Pour tous les passionnés du RP. Venez sur Saint Seiya Anthologie RPG pour jouer dans la bonne humeur et une bonne ambiance. Incarnez un chevalier et enflammez votre cosmos !!
 

Demande de Partenariat: Ici

Partagez | .
 

 Au gré de la brise...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Mnémosyne/Aodé Koryû
Titan de Cronos
avatar
Rôle : Disque dur, 50 Gigas de Mémoire, Corrompu
Messages : 319


Caractéristiques
Vie Vie:
250/250  (250/250)
Cosmos Cosmos:
250/250  (250/250)
Armure Armure:
0/420  (0/420)

MessageSujet: Au gré de la brise...    Mar 7 Avr 2015 - 15:47

=> Palais de Cronos

Mnémosyne reconnaissait qu'elle était plus ou moins partie sur un coup de tête, et espérait que Téthys ne le prendrait pas mal. Mais la Titanide ne se sentait pas le coeur de rester en face à face avec sa soeur. En plus des raisons qu'elle avait précédemment citées pour son départ inopiné, il y a avait tout d'abord le fait que, quelque part, la disparition conjointe de Thémis et Cronos la faisait souffrir. En second lieu, elle avait constaté que son hôte ne parvenait pas encore à supporter la compagnie de plusieurs autres Titans, sans se trouver au bord de la syncope. La Mémoire voulait donc l'aguérir. Elle ne regrettait pourtant pas d'avoir choisi Aodé comme réceptacle, à la place de quelqu'un éveillé à la cosmo-énergie, car la petite lettrée lui rappelait ses filles, que Mnémosyne n'avait plus vues depuis longtemps, et qui commençaient à lui manquer. La Titanide se trouvait dans l'impossibilité de contacter aucune des neuf Muses. Et elle s'était attachée à la petite humaine.
Enfin, Mnémosyne souhaitait se venger de celui ou celle de ses frères et soeurs qui l'avait envoyée au Tartare, même si cette volonté pouvait aller de biais par rapport à sa philosophie sur la Titanomachie. Et aucune table rase ne pouvait être faite, aucune seconde union ne pouvait être soudée, aucune nouvelle valeur de chacun ne pourrait être prouvée tant que cet affront ne sera pas lavé. Tant qu'à utiliser des mots qui blessent, oui, Mnémosyne acceptait de se considérer comme une traîtresse, vu que c'était le vocable couramment utilisé pour désigner quiconque agissant à l'encontre des liens du sang. Mais la Mémoire n'avait en rien caché son désaccord avec ses frères et soeurs, et avait agi de manière absolument transparente. De même, si la personne qui l'avait envoyée au Tartare s'était loyalement présentée, avait provoqué Mnémosyne en duel, et l'avait vaincue, la mère des Muses aurait pris cette mésaventure avec humour, et aurait passé l'éponge.
Mais elle avait été lâchement enfermée, son agresseur n'avait jamais eu l'audace de se nommer, profitait pleutrement de la malediction lancée par Gaïa, et, pire que tout, pensait avoir le bon droit pour lui. Mnémosyne réfléchissait au meilleur moyen de lui montrer que quelque chose n'allait pas. Cette personne pouvait très bien être Téthys. Alors Mnémosyne ne voulait pas commettre d'impair. Elle savait que sa soeur et Océanos se débrouilleraient très bien pour reconstruire leur temple. La Mémoire avait endigué tout la rage qui bouillait en elle à l'adresse de ceux qui avaient osé s'en prendre à sa fratrie.

La Titanide avait téléporté son hôte au hasard, et toutes deux étaient arrivées en Corse. Mnémosyne avait décidé de redonner un peu plus de liberté à Aodé. Celle-ci se trouvait dans une forêt d'oliviers aux feuillages verdoyants camouflant en bonne partie un ciel d'un bleu délavé. Sur les feuilles, quelques gouttes d'eau restaient encore, qu'il se fût agi de la rosée une d'une pluie récente. Mais, du sol, une forte odeur d'herbe mouillée et de fleur, alliée à celle de la boue, jouait en faveur de l'hypothèse d'une violente pluie. Aodé portait, comme à son habitude, une stricte robe grise, pas forcément appropriée pour courir dans les bois, et avait défait ses deux nattes de cheveux pour n'en refaire qu'une seule. Le mamba vert contenant l'âme de sa tante dormait, enroulé autour de la tête d'Aodé comme une couronne. Le serpent, en ayant constaté que sa nièce ne courait aucun danger en compagnie de Mnémosyne, avait décidé de rester passif la plupart du temps. La Titanide l'ignorait, et ce sentiment bon enfant était réciproque.
La Mémoire ressentit, un peu plus loin, un cosmos. Elle le fit remarquer à l'humaine qui, quelques secondes après, le remarqua aussi.

