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 [Quête Tableau] Un sacrifice nécessaire - Montclair, France

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Eths
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MessageSujet: [Quête Tableau] Un sacrifice nécessaire - Montclair, France   Ven 3 Aoû 2018 - 14:34

I hate my life
And I hate you
And I hate my wife
And her boyfriend too
I hate to hate and I hate that
I hate my life so very bad
I hate my kids, never thought
That I'd praise abort
Praise Abort.






Putaing, on pourrait presque entendre les cigales chanter, con. C’est presque ce que s’est dit Eths en arrivant devant ce paysage. C’est un endroit  qui ressemble à la Louisiane, à l’Italie, comme dirait un certain ménestrel français. Un soleil d’aplomb, un soleil accueillant survolait ce paysage de rêve. Qui peut s’asseoir à la table du Sud de la France et dire « Je suis plus accueillant que toi » ? Absolument personne. La montagne ? C’est surfait. Le nord ? C’est gris. L’est ? C’est froid. L’ouest ? C’est pluvieux. Nîmes, Marseille, Nice, Arles, Sète… Sentir les rayons du soleil parcourir chaque parcelle de la peau… rien de meilleur. Eths n’était ni français, ni anglais, ni grec, ni romain, ni rien du tout. Et pourtant, il le reconnaissait : le sud, ça déchire. Il y était allé durant sa longue existence et force est de constater qu’il avait apprécié tout particulièrement les arènes de Nîmes, le Grau-du-Roi et les plages, qu’une mer calme longeait. Le Cardinal n’était pas un être particulièrement gentil, ni particulièrement méchant, ni particulièrement attaché à un lieu, sinon à l’Eden. Mais il était tombé en amour face au sud de la France, et toute la côte méditerranéenne en général.

Il avait reçu un message de la part de son divin maître, le Dieu de la Guerre grec, lui indiquant qu’un village d’irréductibles gaulois résistait à la tentation de la violence, de la guerre et du sang versé inutilement. Le message était assez clair : les habitants avaient instauré une loi de non-violence entre ses murs et les villes avoisinantes pouvaient être tentées par cette loi. Les forces de la guerre ne pouvaient tolérer autant de niaiserie. Non pas qu’Eths soit un adepte de la violence, mais il estimait que si l’humain ne cherchait pas à se battre, alors il vivrait trop longtemps sur cette terre. C’était clairement sa phobie. L’humain ne devait vivre sur terre que pour un temps limité. L’espèce humaine devait s’éteindre grâce à la guerre, la famine, la maladie et la violence. Homo homini lupus est. L’Homme est un loup pour l’Homme. L’homme n’est pas le « bon sauvage » établi par Diderot, mais est bien sûr l’animal bête et agressif qu’il cherche à combattre. Comme dirait Serge Bouchard, l’homme est un loup pour l’homme, ce qui vous en conviendrez, n’est pas très gentil pour le loup. Un loup, lui, ne cherche qu’à se nourrir en tuant. Il ne cherche pas à vivre mais à survivre. L’homme, lui, cherche à être supérieur à tout, à se prendre pour dieu, à vouloir diriger ce qui n’est pas contrôlable. C’est en ça qu’il est pire qu’une bête.

Alors pourquoi les habitants de cette petite ville du sud de la France chercheraient à aller à l’encontre de leur propre nature ? C’est illogique. C’est con un homme quand même, faut pas s’le cacher. Eths était à cheval,  comme à son habitude. Le même cheval noir, Rutsah, toujours aussi majestueux, toujours aussi imposant, toujours aussi noble. Eths employait son fidèle canasson pour tous les voyages, même ceux de plusieurs milliers de kilomètres, même ceux qui nécessitaient de prendre le bateau. Tels les cavaliers de l’Apocalypse, Rutsah pouvait apparaître à n’importe quel endroit. Il était celui qui annonçait la Famine, donc il devait pouvoir se déplacer où son maître avait besoin. Eths avait cru comprendre qu’il ne serait pas seul pour remettre les habitants de ce petit village dans le droit chemin. L’inconvénient, c’est qu’il ne connaissait presque personne dans les forces du Dieu guerrier. Il ne connaissait que Morgane et… c’est tout. Du coup, s’il devait être rejoint, il devait signifier sa présence. Le cardinal des calamités n’était pas du genre à porter son armure pour un oui ou pour un non. Il avait un certain respect pour les habits de guerriers, pour ne pas les utiliser inutilement. Il était donc habillé, comme à son habitude, d’une veste noire en queue de pie, d’une chemise blanche, de gants blancs, de boutons de manchette, d’un pantalon noir et de ses Richelieu noires. Dans ces vêtements, il passait pour le maître des domestiques d’une famille très riche et très prestigieuse. Mais il n’en était rien. Pour rien au monde il se mettrait à être le serviteur de qui que ce soit, si ce n’est le Tout-Puissant.

