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 Liechtenstein - Premier pas vers la renaissance

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Phobos
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MessageSujet: Liechtenstein - Premier pas vers la renaissance   Ven 6 Jan 2017 - 14:07

Le destrier noir filait à vive allure, traversant le ciel en semant froideur et effroi sur son passage. Le dieu et les berserkers survolaient des villages, des pays, des contrées étrangères et sauvages, mais partout où ils allaient, la Peur laissaient sa marque sur son chemin. Si voyager dans les airs en montant des chevaux diaboliques ailés pouvaient être quelque peu perturbant pour les guerriers humains, mais pour Phobos, cela était ... d'un ordinaire ennuyeux et morne au possible. Il ne fallut que quelques heures pour le fils d'Arès et ses serviteurs pour atteindre la jeune principauté impériale du Liechtenstein. Survolant les montagnes enneigées et désertes, ils se dirigèrent droit vers un domaine reculé appartenant à une famille de nobles. Dans un lointain passé, Phobos avait eu maille à partir d'un groupe de mortels audacieux et un peu trop versés dans l'art des arts occultes à son goût. Mais plutôt que de les détruire, il s'était ironiquement servi d'eux pour dissimuler les moyens de restituer au dieu de la Peur sa véritable essence d'origine. Pour beaucoup, cela aurait été suicidaire, mais il s'était assuré qu'ils ne puissent le déchiffrer, et les avait laissé s'imaginer qu'il s'agissait d'une relique susceptible capable de le détruire. Le dieu aimait se jouer des humains, il s'agissait d'un jeu auquel il se prêtait quand l'occasion se présentait, et il n'avait su résister à celle ci. Et aujourd'hui, il était temps de récupérer son véritable être, et il en profiterait pour finir de forger les cardinaux d'Arès, et notamment Alectryon qui était clairement trop fragile pour prétendre être un véritable berserker. Pour le coup, il se rapprochait davantage d'un guerrier d'Athéna que d'un soldat de son Père, et Phobos allait se faire un devoir d'y remédier. Oui, Alectryon allait être témoin d'horreurs et d'actes autant cruels que sanguinaires. Oui, il allait plonger le jeune soldat encore trop innocent dans les ténèbres pour en faire un monstre de guerre. 



Plongeant soudainement du ciel, Phobos fonça droit vers le domaine cerné par la forêt. Il savait que l'une des choses qu'il recherchait se trouvait ici, et si l'histoire qui avait dû la mener ici aurait dû être particulièrement intrigante, le fils d'Arès n'en avait cure. Sa venue fit ouvrir brutalement les lourdes grilles protégeant en temps normal l'accès du domaine aux étrangers, laissant littéralement entrer le Mal. Les gardes qui veillaient sur la sécurité tombèrent comme des mouches, succombant à l'aura malsaine et effroyable que déployait le dieu, semblable à un des 4 cavaliers de la bible semant carnage et désolation sur leur passage. Phobos ignorait avec un désintérêt impitoyable ces malheureux, victimes de leur faiblesse pathétique, pour toiser avec amusement le Manoir qui allait être le premier terrain de jeu des berserkers.
D'un geste de la main, il leur intima de s'arrêter derrière lui, prenant le temps d'observer les lieux. L'angoisse montait au fur et à mesure que les humains présents ici prenaient conscience de sa présence, et le dieu s'amusait du fait que ceux ci refusaient encore de croire à l'évidence: la Peur frappait à leur porte, et il n'allait rien en sortir de bon pour eux. Il semblait comme humer l'air, tel un fauve ressentant l'odeur d'une proie savoureuse. 


"Berserkers. La maîtresse de ces lieux a deux  jeunes enfants.... Vous allez me les ramener vivants, tout les trois. Pour le reste... tuez, massacrez, pillez! Je ne pardonnerais ni retenues, ni scrupules, ni dégoûts, prenez plaisir à abattre de la façon la plus cruelle qui soit quiconque sera sur votre chemin!" 



Le dieu se tourna vers Alectryon, lui adressant un regard qui en disait long sur les intentions de son maître, un regard bien sombre mais dénué, pour le moment, de menace ou de colère. 


"Prend exemple sur ton camarade, et tu deviendras ce que tu souhaites être pour Arès! Maintenant, va, et ne me déçois pas!" 


Phobos laissa les berserkers faire leur oeuvre dans ce gigantesque manoir. D'un pas lent, mais assuré, il avança alors, sa canne frappa le sol de sorte à annoncer son arrivée. Tandis qu'une folie sanguinaire était en train d'être semée, le dieu pénétrait dans ce manoir, donnant littéralement vie aux ténèbres des lieux. Toute chaleur semblait s'être évaporée au moment même où il avait posé pied sur le domaine, et le frisson qu'il procurait sur son passage se répandait alors telle une calamité. Il avançait avec flegme, brisant nuques et coeurs de ceux qui croisaient son chemin sans les toucher, pour se diriger vers le grand salon. Dans la cheminée brûlait un feu chaleureux, éclairant de sa douce lumière la pièce. Mais ce qui intéressait Phobos, n'était ni les peintures, ni les artefacts qui se trouvaient ici ou là, exposés comme des pièces de collections, mais la grande bibliothèque. Il passait son doigts contre les ouvrages, avançant calmement, en attendant le retour de ses berserkers. 

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Zyss
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MessageSujet: Re: Liechtenstein - Premier pas vers la renaissance   Sam 7 Jan 2017 - 1:58

Maintenant il était clair pour Zyss qu'il haïssait deux choses : le cheval et voler...

Bien que le voyage ne fut pas bien long par ce moyen de transport, cela lui avait sembler être des jours interminables! Il ne ressentait aucunement la sensation de dominance, il était fragile et dépendant de sa monture, ne possédait aucun moyen d'action et cela le déconcertait à tel point qu'il angoissait, à moins que l'aura que dégageait le Maître était responsable de tout ceci?

Surement un mélange des deux.

Leur destination se révéla devant eux, une noble maison au sein de son pays natale, bien que la zone où ils se trouvaient en était bien éloigné, mais il était en terre connu. En temps normal, après avoir passé autant de temps loin de ses racines, n'importe qui aurait ressenti un sentiment d'apaisement, de joie ou encore de bien être. Pas Zyss.
Tout cela lui était inconnu, il ne possédait plus aucun lien et ce depuis longtemps avec toute ces choses typiquement humaine, il avait transcendé tout cela.

D'un geste le Seigneur de la Peur, et après avoir tué littéralement de peur les gardes, leur fit signe de s'arrêter, là il leur expliqua leur mission : ramené une femme et deux gamins et détruire le reste.
Le Cardinal ne comprenait pas les piques qu'envoyait son Maître à Alectryon, il était digne d'être ce qu'il était... non? Aurait-il raté quelques évènement le concernant ?
Il ne considéra pas tout cela, laissant ces affaires entre son ami et son maître. Il avait bien trop hâte d'entrée dans ce terrain de jeu et chercher les futurs jouets du Seigneur!

Alors qu'il commença à avancer vers le manoir, Zyss s'arrêta au niveau de son Maître et lui fit d'une voix calme mais trahit par des soubresaut d'excitation :
"Piller ne sera pas nécessaire mon Maître, rien ici n'est digne d'être conservé et ramené à votre Père. Nous nous contenterons de propager Votre bonne parole..."

