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 The Rise of Fear [PV Phobos-Alectryon]

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Phobos
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MessageSujet: The Rise of Fear [PV Phobos-Alectryon]   Ven 7 Avr 2017 - 19:28

La diligence filait tranquillement dans les airs, survolant de nombreux paysages en avançant dans le ciel nocturne de l'Europe. L'aura froide du dieu se répandait sur son passage, laissant dans son sillage les graines de la peur au fond du coeur des hommes et des bêtes. Un malaise les saisissait tandis que le dieu et son serviteur continuaient leur chemin, alourdissant les malheureuses âmes désormais damnées qui les voyaient filer dans la nuit. Phobos se délectait de cette sensation grandissante de son influence sur le monde des hommes. Il ressentait quelque chose tourmenter les hommes plus au Nord, et en tant normal il aurait été châtier celui qui osait concurrencer le dieu sur le domaine de la Peur et de l'Effroi. Mais pour l'heure, il avait bien plus important à faire. 

Ils arrivèrent, lui et Alectryon, en Italie. Il prit l'envie à Phobos de se mêler quelque peu aux humains, et fit en sorte que la diligence se posa au sol, et que les chevaux devinrent quelque peu plus habituels, conservant tout de même un aspect inquiétant , voir maladifs mais néanmoins menaçant. Le cardinal n'avait qu'à veiller sur les environs, les chevaux sachant parfaitement où aller. Au petit matin, le fils d'Arès et le cardinal arrivèrent finalement à Rome. Phobos décida alors de prendre son temps, et s'installa alors dans une auberge. Le dieu, tel un noble, se montrait pour le moins exigeant, et pour ne pas avoir à supporter  le vacarme et le dérangement d'une trop grande promiscuité, fit vider les lieux rien qu'en imposant sa présence. Sa froideur couplée à la noblesse de son attitude empêchait quiconque de s'adresser à lui, et plus encore de le contredire ou de refuser la moindre de ses volontés. 

L'auberge étant désormais vide de tout clients, il était seul avec le cardinal. Phobos s'installa dans un fauteuil après avoir posé sa canne, et commença à lire. Au bout d'un moment, il adressa alors une parole détachée à son serviteur. 


"Et bien, Alectryon. J'apprécie ton attitude servile et désormais respectueuse mais cela ne doit pas t'empêcher de t'adresser à moi quand l'occasion se présente. Si il y a un moment pour se taire, il y en a également un pour parler." 

Phobos referma alors doucement l'étrange et sinistre livre pour lever le regard vers le guerrier. 

"Je suis un dieu dur et effrayant, à juste raison, et il est inutile de dire le contraire. Mais je ne suis pas du genre à rosser sans raison. J'ai déjà conversé avec certains berserkers, et il est grand temps pour toi d'avoir une entrevue avec moi. Tu dois déjà avoir des questions sur la raison de notre voyage, j'imagine?"

Le ton du dieu était véritablement effrayant. Il invitait à la discussion, mais sa voix semblait tranchante, et ne dissimulait aucunement qu'il pourrait le briser si il venait à être contrarié. Mais le dieu était il volontairement menaçant? Ou bien ne serait ce que le fait qu'il était la Peur incarnée, et qu'il ne pouvait en être autrement avec les êtres qui avaient le bon sens de le craindre?

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MessageSujet: Re: The Rise of Fear [PV Phobos-Alectryon]   Mar 11 Avr 2017 - 18:18

Suite au départ de Zyss marquant la fin de l’aventure dans le manoir, le dieu de la peur et son disciple Alectryon reprirent la route vers de nouvelles péripéties. Ils prirent donc place dans le sombre et fantomatique carrosse du seigneur des frayeurs. L’étrange cortège fit son chemin, silencieux et terrible, menaçant comme une ombre qui plane au-dessus des terres des hommes. Ils avaient beau faire leur trajet de nuit, il y avait une pénombre qui entourait la diligence comme si la nuit devenait plus noire et plus froide encore avec la présence du divin maitre de la peur.

Alectryon observât son maitre qui ne dit mots lors du voyage et vit même en lui, à un moment, comme une sorte d’inquiétude. Non ce n’était pas ça, plus comme de l’agacement. Toujours silencieux, le cardinal se rendit juste compte qu’il n’était pas, cette fois ci, la source d’ennui de son dieu. Non, quelque chose attirait ses pensées et ne manquait pas de le faire réagir. Les yeux du berzerker s’illuminait d’admiration devant un esprit si brillant qu’il pouvait discerner jusqu’à l’invisible pour les plus puissants guerriers. Si ça n’était son père et son frère, qui pouvait autant exceller dans sa divine attitude ?

Ils arrivèrent en Italie et se mêlèrent rapidement aux mortels du coin, Phobos se laissant passer pour un noble, ce que son port altier et sa nature hautaine ne démentait pas. Il aurait convaincu n’importe qui alors, quelques paysans Romain, quel jeu d’enfant. Il s’installât dans une auberge et la réquisitionnât dans son ensemble pour les besoin de son confort. Seul avec le cardinal du feu, il s’installât dans un grand fauteuil confortable, prêt d’un feu de cheminée qui faisait danser les ombres sur son noble visage. Il lisait un livre comme lorsqu’il était dans le manoir, un de ces recueils antédiluvien, empli de sombre secrets d’un passé que l’homme tentait désormais d’oublier.

Sans lever le visage de son livre, interpellant négligemment Alectryon qui, un genou en terre, la tête basse, restait dans le plus grand silence. Il entendit son seigneur lui dire son plaisir à le voir respectueux, lui disant qu’il ne suffisait pas seulement de ne rien dire mais de savoir quoi dire et, à quel moment. Toujours silencieux, le cardinal attendit la suite. Les paroles du dieu étaient dure et glaçante, de ce genre de ton que seul un dieu terrible pouvait prononcer. Phobos lui dit ce qu’il attendait de lui, une discussion qui s’imposait, sans doute pour mieux comprendre les tenants et aboutissants de ce voyage. Le visage toujours tourné vers le sol et, avec le ton et les formes les plus appropriées, le berzerker prit donc la parole.
 
Mon puissant seigneur, le fait que je sois en vie témoigne éloquemment de votre grande mansuétude et je ne doute en aucun cas, ni de vos intentions, ni de votre sens de la justice. Si je me tais c’est que je me suis promis de ne plus parler que lorsque vous le souhaiterez ou le jugerez nécessaire.
 
Il tentait de contrôler son émotion de façon à ne pas agacer son seigneur par un ton trop obséquieux qui aurait pu être vu comme un manque de respect. Il n’en était rien.
 
Si donc j’ai votre permission, alors je vous serais reconnaissant de me dire le but de notre voyage et ce que vous attendez de moi afin que votre misérable subalterne vous serve au mieux car tel est mon seul désir en ce monde.
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Phobos
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MessageSujet: Re: The Rise of Fear [PV Phobos-Alectryon]   Ven 14 Avr 2017 - 23:11

Phobos écoutait les mots du berserker. Puis il lâcha alors un soupire d'ennui et d'exaspération. Ce dernier faisait montre d'un certain vocabulaire dans ses paroles, certes, mais la réflexion ne semblait pas être son fort, le berserker étant resté plus d'une heure à genou tandis que le dieu lisait. Et qui plus est, suite à ses nombreuses fautes, semblait tendre plus que de raison à s'auto-flageller, lui, un Cardinal d'Arès. Il était donc grand temps d'avoir cette discussion, quand bien même le dieu s'en serait passé. 


"Contrairement à bien d'autres berserkers, tu sembles avoir reçu une certaine éducation, ton langage trahissant celle ci. Ceci pouvait expliquer bien des choses, sans doute as tu été élevé loin de la religion particulière qui est celle prônée par Arès. Alors je ne prendrais pas de gants avec toi. Pour l'heure tu es faible. Non pas en pouvoir, mais en caractère, en personnalité, en discipline." 


