Pour tous les passionnés du RP. Venez sur Saint Seiya Anthologie RPG pour jouer dans la bonne humeur et une bonne ambiance. Incarnez un chevalier et enflammez votre cosmos !!
 

Demande de Partenariat: Ici

Partagez | .
 

 C'est ma tournée ! [FB with Alessio]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Elicia
Prêtresse d'Hadès
avatar
Rôle : Prêtresse d'Hadès.
Messages : 1224


Caractéristiques
Vie Vie:
250/250  (250/250)
Cosmos Cosmos:
250/250  (250/250)
Armure Armure:
420/420  (420/420)

MessageSujet: C'est ma tournée ! [FB with Alessio]   Ven 19 Aoû 2016 - 14:58


Parée de ta tenue la plus moulante possible, tu décides de passer par la ville de Londres pour assouvir une dernière vengeance. Tu avais déjà ôter la vie de ton géniteur, il était normal que tu prennes également celle de ta propre mère, si tu pouvais encore considérer ces êtres infâmes comme étant tes parents. Marchant d'un pas lent à travers la ville, ton regard reste obstinément braqué devant toi. Il y avait une foule de gens qui marchaient sur la route principale mais tu n'en avait que faire. Pour éviter une éventuelle bousculade de ta part – car tu n'avais pas l'idée de te bouger toi à vrai dire – les gens qui venaient en sens inverse étaient obligée de s'écarter. Dame Perséphone avait déclaré la Guerre Sainte mais tu t'en foutais. Enfin non, mais comme ta facultée à te téléporter ou à faire de grande distance d'un simple battement d'aile de ton surpli te permettrait quant même d'arriver rapidement à ta destination tu t'étais permise de faire un crochet par la ville qui t'avait vu naître et grandir. Cependant, si ton plan d'assassinat était prêt à être exécuté dès ton arrivée dans le Manoir familial, le temps en décida autrement. En effet, quelques gouttes perdues se firent sentir avant qu'un véritable déluge prenne place dans le paysage.

Soupirant d'un air exaspéré tu décidas d'aller t’abriter dans un des bars. Certes tu aurais pu continuer ton chemin et commencer le carnage de ce qui restait des gens que tu avais connu néanmoins en dépis de tes nouveaux pouvoirs tu haïssais l'eau plus qu'avant depuis que le surpli du Bénou t'avait choisie comme porteuse. Plutôt morose tu entres donc dans le bar en question après avoir ouvert la porte d'un coup de pied sec. Dans un gros bruit la porte s'ouvrit donc alors que ton regard assassin parcourt l'espace central. Quelques paires d'yeux s'étaient posés sur toi, accompagnant ton entrée plutôt remarquée dans le lieu. Toujours aussi impassible, tu te contentas de te rendre près du comptoir où les quelques loubards qui y étaient présent continuaient de te regarder d'un air méfiant. Il te regardèrent alors t’asseoir avant de détourner leur attention lorsque ce fut ton tour de t'intéresser – ou non, en fait – à leur personne. Décidément, ils avaient beau avoir l'air d'être des gros durs mais ils étaient très vite intimidés par une femme comme toi…


« - Un whisky. »

Sortant ce qu'il te restait des livres que tu avais volés à ta famille lorsque tu étais devenue spectre, tu demanda donc ta commande d'un ton neutre avant de croiser les bras devant toi et d'attendre que le barman te serve ton alcool. Ton regard parcouru une nouvelle fois l'établissement dans lequel tu te trouvais et tu te rendis compte qu'un gros te regardais. Il avait l'oeil lubrique en tout cas et cela te fis penser à ton père. Tu avais oublié que tu n'étais plus une gamine à présent que tu avais gagné tes nouveaux pouvoirs. Il fallait te faire à l'idée que maintenant il n'y aurait plus ton géniteur maintenant qui loucherait sur tes courbes. Sales porcs. Le barman arriva finalement avec ton verre qu'il posa devant toi.

« - Merci. »

Tu avais beau être énervée, cela ne t'empêchais pas d'être polie surtout avec un mec comme ce barman qui essayait de servir des gens exécrable comme elle toute la journée. Tu ne supporterais jamais d'être avec des cas sociaux toute la journée à écouter leur jérémiades incessantes. Apportant le verre à tes lèvres, tu en profites pour boire une gorgée avant de reporter ton attention sur le barman qui s’attelait à ses tâches journalières.

« - Désolée pour votre porte. Dis-tu d'un air faussement désolée à l'autre tandis que tu reposais ton verre devant toi. Je suis toujours à cran quand ce que je veux faire quelque chose et que cela ne se passe pas comme je le voulais. »

Là on pouvait le dire puisque lorsqu'il pleuvait à Londres, cela tombait dru et pendant un moment. Autant dire que tu allais devoir prendre ton mal en patience et continuer à être reluquée par des connards que tu tuerais volontiers si il n'y avait pas autant de monde autour de toi. Le pire dans tout cela, c'est que pour passer le temps tu devras raconter ta vie à des inconnus. Génial.
Revenir en haut Aller en bas
Alessio
Spectre Céleste du Griffon et juge d'Hadès
Spectre Céleste du Griffon et juge d'Hadès
avatar
Rôle :
♦ Oiseau de Malheur ♦

Messages : 1490


Caractéristiques
Vie Vie:
200/200  (200/200)
Cosmos Cosmos:
300/300  (300/300)
Armure Armure:
420/420  (420/420)

MessageSujet: Re: C'est ma tournée ! [FB with Alessio]   Ven 23 Sep 2016 - 7:43

Tout de suite.

Se retournant vers l'étagère des liqueurs, celui qui apparut comme étant le barman les passa en revue à la pointe de l'index. Trouvant l'étiquette correspondante, il s'empara de la bouteille avec l'adresse de celui habitué à manier la verroterie. Tirant un verre de sous le comptoir, il l'emplit religieusement d'un tiers de whisky, pas plus, pas moins, comme il convenait pour ce genre de boisson. Faute de demande expresse, il n'ajouta pas de glaçon, considérant - comme beaucoup d'expert en la matière - que cela gâtait le goût de l'alcool.
Exacte raison pour laquelle il s'en était tenu aux proportions réglementaires ; sans eau pour le couper, le whisky était un breuvage affreusement traître - lui-même n'en consommait que rarement. Ainsi, même si elle était de fort méchante humeur - sans qu'il n'en connaisse encore les raisons -, il doutait fort que cela augmente son seuil d'ébriété. Encore car, comme chacun sait, il n'y a pas meilleur endroit qu'un bar pour entendre un inconnu conter ses déboires ; l'ivresse délie autant les langues que les esprits.

Aussi avait-elle probablement mal fait son choix en venant ici vêtue de la sorte, mais c'était une autre histoire.

Le Eight Bells Alehouse était un pub - ou public house, de son nom complet - situé au coin de Fournier Street et Commercial Street à l'est de Londres. Avec sa façade immaculée au milieu de bâtiments en brique ayant gardé leur couleur et ses larges fenêtres, il eut été difficile de le manquer ; peut-être était-ce la recette du succès. Malgré sa notoriété grandissante, toutefois, rares étaient ceux à s'y rendre en pleine averse - si ce n'est parce qu'ils étaient déjà dehors et souhaitaient s'en abriter.

La nouvelle arrivante ne faisait qu'en apporter confirmation, une légère humidité ayant eu le temps d'imprégner sa tenue malgré tout. Il était cependant fort peu probable que ce soudain changement climatique soit l'unique raison à son énervement. Son vis-à-vis prit le soin de la laisser s'installer et déguster sa commande, se contentant pour sa part de lustrer le comptoir distraitement. Mieux valait attendre que ses foudres se dispersent, à défaut de celles qui commençaient à tonner à l'extérieur, avant de lui adresser la parole.

L'établissement était étonnamment paisible : la plupart des clients étaient attablés en solitaire et ceux qui ne l'étaient pas partageaient une activité exigeant leur concentration - quelque partie de carte étant un exemple parmi tant d'autres. Hormis les bruits propres à ces divertissements et le raclement des verres, l'on n'entendait guère plus que la pluie qui continuait de s'abattre à l'extérieur. Même le passage du chiffon sur le bois laqué du comptoir n'était au mieux qu'un lointain murmure à l'oreille de qui voulait bien l'entendre. Finalement, ce fut elle qui en premier brisa le silence.

Ce n'est rien, je comptais la changer de toute façon. fit-il en lorgnant vers la porte. Si le bar n'avait ouvert que récemment, ce n'était pas le cas du bâtiment qui avait déjà son lot d'années au compteur. Je ne vous oblige à rien, mais si vous souhaitez en parler, j'ai l'habitude de tendre l'oreille.

L'individu de l'autre côté du meuble ne manquait pas de charme, le blanc cassé de sa chemise mettant en valeur le hâle de sa peau. S'il n'arborait pas de luxe excessif - ni cravate, ni boutons de manchette -, il ne semblait pas en avoir besoin ; la finesse de ses traits comportait à elle seule plus de noblesse que bien des hommes n'en auraient jamais. Quant à ses yeux, ils étaient d'un noisette si clairs qu'ils semblaient, sous le bon éclairage, briller d'un éclat doré ; effet d'optique, à n'en pas douter, d'autant que la liberté laissée à ses cheveux mi-longs cachait presque toujours l'un d'entre eux.
Bien qu'il parût clair qu'il n'était pas d'ici, sa démarche, ses manières brillaient d'une élégance si typiquement britannique - et à fortiori londonienne - qu'il ne devait avoir aucun mal à se fondre dans le décor. Troquant son torchon pour un autre, il se mit en devoir de récurer les verres fraichement lavés qui attendaient un mètre plus loin, sans pour autant quitter la jeune fille du regard.

