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 [Combat] La déesse archaïque et le démon abyssal [Ludwig vs Mnémosyne]

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Ludwig von Rosenthal
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MessageSujet: [Combat] La déesse archaïque et le démon abyssal [Ludwig vs Mnémosyne]   Lun 10 Avr 2017 - 17:56


Citation :
Comme il est toujours possible que quelqu'un passe par ici, je préfère faire un topic à part pour le combat, comme ça se fait habituellement.

« Une belle détermination... que je n'aurais pas imaginer voir chez des entités telles que vous. Cela rendra cette aventure plus... exaltante, n'est-ce pas ? » Les jambes croisées, il observe cette demoiselle. Elle est puissante... c'est une titanide, la surprise est donc absente. Le combat qui aura lieu est un étrange pari. Ludwig allait-il rencontrer son geôlier dans les profondeurs des Enfers ou l'antique créature sombrerait dans le Tartare ? Grande question... Mais maintenant, plus personne ne pouvait faire marche arrière. C'est ainsi. Toujours installé dans ce trône sordide, le héraut bouge doucement son pied, rien n'apparaissant sur son masque, outre les courbes, toujours en mouvement. Puis, dans un mouvement vif, une paupière s'ouvre, laissant voir un œil à la sclère sombre. Glissant sa main sur le côté, des tentacules s'élèvent violemment autour de lui, dansant harmonieusement. « Par respect pour cette détermination, je ne faiblirais pas. Après tout... je ne laisserais pas Samhain... être la seule image démoniaque que vous observerez en cette journée. » Une lueur amusée apparaît dans cet œil unique, alors que les tentacules continuent de danser autour de lui.

Des pointes se dressent violemment à la surface des appendices, alors que deux d'entre elles partent en direction de la Titanide. D'un simple geste de la main, il ordonne à deux autres de partir sur le côté, s'étendant, se courbant pour attaquer violemment l'antique entité. Enfin, la dernière arrive dans un mouvement brutal depuis le sol, déchirant la terre tout en frappant Mnémosyne. « Je n'ai pas terminé... » Tendant alors sa main, les doigts à moitié pliés. Une énergie effrayante s'élève alors, parcourant l'espace. Des lueurs mordorés se dessinent alors dans les environs, tandis qu'une spirale brumeuse se forme autour de la Titanide.

L'espace commence à se déchirer sous la force de la spirale, son mouvement tranchant le tissu de la réalité. Stabilisant sa propre énergie, Ludwig observe, fixe même, cette divinité archaïque. « Sous quel nom dois-je vous appeler ? Acceptez mes excuses pour cette question... » Il tend à nouveau la main, brisant alors l'espace autour de la Titanide, l'envoyant ainsi dans les abysses. « La mémoire de mes ancêtres... est une immense bibliothèque. » Si son visage était formé, son sourire serait malsain... tout comme l'espace dans lequel est repoussé Mnémosyne. Une cité en ruine, des gémissements, plaintes, attendant sa venue. Des regards se tournent vers elle, la déesse perdue dans cette dimension qui n'est pas la sienne. Fermant doucement sa main, l'espace commence à se refermer sur elle, lui faisant subir mille douleurs... Son esprit, son corps, son âme, se mélangeant, s'attachant, s'arrachant. « Vous faites une erreur, mais je peux la comprendre. Je n'effraie pas les gens... J'injecte en eux, j'instille en eux, au plus profond de leurs âmes, la Peur. Personne n'échappe... à l'Effroi. Erhabene Chaos ! »



Exaltant... c'est bien le mot. Fixant ainsi le lieu exact de la disparition de la titanide... il s'attend à la voir revenir. Après tout... cela reste une déesse.


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Mnémosyne/Aodé Koryû
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MessageSujet: Re: [Combat] La déesse archaïque et le démon abyssal [Ludwig vs Mnémosyne]   Mer 12 Avr 2017 - 13:59

Ludwig remarqua que la détermination se faisait rare ces temps ci chez les Titans. Mnémosyne hésita à prendre ces paroles comme un compliment à son égard ou comme une insulte pour ses frères et sœurs. Dans le second cas, elle ne s'en offusquerait pas outre mesure. Son sens de la famille était moins flamboyant qu'aux premiers temps de l'Âge d'Or. Elle serait seulement attristée par la déchéance dans laquelle les siens étaient tombés, et elle avec - si elle ne disait plus prouf, ces souvenirs cuisants lui procuraient assez de honte.
Les yeux de la Titanide s'agrandirent d'horreur lorsqu'elle vit un orbite démoniaque apparaître sur le visage de son adversaire. Malgré toute sa raison, elle ne put réprimer le frisson d'effroi qui remonta sa colonne vertébrale tel un serpent glacé.
La danse mystérieuse et macabre des tentacules autour du trône rajoutait un côté presque envoûtant à cette sordide scène. Dans le futile espoir de se rassurer, elle serra le manche de sa hache.

"Je dois avouer que vous servez bien Phobos... Vous êtes plus effrayant que Samhain et que sa horde de démons."