Les paroles de Phobos étaient jetées presque avec désinvolture. Cela pouvait faire l'effet d'une douche froide pour Alectryon, ou bien celle d'un électrochoc. Difficile à dire, cela serait à lui de savoir gérer cela, le dieu se contentant de remettre le guerrier sur la voie qui devrait la sienne, de le faire adopter le comportement qu'il doit avoir non pas en tant que Cardinal, mais en tant que berserker avant toute chose. 


"J'apprécie tes marques de respect, mais le fait de ne bouger désormais que lorsque je te le dis, n'est pas nécessaire, dans certains contextes. Selon les situations, comme celle ci, où je me désintéresse de vous, toi ou un autre, vous pouvez vous considérer comme étant au 'repos'". Vois tu, la discipline a peut être du bon, mais à l'excès elle en devient un fardeau. Les fautes des uns et des autres m'a contraint de me montrer extrêmement sévère, et je ne m'imaginais pas devoir vous dire quand vous pouvez vous relâcher. Cela va donc changer." 


Phobos, d'un signe de la main, fit comprendre à l'aubergiste de leur servir à manger, à lui et au cardinal. Après s'être fait servir le meilleur vin qu'il possédait, le dieu fit une grimace après l'avoir goûté.


"J'avais oublié à quel point, parfois, ce qui était sensé être un bon vin chez les mortels n'étaient que de la piquette." 


Reposant sa coupe, il regarda le guerrier manger, comme si il observait un animal qui était en train de progresser dans son dressage. 


"Autre chose. Tu es un berserker d'Arès. Plus encore, tu es le Cardinal du Feu. En tant que tel, tu dois avoir un certain égo. Cesse de te rabaisser de la sorte, en faisant cela, tu fais honte à Arès qui t'as permis d'être un de ses guerriers et un de ses élites. Oui, tu as été réprimandé pour tes fautes, et il n'y a nul besoin pour toi d'être une loque comme tu te décrits dans tes paroles. Sois comme Zyss, un soldat fier et fiable, une arme, un monstre, qui cesse d'avoir des états d'âmes par rapport à ce qu'il a pu rater pour avancer et se rattraper par la suite. Un guerrier d'Arès est fier! Un guerrier d'Arès est fort! Un guerrier d'Arès est impitoyable! Et un Cardinal se doit d'être tout cela et plus encore!" 


Phobos  fit débarrasser les restes de leur repas, laissant le temps à Alectryon de digérer ses paroles. 


"Ce que j'attend donc de toi? D'être un véritable berserker d'Arès. Pour cela, je t'ai emmené pour parfaire ta formation, te faire évoluer comme j'ai fait évoluer Zyss. Les berserkers ont loués tes mérites et tes qualités alors que tu avais été banni par Arès. J'en ai donc déduit que tu possèdes un certain potentiel qui ne demande qu'à être exploité. Et je compte bien le mettre à profit. Pour le reste, nous sommes ici pour retrouver une partie de moi, gardée ironiquement et sans le savoir par quelques uns de mes ennemis séculaires. Mais tu auras les détails un peu plus tard, pour le moment repose toi. Car si tu n'arrives pas à devenir le monstre que je souhaite, tu succomberas face à eux. Le manteau de la nuit sera le moment idéal pour nous d'agir, donc tu as encore plusieurs heures avant que nous n'agissions." 



Le fils d'Arès laissa alors le quartier libre à Alectryon, lui laissant occuper son temps comme bon lui semblerait, la nuit étant encore lointaine en cette heure. 


 

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MessageSujet: Re: The Rise of Fear [PV Phobos-Alectryon]   Mer 19 Avr 2017 - 22:46

La conversation eut donc lieu, le dieu de la peur faisant avec son cardinal, le point qui devenait plus que nécessaire. Ce qu’on lui reprochait ? Il ne le savait que trop bien. Ainsi ce ne fut en aucun cas une surprise d’entendre son dieu lui dire qu’il manquait de force de caractère, de personnalité. Une remarque qui fit glousser quelqu’un dans son esprit. Le démon scellé en lui faisait encore des sienne et semblait gouter la situation, un peu trop au gout du berzerker. En aparté celui-ci lui parlât.
 
Ce que t’explique ton dieu c’est que tu es un mauvais berzerker et un mauvais cardinal mais, c’est tout… on ne va pas en faire une maladie. En gros t’es un zéro, c’est bien toujours c’que j’ai dit ?
 

Oui merci ! J’ai toujours apprécié tes interventions fortes à propos et bien constructive.
 
Mais son seigneur continuait et ses mots étaient d’autant plus glacials qu’ils étaient d’une vérité criante le tout avec une pointe d’indulgence que le cardinal n’était pas certain de mérité. Il lui fit remarque que l’excès de respect, forçant le mutisme était contreproductif et, il fallait bien admettre que c’était vrais. Il n’attendait pas ça d’un cardinal, éventuellement d’un simple guerrier mais pas d’un chef d’armée et, ce comportement ne fait que jeter le ridicule sur le maitre du feu. Le dieu de la peur fit servir un repas et conviât son serviteur à manger. Devant tant de mansuétude le démon ricanât.
 
C’est étonnant qu’il laisse passer ça… Pourtant ton comportement est moisi, tiraillé entre ton imbécilité d’ordre général et ta surprenante incapacité à suivre un ordre.
 
Je vais y remédier, cesse de me tourmenter.
 
J’y compte bien, tu n’es pas le seul pour qui la survie est en jeu.
 
Alors que le cardinal mangeait tranquillement, il sentit le regard de son maitre sur lui. Sa majesté ne goutait pas ou prou ce que les humains avaient de faste et qui pour lui ne semblait que de la nourriture pour porcs, rien d’autre. Il délaissât cette odieuse pitance pour reprendre la parole et apprendre à son subalterne ce qu’un berzerker se devait d’être, le fait de se rabaisser devant ses camarades étant un tort. Qu’il fallait jouer de sa fierté, montre plus de courage, de volonté, bref s’en faire greffer une paire.

Le terrible seigneur de la peur ordonnât qu’on desserve les plats, bientôt la pièce fut de nouveau, lieu convenable pour des sujets plus importants. Il lui expliquât la raison de leur venu dans ce pays. Alectryon l’écoutât avec un silence religieux. Sans entrer dans les détails, il apparut qu’ils étaient ici pour récupérer une partie du fils d’Arès gardé par certains de ses ennemis. Le berzerker du feu s’amusât de penser que de simple humains se dressait entre Phobos et son bien… quels malheurs allaient bientôt s’abattre sur eux ? Cependant, les propos de son seigneur lui firent comprendre qu’il n’allait pas avoir affaire à de simples guignols et que sa force et ses capacités destructrices seraient mise à l’épreuve pour leur faire face. Comme l’assaut n’aurait pas lieu avant la nuit, le divin maître lui laissât son après-midi pour se détendre.
 
Je vous remercie mon puissant maître, je saurais me montrer à la hauteur de vos attentes, j’ai bien entendu vos remarque et vais corriger toutes partie de mon être qui ne vous convient pas. Je vous remercie de votre confiance et merci pour cette permission.
 
Sur ces mots, il quittât l’auberge après avoir salué son seigneur comme il le devait et, parti visité Rome. C’était une ville qui par certains de ses vestiges, lui semblait familier, il y en avait des semblable quoique de style différent dans son pays natal. Il vit la grand basilique Saint Pierre, siège du pontificat et lieu éminemment interdit au commun du peuple et les étrangers, surtout ceux qui avait une allure comme celle d’Alectryon. Celui-ci se demandât si leur venu ici n’avait pas un lien avec cette grande bâtisse.  Bientôt la lumière commençât à décliner, la nuit tomberait sous peu. Alectryon rentrât promptement auprès de son maitre avant que celui-ci ne puisse s’en inquiéter. Une fois devant lui, il posât de nouveau un genou en terre respectueusement puis, pris la parole.
 

