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 [FB] La sagesse de l’aîné [ Artémis - Pandore ]

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Artémis
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MessageSujet: [FB] La sagesse de l’aîné [ Artémis - Pandore ]   Jeu 13 Juil 2017 - 23:30





Avalon la grande, île et sanctuaire, où jadis tant c'est joué. Si belle fut cette île, cachées par les brumes évanescentes. À cheval entre deux mondes, rares sont les lieux plus enchanteurs. Jadis s'y dressaient les hauts lieux de culte, des Celtes descendants des Hyperboréens. On y trouvait de grands lacs aux eaux limpides, émeraudes et turquoises, des bassins et puits aux eaux nacrées, de grandes forêts où, à l'automne des feuilles d'or tombaient des arbres, où l'on voyait chanter, dans les sous-bois éclairés par des halos surnaturels de lumière solaire et des créatures a la voix enchanteresse.

Avalon est une île, qui disparut du monde physique en même temps que les peuples plongèrent dans l’obscurantisme. Il fut un temps où les elfes peuplaient l'île. Ils enfermaient alors les mauvais esprits, les mauvaises âmes pour les purifier. Ils ont donc capturé une grande quantité de magie, de pouvoir et de lumière. Longtemps après, Avalon devint le Haut lieux de culte des prêtresses de la déesse et des druides. Plus qu'un lieu sacré, l'île est le symbole de l'union de tous les êtres, sous une seule et même bannière, celle de la Divine Providence. Elle représente le passé glorieux où la magie, était reconnue par tous les hommes.

Le temps était légèrement orageux au lac Stymphale. Les oiseaux volaient relativement bas, et l'air était humide. Ce temps d'automne annonçait les grands vents des plaines, et une saison plus rude pour les voyageurs qu'on pourrait penser. Cependant, pour une immortelle telle que moi. C'est une époque favorable pour cristalliser dans ma mémoire ancestrale, la beauté de ce paysage. Mais mon dernier ressenti, dont hélas je me souviendrais à mon réveil, est tout l’amour que m'envoya mon hôte sur Avalon, comme si celui-ci tenait, avant qu’elle me soit liée, à me faire comprendre à quel point celui-ci lui tenait, à elle.

C'est subtilement que mon esprit s'éveilla, suivi par mes paupières, qui fixèrent dans le ciel nocturne, la Lune apparente, surplombant de toute sa splendeur, tout autre astre nocturne. Mon regard dévia subtilement de l'astre, pour s’apposer sur le lac Stymphale. Il faisait si sombre que l’on aurait pu se croire lors d’une nuit noire, sans aucune étoile brillant dans le ciel. Et pourtant, l'eau scintilla de mille feux sous l'effet de la lumière astrale. Ne pouvant rien faire d’autre que de rester assise sur les abords de ce paysage idyllique. Mon esprit divin repris subtilement le contrôle de mon hôte, après ce rêve étrange de mon réceptacle.

Il était illusoire de penser pouvoir cacher quelque chose à son réceptacle et vice-versa. Illusoire, oui, c’était le mot, et cela pour la seule et simple raison qu’ils partageaient une même âme, divisée en deux âmes distincts, mais néanmoins en contact l’une avec l’autre. Alors, en de telles circonstances, lorsque l’on n’y prenait pas garde, il n’était pas impossible que les émotions de l’un soient ressenties par l’autre. Et cela devait expliquer pourquoi je ressens aussi bien ce que mon réceptacle essaie de me cacher.

Et alors, adossé de tout mon dos sur un chêne vieux de plusieurs siècle. Je me redresse de toute ma hauteur, pour mieux profiter encore de ce paysage idyllique. Jadis, Le lac Stymphale jouait un rôle dans la mythologie grecque. On racontait que sur les bords de ce lac étaient infestés par des myriades d'oiseaux. Les Stymphalides aux ongles crochus, au bec de fer, qui se nourrissaient même de chair humaine. Ils étaient si nombreux que songer à les exterminer les uns après les autres, était chose absurde. Héraclès imagina des cymbales d'airain qui, frappées continuellement par lui, rendaient un son assourdissant qui épouvanta les oiseaux et les mit en fuite. Cet exploit constitua l'un de ses Douze travaux du héros.

Une époque où les mortels totalement dépourvus de Cosmos pouvaient sur des exploits de ce type, se targuer d'être élevée au titre de héros. Mais c'est tout autre chose que mon esprit se désappointa. Puisque ces derniers mois on était marqués par ma visite à Asgard, et par ma rencontre avec Odin, le seigneur du royaume du grand nord. Il était extrêmement difficile d'oublier cet échange avec le seigneur d'Asgard. Car même si affaiblis par des guerres successives, certaines forces restent dangereuses, même parmi mes frère et sœur. Odin avait évoqué Arès, mais le danger ne s'arrête évidemment pas au dieu des carnages et de la guerre violente.

Le temps, concept ô combien important aux yeux des Hommes, race éphémère et mortelle, mais pourtant si difficile à saisir. Mais pour une immortelle que je suis, la notion du temps est radicalement différente. Et alors que se chevauche mes rencontres du passée, quelque chose semble perturbée la nature environnante, comme si la nature elle-même m'adresse un message que je ne parviens pas encore à saisir. La nuit passe lentement, et pourtant loin de se terminer, je me cramponne à cet éventuelle intrusion dans les environs du lac de Stymphale ! Peu à peu, je me faufile dans les méandres de la nuit, et de m'émanciper de la vigilance de quiconque s'aventurant dans les lieux environnant.

Et c’est ainsi que je parviens finalement à un bosquet d’arbres, surplombant au contrebas, une petite plaine, dépourvue de toute végétation digne de ce nom. Pouvant mettre à nue, tout éventuel visiteur impromptu ! Le visage fermé, mes yeux se promènent sur le moindre mouvement étrange. Prête à agir selon n'importe quel cas de figure.


HRP : Petit RP d'intro, si soucis, me MP Wink.
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Pandore Thuban
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MessageSujet: Re: [FB] La sagesse de l’aîné [ Artémis - Pandore ]   Dim 16 Juil 2017 - 20:53

Arrogant, Flam tentait de prendre lui même les rênes de l'expédition. De son propre chef, il avait décidé une halte dans une taverne mal fâmée, où il enchaînait les verres.
Après un haussement d'épaule, l'aigle lui avait tourné le dos. Ce n'était pas avec un tel boulet qu'elle trouverait ce qu'elle recherchait.

Des monstres capables de tuer des revenants... Des mères aux crimes tels que les Enfers rejetaient leurs âmes... Voilà les cauchemars qui avaient hanté Griever pendant toutes ces années. À présent, la silver voulait mettre une image sur ces mots, un nom sur ces terreurs, afin d'aider celui qu'elle considérait comme son petit frère, toujours convalescent dans la maison des Gémeaux.
Et si au passage elle pouvait rencontrer celui qu'elle sentait planer au dessus de son destin, celui qui avait fait apparaître un message dans la paume toujours nerveusement fermée de sa main, celui qui l'appelait sa proie; elle irait au devant de la confrontation. Elle voulait des réponses, savoir pourquoi la proximité du Chevalier d'Orion faisait apparaître dans son esprit deux paires d'yeux qui lui tenaient des discours contradictoires. Et lui casser la tête pour l'avoir manipulée.

La sainte avançait par à coups. Elle avait pour toute boussole les légendes et superstitions que les villageois rencontrés racontaient. Beaucoup d'entre elles étaient passionnantes. Aucune ne mentionnait ce qu'elle cherchait. Pourtant elle persévérerait, certaine que la réponse ne lui tomberait pas du ciel.
Ayant abandonné depuis longtemps celui qui l'accompagnait, l'aigle était parvenue aux abords du lac de Stymphale. Sans avoir besoin de laisser trainer ses oreilles, cette fois ci, elle connaissait déjà la légende des oiseaux cruels et carnivores qui hantaient ces bords.
Elle hésita un instant. Puis estima qu'elle n'en connaissait pas assez sur ces créatures pour ne pas les prendre en compte dans sa recherche. Que le détour occasionné était minime, d'autant plus qu'elle ne suivait aucune route.

Avec détermination, la silver se mit en route. Sous un ciel d'encre, vers lequel elle leva quelques instants ses yeux pour admirer la magnifique lune qui y brillait tel un joyaux dans son écrin, elle traversa la vaste et paisible plaine qui la séparait de son but.
Elle avait aussi pu remarquer l'absence presque totale d'étoiles dans ce ciel nocturne. Si elle avait su lire l'avenir dans les astres, elle en aurait tiré un présage, sans doute. Seulement, ignorante et confiante, elle ne se fit aucun souci.
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Artémis
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MessageSujet: Re: [FB] La sagesse de l’aîné [ Artémis - Pandore ]   Dim 16 Juil 2017 - 23:32





Vêtu de ma robe étincelante d'argent et de diamant, je plonge mon regard dans les canyons du crépuscule. C'est un endroit assez sombre de part les montagnes qui entourent le canyon et les arbres qui poussent sur ses hauteurs. Un endroit boisé et très sauvage avec une faune tout aussi imprévisible. Un endroit rêvé si des prédateurs et ou des bandits voulaient se dissimuler et attaquer sans se faire repérer. Mais aujourd'hui, il n'y a rien à signaler jusqu'à ce que mon regard se pose sur un mouvement près du lac. Une jeune femme, seule dans cette région ? Elle se déplace lentement, faisant attention à la direction du vent. Elle semble chasser, pourtant elle n'est pas habillée comme une chasseuse. Sa tenue n'est pas le vêtement le plus pratique pour partir chasser du gibier. Un passe-temps peut-être. Du mouvement cette fois-ci, mais qui semble venir de plus loin cette fois attire une fois encore mon attention. Mes yeux de déesse guerrière bougent très faiblement, mais assez pour se porter trois cents mètres plus loin de la jeune femme.

