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 Shadow of the Wanderer [Odin - Ludwig]

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Odin

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MessageSujet: Shadow of the Wanderer [Odin - Ludwig]   Ven 23 Nov - 11:06

J'espère ne pas m'être trompé, fit une voix sortie du néant au milieu du vide. Ça fait longtemps que je ne suis pas venu en Allemagne.

Sans crier gare, un colossal pilier de lumière apparut alors, projetant ses milles feux iridescents sur les environs.
Lorsqu'il se résorba, ce fut pour révéler les deux voyageurs qu'il laissait derrière lui - et la rune fumante que son passage laissait sur le sol.

Je dois sûrement leur manquer, d'ailleurs, poursuivit le vieil homme comme si leur moyen de transport était tout ce qu'il y a de plus ordinaire - comme s'ils venaient de descendre d'une carriole. Peut-être que pour lui, il n'y avait guère de différence.

Posant les pieds hors du cercle indiquant leur point d'arrivée, il se laissa aller à un semblant de pandiculation tout en observant paisiblement les environs - enfin, autant que la pénombre voulait bien le lui permettre. À force de crapahuter d'un site sacré à un autre, c'est qu'il commençait à se faire tard.

Le duché de Saxe, c'est ça ?

Il pouvait paraître curieux qu'il éprouve le besoin de s'en enquérir alors qu'il avait « piloté » leur voyage, et était donc à ce titre la cause de leur présence ici, mais ce n'était pas la première étrangeté dont il se rendait coupable.

D'autant qu'ils se trouvaient bel et bien à la lisière des terres familiales du Héraut de la Peur, en dépit du fait qu'il n'ait aucune raison réelle d'en connaître l'emplacement et qu'il n'ait pas pris la peine de s'en enquérir.

C'est un bel endroit, enchaîna-t-il, frottant ses mains l'une contre l'autre comme pour les réchauffer. Je vous laisse ouvrir la marche ?

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Ludwig
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MessageSujet: Re: Shadow of the Wanderer [Odin - Ludwig]   Ven 23 Nov - 15:41

« Aucune erreur.... nous sommes arrivés au bon endroit. » Le Héraut n'a pas eu réellement besoin d'observer les environs pour confirmer l'absence d'erreur – bien qu'il doute de la véritable utilité de ce petit commentaire auprès du vieillard. Haussant légèrement un sourcil à la petite remarque de ce dernier concernant de prétendues personnes à qui il manquerait... Préférant pour le moment ne pas revenir là-dessus – qui sait quelle réponse détournée utiliserait l'ancien – le Héraut hoche la tête, se concentrant plutôt sur ce qu'il maîtrise complètement : le territoire de son domaine. « En effet. Nous sommes installés ici depuis... des générations. » Ouvrant la marche comme proposé par le Voyageur, son hôte le guide donc à travers l'entrée du domaine.

Si l'homme qui l'accompagne est fin observateur, il remarquera l'énergie qui cours à travers le sol, une énergie passive. Particulièrement sombre, elle semble nourrir la terre autour du domaine. Quelles cultures poussent dans les champs des paysans ? Quel est le goût de la chair des animaux d'élevage ? Ou tout simplement, à quoi ressemble les profondeurs des cours d'eaux et du lac se trouvant dans le rayon de cette énergie ? Il existe, pour chacune de ces questions, une réponse... les rares chroniqueurs qui ont tenté d'enquêter à ce sujet semblent incapable de conter ces dernières – malheureusement pour eux.
Reprenant la parole alors que le duo avance sur le sentier, quelques lanternes éclairant leur avancée, avant de s'éteindre dès leur passage. « Sachez le, j'ai particulièrement apprécié ce petit voyage. Malgré le respect que j'ai pour les armées du Sa Majesté, il est difficile de trouver certaines choses qui... aguichent ma curiosité. » Tournant légèrement le regard vers l'homme, un petit sourire étire alors ses lèvres, tandis qu'il continue d'avancer pour enfin rejoindre l'entrée du manoir. « Je saurais rembourser ceci... moi, où un autre membre de ma famille, si besoin. »