Tout en parlant, la divinité gardait un œil sur le ballet sinistre des tentacules. Et bien lui en prit. Ces appendices inhumaines frappèrent le sol, désormais armées de pointes acérées, et lacérèrent la terre. Cette irruption du surnaturel qui portait la frayeur dans le réel faillit lui ôter ses moyens.
Mnémosyne se reprit au dernier moment. Elle ne se permettrait pas de se laisser aller. La fatigue n'était pas une excuse. De sa hache, elle para les coups qui lui étaient destinés, et s'appuyait sur eux pour se rapprocher de son adversaire.
Elle frappait tout ce qu'elle trouvait, tentacules, trône, guerrier. Et tous les moyens étaient bons. Dans un dernier sursaut de vie elle maniait instinctivement, sans les distinguer, le manche, le plat et le tranchant de sa hache, ses poings, ses genoux et ses pieds. Cette tornade de bois, d'os et de métal ne laissa pas passer les coups et les rendit.

Ludwig devint encore plus effrayant. Mnémosyne serra les dents, déterminée à ne pas céder à la panique qui la guettait, tapie à la lisière de son esprit affaibli. Les brumes blafardes qui s'élevaient en spirale du sol ne semblaient rien présager de bon. Nerveuse, elle tenta de les chasser de la main.
C'était bien plus qu'un simple brouillard.

Le berserker lui demanda alors son nom. Il lui avait répondu de manière honnête, elle ne voyait aucune raison de ne pas agir de même.

"Je suis Mnémosyne, celle qui veille sur la Mémoire."

Celle qui créa le langage. Celle qui donna le jour aux neuf Muses, et donc aux arts. Cependant en ces périodes de guerre et de chaos, ces titres de gloire étaient plus qu'obsolètes.
De la main, la Titanide érigea une barrière de cosmos, aussi puissante que ses forces le permettraient. Lorsque l'espace se déchira, lorsqu'elle fut entrainée dans l'imagination morbide des Nosferatu, elle tenta d'emporter avec elle un morceau de réalité.

"Des souvenirs​ communs à une lignée... Cela m'intéresserait beaucoup d'en savoir plus."

Elle n'eut pas le temps d'en dire plus. Elle plongea dans un univers qui échappait à son omniscience. Une ville en ruine, comme après un massacre sans précédent, se substitua aux tombes. Les hurlements et les lamentations déchiraient les tympans de la divinité archaïque. Chaque millimètre de son corps se tordait de douleur et de peur, comme face à une vérité terrifiante et inconnue à laquelle elle ne pourrait échapper.
Comme l'enfant que son hôte était, Mnémosyne se recroquevilla et croisa ses bras contre elle. Elle se força à respirer lentement, calmement, et à reprendre le contrôle de ses moyens.
Sous la concentration, ses yeux myosotis prirent la couleur de l'onyx et ses cheveux se dressèrent sur sa tête. Bientôt, elle fut entourée par une myriade de lucioles d'ébène qui voletèrent un peu partout, avant de créer une explosion retentissante.

Mnémosyne releva la tête, curieuse : les cratères apparaîtraient ils dans la réalité ou dans le monde de l'illusion ?

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Ludwig von Rosenthal
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MessageSujet: Re: [Combat] La déesse archaïque et le démon abyssal [Ludwig vs Mnémosyne]   Jeu 13 Avr 2017 - 14:51

« Quel honneur de recevoir un tel compliment de votre part. Je ferais en sorte de ne pas vous décevoir. » Tout comme la Titanide ne déçoit pas le héraut de l'Effroi. Armée de sa hache, elle fait preuve de détermination pour vaincre ses propres hésitations ou temps d'arrêt, tranchant les appendices. Suivant de son œil unique les mouvements de Mnémosyne, cette dernière augmentant sa vitesse, son intensité, sa puissance, à chaque fois qu'elle approchait, tranchant morceaux par morceaux les tentacules. Et alors qu'elle s'apprête à être au plus proche, Ludwig s'appuie sur ses coudes, bondissant derrière le trône qui perd toute intégrité, tranché par la tornade d'acier qu'est devenue Mnémosyne. Pourtant, cela ne l'empêchera pas d'être emportée, peu après par les ombres du Héraut, faisant honneur à ce dernier de donner sa véritable identité. « La Titanide qui se retourna contre ses frères... Mais dites moi, que faites vous à leurs côtés ? Ne vont-ils pas vous poignarder dans le dos par vengeance ? N'avez-vous pas peur de cela... ? Après, votre engeance est née d'Ouranos, que vous avez combattu, pour vous défendre de sa tyrannie... Les choses se reproduisent et la trahison est une bonne opportunité de guerre. » Le combat prend à partir de ce moment une tournure différente...

Les mains dans le dos, il observe la brèche dans la réalité, son œil luisant d'une aura violacée. Il observe sa victime se débattre, souffrir, mais aussi se défendre, puisant dans des ressources divines pour riposter. Se libérant ainsi de cette réalité, les orbes d'ébènes laissent parler leur explosion à travers le cimetière. Tendant alors sa main, il prépare à projeter une énergie avant de se faire engloutir dans les explosions. Repoussé avec puissance, il s'écrase contre une tombe, son masque se brisant par endroit. Puis... dans un mouvement à la fois étrange et écoeurant, il se redresse. « La mémoire du Nosferatu traverse les âges... autant que sa volonté. Nous... hérauts de Phobos... porterons les désirs de notre Maître... Telle est la mission du héraut. » La voix, plus gutturale qu'à l'ordinaire, est accompagnée par un phénomène de transformation, le corps de Ludwig s'écrasant sur lui-même, devenant horreur.