Pour se faire reconnaître, il devait user d’un stratagème assez pratique, ma foi : le cosmos. La particularité des cosmos des Berserkers d’Arès, c’est qu’ils ont un fond d’agressivité, de soif de sang. Les cosmos auraient beau avoir l’air d’être entièrement pacifiques, ils auront toujours cette once de « mauvais ». Il était aisé de différencier un spectre d’un berserker : l’intention dans leur énergie. Le guerrier d’Arès n’aura que l’intention de détruire, de tuer, pour le simple plaisir de tuer. Un spectre, sauf exception, ne chercherait pas à tuer pour tuer, mais aurait toujours une raison sous-jacente. C’est alors que le Cardinal intensifia son énergie vitale. Son cosmos était extrêmement sombre, paraissait extrêmement froid, mais il en était tout autre. En plus de révéler l’Ombre de son âme, le Cardinal montrait le feu qui se consumait en lui. Ce genre d’énergie était assez caractéristique des berserkers.

Y’a plus qu’à.



Dernière édition par Eths le Lun 6 Aoû 2018 - 2:40, édité 1 fois
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Morrigan
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MessageSujet: Re: [Quête Tableau] Un sacrifice nécessaire - Montclair, France   Dim 5 Aoû 2018 - 18:05

Tout semble se dérouler sous les meilleurs hospices, chacun des protagonistes affichant son caractère propre sans que le moindre grain de sable ne vienne perturber le bon déroulement de l'expédition. En coulisse, nul doute que Arès a œuvré pour obtenir en ce jour de chasse ce résultat et il y a fort à parier que nous obtiendrons gain de cause. La missive avait été clair, il nous fallait exterminer totalement ce village aux allures de faux paradis. Officiellement, c'est ma première expédition sous les ordres du dieu de la guerre, pourtant, ce n'est pas la première fois que je me donne à ce genre de procéder. Lorsque j'ai vécu en Angleterre et en Ecosse, j'ai longtemps vécu à pratiquer la magie noir, ou la magie du sang. Volant la vie d'innombrable gens, quelque soit leurs âges, leur statut social ou leur sexe Alors, avec quelques minutes de retard sur mon camarade d'infortune, j'apparais à quelques mètre du Berzeker, qui a aussitôt fait de consumer son énergie. Ô, les habitants n'ont cure de l'aura du Cardinal, ne pouvant que ressentir, au mieux, un quelque chose de malsain dans l'air. Non, ils ont plutôt besoin de ressentir ce quelque chose de plus malsain encore. Quant certains auraient le besoin de brûler e village à feu et à sang, mon esprit se mue de pensées aussi funeste que malsaine sur ce que je souhaite faire à ces villageois. Arrivant à dos de cheval aux côtés du Berzeker, je ferme quelques secondes les yeux et je respirer avec paix et tranquillité, mon timbre de voix laissant transpirer sa satisfaction.

Je suis Morrigan, maître d'arme du fléau. Être deux pour cette mission aura l'avantage de la conclure rapidement.

Détourant le regard pour fixer le Berzeker avec intensité, je marque une pause, avant de reprendre de plus belle.

Et vous êtes ?

Marquant la dernière syllabe d'une dernière pause, mon aura ne tarde pas à elle aussi se faire ressentir, mais de manière plus visible. Bien sûr, les habitants ne vont pas ressentir l'intensité de mon énergie, mais un brouillard de teinte verdâtre s'élève du sol, comme-ci les fondations même du village avait et est un cimetière. La brume, s'élevant de quelque centimètre seulement, à le don d'être relié à mes pouvoirs, et en un seul instant, je peux à travers celui-ci, lui permettre d'insuffler une toxicité, ou créer, manipuler et contrôler des maladies. Mais tâchons pour l'instant de ne pas tuer les habitants trop vite ...
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Eths
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MessageSujet: Re: [Quête Tableau] Un sacrifice nécessaire - Montclair, France   Lun 6 Aoû 2018 - 2:37

You cannot be, you’re the mistake : calamity
Sent to destroy all of the good on this earth, killing me.
You’re killing me.
The mother of ruination comes to fuck all
Mutilating everything, spread wide open, beckoning
Beckoning mespiral faster down
Ripping a hole through the air we breathe
An Apocalypse
Encased in a shell, so beautiful.
Spewed from the wound of this life’s worst cavity ; the Nightmare spreads its cancerous lamentations, poisoning, force-feed the plague.