Marchant alors à un bon rythme, ses pas s'accéléraient à mesures qu'il approchait de l'édifice, jusqu'à ce qu'il se mette à courir et enfoncer la lourdes portes de chêne massif, projetant les morceaux de bois ici et là, certain se logeant dans les gardes qui se tenaient directement derrière elle, les empalant sur places.
Un cri d'horreur s'éleva et fut suivi d'un bruit de vaisselles brisé, une bonne avait lâché son plateau face à l'horreur encore minime dont elle faisait face.
Attrapant un morceau de bois, le Cardinal l'envoya directement entre ses deux yeux, la faisant taire immédiatement et à jamais.

Un vent de panique souffla sur tout le manoir, on pouvait entendre ici et là des cris apeurés, des pas qui se pressaient, des objets qui tombaient et se brisaient. La Guerre était présente!
Cependant il fallait garder un minimum de jugeote et analyser un minimum afin de répandre le chaos de façon optimale.

Le hall d'entrée était immense et était surplombé d'un grand escalier double menant sur deux corridors, un est et un ouest, une autre porte assez lourdes se logeait entre les deux rampes d'escaliers finement décoré, laissant deviné une salle importante ou tout simplement de réception. Il était facile de déviné que les étages du bas était certainement réservé au domestiques et aux tâches qu'il leur étaient assigné : cuisine, ménage, couture, réparation...
L'étage lui devait comporté toutes les confiseries qu'ils étaient venu chercher, nul doute que la femme et les enfants recherchés s'y trouvait, mais un détours chez les esclaves était tout de même envisageable.
La Calamité se tourna alors vers Alectryon et lui dit de son sourire carnassier :
"Je vais jouer à droite."

Avant de partir comme un dingue dans les dédales de couloirs à la recherche des cibles et propagé mort et destruction au nom d'Arès et don plaisir personnel...

HRP:
 
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Alectryon
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MessageSujet: Re: Liechtenstein - Premier pas vers la renaissance   Dim 22 Jan 2017 - 19:33

Les deux cardinaux accompagnaient leur divin maître dans le périple qui les menait en une principauté aux accents germanique. Alectryon pensât à son ami le cardinal des calamités qui, autrefois, lui avait dit venir de ce genre de contrés. Il se dit que c’était une sorte de retour aux sources pour lui, l’occasion de retrouver des airs familiers sans pour autant s’éloigner d’une once de la mission. Grâce à l’influence magistrale du fils d’Arès, ils purent se rendre sur place en un clin d’œil et virent la magnificence de leur maitre en action, faisant littéralement mourir de peur les pauvres gardes, bien loin de se douter lors qu’ils fermaient leur yeux, qu’ils avaient la source de toute peur debout devant eux.

Ils se stoppèrent alors et d’une voix forte et impérieuse, le dieu de la peur leur ordonnât de prendre d’assaut le grand manoir dans la cour duquel ils avaient atterris et de ramener captif la maitresse des lieux ainsi que ses deux jeunes enfants. A la suite de ces ordres, il adressât un regard vers Alectryon ou luisait une volonté forte et implacable mais aussi une intelligence qui semblait lui signifier qu’il serait jugé sur cette manœuvre et devrait répondre en cas de faiblesse ou manquement. Il ajoutât qu’il devait prendre exemple sur Zyss, manifestement bien supérieur à lui dans le domaine. Loin de se sentir vexé, Alectryon avait hâte de voir son camarade à l’acte. Dans ses souvenirs, il était lui-même, plutôt bon garçon bien qu’un tantinet moins  hésitant que le cardinal du feu… Ce qui était déjà inadmissible à l’époque. Il répondit aux ordres.

Il en sera fait selon votre volonté divin maitre

Une énorme vague de honte empli le cœur d’Alectryon alors qu’il comprenait jusqu’à quel point il avait pu être une déception. Il se ressaisit le plus vite possible, trouvant l’énergie de transcender cette sensation afin d’en tirer le cœur d’accomplir sa mission tel que son maître le souhaitait. Alors qu’il avançait vers la porte, il vit son collègue se jeter sur elle et, dans un chaos biblique, la faire voler en éclat, tuant et mutilant ce qui n’avaient en aucun cas pus l’esquiver. Une rombière en avait hurlé de terreur, ce genre de cri strident insupportable qu’il éteignit d’un coup de baguette cinglante et parfaitement ajusté. A sa suite, le cardinal du feu entrât dans le bâtiment et vit quelque quidam perdu entre l’hébétude et l’horreur. Une voix résonnât dans la tête du commandant.


*N’oublie pas que tu es sur la sellette, si tu échoue, c’est la fin du parcours pour toi comme pour moi.*

C’était la voix du démon qui se rappelait à son bon souvenir.

*Je sais bien, tu ne m’apprends rien. Je sais ce que je dois faire.*

Le maître du feu répondit sèchement dans son esprit, agacé par cette intrusion.

*De toute façon qu’est-ce que ça peut te faire, tu es piégé, ton existence ne doit pas être bien palpitante.*

*Toi non plus, tu ne m’apprends rien mais, à défaut d’être libre j’existe et ta réputation ou ta vie sont la mienne aussi, rappel toi que si tu merde je pourrai me voir accorder le contrôle de ton corps.*

*Oui et tu en mourrais aussitôt, et toi et moi disparaitrions dans le néant à tout jamais. Que veux-tu ? Me mettre la pression pour que je perde définitivement l’intérêt de mon maitre ?*

*Non !* répondit le démon.


*Là où je voulais en venir, c’est que tu es une fillette, si on veut survivre, tu auras besoin de ma violence sourde pour y parvenir.*

*Comme je te l’ai dit, je sais ce que j’ai à faire. Je n’ai pas besoin de toi, ou que tu me rappel mes faiblesses. Je suis ici pour les dépassé et je compte bien y parvenir, tout ce que tu as à faire c’est ne pas interférer.*

Tout en conversant avec le démon, il continuait d’avancer, il ne restait que peu de personnes dans l’entrée et l’efficacité du cardinal des calamités quant à l’élimination des importuns méritait en effet les éloges de son dieu. Le regard d’Alectryon était empli d’un mélange d’admiration et de fierté en voyant son ami à l’œuvre, il semblait, danser la mort, comme une extension du bras de la faucheuse, un spectacle qu’il espérait bien égaler.

*Alors cesse de rêvasser et met toi au travail !* Hurlât le démon. *Sur ta droite.*

D’un mouvement le cardinal esquivât l’allonge d’une hallebarde qui se serait abattu sur lui. L’homme à l’origine de cette attaque vit fondre sur lui un regard brûlant de haine et d’une somptueuse envie de meurtre. L’aura d’Alectryon était tellement meurtrière que le pauvre homme en mourut, son cœur cédant à l’horreur de cette image démoniaque en face de lui. Le cardinal ne put s’empêcher d’être déçu et écrasât le crâne de l’inutile, du talon de sa botte. Se tournant vers son camarade pour voir où il en était, celui-ci ce décidât à prendre l’aile droite du bâtiment pour terrain de jeu. Alectryon aurait donc la gauche pour faire ces preuves. Il en serait donc ainsi. Il fit un signe de tête pour montrer son approbation au seigneur des calamités et pris le chemin de gauche.
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Phobos
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MessageSujet: Re: Liechtenstein - Premier pas vers la renaissance   Mar 24 Jan 2017 - 22:08

Il ne fallut pas bien longtemps pour le dieu de la Peur pour mettre la main sur ce qu'il recherchait, l'objet en question semblant comme l'appeler. Après tout, il s'agissait là d'une de ses oeuvres les plus subtiles, délicates et sournoises. Phobos retira de la bibliothèque l'ouvrage tant convoité avec précaution, laissant apparaître un sourire empli de malice et de satisfaction tandis qu'il s'en saisissait. Le fils d'Arès épousseta le grimoire, magnifiquement ouvragé, quoique jugé ostensiblement sinistre par la majorité des mortels, mais cela était amplement mérité. Des fioritures en argent avaient mal vieillies, rendant le livre plus sombre qu'il ne l'était déjà, et une pierre rouge à l'éclat obscure, incrusté dans l'épaisse couverture, lui faisait dégager une aura malsaine. Cette pierre était mal taillée, comme arrachée à un ensemble, un fragment en somme. Phobos lit alors à voix haute, pour lui même, le titre du livre: 


"Les Fragments de G'harme!" 


