’une illusion et qu’elle en avait perdu la vie. Qui … qui avait pu faire ça ? Qui …
Moi ?
C’était moi ?
Non, impossible !

Je me sentais mal, mes jambes tremblaient mais dans un dernier élan d’espoir, je fonçai vers le fond de la grotte pour voir ce qui l’en était du reste de la meute. Je n’aurai jamais dû aller vérifier … Le résultat fut encore plus horrible que ce que je pouvais imaginer. Ils étaient tous là, étendus sur le sol gelé. Complétement tétanisé par cette scène, je reculai d’un pas, puis de deux afin de finalement chuter à mon tour sur le tapis de neige.

*Ce n’est pas moi … hein ce n’est pas moi… Alec !*

*C’est possible que… tu les aies involontairement placés dans une illusion au cours d’une de tes mélodies.*

C’est une blague ? J’ai vraiment fait ça ? Merde !!! Mon père avait ainsi raison … j’étais vraiment un monstre ! Un monstre capable d’ôter la vie sans même le vouloir. Pouvaient-ils me pardonner ? Pourrais-je faire en sorte que leur voyage dans Helheim soit moins pénible ? Alors … je pris ma cithare en main et entamai un thrène en l’honneur de ces … de mes victimes.
*Tu fous quoi ? Si tu fais ça tu risques encore de perdre le contrôle de tes pouvoirs !*

*Et alors ?*

Toute la vie de cette forêt s’était déjà évaporée alors pourquoi devrais-je hésiter ? En vérité, en jouant cette mélodie, j’avais l’espoir de me retrouver moi-même piégé dans une de mes illusions et d’ainsi … me repentir de tous ces pêchés que j’avais pu commettre. Le son de mon instrument résonnait dans la caverne et devait être perceptible jusqu’à l’orée même de la forêt.
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Siegfried
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MessageSujet: Re: Qui souhaite rencontrer un Spriggan? [FB Siegfried-Adiël]   Mer 5 Déc 2018 - 15:38

Age de Siegfried : 10 ans

Pour ses 10 ans, le père de Siegfried avait enfin dit oui pour que son fils unique l’accompagne dans sons voyage d’affaires, l’un des derniers, si ce n’était le dernier de l’année car la mer allait bientôt redevenir impraticable du fait qu’elle formerait une patinoire géante où bien entendu les navires ne pourraient plus passer. En parlant d’embarcations, elles se comptaient au nombre de quatre et restaient groupées en longeant à bonne distance la côté afin d’éviter les pièges invisibles en surface, l’un des bateaux appartenait au père de cet enfant si excité par ce voyage par forcement dépaysant, les trois autres étaient affrétés afin de pouvoir convoyer toute la marchandise à vendre ou à échanger.

Arrivé à bon port au petit matin et dans les temps prévus, il fallait à présent commencer par voir si tous les chariots et leurs conducteurs étaient déjà là, le jeune asgardien n’eut pas l’autorisation de descendre à terre pour le moment, certains adultes étaient chargés d’aller gérer les opérations et quelques heures après l’appontage, le stock des cales était chargé dans les chariots, enfin Siegfried pouvait rejoindre la terre ferme mais juste pour quelques pas qui le menèrent à un carrosse où il prit place avec son père et deux autres hommes qui faisaient office de gardes du corps. Le convoi se mit en branle afin d’avancer dans les terres, passant par quelques villages isolés sans s’y arrêter, il fallut environ deux heures avant d’arriver dans un village assez important dans lequel les gens semblaient heureux de voir le riche commerçant apporter ses marchandises, le Jarl venait même à leur rencontre pour inviter père et fils à venir dans sa maison. Seul l’homme d’affaires et un de ses hommes de main y allèrent, le garçon ayant été sermonné pour ne pas faire de caprice et aller attendre dans l’écurie voisine en compagnie de l’autre homme qui servait de chaperon, ce dernier n’étant pas joyeux à cette idée de ne pas aller picoler à l’œil chez le dirigeant du village.

L’enfant demanda s’il pouvait aller faire une envie pressente, après l’autorisation obtenue de cet homme bougon, il s’isola à l’autre sortie du bâtiment pour pisser avant de revenir et de voir que son surveillant avait plus d’intérêt pour la dame avec laquelle il parlait avant d’exister de nouveau mais pas pour dire des gentillesses.