Qu'est-ce que tu décides de faire?

Aodé hésita. Les nombreuses préoccupations qui agitaient Mnémosyne lui semblaient complexes, mais sa curiosité l'emportait avant tout, elle voulait s'entretenir avec quelqu'un éveillé au cosmos qui ne fût ni un Titan, ni son père.

Et si on la rejoignait?

De loin, Aodé apercevait la silhouette de la jeune femme, et la trouvait belle. Elles se dirigèrent dans cette direction, tandis que Mnémosyne camoufla sa cosmos-énergie.
Revenir en haut Aller en bas
Calypso

avatar
Rôle : Servir Athéna.
Messages : 75


Caractéristiques
Vie Vie:
140/140  (140/140)
Cosmos Cosmos:
140/140  (140/140)
Armure Armure:
280/280  (280/280)

MessageSujet: Re: Au gré de la brise...    Mer 8 Avr 2015 - 0:01

> Grèce

Fraîchement promue chevalier du Sanctuaire d'Athéna, Calypso se trouva fort démunie en constatant n'être d'aucune utilité apparente à son poste, quel qu'il pût être. Sa présence n'étant requise en aucun lieu, pour aucune occasion, la jeune femme entreprit de voyager, chose qu'elle n'eut jamais le loisir de faire du temps de sa vie en Irlande. Ce congé s'annonça d'ailleurs salvateur, car il laissait entrevoir un recul qu'elle était désireuse de prendre afin de mieux comprendre. La destination n'importait que peu, puisqu'elle ne connaissait rien de ce monde dans lequel elle était pourtant née. L'Europe toute entière avait des allures de mystère à ses yeux. Un mystère au goût amer, au goût de déjà-vu improbable, impossible à cerner, causant mille tourments à son esprit vierge de tout souvenir de ces terres. Les plus vastes étendues s'offraient à elle, et ni les airs ni la mer n'auraient pu arrêter son périple. Athéna l'avait bénie en l'accueillant et sa mémoire lui avait rendu sa liberté en s'échappant d'elle. Le monde n'avait aucune limite. Des millénaires de souffrance ne pourraient entacher un si grand bonheur, puisqu'elle n'avait aucune conscience de ses actes passés.
Calypso s'imaginait déjà rejoindre l'Asie, explorer de lointaines contrées aux saveurs nouvelles, mais c'est en Corse qu'elle se rendit tout d'abord. Il n'y avait aucune raison à cela, sinon une curiosité certaine pour cette voisine reculée et le mode de vie de ses gens. Les petites îles étaient bien souvent le berceau de trésors divers que l'amnésique aimait découvrir - ou redécouvrir.

Le relief corse valait le détour, sans aucun doute. Ici, des falaises aux sols secs qui découpaient grossièrement l'horizon ; là, une végétation généreuse au faste surprenant. La chaleur des autochtones compensait la maigre clémence du climat. Dans ce pays, l'on mangeait bien, l'on riait et l'on priait avec une sincérité hautement plus profonde que celle des habitants du continent. Cela plaisait, pour d'obscures raisons, à l'irlandaise oubliée, qui n'était pas chrétienne dans sa nouvelle vie. Elle était désormais dévouée corps et âme à Athéna, et la vénérait. Chaque matin, elle lui était reconnaissante de l'avoir faite naître - ou plutôt renaître, mais cela, elle l'ignorait - et jurait de lui être fidèle jusqu'à la fin de son existence de mortelle. Cette insolente apostasie lui aurait apporté bien des troubles, dans sa patrie natale.
Mais l'heure n'était pas aux remords, qui ne pouvaient exister dans l'ignorance. Calypso préférait rester contemplative, savourant éperdument chaque paysage qui voulait bien s'offrir à son regard innocent. Chaque éclaircie était un bon prétexte pour une balade à cheval, une exploration des sables tièdes, une visite. Cette fois, elle opta pour une danse solitaire entre des oliviers sauvages. Il avait plu pendant les deux derniers jours, mais le soleil se dévoilait à nouveau, insufflant à la vagabonde une euphorie toute particulière. Si elle appréciait le silence rassurant d'une pièce fermée, la jeune femme aimait tout autant le grand air et ses bienfaits.