Il se déplaça dans la pièce en ouvrant le livre, ne se préoccupant absolument pas du vacarme provoqué par ses guerriers, ni des cris qui étaient hurlés à un rythme désormais régulier et presque fatiguant. L'aura de Phobos atténua la chaleur du feu de la cheminée, pour finalement la changer irrémédiablement, et ce uniquement par sa présence. Désormais, le feu pâle produisait un froid glacial, celui d'une peur lente mais implacable. Phobos s'installa dans un fauteuil, et fit défiler les pages sous ses yeux, appréciant les récits fantastiques qu'il y avait inscrit pour effrayer les mortels. Son plaisir effrayant s'aiguisait au fur et à mesure que les pages tournaient, les récits angoissants mettant en scène le "continent noir et ses cthoniens", se retint de rire en revoyant la description de "Shudde M'ell", puis passa rapidement le chapitre concernant "Lh'yib" pour se concentrer davantage sur les "choses très anciennes" et leurs "Shoggoths". Phobos lâcha un long soupire avant de dire, d'une voix froide et passablement ennuyée:" 


"... Je ne pensais pas qu'ils mettraient autant de temps." 

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Zyss
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MessageSujet: Re: Liechtenstein - Premier pas vers la renaissance   Ven 27 Jan 2017 - 19:13

Le regard sauvage, une posture froide, une respiration haletante...

Un bref mouvement suivi de bruit de pas parcoururent le couloir avant de cesser brusquement, laissant le seul bruit d'une viscère s'échappant mollement de son enveloppe charnel.
Des bruits sournois se faufilait en dessous de chaque porte, faisant crier puis amenant le silence à peine quelque instant plus tard.

Lentement l'étrange Cardinal parcourait le long couloir destiné aux chambres des nombreux serviteur, anéantissant toute forme de vie de type homo sapiens. Il laissait couler son cosmos répugnant à chacun de ses pas, engendrant des formes tentaculaire qui se chargeaient de chercher à sa place les enfants tant convoité mais surtout la femme... Il y a longtemps qu'il n'était pas sorti participer à une réel mission, bien que cette dernière ressemblait d'avantage à une purge gratuite!

Ses pas le conduisirent à un nouveau escalier, bien plus modeste et délabré. Bingo! Un grenier! Quoi de mieux qu'une pièce sombre et humide pour cacher ce que l'on souhaite faire oublier à tous?
S'assurant que plus aucune vie ne soit encore détectable, ce qui fut le cas, et entama cet ultime ascension. Chaque pas était pesant, suivi d'un grincement lent, enclenchant un chronomètre inexorable sur le destin de ceux que Phobos était venu chercher...

Atteignant la dernière marche, il souleva avec une lenteur sadique l'épais bout de boit fermant l'entrée de cette pièces poussiéreuse et dont les odeur de moisissure prenait le nez. Apportant avec lui un silence mortelle et une lumière tamisé, les yeux du Cardinal mirent que très peu de temps à s'habituer à la pénombre et commença dés lors son jeu du chat et la souris.
La respiration de la proie ou plutôt des proies étaient à peine perceptible, le battement de leur coeur paniqué trahissait quelque peu leur emplacement, mais Zyss avait envie de jouer un peu, jouer avec les outils de son maître, jouer avec le Peur!

Avançant au milieu des nombreuses caisses, certaines rempli de bibelot, d'autre de vieux tissu, il trouva son Graal en la présence d'un exemplaire de la Bible. Il l'a saisit et feuilleta l'ouvrage à la recherche d'un passage pouvant illustrer la situation actuel, tout en cherchant il divaguait dans l'immense pièces faisant se déplacer la mère et l'enfant à mesure qu'il s'approchait d'eux... Ridicule.

Enfin, après une longue attente, il avait trouver le passage idéal, et d'un voix lente et suave il commença  à lire les mots, tel une vérité implacable, bien évidemment il remplaça un certain Nom par celui du Vrai :

"Car la parole d'Arès est vivante et efficace"



D'un geste il poussa quelque carton, faisant de nouveau bouger ses proies, mais cette fois il était décidé, le jeu était fini et il était lassé désormais et voulait en finir :


" Plus tranchante qu'une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu'à partager âme et esprit, jointures et moelles"



Ses pas était maintenant plus rapide, poussant les deux invité de Phobos bien moins discret, voir maladroit :


" Elle juge les sentiments et les pensées du coeur. Nulle créature n'est cachée devant lui"



Violemment il envoya valser dans la sombre pièces l'immense malle d'où étaient caché les vilaines souris, leur laissant juste le temps de couiner de peur avant de réaliser tout l'étendu du cauchemar qu'ils allaient désormais vivre, la femme dans un réflexe primaire de protection maternelle, cacha l'enfant derrière elle. Ce dernier s'était mis à pleurer de tout son saoul, implorant la protection divine de sa mère, mère qui bien que voulant montré du courage, pleurait elle aussi toute les larmes de son corps, trempant sa somptueuse robe de larme mais aussi, d'un autre fluide plus âcre résultants d'une peur espérer.

Elle commença alors à débiter un flot incompréhensible de pardon, de question sur le but de tout ceci, de demande de pitié, de ne pas faire mal ou encore d'épargner l'enfants. La seul réponse du Fou de Phobos fut la fin du verset, comme une conclusion terrible et inévitable avant d'être emmené, après avoir été assommer, vers son Maître, alors en pleine contemplation d'un ouvrage dans la bibliothèque :


" Mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte."
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Alectryon
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MessageSujet: Re: Liechtenstein - Premier pas vers la renaissance   Lun 30 Jan 2017 - 22:51

Le chemin que prit le cardinal du feu dans le manoir était riche et pleins de faste, sans doute menait-il vers de somptueuses pièces empli de quelques trésors jalousement gardé. Il crachat cette idée, que lui importait fortune et gloire quand la satisfaction de son maitre était en jeu. Il continuât donc son chemin broyant os et articulation comme autant de brindilles entre ses doigts. D’immondes trainées de sang et autres plasmas s’amoncelait sur les murs alors qu’en son for intérieur, le démon se régalait de voir son hôte prendre enfin sa paire en main.
 
*Où peuvent-ils être ces infects cafards !*
 
Pensât le cardinal à mesure que sa patience diminuait.
 
Il arrivât bientôt dans un couloir ou se trouvait un certains nombres de portes. Ne sachant laquelle prendre, il entreprit de les faire toute pour s’assurer de ne rien manquer. Il passât la première et la deuxième mais ce n’était que des chambres vides. La troisième était une sorte de réserve ou se cachait un commis de cuisine. L’imbécile, terrorisé ne put articuler quelques mots que ce fut malgré les insistantes questions du cardinale. Puisqu’il ne pouvait ouvrir la bouche, ce serait à Alectryon de le faire. Il saisit la mâchoire inférieure du garçon et l’arrachât d’un coup sec, le laissant se vider de son sang, comme on égorge un porc.