Elle pensait avoir frappé le démon aux origines allemandes... La résonance de son énergie avait entamée sa vitalité, mais une partie des dégâts avaient atteint une cible bien différente. Une abomination viscérale, de laquelle s'extirpe le héraut. Se redressant, des fissures apparaissent tout de même sur son masque, quelques débris tombant dans la matière visqueuse qui a formé le corps de l'horreur. Ouvrant alors les bras, ses ailes s'étendent, puis, il avoue... délicatement. « Lorsque Nosferatu est mort, son corps est devenue la cuirasse des Hérauts... Par honneur pour votre compliment, je vais vous montrer... » Son masque se brise alors, laissant voir le visage de Ludwig, bien que des marques sombres montent sur sa peau... Ses dents, pointues et prêtes à dévorer toutes chair, sont dévoilées par un sourire mélangeant la fierté et le sordide. « La véritable apparence de cette cuirasse... Que nous gardons... à l'intérieur de nous. »

Une énergie sombre l'entoure, alors que sa peau commence à se fissurer, la matière obscure rampant, transformant son corps, ses bras, ses mains et son visage. Une odeur infecte, celle de la mort et de l'effroi, s'élève dans les airs, masquant même la chair putride des légions disparues de Samhain. Puis, il avance d'un pas, son regard fixant la Titanide. C'est ainsi qu'il remercie Mnémosyne... S'envolant alors, il arrive rapidement jusqu'à elle, enchaînant plusieurs coups acrobatiques, utilisant sa capacité à voler pour rendre ses attaques plus vives. Après l'avoir repoussé d'un puissant coup de genoux dans le visage, il l'observe, son cosmos grandissant. « J'ai moi-même... mes propres légions... » Ouvrant alors ses bras, son cosmos s'étend brutalement, changeant peu à peu pour devenir tel du sang. Ce même sang se transforme alors, prenant l’aspect de créatures effrayantes, réelles ou imaginaires. Tel un chef d'orchestre, il lève légèrement les bras, alors que le reste de son cosmos résonne laissant entendre les notes d'une flûte lointaine. Puis, alors que la musique s'intensifie, les créatures attaquent, suivant ce rythme avec perfection. Vermine rampante, monstre tentaculaire et imaginaire, animaux corrompus par l'effroi... toute cette légion attaque tel un seul être.


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Mnémosyne/Aodé Koryû
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MessageSujet: Re: [Combat] La déesse archaïque et le démon abyssal [Ludwig vs Mnémosyne]   Ven 14 Avr 2017 - 15:07

Depuis des dizaines de millénaires, le nom de Mnémosyne était associé avec sa prise de position lors de la Titanomachie. Comme si, parmi toutes les choses qu'elle avait accomplies, la postérité n'avait retenu​ que celles qui alimentaient les ragots les plus croustillants. Comme si tout acte de loyauté envers sa famille, passé, présent ou futur serait annulé par cette antique trahison.
Les souvenirs, ceux dont Aodé ne pouvait avoir connaissance et qui avaient été effacés par le Tartare, recommencèrent à affluer. Elle n'avait pas prévu de faire un avec les siens comme cela avait été le cas. Son but originel était de retrouver celui ou celle qui l'avait envoyée au Tartare et le de le lui faire payer. Mais ils avaient essuyé de nombreuses attaques qu'elle avait jugées illégitimes et elle avait dû combattre à leurs côtés.

"Ce sont malgré tout mes frères et sœurs. Nous avions combattu Ouranos car il était un tyran. Lorsque Cronos est devenu fou, j'ai aidé les Olympiens à le détrôner au nom des mêmes valeurs. Cependant ce geste ne signifie pas que j'ai la trahison dans le sang. Je suis peut être fière de ce geste et je ne laisserai personne me le faire regretter. Mais je protégerai toujours ma famille contre les malheurs qu'ils n'ont pas cherchés."

Le fait de prononcer ces simples mots l'aidait à prendre conscience des derniers souvenirs qui lui étaient interdits.
Ludwig évita les coups qui lui étaient portés, néanmoins la Titanide avait réussi à le faire quitter son trône. Cependant elle n'était pas sûre que les fissures qui commençaient à apparaître sur l'étrange masque qui couvrait le visage de son adversaire fût de son fait.
Le héraut de Phobos se tenait désormais debout, tandis qu'il clamait la longévité de la mémoire des siens. La Titanide était intriguée.

"Mon esprit contient un double de chaque instant, de chaque souvenir... Et pourtant je sais que même à l'apogée de ma puissance les Nosferatu m'ont été inconnus. Qui êtes vous ?"