Je suis prêt seigneur, à répondre à vos ordres. Puis-je me permettre de vous demander si notre mission est en rapport avec le siège Papale que je sache qui sont les impudents qui se mettent entre vous et vos attentes et que je vais avoir le privilège de tuer pour vous.
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Phobos
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MessageSujet: Re: The Rise of Fear [PV Phobos-Alectryon]   Ven 21 Avr 2017 - 17:58

Le fils d'Arès, plongé dans ses pensées, se reposait. Il n'avait prêté qu'une oreille discrète à son serviteur lorsque celui ci avait pris congé de lui. Le dieu n'était pas dupe, et si il ne doutait pas que les intentions d'Alectryon étaient de bien faire, il était clair qu'il avait encore un long chemin à faire pour parvenir à ce qu'il attendait de lui. Phobos n'excluait pas de forger de ses propres mains le guerrier comme il l'avait fait avec Zyss, envisageant même de plus en plus ce procédé bien moins éprouvant pour lui que de perdre son temps à l'éduquer 'comme un humain'. Mais Phobos doutait trop de la réussite de ce procédé , Alectryon lui paraissant plus fragile que Zyss pour supporter un tel traitement, sans oublier la présence mesquine du démon que son frère avait eu le "génie" de lui planter dans le coeur. Quoiqu'il en soit, le temps passait tandis que le dieu laissait vagabonder ses pensées et ses réflexions, et ce, jusqu'au moment où le cardinal fit son retour. 


Et à peine était il arrivé que ce dernier commençait à le questionner de nouveau sur la raison de leur présence ici. Laissant s'échapper un léger soupire, le dieu lui répondit froidement.

"Tu parles trop!" 

La Peur se leva alors, sentant la lune haute dans le ciel qui avait recouvert son voile d'ébène. S'appuyant sur sa canne, il avança alors lentement, plus par flegme que par fatigue. Il ne regarda pas une seule fois le guerrier, passant à côté comme si de rien n'était. 

"Chaque chose en son temps." 

Le dieu se dirigea alors vers la porte, puis, de sa canne, indiqua alors l'aubergiste à Alectryon, et sur un ton détaché lui donna alors un ordre aussi concis que précis. 

"Tue le. Proprement." 

La peur ne laissait pas de témoins derrière lui, le reste du personnel ayant d'ores et déjà succombé à la présence glaciale du dieu. Ce dernier ne perdit pas de temps à observer un spectacle ennuyeux et banal, et sortit alors dehors. Sans attendre, espérant que le guerrier le suive, Phobos avançait tranquillement dans les rues désertes. Au fur et à mesure qu'il avançait, les ténèbres se faisaient plus sombres, plus étroites, plus oppressantes, pour finalement arriver au bout d'un long moment sinistre et lugubre à l'entrée du Vatican. Le dieu avait pris soin d'étendre les ombres autour du domaine papal qui se retrouvait cerné par l'influence macabre du fils d'Arès. On pouvait même dire ainsi que le Vatican se retrouvait pris dans les griffes de la Peur. Littéralement. 

Savourant cet instant, Phobos avança finalement d'un pas ferme, prenant son temps pour apprécier sa marche sur le domaine, un sourire effrayant naissant sur son visage, comme amusé à l'idée de retrouvailles sanglantes et horribles qui l'attendaient. 



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MessageSujet: Re: The Rise of Fear [PV Phobos-Alectryon]   Dim 23 Avr 2017 - 20:11

La réponse de son seigneur, « tu parles trop »… Sec et glacial comme une lame s’abattant sur une nuque, tel était le ton du dieu. Dès lors, Alectryon scellât ses lèvres afin de ne plus être une source d’ennui pour son divin maître. Il l’invitât à la patience, chose qui faisait défaut au cardinal. Phobos avançât d’un pas lent et résolu, avec cette allure royale qui le distinguait et qui lui seyait si bien.
 
*Je ne sais définitivement pas quand la fermer… c’est ça mon drame !*
 
Alectryon s’en voulait mais ne perdit pas de temps avec des fustigations inutiles et fastidieuses. Il fallait être prêt à répondre aux ordres du maître. Celui-ci lui désignât l’aubergiste et lui dit de le tuer « proprement ». Ce mot n’était pas là par hasard et cela devait sans doute être dû au massacre dégoutant qu’il avait fait lors du siège du manoir. A trop vouloir faire dans le zèle, on fait souvent pire que mieux. Alors que son seigneur partait de l’auberge, Alectryon saisit l’aubergiste à la gorge. Il était tellement dans ses pensées sur ce qu’il ferait pour remonter dans l’estime de son maître qu’il n’entendit aucune supplique mais cessât son emprise, une fois qu’il sentit les vertèbres de l’homme, se briser entre ses doigts.
 
*Voilà une bonne chose de faite ! Pensât-il avec détachement.*
 
Il fut alors frapper par ses changements. Lui qui il n’y avait pas si longtemps, pleurait à l’idée de faire du mal à de pauvres homme… Ouin ouin ! Il en riait à présent. Comme quelqu’un qui se serait libérer d’un imposant fardeau. Le souvenir même de sa pathétique couardise lui semblait tellement ridicule qu’il en aurait éclaté de rire. Mais il n’en fit rien, son seigneur l’attendait et il n’avait que trop trainer dans cette auberge. Au moins la mission était accompli, le tenancier était mort et sans avoir rependu son sang.

Alectryon sortit et suivit son maître, trois pas derrière lui, par respect mais, assez proche pour parer à toutes les situations. Ils avancèrent tous deux dans les rues de la ville, les ténèbres du dieu de la peur les enveloppant et déployant une aura de peur glacée. Ils arrivèrent bientôt devant le Vatican, confirmant les soupçons de son cardinal. Toujours silencieux, Alectryon suivit son seigneur alors qu’il entrait dans le domaine sacré, un sourire carnassier se dessinant sur son visage.
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MessageSujet: Re: The Rise of Fear [PV Phobos-Alectryon]   Mer 3 Mai 2017 - 16:28

Le dieu pénétrait dans l'enceinte avec fermeté et facilité. Son aura froide frappait les gardes et autres, les saisissant d'une main glaciale et étreignant leurs coeurs, faisant fuir les uns, brisant les autres dans l'effroi macabre que Phobos aimait semer sur son passage. Dans son sillage, le cardinal du Feu l'avait rejoint et le suivait, sans dire un mot. Avançant sans la moindre hésitation, le fils d'Arès força les portes du palais du Saint Office. Il ordonna alors à Alectryon de lui amener les prisonniers enfermés dans les prisons qu'hébergeaient le Palais. Etant seul un instant, le dieu sentait que l'affrontement était tout proche. Lorsque les prisonniers furent là, Phobos passa alors sa main froide sur eux, sans même les regarder. A son contact, leurs esprits vacillaient, laissant place alors à leurs pulsions animales et sauvages tandis qu'ils devenaient forts et féroces malgré un aspect maladif inquiétant. 


"Bien. Maintenant que la main d'oeuvre est prête, nous pouvons les relâcher. Ces animaux seront suffisants pour nous annoncer et semer quelques peu le désordre chez l'ennemi."
 
Les dizaines de prisonniers s'éparpillèrent alors à travers le Vatican, tuant, violant, massacrant quiconque se trouvait sur leur chemin. Phobos sortit du palais pour se diriger vers la Place Saint Pierre, appréciant les cris qui s'entendaient au loin, témoins de la violence qui se déchaînait dans ce lieu "saint". Il observait alors la fameuse place, à la fois songeur et amusé.


"Les choses ont bien changées, depuis le temps. Il est amusant de voir à quel point l'égo des hommes souille cette religion aussi hypocrite que ridicule."


Le dieu se tourna alors légèrement vers Alectryon.