La brise était légère et une odeur spécifique aux littoraux entourait la clairière sans la pénétrer, allégeant l'atmosphère, la déchargeant des effluves désagréables de la terre et du bois humides. Les températures restaient plutôt basses pour la saison, sans toutefois gêner les créatures chantantes, ni l'unique danseuse qui errait entre elles. Calypso se laissait porter, légère et insouciante, entre les oliviers, songeant à la chance qu'elle avait de vivre ainsi, sans dépendance aucune. Elle caressa un instant le tissu de sa robe, plus blanche encore que sa chevelure, remerciant le destin de l'avoir éloignée de la pauvreté et de la maladie.
D'autres choses encore hantaient son esprit pendant qu'elle se promenait. Elle ne prêtait pas grande attention à ce qui l'entourait, se contentant de marcher sans suivre le chemin et s'arrêtant parfois pour prendre de grandes inspirations. La solitude était sûrement la seule chose qui restait de sa vie antérieure, bien qu'elle n'en eût aucune conscience. Cela faisait partie d'elle, en quelques sortes. Les hommes étaient nombreux à être cupides, mauvais, ou bêtes. Calypso, elle, était seule. Mais elle se complaisait dans son isolement.

Tout était figé, alentour. Jusqu'au moment où une silhouette gracile s'approcha timidement. La surprise de la voyageuse coupa son souffle un instant, mais elle reprit rapidement contenance, mettant un point d'honneur à se montrer polie. Elle esquissa une légère révérence à l'égard de la visiteuse, à qui elle trouvait l'air bien jeune.

- Veuillez m'excuser, je ne vous avais pas vue..., lança-t-elle avec un fort accent. Bonjour !

Le joli teint de l'arrivante lui fit penser la que jeune fille apparemment charmante était peut-être de la région. Il était, dans tous les cas, peu courant de croiser des étrangers dans une telle zone, qui n'attirait que quelques aventureux. Celle-ci venait cependant de croiser sa route. Peut-être ne faisait-elle que traverser ?

Revenir en haut Aller en bas
Mnémosyne/Aodé Koryû
Titan de Cronos
avatar
Rôle : Disque dur, 50 Gigas de Mémoire, Corrompu
Messages : 319


Caractéristiques
Vie Vie:
250/250  (250/250)
Cosmos Cosmos:
250/250  (250/250)
Armure Armure:
0/420  (0/420)

MessageSujet: Re: Au gré de la brise...    Sam 11 Avr 2015 - 15:16

Aodé marcha quelques minutes, d'un pas naturel au début, puis un peu plus hésitant sur les dix derniers mètres. La petite fille n'avait pas le toupet de Mnémosyne et, même avant qu'elle ne devienne un réceptacle, elle n'avait pas tellement l'habitude de parler à d'autres personnes.
En quelques minutes, elle arriva près de la personne dont elle avait fini par ressentir, elle aussi, la cosmo-énergie. Il s'agissait d'une jeune femme, nimbée de blanc, qu'il s'agît de sa robe ou de sa chevelure, à tel point que, dans son imagination, Aodé la compara à un ange. Même si elle savait que ce n'était pas le cas.
La jeune femme, lorsqu'elle vit Aodé, esquissa une révérence. Après un instant de surprise, la petite fille la lui rendit. Elle ne pensait pas, vraisemblablement, que la voyageuse s'arrêterait pour parler une inconnue, même si cette même inconnue s'avançait vers elle. La voyageuse solitaire s'excusa même de n'avoir pas vu Aodé arriver.

Ce n'est pas grave... Bonjour!

La petite fille trouva que la voyageuse parlait avec un accent, qu'elle tenta d'identifier, sans y parvenir. Aodé essaya alors seulement de localiser grossièrement, ce qui donna quelque part plus au Nord. Mais, encore une fois, elle n'avait pas entendu beaucoup de voix dans sa courte existence, et ne se repérait qu'avec les descriptions qu'elle avait pu lire.