Alors que la voix d'outre tombe du berserker s'éteint, la Mémoire remarque que ses explosions ont bien touché la réalité, et même son adversaire... Ou plutôt, la chose en laquelle celui ci s'est changé. Une chose toujours plus horrible que ce que Mnémosyne avait vu jusqu'à présent. Elle détourna les yeux.
Ludwig s'extirpa indemne de son affreux déguisement. Son masque, dont les fissures s'accentuaient, finit par tomber, révélant un visage étonnamment humain.

"Combien d'apparences possédez vous ?"

Et cette métamorphose n'était pas finie, puisque des ailes poussèrent à Ludwig, qui s'envola. Son cosmos s'assombrit et l'odeur de mort se fit encore plus présente que lorsque Samhain se tenait en ce cimetière.
L'énergie ténébreuse enveloppa le berserker comme un cocon. Quelques instants plus tard il sortit de sa chrysalide, sublimement effrayant. En portant le regard sur la véritable apparence du Nosferatu, Mnémosyne ressentit une immense angoisse, comme si elle s'apprêtait à affronter quelque chose de plus terrible encore que le Tartare.

S'aidant de ses ailes, il porta des coups violents. Mnémosyne les esquiva et utilisa la vitesse de Ludwig pour le frapper à son tour. Lorsqu'elle vit le coup de genou arriver vers son visage, elle s'écarta et envoya sa hache rencontrer son estomac.
Mais ce qui apparut alors n'était pas du sang. La brume écarlate qui donnait peu à peu naissance à une horde de créatures cauchemardesques semblait aussi peu naturelle​ et saine que tout ce que son adversaire lui avait présenté. Ce dernier se conduisait désormais en chef d'orchestre, guidant les monstres grands et petits sur la musique d'une flûte irréelle.
À nouveau, la Mémoire plaça une barrière cosmique autour d'elle. Elle voulait bien essayer d'apprécier le spectacle, mais de loin.

"Ce dont vous avez hérité m'intéresse et m'impressionne. Voyons si ces souvenirs sont solides..."

Il n'y avait nulle trace de flatterie dans la voix de la divinité archaïque. Si elle disait quelque chose, alors elle le pensait vraiment. Elle se considérait assez indépendante pour ne pas avoir besoin d'user de flagornerie pour parvenir à ses fins.
La Titanide se fraya un chemin jusque dans l'esprit de Ludwig, où elle cibla le souvenir concernant cette attaque. Elle tenta de le détruire en même temps qu'elle détruirait tout souvenir qui incitait son adversaire à combattre.


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Ludwig von Rosenthal
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MessageSujet: Re: [Combat] La déesse archaïque et le démon abyssal [Ludwig vs Mnémosyne]   Ven 14 Avr 2017 - 16:18

« Nous sommes, simplement, les hérauts de Phobos. Depuis la naissance du Fondateur, jusqu'à la mort du dernier de nos membres, dans un futur si lointain que le monde lui-même ne sera plus, nous continuerons de servir Phobos. Nous naissons de parents humains, mais nos cellules, notre ADN, est celui du démon Nosferatu. Une volonté unique, qui traverse les âges grâce à mon clan. Quant au nombre d'apparence... Une réponse ne suffirait pas à attiser votre curiosité. » La Titanide fait preuve d'une défense admirable, elle ne recule pas d'un pouce, alors que son corps est bien plus blessé que celui du héraut. Ce dernier, après tout, n'a fait que combattre les légions de Samhain. Mnémosyne, elle, s'est battue contre le démon... pour faire face à un second. Outre cette détermination, elle prouve une féroce capacité de loyauté envers sa famille. « Votre loyauté et votre altruisme sont admirables... ils feront pâlir ces incompétents et manichéens Chevaliers d'Athéna. Mais elle possède une limite... et la limite sont vos frères et vos sœurs. Pensez-vous qu'ils possèdent... ce même altruisme ? Cette même loyauté envers vous ? » Cette envie de discussion, à ce sujet, n'est même pas motivé par le désir d'implanter en elle quoique ce soit. Après tout... si Mnémosyne n'était au final qu'une Rosenthal mais qu'une forme de trahison avait eu lieu, elle serait exsangue.

Enfin, le temps de la contre-attaque revient à la charge. Ses défenses et attaques physiques sont brutales... S'aidant du poids de l'arme de la déesse, il esquive les différents coups en faisant preuve à son agilité, avant de suivre des yeux les mouvements cosmiques de Mnémosyne. Ces mots résonnent alors dans l'esprit du héraut, qui s'apprête à se défendre. Sa mémoire... l'un des éléments les plus importants du clan Rosenthal. De sa naissance, sous un nom différent, à ses transformations pour enfin atteindre ce nouvel héritier et patriarche... Tel un mécanisme de défense, son cosmos s'élève, se diffusant dans son esprit, alors qu'une ombre se manifeste, dévorant une partie de l'énergie de l'assaut. « Nous ne... laissons pas nos souvenirs disparaître. » Si la déesse peut imaginer cela comme une simple phrase, la vérité elle, est plus vaste. Il est impossible pour un héraut de perdre sa mémoire... car sa vie est un livre, qui attend, sagement, dans le sanctuaire le plus inviolable du domaine des héritiers. Mais, face à la puissance de la Mémoire, des stratagèmes doivent être mis en place... car personne ne peut prévoir son pouvoir à son plus haut niveau.