"Je ne pense pas que tu connaisses l'existence de l'ordre d'Iscariote. Vois tu, Iscariote était le nom de Judas, et ce nom est devenu celui d'une aile secrète au service du Vatican. Cette organisation est mon ennemie depuis fort longtemps, et ... " 

Phobos s'arrêta alors de parler, tournant la tête pour observer les alentours, percevant il semblerait une présence. 

"Hum... je vois. Et bien, ils ont été plus rapides que dans mes souvenirs. Voilà qui promet. Bref, tu vas affronter cet ordre, Alectryon. Tu ne possèdes pas ton armure, mais tu n'en es pas moins un Cardinal d'Arès alors tu devrais, logiquement, survivre à cette épreuve." 

Le dieu s'était rapproché de lui, et avait posé sa main froide et ferme comme une serre sur son épaule. Le corps, non, l'âme même du berserker semblait se glacer à son contact, tandis que la voix détachée de la Peur continuait. 

"Tes plus puissantes techniques de combat viennent d'être scellées. Désormais, et jusqu'à nouvel ordre, la peur t'empêchera de les utiliser pour venir à bout de mes ennemis. Ceci est ta nouvelle épreuve. Survis, affine tes pouvoirs, accentue ta force, ta rage, ou bien meurs!" 

Et c'est sur cette mise en garde que Phobos disparu, laissant Alectryon seul, face aux ombres qui arrivaient pour l'éliminer. 



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MessageSujet: Re: The Rise of Fear [PV Phobos-Alectryon]   Mer 17 Mai 2017 - 23:50

Phobos et son cardinal n’avait pas ou peu rencontré de résistance avant d’arrivé dans le palais papal. Enfonçant les portes, ils pénétrèrent dans l’enceinte sacré et l’ordre fut donner au guerrier du feu de ramener les prisonniers qui séjournaient dans les geôles dudit palais. La tâche fut accomplie vite fait et pour une fois, sans que la médiocrité d’Alectryon ne porte préjudices aux plans de son divin maître. Il ramenât tous les glandus qui trainaient dans les prisons et les présentât à son seigneur. A son contact, ils se transformèrent en sorte d’animaux, sauvages, poussé par un instinct de destruction primordial. En les voyant partir et semer le chaos sur leur passage, le cardinal ne pouvait s’empêcher d’admirer la pureté des sorts de son maître.
 
Alors le dieu de la peur fit part à son sbire de l’ordre Iscariote, ordre de défense de la cité papal, réquisitionné seulement dans le cas des menaces les plus sérieuses. Il allait de soi que la visite destructrice d’un dieu païen et l’emploi de ses sorts devaient les faire sortir de leur trou. En effet, les soldats d’élite apparurent bientôt, plus tôt que le dieu ne se l’était imaginé à en croire ses propos. Phobos ordonnât à son cardinal d’éliminer les membres de l’ordre sans son armure et, pour corser le tout, figeât par la peur, ses plus puissantes attaques. Il y avait là pour le cardinal, une excellente occasion de montrer à son divin seigneur, la puissance de son serviteur. Le fils d’Arès disparu, laissant à Alectryon le soin d’accomplir sa mission.
 
Le berzerker du feu s’amusait par avance du combat qu’il allait mener, sûr d’une large victoire face à de pathétique humains que même un entrainement élitiste ne suffirait pas à rendre digne même d’être une menace pour un soldat de base d’Arès. Deux humains se jetèrent sur lui, une hallebarde dressée devant eux. D’un mouvement du corps, pivotant, le cardinal se débarrassât d’eux, les forçant à s’empaler l’un l’autre. La scène lui semblait si drôle qu’il en eu un rire gras et provoquât les troupes avec une de ses bravades.

C’est tout ? C’est là tout ce que la terrible section Isc…
 
Il ne put finir sa phrase, une lame s’enfonçant dans sa chaire de puis son dos. Dans leur manœuvre ils avaient camouflé un camarade qui en avait profité pour porte un coup terrible qui laissait le macédonien sans voix. Il se retournât, les yeux injecter de sang, furieux de s’être fait humilier de la sorte. D’un mouvement leste du pied, il décrivit un arc enflammé, son fire slash, qui embrasât son adversaire qui se consumât en se tordant de douleur. Alectryon retirât la lame et cautérisât de ses flammes la plaie pour limiter les dégâts. Il verrait la graviter de sa blessure plus tard. Le tout était d’éviter de perdre tout son sang avant la fin du combat.
 
Un autre groupe arrivât prêt à en découdre. Ils pointèrent leur arme de la même manière et en rang compact pour donner l’illusion d’un mur. Alectryon ne voulut les laisser s’approcher de crainte de subir la même blessure, tant dans sa chaire que dans son orgueil. Il lançât son attaque du toucher de la mort, une projection de coups qui mit fins aux existences de ces hommes. Cette fois ci, personne ne pouvait être passé derrière. Non en fait, derrière le groupe, il y avait un lot de tireurs embusqué qui firent feu dès leur camarades à terre.
 
La morsure du métal se fit sentir partout dans son corps mais, la douleur n’était pas là. A vrais dire, elle était présente mais, occulter par la colère, la haine que le guerrier ressenti envers ses assaillants. Une colère sombre, froide, raide et prête à annihiler la moindre lueur d’espoir. Alectryon se redressât, déchirât les derniers lambeaux de son haut maculer de sang et fit face au reste de ses adversaires. Il n’était pas comme lorsque le démon l’avait pris, il avait une apparence calme mais une aura de mort émanait de lui. Cela aurait suffi à terroriser n’importe qui mais ces humains-là n’étaient pas normaux. Une voix parmi eux pris la parole.
 
Tu es le chien de cette abjecte créature ?
 
L’impudent qui proférait ces paroles se fit voir. Il était d’un certain âge mais, malgré le nombre de ses années, il ne semblait aucunement souffrir des symptômes de la vieillesse. Il était grand, le corps noueux et vigoureux, bien battit et portait une sorte de soutane blanche, largement ouvert, lui donnant libre court à tout mouvements. Il avait un regard exalté comme sous l’effet d’une révélation constante. Alectryon en avait déjà vu, il s’agissait de fanatique, tellement acquis à une cause que rien ne pouvait les en détourné. Ce genre d’humains était dangereux car capable de tout.
 
Je suis le serviteur de la peur, celle devant qui, même les fanatique comme vous, ploie.
 
Tu n’as rien compris si tu penses sortir d’ici vivant, ton maître et toi n’avez aucune idée de comment l’ordre a évolué. Comme tu l’as constaté, de simple humain ont portait la souffrance dans ta chair, toi le guerrier au service d’un dieu païen. Regarde maintenant ce qu’un élu comme moi peut faire.
 
En un battement de cil, le prêtre se trouvât face au cardinal, interdit. Il ressentit une vive douleur alors qu’une sorte de lame lui perçait le côté. Une blessure volontairement minime, le chat voulait jouer avant de tuer sa proie. Faisant s’enflammer son corps, le guerrier du feu frappât son adversaire mais, sans succès. Avec sa vitesse, il était revenu à son point de départ et n’avait en aucun cas été menacé. Il utilisait une vitesse que seul, jusqu’alors, les guerriers des dieux pouvaient atteindre. Alectryon cherchait à cautériser sa plaie mais, peu importait l’intensité de la flamme, la plaie ne se refermait pas.
 
Très bien, il va falloir que je te tue rapidement alors.
 
Le cardinal fonçât sur son adversaire, brûlant deux guerriers au passage, pivotât pour esquiver une attaque maladroite bien que mortel et se fendit d’un large mouvement du poing pour délester un corps de sa trop pesante tête. Alors qu’il tentait de se débarrasser des importun qui n’avaient pas compris son envie de duel, il reçut une nouvelle blessure administre par le prêtre, négligemment. Cette fois ci la lame avait parcouru son épaule qui fonctionnerait que par l’adrénaline et la force de sa volonté. Il arrachât le bras d’un fanatique, arrêtât un coup avec, projetant du sang sur son visage, avant de plonger ce même bras dans la poitrine d’un autre combattant.
 