La quatrième porte était celle de la lingère des maitres de cette demeure et celle-ci sanglotait alors qu’elle tentait de protéger un petit enfant. Le poupon s’époumonait bien que le conquérant ne fut pas convaincu qu’il comprenait ce qui se passait. Mais ses cris devenaient insupportables. Il le saisit par la jambe, l’arrachant au sein de sa mère et l’agitât comme un vulgaire morceau de viande. La petite créature couinait de plus belle hoquetant jusqu’à presque s’étouffer. Il y avait encore peu, la simple idée de cet acte eu rebuté le macédonien mais, les horreurs qu’il avait vu dans les ténèbres du palais de Phobos lui avait forgé un nouveau caractère qui se mettait doucement en place et, ce genre d’action y trouvait son chemin.
 
Garce ! Indique-moi la chambre de ta maîtresse ou crains que je ne perde patience avec ton chiard.
 
Alors même qu’il lui disait cela, une flamme s’allumât dans sa main de libre et il l’agitait sous le corps de l’enfant comme on préparait la viande pour le grill. Il se délectât de voir la terreur dans le regard de la jeune femme alors qu’elle comprenait que la vie de son enfant dépendait de sa réponse. La loyauté qu’elle avait envers sa maîtresse valait-elle le sacrifice de son enfant, de sa propre chair ? Finalement les yeux rouges et gonflé de larmes elle répondit au cardinal, lui indiquant qu’il s’agissait de la dernière porte au fond du couloir. Un rictus cruel se dessinât sur son visage alors qu’il empoignât des deux mains le corps de l’enfant pour le massacrer. Il retint la jeune femme qui se jetait sur les restes de son enfant. Il l’étreignit comme on l’aurait fait pour une amante ou réconforter une femme dans la douleur mais, son étreinte n’était pas amicale. Il serrât de plus en plus fort. Elle tentât de se libérer de cette pression, son corps réagissant à un instinct lui faisant oublier son enfant. La force du guerrier était telle qu’elle n’avait pas même le souffle de crier et ce fut donc dans une brise plaintive que cette pauvre femme rejetât son dernier soupire.
 
Je ne suis plus un humain ! Je suis l’arme du seigneur de la peur ! Je n’ai plus de patrie que son ordre et sa volonté.
 
Il fracassât la porte qui devait le mener vers la chambre de sa cible. A l’intérieure, des soldats s’étaient massé pour assurer la protection de la dame. Il prit le premier par le bout de sa lance et vint la planter dans un de ces camarades qui se pressait pour l’aider. Il lui brisât la nuque alors que deux autres se jetaient sur lui pour le percer de leurs dards. Il esquivât avec une telle aisance qu’il ne put retenir un rire sardonique. Il n’y avait aucun défis dans ce combat, ils affrontaient une créature investit d’une puissance qui les dépassait de loin. Il déséquilibrât l’un d’eux qui vint s’empaler dans l’arme de son compagnon qui hurlât à cette vision. Tout éberlué qu’il était, il ne put voir un autre de ses camarades se faire plier dans le sens contraire par le cardinal alors qu’il le soulevait au-dessus de lui.
 
A ton tour.
 
Alectryon se jetât sur lui et l’empoignât, il saisit une dague à la ceinture du garde tout en continuant de l’immobiliser. Il lui tranchât la gorge d'un mouvement preste,ne laissant plus qu'un cadavre aux yeux révulsé, par terre derrière lui.

 


 
Laissant le cadavre sur les tapisseries, le maître du feu s’engageât dans la dernière pièce de au fond de la chambre, où devait se trouver une famille terrorisé et sans défense. Au lieu de ça, lorsqu’il ouvrit la porte, un vieil homme se jetât sur lui l’arme à la main. D’un revers de la main, le soldat d’Arès s’en débarrassât et il allât rouler contre le coin d’un mur. Il n’y avait personne d’autre. Il interrogeât le vieillard aussi violemment qu’il put, tout en prenant garde de ne pas le tuer.
 

Où sont-ils ? Parles ou je t’éventre !
 
Ha ha ! Tu ne les auras pas, ils sont en sécurité, là où des monstres comme toi ne les trouveront pas.
 
Puis il rendit l’âme.
 
Maudit ! Crachât le cardinal an voyant le corps s’affaisser.
 
Il reprit sa route en sens inverse, essayant de voir si Zyss avait eu plus de chance ou si la famille avait eu le temps de s’enfuir. Manifestement ce ne fut pas le cas et, Alectryon sourit de nouveau en voyant que son camarade portait avec lui les cibles de leur seigneur. Il les menait dans la bibliothèque ou leur maître les attendait patiemment. Ils le rejoignirent donc et c’est un genou en terre et éclabousser du sang de ses victimes qu’Alectryon se présentât devant lui, laissant à son camarade le soin d’annoncer leur réussite. Il avait retenu la leçon et ne parlerait ni ne se relèverait que sur ordre de son seigneur et pas avant.


Dernière édition par Alectryon le Mar 31 Jan 2017 - 23:37, édité 1 fois
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Phobos
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MessageSujet: Re: Liechtenstein - Premier pas vers la renaissance   Mar 31 Jan 2017 - 15:55

Le fils d'Arès laissa s'échapper un long soupir d'ennui et d'amertume. Il commençait à se demander si il avait bien fait de leur confier une telle tâche, et n'aurait pas dû s'en occuper lui même. Ecoutant avec une attention somme toute légère les bruits que ses guerriers produisaient, il releva un manque flagrant de raffinement et d'originalité  dans le massacre qu'il devinait, les deux larrons en foire qu'ils étaient laissant libre court à leur férocité et leur sauvagerie primaire. 


"Au moins, ils possèdent cet aspect de la réputation des berserkers!"

 Phobos faisait des efforts considérable pour reconstituer l'armée d'autant de son père, celle qui faisait même trembler de peur les saints, abattant à l'époque sur eux le lourd marteau de la terreur. Et il avait fait l'amer constat que cette époque était fort lointaine désormais, ayant vu de ses propres yeux que les chevaliers d'Athéna n'estimaient guère plus les berserkers que comme de la vermine. Il fallait que cela change, et rapidement. Quitte à briser l'esprit et l'âme des serviteurs de la Guerre pour en faire de véritables monstres. Mais un monstre n'était pas seulement un sac de sauvagerie et de brutalité, non c'était bien plus que cela. Il fallait le faire comprendre à ses mortels, et il pressentait que cela allait être pour le moins ... compliqué pour certains. Phobos ne se faisait guère de soucis concernant Zyss, le cardinal ayant été remodelé de ses propres mains. Non, c'était principalement les autres, la "prêtresse" tout autant que la fratrie qui lui donnait des cheveux blancs. Et si cela continuait, il se verrait obligé d'utiliser des mesures bien plus radicales pour en tirer ce qu'il voulait. 


Continuant de tourner les pages, se délectant des récits qu'il lisait et qu'il connaissait pourtant, pour les avoir inspiré lui même, il entendit alors les bruits de pas de ses serviteurs approcher. Indifférent, il continua à lire tandis qu'ils entraient, rapportant les prisonniers à leur dieu en les laissant tomber devant lui. Phobos leva alors un regard sur eux. Les berserkers étaient agenouillés, et recouverts de sang. Ils s'étaient visiblement bien amusés. Les yeux froids et scrutateurs du dieu passèrent alors sur les malheureuses, une mère et sa fille. La mère semblait inconsciente tandis que la fillette s'accrochait désespérément à elle. Le dieu détourna alors son regard pour reprendre sa lecture avec un flegme d'une froideur et d'une indifférence alors glaciale. Il passa alors quelques minutes, sans rien dire, comme absorbé par ce qu'il lisait, semblait se moquer de la prise de ses guerriers. Tandis que son regard était toujours plongé dans le mystérieux et inquiétant grimoire, sa voix se fit entendre, d'un ton cassant et sec. 