Ne faites pas attention à eux, finit-il par déclarer en lorgnant sur sa clientèle dépareillée, s'efforçant de la détendre d'un sourire avenant. Ce n'est pas tous les jours qu'ils voient une jeune fille de votre charme. Ou une demoiselle tout court, à dire vrai.

----------------------------------------

Marionnettes et fils malsains... Il n'y a aucun avenir au creux de ma main.

Revenir en haut Aller en bas
Elicia
Prêtresse d'Hadès
avatar
Rôle : Prêtresse d'Hadès.
Messages : 1224


Caractéristiques
Vie Vie:
250/250  (250/250)
Cosmos Cosmos:
250/250  (250/250)
Armure Armure:
420/420  (420/420)

MessageSujet: Re: C'est ma tournée ! [FB with Alessio]   Ven 23 Sep 2016 - 13:53


Pourquoi fallait-il qu'il pleuve tout le temps à Londres ? A croire que les éléments aimaient beaucoup se déchaîner sur cette ville histoire d'embêter ses habitants. Certes ce n'était pas une raison pour te mettre dans un état pareil de rage mais quant même… A la longue c'était quelque chose qui nous rendait tous irritable de ne pas pouvoir faire un pas dans une ville sans qu'il ne nous tombe une pluie diluvienne pendant des lustres. Car oui, ici il pleuvait non seulement tout le temps mais également pendant une durée assez longue. Lorsqu'on avait la malchance de se retrouver dans une averse pareille, il valait mieux avoir quelque chose pour s'occuper, un jeu de cartes par exemple ou comme toi actuellement, un pub dans lequel tu boirais en attendant de pouvoir sortir. Quoique, peut-être entameras-tu une discussion sur la vie avec le barman puisque ce dernier venait de te répondre en disant qu'il pensait déjà à changer sa porte, marquant une petite pause avant de demander l'air de rien si tu voulais parler de ce qui te rendait si irritable. Comme tu l'avait imaginé il y a quelques secondes, tu allais raconter ta vie à quelqu'un que tu ne connaissais pas et que tu n'allais probablement plus jamais revoir durant ta vie.

« - Vous voulez vraiment m'entendre jacasser à propos du mauvais temps continuel de cette ville ? »

T'exclames-tu alors que tes lèvres s'étirent en demi-sourire moqueur. Il avait l'habitude de tendre l'oreille… Pourquoi cela te faisait sourire ? Ah oui, peut-être parce que tout les barmans étaient habituer à parler et demander la cause des humeurs des gens qu'ils servaient. Peut-être était-ce pour passer le temps et voir à quel point la vie de ses clients était médiocre ? Pour comparer la sienne et se rassurer aussi en se disant qu'il était finalement mieux loti que certains ? Allez savoir. Tu lui aurait bien posé la question mais tu ne le fis pas parce que ce n'était ni tes affaires, ni très poli de demander si il avait lui aussi une vie merdique pour s'occuper de celle des autres… Bon d'accord tu ferais bien une fleur à ce barman. Il faut dire qu'il était particulièrement sexy que cela soit son apparence physique ou même sa façon de faire, c'était le genre de type qui malgré son boulot merdique avait de quoi détendre ses clients et les mettre en confiance. Portant une nouvelle fois le verre à tes lèvres, tu te contentes de siroter une petite gorgée. L'alcool étant un peu nouveau pour toi, tu essaies de ne pas boire tout en un coup. Après tout si les autres personnes le buvaient par petites gorgées, c'était qu'il y avait une raison et tu n'avais pas envie de te retrouver les quatre fers en l'air au bout de quelques secondes. Laissant le liquide descendre lentement dans ta gorge, tu lèves les yeux vers le plafond avant de porter ton attention à la clientèle du gars. Pas que cela soit une surprise mais certains énergumènes détournent leur propre regard lorsque tu te rends compte qu'ils étaient encore en train de loucher sur toi.

« - Vraiment ? Dis-tu en faisant pivoter ton regard sur l'homme en face de toi. Cela ne m'étonne pas. J'imagine qu'avec leur tête et leurs bourrelets il ne doivent pas beaucoup attirer les femmes. »

Ce qui expliquerait également leur présence près d'un verre de bière. Ils devaient probablement noyer leur chagrin dans l'alcool et la bière. Méchante ? Tu n'avais jamais affirmer le contraire et prendre les gens de haut était ce que tu faisais en permanence depuis que tu existais. Après tout tu avais été une noble, tu avais l'habitude de te sentir au dessus du lot par apport aux gens moins riche que toi.

« - Avez-vous beaucoup de clientes ? Demandes-tu au bout d'un moment à l'homme en remettant une mèche de cheveux rebelle derrière ton oreille.  C'est vrai qu'il n'y a pas beaucoup de représentantes de la gente féminine, ici. »

C'est en constatant que tu était la seule femme en ces lieux que tu avais posé cette question au barman qui s'attelait à nettoyer un peu les verres usagés des clients partis. Il ne t'avait pas quitté des yeux, semblant analyser tes faits et gestes depuis tout à l'heure comme pour étudier tes mimiques et autres.

« - Remarquez qu'avec la tête de ces hommes cela ne m'étonnerait même pas qu'elles s'enfuient toutes. Fis-tu avec un petit sourire amusé sur les lèvres. Quoique, moi je sais où elles iraient picoler parce qu'il y a au moins une personne attrayante ici. »

Cette fois tu avais souris d'un air espiègle tandis que ton regard se posait une nouvelle fois sur le barman devant toi. Un petit clin d'oeil coquin, tu finis le reste de ton verre d'un air avant de grimacer légèrement. Boire comme ça d'un trait n'avait pas l'air d'être une bonne idée, tout brûlait dans la gorge avant de s'atténuer quelque peu au bout d'un moment. Te détendant un petit peu sous l'effet de l'alcool, tu reposas ton verre sur le comptoir. Jetant un coup d'oeil par la fenêtre, tu constatas qu'il pleuvait encore dru dehors et que ce sera pas encore maintenant que tu pourras t'en aller pour rendre une ultime visite à ta génitrice. C'était dommage, tu avais vraiment envie d'en finir une bonne fois pour toute avec ton passé.

« - En tout cas j'admire votre courage. Dis-tu en détournant ton attention de la fenêtre. Cela ne doit pas être amusant d'écouter les histoires des gens, même si ce sont vos clients. On devrait ajouter une formation de psychologue à la votre, ce serait utile. »

Les vrais psychologues seraient pour les riches et les barmans pour les pauvres. C'était déjà un peu la réalité lorsque tu constatas que tu entretenais la conversation avec le serveur… Alors que tu n'avais pas voulu cela à la base. Bah ouais, toi qui ne parles jamais d'habitude, tu avais déjà bien déblatérer depuis que tu étais à ce comptoir !
Revenir en haut Aller en bas
Alessio
Spectre Céleste du Griffon et juge d'Hadès
Spectre Céleste du Griffon et juge d'Hadès
avatar
Rôle :
♦ Oiseau de Malheur ♦

Messages : 1490


Caractéristiques
Vie Vie:
200/200  (200/200)
Cosmos Cosmos:
300/300  (300/300)
Armure Armure:
420/420  (420/420)

MessageSujet: Re: C'est ma tournée ! [FB with Alessio]   Jeu 22 Déc 2016 - 18:35

Comme je le disais, fit-il sans lâcher son verre, je suis doué pour écouter. Son regard se reporta sur la clientèle, plein de lucidité :  Et ce n'est pas comme si j'avais grand chose de mieux à faire.

Avec ce temps, il était en effet peu probable que l'on s'aventure jusqu'ici. Les quartiers habités - du moins ceux de la classe sociale semblant constituer la clientèle - étaient relativement distants ; voilà qui expliquait peut-être que certains n'aient pas tenté de regagner le confort de leurs pénates lorsque l'averse s'était déclarée. La maussaderie du climat semblait toutefois s'être propagée aux bons habitants de Londres, tout du moins l'échantillon compris entre ces murs : mis à part le concerto des chopes et le récital des cartes à jouer, nul bruit ne venait interrompre leur conversation.
Si son air affable ne l'avait pas quitté, son sourire s'agrandit en voyant que la demoiselle semblait apprécier la boisson. L'aisance, l'aplomb avec laquelle elle évoluait dans ce milieu considéré comme éminemment masculin semblait indiquer une habitude relative - ou le feindre très bien. En grande partie, les femmes qui pénétraient dans de tels établissements le faisaient en quête de sensations fortes . Il n'était que suite logique de les voir commander plus fort qu'elles ne le devraient et le regretter amèrement par après ; voilà qui n'aidait pas à démentir l'aura de temple à la gloire de la testostérone que l'on prêtait trop souvent à ces lieux.

Probablement pas, convint-il, la mine emplie de compassion. Mais j'aime à croire qu'ils trouvent ici un baume à leurs plaies. Il faut bien faire tourner les affaires.

Sans compter que bon nombre seraient probablement moins heureux une femme à leur bras qu'une chope à la main. Après tout, quelques-uns portaient bel et bien une alliance, quand ils ne la faisaient pas disparaître au moment d'entrer ; pour autant, ils n'avaient pas l'air pressés de rentrer. Nulle surprise à ce que leurs charmantes épouses n'y voient ensuite qu'une autre de la perdition - non qu'il puisse leur donner tort : si celui-ci semblait relativement épargné, combien de pubs concurrents versaient pour arrondir dans l'illégalité ? Corruption grandissante sous de nobles masques, l'époque était celle des faux semblants - une influence qu'il n'aurait pas renié.

Pas vraiment. Selon ce que j'ai pu observer, sans vouloir alimenter les clichés, ces dames préfèrent généralement les salons de thé. Fort heureusement, il y a des exceptions. fit-il avec malice, lui glissant un regard éloquent.