Ils avaient de la ressource et ne craignait pas la douleur mais, finalement il parvint à se débarrasser des autre, ne laissant que le prêtre et lui pour ce combat final. Les deux protagonistes se jetèrent l’un sur l’autre, combattant avec acharnement, aucun des deux ne voulant céder un pouce de terrain à l’autre. Le sang éclaboussait les murs et le sol mais, cette fois ci, le prêtre ne pouvait se cacher derrière ces hommes et sa vitesse ne compensait pas celle d’Alectryon. Le prêtre sorti un médaillon et son éclat s’intensifiât allant jusqu'à aveugler le cardinale. Il le mit alors autour de son cou et la lumière se calmât pour irradier du corps de l’ecclésiastique. Celui-ci créât un choque de lumière qui transformât le palais en un immense éclair blanc.
 
Lorsque la lumière se calmât, le bras droit du macédonien ne répondait plus, pendant lamentablement inerte sur le côté. Le corps du berzerker était couvert de sang et de brûlure, il apprit de cette manière que les flammes n’avaient pas ce monopole de consumer. Il fallait que le cardinal mette fin à ce combat avant qu’une autre surprise ne fasse son apparition et ne rendre la victoire impossible. Après un échange de coups rageur, et ce, malgré son handicap, il parvint à saisir la gorge de son adversaire dans l’étreinte de sa main gauche, ses doigts comme des étaux, écrasant le larynx du prêtre dont la respiration se fit de plus en plus difficile. Il ne lâchait rien pourtant et continuait à lacérer le corps du macédonien d’une main, alors que de l’autre, il tentait de se libérer de son emprise.
 
Alectryon lui jetât un regard froid, implacable, alors que la pression de ses doigts allait plus forte. Il fit appel à ses flammes pour augmenter les dégâts de sa prise mais, curieusement, au lieu de le brûler comme le fond les flammes normales, celle-ci devenaient sombre et froide mais, la brûlure était toujours aussi intense sinon plus. Bientôt, il senti quelque chose s’écraser entre ses doigts et le corps du prêtre retombât inerte. Relâchant son étreinte, le corps meurtri, Alectryon mit un genou en terre, cherchant à reprendre son souffle alors que la douleur se rappelait à son bon souvenir. Ces soldats l’avaient surpris, ils étaient bien plus forts que des humains classiques et en un sens valaient bien des guerriers d’armure sacrée. Il avait payé fort, le prix de sa victoire dont les souffrances le cuisait mais, curieusement, dans ce moment où il semblait plus mort que vif, jamais il ne s’était senti aussi vivant.
 
A qui le tour, maintenant ?
 
Dit-il un sourire en coin.
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MessageSujet: Re: The Rise of Fear [PV Phobos-Alectryon]   Lun 22 Mai 2017 - 1:34

https://www.youtube.com/watch?v=d6nWkmQfaiE


On aurait pu penser que le dieu avait abandonné le guerrier face aux hordes dangereuses de l'Ordre d'Iscariote, comme si il ne voulait pas assister à la bataille et à l'éventuel échec du Cardinal. Mais la réalité était toute autre, le fils d'Arès arrivant à suivre les faits et gestes d'Alectryon tout en agissant dans l'ombre, plus loin, là où se trouvait réellement ce qu'il était venu chercher.  Le dieu ne dit mot lorsque le guerrier, de par son imprudence ou son inexpérience, se fit blesser une première fois par les premiers gardes, vulgaires piétailles d'un ennemi redoutable au point d'être estimé par la Peur elle même. Ni encore quand Alectryon fut touché par les tireurs embusqués qu'il n'avait pas repéré, trop occupé à disperser la mort et les flammes sur son chemin. Et encore moins lorsqu'il se fit malmener par le prêtre qui semblait aux premiers abords s'amuser avec le berserker. Qu'aurait il pu dire, l'un comme l'autre le décevant, le cardinal par les blessures qu'il avait reçu par de sombres troufions qui étaient loin d'être digne d'Iscariotte, et le vieil homme qui jouait dangereusement avec le feu, démontrant par là une imprudence stupide de la part d'un représentant de cet ordre qu'estimait Phobos. Les tours de passe passe du prêtre étaient risibles pour le dieu, mais ils semblaient fonctionner sur Alectryon. La lutte était bien plus acharnée qu'il aurait pu le prévoir, lui qui s'attendait à ce que la première vague soit tout bonnement annihilée par le Maître du Feu,  élite de l'armée d'Arès. Et vu la manière avec laquelle il avait mis à mort le prêtre, lui laissant l'opportunité de le frapper encore sans songer un seul instant à la suite des affrontements, Phobos ne se faisait plus de fausses idées: le berserker allait souffrir! 


Tandis que le macédonien au service de la Guerre, après avoir laissé une multitude de corps en charpies ou en cendres sur la fameuse Place Saint Pierre, défiait l'ordre d'Iscariote malgré ses blessures, une voix se fit alors entendre. Une voix au ton solennel, semblant relever le défi du Cardinal du Feu.

"Nous sommes les serviteurs de Dieu et les messagers de Sa Justice. Nous sommes les instruments de Sa Colère Divine sur Terre. Nous sommes appelés à purifier les cendres de la chaire de tes ennemis! Loué soit notre Seigneur. AMEN!" 

Un homme avançait, seul, vers le centre de la Place Saint Pierre, pour aller à la rencontre du Cardinal du Feu. Il était grand, semblait robuste et strict. Les cheveux courts, une barbe de trois jours, son regard était dissimulé derrière des lunettes dont les verres brillaient sous la pâle lumière de la lune. Cet homme avait une démarche sûre et froide. Une croix d'argent était suspendue à son cou et brillait d'une lumière surnaturelle, et tandis qu'il approchait, Alectryon pu discerner de longues baïonnettes dans ses mains. 

"La violence n'est jamais la bonne réponse, à moins d'être utilisée contre les monstres et les païens. Meurs, chien de Phobos!"

L'homme savait manifestement contre qui il allait se battre. Et rapidement, Alectryon réalisa une chose, un fait auquel il ne devait peut être pas s'attendre: la soif de sang de cet homme valait bien celle de plusieurs berserkers réunis! Sans attendre, dans un geste véloce emplie d'une force aussi impressionnante que sa foi meurtrière, il lança les baïonnettes qui se plantèrent dans le corps du cardinal. Tandis que d'autres lames faisaient mystérieusement leur apparition, la voix du soldat pontifical continuait de se faire entendre. 

"Nous sommes des apôtres, sans être des apôtres..." 

Les coups pleuvaient, submergeant le serviteur d'Arès qui devait faire face à un homme dont la force semblait capable de rivaliser avec celles des plus grands berserkers, des terrifiants juges des enfers, et surpassant clairement celle des chevaliers d'or d'Athéna. Le sang coulait alors à flot sur le sol, et cette fois ci, ce n'était pas celui de ses victimes, non, il s'agissait du sang du guerrier d'Arès. 

"Nous sommes des disciples, sans être des disciples..." 

L'homme continuait de parler tout en frappant, fanatique dont la Foi à priori sans failles semblait alimenter sa puissance. Jamais il n'aurait pu imaginer qu'un mortel au service de "Dieu" puisse être aussi dangereux. Les lames virevoltaient en tout sens, et comme dans une valse sanglante, faisaient pleuvoir le sang. Les flammes du Cardinal semblait vaines, à chaque utilisation, une lame les faisait taire, transperçant le guerrier pour voir une nouvelle lame apparaître, et ce continuellement. 

"Nous sommes croyants, sans être croyants..." 