"Bien. Je passerais outre sur le temps que vous avez mis pour accomplir ma volonté. Où est le garçon?" 

Phobos contemplait toujours l'écriture torturée de l'auteur, qu'il avait pris soin de tourmenter comme rarement il ne l'avait fait jusque là, tandis qu'il interrogeait ses guerriers. Il releva alors la tête, le visage sévère et dur, tandis qu'il refermait alors brusquement le livre. 

"Il me semblait avoir parlé d'une mère et de ses deux enfants. Je ne vois ici que la mère, inconsciente, et sa fillette. Où est donc l'autre, je te le demande, Alectryon?" 


Phobos avait bien vu que ce dernier était revenu les mains vides, contrairement au Cardinal des Calamités. Apparemment, le Cardinal du Feu s'était laissé emporter dans le feu de l'action pour massacrer quiconque se trouvait sur son chemin, le guerrier agenouillé étant littéralement recouvert du sang et de la chaire de ses victimes. Mais plus que tout, il était maintenant écrasé par le jugement sévère de son dieu, déçu une nouvelle fois par son serviteur. Son regard ne quittait pas ce dernier, sa question n'attendant pas vraiment de réponse en réalité, le résultat parlant de lui même. 



"Zyss! Montre donc à ton camarade comment un berserker accompli son devoir. Ramène moi l'enfant!" 

Son lourd regard n'avait pas quitté Alectryon tandis qu'il s'adressait à Zyss. Tandis que ce dernier s'éclipsait alors pour mettre la main sur l'enfant qu'Alectryon n'avait pu retrouver, Phobos rouvrit lentement son livre, puis reprit sa lecture, laissant le cardinal du feu à genou apprécier à sa juste mesure le peu de considération que son dieu lui témoignait désormais. 


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MessageSujet: Re: Liechtenstein - Premier pas vers la renaissance   Jeu 2 Fév 2017 - 22:46

Une ambiance pesante avait pris place, le Seigneur Phobos était passablement agacé et sa déception face à l'échec d'Alectryon le rendait d'autant plus amer envers ce dernier.

Certainement las d'attendre la réussite de cette mission à la simplicité presque enfantine, Phobos ne chercha même pas à punir le Cardinal du Feu, ce qui était en soi une humiliation bien pire qu'un châtiment corporelle.

Face à cette situation, Zyss avait des sentiment assez étranges, il voguait entre une amer déception, un dégoût profonds et un sentiment de solidarité envers son ami.
Alors que le Dieu de la Peur se tourna vers la Calamité pour le charger de prendre les choses en main, ce qui flatta l'égo de la créature qu'il était, il décida de contre dire l'ordre de son maître.
Il avait conscience de ce qu'il faisait, une grave erreur, mais il désirait rétablir l'honneur de son camarades, et dans les rangs des Berserkers une seule solution était possible :

"Maître, permettez moi de laisser cette mission à Alectryon. Il s'agit de SON échec, il en va de SA responsabilité de rétablir SA faute."
Le ton se voulait solennel, il devait prendre les formes sinon il subirait le courroux de son Maître, il insistait bien sur la responsabilité qu'avait Alectryon et la suite scellerai le destin des deux hommes :
"S'il venait à échouer à nouveau, je me ferais alors garant de sa mort, afin qu'il puisse laver son honneur souiller par son échec"

Il avait alors prononcé cette dernière phrase droit dans les yeux de son camarades, son regard était alors froid et déterminé, certes incertain de pouvoirs vaincre son ami, mais il y a longtemps qu'il voulait se confronter à lui. Cet occasion pouvait lui permettre de réaliser son souhait, bien qu'il désirait ne pas en arriver là, pas en pour ce motif ni en cet endroit.

C'est alors silencieux qu'il attendit la réaction du Cardinal du Feu, allait il saisir cette chance qu'il lui offrait? Où allait-il se contenter de voir son honneur souiller à cause d'un enfants?
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MessageSujet: Re: Liechtenstein - Premier pas vers la renaissance   Dim 5 Fév 2017 - 18:38

La mission se passait bien jusque-là, les deux cardinaux était revenu de leur massacre et Zyss le victorieux avait ramené une femme et son enfant, une fillette qui partageait ses traits, preuve de la réussite de cette mission… A un détail près… L’autre enfant. Alectryon fut parcouru d’un frisson glacé lorsqu’il s’aperçut qu’il en manquait un. Son dieu le vit immédiatement aussi. La réaction ne se fit pas attendre. L’accablant d’un regard grave, faisant peser sa faute comme le poids du monde, il lui demandât pourquoi il ne l’avait pas ramené. Le cardinal était perdu, il était persuadé que le seigneur des calamités les avaient tous apporté aux divins pieds de leur maître mais il en manquait un, faute de la négligence du macédonien pour des ordres dont le libellé était pourtant simple.
 
Le cardinal du feu aurait voulu prononcer des excuses mais rien de sorti de sa gorge serré par la honte et la douleur d’avoir failli. Il rassemblât un maximum de force pour tenter de répondre à son divin maître mais ne pus bredouiller qu’un simple « je vous demande pardon ». Celui-ci fut accompagné d’un regard plus dur encore. Il ne lui adressât plus la parole, préférant demander à Zyss de faire cette mission que son camarade avait été trop faible et minable pour accomplir. En son for intérieur, une voix rugit.
 
*Et voilà ! On est mort… Cela dit ça aura été rapide…*
 
Alectryon répondit au démon.
 
*Mais, tu es comme moi, tu ne l’as pas vu.*
 
*Et comment aurais-je pu le voir ? Je suis coincé en toi. Si tu ne sais pas te servir de tes yeux ou de ton cerveaux en général est-ce que j’y peux quelque chose.*
 
Alectryon restait silencieux, cloué de honte et muet d’avoir été mouché par son prisonnier.
 
*A force de systématiquement tout foirer, tu vas finir par devenir une légende…*
 
*l faut que je me rattrape.* Pensât Alectryon. *Mais comment ? Mon dieu n’a plus confiance en moi.*
 
*Ah ben ça alors ça me coupe les pattes ! Comment ça se fait ? *
 
A ce moment-là, Zyss prit la parole, jugeant son camarade et le condamnant à réparer sa faute. Le cardinal du feu observât son dieu pour voir s’il acceptait de laisser à son inutile serviteur, une chance de se racheter. Son regard envers son soldat n’exprimait que le mépris, et d’un geste négligeant, le laissât partir avec cette menace de tomber sous les coups de son camarade encas d’échec. Le cardinal des calamités était devenu littéralement terrifiant, dans la lignée de son maitre et sa puissance au combat était sans commune mesure avec ce qu’il fut autrefois. L’échec n’était plus envisageable et sans un mot, le maitre du feu se remit en chasse.