Comme quoi, c’est pratique ces conneries de cosmos. On pourrait presque commander une pizza avec son énergie cosmique. Suffit de l’intensifier suffisamment pour que Domino’s puisse l’intercepter, essayer de communiquer les ingrédients : sauce tomate, mozzarella, chorizo, poivrons, olives, origan. Ca serait pratique. Mais, bref. Le fait d’avoir intensifié son cosmos avait permis à son alliée de se présenter à lui. Elle avait quelques secondes de retard sur l’horaire. Eths ne lui en tenait pas rigueur. Ca peut arriver à tout le monde de ne pas savoir lire l’heure ou de se perdre dans le monde ou même d’être occupé à faire autre chose. Ce qui comptait, c’était qu’Eths n’était pas seul. Elle se présenta comme Maître d’Arme du Fléau. Ce nom-là lui dit quelque chose. Il avait lu dans de vieux ouvrages datant d’époques révolues aujourd’hui, une certaine hiérarchisation des camps qui se faisaient la guerre depuis les temps mythologiques. Athéna avait des Chevaliers d’Or, d’Argent, de Bronze, du plus puissant au moins puissant, du plus haut gradé au moins gradé. Hadès avait des Juges, des Spectres Célestes et des Spectres Terrestres, également du plus fort au plus faible.  Arès, lui, avait décidé de se compliquer la tâche. Deux dieux, des gardes personnelles, des émissaires, une armée classique avec un cardinal, un maître et des bouseux. C’était trop compliqué. Quoique… C’était plus compliqué mais plus logique. Le dieu de la guerre se devait d’avoir une armée organisée. Eths avait compris qu’il était à la tête de ce que les Berserkers appelaient un règne ou un régiment : le règne de la Calamité. Un cardinal, un maître d’arme et 9 berserkers basiques. Eths se souvenait de quelques noms de berserkers : Chaos, Maladie, Déluge ou Morgenstern. MAIS OUI ! C’est ça. Le maître d’arme du règne de la Calamité, c’est le Fléau. Donc Eths était là, face à son maître d’arme. Il eut un petit sourire de satisfaction à la vue de celle-ci.

« Enchanté, maître du Fléau. »

Il fit une pause de quelques secondes pour mettre un genou à terre, poser sa main droite au niveau de son cœur. Il ferma les yeux et baissa sa tête en signe de respect. Malgré son statut plus élevé, il n’avait de cesse de perpétrer les traditions de l’armée : saluer, même les moins gradés. Evidemment, selon l’armée, le salut sera plus ou moins important : un simple geste de la main par exemple. Il se releva et épousseta ses fringues. Certes, il avait à cœur le mot « respect », mais il avait surtout à cœur d’être propre, présentable. La moindre poussière était intolérable. C’était un peu ce qu’il pensait des humains. C’était de la poussière qu’il fallait nettoyer.




« Eths, Cardinal de la Calamité. »

Il inspectait Morrigan, le maître d’arme du Fléau. Il la regardait de haut en bas. Non pas qu’il la reluquait ou je ne sais quoi. Il essayait de voir en quoi cette personne avait quelque chose en plus. Les humains, quels qu’ils soient, étaient dépourvus d’intérêt aux yeux du Cardinal. Pourquoi cette humaine avait été élevée au rang de Maître d’Arme du régiment de la Calamité. Avait-elle tué d’innombrables vies humaines ? Avait-elle massacré des populations entières ? Voulait-elle, comme Eths, l’avènement de l’Apocalypse sur terre ? D’ailleurs, avait-elle des pouvoirs hors du commun ? Etait-elle douée d’une puissance dépassant l’entendement ? Ou une force surhumaine, peut-être ? Il n’en savait rien, mais elle devait être spéciale. C’est sûr. Il réfléchit un instant. Ils avaient pour mission de massacrer tout le village. Comment procéder ? Une petite météorite qui s’écraserait sur tout le village ? Créer un tribunal exceptionnel, punissant le crime d’être en vie ? Semer la zizanie pour que les hommes se massacrent entre eux ? Faire s’abattre un déluge ? Qu’une nuée d’insectes ravage leurs récoltes ? Tuer bêtement chaque habitant ? Lancer une missive aux villages alentours pour assister à des jeux ? Et que ces jeux, ce serait les habitants qui s’entretueraient ? Instaurer la maladie, comme la peste dans ce village ? Ou alors réveiller les instincts guerriers des habitants ?

L’énergie du maître d’arme était impressionnante, des ténèbres mêlés à une odeur de mort. C’était très appréciable. Il aimait ça. Il aimait voir que d’autres personnes souhaitaient voir la Mort, la Guerre sur ce monde. L’atmosphère s’était alourdie. C’était appréciable, encore. Les habitants ne pouvaient que sentir que quelque chose se passait. Les alentours du village étaient tout à fait inchangés. Une couleur ténébreuse virevoltait dans le périmètre du village de Montclair. Les autres villages comme Saint-Laurent-d’Algouze ou Le Cailar n’avaient pas changé d’un poil. Ils étaient toujours ensoleillés, plein de vie. Au-dessus de Montclair, grâce aux pouvoirs combinés des deux maîtres des Calamités, le ciel s’était couvert. Le ciel était sombre, menaçant, mais absolument pas pluvieux. Comme si le village était sous le coup d’une éclipse solaire totale. Le cardinal en était heureux. Il regarda l’entrée du village. Il s’avança pour passer la première ruelle qui accueillait les visiteurs. Avant de voir vivre le village, il s’arrêta et plongea son regard dans celui de son maître d’arme. Les yeux du cardinal avaient enfin changé. Ils étaient devenus ceux d’un animal. Des pupilles comme ceux d’un félin, très fines. Des yeux d’un rouge sang, presque brûlant. Les pentagrammes se voyaient comme en relief dans ses yeux. Avant d’agir et de réduire trop rapidement ce monde en cendres, il demanda certaines choses à Morrigan.