Car si les bars abritaient quelques-uns des noirs secrets de la ville, le tea time était quant à lui un sommet d'hypocrisie ; à qui serait le plus bourgeois. Triste époque. Loin d'être épargnée, la ville était même le centre d'une vague qui ne tarderait pas à se généraliser. Au moins les bas-quartiers n'étaient-ils pas autant affectés. Voyant la jeune femme vider son verre - d'une manière confirmant bien qu'elle y était plus rodée qu'il n'y parait, à moins qu'elle n'ait quelque raison de vouloir l'impressionner ? -, il le remplit à nouveau sans tarder, lui rendant son clin d’œil dans la foulée.

Pour vous remercier du compliment. Sur le compte de la maison, évidemment. Sur le point de reposer la bouteille, il marqua un temps d'arrêt pour finalement se raviser, sortant un autre verre afin de pouvoir l'accompagner. Le récipient rebouché, il le laissa néanmoins à sa portée. Ce n'est d'ordinaire pas mon genre de breuvage, mais je me sens contraint de vous accompagner. À laisser boire seule une femme tel que vous, j'aurais l'impression de vous insulter. Il ne fit pas un geste pour lever son verre cependant, lui laissant la priorité. Je ne peux par ailleurs que vous donner raison : j'ai parait-il toujours été doué pour entrer dans la tête des gens. Et vous, y'a-t-il quelque chose que vous aimeriez me raconter ?

----------------------------------------

Marionnettes et fils malsains... Il n'y a aucun avenir au creux de ma main.

Revenir en haut Aller en bas
Elicia
Prêtresse d'Hadès
avatar
Rôle : Prêtresse d'Hadès.
Messages : 1224


Caractéristiques
Vie Vie:
250/250  (250/250)
Cosmos Cosmos:
250/250  (250/250)
Armure Armure:
420/420  (420/420)

MessageSujet: Re: C'est ma tournée ! [FB with Alessio]   Lun 26 Déc 2016 - 20:38


Oui, être barman était un travail plutôt ingrat de ton point de vue. Tu te demandais vraiment ce qui poussait les gens à vouloir exercer cette profession surtout en voyant les manières et la façon de parler de ton interlocuteur. Une chose est sûre c'est qu'il avait attiré ton attention et tu avais envie de lui poser quelques questions afin d'en savoir plus sur lui. Quoi qu'il en soit tu continuais de siroter ton breuvage, attentive à ce que l'autre te répondait. Apparemment il n'y avait pas de femmes dans ce genre d'établissement. D'après le barman les demoiselles avaient plus l'habitude de se rendre dans des salons de thé que dans des bars bondés comme celui-ci et tu semblais être une exception. Il fallait dire que si tu avais eu le choix, tu t'y serais probablement rendue étant donné ton ancien statut de noble mais passer du temps avec des femmes qui passait leur temps à se plaindre et commérer sur autrui ne te plaisait pas tellement.

« - Heureusement qu'il y en a sinon ce serait ennuyeux, n'est-ce pas ? Demandes-tu en jetant un regard amusé par dessus ton verre que tu venais d'amener à ta bouche une nouvelle fois. Dieu merci je ne suis pas comme ces femmes qui passent leur vie à comparer leur vie à d'autres et commérer sur d'éventuelles rivales. »

Reposant ton verre devant toi tu ne peux t'empêcher de soupirer d'un air las. Les femmes de se genre, tu les connaissaient par coeur. A force d'être traînée par tes parents dans les soirées mondaine  tu savais pertinemment comment la Noblesse fonctionnait. Les femmes étaient avides de richesses et ne rataient pas une occasion pour critiquer ou comparer leur vie avec une autre. Si par malheur quelqu'un venait à devenir nouvellement riche, il y avait de forte chance que cela jase dans leur dos. Ces enfantillages avaient le don de t'énerver au plus haut point et tu te félicitais de ne plus être attachée à ce genre de chose futile et sans intérêts, du moins pour ta part. Alors que tu  venais de boire la dernière goûte de ton alcool, le barman choisi ce moment pour s'emparer de la bouteille à ses côtés afin de remplir ton verre une nouvelle fois.

Cela te surpris, tu n'avais rien demandé et il pris l'initiative de te servir à nouveau. Toi qui ne voulait pas t'éterniser, il fallait revoir tes plans maintenant que tu étais obligée de boire le verre. Bon d'accord c'était lui qui te l'offrait mais maintenant tu avais un peu peur de finir saoûle. Après tout tu n'avais jamais expérimenté l'alcool aussi tu étais un peu inquiète sur ce qui pouvait t'arriver si jamais tu buvais le breuvage trop vite. Surtout qu'après quelques secondes d'hésitation, le barman décida de se joindre à toi, prétextant que ce n'était pas très correct de te laisser boire seule. Il est clair que si tu avais été encore une Noble tu aurait probablement critiquer se manque de délicatesse mais comme tu ne l'étais plus, un simple haussement d'épaule accueilli les dires de l'homme.


« - Il n'y a pas de mal, je vous assure. Réponds-tu en levant ton verre en constatant que l'autre ne le faisait pas, A la votre ! »

Quoi qu'il en soit, il semblait prendre plaisir à discuter avec toi ce qui te détendis un peu. Tandis que tu sirotais une nouvelle goulée, ce dernier avait repris la parole afin de confirmer le fait qu'il était, d'après certaines sources, assez doué pour entrer dans la tête des gens. Voilà une information plutôt utile à savoir et qui confirmait l'une de tes phrases de tout à l'heure concernant l'ajout de ''psychologue de pauvres'' dans les profession de barmen…

« - C'est la seconde fois que vous me demandez ça. Fis-tu remarquer, l'oeil amusé à l'adresse de l'homme. Je ne sais pas quoi vous raconter… Je ne suis pas du genre à étaler ma vie, vous savez. »

Tu avais légèrement rougis lorsque tu lui répondis. Tu avais un air gêné sur le visage, après tout comme tu lui fis remarquer tu n'avais jamais raconté quoi que ce soit sur ta vie aux gens que tu croisais et encore moins aux récentes connaissances. Après tout si cela se trouve vous vous parlez ici et maintenant pour ensuite vous séparer et ne plus jamais vous croiser. Après tout tu étais une spectre d'Hadès, tu avais maintenant un autre lieu comme maison en dehors de ton ancien manoir ici à Londres. Tu ne savais pas ce qu'il en était pour ton interlocuteur mais nul doute qu'il avait une vie lui aussi. Si il pouvait entrer dans la tête des personnes comme il se plaisait à le dire, il trouverait probablement une pirouette afin de te faire sortir les vers du nez.

« - Je peux éventuellement me présenter… consentes-tu quant même alors que ton regard se pose sur l'homme. Mon nom est Elicia et vous ? »

Tu n'avais pas dévoiler l’entièreté de ton appellation pour une simple raison. Si cet homme était là depuis longtemps, il aurait probablement entendu parler de ta famille. Tout le monde connaissaient les familles de la Noblesse et si tu avais dis ton nom de famille, il était sûr et certain que le rapprochement avec ta famille aurait été établi. Ton prénom avait une origine noble lui aussi, ce qui mettrait peut-être la puce à l'oreille. Quoique, tu ne savais pas si les gens seraient assez intelligents pour se remémorer le fait qu'une enfant d'une riche famille Anglaise se nommait également comme cela jadis et qu'elle avait disparu le même jour que le meurtre de son père… Cet événement remontait de quelques temps mais qui sait… Certains pouvaient avoir encore cela en tête ? Ou bien cet homme pourrait faire un autre rapprochement grâce à d'autres informations en rapport avec les spectres d'Hadès ?
Revenir en haut Aller en bas
Alessio
Spectre Céleste du Griffon et juge d'Hadès
Spectre Céleste du Griffon et juge d'Hadès
avatar
Rôle :
♦ Oiseau de Malheur ♦

Messages : 1490


Caractéristiques
Vie Vie:
200/200  (200/200)
Cosmos Cosmos:
300/300  (300/300)
Armure Armure:
420/420  (420/420)

MessageSujet: Re: C'est ma tournée ! [FB with Alessio]   Ven 3 Mar 2017 - 12:31

C'est tout à votre honneur, rétorqua-t-il. Il arrive que certaines d'entre elles viennent se perdre dans les parages - y chercher le frisson de l'authenticité - mais il s'agit plus d'assouvir un fantasme, de visiter un milieu que l'on dit typiquement masculin et d'en apprécier la soi-disant virilité. D'ailleurs, elles ne consomment que rarement : les caisses de bon nombre d'établissements peuvent sans doute en témoigner. Une perte de temps, vraiment. Le plus triste étant de se dire que ce sera pour beaucoup d'entre elles l'aventure de leur vie. Ce ne sont certes pas mes affaires, mais j'ose croire qu'il en va autrement vous concernant... Même si je pense n'avoir pas de souci à me faire !

Oui, elle semblait trop à sa place ici pour que cela ait encore quoi que ce soit d'original la concernant. Mais une fois encore, il pouvait se tromper : après tout, il ne la fréquentait que depuis quelques instants. Une telle assurance ne saurait toutefois venir de nulle part : si ce n'étaient les bars, elle devait avoir fréquenté des lieux apparentés. Rares étaient les femmes de cette contrée et de cette époque à se sentir aussi à l'aise entourées d'hommes - pas sans en avoir déjà fait l'expérience, et encore. À moins d'être sûres de n'en avoir rien à craindre.