Le domaine von Rosenthal n'est pas si effrayant qu'un être lambda pourrait l'imaginer, du moins, visuellement. Vieille bâtisse bien entretenue, elle est entourée d'un bois assez conséquent, bien que certaines perdent ici et là leurs feuilles. Perséphone semble être revenue dans les girons de son époux, du moins, selon la mythologie... Pour quelqu'un de plus observateur, ce lieu pourrait être dérangeant, véritablement charmant ou... tout simplement une porte vers un autre monde, la folie. Tout dépend finalement de sa perception... Au loin, en direction du crépuscule, il est possible de voir ce qu'on pourrait grossièrement assimiler à un clocher, dépassant des arbres et semblant naître d'une structure aussi ancienne que le manoir... voir plus encore. Cette haute tour semble en effet dotée d'une cloche, bien qu'elle ne résonnera pas pour le moment. Il ne faudrait pas déranger l'ancêtre.

Une silhouette masquée ouvre la porte du manoir à leur arrivée, s'inclinant respectueusement devant  le duo. « Je vous présente Hector, un collaborateur très précieux pour nous autre, Héraut de la Peur. » Le serviteur et collaborateur s'incline alors une nouvelle fois, silencieux et révérencieux. À nouveau, le domaine demande à faire preuve de sensibilité... Par exemple, à travers ce cosmos, certains pourraient ressentir un cosmos sombre, parfaitement normal – si la normalité à un sens dans ce monde – émaner de la silhouette au masque de fer. Et pourtant, à y bien regarder, il semble en fait plus un assemblage écœurant d'énergies, semblant s'harmoniser entre elles dans un phénomène indicible. Échangeant quelques mots dans une langue difficile à suivre – un spécialiste pourrait entendre quelques sonorités phéniciennes, entre autre – avec son collaborateur, Ludwig se tourne ensuite vers son hôte. « Par ici je vous prie. » C'est ainsi que le duo arrive dans un salon, au milieu de la vie silencieuse du manoir. S'installant sur un fauteuil près du feu de cheminée, il invite son hôte à faire de même, tandis qu'un jeune homme aux cheveux d'or vient déposer entre eux une bouteille et deux verres, débouchant la première pour remplir ensuite les récipients. « Absinthe. J'espère que vous l'apprécierez. Maintenant, dites-moi... » Il demande au blond de quitter les lieux, tandis que la créature invisible, elle, vient se poser sur le bord de l'ornement de l'âtre, assis sur ses talons, ses mains griffues posées près de ses pieds – laissant semble t-il quelques marques dans la pierre. « Que comptez vous faire ? Toujours chercher votre ami ailé ? Ou courir après une autre entité aux origines divines ? »

Trinquant avec l'homme, il boit alors une gorgée, attendant une réponse – énigmatique elle aussi ? - de son partenaire de voyage.
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Odin

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MessageSujet: Re: Shadow of the Wanderer [Odin - Ludwig]   Sam 1 Déc - 4:06

Il flottait dans l'air quelque chose de malsain. Comme une sorte de force indicible, de malaise persistant. Assez subtil pour ne s'en apercevoir qu'au bout de quelques secondes, mais assez accablant pour que même les mortels y soient réceptifs.
Pour autant, le vieil homme n'en paraissait guère affecté - mais était-ce encore vraiment une surprise à ce stade ? Pas plus que le fait qu'il ait trouvé l'adresse sans avoir eu à la demander, apparemment, que ce soit parce que le Héraut de Phobos croyait avoir influé sur leur déplacement ou parce qu'il n'en était tout simplement plus à ça près.