Glissant sa main sur le côté, le démon invoque alors d'imposants tentacules. Comme par le passé, des pointes acérées s'invitent à la surface, plus longues qu'une épée courte, plus résistantes que le diamant. Claquant des doigts, les appendices viennent frapper brutalement, dansant ainsi avec la Titanide. Concentrant son cosmos, il répond alors à la question. « Trois visages... Chaque héraut possède trois visages. Celui qu'il obtient à la naissance, cette forme humaine qui permet de vivre à leur niveau d'existence. Ensuite... il y a l'apparence du Nosferatu, cette forme de combat ou la cuirasse se dévoile totalement. Puis... Il y a notre apparence... celle de notre âme... Notre véritable voix, notre véritable chair... »

Le cosmos de Ludwig s'étend alors brutalement, dévorant l'espace tandis qu'une aura entoure le corps de ce dernier. Des mains obscures attrapent alors la déesse, l'emportant sans une seule once d'hésitation dans un lieu lointain, dans une autre réalité. Cette fois, il n'y a aucun doute, son corps arrive brutalement et réellement dans un autre environnement. Un ciel infini, doté de couleurs surnaturelles, des orbes en mouvement constant, se brisant et se reformant tout en dansant au rythme d'une musique de flûte lointaine. Autour d'elle, ce n'est qu'un champ de roses. Mordorées, violines, sombres, écarlates... Mais en observant totalement, les roses semblent poussées dans des corps humains, putréfiés, corrompus et vidés de substance spirituelle. Une brise fait voler des pétales, ces derniers glissant jusqu'à la lune écarlate qui trône dans le ciel. Puis... une première douleur, cette impression que son cœur lui est arraché, que ses âmes soient séparées, tranchées... Alors qu'une pression violente s’exerce sur son corps, ce dernier s'élève. Une respiration gutturale résonne alors peu à peu, tandis qu'une spirale se forme au-dessus d'elle. Un œil s'ouvre alors brutalement, dévoilant ensuite le reste du corps lovecraftien du héraut. Et c'est à ce moment qu'une violente décharge cosmique, psychique, traverse son corps. Ce dernier traverse les espaces, les dimensions, avant de frapper le sol sombre d'Irlande. Une respiration gutturale résonne face à elle... un regard démoniaque l'observe et...


Elle voulait savoir le nombre de visages ? Voici le véritable visage de Ludwig von Rosenthal. Et la créature imposante hurle dans la direction de la déité, tandis qu'une silhouette efflanquée, sombre, aux yeux mordorés, s’agrippe à l'un de ses tentacules. Auparavant invisible, imaginaire, elle est maintenant visible.


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Dernière édition par Ludwig von Rosenthal le Dim 16 Avr 2017 - 17:44, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [Combat] La déesse archaïque et le démon abyssal [Ludwig vs Mnémosyne]   Sam 15 Avr 2017 - 11:44

De la transmission éternelle de souvenirs par ADN? C'était très intelligent. Il faudrait que Mnémosyne essaye cela sur les humains, peut être qu'ainsi ils tireraient enfin des leçons des erreurs de leur passé, qu'ainsi le savoir accumulé augmenterait plus vite puisque, à chaque génération, l'apprentissage ne devrait pas repartir de zéro... Voici les rêves de la Titanide.
Ludwig sous entendit alors que le nombre de ses apparences était illimité. Elle le regardait avec les marques réelles de curiosité. Vivrait elle suffisamment pour les voir toutes durant ce combat ?

Lorsqu'il compara son altruisme à celui des saints, la Titanide rit. En effet, il lui semblait que les siens étaient alliés aux Chevaliers. Ce souvenir n'était pas net, embrumé par la proximité avec sa résurrection et l'affection de Krios, cependant elle était certaine de se trouver avec son époux, au Sanctuaire, lorsque ce pacte avait été conclu. Et pourtant, à chaque fois qu'ils étaient agressés, les Athéniens étaient étrangement absents.
Et Ludwig avait l'art de poser les questions justes. En effet, Mnémosyne était le vilain petit canard de la famille. Elle avait vaguement conscience que l'un des siens avait observé son combat contre Setesh, mais sans se montrer ni lui prêter main forte.

"Vous avez des griefs particuliers contre les saints ?"

Elle marqua une pause.

"Après cet âge, après celui d'après et celui d'encore après, nous serons toujours une famille. Et les familles se disputent toujours... Mais là où les allégeances changent, les liens du sang sont éternels. Je crois encore aux valeurs qui nous animaient contre Ouranos. Peu importe ce qu'ils pensent de moi, ma priorité est notre bien à tous les douze."

Douze Titans, douze visions différentes de ce qui est le mieux pour eux. Ceci a été source de nombreuses disputes...
Le berserker se servait intelligemment du poids de la hache de la Mémoire pour n'être touché par aucun de ses coups. Mnémosyne tenta alors d'anticiper ses mouvements et, là où elle le chassait avec le fer, elle prévoyait de le cueillir de ses poings ou coudes.