Ainsi qu'il lui avait signalé, bon nombre d'entre elles frémissaient à la simple idée de passer le seuil d'un tel établissement - alors qu'il n'y avait pourtant pas de quoi fouetter un chat. Après tout, Elicia - puisqu'elle était ainsi nommée - y était bien entrée et n'en était pas morte. Mais l'heure du thé étant pour ces dames tout autant l'occasion d'échanger - et donc propager - les dernières rumeurs locales, leur insufflant de l'ampleur tant qu'à faire, il était aisé de se monter la tête. Enfin, tant que ça n'affectait pas les affaires... Répondant à l'appel, il fit à son tour disparaître le contenu de son verre.

Edward. Edward Hyde. Enchanté de faire votre connaissance. répliqua-t-il avec le plus grand naturel - comment aurait-il pu en être autrement ? Il n'avait fait que se présenter. Elicia comment, si je puis vous le demander ? Un léger clin d'oeil lui fut adressé. À moins bien sûr que vous préfériez garder quelques secrets. Je vous ressers quelque chose ?

Lui-même préféra en rester là pour le moment, du moins en apparence. Comme annoncé précédemment, il ne s'était offert ce verre que pour l'accompagner ; il ne pouvait guère se permettre davantage de son propre chef, pas aussi longtemps qu'il tiendrait ce rôle. Quel barman ferait-il s'il dilapidait son fond de commerce ?
Attendant un éventuel signe de sa part, il se remit à essuyer les verres qui trônaient encore sous le comptoir, rentrant dans une routine qu'il semblait maîtriser à la perfection. La jeune femme - de toute évidence une native : son accent ne trompait pas - n'était apparemment pas pressée de vider son sac - mais sinon pour cela, pourquoi était-elle ici ? Aussi se permit-il de relancer le sujet, sans perdre de sa courtoisie.

C'est un bon début, en tout cas. Si vous avez autre chose à dire, n'hésitez surtout pas. Ce n'est pas pour paraître insistant, et je m'excuse d'ailleurs si c'est le cas, mais la plupart des gens qui viennent dans ce genre d'endroits ne le font pas parce que la vie leur sourit. J'ai donc appris à... Disons, les aider à se délier la langue, pour leur propre bien. Si vous avez quelque chose sur le cœur, c'est le moment de vous soulager ; à vous en remettre à l'alcool, c'est avant tout votre portefeuille que vous risquez d'alléger, et vous n'en serez pas plus avancée.

Il entreprit de remettre les verres à leur place sur l'étagère située derrière lui, veillant à ce qu'ils soient tous à équidistance avec une certaine maniaquerie. Tant qu'à le faire, autant le faire bien, même si cet ordre qu'il s'efforçait d'instaurer devait ne pas durer : les récipients ne resteraient sans doute pas à leur place bien longtemps. Tandis qu'il lui tournait le dos, il maintint le dialogue, ayant laissé la bouteille en vue là où il l'avait précédemment déposée, de sorte qu'elle puisse y puiser si le cœur lui en disait.

Ai-je alors le droit de tenter de deviner ? Un chagrin d'amour, peut-être ? hasarda-t-il avec facétie, l'observant par-dessus son épaule entre deux séquences de rangement. Quoique, à vous voir, je soupçonne que ce soit plutôt vous qui ayez l'habitude de briser les cœurs. Ai -je tort ?

----------------------------------------

Marionnettes et fils malsains... Il n'y a aucun avenir au creux de ma main.

Revenir en haut Aller en bas
Elicia
Prêtresse d'Hadès
avatar
Rôle : Prêtresse d'Hadès.
Messages : 1224


Caractéristiques
Vie Vie:
250/250  (250/250)
Cosmos Cosmos:
250/250  (250/250)
Armure Armure:
420/420  (420/420)

MessageSujet: Re: C'est ma tournée ! [FB with Alessio]   Ven 3 Mar 2017 - 20:53

Issue d'une famille noble, les secrets de la vie des riches femmes ne t'étaient pas inconnues. Combien de temps avais-tu donc assister aux discussions incessantes et inintéressantes de ces dernières sans commencer à t'ennuyer ? Non seulement cela ne t'intéressait nullement de savoir qui était la plus élégantes de la ville et cela ne le sera jamais. Dans les bars, certes il y avait beaucoup d'hommes qui pouvaient te regarder pendant des heures avec parfois un filet de bave mais au moins leurs discussions et ce qui se passait souvent dans ce genre d'endroit avait de quoi éveiller ton intérêt. Quoi qu'il en soit, tu repris une gorgée de ta boisson avant de reposer une nouvelle fois ton verre tout en écoutant ce qu'en disait ton interlocuteur sur le sujet que tu avais lancé. Tu opinas de la tête pour affirmer ses dires concernant le fait que certaines femmes n'auraient jamais osé entrer dans un tel établissement. Ce n'était pas le genre de la Noblesse de se mélanger à la plèbe locale même pour certains hommes. En effet, tu n'avais jamais vu tes propres parents entrer dans un tel lieu lorsque tu étais encore vivante. Le luxe restait le luxe et si jamais on apercevait quelqu'un d'important boire un pot dans un bar, c'était la voie la plus rapide pour perdre son influence. Les gens normaux ne manqueraient en effet pas de propager des rumeurs sur cela et bientôt cela continuera son bonhomme de chemin à travers la ville. Peut-être même qu'une femme d'une autre famille de Noble en entendra parler et cela ternira à coup sûr les personnes visées. Heureusement que tu étais déclarée disparue – probablement voir morte à présent étant donné les années passées – aussi personne n'irait raconter à qui veut l'entendre que la jeune fille du meilleur fabriquant de jouets de Londres buvait dans un établissement pour les gens qui n'étaient pas digne d'intérêts.

Le barman se présenta par la suite sous le nom d'Edward Hyde, sur quoi tu leva ton verre presque vide afin de lui faire comprendre que tu étais enchantée de le connaître. Tu t'étais présentée juste avant et l'homme te demanda ton nom de famille. Tu allais lui répondre, entrouvrant la bouche afin de lui répondre. Néanmoins, tu te ravisas bien vite avant de faire une bêtise. Non, il n'était pas bon que tu lui donnes ton nom de famille. Même si il était barman et donc pas issus des familles influentes de Londres, il n'empêche que l'histoire de la disparition de ta famille avait déjà fait son chemin à travers la ville. Le père a été sauvagement tué alors que la mère était encore vivante dans le manoir familial. Ils avaient une fillette de même pas treize ans et cette dernière avait mystérieusement disparu lors de la tragédie qui avait frappé cette famille apparemment sans histoires. Finissant ton verre, tu semblais ailleurs mais cela ne dura pas longtemps. La seconde d'après, tu repris d'ailleurs la parole sans que ton hésitation ait été perceptive.


« - Juste Elicia. Répondis-tu en feintant un sourire. Non merci, je pense que je vais arrêter, du moins un petit moment. Je n'ai jamais eu l'occasion de boire de l'alcool, vous comprendrez que je sois prudente avec ce genre de truc. »

Un petit silence flotta alors après ta prise de parole. Tu n'avais pas eu envie de sortir ce genre de choses mais visiblement tu n'étais pas à l'abri d'un lapsus. Cela te contraria en tout cas, tu n'avais certainement pas l'habitude de te dévoiler aussi facilement et tu avais l'impression que certaines choses sortaient de ta bouche sans que tu ne le veuilles. Etait-ce donc l'alcool qui commençait à te délier la langue ? Il était d'autant plus urgent que tu te calmes sur la boisson si tu ne voulais pas encore laisser échapper de petits détails gênant sur ta personne. Edward te dis alors que tu n'étais pas obligée de tout lui dire - ce que tu approuvas mentalement d'ailleurs – mais ce d'habitude les gens qui venait dans cet endroit finissaient par raconter leurs secrets.

« - Je vous remercie pour votre intérêt à vouloir connaître certaines choses sur moi mais je n'ai pas besoin d'un psychologue. Répondis-tu avec un petit clin d'oeil comme le sien précédemment. Mais soit, si vous voulez jouer aux devinettes, je ne peux que vous défier d'essayer ! »

Un sourire amusé sur le visage, tu accompagnas du regard e barman ranger les verres sur l'étagère derrière lui. Bien qu'il te tournait le dos, cela ne l'empêcha pas d'hasarder si ta présence ici était le résultat d'un chagrin amoureux. Quoique, d'après lui c'était peut-être toi-même qui avait l'habitude de briser les coeurs.

«  - Perdu ! Fis-tu en éclatant d'un rire cristallin. Pour briser des coeurs il faudrait d'abord avoir rencontrer des hommes et vous êtes probablement le seul depuis des lustres. »

Tu avais bien déjà fait tourner des têtes mais tu n'étais pas sûre de considérer le fait d'avoir étés humiliée par ton propre Père comme ayant été une « relation ». Quant à briser les coeurs, tu étais un enfant à l'époque et aimer un gamin n'était pas vraiment tes objectifs en ces temps-là. Tu t'appuies alors sur le bord du comptoir alors que ton menton se cale dans une de tes mains. Tournant le doigt de ta main libre circulairement, tu reprends la parole d'un air un peu plus dur même si ton sourire était toujours là.