« On s’y présente avec nos cuirasses ? Comment souhaitez-vous procéder ? J’ai bien quelques idées, mais autant entendre les vôtres également. »

Ses boutons de manchettes brillaient. C’était là qu’était cachée sa cuirasse. L’armure n’avait qu’une hâte : être portée et faire couler le sang. La noirceur de son âme laissait transparaître une cruauté encore bien plus profonde. Chaque reflet de son visage laissait entrevoir comme une sorte de démon. La création de Dieu était-elle un être démoniaque ? Il lui sourit de toute son obscurité.

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Morrigan
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MessageSujet: Re: [Quête Tableau] Un sacrifice nécessaire - Montclair, France   Mer 8 Aoû 2018 - 19:47

L'insistance du regard du Cardinal, posé sur moi depuis plusieurs secondes déjà, ne m'incommode pas réellement. Je me suis habituée à ce genre d'observation minutieuse, depuis mon enfance, jusqu'à que je quitte les rangs de la sorcellerie pour me réintégrer en tant que Berzeker. Même si je ne maquille plus mon visage et mes mains de marques chamaniques, n'arborant plus des coiffures extravagantes je conserve une apparence plutôt inhabituelle pour une Berzeker.  Quoiqu'il en soit, je souris amicalement à la révérence distingué du Cardinal, alors, tout en lui tirant à mon tour, une salutation digne des grandes cours Anglo-saxonne. Je lève le regard en direction du ciel, pour apercevoir la teinte noirâtre surplombant le petite village. N'exprimant aucunes interrogations sur la nature du Berzeker, son pouvoir émanant de son cosmos est semblable à ce que je suis, corrosif, un poison qui s'infiltre de toute part. Cependant, je ne m'exprime pas encore oralement, préférant agir de concert par mon comportement, je suis au pas Eths, jusque dans les ruelles du village. Affichant un sourire malsain, je joins mes mains derrière ma tête pour les joindre l'une à l'autre. Et tandis que je détaille le visage du Cardinal, ma voix s’élève, d'un ton inspiré.

Allons y avec nos cuirasses, j'ai beaucoup d'idée aussi, mais tâchons de regarder ses habitants tomber sous le joug de la famine ...

Soucieuse de bien faire, je ne m’attarde guère sur ma réponse, ou sur celle d'Eths. Faisant tomber mes bras le long de mon corps, une lueur de quelques nano-seconde vient auréoler mon corps. Et vient se joindre en un instant ; ma cuirasse recouvrant que partiellement mon buste. Bien qu'elle ne me protège pas totalement, elle sera largement suffisante pour ce que nous nous apprêtons à faire. Et la famine à cette subtilité qu'elle pousse les gens à satisfaire leurs désirs au point d'en faire une overdose et d'en mourir. Combien font le lien entre famine et faim ? Alors que la famine s'étend à d'autres horizons ... La famine peut amenée n'importe qui à être victime d'une faim insatiable de ce que la victime désire le plus, tels que l'argent, l'amour ou la nourriture, les poussant à chercher ce dont l'infecté désire le plus, au point d'entraîner sa propre destruction. Alors, levant mes mains, paume en direction du ciel, mon visage se dresse à son tour en direction des nuages noirâtres. Et formulant à voix haute, une incantation en langue celte. Une leur rougeâtre émane de mes yeux, pour gagner en intensité à chaque répétition de ma formule. Puis, baissant mes paumes en-direction du sol. Faisant taire par la même occasion ma voix, mes yeux reprenne leur couleur naturel, tandis que tout autour de nous, le silence avant la tempête tombe comme un couperet, avant que les premiers habitants sortent de leurs habitations, pour se jeter les uns sur les autres. Se dévorant les uns aux autres, je ricane pendant que je m'avance vers le Cardinal, tout en lui exprimant d'une voix claire.

Pardonner mon initiative, mais avant d'être une Berzeker, je dois l'ensemble de mes pouvoirs à la sorcellerie noire. Je suis la meilleure au monde dans ce domaine et je peux m'employer à divers expérimentation sur ces villageois, mais amusez vous Eths.

La sonorité de ma voix semble sans appel, signe que ma décision est prise.
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Eths
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MessageSujet: Re: [Quête Tableau] Un sacrifice nécessaire - Montclair, France   Hier à 6:29

[Attention aux âmes sensibles : le texte qui va suivre est assez gore. Ne convient pas aux plus jeunes]

I built these wings
With broken things
Found strewn in me
My nemesis
Chaos reigns !