Lui : « Le minus tu restes là, si tu quittes les écuries tu le regretteras »

Siegfried n’avait rien à répondre à cette requête des plus sympathiques alors il posa son postérieur sur une botte de paille pour attendre en commençant à regretter ce voyage où il avait l’impression de n’être qu’une gêne tant chacun n’avait que faire de son existence. Son gardien venait de fermer la porte menant une autre pièce dans laquelle il était entré avec la femme qui avait une attitude étrange, ainsi la solitude se faisait sentir, l’ennuie n’allait pas tarder car à dix ans ce n’était pas spécialement quelque chose d’envisageable alors quand des gémissements se firent entendre, le garçon se leva et alla coller son nez à la porte dont les planches ne joignaient pas parfaitement, l’un de ses yeux vit les deux individus totalement nus, se frotter énergiquement l’un contre l’autre,c’était la première fois qu’il voyait cela et resta à fixer ce spectacle jusqu’à ce que l’homme s’écarte pour faire presque face à la porte. Surpris de ce qu’il pouvait voir, l’enfant recula brusquement et se retrouva le cul à même le sol avant de vite retourner à son siège de fortune, se demandant si c’était ça que son précepteur lui avait expliqué au sujet de la conception des bébés, bah ça ne lui donnait pas envie !

L’homme revint comme si de rien n’était, tout comme la dame qui s’en alla en mettant quelques pièces dans une bourse en tissu.

Moi : « S’il vous plait monsieur, peut-on aller se promener ? Je m’ennuie ici »

Lui : « Pas question minus, tu la boucles où ça va mal finir ! »

Siegfried était dépité devant cette méchanceté, les minutes passaient et son père ne venait toujours pas le chercher, par contre un autre homme arriva avec une bouteille dans la main, ce dernier la porta à sa bouche avant de continuer à avancer pour en proposer au chaperon qui ne refusa pas et s’en envoya plusieurs gorgées sous les encouragements du nouveau venu. Le jeune asgardien regardait la scène des plus banales pour des amateurs d’alcool mais ce qui fut des moins ordinaires était la réaction de son gardien qui tomba à la renverse, inerte pendant que le regard de son empoisonneur fixait malhonnêtement le môme… Il n’en fallait pas plus à ce dernier pour comprendre qu’il était la cible du vil individu, ni une ni deux, ses petites jambes se mirent en action pour tenter de s’échapper par la sortie arrière puisque celle de devant était barrée par le vilain monsieur, une chance qu’il y soit passer un peu plus tôt, ainsi il savait à quoi s’attendre car sans obstacles l’autre aurait vite fait de le rattraper mais là, la clôture pour les chevaux allait lui permettre de se faufiler en son milieu sans trop de mal par rapport au gabarie de son poursuivant. Cela lui donna un peu d’avance pour me perdre ruelle après ruelle et arriver à la sortie du village du côté d’une forêt dans laquelle il se cacha pendant un long moment, seule sa respiration forte et saccadée était audible, heureusement le type n’était pas en vue.

Il fallut encore de nombreuses minutes avant que le garçon remarque l’absence de bruit naturel comme celui du chant des oiseaux, ce silence lugubre était angoissant mais impossible de retourner au village tant qu’il y avait un danger alors il s’enfonça dans ce lieu boisé, commençant à entendre enfin du bruit autre que celui qu’il produisait en avançant, de l’eau coulait non loin de là, peut être pourrait-il y boire un peu car le besoin s’en faisait sentir. Près de cette masse d’eau douce, il mit les deux genoux à terre avant de prendre de l’eau avec des deux mains accolées, deux gorgées étaient suffisantes alors il se redressa avant de se sêcher les mains en se les frottant sur son pantalon. Tout était si calme, si paisible, quel lieu étrange,à Asgardil aurait sans doute déjà vu un poisson faire un saut, un oiseau serait venu se poser sur la rive opposée pour boire et remercier mère nature pour sa générosité par un chant mélodieux, au lieu de ça, simplement le son de l’eau qui s’en va vers la mer ou les feuilles ondulant sous le vent léger. Les minutes passaient et comme tranchant dans le silence de la faune, une mélodie se dégageait d’un autre endroit de la forêt, un air captivant qui donnait envie à Siegfried d’aller voir, simple curiosité ou le début d’une anormale attirance ?

Le môme avançait, l’horrible odeur dans laquelle il pénétrait le fit réagir et donc sortir de sa douce torpeur, que lui arrivait-il ? Il ne se souvenait pas d’avoir fait les quelque mètres à travers cet espace recouvert d’arbres mais cela l’avait prit dès que la musique avait commencé alors il fit le lien et très vite il se boucha les oreilles en se mettant un doigt dans chacune. Il se mit à chantonner pour masquer le son qui pourrait encore lui parvenir, sans savoir si ce serait vraiment efficace mais à dix ans on fait comme on peut. Le sentier l’amena à l’entrée d’une caverne,ne sachant trop quoi faire, il hurla.

Moi : « Est-ce qu’il y a quelqu’un ? »

Le garçon n’était pas des plus rassuré et observait chaque recoin du lieu sans savoir d’où proviendrait l’éventuel danger, il hésitait déjà à vite s’en retourner a proximité du village afin de voir si des gens du convoi le recherchaient.
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