Le corps meurtri, transpercé, tranché, de parts et autres, Alectryon avait de plus en plus de mal à se mouvoir, la douleur le saisissant et l'étourdissant comme rarement il ne l'avait jamais été. Et la pression spirituelle que maintenant le père en face de lui n'arrangeait rien. 

"Nous sommes des traîtres, sans être des traîtres..." 

La voix et la volonté absolue de l'homme terrassait alors sans le moindre doute celle du berserker tandis qu'il mettait son corps en charpie, frappant sans relâche, tranchant sans retenu. En plus de posséder une habileté au maniement de ses baïonnettes, il était fort, peut être même plus que lui, sa foi décuplant alors ses capacités physiques. 

"Nous sommes la mort, et les séides de la mort.." 

Pas un seul des coups que le berserker avait tentés n'avait réussi à atteindre l'homme de Foi. Cela était un combat en sens unique, largement, et cette humiliation devait être la pire des blessures qui lui avait été infligée de sa vie. Il comprenait alors l'estime que Phobos portait à cet ordre obscure qui valait bien l'armée des berserkers. 

"Nous nous inclinons humblement et demandons le pardon de notre Seigneur, nous nous présentons en révérence à Dieu, nous vaincrons tous ses ennemis!" 

D'un violent coup de pieds, il envoya voltiger Alectryon qui s'écrasa au sol plusieurs mètres plus loin, ce dernier n'étant désormais plus que moins que son ombre. Des dizaines de lames avaient été brandies contre lui, et comme si ce cauchemar n'allait jamais se terminer, l'homme en ressortait encore d'autres tandis qu'il se rapprochait, comme pour en finir. 

"Nous sommes ceux qui brandissent leurs dagues sous cette nuit sans lune. Nous sommes ceux qui arrosent leurs dîners de poison. Nous sommes des assassins. Ceux qui ont embrassé..." 

"Le Chemin de Judas Iscariote!" 

Une voix froide coupa court alors au guerrier fanatique, une voix familière à Alectryon. Derrière ce dernier, le fils d'Arès venait de faire son apparition, ne prenant pas la peine de regarder le Cardinal.

"Père Anderson, si je m'attendais à vous revoir après tant d'années. Les siècles ont passés, et vous êtes encore Paladin dans cette section XIII. Quelle tristesse de voir un 'homme' tel que vous au service de ce 'Dieu'. J'imagine que la proposition que je vous ai faite dans le passé ne vous intéresse toujours pas?" 

L'homme avait cessé d'avancer, mais Alectryon pouvait ressentir une hostilité bien plus violente de son adversaire envers son dieu qu'envers lui. De nombreuses questions devaient passer dans sa tête, mais malheureusement, il n'avait pas le temps d'y réfléchir, l'homme jetant directement des lames vers son maître. Les lames se stoppèrent net dans le vide, avant de se briser.

"Allons, avant de vous emporter, mon Père, vous devriez observer ce pourquoi je suis venu jusqu'ici, voyez par vous même!"

Phobos tenait en effet un objet dans sa main. Il s'agissait d'une coupe. Toute simple, à première vue, mais en réalité, il s'agissait nul autre du ...

"Le Saint Graal!? Sale enflure! Ne crois pas en réchapper vivant après ça!" 

Mais étrangement, l'homme ne semblait plus pouvoir se mouvoir. Phobos le tenant à distance, il prit alors la liberté de continuer de parler.

"Et oui, du moins... ce que vous avez cru être le Graal. Vois tu, cette coupe, sensée avoir recueilli le sang du 'Christ' , et que vous avez habilement dissimulé avec toutes vos reliques sacrées, d'ailleurs je vous respecte pour avoir réussi à mettre la main sur bon nombre d'entre celles que vous possédez, n'a pas réellement servie à cela. Elle a bien reçue une part de divin en son sein, vois tu, mais pas du Dieu que vous pensiez." 

Phobos brisa calmement alors une croyance de leur ordre. Si le Saint Graal existait réellement, ce n'était en rien celle qu'ils avaient pris depuis tant de siècles pour leur relique sacrée. En réalité, Phobos s'était joué d'eux dès le début, leur faisant par ses manipulations et ses jeux de pouvoirs s'imaginer qu'il s'agissait de la relique sacrée tant recherchée alors qu'en fait, elle renfermait une partie du dieu de la Peur lui même. 

"Quelle meilleur cachette aurais je pu trouver à part celle de l'ordre de Mathieu? D'ailleurs, il va falloir revoir sa composition, je le craint, car j'ai été contraint d'occire ceux qui se sont trouvés sur mon chemin... On se calme, Paladin!" 

La volonté vengeresse de l'homme était telle qu'il avait réussi pendant un court instant à dépasser la domination du dieu pour se jeter sur lui. Mais Phobos était un dieu à la poigne de fer. Tandis qu'il étranglait le Paladin d'une main invisible, il posa alors le regard sur Alectryon.

"Tu as pris tes ennemis un peu à la légère. J'espère que la leçon t'as été utile, quoiqu'il en soit, tu es encore en vie et c'est encore plus que suffisant. Vois tu, le Père Anderson et moi même partageons une longue histoire, et il me serait plaisant qu'il assiste, impuissant, à ce qui va suivre. Malheureusement pour moi, je ne vais pas pouvoir le garder ainsi éternellement, alors je compte sur toi pour l'empêcher de me déranger, au moins le temps que je termine ce que j'ai à faire."

Le sombre dieu donnait ainsi une ultime chance d'être utile à Alectryon. Et ce, malgré son état. Après tout, la volonté de guerroyer et d'obéir à ses maîtres devaient être les seules choses importantes à un berserker, avec une fureur l'animant au détriment de son corps. Les anciens berserkers étaient ainsi, et Phobos espérait raviver donc cet esprit là chez lui. Libérant Anderson de ses entraves, ce dernier lança une nuée de lames en direction du dieu maléfique qui avait osé se moquer de lui, et surtout de leur Foi.


Un combat effroyable et impitoyable s'engagea alors entre Alectryon et Anderson. Les coups étaient violents, mais ni l'un ni l'autre ne semblaient broncher, le guerrier du Feu arrivant désormais à atteindre son ennemi. Etait ce parce que le Paladin était déstabilisé? Etait  ce parce que le Cardinal était prêt à mourir pour son dieu? Peut être les deux qui sait? 

*Par la Rage, tu as la Puissance. Par la Puissance, tu as le Pouvoir. Par le Pouvoir tu as la Victoire! Abreuve toi par le sang, par la violence, par la brutalité, laisse libre cours à la folie guerrière d'un vrai berserker! Il te faudra bien ça pour égaler le Paladin d'Iscariotte!* 

La voix de Phobos commandait Alectryon dans sa tête, lui prodiguait conseils pour le former comme un forgeron prodigue des coups de marteau pour forger une arme. 

*Tu es le cardinal du Feu, mais le Feu n'est pas que de flammes. Le Froid, attisé comme une braise ardente, peut être tout aussi brûlante, si ce n'est plus, qu'une flamme azure. Oui, une flamme froide, et claire comme la glace, est également un Feu capable de dévorer tes ennemis...* 

Le dieu guidait son guerrier pas à pas pour qu'il trouve en lui une nouvelle source de pouvoirs. Non seulement de le rapprocher de l'état primitif des berserkers, il lui fallait autre chose que le feu pour semer la mort, car Phobos appréciait la polyvalence d'un guerrier au delà de son efficacité. Après avoir semé quelques graines en lui, le fils d'Arès détourna son attention pour la reporter vers la coupe. Faisant apparaître le livre qu'il avait récupéré au Liechtenstein, il retira de la couverture une étrange pierre bleue cristalline. Il s'agissait en réalité d'îchor cristallisé de Phobos, un îchor de l'époque où il ne faisait qu'un avec la part de lui même enfermée dans cette coupe. Ignorant les cris de luttes et le fracas des armes qui se déchaînaient derrière lui, Phobos serra cette pierre dans sa main, lui rendant alors sa forme liquide pour la verser dans la coupe. Tendant celle ci vers le ciel nocture, Phobos ignora alors que le Père prit le dessus sur le berserker, et récita alors des mots sombres et ténébreux, faisant lever un souffle mauvais au dessus du Vatican, faisant gronder alors même les cieux. 