Des loups noirs. Pas des loups ordinaires, mais des loups bien plus féroces et plus dangereux. Ils avaient flairés leur proie et la traquait. Ils avançaient en direction de la jeune femme en meute. Mon regard se reporte sur la jeune femme, douce comme le zéphyr d'été, mais son cœur sonnent les cors sauvages de l'animalité, tandis que la meute goûte déjà la drôle de saveur qui se dégage d'elle avec curiosité. Leurs yeux jaunes détaillent ses traits et son allure dans l'ombre, alors que de mon côté, j'en fais de même, tout aussi intriguée.

La tension devint subtilement et dangereusement palpable dans l'air. Une aura de force brute, immuable et imperturbable se dégage de mon aura, comme une montagne au milieu d'une plaine. Siégeant, trônant sur cette plaine en maîtresse absolue. Une multitude de petites auras se tiennent tout autour de moi, m'entourant. Le stress, l'anxiété et la peur se dégagent des animaux qui restent immobiles à regarder le manège qui se créer ici présent. N'osant pas bouger de peur que mon regard se braque sur eux et fasse jeter la fureur de ce dernier sur eux. Au-dessus du lac, le ciel se chargea soudain d'éclairs opalins, symboles de la toute-puissance de la fille du roi des dieux. Le tonnerre enfla en grondant avant qu'un trait de foudre aveuglant tombe face à la demoiselle, ne lui infligeant nul dommage ni aux alentours, ni aux créatures auxquels il était adressé.




Le flash de lumière passé, seuls les yeux de la jeune sainte peuvent percevoir et découvrir une forme humaine. Toute vêtu de blanc et d'une chevelure d'or foncé. Il est impossible à la sainte de me donner un âge, sinon dans la profondeur de mes yeux, car ceux-ci sont vifs comme des lances sous les étoiles, mais aussi insondables que les puits d'une longue mémoire. Vigoureuse de corps et d'esprit, fière et forte et volontaire, dotée d'un regard merveilleux de pénétration. Il s'est passé moins d'une seconde entre l'instant ou la foudre s'est abattue. Et pourtant, me voici face à elle et les loups, fuyant à vive allure dans les bois.


Une étoile brille sur l’heure de notre rencontre.

Jadis on m'a donné les noms les plus divers, autant de surnoms que mon frère Apollon, et pourtant. À cet instant précis, aucun mot, quelles que soient les langues mortes et actuelles des humains peut décrire ce que ressent la jeune femme. Au milieu du paysage idyllique, je me tiens debout, grande et blanche, un bandeau de fleurs d’or ceignant mes cheveux et doux était le son de ma voix dans l’air clair et frais.

Tout ceux qui errent ne sont pas perdus. Que fait tu par ici ma tendre enfant ?

Non sans un certain manège, la Lune se fit subtilement plus grosse qu'à l'accoutumée, éclairant avec panache sa seule et unique maîtresse. Mes yeux d'un or si profond, sondent avec panache la demoiselle. De tous les Olympiens, j'en suis l'une des plus illustres, à l'exception de Zeus, bien que ma sagesse ne fasse que croître au cours des longs millénaires. Et depuis mon exil, lié à ma renaissance, orchestré depuis deux petites années. J'ai appris que bien des mortels, malgré leurs brèves vie, comparée aux immortels, ils préfèrent la passer, cette vie, à se battre, plutôt que de s'enfuir ou de se soumettre.
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Pandore Thuban
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MessageSujet: Re: [FB] La sagesse de l’aîné [ Artémis - Pandore ]   Mar 18 Juil 2017 - 14:59

L'instinct du danger alerta la sainte qui, prudente, tourna le regard afin de sonder les alentours. Elle ralentit son pas, aux aguets, sans pour autant sortir de sa box l'armure qui s'y reposait.
Le craquement sec des quelques brindilles éparses entre les herbes qui se balançaient mollement au vent signalèrent à l'oiseau que celle ci était suivie. Des souffles bas et rauques, venant de tous les côtés, l'encerclaient. Dans l'obscurité, seulement balayée par les rayons opalescents de la lune, de petits éclats furieux de pupilles en chasse luisaient.

Un hurlement à la fois rauque et mélancolique brisa soudainement le silence de la nuit, tandis que les animaux resserraient le cercle autour de leur proie, prêts à bondir sur elle pour lui ouvrir la jugulaire d'un coup de griffe ou de croc. Leur proie enflamma son cosmos peu à peu, mais avec calme, laissant son regard planer sur l'ensemble de ses assaillants et non sur le détail d'un regard féroce et doré, d'une griffe brillant brièvement, éclairée par la lumière.
La gamine prépara ses mots. Elle avait toujours parlé aux animaux. Même si, contrairement au vautour rencontré dans le Sahara, la plupart ne lui répondaient pas, elle était certaine, et elle l'avait vu avec le chameau, qu'ils la comprenaient.

"Les humains se nourrissent d'animaux. Humaine, il serait logique que je prenne ma place dans l'ordre des choses et que je vous laisse vous nourrir de moi à votre tour. Seulement je n'ai pas le temps, je ne peux me permettre un tel détour. Loups, vos cœurs sont innocents de la malignité qui souille les humains. Si vous m'attaquez, je me défendrai; si vous partez, je vous laisserai en paix."

À noter que l'humaine était rarement aussi loquace avec ses congénères bipèdes.
Les loups levèrent la tête, mais pas sous l'effet des paroles de l'aigle. Un cosmos surpuissant, légèrement menaçant, venait de faire son entrée. Un cosmos divin, jugea la silver. Sur le qui vive, elle tenta de discerner de l'agressivité ou du pacifisme.

La tension dans l'air augmenta, comme annonçant les prémisses d'un orage. Imposant le silence à la meute assemblée, un éclair éclatant se fraya un chemin jusqu'au sol, répandant un instant la lumière du roi des dieux.
Une telle démonstration de majesté avait suffi à faire fuir les prédateurs, la tête basse. En un instant, il n'y eut plus aucune trace aux alentours d'un quelconque pelage argenté, d'un seul croc découvert.

La sainte, elle, ne chercha pas à fuir. Prête à n'importe quelle réaction, elle assista à l'apparition de la déesse, l'émerveillement se faisant de plus en plus prononcée dans ses prunelles vertes tandis que celle ci terminait de se matérialiser.
Elle comprit assez vite que la divinité ne chercherait à lui faire aucun mal. Impressionnée par sa prestance, par son cosmos, elle répondit aux mots de salutation par une révérence. Comme saluant la beauté immaculée de la déesse, la lune se para de son éclat le plus magnifique, de sa rondeur la plus parfaite.
À ces attributs, la gamine commença à supposer l'identité de celle venue à sa rencontre.

La divinité demanda alors avec bienveillance et sollicitude ce que la silver était venue faire en ces lieux. Celle ci ne voyait aucune raison de mentir, elle n'avait été envoyée ici par personne... Et rien, dans le ton de voix, dans les traits harmonieux du visage de la déesse, dans les mots employés, ne semblait menaçant.

"Je cherche une réponse aux cauchemars de mon frère, afin de les faire cesser."

Non, en effet, pour une fois la vagabonde n'était pas perdue.
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Artémis
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MessageSujet: Re: [FB] La sagesse de l’aîné [ Artémis - Pandore ]   Jeu 20 Juil 2017 - 11:44





Et maintenant ? Oui et maintenant, me demandait-je alors, tandis que mon regard erre sur la silhouette fine et svelte de la jeune sainte. Alors que la mienne, belle et fine silhouette, majestueuse et grande ombre, qui, même ainsi, paraît si imposante, si puissante, si prégnante. Lumineusement et ténébreusement beau tout à la fois. Ombre et lumière, nuit et jour, calme et tempête. Tout en contradiction. Mon millénaire est un oxymore à lui tout seul. Un oxymore que l'humaine dévore des yeux en cet instant, alors que mille questions l'agitent en son for intérieur. Et j'eusse cru un instant qu'elle ne répondrait pas. Qu'elle se murerait dans le silence … mais non. Et sans un mot, mon regard azuré reste fixer sur la demoiselle, pendant qu'elle énumère la raison à sa présence en ce lieu, si reculé. Et marquant une légère pause, le temps de reprendre une bouffée d'air, mon regard se porte au loin, dans la direction d'où provient la jeune femme, avant de revenir vers elle. La situation se désamorce, tandis que ma voix s'élève.


Vous venez en ces terres si reculer, vêtu de l'ordre à laquelle vous appartenais. Il en faudrait peu ma jeune enfant, pour que vous puissiez être contre votre gré, introduit dans des dangers plus néfaste, qu'une meute de loups. Mais il y a plus de bon en vous que vous ne le soupçonnez, protectrice d'Athéna. Un mélange de courage et de sagesse, en juste proportion.

Ma douce voix enveloppe mes mots comme un doux chant mélodieux que même les plus beaux oiseaux ne seraient reproduire. Et la box de la sainte est un artefact que je n'avais plus aperçus depuis des siècles. Malgré l'amour que je voue à ma petite sœur, je n'ai jamais directement pris à partie, les guerres intempestives entre mes frères et sœur, jusqu'à ma renaissance, il y a quelques mois. Et dans les fait, la sainte sent parfaitement la magie qui émane de moi, non sans y émettre encore des suppositions et encore moins une affirmation sur ce que je suis. Elle narre la raison de sa venu.

Bien étrange coutume d'évoquer si activement, votre venu jeune sainte. Mais avant de parlementer sur nos présence respective, permettez moi de me présentez.

L'aube est encore loin de se lever, et pourtant. Faisant face à la jeune protectrice d'Athéna, une aura lumineuse et aussi froide que la Lune émane de mon divin corps. Prenant l'allure d'une Lionne impériale, ma voix s'élève, une fois encore.

Je suis Artémis, déesse de la Lune et grande sœur de celle envers qui vous avais juré fidélité. Et vous êtes ici, sur une terre qui fût jadis, sous mon influence, mais cela remonte à des siècles et des siècles.