Alors que la divinité se faisait une joie de lire les souvenirs du héraut comme un livre ouvert, une ombre inquiétante s'interposa. Celle ci semblait dévorer la volonté de l'assaillante. Mal à l'aise, elle revint à la réalité.
Réalité qui n'en était pas plus rassurante. Les tentacules avaient refait surface, armées de pointes qui n'avaient rien à envier aux plus célèbres épées. Ces tentacules passèrent à l'offensive. Ralentie par la fatigue et le trépas qui pointait le bout de son nez, la Titanide se contenta de les esquiver.

"Le Nosferatu... Est une chauve souris maléfique, non ? Alors, pourquoi les tentacules ?"

Mnémosyne posait peut être trop de questions. Ludwig lui expliqua quels étaient ses trois visages. La Mémoire hocha la tête, le remerciant pour ces amples explications.
Des mains ténébreuses sortirent de nulle part et l'agripèrent. Inquiète, Mnémosyne tenta de se débattre, sans grand succès. Malgré elle, elle fut à nouveau emmenée dans l'une de ces inquiétantes réalités dont Ludwig avait le secret.
Effrayantes. Insupportables. Insoutenables. Il n'y avait pas de mot pour décrire ce nouveau sanctuaire de l'épouvante, ce ciel psychédéliques et cette lune écrasante. La Mémoire laissa alors son regard parcourir le sol, espérant trouver un peu de réconfort du côté de la terre.
Un instant, la beauté des roses la rassura. Puis elle remarqua ce sur quoi elles poussaient. Des cadavres...
À cette découverte macabre, il sembla à Mnémosyne que l'on distordait sa cage thoracique pour lui arracher le coeur.
Déchiquetée, écrasée, torturée, son âme commençait à atteindre ses limites. Lorsque une spirale apparut, bientôt surmontée d'un oeil, la peur qu'elle ressentait était celle d'un petit enfant à l'approche de la nuit. Puis l'œil se changea en monstre.
Mnémosyne le fixait avec une incrédulité terrifiée. Elle espérait vainement trouver, dans son apparence contre nature, quelque chose qui le rattacherait à cette réalité. En vain.
Lorsqu'un cosmos la brisa, sa seule pensée fut pour son hôte.

La Titanide gisait à terre, son armure brisée et réduite en poussière​. Elle se releva, pantelante, en s'appuyant sur sa hache, les yeux écarquillés de terreur. Il lui fallut de longues secondes pour apaiser son âme.

"Bien... Bien... À présent... Laissez moi vous montrer... Mon Sanctuaire."

Et elle ne bougea pas. C'était plutôt comme si l'humaine et la déesse se dissociaient, cette dernière disparaissant dans les limbes du Tartare.
Ludwig vit Aodé s'avancer vers lui et, avec un sourire désarmant de candeur, elle lui tendit la main. Tous deux marchèrent longtemps, longtemps, à travers ce cimetière. Puis ils arrivèrent dans une immense bibliothèque. Les rayonnages s'élevaient à des hauteurs infinies et chaque porte laissait voir une autre salle semblable.
Aodé mena son invité à travers plusieurs de ces salles. Puis elle s'arrêta sur un ouvrage en particulier. Une chronique des jugements. Elle l'ouvrit à une page illustrée​ et lui montra du doigt une scène d'exécution capitale.
Aussitôt, Ludwig se trouva les mains liées. Aodé lui passa une corde au cou. Et, au lieu de mourir, il allait goûter à un morceau d'éternité.
Éternellement agonisant, éternellement pendu, le héraut tournoyait, voyant toujours les mêmes livres, les mêmes reliures, les mêmes titres. Il n'aurait jamais accès à l'immense savoir qui l'entourait.


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Ludwig von Rosenthal
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MessageSujet: Re: [Combat] La déesse archaïque et le démon abyssal [Ludwig vs Mnémosyne]   Lun 17 Avr 2017 - 16:15

« Ce qui vous a animé contre Ouranos... T'as animé contre Cronos. Pourquoi les autres n'ont pas été animé par la même essence, à cette époque ? Et pas de grief particulières... outre la bêtise du »

La fin justifie les moyens... Voilà la volonté qui anime Mnémosyne et ce depuis des siècles. C'est en tout cas la conclusion de Ludwig suite aux propos de la déité archaïque. Voilà la différence qui existe entre une trahison et un objectif. Elle ne trahi pas l'essence qui l'anime, elle fait en sorte de réaliser sa mission, qu'importe les moyens. Et cette manière de penser se retrouvait dans son style de combat : si sa hache ne pouvait l'aider à attaquer, alors elle l'utiliser pour attirer son adversaire et frapper avec son corps. Rares sont ceux qui arrivent à voir les choses avec un tel détachement... Alors il se défend, laissant des tentacules bloquer les coups pour créer une défense précise. Mais à sa réponse sur les liens du sang, le héraut possédait une réponse, possédait un avantage. Les liens du sang peuvent parfois être corrompus... Ils peuvent parfois disparaître, pour laisser place à autre chose : un sentiment de destruction de tout ce qui a été construit, pendant des siècles. Certes, le géniteur du corps humain de Ludwig – ainsi que son père avant lui – ne sont que des humains... mais ils ont trahis la loi du sang des Rosenthal. Et c'est lui, démon abyssal, qui doit prouver la loyauté de son clan humain. C'est ainsi que la famille s'est toujours comportée et cela ne changera jamais.