Invitant son interlocuteur à prendre les devants, il renfonça les mains dans ses poches et s'efforça de le suivre d'un pas claudicant, irrégulier - mais pas assez pour se faire distancer de plus de quelques mètres, néanmoins.
Lorsqu'il lui fut promis de le dédommager pour le transport d'une manière ou d'une autre, cependant, il laissa filer ce qui passerait pour un éclat de rire moqueur.

Oubliez ça, répondit-il, un sourire en coin s'affaissant rapidement pour rendre à son visage son flegme habituel. Vous n'avez pas envie d'avoir une dette envers moi, vous pouvez me croire. On va dire que c'est gratuit pour cette fois. Et si je peux me permettre un conseil... Vous ne devriez pas proférer ce genre de parole à la légère.

Si ses paroles semblaient contenir un semblant de gravité, pour ce qui était peut-être la première fois depuis qu'ils faisaient route commune, il ne sembla pas vouloir s'exprimer davantage. À l'autre d'en tirer ses propres conclusions, sinon quel intérêt ?

Mais oui, je ne doute pas que les journées chez l'autre bourrin ne sont pas ce qu'il y a de plus passionnant... Du moins quand il n'y a personne à mettre en pièces. Il renâcla légèrement, n'approuvant visiblement pas la façon de faire du Dieu de la Guerre, comme il l'avait déjà laissé entendre lors de leur première rencontre. Cela dit, comme vous avez pu le voir, il n'y a pas non plus grand chose à voir du côté du Labyrinthe... Ni du Sanctuaire. C'en est presque démoralisant. À se demander s'ils ne se déclarent pas la Guerre uniquement pour s'occuper.

À intervalles réguliers, il jetait un oeil distrait au d'accord - donnant toutefois plus l'impression de chercher des changements que de le découvrir pour la toute première fois, comme ça aurait normalement dû être le cas. Mais il n'était, là encore, pas à cette incohérence près.

Enfin, ils arrivèrent au coeur des terres, et au manoir qui en marquait l'emplacement. Lorsqu'il lui fut présenté, il salua ce qui devait en être le majordome d'un banal signe de tête, sans qu'il parvienne à gagner son attention au-delà des politesses standards. Peut-être une seconde de plus, mais guère davantage.

Écoutant d'une oreille la conversation entre l'employeur et l'employé - sans que rien permette de savoir s'il en comprenait un traître mot -, il attendit patiemment qu'ils en aient terminé pour reprendre la visite, laquelle les mena à ce qu'il croyait être une salle de séjour.
Sur place, le Berserker fut bien inspiré de leur servir un verre ; après toute cette route, ce ne serait pas de trop, même s'ils en avaient esquivé la majeure partie. Le sien entre ses mains, le vieillard l'approcha de son visage pour en humer l'odeur - moins par méfiance que pour s'en faire une idée.

Intéressant, commenta-t-il tout en prenant ses aises dans l'un des sièges disponibles, sans qu'il faille lui dire deux fois.

Il trempa les lèvres dans le breuvage, avant d'y passer le bout de la langue pour n'en pas perdre une goutte ; malgré la chaleur qui émanait des braises, il ne semblait pas vouloir enlever son manteau.

Bien calé contre le dossier du fauteuil, il haussa mollement les épaules.

Oh, non, je crois pas. Si Lucifer n'a pas envie d'être trouvé, grand bien lui fasse. Il finira bien par repointer le bout de son nez.

Prélevant une lichée dans son verre, il le déposa sur le meuble le plus proche - et fixa les flammes qui dansaient devant lui, sans les voir réellement.