Est-ce que je peux voyager quelques temps avec vous?

Aodé restait immobile, attendant la réponse de la jeune femme. Si cette réponse était négative, la petite fille comprendrait, elle ne voulait pas importuner la voyageuse. Mais, d'un autre côté, dans l'absolu, voyager à deux est toujours plus prudent, cosmos ou pas cosmos.
Et puis Aodé ne savait pas trop ce que Mnémosyne penserait, si son hôte se liait d'amitié avec un guerrier servant une autre divinité... Peut-être que cette belle jeune femme combattait dans les rangs d'Hadès, que la Titanide ne portait plus vraiment dans son coeur...
Mais, si l'humaine, naïve, était facilement portée à l'amitié ou à tout autre sentiment positif y ressemblant, il n'en irait peut-être pas de même pour la voyageuse. Et si la Mémoire y voyait un inconvénient, elle le ferait savoir.
Revenir en haut Aller en bas
Mnémosyne/Aodé Koryû
Titan de Cronos
avatar
Rôle : Disque dur, 50 Gigas de Mémoire, Corrompu
Messages : 319


Caractéristiques
Vie Vie:
250/250  (250/250)
Cosmos Cosmos:
250/250  (250/250)
Armure Armure:
0/420  (0/420)

MessageSujet: Re: Au gré de la brise...    Mer 13 Mai 2015 - 12:39

Tandis qu'Aodé fixait la voyageuse, la Titanide remettait en question ses derniers agissements... Cronos et Thémis avaient disparu sans laisser de trace, et sans que quiconque ne sût ce qui leur était arrivé. Le temple d'Océanos et de Téthys avait été détruit. Et qu'est-ce que Mnémosyne avait fait? Elle était partie de manière trop impulsive, pour chercher à devenir plus forte, seule, de son côté, et pour comprendre ce monde dans lequel elle atterrissait, après des millénaires et des millénaires d'emprisonnement dans le Tartare.
Mais la Mémoire pouvait-elle réellement prétendre à une quelconque évolution en restant seule, en se séparant de ses frères et soeurs qui, nonobstant les reliquats de rancune après la Titanomachie, requéraient très probablement son aide? Certainement pas. Le camp des Titans était vraisemblablement extrêmement faire, en ces temps troubles.
Mnémosyne voulut en avoir le coeur net. En un clin d'oeil, elle aurait pu savoir la localisation de chacun de ses frères et soeurs, leur localisation. Elle le temps. Et réalisa que son hôte ne possédait pas la puissance nécessaire, bien loin de là.
Aodé pâlit, tandis que la Titanide tentait d'user de son pouvoir, mais réprima toute trace de malaise, afin que son interlocutrice ne les décelât pas.

La Mémoire gardait, malgré tout, un mauvais pressentiment, concernant leurs possessions à Ithaque. Elle préférait en être sûre.

Je crois que nous devrons partir. Cependant, l'aide de cette voyageuse ne sera pas de refus. Je te laisse lui dire au revoir.

Aodé hésita un instant, elle ne voulait pas repartir si tôt, et ce nouveau départ précipité la gênait. Le regard baissé, elle commença:

Je... J'aurais besoin de votre aide... S'il vous plaît... Les miens sont attaqués, je dois les rejoindre, mais seule je ne pourrai rien faire, hélas. Et je n'ai pas beaucoup de temps... Ils sont à Ithaque. Rejoignez-nous, je vous en prie!

Sur ces paroles, Aodé disparut

=>http://www.saint-anthologie.com/t11225-aux-pieds-de-la-muraille-titanide
[encore une fois, désolée :S]
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Au gré de la brise...    

Revenir en haut Aller en bas
 

Au gré de la brise...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» caillou dans pare-brise
» Crogmar Brise-roche, guerrier des Montagnes grises
» Quand des fous se croisent ... [PV : Brise le Vent, Flamme Noire, Fleur de Brume et Nuage de Plume]
» L'ascention du brise-sort
» Premier Entraînement [Pv Brise]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Saint Seiya Anthologie Forum RPG :: Espace en Jeu "Anthologie" :: Le Monde des hommes :: Les 5 continents :: Europe-