Les anges sont tombés. Les anges, être vénérant le plus Vénérable, sont tombés. Les larmes du Seigneur sont sans appel : la mort est proche. Eths était assez impressionné du pouvoir de sa maîtresse d’arme. Elle arrivait à contrôler l’esprit des gens grâce à la sorcellerie. Donc elle était une sorcière. Une sorcière au service d’Arès… c’est assez particulier. Qu’une sorcière soit au service de Satan, encore, Eths pouvait comprendre, mais cet acheminement-ci était assez illogique. Arès n’était-il pas le dieu de la force brute ? La magie, n’était-elle pas l’inverse de la force guerrière ? Après tout, le plus important était qu’elle se servît de ses pouvoirs afin de détruire des humains, anéantir des vies, torturer des êtres. Elle avait réussi à réveiller un certain instinct bestial dans l’esprit des hommes. C’était pretty awesome, faut pas se le cacher. Pouvoir agir sur l’esprit des gens est une faculté assez particulière. Tous ceux qui maîtrisent le cosmos ne peuvent se vanter de savoir le faire ou du moins, de dompter à la perfection ce pouvoir. Morrigan était l’une d’entre eux. Elle savait utiliser la bêtise humaine à son avantage. Peut-être parce qu’elle était humaine, elle aussi ? Eths ne savait pas vraiment comment décrire son énergie. Certains guerriers et la plupart des dieux sont issus de réincarnations. Il est dit qu’un chevalier Pégase se réincarnera à chaque guerre sainte et que celui-ci sera le seul à même de pouvoir toucher le dieu des Enfers. Un humain est choisi selon sa pureté pour être le réceptacle de l’âme d’Hadès, à chaque guerre sainte. Certains guerriers sont issus des temps mythologiques : soit ils ont survécu, peu importe le moyen, soit leur âme existe toujours. Peut-être que Morrigan faisait partie de ceux-là ? Eths, lui, c’était un peu différent. Il était la création pure et simple d’un Dieu omniscient, d’un Dieu unique, celui qui est représenté dans les religions judéo-islamo-chrétiennes. Il restait une âme datant des temps mythologiques, mais n’avait pris nullement part au moindre conflit armé, si ce n’est pour influencer les pires actes. Il était là pour écrire de belles pages dans l’Histoire de l’humanité. Dieu n’a jamais été entièrement bon. Pourquoi Eths le serait ? C’est aussi pour cette raison qu’il se retrouvait dans les idéologies d’une divinité grecque telle qu’Arès. Même s’il avait pu être proche d’Hadès, il avait ce sentiment que seul la Guerre pouvait mettre à mal l’humanité. Hadès souhaitait simplement créer un nouvel Enfer. Arès, c’était bien plus complexe, et c’est cette complexité qu’Eths recherchait.

Eths leva les mains au ciel. La couleur sombre que Morrigan et Eths avait installé changea pour devenir un mélange de rouge de Falun, rouge carmin et rouge sang. Le tout donnait presque une couleur sang de bœuf. Tous les villages alentours pouvaient aisément voir le changement climatique qui s’opère au-dessus et à l’intérieur de Montclair. Le village de Brizeux, à 2km de là sortait de son calme habituel. Les notables avaient décidé de se rapprocher de Montclair. Une certaine solidarité était née dans ces villes du sud de la France. Même s’ils ne vivaient pas ensemble, tout le monde se connaissait. Ca faisait presque chaud au cœur. A l’aide de leurs chevaux, de leurs charrettes et de tous les moyens de locomotions utilisables en ce temps, ils avaient rejoint Montclair. Le seul hic, ils ne pouvaient rentrer dans le village. La brume qui s’y était installé empêchait quiconque de rentrer. Seuls ceux disposant d’un cosmos suffisamment puissant pouvaient se permettre de pénétrer dans le village. Les habitants de Brizeux n’étaient que des spectateurs du massacre qui se perpétrait. Il y avait tarpin de monde autour de ce bled à la con. Ils voyaient les deux individus, Eths et Morrigan, commettre leurs crimes. Ils levèrent presque tous les yeux au ciel. Ils virent la teinte rouge et prirent peur. Cette teinte était synonyme de calamité, de fin du monde, de guerre. Les yeux du cardinal d’Arès devinrent de plus en plus rouge sang. Les deux pentagrammes se voyaient davantage. Ils étaient presque lumineux. Il laissait sa rage guerrière diriger ses actes. Une fumée noire l’entoura. Une certaine lueur traversait les ténèbres autour de la Calamité. Une fois l’ombre dissipée, on pouvait voir le Cardinal vêtu de sa cuirasse. Elle était imposante. Elle rassemblait tous les éléments de toutes les armées qui ont existé, qui existent et qui existeront. Un casque spartiate de l’époque hellénistique, des jambières d’Europe centrale du XVe siècle, des épaulettes rappelant les blindés de la seconde guerre mondiale, une jupe des samouraïs japonais du XIXe siècle. Bref, tout. Seul le bouclier manquait à l’appel. Eths n’avait pas jugé nécessaire de le sortir, tout comme son épée. Il n’allait pas en avoir besoin. Un simple être humain ne mérite pas qu’on puisse chercher à se défendre de ses coups et ne mérite pas qu’on l’attaque avec une arme forgée par le puissant Héphaïstos.