Non, je pense plutôt que je vais rentrer chez moi. Ce n'est pas que ça m'enchante, mais j'ai quelques affaires à mettre en ordre... Vous savez ce que c'est.
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Ludwig
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MessageSujet: Re: Shadow of the Wanderer [Odin - Ludwig]   Mer 5 Déc - 17:34

C'est la curiosité qui avait poussé le démon à franchir, de la première à la dernière fois, cette colonne de lumière. Un voyage durant lesquelles des incohérences se sont manifestées, se succédant entre elles pour former une – petite – fresque. Cette capacité à invoquer – ou au moins à profiter – d'un moyen de transport aux origines cosmiques, un comportement pleinement assuré, portant des connaissances sur ce monde étrange qu'est celui des dieux... Oui, il est certain que ce vieillard est plus qu'un homme qui n'a que profiter de l'expérience qu'a pu lui apporter sa longue existence. Maintenant, à dire l'origine de cette dernière... Est-il un mortel qui a rencontrer les bonnes personnes ? Ou est-il d'un niveau d'existence supérieur ? Selon les quelques éléments qu'il a pu observer – la façon dont il parlait de la famille du Belliqueux par exemple –, le démon allemand pourrait parier – s'il avait un temps soi peu un comportement flambeur – sur la deuxième réponse. Mais après tout, il n'est pas rare que certains mortels se sentent pousser des ailes face à certaines vérités, venant à parler des dieux avec une certaine nonchalance.
Dans ce monde, il est parfois difficile de comprendre ce qui avance à travers la réalité. Surtout si cette dernière est altérée, d'une façon ou d'une autre. Mais qu'importe. Portant le verre à ses lèvres, il boit alors une gorgée tout en observant les flammes, écoutant les réponses de l'ancien.

« Concernant Lucifer, je ne peux que vous rejoindre sur ce point. Mais il finira par revenir. Les dieux et autres assimilés finissent toujours... par revenir. Ils prennent juste parfois un peu de temps, après tout... ils en ont à foison. » Perdant quelque instant son regard dans les flammes, sa pensée se dirige vers son véritable Maître. Le Père de la Peur et de l'Effroi se doit d'être représenté, que ce soit à travers les clans, à travers les cultes... mais en tant que Héraut, sa mission est de porter sa voix, son message. Pourtant, dans la situation actuelle, il semble que la peur ait été remplacé par l'ennui, par le vide... par le silence. Ce monde pourrait bouger, mais rien ne semble chercher à le faire, aucune étincelle... Un constant que l'ancien lui-même a eu un instant. Enfin, qu'importe... se recentrant sur les mots du Voyageur, il laisse entendre un rire. « Oh, alors même vous, vous avez certaines obligations qui vous attendent ? » Aucune déception n'apparaît dans la voix du Héraut, ce dernier ayant bien compris que le voyage était terminé pour lui. Un voyage qui d'ailleurs, pour les générations futures, restera gravé dans sa mémoire – qu'elle soit génétique ou manuscrite. Faisant tourner l'alcool dans son verre, il pose alors son regard sur le vieillard, détaillant un peu son visage avec neutralité. S'il est vraiment un dieu, vers quel panthéon se dirige t-il ? La présence du tracé runique suite au passage du tunnel tendrait à pousser la théorie vers le monde nordique – tout comme le commentaire sur le fait qu'il doit manquer en Allemagne. L'intérêt attire en tout cas le propre regard de la créature, qui se fait plus insistant, comme si elle cherchait, de ses deux yeux mordorés, à percer cet œil unique... « Mais je comprends bien. Moi-même je dois me pencher sur certaines choses et prendre certaines décisions. » Les nouvelles actions à accomplir, entreprendre peut-être certains contacts avec les Abysses...

« En tout cas, cher ami voyageur – si vous me permettez de vous appeler ainsi –, si vos pas vous guident un jour de nouveau dans la région et que vous souhaitez échanger un peu, autour d'un verre, vous serez le bienvenu. Enfin, ici ou au domaine de Sa Majesté, si vous avez une préférence pour ce royaume. » Bien que la Grèce ne semble pas être le pays que le vieil homme porte le plus dans son cœur... ou du moins sa météo. « En espérant que certains de mes... compagnons... ne vous dérangerons pas. » Si la violence de certains Berserkers – Siléa en première position – est pleinement appréciée, surtout par le fait qu'elle s'harmonise parfaitement avec une autorité naturelle... certains Berserkers, qu'il a pu observer, font preuve quand à eux d'une certaine … difficulté pour se montrer respectueux. Enfin, tout ça pour dire qu'il faut simplement rehausser un peu.