Après tout je suis du genre à penser tout, et préférant planifier les choses en avance pour que cela soit bien fait, et efficacement fait surtout. Je ne suis point femme à faire les choses au dernier moment, et en urgence. Un souci du détail qui plaît à d'autres, et pas à certains, mais qui selon moi est au final bien la moindre des choses de la part de quelqu'un qui voulait bien faire bien entendu. Et selon les dire de la sainte, je prendrais mes dispositions sur ma présence future en ce lieu, quitte à aider cette demoiselle, voire plus encore. À lui enseigner quelques leçons.
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Pandore Thuban
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MessageSujet: Re: [FB] La sagesse de l’aîné [ Artémis - Pandore ]   Mar 1 Aoû 2017 - 11:47

La divine fixait son humaine interlocutrice avant de laisser son regard s'envoler sur le lointain. La Chevalier ne pouvait s'empêcher de s'interroger sur les raisons de cette rencontre car, encore une fois, elle ne croyait pas au hasard. Elle craignait plus avoir mis le pied dans un territoire dont l'accès lui était interdit, comme un certain épisode dans le temple d'Océanos et de Téthys dont le souvenir lui était pour l'instant inaccessible.
Cependant, la paisible et majestueuse quiétude de la déité ôtait à sa vis à vis toute sensation de danger. Celle ci ne ressentait aucune peur, seulement une immense curiosité alliée au respect qu'elle devait à celle rencontrée.

Et celle ci avait reconnu son allégeance, ce qui en soi n'était pas étonnant. Un léger instant, les doigts de la sainte se crispèrent, néanmoins ils se détendirent avec les paroles suivantes. Le danger mentionné fut vite écarté, comme d'un revers de main, tandis qu'Artémis lisait comme en un livre ouvert dans le coeur de l'enfant, qui fut un instant paralysée par la surprise d'entendre des éloges auxquelles elle ne s'attendait pas.

"Je vous remercie pour vos paroles..."

Envoûtée par la mélodie de cette voix, l'aigle n'avait cherché à remettre en question aucun de ces mots. Et le charme ne cessait d'étendre ses ailes autour d'elle, lui faisant se sentir flotter en dehors de l'espace, au delà du temps, dans un éternel hymne à l'harmonie. La tension éprouvée quelques instants plus tôt face à la meute de loups s'était depuis longtemps évaporée dans un lointain passé.
Sa sincérité quant aux raisons de sa venue semblait avoir surprit la déesse. L'oiseau dirigea son regard vers le sol. Avait elle été trop présomptueuse, trop égocentrique ? Pourtant, comme une petite enfant avec une adulte qu'elle connaît mal, elle imaginait que, avec les dieux, il ne fallait pas retourner les questions ni chercher à trop en savoir sur eux.
Mais où se trouvait le juste milieu ?

L'aspect de la divinité se fit encore plus majestueux, comme si tout ce que la nature et les astres nocturnes avaient de noble et de royal se rassemblaient en elle. Enfin, elle se présenta : Artémis.
La silver avait gardé les yeux légèrement inclinés vers le sol, cependant elle ne pouvait empêcher un léger sourire de flotter sur ses lèvres, tant elle se sentait honorée par cette rencontre.
Enfin, elle estima qu'il serait juste qu'elle se présente à son tour.

"Je suis Pandore Thuban, Chevalier de l'Aigle. Si par malheur j'ai passé les frontières d'un domaine qui m'est interdit, c'était sans aucune intention agressive."
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MessageSujet: Re: [FB] La sagesse de l’aîné [ Artémis - Pandore ]   Jeu 3 Aoû 2017 - 10:04





Inclinant légèrement la tête après les paroles de la jeune sainte, pour signifier ma compréhension. La Lune est grosse dans le ciel, sans aucun nuage pour venir la voilée. Les étoiles scintillent au-dessus de la montagne. Et je baigne dans une lumière argentée du fait des rayons lunaires, et bleutés du fait des fleurs lumineuses magiques qui servent d’éclairage en abord du lac Stymphale. Farouche, fière et intrépide, je ne suis jamais loin des hommes et de la cité mais je préfère les friches de la nature sauvage, les bords de mer et les forêts. À cela, on me prête beaucoup de noms en rapport avec ma fonction de chasseresse, tous en rapport avec mon énergie, ma liberté et ma présence que je dégage. Mais c'est bien par la vie que j'incarne par ma personnalité instinctive et animale, brute et primale, qui m'en fait souvent une vierge incapable d’être domptée par qui que ce soit, avances que je prends comme offense et que je punis d’ailleurs ! Mais c’est par ma passion de la traque que je demeure le plus célèbre. Toutefois, je ne suis pas qu’une chasseresse et on ne sait vraiment ce que je chasse, à part les créatures malfaisantes et les hommes irrévérencieux ! Enfin, j'aime la traque, moi la prédatrice, aidant pourtant les proies ainsi traquées par leurs prédateurs si les lois de la chasse sont bafouées. Ainsi je peux favoriser la fuite de qui est injustement poursuivie …


Je vous l'ai dit. Cette terre était sous mon influence il y a des siècles, et aujourd'hui. Je n'ai plus d'influence directe sur ce domaine. Mais outre mes fonctions chasseresses, je symbolise les lois de la nature que je fais respectée très durement et implacablement. À l'image des animaux, je peux être cruelle, vengeresse aussi mais toujours juste et fidèle au sens et à l’ordre des choses.

Au moins le ton est clairement donné et le message sera assurément, parfaitement reçu par la sainte d'Athéna.

N'y voyait aucune menace, ni avertissement à votre égard mon enfant.

Inflexible, je maintiens  mon regard sur la sainte, tandis que la Lune se voile subtilement de vapeurs, à la lueur blafarde ou dont la face sanglante perce soudainement les nuages qui l'enveloppaient pour épouvanter les rares présences aux alentours. Je dégage pour autant, une puissance aura de bienfaitrice, une aura de calme et de sérénité, qui apaise les âmes les plus tourmentées qui viennent à moi. Mais très loin d'être une jumelle à ma petite sœur Athéna, mon aura persiste sauvage, indomptable.

Tandis que mes frères et mes sœurs se luttent dans des conflits millénaires, je suis ici pour comprendre cette époque. J'observe ce monde depuis quelques mois et il persiste certains mystères que je me dois d’éclaircir en parcourant les terres.

La lueur curieuse de mon regard s’efface pour ne plus laisser qu'une lumière froide comme l'acier et lumineux comme la Lune. En quelques mois, Arès avait attaqué le sanctuaire sous-marin, et Athéna doit toujours lutter contre des forces obscures, en-dehors des spectres d'Hadès, son adversaire le plus farouche assurément. J'entendrais presque les complaintes des mortels sur l'inaction des Olympiens à ces guerres intempestives. Et pourtant, ils ne jaugent pas à sa juste mesure, la contribution des Olympiens sur leur monde, même à cette époque aussi trouble.

Je suppose que ma petite sœur est éprise entre moult conflit, comment se comporte t-elle ? Pour des millénaires telle que nous, le temps n'a pas ou très peu d'emprise. Et je n'ai pas juger bon de venir à elle, par pur visite de courtoisie. car je me suis réincarnée il y a quelques mois.

Et de tous les Olympiens, je suis assurément celle dont le mystère entoure le plus mes attributions. Tantôt, aussi volcanique que mon jumeau Apollon, tantôt, aussi sage qu'Athéna, tantôt, aussi imposante que mon paternel. Il est tout à fait normal que la sainte agisse avec prudence à mon égard. Mais mon caractère est d'un niveau allant au-delà de la mesure des Olympiens. Car nous avons habité ici depuis un âge ou les montagnes été jeunes et que le soleil et la Lune brillaient encore d'un éclat resplendissant pour les premières fois sur la terre. Car oui, j'ai connu la Terre dans ses premiers âges, une si minuscule planète, dans un système solaire tout petit. Et dans une galaxie qui n'est guère plus âgé qu'elle, j'observe ce monde depuis ses fondements même.

Beaucoup de mortels surestiment, l'importance de leurs petites personnes en se comparant à nous, les Olympiens. Mais pour des immortels tels que nous, certains de mes pairs vous comparent à des nuisibles. Nous avons vu la création de cette planète, nous sommes là, depuis l'aube des temps, ou presque et certains ont même oublier leurs âges. Nous sommes anciens mon enfant, vraiment très ancien.

Ma voix reste froide, lointaine et presque désintéressée.

Alors, qu'espérez-vous trouver ici, pour apaiser les cauchemars de votre frère ? De quels maux souffre t-il exactement ?
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Pandore Thuban
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MessageSujet: Re: [FB] La sagesse de l’aîné [ Artémis - Pandore ]   Dim 6 Aoû 2017 - 17:37

Quittant l'herbe smaragdine ornée de perles de pluie cristalline, le regard de la silver se reporta sur la surface du lac. Là, la lune reflétait sa noble splendeur, et les lentes et paisibles vagues propageaient les couleurs irisées de ses rayons d'un côté à l'autre de l'onde. La profondeur d'encre du ciel se dédoublait, perçant un gouffre ténébreux jusqu'au cœur des Enfers.
Un vent paisible se promenait aux alentours, et dans leur danse ralentie les végétaux faisaient scintiller les éclats d'argent répandus par la lune. Toute âme étrangère au dialogue en cours semblait avoir déserté les lieux, désormais imprégnés d'un puissant caractère divin.

Ce caractère divin, la sainte le ressentait bien. Il lui inspirait, certes, respect et admiration, mais sans cependant lui faire oublier Athéna. Cela faisait trop peu de temps qu'elle avait enfin trouvé sa voie, enfin juré fidélité à sa déesse d'une voix sincère, pour qu'elle se sépare de sa flamboyante foi toute neuve. Elle était certes une vagabonde, un électron libre, néanmoins elle ne renierait jamais la parole donnée.

Artémis balaya d'une phrase les excuses de l'aigle. Puisque ce territoire n'était plus sous sa juridiction immédiate, il n'y avait pas eu d'intrusion. Toutefois, elle rappela incarner les lois implacables, et pourtant justes, de la nature. Quiconque passait outre ces lois subirait sa colère.
Sur ce point, l'oiseau ne craignait rien. Elle se considérait comme un animal des bois parmi les autres, qui avait fini par appendre les règles de préséance pour une pomme de pin avec les écureuils. Ce ne serait normalement pas elle que la Chasseresse remettrait sur le droit chemin.

"L'homme est le seul animal à faire preuve de cruauté."