« - Une autre idée ? »

Un regard espiègle pour le titiller un peu. Cela risquait fort de l'ennuyer à chercher une raison, surtout que tu n'étais pas sûre que le ''pour régler mes comptes" germe dans sa tête. C'était tellement amusant ce petit jeu que tu allais essayer de le faire durer le plus longtemps possible. L'idée qu'il ne trouve pas la raison de ta présence était assez difficile pour ceux qui ne connaissaient pas ton passé... En effet, tu étais revenue à Londres dans l'unique but de te venger de la dernière personne encore vivante de ta famille. Par contre ta présence dans le bar était le fruit du hasard puisque tu y étais entrée pour t'abriter de la pluie. Jetant un coup d'oeil par la fenêtre, tu constatas que cette dernière tombait toujours avec autant d'intensité que lorsque tu étais entrée. Étouffant un petit soupir exaspéré, tu reportas ton attention sur ton interlocuteur.
Revenir en haut Aller en bas
Alessio
Spectre Céleste du Griffon et juge d'Hadès
Spectre Céleste du Griffon et juge d'Hadès
avatar
Rôle :
♦ Oiseau de Malheur ♦

Messages : 1490


Caractéristiques
Vie Vie:
200/200  (200/200)
Cosmos Cosmos:
300/300  (300/300)
Armure Armure:
420/420  (420/420)

MessageSujet: Re: C'est ma tournée ! [FB with Alessio]   Sam 4 Mar 2017 - 5:58

Bien entendu. N'hésitez pas si vous voulez quelque chose d'autre. Tout achat est bon à prendre : par ce temps, je doute qu'on voie beaucoup de clients, et il faut bien faire tourner les affaires. Cette caisse n'est pas aussi fournie que les poches des dames dont nous parlions, malheureusement. Son sourire s'agrandit légèrement, enjôleur, alors qu'il se retournait dans sa direction. Et puis, si vous ne venez pas souvent, n'est-il pas de mise de marquer l'occasion ?

Il laissa reposer le torchon sur son épaule quelques instants, feignant de mettre de l'ordre dans les bouteilles qui, sans doute, avaient été mises à contribution depuis le début du service. À ce qu'il semblait, celles-ci étaient triées par âge - chaque étagère comprenant les liqueurs produites au cours des deux mêmes décennies -, puis par ordre alphabétique ; un détail sur lequel la plupart ne se seraient sans doute pas attardés.
L'essentiel des gens qui passaient cette porte avaient leur verre, et le fait de le re-remplir une fois vide, pour seul intérêt. Tout le reste était oubliable, y compris et surtout la journée qui avait précédé pour la plupart. Ce qui suffisait à maintenir à flot l'établissement, mais il était toujours dommage de voir que de pareils détails ne sont pas appréciés à leur juste valeur. Ne sont-ce pas eux qui font le sel de la vie ? Après un instant de réflexion, il trouva une place pour chaque chose et mit chaque chose à sa place. Même pour lui, s'y retrouver parmi tant de liqueurs pouvait être plus compliqué qu'il n'y paraît.

Tout le monde a besoin d'un psychologue, par les temps qui courent. Ce n'est pas parce que nous vivons une époque de faste et d'élégance que les hommes et les femmes de cette cité se portent mieux mentalement. Bien au contraire, maintenant que le paraître est au centre de tout. L'on s'emploie à dissimuler ses problèmes plus qu'à les soigner : il ne faudrait pas que ça ternisse son image. Vous seriez surprise de savoir combien de personnes de votre entourage se cachent derrière un masque. On a dû vous l'inculquer également, je me trompe ?

Malgré l'aisance avec laquelle elle avait avalé les deux premières tournées, elle n'avait pas eu besoin de lui dire pour qu'il sache que la troisième attendrait : le teint déjà plus coloré, moins assurée dans ses mots, elle en subissait d'ores et déjà les effets. Soit n'en avait-elle pas l'habitude, soit l'avait-elle perdue avec le temps. L'on croit fréquemment que boire seul mène plus aisément à abuser des consommations parce que personne n'est là pour y mettre le frein ; mais le faire avec quelqu'un est pire encore, cercle vicieux oblige.
Plus on boit et plus on parle ; plus on parle et plus la soif se fait sentir. Sans doute ne lui faudrait-il pas longtemps pour en redemander - ne fut-ce que parce que l'éducation qu'elle semblait avoir, elle aussi peu courante en ces lieux, saurait l'inciter à ne pas en profiter sans s'hydrater. Question de politesse. Non qu'il ait dans l'idée de la saouler ; mais ce n'était pas pour autant qu'il l'en empêcherait si ce devait être son souhait. Elle était assez grande pour en prendre seule la décision.

Je ne vous cache pas mon étonnement ! L'on pourrait s'attendre à ce qu'une jeune fille telle que vous profite de son jeune âge pour croquer la vie à pleines dents. D'un air désolé, il scruta du coin de l’œil le reste de la clientèle. Hélas, je crains que ce ne soit pas ici que vous trouverez chaussure à votre pied, mais je ne doute pas que vous n'ayez qu'à vous pencher pour récolter les fruits de votre charme, quand bien entendu le cœur vous en dira.

Ainsi donc, il avait fait une erreur, mais elle semblait apprécier le côté flatteur de la supposition. Mieux encore : elle-même semblait manifester un certain intérêt - que ce soit via ses commentaires précédents ou lorsqu'elle le décrivit comme le seul homme qu'elle ait rencontré récemment. Cela pouvait certes s'interpréter au sens littéral, d'autant plus si l'alcool lui était légèrement monté à la tête - mais s'il n'avait retenu chez elle un semblait d'attention, serait-elle encore en train de lui parler ? S'accoudant au comptoir, il se pencha sur elle et plongea les yeux dans les siens, affectant d'y chercher l'éclat de la vérité. Si elle niait même en cas de bonne réponse de sa part, le jeu n'aurait rien d'amusant.

Et bien, puisque vous m'y invitez... Ne venez pas vous plaindre que je sois trop intrusif. plaisanta-t-il à son tour. Puisqu'elle le proposait si gentiment, il n'y avait pas de raison de se gêner. Des problèmes dans vos études ? À vous voir ainsi, et excusez-moi si je fais erreur, fit-il en laissant courir sur elle un regard sans perversion, analytique, je doute que vous soyez déjà au travail. À moins que ce ne soit justement celui-ci qui vous préoccupe. Ou alors une crise familiale ?

----------------------------------------

Marionnettes et fils malsains... Il n'y a aucun avenir au creux de ma main.

Revenir en haut Aller en bas
Elicia
Prêtresse d'Hadès
avatar
Rôle : Prêtresse d'Hadès.
Messages : 1224


Caractéristiques
Vie Vie:
250/250  (250/250)
Cosmos Cosmos:
250/250  (250/250)
Armure Armure:
420/420  (420/420)

MessageSujet: Re: C'est ma tournée ! [FB with Alessio]   Sam 8 Avr 2017 - 20:29

Décidément, plus tu restais dans cet endroit moins tu savais te contrôler. Non seulement tu avais déjà commencé à te dévoiler sans le vouloir, à présent tu commençais à jouer aux devinettes avec quelqu'un que tu ne connaissais pas et dont en temps normal tu n'aurais jamais parlé. Dès lors il n'était pas difficile pour toi de comprendre que les effets de l'alcool agissaient sur toi et que cela allait aller de mal en pis si tu ne stoppais pas un peu ta descente si tant est-ce qu'elle avait été importante… Combien de verre avais-tu bien pu boire depuis que tu étais bloquée dans ce taudis ? Pas grand-chose et le fait que tu n'avais pas l'habitude avec l'alcool sauterait probablement aux yeux de ton interlocuteur, du moins si il ne l'avait pas encore deviner. Soupirant discrètement, ton regard se pose sur le barman qui venait de te dire que tout le monde avait besoin d'un psychologue et plus particulièrement durant cette époque où les gens portaient des masques, dissimulant certaines choses à leur entourage pour paraître quelqu'un d'autre.

« - Je ne peux que vous donner raison. Murmure-tu en baissant ton nez sur le verre vide à ta main. Personnellement j'ai toujours trouvé cela puéril mais l'image de soi est tellement importante que l'on s'en fiche. »

Tu étais la plus à même de le comprendre. Chacun était occupé à se forger son masque afin de pouvoir manipuler les autres. Tout le monde essayait tant bien que mal d'entretenir une image mondaine et respectable alors qu'en réalité c'était loin d'être le cas. En tout cas cet Edward semblait curieux quant à ta présence ici, d'après lui les jeunes filles dans ton genre passaient leur temps à croquer la vie à pleine dent et ne se retrouvaient pas comme toi à boire dans un bar. En plus d'après ce dernier tu semblais être attirante aussi il te dis que ce n'était pas dans ce genre de lieu que tu trouverais quelqu'un. Ce qu'il venait de dire se fit accueillir par un haussement d'épaule de ta part, montrant que cela n'était clairement pas dans tes plans.

« - Comme vous venez de le dire… commences-tu avec un petit sourire amusé, Ce n'est pas dans se genre d'endroit que je trouverais quelque chose. »

Non pas que son établissement était mauvais, c'est juste que tu n'avais rien à faire avec ces hommes aussi gros et gras que ne l'est un porc. Tu avais quant même un peu plus de prestige que ce genre d'énergumène mais cela personne à part toi-même le savait. Le barman n'avait pas encore découvert ce qui t'amenait à te mêler à la plèbe mais quelque chose te disait que cela n'allait pas tarder, surtout lorsque ce dernier entra dans ton jeu de devinettes. Se penchant sur toi, son regard accrocha le tien et durant quelques secondes à te regarder intensément – pas vraiment pour te reluquer – il eut un petit flottement durant lequel vous vous regardâmes avant que ce dernier ne prenne la parole. Quelques idées qui n'avaient rien à voir passèrent comme ça, te faisant sourire alors que tu secouais la tête négativement. Cependant, il fini par sortir les problèmes familiaux et ce fut un rire cette fois qui s'échappa de tes lipes.

« - Problèmes familiaux ? Répètes-tu en pouffant avant de poser ton regard sur l'homme. Si au moins j'avais eu une famille ! Mais j'imagine que je suis bien trop sage pour avoir des problèmes.»