Alors qu’il partait il repensât à son parcours et aux personnes qu’il avait tuées, il priât pour ne pas avoir ôté la vie de sa cible, sans quoi s’en était fini de lui. Il repensât alors aux paroles du vieux dans la chambre seigneuriale et se dit qu’il avait très bien pu cacher les femmes dans un coin mais, choisir une autre solution pour l’héritier. Comment maitre à l’abri une personne lorsque un château était assiégé… Une poterne ! Alectryon retournât en un éclair dans la dernière pièce et cherchât un mécanisme. Passant près de la fenêtre, il vit plus loin en contrebas, un carrosse ou l’on poussait une petite silhouette à l’intérieure. Le guerrier fulminait, il était hors de question qu’on lui fauche sa cible sous le nez. Il se vêtit de flamme et dans un fracas épouvantable brisât la fenêtre et les montant qui la retenait.


Il n’avait plus le même visage, ses traits, déformée par la rage, lui donnait l’air d’un démon sorti des enfers. Le corps recouvert de flammes, il fonçait tel un météore sur le convoi qui malgré de louable efforts, ne put lui échappé. Le torrent de feu percutât l’avant du carrosse, ne laissant du cocher et des chevaux qu’un tas de poussière calcinée. Se relevant, il offrit au palefrenier qui avait aidé l’enfant à s’installer, un regard si monstrueux qu’il oubliât tout sens du devoir et prit ses jambes à son cou. Il ne s’enfuit pas bien loi, une boule de feu le consumant une trentaine de pas plus loin. Le soldat d’Arès arrachât la porte et vit un jeune garçon tremblant de peur, recroqueviller dans un coin du carrosse, appelant une mère qui se trouvait déjà elle-même dans une sale posture.
 
Tu veux la retrouver ? Je t’y emmène.
 
Il se saisit de l’enfant et l’emportât avec lui auprès de son dieu. Il le déposât aux pieds de son superbe maitre en s’inclinant respectueusement.  La honte de son échec ne s’en fut pas, il ne venait que de diminuer l’impact de sa médiocrité, et médiocre il le restait, seulement là, il avait eu la faiblesse de le montrer à son camarade également. Il lui adressât un signe de tête respectueux car il lui devait de ne pas s’être noyé dans son humiliation.  A genou, la tête ne se relevant pas du sol, il attendait que son seigneur fasse ce que bon lui semblait de ces otages.
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MessageSujet: Re: Liechtenstein - Premier pas vers la renaissance   Mar 7 Fév 2017 - 0:51

 Phobos ne s'attendait pas à une chose: que Zyss se permette de prendre la parole pour exprimer son opinion concernant l'échec d'Alectryon. Le regard du dieu se tourna alors vers les Calamités, les toisaient avec une sévérité froide et retenue. Allait il le réprimander pour avoir contester son ordre. Non. Phobos répondit, presque avec désintérêt, et invita Alectryon d'un geste négligent de la main à aller accomplir sa tâche. 


"Soit." 


Il fut pour le moins bref, préférant ne pas s'étendre davantage sur la situation. Replongeant dans sa lecture, il s'arrêta un instant, avant de se tourner vers le cardinal des Calamités. 


"Zyss.... je perçoit encore la présence de mortels... va les éliminer. Je n'aimerais pas laisser de survivants derrière nous." 


Le seigneur de la Peur et de l'Effroi avait dit ça avec une légèreté terrifiante. La femme semblait commencer à reprendre conscience, mais le dieu n'en avait cure pour le moment. Sa silhouette frêle et inquiétante, sa pâleur macabre et la prestance qui se dégageait de lui paralysait l'enfant et sa mère, qui s'éveillait, ne valait guère mieux. Puis, finalement, vint le moment où Alectryon et Zyss réapparurent, et cette fois, les deux berserkers avaient accomplis leurs tâches sans que ni l'un ni l'autre n'ait échoué. Ce qui était le minimum à espérer, ceci dit. Le petit garçon que venait de ramener le cardinal du feu se jeta alors dans les bras de sa mère, rejoignant ainsi sa soeur sous la "protection" maternelle. Mais il allait bientôt réaliser que cette protection avait des limites.


Phobos ferma son livre pour tourner lentement son attention vers les malheureux. Se levant, l'ouvrage ayant mystérieusement disparu sous les yeux des berserkers et de leurs victimes, il se saisit de sa canne et s'approcha de la femme. Celle ci tremblait, ressentait clairement la sombre froideur qui émanait du dieu, ressentant clairement qu'il n'était pas humain. D'un geste de la main, il commanda à ses hommes de séparer les enfants de leur mère, Phobos saisissant alors la femme par le poignet. Si celle ci n'était pas paralysé par la peur qu'il provoquait malgré lui, son aura frappant malgré toute sa retenue la faible mortelle qu'elle était, elle aurait poussée un cri de par la froideur de sa main. Néanmoins, sans doute était ce à cause de l'instinct maternelle qui l'animait, elle se mit à pleurer à gémir, répondant aux supplications des enfants, chacun d'entre eux étant pris à part par un des cardinaux. 


Une fois qu'ils étaient séparés, le dieu parla alors d'une voix presque amusée. 


"Bien. Nous pouvons enfin passer aux choses sérieuses. Comme vous avez dû le deviner, tout aussi pathétique que vous puissiez être comme mortelle, vous et vos deux enfants sont désormais les seuls êtres que mes serviteurs ou moi même n'ayons pas tués.... du moins, pas encore." 


Phobos laissa clairement tomber une des épées de damoclès qui pendaient alors au dessus de ses victimes. Oui, leur sort était en réalité déjà scellé, mais tel un chat avec une sourie, il avait l'intention de jouer un peu. Et surtout, montrer à Alectryon la réalité sur les dieux qu'il servait, afin qu'il sache dans quel monde il se trouvait réellement. Au goût de Phobos, il restait encore trop humain, ressemblant trop à un chevalier d'Athéna, un brin sauvage certes, et cela n'était pas ce qu'il attendait d'un cardinal. Non, il voulait un soldat fidèle, certes, loyal, intelligent, mais surtout, surtout, il voulait un monstre. Alors il allait en faire un, lui montrant comment on forgeait de futurs berserkers. 



"Toutefois.... je suis capable de me montrer généreux à l'occasion. Ainsi, j'épargnerais un de vos enfants. Un seul. Et vous savez quoi?" 


Phobos se pencha vers l'oreille de la mère, et lui chuchota alors: 


"Vous allez décider lequel de vos enfants va vivre, et lequel va mourir!" 


La mère, effondrée, le supplia de lui prendre la vie et de laisser ses enfants en vie. Phobos lâcha un bref rire, avant de rajouter une précision.

"J'oubliais un détail... si vous ne vous décidez pas, je les tuerais tout les deux de mes propres mains!" 

Et voilà. Une autre épée venait de tomber, brisant le mince espoir qu'elle pouvait avoir de sauver sa progéniture pleurnichante et braillante comme jamais. Voyant que la mère n'arrivait pas à se décider, il commença à faire signe à ses berserkers afin d'en terminer avec eux, mais la mère réagit alors, la voix étouffée par ses sanglots et sa douleur. 

"Ma fille... épargnez ma fille je vous en supplie!" 

Tandis que son coeur devait se briser en pensant à son fils, ce dernier reçu comme une masse une vague de sentiments différents, mélangeant colère, désespoir, tristesse, rancune... tandis que le dieu riait. Puis alors le dieu relâcha son emprise, laissant tomber la mère désespérée et en larmes, puis s'approcha du garçon. Il se baissa pour se mettre à sa hauteur et lui parla d'un ton dur mais étrangement compatissant.

"Tu vois petit, ta mère a préférée ta 'soeur' à toi. Je ressent ta peine, ta déception, mais également ta colère. Relâche là donc sur ce qui était ta famille, remercie les comme elles le méritent!" 