Et pourtant elle croyait toujours en l'existence d'innocents. C'est pour cela que son armure de défenseuse de l'humanité resterait à jamais sur ses épaules.

Artémis tempéra tout ce que ses mots pouvaient contenir de menaçant et la gamine hocha la tête. Elle lui faisait confiance, certaine de la justesse de son jugement. Et puis de toutes façons ce ne serait pas elle qui aurait peur de la mort ou des tourments...
La déesse sous-entendit que certains des derniers événements lui étaient restés inconnus. Complètement ignorante des cycles d'éveil et de sommeil des dieux, de leurs réveils ou réincarnations, ce manque d'omniscience ne la choqua pas. Elle se contenta de rassembler ses souvenirs.

"Peu après que l'Hiver s'est abattu sur le monde et en a été chassé, Poséïdon a disparu et son Sanctuaire a été retrouvé en ruines. Quelques calamités passagères se sont abattues sur le monde. Peu après, c'est le Cronos Labyrinthos qui a été retrouvé désert et en ruines, ses civils massacrés. Une statue d'Arès trônait au beau milieu du temple de leur roi.
Récemment, à l'occasion d'Halloween, des démons, conduits par Samhain, ont envahi l'Irlande avant d'être détruits par trois personnes."


La sainte ressentait une légère amertume d'être forcée de répéter ce qu'une berserker ivre leur avait révélé. Mais ce n'était pas le moment de se laisser envahir par la culpabilité.
Des nouvelles d'Athéna ? L'aigle baissa la tête. Sur ce point, elle ne pourrait être précise. Son poing se ferma jusqu'à ce que les jointures en blanchissent, dans une tristesse qu'elle ne s'attendait pas à ressentir. Ou était ce la crainte ?

"Depuis un moment, plus aucun d'entre nous n'a ressenti la cosmo énergie d'Athéna..."

Ayant été envoyée quérir de l'aide à Asgard, elle était consciente du problème depuis bien longtemps. Néanmoins non seulement elle en ignorait la nature, mais encore elle ne s'attendait pas à ce qu'il prenne une telle ampleur. Quand les forces d'Hadès et d'Arès grandissent chaque jour, défendre l'espoir contre la possibilité d'un futur de larmes, de carnage et de ténèbres peut devenir bien ardu sans Athéna pour les guider.

Après avoir mentionné l'infinité d'une existence divine, Artémis s'intéressa de plus près aux souffrances de Griever. Avec le léger espoir de recevoir des réponses, ou peut être même de l'aide, l'oiseau expliqua :

"Je cherche à savoir quels sont les monstres capables de tuer des revenants et qui sont ces mères dont les crimes sont tels que même les Enfers rejettent leurs âmes. Mon frère, dans l'un des cauchemars qui l'emprisonnaient, m'a parlé de ces deux entités. Il souffre de cauchemars violents et traumatisants, et il lui est arrivé de se transformer complètement, jusqu'à... Changer d'apparence et de personnalité."
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MessageSujet: Re: [FB] La sagesse de l’aîné [ Artémis - Pandore ]   Dim 6 Aoû 2017 - 22:40





La proposition était faite. J'ai désormais toutes les cartes en main pour décider d'aider, ou non, la sainte d'Athéna et d'aussi loin que puisse aller ma mémoire ancestrale, jamais telle requête me fût formulée. Et bien que celle-ci puisse être étrange au terme des paroles de l'adolescente, je reste silencieuse. Et au terme d'une réflexion intense, le silence se fit autour du lac. Le vent soufflant doucement et faisant bruisser les feuilles dans les arbres alentour, meublant ce silence qui aurait pu sembler pesant pour quelqu'un d'extérieur.


Votre requête concernant votre frère est hors de mes pouvoirs. Apaisé de simple cauchemar est chose aisé,
mais la transformation physique en résultant est une spécificité qui m'est inconnue. Il me faut davantage de description pour y décrire et interpréter à sa juste mesure, un mal surnaturel, aux cauchemars de votre frère.


Capable de la violence la plus grande pour défendre les causes que je juge juste, il est néanmoins nécessaire de se rappeler cette autre facette de ma personnalité. Juste et tempétueuse à ma manière, il émane de mon visage nacré une bienveillance et un calme reposant, à l'image de la tempérance que je viens d'énoncer d'une voix grave empreinte de calme.

Je peux vous étayer des pistes sur ce qui cause les cauchemars de votre frère, mais pas la cause de ses transformations. Nous, les dieux, nous ne somme pas de faiseur de miracle. Je ne peux vous aider sans voir de moi-même ces transformations.

Le silence se fit de nouveau, non sans une certaine déception de l'adolescente, un sentiment que je saisis à sa juste valeur, bien avant que la guerrière y formule très clairement une rhétorique. Et d'un sourire aussi fugace qu'éphémère. Mon visage se déporte sur l'adolescente, pour y fixer brièvement le ciel parsemé d'étoiles et enfin, le lac aux mille éclats pour y distinguer les premiers animaux depuis la fuite des loups. Aigle et cygne font leur apparition tour à tour. Et tandis que le vent fit soulever ma chevelure dorée, ma voix s'élève une fois encore.

Il y a toutefois une chose dont je suis sûr. Le sanctuaire sous-marin fût détruit par Arès et son armée. Je n'en connais pas les tenants et les aboutissants, et son royaume est détruit depuis des mois mon enfant.

Le silence se fit de nouveau après cette improvisation spontanée. Ne regardant plus la sainte, mes yeux levés vers les étoiles, semblant observer plus loin encore que la voûte céleste.

Et vous me dite que les Titans furent vaincus par les forces du dieu de la guerre violente.

Mon regard se pose avec étrangeté sur mon interlocutrice et sans un quelconque jugement au fond des prunelles. Mes lèvres s'étirent pour y formuler de nouvelles vérités.

Si vous parvenez à passer outre à son agressivité et à obtenir l’honneur de gagner le respect d’Arès en vous faisant bien voir de lui, vous pourrez peut-être vous rendre compte qu’il n’est pas profondément mauvais. Arès peut parfois se montrer loyal et bienveillant dans une certaine mesure. Je ne me permettrai donc pas à jeter l’opprobre sur mon frère. Cependant, compter sur moi pour obtenir la vérité vraie sur cette croisade contre les Titans et Poséidon.

Fort et de constater que je me dérive des préoccupations de l’adolescente, alors, sans crier gare, ma voix s'élève encore.

Il existe moult entité, capable de pourfendre des revenants, moi et vous-même pourriez y réussir. Quant aux âmes déviants en enfer, il subsiste sur ce sujet, une complexité qui peu peut-être être hors de votre compréhension mon enfant. Les enfers ne rejettent jamais les âmes, le royaume d'Hadès est le domaine des morts. Néanmoins, il subsiste des spécifiés que je suis prête à échanger, si d'aventure, vous puissiez y prêter une attention toute particulière.

D'une certaine évidence, la sainte ne semble pas être parfaitement au courant du pouvoir d'Hadès sur son royaume.
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MessageSujet: Re: [FB] La sagesse de l’aîné [ Artémis - Pandore ]   Mar 8 Aoû 2017 - 22:03

Répondant aux inquiétudes de la silver quant à son frère, un silence paisible s'installa aux alentours du lac, seulement rythmé par le doux murmure mélodieux d'une lointaine canopée. De temps à autres, le carillon d'un clapotis résonnait depuis les flots, causé par une irrégularité des vagues ou par le saut d'une discrète grenouille.
La litanie nostalgique et pourtant harmonieuse du vent prit de plus en plus d'ampleur. Pour une fois qu'elle ne portait pas son armure, la sainte se sentait légère, si légère... Elle s'attendrait presque à s'envoler, après tout l'atmosphère de ce lieu comportait quelque chose de si délicatement magique...

Aucune déception ne vint alourdir ses épaules lorsque Artémis déclara ne rien pouvoir faire pour Griever en l'état. Fermant les yeux, inspirant l'air subtilement parfumé par les fleurs éparpillées de ci, de là, l'oiseau appela à elle ses souvenirs les plus précis, afin de les partager avec celle qui lui tendait une main charitable.

"Mon frère est quelqu'un de généreux et de timide, courageux et discret, innocent. Pourtant, l'espace d'un instant, son cosmos et ses mots se sont chargés d'une haine vindicative. La colère avait changé ses traits mêmes et je ne le reconnaissais plus. Puis il s'est évanoui, redevenant lui même."

Aucun alcool ne pourrait jamais créer une telle transformation ou une telle hallucination, aussi maléfique le Leprechaun fût il. Non, cette scène elle ne l'avait pas rêvée!
Ses paupières s'agitèrent tandis qu'elle se concentrait sur sa méditation lors de son retour, dans le temple des Gémeaux. Ses ressentis d'alors étaient pour le moins confus.

"Je suis presque certaine... Que lui et moi sommes victimes d'une sorte de sortilège. L'espace d'un instant... J'ai ressenti une présence hostile."

La bienveillance qui émanait d'Artémis poussait son interlocutrice à se confier à elle en toute confiance, avec sincérité. Pas un seul instant la pensée qu'elle l'importunait, ou que ses propos pourraient se retourner en armes contre elle ne lui traversa l'esprit.
Ainsi les miracles ne seraient pas accessibles aux dieux... Cette affirmation étonna la sainte. Celle ci avait toujours cru que si les humains éveillés au cosmos pouvaient en accomplir, cette capacité n'était pas leur apanage.
Mais donc ce serait à Griever et à elle de lever cette malédiction.

La déesse révéla alors qu'Arès s'était aussi rendu coupable de la destruction du sanctuaire sous marin. L'aigle fronça les sourcils de ressentiment, imaginant que les scènes de civils atrocement massacrés, dont elle avait été témoin dans le Labyrinthe des Titans, avaient dû aussi se produire près du Cap Sounion.
Pourtant, avec une miséricorde toute fraternelle, Artémis tenait à disculper Arès de toute malveillance. N'ayant jamais eu la déveine de le rencontrer, l'oiseau haussa les épaules.

"Pourquoi pas... Mais je reste persuadée que ses soldats ne sont que des cruelles brutes sans cervelle, la lie de l'humanité."