Elle avait une réponse à sa curiosité concernant les tentacules, maintenant que la forme réelle de Ludwig se tient face à elle. Dans ce cimetière, là où s'était battu Samhain, se trouve maintenant un autre démon. Plus imposant, plus effrayant pour certains. Sa chevelure tentaculaire semble s'agiter harmonieusement, tandis que ses griffes grattent sur le sol, laissant de profondes marques à travers la terre. Son œil unique est... différent de tout ce qu'elle a pu observer jusqu'alors. Car il donne l'impression de voir à travers le cœur, à travers l'âme. D'une couleur inqualifiable tant son spectre semble surnaturel, l'iris se brise parfois, se reconstituant juste après, ou danse en formant des spirales et courbures aux angles inhumains. La titanide tente, tant bien que mal, de calmer les frissons de son âme … mais il est difficile de faire face au visage du héraut de la peur tout en essayant de garder la maîtrise de soi. Elle trouve la force nécessaire de reprendre contrôle de soi, de sa voix, de sa capacité à combattre. Bien, il serait dommage qu'une divinité, même antique, ne résiste pas plus que ça. Bien que Ludwig ne soit pas un guerrier dans le sens le plus utilisé du terme – il ne recherche pas un combat dans l'honneur, par exemple –, le héraut reste aussi un Berserker d'Arès... et bien que sa fonction soit liée à Phobos, il prend un étrange plaisir à détruire un adversaire qui montre tous ses secrets... Surtout un adversaire comme la Mémoire !

« Montrez-moi donc... » La voix semble directement résonner dans l'esprit de Mnémosyne, alors que la créature prend une position basse, s'apprêtant à se défendre. « ce sanctuaire des souvenirs... » Un étrange phénomène se produit alors, le cosmos de la titanide semble attirer le héraut dans sa réalité psychique. Le temps est arrêté aux alentours, le héraut, sous forme humaine, observe son apparence monstrueuse qui est là, derrière lui, bloquée dans le temps et dans la réalité physique. Face à lui se trouve cette demoiselle... « Tu n'es pas la Mémoire... » Ludwig ne retrouve pas dans cette candeur le pragmatisme de l'ancienne déesse... Elle lui attrape la main, l'homme ne pouvant refuser cela. Elle ne semblait ressentir aucun effroi à l'heure actuel … la seule émotion qui émanait de son visage était sa pure candeur, une douceur sans fin. Leur longue marche mènent l'étrange duo dans une bibliothèque. Suivant des yeux les immenses étagères, remplies d'ouvrages, le héraut continue de suivre l'hôte humaine de la déité. Alors qu'elle s'intéresse à un livre sur les exécutions et peines de mort, Ludwig, lui, observe un ouvrage, qu'il tente d'attraper. Mais à cet instant précis, ses mains sont liées, entravées. Puis, une corde arrive autour de sa gorge... la sentence est décidée, le héraut sera pendu ! Non pas pour mourir, mais pour souffrir, éternellement, dans cette bibliothèque.

Sa pression sanguine augmente brutalement, alors que son esprit est harcelé par ces images de livres. Faire le calme dans son esprit est quasiment difficile... Pourtant, l'éternité ne lui est pas inconnue. Dès qu'il ferme les yeux, qu'il concentre légèrement son esprit, il frôle les antiques hérauts qui reposent dans sa mémoire et dans son âme. Ce qui touche particulièrement Ludwig est la maîtrise parfaite de l'énergie de cette attaque... qui reprend point par point des éléments appartenant au style du héraut. Frapper l'esprit de son adversaire par une réalité différente, détruire les repères pour que ses sens aient du mal à garder le contrôle, à suivre cette réalité... La puissance de cette attaque... sa propre attaque, mais sous des airs, des aspects, différents... Son corps monstrueux sort alors de cette arcane psychique, son œil s'ouvrant brutalement, pulsant. Qu'importe le savoir dans un tel environnement : l'esprit ne peut s'abreuver de toute cette connaissance quand il est harcelé et fracturé.