Un sourire traverse ses lèvres, buvant une nouvelle gorgée avant de poser les yeux sur le mouvement des flammes. Depuis combien de temps n'a t-il pas voyagé ainsi, juste pour... le plaisir de la curiosité ? C'est en fait... véritablement la première fois.
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Odin

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MessageSujet: Re: Shadow of the Wanderer [Odin - Ludwig]   Sam 15 Déc - 12:54

Oui, le cas de Lucifer pouvait attendre. Ses apparitions récentes avaient de quoi intriguer, mais pas au point de remuer ciel et terre à sa recherche. Il était rare qu'il se manifeste sans raison ; et s'il était en train de préparer quelque chose, le monde aurait de ses nouvelles bien assez tôt.
Pour qu'il abandonne - au moins temporairement - l'idée de le retrouver, le vieillard ne semblait en tout cas pas très inquiet de ce qu'il pouvait bien mijoter ; peut-être parce qu'il avait passé l'âge d'avoir peur du Diable, voilà tout.

C'est bien le problème, rétorqua-t-il de sa voix rauque, le verre toujours au bord des lèvres. S'ils voulaient bien rester sous terre, on ne verrait pas le même cirque se répéter tous les deux cent ans. Il haussa mollement une épaule. Enfin, je dis ça, mais ça arrange bien mes affaires.

Il assécha le récipient et le reposa sur le même meuble que précédemment - puis adressa un regard appuyé à son interlocuteur, comme pour lui demander s'il comptait le resservir. En attendant, il se renfonça dans le siège qu'on lui avait attribué, croisant ses doigts noueux sur son ventre.

Malheureusement. Il exhala un soupir las, semblant se flétrir encore un peu plus à la seule idée de reprendre du service. Ça faisait bien longtemps que je n'avais pas pris de vacances ; j'aurais aimé pouvoir les faire durer. Hélas, on n'a pas toujours le choix.

Fixé dans sa posture oisive, il orienta son regard vers son interlocuteur - du moins la partie valide de celui-ci -, passant un moment à l'observer en silence. Malgré ce qu'il venait de dire, le Berserker ne semblait, lui non plus, guère pressé de retourner à ses fonctions.

Et de quelles décisions parlons-nous ?

Malgré son âge vénérable, l'aïeul ne prétendait pas offrir le moindre conseil, d'autant moins sans savoir ce dont il était question : il était simplement curieux, de même que le Héraut de la Peur l'était à son égard.
Enfin, il se redressa légèrement dans le fauteuil, adoptant une position un peu plus digne - quoique légèrement penchée vers l'avant. Les mains toujours jointes, il répliqua :

Il est rare que je passe deux fois au même endroit, en tout cas pas avant très longtemps, mais j'y penserai. Il fit jouer légèrement sa mâchoire de gauche à droite, séparant enfin ses paumes pour les exposer aux flammes. Bien qu'il ne craigne pas le froid, un peu de chaleur ne faisait pas de mal. Il n'y a pas grand monde qui puisse se vanter de me déranger, mais je préférerais éviter d'avoir à remettre les pieds chez Arès. Je ne suis déjà pas sûr qu'il apprécie de m'avoir vu partir avec l'un de ses guerriers sous le bras. D'ailleurs, si j'étais vous, j'éviterais de trop en parler.