Il prit la main du garçon et lui confia alors un poignard. 

"Tu sais quoi faire, mon garçon!"

D'un regard, il intima à Alectryon de relâcher l'enfant. Phobos s'écarta, empêchant la femme de se relever de sa poigne d'acier, faisant en sorte qu'elle soit témoin de la scène. Le garçon avait bien compris ce que le dieu de la peur avait voulu dire. Il se rapprocha alors de sa soeur, en larmes, puis, après un instant d'hésitation, planta le poignard dans le petit corps de la fillette maintenue fermement par Zyss devant lui. Et voilà. En un instant, sa soeur était morte. Lentement, un sourire effrayant, réellement effrayant, même pour les cardinaux, s'afficha sur le visage de la Peur. Phobos jeta alors la femme au sol avec violence, et l'écrasa au sol grâce à son aura terrifiante. Pendant un instant, Phobos tenait davantage d'un monstre squelettique et froid, mais cela n'avait duré qu'un instant. Il invita d'un geste élégant l'enfant à approcher de sa mère.

"Venge toi! Et prend le chemin qui t'est destiné!" 

Le garçon, le poignard toujours en main, avait un regard presque vide. Sans doute sous le choc, il était clairement en train d'être remodelé par Phobos qui manipulait ses émotions comme un marionnettiste jouerait avec un pantin. Il regarda alors avec satisfaction l'enfant tuer sa mère, sans hésitation cette fois ci. Sans détourner son regard, Phobos s'adressa alors d'une voix inquiétante mais emplie de contentement.

"Voyez, c'est ainsi que l'on prépare la formation d'un futur berserker. Ce petit a un grand potentiel. Il me tarde de voir quelle cuirasse de quelle cuirasse il héritera." 


Phobos tourna alors son regard sur le Cardinal des Calamités. Celui ci, de part son initiative, démontré que sa formation était terminée. Il avait eu l'audace et le courage de remettre en question d'une manière sage et intelligente son ordre, et ce genre de comportements combinés à un respect habituellement sans faille était aussi rare que précieux. Il pouvait le renvoyer à son Père, car en ce qui concernait la puissance brute, rien ne valait la pratique de combats et d'affrontements, ce dont raffolait Arès. 

"Zyss. Tu m'as bien servi jusqu'ici. Tu es digne de ton titre de Cardinal. Prend cet enfant avec toi, et retourne te mettre au service d'Arès. L'enfant sera formé pour devenir un berserker. Quant à moi, je dois encore m'occuper d'éduquer Alectryon et pour ce fait, il m'aidera à accomplir ma quête. Va! Et prend grand soin de ce garçon, je ne tient à le perdre. Un enfant doté d'un tel potentiel se fait rare de nos jours." 


Après avoir congédié Zyss et l'enfant, Phobos se retourna vers Alectryon. Il était encore recouvert de sang et de morceaux de corps. 


"... Va te nettoyer, Alectryon, un long voyage nous attend et je ne souffrirais pas de voyager avec toi dans cet état là." 

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MessageSujet: Re: Liechtenstein - Premier pas vers la renaissance   Ven 10 Fév 2017 - 12:28

En voyant Alectryon partir, non sans être sous la menace d'un combat éventuelle, le Cardinal laissa s'échapper un long soupire de soulagement mais aussi de déception. L'idée de ce combat ne le laissait pas de marbre mais le Seigneur des Peurs donna une nouvelle tâche à effectuer en ces lieux.

Sans un mot et accompagné d'une simple courbette, Zyss se releva et alla s'acquitter de sa besogne, car oui cette nouvelle mission n'était qu'une perte de temps sans intérêt, mais les ordres sont les ordres et puis... ce n'était pas si ennuyeux que cela.

Il commença par se placer dans la pièces la plus au centre de l'énorme manoir, de là la Calamité fit petit à petit surgir son cosmos et, tel un arbre qui étend ses racines, de long tentacule cosmique commencèrent à s'étendre, se ramifier et s'immiscer dans le moindre interstice. L'effort lui sembla incroyablement élevé, était-ce parce qu'il ne disposait pas de son armure? Un vague sentiment de manque naquit, la froideur et la moiteur organique de Midona lui manquait, il se sentait faible et vulnérable sans elle. Mais, balayant de la main cette idée que ne correspondait pas à ce qu'il devrait être, il continua tant bien que mal.
Pour des yeux non initié le manoir était tout à fait normal, si on oubliait les nombreuses marque sanguinolente ou le chaos provoqué par la fuite des habitants, mais un être initié aux arts cosmiques aurait pu voir, non sans effroi, que le sol et les murs était recouvert de tentacules semblable a des ronces.
Grâce à ce dispositif, Zyss sentait les chaleurs et les présences de tout les habitants, il était fin prêt à accomplir sa tâche. Dans un soucis d'économies de cosmos il rappela à lui tout ceux qui n'était pas à proximité d'une cible, tel du sang qui circulait dans des vaisseaux sanguins, les tentacules revinrent vers lui afin d'être redistribué vers les victimes qui moururent d'étranglement, d'éviscération, contusion, poignarder, étouffer, noyer ou encore remplit jusqu'à implosion d'eau...

Sa mission était achevé et le Cardinal s'en retourna à son maître, il avait senti une pointe de désapprobation quand il avait proposé qu'Alectryon devait s'acquitter de sa mission, ce qu'il comprenait, après tout il n'avait pas à discuter les ordres de son maître, mais ce qui était bien plus surprenant c'est qu'aucune punition n'avait été prononcé, c'était même presque le contraire!

Enfin, Alectryon revint et avec lui le second enfant, un jeune garçon. S'ensuivi une scène tout à fait digne du sadisme et du génie de Phobos qui rappela de doux souvenir au cardinal des Calamités, bien que pour lui ce rituel eut été différent il eut à tuer son père pour pouvoir s'élever et conquérir sa place au sein de l'armé d'Arès.
Voir la mère choisir entre ces deux enfants avait un coté comique et réellement sadique, voir dans son regard toute cette peur et devoir faire face à ce choix, cependant elle possédait une option.
Cette femme était loin, très loin d'être une bonne mère car elle aurait fait le choix de s'étouffer avec sa langue si elle aimait réellement ses deux enfants! Mais non, elle choisit de sacrifier son garçon pour permettre à sa fille de vivre.
Manque de chance ou deus ex machina pour le garçon, ce choix avait fait écho en lui et lui avait permit de le révéler.

Alors que le corps sans vie de la petite glissa d'entre les mains de Zyss qui, jusque là, la tenait fermement et sentait les larmes souiller ses mains, le jeune berserker tua sa mère, effaçant les derniers liens qu'il possédait avec le monde lambda des humains et entrait de son plein grès dans les rangs d'Arès. Ce spectacle d'ordinaire horrible s'acheva dans un lourd silence uniquement brisé par Phobos.
Ce dernier congédia Zyss, l'intimant à retourner à Sparte en compagnie du jeune garçon afin de le remettre au centre de formation des jeunes recrues, et de se mettre au service d'Arès.
Étrangement il aurait aimé encadrer l'éducation du jeune garçon, mais des la gestion de la Fosse lui prenait déjà pas mal de temps en soi et puis les morts était plus silencieux que les vivants...