Elle n'avait pas non plus eu l'occasion d'en croiser beaucoup... Cependant, pour avoir vu une fois et demie leurs œuvres, elle les avait jugés. Et elle brûlait d'un jour leur faire payer leurs crimes.

Quittant ce sujet de conversation pour le moins attristant, Artémis revint aux chimères poursuivies par l'oiseau. Selon la déesse, tout être serait capable de pourfendre des revenants. Dans ce cas, Griever sous entendait il autre chose ? La gamine espérait qu'il n'avait pas parlé dans le vide.

"Dans ce cas, existe t il des êtres qui font de la chasse aux revenants leur spécialité, qui ne vivent que pour cette activité ?"

La déesse poursuivit en déclarant que les Enfers ne rejetaient aucune âme. Ces mots laissèrent la sainte perplexe. Comment pouvait il exister des revenants dans ce cas ? Et elle même, n'avait elle pas échappé deux fois à Yade?

"Mais... Je ne comprends pas. Rien que pour nous autres, Chevaliers, revenir à la vie n'est plus quelque chose d'extraordinaire..."
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MessageSujet: Re: [FB] La sagesse de l’aîné [ Artémis - Pandore ]   Sam 12 Aoû 2017 - 22:30





De toute évidence, je peux sans surprise constater la divergence de mes idées avec celles de la jeune sainte. Ou plus exactement, l'adolescente ne parvient pas à saisir la portée réelle de l'ordre qui règne sur le monde et sur le royaume d'Hadès notamment. Et à bien y réfléchir, diverger pendant des heures entières, parviendra à aucun, ou peu de résultats. Là où pour les immortels, certaines conceptions de l'univers nous sont innées. Pour les mortels, tout s'acquiert par le biais d'un long et fastidieux apprentissage. D'où la nécessité d'enseigner, de léguer à la prochaine génération, le fruit de la connaissance des anciennes générations. Mais s'agissant des âmes mortelles pouvant s'émanciper des lois des enfers, il subsiste des réponses. Mais peuvent-elles répondre entièrement à l'interrogation de la jeune sainte ? Et me voici, là, à faire soudainement dos à l'une des protectrices d'Athéna. Arpentant d'un premier, suivi d'autres pas. Le vent se lève, comme une douce brise d'été au dos de Pandore, l'invitant à me suivre d'un rythme lent, mais répétée. Douce comme le zéphyr d'été, mais en mon cœur sonnent les cors sauvages de l'animalité. Féline ? Canine ? Tant de mystère, mais c'est une autre révélation que je vais révéler à la sainte.


Bien qu'Athéna ait pour adversaire ancestrale, son oncle Hadès. Ce que je vais vous révéler vous paraîtra nécessairement faussé. Mais si vous parvenait à étendre votre conscience au-delà des concepts que votre esprit à acquis, vous pourrais peut-être comprendre partiellement mes prochaines paroles mon enfant.

Le souffle du vent dans les branchages d'émeraude, loin au-dessus de nos têtes, est soudainement semblable aux rumeurs d'une foule inquiète. Les arbres avaient-ils senti notre présence et plus particulièrement la mienne en bons gardiens du lac Stymphale qu'ils étaient ? Peut-être. Ces êtres sont trop énigmatiques pour que l'on puisse vraiment savoir de quoi il retourne. Qu'ils propagent le bruit de mon retour ne me fait ni chaud ni froid : je ne suis que de passage. Et bien peu nombreux sont les êtres capables de les écouter, eux et leurs murmures. Alors, ralentissant le rythme de mes pas, pour laisser le temps à la demoiselle de me rattraper, je la devance, encore. Pour lui souffler une vérité aussi implacable que glaciale.

Hadès a ce pouvoir particulier qui amène certains d'entre vous, à le vénérer comme le divin le plus juste d'entre tous. Peu importe les faits et les actes accomplis durant votre brève existence. Hadès est celui qui représente la fin, le chapitre final, le point de non-retour, le déclin de tout ce qui est et était, de tout ce qui existe. En un sens, le néant a un rôle plus enviable. Il est le vide, il est ce qui n'existe pas, il est l'absence alors que lui. Lui endosse la lourde responsabilité qu'est celle de mettre un terme à l'existence. Et pour cette raison, il était craint de tous, même de ceux qui auraient pu prétendre le contraire. Car nul ne peut jamais prétendre être prêt à accepter ce que représente le dirigeant des enfers. Pas même ses frères et sœurs à la sagesse mille fois légendaire. Il est simplement la mort.

À ces mots, mes bras tombe le long de mon corps tandis que ma voix se meurt lentement sur mes derniers mots. Nier l'évidence est une faiblesse, un défaut, une imperfection typiquement mortelle. Alors, faisant fi de toute rhétorique de la sainte, ma voix s'élève, tel un murmure dans l'air environnant.

Hadès peu donc juger dans sa miséricorde, une nouvelle vie à un défunt. Il convient à lui seul de juger ce qui convient à offrir une nouvelle vie. Et je ne peux pas vous aider sur ces critères, mais je peux vous offrir d'autres réponses, sur l’affranchissement d'un mortel aux lois des enfers, pourtant gouverner par mon oncle.

Le bruissement léger de notre passage au travers des taillis se fond dans le bruit de fond de la forêt vivante. Pour autant, la sainte s'abreuve de mes paroles, comme un papillon de nuit attirer par une lumière incandescente. Mais à trop s'en approcher, il arrive parfois qu'on se brûle les ailes ... Et au détour d'une longue marche, parsemé de plus légères discussions, nous arrivons au détour d'un bosquet, où une petite étendue de plaine, dépourvue de haute végétation, nous éclaire de la Lune. Et au milieu, deux petits bancs de pierre trônent face à nous, tandis qu'au milieu. Une fontaine remplit d'une eau mystérieuse, souligne plus encore le mystère des lieux. Faisant une nouvelle fi, de toute initiative de la demoiselle, je m’assois, tandis que ma voix sonne comme un couperet.

Lorsque vous autres, les mortels. Parvenait à étendre et éveiller votre esprit au septième sens. Il s'agit de la quintessence du cosmos, chaque chevaliers d'or, et de rare élus le maîtrise. Avec cette prise de conscience, un chevalier est capable de vraiment tirer partie du cosmos et réalise des prouesses exceptionnelles loin de celles d'un chevalier, même aguerri. Il est clair que les plus puissants guerriers des autres divinités, ont un cosmos équivalent à celui du septième sens.

D’un geste souple, je me détourne de ce paysage idyllique pour murmurer d’une voix douce.

Si le septième sens est celui de la vie naturelle, alors le huitième est le cosmos de la vie surnaturelle et de l'âme. Ce sens permet de conserver sa volonté dans les enfers, ceux qui le possède transcendent le concept de vie et de mort. Il surpasse les axiomes. Les morts conservent ainsi leur libre arbitre, sans avoir à être soumis aux règles d'Hadès. À vous d’interpréter vos propres hypothèses et réponses mon enfant.

Autour de nous, la magie de la nature irradie telle une énergie vivante. Le souffle de vie qui émane de moi rend l’atmosphère irréelle, chargée d’une magie bienfaisante et complaisante. Malgré elle, la jeune sainte se sent extrêmement bien. Malgré la teneur de nos échanges et de ceux à venir. Mon visage se ferma et mes yeux fixèrent le vide. Comme pour laisser le temps nécessaire à la jeune femme de vaguer à tout loisir, ou de reprendre un sujet déjà discuter. Jusqu'à d'une voix sèche et froide, j’interpellai la demoiselle, le regard froid et autoritaire.

Concernant votre frère, je ne peux hélas vous aider au-delà d'une certaine démesure. Vos descriptions sont beaucoup trop hasardeuses et imprécises, pour que moi-même, l'une des Douze grandes olympiennes, puisse vous apporter une aide, à sa juste mesure. Où par défaut, vous aiguillez. Toutefois, si vous m'autorisez à me conduire à lui, je pourrais jauger avec pertinence, les maux qui semblent faire souffrir votre frère de sang.

Mon regard se fit toujours plus autoritaire, tandis qu'un silence pesant balaie furtivement la douceur des lieux.

Mais ma présence au côté de votre frère et à double tranchant, puisque je ne tolérerais aucun subterfuge, quel qu’ils soient. Si votre frère avait l'audace de me défier, alors, la colère des cieux s’ablatera sur lui.
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MessageSujet: Re: [FB] La sagesse de l’aîné [ Artémis - Pandore ]   Dim 20 Aoû 2017 - 2:31

Tellement froid... Même alors que son armure déborde de cosmos et est étrangement chaude autour de lui, Griever se sent toujours gelé jusqu'à au coeur. Cette horrible sensation de souillure est toujours là et il a l'étrange impression de sentir une présence autour de lui, comme si quelque chose l'observait, sans pour autant vouloir lui faire de mal. C'est plus... interrogateur. Plus inquisiteur. Alors que la dague le tire presque en direction de sa propriétaire, il se contente de suivre machinalement le mouvement, toujours surpris parce qu'il s'est produit sitôt qu'il a quitté les environs du sanctuaire. A la seconde précise où il est arrivé à Rodorio, il a sentit son cosmos résonner avec l'arme et a été littéralement tiré en avant, franchissant une zone étrangement sombre sortie de nulle part pour en suite se retrouver dans cette forêt brumeuse, toujours guidé par la dague. Chose étrange cependant, depuis qu'il est là, il se sent plus calme, comme si la souillure, quoi que l'ayant suivit depuis l'Irlande, puis le sanctuaire refusait toujours de disparaître, mais demeurait "en sommeil". Même la peur qui l'étreignait au début semble avoir disparue, comme si la forêt lui murmurait diverses consolations et assurances. Ce n'est pas la première fois qu'il sent cela d'ailleurs. Depuis qu'il porte l'armure d'Orion, il a toujours eue l'impression d'être plus à l'aise dans les forêts que partout ailleurs dans le monde, y compris dans la douceur du Sanctuaire. Comme si le bois parlaient au souvenir de l'être représentant son armure : le chasseur Orion. Il est sur que l'être devait être parfaitement à l'aise dans ce genre d'endroits et vue que l'armure le représente... Et que lui-même est en quelques sortes un chasseur...