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Ludwig
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MessageSujet: Re: Shadow of the Wanderer [Odin - Ludwig]   Dim 30 Déc - 19:10

« Je ne serais pas celui qui vous suivra totalement sur tous ces propos, mais je dois bien avouer qu'il y a une part de vérité, concernant certaines divinités... » Le Héraut est bien conscient de l'hypocrisie de ses propos, une hypocrisie que les guerres sacrés imposent aux différents esprits. Si certains dieux sont de véritables épines, de part leur présence, pourquoi ne serait-il pas autrement pour d'autres ? Telle est la place du Héraut, son lien avec son dieu...
Mais lorsque sa propre déité n'est plus qu'un nom sans visage, un pouvoir sans corps pour avancer dans les sphères mortelles, que devient son Héraut ? La logique voudrait qu'il reste, avant tout, un Berserker, une force militaire obéissant aveuglément au Belliqueux. En soi, ce raisonnement est irréfutable : la faction guerrière doit obéissance à son fondateur et maître. Et pourtant... qu'importe le statut de divinité principale du fils de Zeus, les différents Hérauts qui composent la généalogie de Ludwig s'accordent tous sur ce point : l'Effroi possède une importance plus grande. Fanatisme pour certains, eux répondent que c'est l'appel des cellules qui composent leur corps abyssal. Une réaction naturelle, en somme.

Attrapant avec une certaine délicatesse la bouteille d'absinthe, le Maître de Maison verse alors l'alcool dans le verre de son invité, avant d'ajouter quelques gorgées à son propre récipient, vidé après ses derniers mots. « En effet, nous n'avons pas toujours le choix. Mais j'aime à croire que si vous décidez, un jour, de reprendre des vacances... » Il boit une gorgée, avant de laisser un sourire amusé se dessiner sur ses lèvres. « Personne ne pourra réellement vous empêcher de le faire. Vous restez un voyageur, du moins, en partie. » Son regard se pose sur les flammes, suivant des yeux les nouveaux mouvements de ces derniers... Puis la question de son invité arrive jusqu'à lui, faisant disparaître ce sourire tandis qu'un léger soupir traverse ses lèvres.

« Pour être parfaitement sincèrement, je ne sais pas réellement moi-même. À chaque situation existe plusieurs réponses... décider de la plus réaliste ou la plus intéressante n'est pas une chose facile. Surtout... » Il s'arrête un peu, hésitant légèrement, avant de reprendre. « Surtout lorsque cela concerne une divinité aussi imprévisible que peut l'être le Seigneur de la Guerre. Enfin. Comme vous pouvez l'imaginer, malgré un sentiment de fatigue qui m'envahis déjà, je suis bien obligé de me pencher sur ce problème. » Il ne pourrait en dire plus, car cela serait parler de la situation actuelle du domaine de la Guerre. L'absence du Seigneur de la Peur, de la Terreur... ainsi qu'une partie des forces Berserkers.
Quoiqu'il ne s'était pas empêché de laisser planer une certaine critique concernant le comportement des Berserkers – ou du moins, de certains d'entre eux. Que ce soit la Prêtresse qui attise la colère du puissant Arès et l'absence de confiance de l'effroyable Phobos... Que ce soit la sœur du Cardinal du Feu, qui a montré un manque de résultat flagrant dans les terres d'Irlande... Et, pis encore, la sorcière au Fléau, qui n'a montré aucun respect pour ses supérieurs. Oui, des choses seraient à dire, précisément... mais frapper ainsi à terre sa faction... est-ce bien raisonnable ?

D'ailleurs la conversation tourne assez vite sur le dieu guerrier, ainsi que les possibilités de voyage de l'ancien. « Je ne compte en effet pas en parler. Malgré tout, comme le temps est une chose parfois difficile à mesurer.. » Il ouvre légèrement sa main en la bougeant devant lui, un livre sombre semblant s'extraire du néant alors qu'il se pose dans la paume du serviteur de Phobos. « Je tiens à vous dire que vous laisserez un souvenir impérissable dans ce domaine... » Le livre s'ouvre alors, les pages défilant avant de s'arrêter sur un portrait au fusain du vieillard. « Je ne sais si c'est réellement ressemblant, mais il est dans la tradition des patriarches du domaine Von Rosenthal de garder en mémoire tout ce qui a été fait... Donc, même si vous décidez de revenir alors que tout ce qui se passe à l'heure actuelle n'est plus qu'une légende pour les humains... vous serez un souvenir sauvegarder ici. Mais, rassurez vous... » Il ferme alors le livre.