D'un hochement de tête Zyss fit comprendre à son maître qu'il avait compris sa nouvelle mission et parti en tenant l'enfant qui, le regard complètement hagard et le corps tremblotant, sanglotait silencieusement mais se laissait manipuler comme une poupée de chiffons. Prenant le chemin vers la sortie, l'odeur de sang était omniprésente et, peut-être était-ce le fait de marcher au milieu des cadavres, l'enfant se mit alors à paniquer et à crier.
Un atemi et au lit.
La futur recrue à présent assommé, la Calamité l'attacha sur la croupe de la sombre monture qui attendait le retour de son maître et après un dernier regard sur le manoir, s'envola en direction de Sparte.

À cet instant la Calamité était à mille lieu de se douter des événements qui se produisait dans les terres bénit du Royaume de la Guerre...

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MessageSujet: Re: Liechtenstein - Premier pas vers la renaissance   Lun 20 Fév 2017 - 23:54

L’honneur fut sauf, pour autant que l’on puisse dire. La mission accompli, Alectryon pu voir l’étendu de la volonté de son divin maître. Le dieu de la peur s’adressât au trois humains, unique survivant d’un orchestre ayant pour thème la mort et l’annihilation. Les deux puissances au service de Phobos avaient fait montre d’un talent rare dans l’élimination mais, pour Alectryon il restait encore bien du chemin à accomplir. Certes il était capable de commettre les atrocités que l’on attendait d’un cardinal mais, dans le fond, son cœur était encore trop pris par ces pitoyables faiblesses humaines qu’on appelait sentiments.  

Chacun des enfants étaient aux mains d’un des sbires du dieu de la peur, la fillette dans les bras de Zyss et le garçonnet dans ceux du feu. Leur maître joua un jeu cruel avec la pauvre femme, la mettant en demeure de choisir parmi ses enfants qui vivrait et qui devrait périr. La mort dans l’âme, du moins c’était à espérer, elle choisit d’épargner sa fille. Une décision qui fit sourire Alectryon. Si le sort de cette famille avait eu la moindre chance d’attirer sa sympathie, c’était bel et bien fini. Une mère digne de ce nom n’aurait pu choisir un enfant au détriment de l’autre. Ce choix n’était surement pas le fruit du hasard mais une sorte de désir inconscient. Pour avoir porté plus d’amour à l’un de ses petits plus qu’à l’autre, elle en paierait le prix.

La perfidie et le génie du dieu des berzerker n’avait pas de limite et la candeur stupide de la femme, de croire qu’un dieu comme Phobos ferait preuve de clémence envers de si pitoyable et pathétique créatures, la plongèrent dans un abyme de tristesse alors que sa famille, par sa faute à elle, se disloqua. Obéissant à un ordre, Alectryon laissât l’enfant s’échapper de son emprise et, armé d’un poignard, pris la vie de sa sœur, puis celle de sa mère. En brisant ses liens avec sa famille, l’enfant n’était plus retenu par ce boulet que trainait encore le cardinal du feu. Un vague sentiment de honte envahis le maitre du feu alors qu’il comprenait que par cet aspect-là, ce jeune garçon le surpassait déjà.
 
*Je dois comme lui, et comme Zyss, m’endurcir pour servir au mieux la volonté de mon seigneur, je réagis encore trop comme un vulgaire humain. *
 
Cette phrase n’aurait eu aucun sens pour une personne normal mais, pour le cardinal, elle était la preuve de sa volonté à perdre son âme au profit de son maitre et devenir une arme entièrement dévoué à son service. Pendant ce temps-là, l’enfant survivant, encore abrutis de la situation qu’il venait de vivre, fut confié au seigneur des calamités pour être ramené au royaume de la guerre afin d’y devenir un future guerrier d’Arès. Un genou en terre, le regard au sol en guise de respect, Alectryon attendit les ordres de son seigneur pour la suite des évènements. Encore souillé du sens des humains, il lui fut demandé de se tenir propre. Cet ordre fut observé dans les plus brefs délais, le cardinal souhaitant avant tout ne pas offusquer plus encore son maitre.  On ne se présentait pas couvert d’immondices à son seigneur.

Revenant de son nettoyage, aussi minutieux que possible, Alectryon se remit en position de servitude absolue, ne prenant pas même le temps de lever les yeux vers un maître qu’il était indigne de regarder. Rompant le silence à contrecœur, espérant ne pas agacer son divin maitre, il fit résonner quelques mots dans le silence lugubre de mort qui régnait dorénavant en ces lieux.
 
Pardonnez-moi ma tenue seigneur, votre ordre est accomplis, je suis prêt à vous suivre.
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MessageSujet: Re: Liechtenstein - Premier pas vers la renaissance   Jeu 2 Mar 2017 - 23:18

Le dieu de la peur regarda le Cardinal des Calamités s'en aller avec l'enfant. Zyss emportait avec lui l'avenir des berserker, le petit ayant un potentiel suffisamment grand au fond de lui pour avoir attiré la curiosité de Phobos, ce qui n'était pas rien. Le dieu qu'il était n'aimait pas l'état actuel somme toute vulgaire et banal de l'Humanité, mais force est de constater que certains d'entre eux sortaient du lot. Et si c'était parfois en bien, la plupart du temps, c'était plutôt le contraire. Le dieu gardait un souvenir désagréable de ce misérable chevalier noir, qui avait démontré une stupidité qui n'avait d'égale que son insolence. Tout comme il se rappelait aussi de l'ancienne cardinal du feu, elle aussi plus que portée sur la désobéissance et la rébellion. Dire qu'il avait dû faire avec ça à l'époque. Si ce n'avait pas été pour son Père, il les aurait occis sans tarder à l'époque. Quoiqu'il en soit, le cardinal du feu actuel possédait quelques défaillances, à l'instar de sa soeur, mais ce n'était en rien comparable avec ce qu'il avait vécu avec ces deux individus déficients. Au moins, eux, pouvaient encore recevoir l'enseignement de leur dieu, et devenir des soldats dignes de l'armée d'Arès. Il y avait certes encore du travail pour forger de véritables monstres prêts à semer les carnages et le fracas de la guerre, mais il restait de l'espoir, celui d'un potentiel qui ne demandait qu'à être exploité. Et tel un forgeron, Phobos comptait bien y arriver. 


Alectryon se présenta alors à lui, lavé des traces du carnage qu'il avait semé sur son chemin. Pris sans doute de frénésie par l'odeur du sang et de la mort, il en avait négligé l'ordre de son dieu, ce qui lui avait valu alors une réprimande désobligeante de son maître. Toutefois, il semblait toujours aussi servile et prêt à donner sa vie pour eux. D'un regard, Phobos détailla la tenue de son guerrier. Lorsqu'il se détourna de lui, ce dernier était désormais tout vêtu de noir, dans une tenue sobre mais à la fois distinguée et autoritaire.  


"Ne t'en fais pas. Cette tenue ci te sied davantage pour la suite de notre voyage." 




Le dieu fit apparaître une diligence sombre, aux allures inquiétantes et funèbres. Les montures qu'ils avaient utilisés précédemment se trouvaient désormais attelées et prêtes à emmener ce chariot des dieux vers leur prochaine destination. Phobos indiqua alors au cardinal la place du cocher. Cela pouvait le déstabiliser, et il serait vain de dire qu'Alectryon n'avait pas à avoir peur en la présence de son seigneur, mais avec le premier trajet, il devait savoir qu'il n'aurait que peu de choses à faire pour commander les chevaux de cauchemar. Le dieu s'installa alors à l'intérieur, posa sa canne et reprit alors sa lecture. Sa voix, indifférente, indiqua alors à Alectryon, ou bien aux chevaux qui commencèrent alors à se mettre en route en s'envolant dans le ciel nocturne. 


"Direction le Vatican!" 



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