****J'ai l'impression de... me sentir mieux au fil du temps. Même cette brume est... presque amicale.****

Parfois, il croit voir des formes tournant autour de lui, cachées dans le brouillard, mais elles ne s'approchent jamais. Ce sont des quadrupèdes en tous cas, aucun doutes. Des loups peut être ? Griever adore les animaux et s'est toujours entendu avec, excepté peut être un serpent une fois... Un... pourquoi il sent de nouveau son coeur se contracter d'un coup ? Il se rappelle vaguement d'un serpent argenté sifflant avec agressivité près de sa tête avant que... Bon sang, pourquoi son souvenir est si flou ? Il n'a cependant pas le temps d'y penser d'avantage : l'une des formes quitte brusquement le brouillard, atterrissant à quelques mètres face à lui ce qui lui permet de voir un de ses "hôtes"... Et quel hôte !

****Wow ! Je n'en... Je n'en avait jamais vu d'aussi gros !****

Il s'agit d'un énorme loup gris, une majestueuse bête, presque aussi grande que lui, même sur ses quatre pattes et dont les yeux jaunes le toisent avec une légère agressivité. Une touffe de poils légèrement plus claire forme un cercle sur le front de l'animal dont les longs crocs blancs luisent sous la lumière, même avec la brume. Chose étrange cependant, l'agressivité disparaît subitement du regard de la créature, lissant place à une légère curiosité et Griever n'a aucunement besoin de tendre l'oreille pour entendre l'animal humer l'air. La créature s'approche doucement de lui, commençant à renifler la dague qu'il tient toujours à la main (et a mystérieusement cessée de le traîner), puis lui, sans pour autant le quitter des yeux. Le reste de la meute sort à son tour, mais reste à distance, sans même chercher à l'encercler tandis que l'énorme loup (surement le chef de meute), continue à le flairer. Finalement, le contact d'une langue humide sur sa main droite le fait légèrement sursauter et il observe l'énorme animal s'éloigner, suivit de ses semblables, ce qui lui fait pencher la tête sur le côté. A sa connaissance, ce n'est pas du tout le comportement d'un loup... Est ce que l'animal serait apprivoisé ? Sans savoir pourquoi, il ferme les yeux, essayant de se concentrer afin de sentir la présence de Pandore... Et les rouvre brusquement, sentant non seulement la présence de la jeune femme, mais aussi, et surtout... une énergie si écrasante qu'il a l'impression d'en être paralysé. Cette énergie semble être à la fois partout et nulle part, faisant presque partie intégrante de la forêt autour de lui, imprégnant chaque arbre, chaque plante et même la brume. On dirait presque...

****Une... Une divinité ? On dirait la présence de Dame Athéna ! Mais en même temps...****

Griever se sent d'un coup étrange, ayant presque l'impression que son corps se met à bouger tout seul, la dague recommençant à le traîner en direction des deux présences, ignorant complètement les arbres, buissons et rochers devant lui, se contentant de le faire passer à côté. Quelques minutes à peine semblent passer, mais il a l'impression que ça fait une éternité. Cependant, il parvient enfin à traverser le dernier rideau de plantes... juste à temps pour que l'arme quitte enfin sa main droite, se plantant au sol. Une clairière, recouverte de brume est la première chose qu'il voit. Il peut également repérer une bonne quinzaine de loups cachés ça et là dans la verdure alentour. Pandore est aisément reconnaissable. Mais ce qui attire le plus son attention est la femme face à sa soeur d'arme. Une jeune femme aux cheveux platines et au teint pâle, dégageant la forte puissance qu'il a ressentit plus tôt... et qu'il ressent toujours. Une déesse capable de transmettre sa puissance dans la nature ? Il n'en voit qu'une seule... Et il se contente de rester pétrifié, entendant de nouveau un murmure dans le vent, comme le sifflement d'une vipère lointaine, se préparant à frapper. De nouveau ces trois lettres :"Aak", suivit de près par quelque chose ressemblant vaguement à un grondement. Cependant, il ferme immédiatement les yeux, inspirant profondément avant de recentrer, laissant la sérénité précédente des bois l'envahir. Ce "Aak" n'est rien ! Ce n'est qu'une ombre ! Un stupide murmure ! Miraak, si c'est bien lui n'est qu'un stupide cauchemar qui a tourmenté son enfance pendant deux ans, rien de plus !  Cette idée en tête, il inspire de nouveau, parvenant à chasser cette peur et faisant définitivement taire les murmures, un léger sourire se dessinant sur ses lèvres.

"Dame Artémis... P-Pandore ?"

L'impression de souillure est toujours là. Toujours quelque part au plus profond de son esprit. Mais le calme de la forêt semble presque le bercer, lui faisant oublier le malheur en Irlande et les peurs liées à Miraak. Pourquoi avoir peur ? C'est pas comme s'il était seul : Pandore est là et son esprit s'éclaire, lui montrant la jeune fille qui le sauva d'une morsure de vipère, trois ans plus tôt. Il y a toujours un doute. Il y en aura toujours un. Le vent semble encore essayer de lui souffler la fin de ce prénom qu'il a autrefois tellement redouté, mais il s'efforce de l'ignorer, s'inclinant légèrement devant la déesse lunaire de la chasse, se positionnant près de sa soeur d'arme, ce qui augmente brusquement l'impression de sécurité. En temps normal, ce fait l'aurait effrayé : il a déjà tellement perdu... offrir sa confiance à quelqu'un est un risque de perdre encore plus, mais...

****J'en ai assez... d'être seul...****
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MessageSujet: Re: [FB] La sagesse de l’aîné [ Artémis - Pandore ]   Mar 29 Aoû 2017 - 21:30

L'aigle suivit Artémis dans sa marche, attentive à ses paroles et à la mystérieuse beauté du lieu et de son interlocutrice. Jetant un regard sur les premières feuilles qui tourbillonnaient avec le vent, elle remarqua que celles ci étaient bordées d'un liseré doré. Les rayons de lune, en tombant sur les arbres, faisaient flamboyer cet orangé si caractéristique du début de l'automne.
Et pourtant, ces prémisses de la mort de la nature ne semblaient nullement lugubres aux abords du lac. Tout comme le reste, ils elles étaient empreintes de magie, comme porteuses d'un sens plus profond. Comme si la saison ne venait que pour illustrer les propos de la déesse.

Celle ci avait elle lu dans l'esprit de l'oiseau pour y voir l'antagonisme dans lequel elle imaginait les Enfers ? Certes elle n'avais jamais rencontré aucun Spectre, certes il n'y avait actuellement aucune guerre ouverte entre leurs deux camps, pourtant Hadès représentait tout ce contre quoi Athéna défendait l'humanité.
Mais la gamine était prête à tenter de changer son point de vue, un moment, pour comprendre la suite de la discussion.

Tout en suivant son raisonnement, la sainte suivait les pas d'Artémis. Ceux ci la conduisirent jusqu'à de petits bouquets à travers les feuilles mourrantes desquelles on devinait l'obscurité d'une mystérieuse forêt. Là, face à une fontaine dont le chant régulier se mêlait au silence, deux bancs de pierre se faisaient face. Répondant à l'invitation de la divinité, elle s'assit en face d'elle sur l'un d'eux.

L'aigle écouta avec attention la distinction entre le septième et le huitième sens, entre leurs symboliques, entre leurs conséquences.
Puis la voix d'Artémis se fit plus sèche. La tête baissée, la gamine écouta les reproches adressés à sa description imprécise. Elle s'apprétait à répondre à l'offre de conduire Artémis à Griever lorsqu'un événement l'en empêcha.

Un cosmos familier ainsi que le bruit du jappement étonnement amical des loups retinrent son attention. Peu après, elle se leva de joie en voyant son frère venir vers elles, conduit par un loup gris.

"C'est lui !"

Elle marcha quelques pas vers lui avant de s'arrêter, maladroite. Pour donner le change, elle rappela à elle le poignard qui venait d'être planté dans le sol.
Les deux Chevaliers étaient désormais tous deux assis face à Artémis. L'aigle regardait Griever avec affection, cherchant à voir s'il allait mieux, attendant qu'il lie conversation avec la déesse.
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Artémis
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MessageSujet: Re: [FB] La sagesse de l’aîné [ Artémis - Pandore ]   Mer 30 Aoû 2017 - 10:31

J'avais pour la première fois, remis en question les propos de la sainte d'Athéna. Ô, loin de moi l'idée de supputer l'idée même que la demoiselle puisse me mentir, ou délibérément omettre un ou des détails, sur le trouble qui perturbe son frère de sang. Mais je ne peux considérer à offrir une aide, aussi infime soit-elle, sur des abréviations, de grotesques détails ou sur des peut-être. Il me faut connaitre l'exactitude, entendre avec la plus grande justesse les mots qui perturbent le mortel. Réticente à l'idée même d'aider un humain, il s'en fallut de peu pour que je refuse catégoriquement. Jusqu'à ressentir, apercevoir cet humain en question. L'humain est semble-t-il troublée, frappée par une multitude d'événements simultanés, tiraillée par une multitude d’émotions contradictoires. Son corps, fatigué et effrayé, avance au rythme des pulsations de son cœur : de façon contradictoire et désordonnée. La terreur ressentie à peine quelques minutes plus tôt faisait encore trembler ses muscles tandis que son combat contre son esprit persiste, même en étant sortir des ombres. Un sourire doux aux lèvres se profile sur mon visage, malgré la peine qui voile légèrement mon regard au souvenir tragique de la mort du chasseur Orion.

De tous les chevaliers, protecteurs de ma jeune sœur, c'est bien celui, vêtu de l'armure d'Orion. Que cette forêt et moi-même attendions le moins.