« Ces mémoires sont bien conservées et protégées. »
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MessageSujet: Re: Shadow of the Wanderer [Odin - Ludwig]   Dim 20 Jan - 20:01

Si ce n'était qu'une part, soutint le vieil homme, de toute évidence peu inquiet du blasphème qu'il était en train de commettre.

À son âge, soit on a cessé de croire que l'on devra un jour rendre des comptes, soit on considère que la balance penche déjà trop d'un côté pour que si peu y change quoi que ce soit.

Une nouvelle gorgée franchit la barrière de ses lèvres ; s'il avait déjà une descente plus qu'honorable, inciter le sujet semblait l'inciter à mettre les bouchées doubles. Son compagnon de voyage - et dorénavant de breuvage - s'empressa de remplir le verre qu'il venait de vider, et en fut bien inspiré, sans quoi il aurait sans doute fait main basse sur la bouteille dans la foulée.
Bien qu'il ne paie pas de mine, le poids de l'âge n'avait, semble-t-il, pas trop amoindri sa constitution - du moins pas en ce qui concerne la tolérance à l'alcool ; c'était déjà une victoire en soi. Toujours est-il que son discours, pourtant prononcé sur le ton de la nonchalance, donnait apparemment matière à réfléchir au maître de maison - comme si les questions qu'il se posait déjà n'en étaient pas assez. Ce qui ne l'empêcha pas de demander, entre deux casse-têtes, s'il comptait un jour revenir dans la région.

J'aimerais, dit-il en relevant la tête du breuvage à regrets, mais si vous saviez ce que j'ai dû faire rien que pour pouvoir m'accorder ce temps sur les routes... J'ai bien cru que j'allais y rester !

Il ne parut pas vouloir élaborer sur ce point ; tout portait à croire que, même alors que le Berserker l'avait accueilli sous son toit et qu'ils se préparaient à se quitter, il n'avait pas l'intention de trop en dire à son sujet. Qui est-ce que les histoires d'un vieillard intéressent, après tout ?

Et bien, je vous souhaite bon courage, lui répondit-il concernant les frasques d'Arès. M'est avis que vous allez en avoir besoin. Je vous aurais bien proposé de prendre congé à votre tour pour vous y préparer, mais j'imagine que ce n'est pas vraiment prévu dans vos conditions de travail.

Une fois encore, il éclusa l'entièreté de sa boisson et soupira de satisfaction - avant de se remettre sur pieds, avec une aisance surprenante au vu du pas hésitant avec lequel il s'était déplacé jusqu'ici.
Fourrant les mains dans les poches de sa veste claire, laquelle était tout aussi fripée que lui, il observa l'étrange grimoire que son interlocuteur venait d'ouvrir ; se demander d'où il l'avait sorti ne parut pas lui venir à l'esprit.

Impérissable, rien que ça, dit-il en laissant échapper un léger rire, sans pour autant détourner les yeux - enfin, l'oeil - de l'ouvrage, penché par-dessus celui-ci pour regarder son portrait y apparaître. Joli jouet que vous avez là. J'apprécie l'attention, même si je ne sais pas si le portrait sera encore fidèle la prochaine fois. C'est sans doute un peu ridicule à mon âge, mais j'aime bien me renouveler de temps en temps. Il redressa son col, comme quelqu'un se préparant à braver le froid au moment de franchir le seuil. En espérant que vous puissiez trouver un compromis avec le sauvage qui vous sert d'employeur !

Il lui adressa un dernier signe de la main - et disparut comme s'il n'avait jamais été là, aucune effusion de lumière n'accompagnant sa sortie cette fois. Souvenirs mis à part, seul resta le verre comme trace de son passage.
C'était pour le mieux : aussi somptueux que ce soit pour les yeux, le propriétaire du domaine préférerait sans doute éviter de voir un pilier de lumière traverser le toit de son salon.