"Ya na kadishtu nilgh'ri stell'bsna Nyogtha,
K'yarnak phlegethor l'ebumna syha'h n'ghft,
Ya hai kadishtu ep r'luh-eeh Nyogtha eeh,
S'uhn-ngh athg li'hee orr'e syha'h" 


Un éclair malsain éclaira alors un instant la place et laissant entrevoir une aura obscure s'éveiller dans la coupe. Phobos porta celle ci alors à sa bouche, et bu, au moment même où le Père porta un coup fatal à Alectryon, faisant tomber au sol, au bord de la mort, le Cardinal du Feu qui avait tout donné pour son dieu.  A cet instant, La Pièta, statue de la Vierge Marie tenant le corps du Christ descendu de sa croix versa des larmes de sang! Un froid maléfique frappa alors Rome, tandis que la coupe tomba au sol dans un bruit métallique. Un grondement sinistre et macabre se fit alors entendre, si inhumain et si terrifiant qu'il figea le Père Anderson.

"Monstre..." 

Ce fut les seuls mots qui sortirent de sa bouche. Le corps de Phobos se transformait mais cela n'était pas qu'un changement physiquement. Non, c'était la nature même du dieu qui changeait, qui grandissait, devenant plus sombre et plus bestiale qu'auparavant, comme un démon qui se parait enfin de ses attributs démoniaques. Son ossature changea, s'élargissant et devenant plus solide, gagnant en stature et en force, ses muscles se renforçant pour lui conférer un corps puissant et non plus frêle. Ses cheveux devinrent plus longs, s'obscurcissant pour prendre la couleur de la nuit tandis que ses yeux abandonnèrent leur teinte froide et acier pour devenir sanglant. Ses vêtements s'adaptaient également à ce changement, son long manteau devenant rouge sang et sombre, dévoilant un torse fier et solide. Tandis que le dieu se redressait, il toisa alors le Père, et lui lança un sourire mauvais. Auparavant imberbe, il affichait désormais un bouc viril qui renforçait davantage encore le contraste avec ce qu'il était auparavant. D'une jeune divinité froide et cassante, il était passé à celui d'un dieu fort, terrifiant et primal. D'un geste, il envoya une vague de chauve souries emporter le Paladin au loin. 

"A dans quelques siècles, homme d'Eglise!" 

Phobos ramassa la coupe avec une souplesse presque animale, et se redressa, observant le cardinal qui gisait au sol. De nombreuses baïonnettes étaient plantées dans son corps, certaines dans des organes vitaux et il ne restait sans doute guère plus que quelques instants à vivre au guerrier. 

"Tu as de la chance, si Arès a besoin de guerriers, moi je recherche surtout des monstres. Savoure ce privilège, rares sont ceux qui y ont eu droit!" 

Le dieu fit couler une goutte de son îchor pour la faire tomber dans la bouche du Cardinal. L'effet fut immédiat. Tandis que des spasmes le parcouraient, les lames étaient rejetées, littéralement, de son corps. Les sensations qu'il devait éprouver étaient horribles, la goutte du sang de la Peur transformant littéralement Alectryon pour en faire un monstre. Avec un sourire satisfait, le dieu savoura la métamorphose, et regardait avec plaisir l'humain grandir et changer. Quand cela fut termina, Phobos tourna le dos et fit apparaître deux chevaux noirs comme l'ébène, deux étalons aux yeux rougeoyants et dotés d'ailes de chauves souries. Phobos monta sur sa monture sans tarder. 

"Rentrons!" 

Et il s'envola dans la nuit, laissant les larmes de la Pièta derrière lui. Le dieu de la Peur avait désormais récupéré pleinement son essence, et le monde allait le savoir. 






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MessageSujet: Re: The Rise of Fear [PV Phobos-Alectryon]   Ven 26 Mai 2017 - 13:00

Le défi d’Alectryon ne restât pas sans réponse, une voix puissante sorti des ténèbres en même temps qu’un individu seul mais, dont la présence valait bien celle de tous les autres réunis. Alectryon était blessé mais, pas suffisamment pour que cela ne l’empêche de se battre et les plaies étaient à présent refermé par son feu. Un individu seul ne pourrait lui tendre les pièges qu’il avait subis lors du premier assaut, cela serait une difficulté de moins. C’était, du moins, ce qu’il pensait, la vérité était tout autre. Se redressant de toute sa taille, Alectryon se mit en posture de combat, prêt à accueillir ce nouveau venu comme il se devait.
 
Celui-ci fut bientôt assez proche du cardinal et le guerrier d’Arès ressentit alors une aura meurtrière, une folie menée par l’aveuglement de la foi, quelque chose qui donnait à cet homme une puissance au moins équivalente sinon supérieure à la sienne. Ce constat il le fit trop tard, il sentit de vives douleurs lui parcourir le corps alors que des lames qui apparaissaient comme par magie le lardaient de coups. Son sang giclait et volait en tous sens, se rependant sur le sol alors que le jeu était exclusivement mené par le prêtre. Il n’arrivait pas même à placer une contre-attaque tellement cet homme menait son offensive avec cet acharnement froid… On aurait dit une personne qui sans même une émotion piétinait avec obstination une fourmi.
 
Le macédonien ne voyait que peu d’ouvertures et chaque fois qu’il essayait d’en saisir la chance, ses attaques échouaient, ne montrant aucun danger pour le personnage qui le meurtrissait un peu plus chaque fois. Même le démon enfermer dans le corps du guerrier ne semblait comprendre ce qui se passait. Il voyait la puissance du personnage et savait que lui non plus ne pourrait réaliser avec un tel monstre et cela lui fit une autre claque. Il avait été battu par un dieu et cette défaite bien qu’humiliante était encore honorable mais, perdre contre un humain laissant le démon dans un mutisme traumatique. Cependant, Alectryon, lui, continuait de souffrir les assauts incessants sans savoir si ses soins suffisaient à le sauver. La plupart de ses flammes tentait d’empêcher le sang de couler mais chaque plaies étaient rouverte avec une habileté mêlée de cruauté.
 
Son sang coulait abondamment et son énergie commençait à lui faire défaut et malgré la douleur, le cardinal sentait l’appel du sommeil de la mort, l’inviter un peu plus sur le lierre du tombeau. Il luttait à présent pour survivre mais, chaque assaut le déchiquetait un peu plus, le tout, entrecoupé, nonchalamment de phrases qui se perdait dans son esprit, obnubilé par le bruit des lames qui découpaient sa chair. Enfin, terrassé d’épuisement, le cardinal du feu, s’écroulât au sol, baignant dans son sang, tentant de se relever péniblement. Il ne put parvenir à ses fins car le fanatique l’envoyât voler au loin. Il allait finir son terrible œuvre lorsqu’une voix l’interrompit.
 
Le dieu de la peur fit son entré, entrainant une réaction de haine viscéral chez le fanatique. Il s’appelait père Anderson et semblait vieux de plusieurs siècle et avoir un passé en commun avec le fils d’Arès. Le père tentât une attaque sur Phobos et Alectryon voulu le stopper mais, tout son corps ne lui répondait plus. Cependant, le dieu de la peur n’avait nullement besoin de son faible de cardinal car, il stoppât net l’attaque du prêtre, s’offrant le luxe de briser ses lames. Il lui expliquât que la relique qu’ils protégeaient avec son ordre depuis tout ce temps n’était en fait qu’un des reliquaires du pouvoir de la peur, se jouant de ses fanatique avec une désinvolture qui enrageât le prêtre.
 