Puis, la voix du héraut résonne dans l'esprit de son adversaire, quelque soit d'ailleurs l'esprit qui domine ce corps. « Magnifique... J'aurais tant apprécié... vous apprendre plus encore sur la façon de détruire son adversaire. Vous utilisez et représentez, en tout cas, votre propre concept avec intelligence... Mais cela n'aura pas entraîné ma défaite... » Puis, la créature cauchemardesque se redresse, hurlant en direction du ciel. Son cri résonne dans la région, alors que son cosmos effroyable s'intensifie à nouveau. Il bondit alors dans sa direction, dévoilant ses longues griffes pour enchaîner de violentes et monstrueuses frappes. Il termine en tournant sur lui-même, les longs tentacules terminant son corps fouettant la titanide. Enfin, des silhouettes efflanquées apparaissent, avant de s'effacer, formant une brume sombre, qui s'avance inexorablement en direction de Mnémosyne. À nouveau, l'espace se tord, deux réalités se touchant, entrant en collision là où la Titanide se trouve. Ni ville, ni monstres... juste le vide. Elle flotte alors dans l'obscurité, cette dernière intoxiquant son corps, son âme, son esprit... Et alors que Ludwig reprend forme humaine, une sphère apparaît entre sa main, observant à travers celle-ci la disparition de la jeune femme. Fermant ses doigts sur l'orbe, il l'écrase simplement, alors qu'un sourire apparaît légèrement sur ses lèvres.

« Exaltez-vous, Déesse ancienne... et écoutez la voix de la Peur. »


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Élément RP à prendre en compte: Le Berserker de Nosferatu possède un cosmos à l'aspect proche de celui du dieu de la Peur.
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Mnémosyne/Aodé Koryû
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MessageSujet: Re: [Combat] La déesse archaïque et le démon abyssal [Ludwig vs Mnémosyne]   Mar 18 Avr 2017 - 22:21

Toujours ces questions justes, celles auxquelles Mnémosyne n'avait pas de réponse - ou ne voulait pas répondre. Pourquoi est ce que ses frères et sœurs n'avaient pas eu la même présence d'esprit qu'elle ? Elle ne pouvait qu'imaginer.

"Leurs raisons étaient certainement nombreuses... Vouloir garder le pouvoir, protéger notre frère et la famille avant tout..."

Pourquoi ce point l'intéressait il tant ? Elle fronça les sourcils.
Ludwig evita avec agilité les coups qui lui étaient portés, sa nouvelle apparence tentaculaire lui facilitant la tâche. Il n'y avait plus rien d'humain en lui, jusqu'à son oeil dont l'iris était en lui même un ballet cosmique grandiose. La Titanide comprit qu'elle pouvait voir dans cette apparence une réponse à ses questions.

La volonté du héraut à saisir l'un des livres intrigua la déesse. Cependant celle ci ne put en lire le titre : les reliures de chaque ouvrage sont initialement vides, l'imagination de chacun se chargeant d'y mettre ce qu'il veut.
Ludwig finit par sortir de cette réalité, un peu abimé certes, mais pas suffisamment pour succomber. Lui même, tout comme son adversaire, était conscient de l'issue du combat.

"Lorsque je sortirai du Tartare il sera sans doute possible de poursuivre cette leçon..."

Face à la puissance du cri du berserker et à l'intensité encore croissante de son cosmos, Mnémosyne ne put que reculer. Elle savait que son trépas n'était qu'une affaire de minutes. Elle savait qu'elle ne pourrait pas attaquer de nouveau. Cependant elle ne se laisserait pas exécuter passivement.
Ludwig se déchaîna en une tornade de tentacules et de pointes tranchantes. La Titanide choisir de dresser une barrière cosmique bien plus puissante et impressionnante que ce qui aurait été nécessaire. L'obscurité ambiante du cimetière se rassembla autour d'elle en un mur presque compact. Par contraste, Ludwig semblait baigné de lumière. Ses coups se perdirent dans la nuit.

Et elle perdit le contrôle des ténèbres. La brume s'intensifia et quelques fantomatiques silhouettes se faufilèrent et rôdèrent. Bientôt, un obscur brouillard l'emprisonna et elle fut envoyée encore une fois dans les abysses.
Il n'y avait rien. Nul paysage dévasté, nul bruit autre que cette entêtante mélopée de flûte. L'obscurité, élément pourtant si familier à la Mémoire, la submergeait et l'opprimait.
Et avec les ténèbres était la peur. La peur, infinie, à l'état pur. Mnémosyne tenta alors de faire le vide dans son esprit, pour pas que cet effroi sans objet n'ait d'emprise sur elle, pour ne pas succomber.

Cette dernière tentative n'avait pas été sa meilleure idée. Sans aucune pensée pour la contrer, la peur s'infiltra plus rapidement et finit par se faire omniprésente. Elle laissait des empreintes durables dans l'esprit de la divinité, qui murmura:

"Aodé... Pardonne moi."

Elle utilisa ses dernières forces pour camoufler le cadavre de son hôte dans une obscurité insondable. Si Ludwig tentait de chercher la dépouille de l'enfant, il se perdrait dans un labyrinthe de ténèbres. À défaut de n'avoir pu sauver la vie d'Aodé, elle préserverait son image.

Elle mourut.
Mais la peur n'avait pas disparu.
Une porte était restée ouverte vers les abîmes.

=> Le Tartare
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Kazuki
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MessageSujet: Re: [Combat] La déesse archaïque et le démon abyssal [Ludwig vs Mnémosyne]   Mar 2 Mai 2017 - 20:53



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MessageSujet: Re: [Combat] La déesse archaïque et le démon abyssal [Ludwig vs Mnémosyne]   

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[Combat] La déesse archaïque et le démon abyssal [Ludwig vs Mnémosyne]

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