Semi-mensonge venant de ta part. Tu avais une famille et pas mal de problèmes durant ton enfance pour dire que cela n'était pas familial. Après tout, comment était nommé les petits jeux dégueulasse de ton père à part problèmes ? Tu ne savais pas non plus comment tu avais fait pour ne pas réagir plus tôt afin que tout cela se finisse. Si il n'y avait pas eu ce démon envoyé par Hadès, tu savais pertinemment que cela aurait continué pendant quelques temps. Et comme tu avais l'habitude de faire plaisir aux gens de ton entourage sans forcément penser si cela était la chose à faire ou pas, il n'y avait pas qu'avec ton paternel que tu te faisais abuser même si c'était différent.

« - Trop bonne, trop conne qu'on dit… souffles-tu d'un air peiné plus pour toi-même que ton interlocuteur. Oubliez ça ! Cet alcool me monte à la tête, c'est désagréable ! Je disais que j'étais une petite fille modèle, encore à présent. Des problèmes j'en ai eu mais c'est la même chose pour tout le monde, non ? Vous aussi vous avez dû en avoir par le passé, n'est-ce pas ? »

Question rhétorique que tu venais de poser. La logique voulait en effet que chaque entitées, chaque personne aient étés confrontées à plusieurs problèmes. Le tien avait été d'avoir été salie par ce couple qui t'avait mis au monde et que tu souhaites voir mourir à présent. La cause de tes maux avait été éliminée par ton démon après que tu ai prêté allégeance au Sombre Monarque. Par contre, les personnes qui avaient étés complices étaient toujours vivantes, elles. Une question te vint à l'esprit. Tu n'avais pas forcément envie de la poser à quelqu'un comme le barman mais nul doute que ce que tu allais faire ensuite allait être en partie dû à ce qu'on allait te dire. Repoussant ton verre devant toi, tu hésites un court instant avant de prendre la parole. Tu allais te dévoiler davantage encore, cependant cette fois tu en étais consciente.

« - Dites… commences-tu en cherchant tes mots soigneusement. Posant un regard où se mélangeait l'incertitude que pourrait avoir un enfant lorsqu'il hésite à faire une action qui lui vaudrait une punition si il la faisais, tu reprends la parole d'un air incertain. Si vous aviez eu un moment dans votre vie où quelqu'un aurait détruit votre existence, qu'auriez-vous fait ? »

Tu avais une forte envie de repartir dans ce manoir où tu avais vécu des horreurs pour exterminer l'unique personne qui avait jouer un rôle dans la destruction de ton enfance. Ta colère et ta haine prenaient souvent le dessus pour te dire de te venger, cependant ton ancien côté enfantin te disait que cela n'en valait probablement pas la peine. Est-ce qu'allez mettre un terme à la vie de celle qui te l'avais justement donnée était une bonne chose ? Tu ne savais pas trop. Malheureusement, depuis que tu étais devenue une spectre d'Hadès, tu avais une envie de faire couler le sang des criminels que tu peinais à contrôler. Si l'autre voulait jouer au psychologue, nul doute que cet instant était le meilleur. Qui sait ? Peut-être se dévoilerait-il également en te répondant ? Après tout ce n'était pas amusant si ce n'était que ton cas. En tout cas ce revirement pourrait le prendre au dépourvu ou au contraire, lui donner l'occasion de creuser encore.
Revenir en haut Aller en bas
Alessio
Spectre Céleste du Griffon et juge d'Hadès
Spectre Céleste du Griffon et juge d'Hadès
avatar
Rôle :
♦ Oiseau de Malheur ♦

Messages : 1490


Caractéristiques
Vie Vie:
200/200  (200/200)
Cosmos Cosmos:
300/300  (300/300)
Armure Armure:
420/420  (420/420)

MessageSujet: Re: C'est ma tournée ! [FB with Alessio]   Mer 24 Mai 2017 - 3:25

Elle disait trouver cela puéril, mais ce carcan de bonnes manières - quoiqu'un peu érodé - était déjà un masque en soi. Était-elle ainsi naturellement ? Certes non : c'était ce qu'on lui avait appris à être, la modelant dès son plus jeune âge pour correspondre à la norme actuelle. Si elle semblait n'en avoir pas perdu son petit caractère, il n'était pas si facile de se défaire de la forme qu'on a voulu vous donner - en particulier quand tout autour de vous est fait pour vous rappeler de la garder.

Non, il n'est pas toujours facile d'arracher un masque - en particulier quand il a été sculpté à même l'esprit, à même la peau. Toutes les chaînes ne sont pas de fer - et les invisibles sont souvent les plus dures à briser, notamment en cela qu'il n'est pas toujours facile de les repérer. À partir de quand peut-on se vanter d'être libre vraiment ? Par chance, il était là pour l'aider à s'en délivrer, l'alcool entamant d'ores et déjà son travail de sape sur ses inhibitions ; l'éclat fiévreux qui déjà s'installait dans son regard l'avait trahie sans délai.

Non que ce soit une obligation, indiqua-t-il quand elle confirma n'être pas en quête d'un quelconque prétendant. Mais je ne peux que vous inciter à profiter tant que vous le pouvez : le temps de l'insouciance dure rarement.

Ne serait-ce que parce que la plupart des jeunes filles de bonne famille étaient, dès l'âge requis, fiancées à des hommes qu'elles n'avaient souvent même jamais rencontrés - et qui n'avaient rien du prince charmant. Non qu'il se risquât à demander si c'était son cas, ne voulant pas s'aventurer plus loin sur le terrain des indiscrétions. Il était bien plus plaisant de la laisser y venir elle-même à mesure que s'ouvrait son esprit et que sa langue se déliait, laissant filer un à un ses secrets. Dire qu'il avait suffi de si peu pour que l'alcool lui monte à la tête... Il était grand temps pour elle de se dévergonder quelque peu, et plus encore si elle souhaitait montrer n'être plus une enfant.

Soit vous avez trop bu, soit pas assez, fit-elle quand elle l'informa de sa sensation. Assez pour être confuse, mais pas suffisamment pour ne plus le remarquer ; la bouteille restait à sa disposition si elle souhaitait y remédier. Si rhétorique que soit la question, il opina en faveur : Comme tout le monde. Mais je me plais davantage à écouter ceux des autres qu'à partager les miens. C'est le métier qui veut ça, j'imagine.

Et, comme elle avait elle-même pu le constater en lui en disant plus qu'il n'en demandait, il ne lui était guère difficile de collecter ces informations - derrière le comptoir ou ailleurs. Distraitement, il saisit l'un des verres ayant encore besoin de son attention et entreprit de le nettoyer. Une tâche somme toute aisée, mécanique, qu'il n'avait aucun mal à poursuivre tout en faisant la conversation. Sa question suivante sonnait si dramatiquement qu'elle lui fit lever un sourcil - de tels propos n'étaient guère courants, moins encore dans la bouche d'une jeune fille. Mais il en fallait plus pour le laisser sans voix.

Et bien, je suppose que je lui aurais rendu la pareille, dit-il d'une voix douce, désinvolte - malgré la gravité qu'un tel discours pouvait impliquer, il n'en parut pas affecté. Est-ce là ce que vous espériez entendre ?

----------------------------------------

Marionnettes et fils malsains... Il n'y a aucun avenir au creux de ma main.

Revenir en haut Aller en bas
Elicia
Prêtresse d'Hadès
avatar
Rôle : Prêtresse d'Hadès.
Messages : 1224


Caractéristiques
Vie Vie:
250/250  (250/250)
Cosmos Cosmos:
250/250  (250/250)
Armure Armure:
420/420  (420/420)

MessageSujet: Re: C'est ma tournée ! [FB with Alessio]   Mer 21 Juin 2017 - 15:58


Décidément, tu commençais à détester ce liquide nommé alcool que seule les grandes personnes buvaient. Bien qu'ayant une apparence d'une jolie jeune femme, tu avais été encore un enfant il n'y a pas longtemps et expérimenter les effets de la boisson que tu était en train de boire commençait à être désagréable. Tu avais donc arrêté momentanément de siroter ce que tu avais en main pour essayer de te concentrer davantage sur la discussion que tu entretenais avec le barman. D'ailleurs, en réponse à ce que tu avais répondu à propos du fait que tu ne recherchais pas vraiment de prétendant, ce dernier rétorqua le plus naturellement qu'il soit que tu pouvais très bien essayer de t'en trouver un car l'insouciance de l'enfance ne durait pas longtemps.

« - Merci, j'étais déjà au courant de cela. »

Un timbre de voix sec et dur s'était extirpé de tes lipes pour répondre à l'homme. L'insouciance chez toi était partie depuis bien longtemps et tu étais donc la plus à même de savoir que cela est une phase éphémère puisque la tienne avait disparu depuis ce fameux jour. Dorénavant tu vivais sans vraiment le faire, accomplissant tes missions pour le compte des Enfers. Après tout tu n'avais plus que cela à faire de ton existence car tout te semblait insipide et ennuyeux au possible. Petite, tu avais eu des rêves de futur pourtant mais ils avaient tous été balayés d'un coup lorsque le destin avait décidé de ce que tu serais plus tard. Ainsi trouver quelqu'un n'était pas dans tes plans et ne le sera probablement jamais.

La tête ailleurs dû à l'alcool qui opérait en toi, tu écoutais distraitement ce que le barman te dis par la suite à propos de la substance que tu avais ingurgité, expliquant donc la cause de ton inconfort en disant que soit tu n'avais pas encore trop bu, soit cela commençait à être le cas. C'était donc une nouvelle raison pour te calmer sur la boisson, du moins le temps de t'en accommoder. Certes l'expérience vient en essayant plusieurs fois les choses mais là… Tu n'avais pas trop envie de continuer à raconter tes petits secrets. Il n'avait pas à savoir ce qu'il s'était passé dans ton ancienne famille bien que tu avais donné une perche plutôt importante en lui demandant ce qu'il aurait fait aux responsables qui aurait détruit son avenir.