A partir de cet instant, la peur elle-même s’installait dans le village. Ceux qui n’avaient pas été atteints par le sortilège de Morrigan se tournèrent vers eux. Presque personne n’était resté dans les habitations, comme si les deux maîtres des calamités avaient puisé dans leurs forces, le pouvoir d’attirer le monde entier. Il se mettait à pleuvoir. Les gouttes n’avaient rien de naturel. Elles n’avaient pas cette couleur « transparente » caractéristique. Non, à l’instar du ciel, elles étaient rouges et plus denses. Il s’agissait là d’une pluie de sang. Dans certains récits de l’Egypte antique, l’un des fléaux était la pluie de sang. Eths incarnait tous les fléaux de toutes les civilisations, de tous les temps. Il avait le pouvoir de créer ce que les Hommes craignaient le plus. Ils étaient tous piégés dans un purgatoire. La mort sera leur. D’un ciel lacéré, le saignement est horrible. Maintenant, ils tacheront de régner dans le sang. L’armée d’Arès appelait à la guerre. Peut-être que deux des plus puissants membres des régiments étaient un peu surévalué. Mais seuls des êtres aussi puissants que ces deux-là avaient le bagage nécessaire pour anéantir la vie avec classe et ingéniosité. Un simple berserker se serait contenté de tous les tuer, un par un, ou alors de détruire le village d’un coup. Les deux Seigneurs des calamités en avaient le pouvoir également. Mais, visiblement, ils souhaitaient s’amuser un peu. Morrigan, elle, voulait expérimenter. Eths, lui, voulait jouer. Il avait connaissance des religions des français. Le catholicisme, majoritairement jésuite, le jansénisme étant assez marginalisé, car loin d’être apprécié par le pouvoir royal. Eths aussi était chrétien. Il était aussi juif et musulman. Mais il estimait que la vision du monde vue par le christianisme était un peu plus juste. Les djinns, c’est idiot. Ne pas pouvoir nommer son dieu, c’est idiot. Manger une pomme et être banni, c’est idiot. Mais déjà plus drôle. Si on devait vraiment faire un parallèle avec les religions dominantes en Europe et en Asie occidentale et Moyen-Orient, Eths était davantage chrétien et davantage proche de l’idée que les hommes ont de Satan ou Lucifer. De par ce fait, il savait comment faire peur aux hommes et femmes de ce village.



« Amusez-vous de votre côté si vous le désirez. Mais laissez-moi quelques âmes à torturer, tout de même. »


Il lâcha un rire assez diabolique. Il laissa sa compagnonne d’arme et se laissa guider par l’odeur de la peur. Il savait très bien qu’ils n’étaient pas tous sortis de leurs cabanes. Certains humains ont la particularité d’être assez résistants aux forces mentales. Ca l’amusait. S’ils ne se laissaient pas faire psychologiquement, alors il fallait les détruire physiquement. Il entra dans la première maison qu’il vit. Les bruits de son armure annonçaient le cauchemar que ces habitants allaient vivre. Un père, une mère, neuf enfants. Une équipe de foot, en somme. Alors pourquoi ne pas s’amuser. Le père chercha à défendre ses enfants, chose parfaitement naturelle. Il prit la seule arme qu’il détenait chez lui. En tant qu’ancien militaire, il avait gardé ses armes. Il se rua sur le cardinal, l’épée tenue au-dessus de la tête afin de trancher celle du cardinal. Eths ne bougea pas, un sourire en coin, les yeux fermés. Malgré ses yeux fermés, les pentagrammes étaient visibles. Il n’était vraiment pas humain, il n’y avait aucun doute là-dessus. Il fit disparaître son casque. Il voulait que le monde vît le visage de la mort elle-même. Le couperet était tombé. La tête du cardinal également. Elle roulait sur le sol de leur modeste baraque. Pendant ce temps, la mère avait essayé de cacher ses enfants. Mais neuf, c’est beaucoup et il n’y a que très peu de cachettes. Ils ne pouvaient pas s’enfuir car ils avaient vu Morrigan par leur fenêtre. Ils s’imaginaient qu’Eths et Morrigan n’étaient pas seuls. Le père était soulagé. Il avait réussi, facilement, à vaincre un des ennemis, qui lui paraissait familier, d’ailleurs. Au dernier moment, lorsque la lame atteint le côté droit du cou du cardinal, il eut un espèce de flash et il crut reconnaître ce visage. Mais heureusement, tout était terminé.

Sauf que…

Sauf que le corps n’était pas tombé à terre et ne saignait pas. Il restait debout, resplendissant. Une énorme armure bleu nuit avec des reflets de sang, restait plantée là. Le père ne comprenait pas. Ce n’était pas logique. Il avait déjà vu des condamnations. Lorsque le bourreau fait son office, le corps tombe. Lorsqu’il se battait sur les champs de batailles, les corps des ennemis tombent. Du coin de l’œil, il vit la tête finir de rouler et se poser entre ses jambes. Il était stupéfait, horrifié. Il ne s’agissait pas du cardinal… C’était… Son plus grand fils. Non… Il avait tué son propre enfant, de ses propres mains. Il était choqué. Il n’arrivait même pas à pleurer tellement il était choqué. Il releva la tête lentement en direction du Cardinal et il vit aux pieds de l’armure le corps sans vie, ensanglanté de son fils. Comment Eths avait procédé ? La vitesse de la lumière fait des miracles. Pendant que la mère cherchait à cacher ses enfants, et que le père se ruait sur les Calamités, ce dernier avait réussi à capturer le jeune homme et le placer au tout dernier moment face au joug de l’épée. Il avait aussi le pouvoir de contrôler des illusions. Bref. En plus, c’était une épée de mauvaise qualité digne d’un pauvre sergent. Le trait n’était pas droit. Le cou de l’adolescent était cisaillé. Un travail de métèque, ça encore. Sa femme, se rendant compte de l’énorme erreur de son mari, hurla, comme dans un film d’horreur. Le père, quant à lui, s’agenouilla, vide de toute vie. Il était en état de choc. Eths appréciait ça.