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MessageSujet: Re: Shadow of the Wanderer [Odin - Ludwig]   Dim 10 Fév - 21:11


« Oh, eh bien, nous essayerons de nous adapter à ce nouveau visage, alors. Je vous souhaite en tout cas un bon voyage, bien que je regrette de ne pouvoir échanger plus longuement avec vous. » Un léger sourire étire les lèvres du Héraut, son regard perdu dans le vide que l'Ancien laisse derrière lui. Un rire vient briser le silence qui s'est imposé durant quelques secondes, le représentant et serviteur de Phobos se redressant alors que le livre vient se poser entre ses doigts, le maintenant contre lui. Levant légèrement les yeux vers le plafond, il hausse alors un peu les épaules. « Et merci de ne pas avoir tout rasé. »
S'approchant du foyer, Ludwig regarde un instant les flammes danser, leur lumière réfléchissant dans son regard vide. Puis, dans la langue  de Goethe, le maître de maison convoque son fidèle majordome, qui semble sortir des ombres sans attendre, posant un genoux au sol. Quelques mots sont échangés, certains d'entre eux quittant parfois l'allemand originel de cette ancienne maison pour rejoindre les dialectes impies. Mélange guttural, étrangement harmonieux malgré la sonorité, de langues et de sons indicibles, la conversation semble prendre une tournure fataliste, comme la lueur qui anime le regard de Ludwig semble le prouver. Quelque chose semble résonner dans les Abysses depuis un certain temps... peut-être faut-il se diriger vers cette résonance. Cette réflexion – le cœur de la discussion – demandera obligatoirement de passer par le domaine de Phobos... De rejoindre certains sanctuaires privés, pour y chercher une réponse dans les ombres. Une étincelle qui offrirait une réponse à  interrogation, ainsi qu'une direction à prendre.

« Enfin... » Si un spectateur venait à être présent, il aurait pu comprendre, à partir de maintenant, les nouveaux mots du Héraut, qui tourne la tête vers Hector. « Si tout se déroule comme je le pense, tu devras te tenir prêt pour la suite. Même si certaines choses viennent à changer, la mission principale des branches secondes, ainsi que de mes héritiers, ne changera pas. » L'éminence grise reste silencieuse, hochant simplement son visage parfaitement masqué, avant de se redresser tandis qu'une ombre passe sur le visage de Ludwig, fissurant la peau de ce dernier. Passant un peu ses doigts contre celle-ci, il les éloigne alors, tandis qu'une forme de matière vient s'y extraire, dévorant sa chair pour recouvrir les ombres de son apparence protéiforme. Toujours vêtu d'une tenue sombre – aux aspects nobles, d'ailleurs –, le serviteur de Phobos s'éloigne de la cheminée, dont le feu semble s'éteindre, naturellement, comme privé de toute chaleur, de toute étincelle... Passant à côté d'Hector, il quitte alors les lieux sans un mot, rejoignant l'extérieur du domaine.

Ses pas guident l'homme dans les jardins, accompagné comme toujours de son ami invisible et observé par le regard curieux d'une corneille. Très vite, une brise souffle dans les branches de l'arbre sur laquelle cette dernière est posée, la poussant à quitter un instant des yeux l'homme aux cheveux sombres... Lorsque sa curiosité revient à la charge, elle émet un chant – déçu, qui sait ? - en constatant que Ludwig a quitté les frontières de son domaine, durant cette unique seconde.
Une nouvelle brise souffle sur l'arbre, portant les ailes de la corneille qui s'envole alors pour rejoindre les hauteurs du temple, se posant sur une fenêtre de cette tour sombre, venant picorer les quelques graines qui jonchent le rebord, aux côtés de cousins corvidés aussi affamés qu'elle.

Et c'est ainsi que le Héraut de la Peur rejoint le Domaine de la Guerre.
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