D'ailleurs tu ne pu t'empêcher de lui adresser un regard en bisais lorsqu'il te répondit – bien trop naturellement à ton goût, en fait – qu'il aurait probablement rendu la pareille à la cause de ses maux.  Rien que ça. De bout en blanc. C'est là que tu te rendis compte que les barmans bien que tes similaires aux psychologues n'auraient probablement jamais répondu quelque chose dans ce genre là. En effet, rétorquer de faire du mal aux gens qui nous en ont fait serait juste en soi mais pas très éthique tout de même. Heureusement qu'il ne savait pas que tu avais un mental assez instable et qu'il n'était pas un psychologue mais un simple barman sinon il aurait probablement fait une erreur. Muette, il te fallu quelques secondes pour assimiler que l'autre, d'une manière ou d'une autre, te poussais un peu à faire couler le sang.


« - J'avoue que oui, j'avais pensé que vous me répondriez cela. Réponds-tu une fois que tu eus retrouvé le fil de tes pensées avant de sourire, l'air de rien. Je me suis dis également que vous faites bien d'être un barman car si vous étiez un psychologue je ne pense pas que cela eut été très malin de répondre ce genre de choses à son patient surtout si il a des petits problèmes mentaux. »

Certes tu n'étais pas réellement malade mais tu avais quant même imaginer des schémas pour ôter la vie des gens qui t'avais détruit. Comme l'avait si bien dit ton interlocuteur, ce n'était que justice si tu les tuaient tous jusqu'au dernier. Le plus intéressant dans tout cela c'est que tu avais les capacités pour faire un carnage, ce que tu n'avais pas lorsque tu étais encore vivante. Il y a bien longtemps que tu avais rêver de tuer les gens qui ne méritaient pas de vivre mais du fait de ta condition d'enfant, tu n'avais jamais tuer des gens que dans tes rêves. Quoi qu'il en soit tu venais encore d'ajouter quelques détails personnels à tes réponses et tu te mordilla le coin de la lèvre. Combien de temps dure les effets de l'alcool sur un organisme comme le tien ? Tu ne le savais pas mais tu espérais que cela cesse pour arrêter de parler sans retenue et sans réfléchir à tes paroles...
Revenir en haut Aller en bas
Alessio
Spectre Céleste du Griffon et juge d'Hadès
Spectre Céleste du Griffon et juge d'Hadès
avatar
Rôle :
♦ Oiseau de Malheur ♦

Messages : 1490


Caractéristiques
Vie Vie:
200/200  (200/200)
Cosmos Cosmos:
300/300  (300/300)
Armure Armure:
420/420  (420/420)

MessageSujet: Re: C'est ma tournée ! [FB with Alessio]   Ven 23 Juin 2017 - 4:54

Ah ! De toute évidence, il avait touché une corde sensible. Mais n'était-ce pas elle qui, la première, avait abordé le thème des problèmes personnels ? Oh, il ne lui en tenait pas rigueur : l'alcool savait faire tourner l'humeur aussi bien que les têtes, surtout pour qui n'y était pas habitué. Mais si en parler maintenant la mettait déjà dans un tel état de nerfs, mieux valait peut-être en rester là avant qu'elle n'en absorbe davantage - ce qui semblait être en bonne voie.
C'était là tout le paradoxe de la boisson : plus on en boit, et plus on a soif - sa capacité miraculeuse à délier même les langues les plus nouées n'y étant pas étrangère : après s'être épanché sur l'épaule de son voisin de comptoir, qui n'aurait pas envie d'un grand verre ? Voilà décidément un commerce qui avait tout pour plaire ; que n'y avait-il pensé plus tôt. Cette soudaine froideur de la part de son interlocutrice n'était en tout cas pas ce qui l'empêcherait de récurer ce verre.

Tout le monde se doit de l'apprendre tôt ou tard, fit-il simplement en haussant les épaules, mettant un terme au sujet. Puisqu'elle n'avait pas envie d'en dire plus, il n'allait pas insister : si vague soit le souvenir qu'elle garderait de cette conversation - une autre des vertus de l'alcoolémie -, autant qu'il ne soit pas mauvais. Sinon les affaires s'en ressentiraient.

Plus les secondes passaient et plus son regard semblait dériver dans le vague - sans doute de même que ses pensées. Rétorquer avec l'aplomb qu'elle avait manifesté lui avait sans doute coûté plus qu'elle n'avait pu le croire. Si certes la liqueur pouvait pousser à la violence, physique comme verbale, elle mettait aussi à rude épreuve la résistance du consommateur ; plus encore si celui-ci n'en était encore qu'à son baptême du feu - ou de la bière, c'est selon. Était-elle seulement toujours assez lucide pour s'en rendre compte ?

Elle l'était en tout cas suffisamment pour que le fait qu'il se contente de lui donner raison la prenne au dépourvu - mais pas pour masquer sa stupeur, si tant était qu'elle s'y soit essayée. Car si les gens sont naturellement plus loquaces avec quelques grammes dans le sang, ils ont aussi plus de mal à maintenir les façades qu'ils dressent en temps normal. Si elle n'avait, dans le cas présent, aucune raison de vouloir s'en cacher, sinon peut-être par dignité, elle y aurait eu bien du mal de toute façon. D'autant qu'il pouvait fort bien se passer de tels artifices pour lire dans les gens ; une chance qu'il n'ait point de viles intentions.

J'ai de nombreux rôles ; je n'ai jamais dit que j'étais bon dans chacun d'eux. fit-il en souriant, avant de reprendre : Heureusement pour moi, je ne suis pas responsable des agissements tous ceux qui passent cette porte. Même si vous décidiez de passer à l'acte, que pourrais-je faire pour vous en empêcher ? Sans rien perdre de sa décontraction, il releva les yeux vers elle : Et comme je l'ai dit, ce que vous n'avez d'ailleurs pas pris la peine de nier, c'est la réponse que vous sembliez attendre. Je n'ai fait que vous donner ce que vous souhaitiez ; c'est comme cela qu'on fidélise la clientèle.

Et s'il avait fallu attendre de lui trouver un écho dans la bouche d'une autre personne pour que l'idée lui paraisse dérangeante, sans doute y songeait-elle déjà un peu trop intensément. Car il n'avait aucune idée de ce que ces personnes lui avaient fait ou de ce qu'elle comptait leur faire en retour : c'était d'être mise face à la conception qu'elle s'en faisait qui l'avait horrifiée de la sorte. Il n'avait guère fait que la guider dans la bonne direction - une office qu'il remplissait fort bien au demeurant. Il posa le godet qu'il tenait encore, avec juste assez de bruit pour la sortir de sa rêverie.

Je crois que vous avez assez bu. dit-il, l'air toujours affable.

----------------------------------------

Marionnettes et fils malsains... Il n'y a aucun avenir au creux de ma main.

Revenir en haut Aller en bas
Elicia
Prêtresse d'Hadès
avatar
Rôle : Prêtresse d'Hadès.
Messages : 1224


Caractéristiques
Vie Vie:
250/250  (250/250)
Cosmos Cosmos:
250/250  (250/250)
Armure Armure:
420/420  (420/420)

MessageSujet: Re: C'est ma tournée ! [FB with Alessio]   Ven 23 Juin 2017 - 11:42


Oui, il était bien que ton interlocuteur ne soit pas réellement une personne supposée t'aider à ne pas faire des bêtises car nul doute que le « patient » du jour se serait probablement dépêcher d'aller les premières personnes qui lui avait détruit la vie sous le conseil de l'autre. Avec un soupire, tu écoutais ce qu'en disait cet Edward, t'expliquant qu'en dépit d'avoir de multiples rôles il avait cependant quelques uns qu'ils ne maîtrisait pas. Continuant donc le fil de ses pensées, le barman te dit qu'il n'était pas responsable de ce que ses clients feraient une fois qu'ils seraient sortit de son établissement. Heureusement, car tu ne croyais pas tellement que cela serait adéquat de laisser sortir des personnes dont l'alcool leur était monté à la tête, surtout si ces derniers avaient des petits penchants pour la violence. D'ordinaire tu n'aurais probablement jamais pensé vouloir un jour t'en prendre aux personnes, cependant ayant été détruite physiquement et mentalement tu ne répondais vraiment plus de rien si jamais quelque chose te contrarie. Là, c'était le fait que l'épouse de ce celui qui t'avait fait vivre un cauchemar avait préféré se ranger du côté de son mari plutôt que celui de sa fille. Dans ta tête, cette énergumène était tout aussi dégueulasse que l'autre et ce ne serait que justice de s'en débarrasser. Étant petite, tu avais eu maintes fois l'occasion de les tuer mais tu n'avais jamais eu la condition de le faire puisque tu n'étais encore qu'une jeune enfant à cette époque. Seulement maintenant… Tu avais la capacité de faire des massacres et tu ne voyais pas de raisons de t'en priver. Alors que tu divaguais quelque peu dans tes pensées, un bruit sourd devant toi qui te fis sursauter.

« - Oh, Pardon. Fis-tu d'une voix morne lorsque tu repris un tant soit peu tes esprits. Je suis d'accord, j'ai un peu exagéré… »

Secouant la tête pour reprendre totalement contenance, tu constatas qu'un fond de whisky était présent dans le fond de ton verre. Ce dernier était d'ailleurs entre tes doigts sans que tu puisse expliquer la raison pour laquelle il s'y trouvait. Était-ce donc cela les effets de l'alcool ? Tu pouvais continuer à boire même sans t'en rendre compte ? Il faudrait que tu évites d'en abuser dans l'avenir. Aujourd'hui c'était bon, tu allais te prendre ta première cuite parce que c'était la première fois mais dans le futur il faudrait que tu n'en boive que très souvent pour ne pas te retrouver à divaguer un peu trop dans tes pensées. Avec un soupir, tu repousses le verre un peu plus loin de toi comme pour éviter qu'il ne te « morde » ou quelque chose dans ce genre là. Jetant ensuite un regard vers la porte que tu avais défoncé quelques heures auparavant, tu constatas que la pluie avait cessé de tomber.