« Marcelin…. Marcelin… »


Il n’eut pas le temps de reprendre ses esprits. Eths avait eu l’idée du siècle. Comme ils étaient onze, il a décidé d’en supprimer un et essaya de former une équipe de football. Le gardien n’était pas utile, donc dix était amplement suffisant. Eths prit le corps du jeune homme d’une quinzaine d’année et le jeta par la porte en direction de la rue principale du village. En jetant le corps dehors, il fit apparaître une nuée de rats affamés, qui sautèrent sur l’occasion d’un cadavre pour se nourrir. Les rats font partie intégrante du processus de la calamité. Ils amènent le Fléau de l’Europe : la Peste. Encore une petite idée… A voir plus tard.
Il garda la tête. Il releva de force le père qui était limite en état de léthargie. Il posa ses mains sur ses épaules et le regarda droit dans les yeux. Il le rassura en lui expliquant que la mort de son enfant n’avait pas été douloureuse. Il n’eut pas le temps de voir le coup venir. Il serait le seul en ce jour à ne pas vivre la mort la plus atroce possible. Le père repoussa le cardinal, sauf que celui-ci ne bougea pas d’un poil. C’était le père qui se repoussa tout seul. Eths attrapa la tête du jeune Marcelin par les cheveux. A bout de cheveux, il frappa le père avec la tête de son fils. Le père retomba à terre. Les enfants étaient tétanisés. Ils n’arrivaient même pas à crier, seulement à pleurer. Les deux bébés, eux, ne se doutaient absolument pas de ce qu’il se tramait. Eths avait une bonne idée pour eux. Eths arracha l’œil droit de ce jeune Marcelin et l’enfonça dans la bouche du père. La mère ne put s’empêcher de crier.



« ARNAUD ! »


Eths força le père à avaler l’œil de son fils, sans trop de mal d’ailleurs. Il vivait un cauchemar éveillé. Il n’arrivait même pas à réagir. Il était à genoux, par terre, en pleurs. Il savait que son heure allait venir. Eths se dirigea vers la femme et lui colla une claque monumentale. Une baffe si forte qu’une dent s’extirpa de sa bouche. Eths ne voulait pas qu’ils fassent trop de bruit. La mort s’accueille en silence. Il faut l’accueillir comme une vieille amie qu’on n’a pas vue depuis longtemps, comme si on s’était caché d’elle. La femme cria de douleur. Les enfants crièrent aussi. D’un côté, ces cris étaient particulièrement jouissifs pour le Cardinal de la Calamité, il fallait l’avouer. Eths fit sortir les enfants de leurs cachettes, pour ceux qui en avaient. Sans un mot, il les mit à la queue-leu-leu derrière leur père. Ils ne devaient pas bouger. D’ailleurs, le guerrier d’Arès n’avait pas eu besoin de le leur dire. Ils l’avaient deviné d’eux-mêmes. Ils devaient attendre la mort, sagement. Il fit se relever leur père, qui avait la bouche toute dégoulinante de sang et de vomi, car il ne put s’empêcher de régurgiter l’œil mâché de son fils. Eths s’éloigna de quelques mètres d’eux pour aller chercher un vieux vêtement dans un placard de la chambre parentale. Comme c’était une petite maison, personne ne pouvait échapper à la vigilance du cardinal, et personne ne pouvait fuir. Il avait toujours un œil sur eux. Leur monde s’écroulait. En ramenant un vieux chiffon, il essuya le visage d’Arnaud et le nettoya de toutes ses impuretés. Il lui devait d’être présentable lorsque la Mort viendra le chercher. Eths leur expliqua la suite du programme.


« Chacun votre tour, vous allez vous approcher de la tête de votre frère et la frapper d’un grand coup de pied. Attention, les dents, ça fait mal. »


Il avait toujours une petite parole de considération. Il voulait juste les faire souffrir psychologiquement, pas qu’ils se blessent. Ca, il allait s’en charger lui-même. Ils s’exécutèrent tous. Sauf les bébés, qui eux avaient du mal à se mouvoir sur deux jambes. Seul un arrivait à ramper et encore ce n’était pas génial. Il regarda le visage brutalisé du jeune Marcelin, mort quelques minutes plus tôt. C’était beau de voir à quel point, sous l’effet de la peur, l’humain pouvait devenir le pire être de l’univers. Tout comme Morrigan, Eths expérimentait des choses. Morrigan jouait avec ses pouvoirs, Eths faisait des expériences nazies. Ca se rejoignait, en quelque sorte. Le Cardinal de l’Apocalypse se rapprocha du bébé le plus vieux, celui d’une dizaine de mois. Il le regarda dans les yeux. Dès cet instant, le bébé pouvait se mouvoir bien plus facilement, avec davantage d’aisance. Il était la marionnette de l’esprit de la guerre. Il alla chercher son petit frère dans son lit et le frappa de toutes ses forces. Il le massacra en quelques instants. Sa mère, par pur réflexe, sauta sur son fils pour le stopper. Mais ça ne marchait pas. Le bébé était mort, battu par son propre sang. La mère n’était pas en reste puisque la guerre n’avait pas quitté le corps de son fils fratricide. Il s’attaqua à la mère. Par réflexe animal, elle se protégea de lui en le lançant au loin dans la pièce. Trois morts déjà. C’était trop long aux yeux du cardinal. Il alla chercher sa marionnette et le réchauffa, à l’aide de son cosmos. Que dis-je réchauffa… Il le cuisit, à une vitesse vertigineuse. Il lui arracha une cuisse, dorée à souhait. La chair se détachait facilement. On avait là un festin de roi. Il força tous les enfants à manger leur petit frère, gentiment préparé et assaisonné par le cardinal. Ils n’allaient pas refuser, tout de même, hein ? A peine ils eurent ingéré ne serait-ce qu’un gramme, les enfants tombèrent. Le cardinal, lui se nourrissait sans peine de la cuisse précédemment arrachée. Les petits, eux, moururent sur le coup. Eths avait utilisé son pouvoir de Maladie pour inoculer toutes les maladies, tous les virus que le monde connaissait, à ces petits êtres. Il ne restait que le père et la mère. Les deux, à bout de force, à bout de nerf, à bout de vie, se réfugièrent dans leur religion. Ils étaient à genoux, côte à côte et adressaient une prière à leur divin.


« Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen. »


Eths explosa de rire et ne put s’empêcher de les interrompre. Normalement, cette prière est à faire en répétition, sans jamais s’arrêter, lorsqu’on s’apprête à mourir par le fait d’autrui ou d’une catastrophe. Ils avaient merveilleusement bien suivi leurs cours de catéchisme, ces gens-là.


« Vous rendez-vous compte que c’est moi qui aie inventé cette prière ? Vous osez utiliser mes propres mots contre moi ? Vous, les humains, n’avez définitivement aucun culot. Vous n’avez pas de race. »


Ils se prirent dans leurs bras et s’embrassèrent une dernière fois avant le jugement suprême du Démon qui était face à eux. Un pentagramme sortit du sol. Voilà, Satan était venu sur terre pour accomplir son œuvre. C’est ce qu’ils se disaient. Le Diable était pire que dans les récits bibliques. La Bête et l’Agneau ne font qu’un : là est la vérité. Mais il était trop tard pour le leur dire. Ils allaient bien le découvrir en se retrouvant au puits des morts, prêts à tomber dans les enfers et non pas en s’envolant au paradis. Paradis qui n’existe pas. Personne n’y est. Ni Jésus, ni Marie, ni Dieu.


« C’est le prix à payer pour avoir osé vouloir la paix. La grande purge a commencé. »


Il leva le bras vers le ciel et concentra son énergie dans une boule d’énergie pure. Elle possédait toutes les couleurs de l’arc-en-ciel avec une prédominance pour le bleu et le rose. Dès que cette boule apparut, les deux mariés vieillirent à vue d’œil. Ils prirent des années  à la place des secondes. Les rides étaient de plus en plus insistantes. Leur teint était devenu livide. La vie les quittait presque naturellement. Leurs cœurs battaient de moins en moins vite. Ils avaient du mal à respirer. Ils s’étouffèrent presque. Ils ne pouvaient contenir leurs fluides corporels. Ils étaient devenus incontinents en un rien de temps. En plus de ça, ils perdirent tout sentiment. Même l’amour qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre il y a à peine trente secondes n’existait plus. Ils étaient devenus des inconnus qui s’enlaçaient. Eths posa une main  sur chaque crâne. Dès cet instant, les deux amoureux se mirent à brûler. Mais pas un feu de cheminée tranquillou. Un feu intérieur, comme si un esprit avait allumé une étoile dans leurs entrailles. Eths jeta les deux corps encore en vie mais brûlant des deux mariés au même endroit que le corps de leur fils. Ils hurlèrent de douleur avant de se consumer devant les yeux horrifiés des membres des villages voisins, qui cherchaient à rentrer dans Montclair, en vain. Eths ajouta le corps de tous les autres qu’il avait tués dans cette maison. En sortant de cette maison, il la fit exploser, ce qui, par un effet de domino, explosa également les deux maisons autour. Sept personnes furent éjectées de leurs maisons, en vie. Eths n’avait pas spécialement envie de perdre du temps avec ceux-là. Les premiers étaient un exemple. Il leva l’index droit au ciel et le chargea en énergie maléfique. Il le baissa dans leur direction et un rayon extrêmement puissant sortir du bout de son doigt. Ce rayon les envoya directement en enfer.


« Seki Shiki Meikai Ha ! »


Une fois cette besogne effectuée, il se tourna en direction des spectateurs, qui étaient de plus en plus nombreux. Il voyait même qu’un semblant d’armée s’était constitué. Morrigan et Eths allaient s’amuser… Mais plus tard.


« C’est le sort qu’on réserve à ceux qui décident de bannir la violence. Essayez de faire la même chose, et vous serez les prochains. »


Eths se retourna. Il avança dans le village de Montclair, pour anéantir le bourg et peut-être trouver celui qui décida d’instaurer cette loi de non-violence.
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[Quête Tableau] Un sacrifice nécessaire - Montclair, France

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