L'amour est un sentiment des plus chaotiques, jamais tout blanc ou tout noir, toujours nuancé de gris. L'histoire du chasseur Orion résume parfaitement ceci, mais très vite, autre chose chasse mes fugaces souvenirs. Le saint reste draper par un voile dont je ne peux en trouver l'origine. Qu'avait-il fait pour mériter pareil sort ? Il y tant de variables à prendre en compte, tant d'hypothèse que sa sœur ose qu'à peine évoquer par crainte de les voir se concrétiser. Aussi, je me permets de briser le silence qui s'est installé, d'un bref commentaire adressé aux seules oreilles des deux chevaliers.

Tout ceux qui errent ne sont pas perdus.

Me levant, comme pour ponctuer la dernière syllabe, je fixe intensément le saint d'Athéna, comme pour mesuré avec une justesse sans équivoque, le trouble qui semble nourrir l'esprit du chevalier. Quelle magie, sorcellerie était-ce là ? Elle altère le mental, pas le physique.

Ta sœur m'a évoqué certains faits te concernant. Je tolère votre présence, dans ce qui fût jadis, des terres sous mon influence. Mais je n'accepterais pas que cette forêt soit souillée par un mal, provenant de ton esprit jeune saint.

À ces mots, un vent drapait d'un froid glacial, à faire refroidir toute ardeur. Se lève tout autour de nous, un vent d'une légèreté presque insoupçonnée. Pourtant, il est là, indescriptible. Ma chevelure au blond platine se lève le temps d'un instant, jusqu'à ce qu au-dessus du trio atypique, la Lune se lève, tout entière, et resplendissante comme jamais. Sa lumière vise explicitement le jeune saint, comme pour l'avertir d'un acte inconsidérée, ou plutôt, ce qui le ronge intérieurement. Et alors que la nature elle-même semble soudainement silencieuse, et observatrice de ce qui se trame, ma voix s'élève.

Dans le doute, un homme de valeur s’en remet à sa propre sagesse. Et pourtant, vous venais, ici, en compagnie de votre sœur. Dois-je conclure que le mal qui souille votre esprit et si vivace, que vous êtes incapable de vous en défaire ? Avais vous d'ailleurs, une idée même de ce qui vous ronge chevalier ? Les descriptions de votre sœur sont si .... étranges que je dois m'en référer à vous, et à ce que je m'apprête à faire.

Ponctuant mes paroles par un mystère que moi seule en connait la véracité, je surplombe de toute ma hauteur, le jeune homme, l’écrasant de ma stature divine, tandis que mon regard, de plus en plus pénétrant, pèse plus lourdement à chaque seconde se défilant. De plus en plus lourd dans son esprit, comme si mon regard le sonde intérieurement.
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Griever
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MessageSujet: Re: [FB] La sagesse de l’aîné [ Artémis - Pandore ]   Dim 3 Sep 2017 - 22:20

Griever s'attendait à beaucoup de choses. Mais si la déesse pense qu'elle est la plus surprise, elle a largement tort. De tout ce à quoi il s'attendait, rencontrer une autre divinité que celle qu'il sert était complètement inattendu. Cela dit, il ne ressent aucune peur ou haine. En fait.. il a presque l'impression que son armure résonne doucement en voyant Artémis, comme si Orion en personne habitait cette dernière et se réjouissait de revoir son ancien amour. cela dit, il se contente de s’asseoir face à la déesse, regardant ensuite sa soeur d'arme, laquelle vient se placer à ses côtés. Il se sent d'un coup rougir en voyant le regard de la jeune fille, mais inspire profondément avant de répondre respectueusement à la déesse face à lui :

"Je ne... M'attendait p-pas non plus à rencontrer un jour la déesse à laquelle s'est lié à l'homme que... que j'essaye de prendre comme modèle, Votre Grâce. Même.. mon armure semble vous reconnaître..."

L'étrange impression de résonance semble augmenter légèrement alors qu'il finit sa phrase. Cela dit, il se contente de baisser la tête un bref instant, essayant de recentrer ses pensés, puis tourne la tête vers Pandore, souriant doucement tandis que son souvenir finit de se montrer. Une vipère argentée apparemment pas naturelle cherchant à le mordre... Et une jeune fille âgée d'à peine treize ans, récemment devenue Silver qui agrippe et tue le serpent pour le protéger. Cela explique au moins pourquoi il s'est inconsciemment sentit tellement à l'aise avec la jeune femme en si bref laps de temps. Il se rappelle en effet avoir été torse nu ce jour là, montrant les immondes marques présentes sur chaque centimètre carré de son corps. Mais Pandore n'avait pas réagit. Ni dégoût, ni pitié ou jugement. Hors, à part Cura, la jeune fille demeure la seule à l'avoir vu ainsi sans réagir d'une manière ou d'une autre. C'est pour cela que là, Griever sent qu'il peut se montrer sans son masque ou son énorme manteau, sans craindre de regards. Dame Artémis n'est pas reconnue pour sa perversité ou sa pitié après tout. Et Pandore est maintenant la seule personne en qui il a vraiment confiance. La seule à part Dame Athéna et peut être maître Verana...

"Je me souviens, maintenant. Il y a t-trois ans... je vous ai... J-jamais remerciée pour le s-serpent, hein ?"

C'est un souvenir aussi rassurant qu'effrayant. C'est sur que montrer une partie de son corps, surtout depuis l'Angleterre ne manque pas de l'effrayer. Mais il sait que Pandore ne le jugera pas. Cela dit, il ne peut pas s'empêcher de se sentir coupable et surtout, de se demander comment il a pu oublier la jeune fille, même après la mort de son maître. Cependant, les événements commencent peut à peu à bouger, la déesse prononçant une phrase étrange avant de se relever, puis de le regarder dans les yeux. D'après elle, Pandore lui aurait parlé du mal qui l'habite, un mal qui, d'après Artémis ne sera pas toléré en ce lieu, même si elle tolère leur présence pour le moment. Sans même s'en rendre compte cependant, Griever sent son corps se raidir, le regard argenté semblant peu à peu s'enfoncer dans son esprit, semblant tenter de repérer ce qui l'a marqué.Et presque immédiatement...

"...Aak..."

Le vent souffle à nouveau les trois mots, comme un chuchotement sinistre qui résonnerait au plus profond de son corps. Sans s'en rendre compte, il se crispe encore plus, ignorant la légère rougeur qui étincelle un bref moment dans ses yeux. Cependant, il sent l'effet que ça a : l'horrible impression de souillure revient, avec une redoutable violence et il sent une étrange impression de tiraillement, mais aussi... de... vide ?

****Pourquoi je... Me sens... incomplet comme ça ? On dirait...****

On dirait presque qu'une partie de lui a été récemment arrachée et a disparue... ou a été corrompue par quelque chose et attend. Mais pourquoi ? Comment ? Lorsque la déesse lui demande si le mal qui le ronge est si fort qu'il ne peut le battre seul, il est complètement incapable de répondre,
trop pétrifié par cette impression de souillure de plus en forte qui semble le glacer. Artémis lui demande ensuite si il sait seulement ce qui le trouble,
mais il l'ignore complètement, même s'il s'efforce de répondre :


"Je... J'ai l'impression d'être... Incomplet. Comme si quelque chose avait... Pris une partie de moi."

Ce n'est pas quelque chose contre lequel il peut lutter. il ne sait même pas si ce n'est pas. Mais lorsque la déesse indique qu'elle va devoir faire quelque chose, sans lui dire exactement quoi... il sent une vive terreur l'envahir et soudain...

Un cri résonnant dans le vent tandis qu'il perd conscience. Et une autre créature s'éveille lentement, bâillant à s'en décrocher la mâchoire. Alors que ses cheveux blancs tombent devant ses yeux, Miraak s'étire, sentant de nouveau la légère désorientation. Son armure se disperse d'un coup, reprenant sa forme totémique et il observe les alentours, notant le brouillard alentours, la pleine lune étincelante et surtout... La déesse face à lui. Cette rage revient un bref instant, assez pour le réveiller totalement,
mais disparaît aussitôt : ce n'est pas Arès. Arès est son seul ennemi, pas Artémis. Une vive douleur brûle d'un coup dans sa tête et il fixe la déesse aux cheveux platines avant de sourire froidement. Non pas qu'il lui en veuille, au contraire. C'est juste... Qu'il le sent. Il a cette impression d'être incomplet. Que quelque chose lui manque. Bien sur, le fait qu'il occupe un corps qui lui appartenait autrefois et n'est désormais plus à lui y est peut être pour quelque chose. Même son cosmos semble ne pas lui appartenir,
cette lumière lui paraissant presque glaciale et limite douloureuse. Cela dit,
il fixe un bref instant l'armure ressemblant à un homme tenant une massue, puis Pandore, toujours à ses côtés. Chose étrange, même s'il sent de nouveau cette forte sensation d'amour, il sent aussi qu'elle est... horriblement froide, comme si cette émotion était plus un écho qu'autre chose. Cela ne l'empêche pas de regarder la déesse face à lui avant de murmurer froidement :


"Je ne m'attendais pas à être de nouveau réveillé... en tous cas pas aussi vite... Et encore moins par vous... Dame Artémis...J’espérais plus que ce serait votre guerrier de frère..."
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Pandore Thuban
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MessageSujet: Re: [FB] La sagesse de l’aîné [ Artémis - Pandore ]   Lun 4 Sep 2017 - 20:47

L'aigle s'en voulait de ne pouvoir donner de plus amples explications à Artémis, alors que celle ci avait accepté d'apporter son aide à Griever. Seulement, malgré toute l'affection qu'elle portait au Chevalier, elle ne le connaissait pas encore suffisamment pouvoir nommer avec exactitude son mal, qu'elle n'avait pu contempler qu'une seule fois. Elle garda donc la tête basse jusqu'à l'arrivée de Griever.

Tandis qu'ils étaient à nouveau assis, tous deux face à la divinité, et qu'un souffle de vent dressait une barrière entre eux et le reste du monde, l'aigle observa à nouveau Artémis. Jusqu'à présent, elle n'avait pas remarqué le lien qui existait entre la Chasseresse et le totem de Griever. Etait-ce prédestiné? Ses pas avaient ils justement été menés jusqu'à Artémis qui serait alors la seule personne en mesure de les aider? Ou était-ce l'un de ces hasards mythologiques gênants, à l'image du moment où elle avait donné à Epiméthée le prénom auquel elle répondait?
Il était impossible de le savoir, d'autant plus que les paroles sibyllines avec lesquelles Artémis accueillit Griever, entouré d'un halo de lune la laissa perplexe. Elle écouta avec attention les paroles de la déesse, et la sévérité avec laquelle celle ci jugea le mal qui hantait Griever.