« - La pluie a cessé. Épingles-tu alors que même le barman aurait pu s'en rendre compte déjà depuis un petit moment. Je crois que je vais en profiter pour rentrer. Les averses reviennent vite à Londres... »

Tu avais terminé ta phrase dans un murmure quelque peu exaspéré qui ne manquerait pas d'être remarqué par ton interlocuteur. Il n'y avait pas une ville comme Londres où il ne pleuvait pas pendant des jours et des jours. Autant donc ne pas traîner davantage sinon tu risquais encore de devoir rester ici pendant encore des heures.

« - Au revoir... Tu lèves lève les yeux pour réfléchir deux secondes avant de reprendre en souriant, Monsieur Hyde, c'est ça ? Je tâcherais de revenir si j'en ai l'occasion. »

Il avait dû te dire son nom complet un peu avant mais tu ne retombais plus sur son prénom. Au fond, qu'est-ce que cela pouvait bien te faire de ne plus pouvoir mettre une étiquette sur une personne ? Rien, parce que tu ne la recroiserais probablement plus jamais, du moins tu le croyais. Reprenant ta cape, tu fais un dernier signe de tête avant de sortir, un grand soleil rayonnant dans le ciel bleu. Qui aurait cru qu'il y avait eu une averse juste avant ? Personne. Marchant quelques pas dans la rue, tu ne savais pas trop ce que tu allais faire maintenant. Quoique, la fin de la conversation avec le barman te revint à l'esprit et un sourire aux lèvres, tu pris le chemin de ton ancien Manoir.

Personne n'était responsable de tes actes, n'est-ce pas ?


FIN DU FB, merci Alessio Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Alessio
Spectre Céleste du Griffon et juge d'Hadès
Spectre Céleste du Griffon et juge d'Hadès
avatar
Rôle :
♦ Oiseau de Malheur ♦

Messages : 1490


Caractéristiques
Vie Vie:
200/200  (200/200)
Cosmos Cosmos:
300/300  (300/300)
Armure Armure:
420/420  (420/420)

MessageSujet: Re: C'est ma tournée ! [FB with Alessio]   Ven 23 Juin 2017 - 15:07

Ce n'est rien, c'est bien normal la première fois. dit-il d'une voix très calme, pas un mot plus haut que l'autre. Il faut apprendre à connaître ses limites.

Retrouvant un tant soit peu ses repères - sans aucun doute pour les reperdre l'instant d'après -, elle parut réaliser seulement maintenant la quantité qu'elle avait pu avaler. Étant donné la vitesse à laquelle les premiers verres avaient fait effet, il était surprenant qu'il ait dû l'arrêter avant que son estomac ne s'en charge. Mais oui, c'en était assez pour cette fois ; encore un peu et le seul discours dont elle serait capable dépasserait les limites du langage humain. Autant dire que faute de répartie à y opposer, la conversation perdrait grandement en intérêt - non qu'ils n'aient au final fait beaucoup plus que d'échanger quelques banalités.

Quoi qu'il en soit, si elle semblait encore tenir le choc pour l'heure, son crâne risquait de ne pas apprécier celles encore à venir - à fortiori au vu du dosage de l'alcool qu'elle avait si avidemment biberonné. Tout compte fait, pour un baptême du feu, peut-être aurait-il dû lui proposer plus léger. Bah ! Ça lui servirait de leçon - et ce n'était pas comme s'il ne l'avait pas arrêtée. Dès lors qu'elle eut réussi à se défaire de ce verre auquel elle s'était un peu trop attachée, il s'en empara le mettre de côté, avant qu'elle ne se sente une petite soif supplémentaire. Le parquet l'en remercierait.

Soyez prudente, lui dit-il par-dessus son épaule, le dos tourné alors qu'elle annonçait son départ, mettant un peu d'ordre derrière le comptoir. On ne sait jamais sur quoi on peut tomber.

Tout d'abord parce qu'une jeune fille seule et alcoolisée constituait une proie facile, oui - mais aussi parce que comme il l'avait lui-même souligné, tout le monde porte un masque. Si elle ne savait voir au-delà en temps normal, son état d'ébriété ne risquait pas d'y aider. Mais il n'allait pas non plus la retenir contre son gré, d'autant que la pluie effectivement avait cessé. Si elle voulait vider les lieux, c'était le moment où jamais - d'autant qu'elle semblait avoir un programme bien chargé. Il lui adressa un vague signe de la main.

Quand vous voudrez ! Et à peine la porte se fut-elle refermée derrière elle que, dans un nuage d'obscurité, Alessio recouvra son apparence normale. Passant une main dans ses cheveux pour les ramener en arrière, il y apposa le haut-de-forme qui était apparu dans l'autre. ...Mais je ne serai plus là, compléta-t-il pour lui et lui seul, sourire aux lèvres. Car... Il était temps, je commençais à avoir des crampes.

Les filins se détachèrent de ses doigts - et, un à un, des bruits de chutes et d'impacts commencèrent à retentir dans la salle, jusqu'à ce que gise au sol chacun de ses occupants n'ayant trouvé de table pour s'y affaler. Il était presque vexé qu'elle ne s'y soit pas intéressée : même pour lui, manipuler autant de cibles à la fois n'était pas chose facile - d'autant plus quand c'est littéralement des poids morts qu'il doit tirer. Avec tous les efforts qu'il s'était donné pour leur donner la semblance de la vie ! Maintenant que les fils étaient coupés, il eut été difficile d'y voir autre chose qu'un tas de cadavres.

S'ils n'avaient certes trépassé qu'une poignée de minutes avant qu'elle arrive, lui demandant un investissement considérable pour tout remettre en place dans les temps, c'était devenu de plus en plus difficile à cacher au fil du temps qu'elle avait passé ici - bien plus long qu'escompté. Ne serait-ce qu'à cause de la rigidité qui les avait envahis peu à peu, rendant progressivement plus compliquées ses manipulations - non que feindre de porter une chope à ses lèvres soit le faîte du marionnettisme ; mais cela aurait au moins été un bon exercice.
Il ne saurait jamais s'il serait parvenu à donner le change si elle avait tenté de leur adresser la parole ; ses talents de ventriloquie, bien que déjà redoutables, restaient encore à peaufiner. Tant pis ! Peut-être une prochaine fois - mais pas ici en tout cas. Car autant qu'il puisse aimer se glisser dans la peau d'autrui, le Griffon - quoique dépourvu de son Surplis - préférait s'en inventer une nouvelle à chaque fois - et était déjà lassé de celle-ci. D'un simple geste du poignet, il veilla à distance à ce que la porte soit bien verrouillée ; il ne s'agirait pas qu'on vienne les déranger en coulisse. Après une telle représentation, ils avaient bien gagné le droit de se reposer. Avait-on idée d'à quel point il peut être éprouvant de jouer le rôle d'un vivant ?

Bon ! Et bien messieurs, nous n'aurons pas appris grand chose de cette première rencontre, mais ce fut fort sympathique. Merci de votre coopération. adressa-t-il au charnier alcoolisé qu'il avait lui-même créé - et qui le devint au propre comme au figuré quand des bouteilles commencèrent à voler à travers la pièce pour venir s'écraser à la surface des corps. J'admets vous avoir quelque peu forcé la main, mais je suis sûr que vous ne regretterez pas de vous être prêtés au jeu. Vous pourriez être un peu longs à me pardonner, mais je vous assure qu'à la fin, nous en rigolerons. Accoudé au comptoir, se contentant de remuer l'index, lui seul suffisant à une tâche aussi modeste, Alessio avisa l'un des corps un particulier - l'un des rares à avoir su rester attablé - et lui tira son chapeau. Patron, je vous remercie d'avoir bien voulu nous prêter vos locaux. Rien de tout ça n'aurait été possible sans vous. Hélas, il se fait tard et il n'est de bonne compagnie qui ne se quitte, aussi je dois vous laisser... Affectant un air peiné, il claqua des doigts et fit apparaître une flammèche au bout de son index. Mais permettez-moi de m'assurer que vous soyez bien au chaud, avec mes plus sincères remerciements.

Un quart d'heure à peine après qu'Elicia ait repris la route, le petit bar sans prétention qu'elle avait visité devint la proie des flammes - lui et tous ceux qui avaient eu le malheur d'être en train de s'y réhydrater au moment des faits, les issues ayant été mystérieusement obstruées. Et si les forces de l'ordre seraient bien en peine d'identifier qui que ce soit à partir de corps calcinés, nul ne correspondait au jeune serveur qu'elle avait trouvé si séduisant lors de son bref passage. Londres ne pouvant se passer d'un de ses lieux de débauche, celui-ci serait reconstruit, même si cela prendrait du temps... Pour mieux être le théâtre de tout aussi tragiques événements. Mais s'il n'est point à exclure qu'elles aient ce que l'on pourrait appeler un facteur commun, tout ceci est une autre histoire...


Citation :
Terminé pour moi aussi, merci à toi.

----------------------------------------

Marionnettes et fils malsains... Il n'y a aucun avenir au creux de ma main.

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: C'est ma tournée ! [FB with Alessio]   

Revenir en haut Aller en bas
 

C'est ma tournée ! [FB with Alessio]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Marianne en ligne détourné
» Chemin détourné
» Alessio - Barde et escroc [manque sorts]
» [VIIe Tournoi] .: Alessio du Griffon ~ Kraven de Zeta Prime :.
» La tournée des joueurs

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Saint Seiya Anthologie Forum RPG :: Espace en Jeu "Anthologie" :: Le Monde des hommes :: Les 5 continents :: Europe-