Phobos avait un plan et ce plan nécessitait que le cardinal remplisse son office une fois encore, qu’il surmonte sa défaite actuelle pour se rendre utile le temps d’occuper le fanatique. Il relâchât donc son emprise, portant sa confiance en cet idiot macédonien. Le père Anderson fit voler ses lames en direction du dieu mais celle-ci furent stopper net. Avec une énergie qu’il n’aurait su s’expliquer, Alectryon avait fondu sur les lames et s’était interposer entre elle et le dieu sombre. Il se tenait là, debout, devant le père, sanglant mais, vivant et plus déterminer que jamais. Son sang avait perdu de ce rouge vif et tournait sur le noir, presque bleuté, et coulait de moins en moins vite. Le fanatique pu voir dans le regard du cardinal, quelque chose qu’il ne connaissait que trop bien, la fureur de la conviction, le sacrifice résolu pour la gloire de son maître.

Le père mit ses baïonnettes en croix et prononçât sur un ton solennel une ultime mise en garde à l’endroit du guerrier d’Arès.
 
Car les pêcheurs verront le ciel ouvert et désespèrerons avant d’être plongé dans l’infernal abysse.
 
Toi qui combats la bête et ses blasphèmes, danse avec moi et je te frapperais d’anathème.
 
Alectryon lui répondit avec ce même ton solennel alors qu’entre les deux s’engageât une lutte acharnée. Les coups pleuvait mais cette fois-ci, le combat n’était pas à sens unique et le prêtre avait beau ferrailler, il ne parvenait pas à la même gravité de blessure qu’avant. La seule chose qu’il parvint à faire, fut d’éteindre la moindre flamme de ses poings avant que ceux-ci ne le percute. La violence des coups était telle qu’il vacillait, sensation qu’il ne devait pas réellement connaitre ou qu’il avait oublié, protéger par sa longue expérience et son pouvoir intrinsèque. Au même moment, la voix du dieu résonnait dans la tête du cardinal, le guidant comme pour révéler un pouvoir qui sommeillait en lui, lui prodiguant les conseils qui lui donnerait peut être l’avantage sur le prêtre.
 
Le feu brûle mais, la glace aussi, chacun produit une morsure cuisante. C’était là le changement qu’Alectryon sentait au plus profond de lui, son sang au lieu de prendre les traits des flammes, comme à son habitude, s’était épaissit à cause du froid que le cosmos de Phobos avait et dont le cardinal faisait une sorte de mimétisme primaire. Cette nouvelle étape lui avait sauvé la vie, améliorant ses chances de ne  pas perdre tout son sang mais, il fallait maintenant trouver le moyen d’en comprendre l’essence, afin d’en tirer avantage.
 
Le père Anderson continuait de faire pleuvoir les coups, alors que le guerrier du feu tentait de le retenir. Ses flammes n’atteignaient pas le prêtre car il était trop rapide. Le berzerker ne vit d’autre choix que de ralentir son adversaire. Toujours aux prises avec lui, il fit descendre la chaleur de son cosmos, ressentant le froid au fond de lui, le laissant couler dans ses veines et glacer son sang. Il sentit son être durcir, se concentrant toujours plus lorsqu’il le vit. Le cœur de glace au fond de lui. Cette nouvelle flamme, pas une flamme brûlante ou une flamme de mort comme il avait l’habitude mais, un feu qui brûlait par le froid. Il sentait que la nature de son cosmos avait changé, que quelque chose s’était éveillé en lui, au plus fort du combat. Il déployât cette nouvelle énergie pour créer une aura glacé qui ralentit les mouvements du prêtre, le rendant plus vulnérable à ses attaques.
 
Une des lames se plantât dans son épaule mais, loin de grimacer de douleur, Alectryon eut un sourire en coin, le sang ne coulait pas, mais la lame était bloquée dans la chair et la main qui tenait cette lame aussi. Profitant de la surprise du prêtre, le macédonien saisit son adversaire au visage, diffusant sa chaleur froide dans sa peau, celle-ci commençant à noircir a la grande satisfaction du fidèle de Phobos. Cela ne suffisait pas pour mettre à bas ce fanatique mais, il voyait qu’il n’avait plus affaire au même homme et qu’il était en face d’un adversaire avec bien plus de répondant car emporter par la foi et son amour pour son dieu.
 
Mais cela ne suffisait pas, aveuglé qu’était le père Anderson, et voyant que le rituel païens du dieu de la peur se poursuivait, une force nouvelle jaillit en lui. Ses coups, tombaient sur le cardinal ainsi que les dix plaies de l’Egypte jadis. Et alors que le dieu prononçait des mots terribles dans une langue tout aussi terrible, le prêtre devint comme fou. Il ne pouvait laisser cette hérésie se faire, ni sur terre, et moins encore dans l’enceinte de la cité pontifical. Enragé, il plantât simultanément un nombre incroyable de lames dans le corps du cardinal qui ne comprit pas ce qu’il se passait. Puis il en saisit une autre qu’il enfonçât dans son cœur, le laissant s’écrouler au sol, secouer de spasmes alors qu’il partait à l’assaut du dieu. Le macédonien au sol utilisait ses pénultièmes ressource pour tenter d’arrêter son adversaire mais, il ne put que tendre son bras presque mort dans le vide.
 
Il était trop tard pour le père Anderson… le rituel était accompli et alors que l’horreur s’abattait sur le Vatican, il se figeât de stupeur, incapable de porter la main sur un dieu dont le mouvoir se révélait dans son entier.  Alectryon vit alors son dieu se transformer, révélant ainsi une forme plus puissante et terrifiante quoiqu’avec la beauté du diable. Sachant sa vie sur sa fin, le cardinal eut un sourire de satisfaction, sachant qu’il avait au moins tenu suffisamment pour que son seigneur puisse atteindre son but. Il allait mourir mais au moins se serait montrer digne de son service, une seule et dernière fois. Et pourtant, quelque chose bouillonnait en lui. Comme un feu qui lui hurlait de ne pas suivre le chemin du dernier soir. Il fallait tenir, tenir car il avait juré de servir et seul les lâches ne tenaient pas leur serments. Il tentât de ramper, bien que la vie l’abandonnait, vers son dieu alors que celui-ci, sous sa nouvelle forme, se débarrassait du fanatique. Peut-être le reverrait-il un jour. Peut-être pas Alectryon, lui que sa vie abandonnait.
 
Je ne fermerais pas les yeux ! Pensait-il. Ce n’est pas la fin de mon combat !
 
Phobos s’approchât du guerrier mourant. Il lui dit qu’il voulait des monstre et parlât d’un privilège mais le berzerker ne comprit que lorsqu’il vit la coupe qui avait accueilli le sang se son maître, verser une goute du sang divin dans sa bouche. Soudain, son corps fut pris de convulsions violentes, chaque lames dans son corps, s’en allait, comme rejetée de force. La douleur était si intense que le cardinal semblait suffoquer, incapable de pousser le moindre cri. Sa chaire, ses os, le moindre de ses organes, tout le faisait souffrir plus que mille enfers. Il se tordait de douleur alors que chaque parcelle de son corps devenait autre chose, qu’il changeait pour devenir ce que Phobos attendait de lui, un monstre qui le servirait.
 
La transformation achevé, le cardinal ne se ressemblait plus, il était devenu immense et massif, son apparence chétive avait laissé place à une créature, symbole de puissance implacable au regard terrifiant, plus monstre qu’homme, totalement dévouer à son maître. Il posât un genou en terre mais, même à cet instant il restait bien plus grand qu’auparavant. Il dit d’une voix grave et puissante qu’il était reconnaissant et prêt à suivre les ordres de son dieu. Ceux-ci était simple, il fit apparaitre de étalons aux yeux de braise et muni d’ailes membraneuse et ils partirent à travers les ténèbres laissant la cité papale dans l’horreur du passage du dieu de la peu.
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The Rise of Fear [PV Phobos-Alectryon]

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