Echangeant un regard prolongé avec son frère d'armes, l'aigle sentit remonter en elle des souvenirs auxquels elle n'avait jamais repensé. Extrêmement flous, ils lui apparaissaient comme des rêves incomplets dont il ne lui restait presque rien, un rayon de soleil sur une pierre ou le ton d'une voix amie.
Et puis... Le serpent... Elle fut bien trop surprise pour répondre au remerciement de Griever.
Elle était revenue au Sanctuaire immédiatement après avoir obtenu son armure, et c'était donc lui qu'elle avait sauvé de la vipère, ce jour-là... Ce souvenir venait de surgir à nouveau, intact et neuf, dans sa mémoire. Seulement, elle n'avait pu en prendre conscience, car ce moment s'était déroulé "avant"... Avant qu'elle ne devienne folle et, vagabonde et sauvage, parte vivre deux ans dans la forêt.
La gamine commençait à comprendre ce qui s'était passé alors. D'un coup, cet épisode que son esprit avait voulu effacer lui revint en mémoire. Sa première mission. L'enfant civile qu'elle aurait dû ramener chez elle. La mort de celle ci et son propre échec. Les marchands d'esclaves. Les marchands d'esclaves qu'elle avait massacrés. Et la folie qui l'avait assaillie, n'assumant pas son acte.
Elle se souvint même de pourquoi elle les avait massacrés, acte si contraire à son caractère. Elle se souvint du fantôme d'elle même qui avait marché à ses côtés en tentant de fausser son Libre Arbitre.

Toutefois elle ne voulait pas se focaliser sur ces souvenirs sombres, mais seulement sur la joie de se trouver à nouveau avec Griever.
D'ailleurs, celui ci commençait à nouveau à se sentir mal, comme la dernière fois que son étrange transformation avait eu lieu. Tout en veillant à ce qu'il ne se blesse pas en s'évanouissant, l'oiseau réfléchit. Contrairement à l'Irlande, il n'y avait normalement rien en ce lieu de foncièrement mauvais qui pourrait causer cette métamorphose. Encore une fois, était-ce dû à la présence d'Artémis?

La silver n'eut pas le temps de se poser plus de questions. Face à elle se trouvait désormais cette autre personne dont elle ignorait tout et qui avait pris possession du corps de Griever. Par réflexe, elle se leva, sur la défensive. Ce n'était plus son frère. Et cette personne l'effrayait. Elle le haïssait entre autre pour toutes les souffrances qu'il infligeait au Chevalier.
Elle hocha gravement la tête:

"Ce sont exactement les symptômes dont je vous avais... Parlés!"

La sainte s'arrêta de parler, sous le choc. Est ce que le fait d'avoir repensé à ce fantôme l'avait fait renaître? Ou était-ce la présence de ce Miraak, qui avait eu des effets pour le moins curieux sur son esprit en Irlande? Elle vérifia qu'aucune paire d'yeux supplémentaire n'était apparue dans sa tête.
Pourtant, le fantôme se trouvait bien là, et seule celle de l'esprit de qui elle était née pouvait la voir. Assise juste à côté d'Artémis, cette entité ressemblait trait pour trait à Pandore, en légèrement plus âĝée peut-être. Seulement, sous les rayons de la lune, les cheveux roux de l'aigle paraissaient grenats chez le fantôme et ses yeux n'étaient pas couleur d'émeraude mais de sang.
Les paroles coulèrent entre leurs deux esprits, sans qu'il n'y ait besoin qu'un mot ne soit prononcé, comme cela avait été le cas deux ans plus tôt.

Miraak est la question à laquelle tu n'as jamais su et ne sauras répondre. Nous sommes liés, tous les cinq, et tu ne peux plus retarder l'échéance."

Avec un simple effort de concentration, la gamine arrivait à garder ce fantôme comme un observateur extérieur, et non pas comme une entité qui la remplaçait, comme Miraak. Pourtant, intuitivement, elle comprenait que si cette ombre, cette éventualité du futur - car elle comprenait vaguement la nature de cette chose- ne prenait pas le dessus sur elle, c'est qu'il manquait encore le lien qui les réunissait et faisait d'elles une même personne.
Etait ce pour cela que le nombre cinq avait été évoqué?
Tout en maintenant l'effort de concentration, elle demanda humblement à la déesse:

"Dame Artémis, je vous en supplie... Voyez vous une signification à cela?"
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Artémis
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MessageSujet: Re: [FB] La sagesse de l’aîné [ Artémis - Pandore ]   Lun 11 Sep 2017 - 10:25



Fronçant les sourcils, tant par la valeur de l’information que par la surprise. Je ne me suis douté de rien, n’avait perçu aucun signe. J'avais prêté l’oreille pourtant, était attentive à ne laisser échapper aucun mouvement autour de moi. Mais le garçon dont les descriptions soumises par sa jeune m'avaient laissé plus tôt sceptique, me laisse dans un silence cathédrale. Scrutant jusqu'à la moindre parcelle presque insignifiante de son corps, de son aura. La nature elle-même avait semblé de prime abord, cesser tout activités, comme pour elle aussi, détaillé les deux humains. De toute évidence, l'humain est soumis à un pouvoir, une destinée qui lui échappe et que lui-même est incapable de comprendre. Loin de moi l'idée de chasser l'autre personnalité de ce lieu, dans un autre temps, une autre époque, je l'aurais tué sans somation. Mais il subsiste dans ce cas précis, un cas que je cherche encore à décrire. Deux âmes luttent pour exister en une seule entité, comme un miroir, mais subsistent deux reflets d'un même individu. Et toute deux prédestinés à emprunté deux chemins différents. Alors, inspirant profondément et silencieusement, je mets en place de solide barrière tout autour de la forêt, et faisant appel discrètement aux forces de la nature, à l'insu des deux chevaliers d’Athéna. Je me relève pour jauger d'un regard désintéressé et froid l'humain.

Deux âmes coexistent pour le même corps. Et la différence avec nous, les dieux qui nous nous incarnons par l’intermédiaire d'un corps mortel. Et que ces âmes sont le reflet du même individu ... avec une destinée différente pour vous deux. L'une, résolument tournée vers Athéna, et l'autre ... vers un autre idéal. Ou plutôt, une autre force attire ton frère jeune fille.

La sentence de la nature résonne dans la tête du chevalier, telle une mère trop sévère envers son enfant capricieux. Beaucoup interprètent cette inondation comme une mise en garde extrême de leur mère, comme elle l'avait toujours fait. Et sans quitter du regard le jeune adolescent, ma voix s'élève.

Le chemin sera difficile pour toi, en attendant, tâche de ne rien te briser d'autre.

Et c'est sur ces mots, sans en rajouter un de plus, mes mots résonnent très étrangement, soutenus par une magie que les deux mortels sont incapable de décrire, voir de ressentir. Jusqu'à ce que brûlant profondément mais sans douleur. Comme un baume, mes mots et ma magie qui en découle glissent sur l'âme du chevalier en lui insufflant force et confiance puis entrèrent en contact avec l'emprise que l'autre pouvoir garde sur lui. Il n'en fut pas délivré, loin de là, mais les liens se firent moins serrés. Ceci étant fait, et conscient que les deux prisonniers sont très loin d'être libérés de leurs terribles liens, mon cosmos croit en puissance, jusqu'à ce qu'une fine lumière argentée m'auréole. Pouvant à cet instant, si les deux chevaliers n'avaient encore rien ressentit, que pour la première fois, mon esprit résonne en concordance avec le leurs.

J'épargne vos vies. Mais je ne vous viendrais pas en aide directement, vos erreurs vous appartiennent. C'est à vous seuls de les réparer, même si les chances de réussir sont infimes ...

Bientôt s'ajoute une poussière toute particulière surgissant de la terre nourricière. Tout se passe vite, bien trop vite pour les deux humains qui, l'instant d'avant, se perde dans la contemplation de leur environnement et de mes paroles. Pourtant, la poussière devient rapidement une brume opaque, dont je profite pour reculer d'un pas, suivit d'un second. Ainsi, ma silhouette s’éclipse fatalement au regard des invitées, pour que le brouillard environnant, habitée de ma magie, régisse les loi de la nature dont j'en suis la protectrice et la gardienne. Voilà un retournement de situation dont les deux chevaliers se serait bien passé, mais libéré provisoirement de l'emprise de l'autre âme. Ma voix fait écho dans la nature environnante, bien qu'invisible physiquement.

L'avenir est l'accumulation d'événements et alors même que nous parlons, il y a des ramifications infinies de l'avenir qui sont dispersés. Je t'ai provisoirement délié de ton autre âme. Mais ton avenir est encore incertain, soumis à des choix qui te sont propre et aussi, à l'influence d'autre pouvoir. J'ai donc donner naissance à une illusion liée à la force et au futur des gens auxquels je les soumet. Toi et ta sœur viennent d'être pris dans cette illusion,, et seul vos choix détermineront ton futur chevalier.

Suis-je parvenu à les convaincre ? Difficile à dire mais après tout, aucun d'eux est réellement prisonnier alors s'il est vraiment trop difficile pour eux de suivre les conseils d'une déesse, ils en assumeront les conséquences. Et dans la seconde qui suit, l'air de la forêt se fait plus lourd, noyé par le torrent de magie que mon cosmos dévers brutalement. Et subtilement, une silhouette vermiforme se profile dans le brouillard épais. Les secondes s’effilent, jusqu'à ce que la silhouette devient plus humanoïde et reconnaissable pour les deux mortels. L'humain qui leur fait face n'est nul autre que Griever, mais ayant quelques années de plus. Est-ce l'âme que j'ai déliée du jeune chevalier, ou un autre subterfuge ? Il est peut-être encore tôt pour l'affirmer complètement et leurs réactions donneront une suite aux événements.
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