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 [FB-Venise- Maeleene-Alectryon] Des retrouvailles?

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Alectryon
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MessageSujet: [FB-Venise- Maeleene-Alectryon] Des retrouvailles?   Jeu 12 Mar 2015 - 0:21



La flamme des souvenirs





Venise était une immense ville peuplée pour sa majeure partie de marchands, camelots et ladres en tout genre, loin d’être un lieu de villégiature mais, du moins, l’on y trouvait presque tout ce que l’on voulait. Et pourtant, ce que voulais, ce que souhaitait Alectryon, il ne le trouvait pas, et quand bien même il le trouvait, cela ferait-il une différence ? L’objet de son désire était honnis par son camps et plus particulièrement par ses dieux, s’il la retrouvait, il lui faudrait le cacher à tous ou craindre de subir de lourdes représailles.

Pendant un certain nombre de jours il avait volontairement reculé ses recherches d’un compagnon d’armes pour la trouver, cette femme qui lui avait laissé un sourire, un regard, là, gravé au fond de son cœur. Plusieurs fois il avait cru la voir au détour d’une ruelle, évanescente comme un soupir, disparaissant dans la foule comme un mirage. Peut-être même était-ce là l’essence même de celle pour qui son cœur battait, peut-être n’était-elle qu’une douce illusion que son esprit avait formé pour le protéger de l’horreur de la guerre.

Il voulut pourtant en avoir le cœur net, se prouver à lui-même que la meilleur chose qui lui était arrivé n’était en aucun cas une illusion mais bien réelle comme chaque parfums, sensations, chaque caresses qu’il avait ressenti. Il se souvint que la flamboyante rousse avait parlé d’un atelier ou son père travaillait mais, impossible de se rappeler le nom de cet homme. Quelle pitié que de ne pas savoir retenir quelques infos, surtout quand celles-ci sont indispensable. Il se souvenait qu’il était maître artisan mais, par tous les dieux quel pouvait bien être son nom ?

Il vit un attroupement de personne se diriger vers un quartier d’où s’élevait une épaisse fumée. La gente vénitienne se ruait comme mue d’un même esprit, pour sauver ce qui pouvait l’être ? Non, certes non, ce que recherchait ses charognards c’était leur quotidienne source de souffrance des autres, se délecter des malheurs d’autrui pour relativisé, se dire qu’il y avait pire chez les autres. Le cardinal allait se diriger là-bas pour essayer de porter secours si besoin était lorsqu’il entendit une femme crier.


C’est l’atelier d’Eodin, il flambe entièrement, les miliciens et sapeurs sont sur place.

Il se rapprochât d’elle et, se souvenant qu’il s’agissait du leu que la belle et lui avait convenue pour se retrouver. Il prit la passante par les épaules, elle était manifestement hystérique et en essayant de la calmer, il lui posât quelques questions.

Madame, calmez-vous s’il vous plait ! Vous dites qu’il s’agit de la demeure de maître Eodin et que les sapeurs sont là-bas, sont-ils suffisamment pour arrêter le feu ? Et l’artisan est-il en sécurité ?

Les paroles semblaient se perdre dans le regard vide de la dame qui, secoué de spasmes, se murait maintenant dans un mutisme irritant. Il lui fallait des réponses et vite, il la secouât de plus belle pour essayer de la faire réagir. Elle ramenât son regard sur le jeune homme avant de se mettre à sangloter puis, elle criât de panique.

Mort, il l’est déjà mais la maison elle est…Les gens, ils disent que ça ne sert à rien, les flammes sont trop haute.

Elle se mit à répéter, les flammes sont trop haute en boucle, comme si elle ne pouvait rien dire d’autre. Elle avait vécu quelque chose d’horrible là-bas et il se demandait s’il n’était pas trop tard. Il accourut au lieu de l’incendie et en effet, vit que personne n’essayait d’arrêter les flammes qui s’élevaient certes haut mais pas au point, pensât-il qu’on risque qu’elles se propagent au reste de la ville. C’est là qu’une idée horrible lui traversât l’esprit. Et si la population avait elle-même allumée le feu, cela expliquerais pourquoi ils laissaient les flammes s’élever jusqu’aux cieux.

Mais vous n’allez rien faire ? Dit Alectryon au gens de la ville.

Bah le feu est déjà bien prit, il n’y a plus rien à faire pour cette bicoque. Répondit un homme nonchalamment.

Mais les braises volantes pourraient faire s’étendre l’incendie et, bruler le quartier ? Vous n’en avez rien à faire ?

Un simple haussement d’épaule en guise de réponse, le passant rejoignit un autre groupe pour commenter ce spectacle surprenant. Les flammes étaient de plus en plus haute comme si elles n’allaient jamais s’arrêter, comme si elle voulait brûler jusqu'à la voute céleste. Il aurait pu calmer l’incendie en utilisant son cosmos, il aurait pu le faire mais, pourquoi ? La demeure, déjà trop atteinte menaçait de s’écrouler, il n’y avait plus rien à sauver. Il aurait aimé protéger l’ancien logis de celle qui avait pris son cœur mais, il était trop tard et, la totale inaction des Vénitiens l’énervait tellement qu’il se dit :

Qu’ils brûlent tous avec leur propre feu, qu’ils brûlent puisque le feu semble être leur arme. Au même titre que celui qui combat pat l’épée, meurt par l’épée, que ceux qui détruisent par le feu soit dévorer par lui.

Il savait qu’ils étaient coupable tous, la première preuve était leur inaction. S’il ne s’était agi que de ça mais, les conversations, même à l’état de murmure évoquait je ne sais quelles histoire de sorcellerie et de fantôme. Ces gens étaient totalement fou et arriéré, figé dans les dérives de l’âge sombre, se méfiant de tout et de tous. Alors quelle avait dû être la vie de Maeleene dans une ville ou la moindre action cosmique attirait les fourches et les torches. Il écumait de rage à l’idée qu’ils soient responsables de la peur du feu que la belle éprouvait, tellement de haine, qu’il lui aurait suffi d’intensifier légèrement son cosmos pour étendre les flammes et calciner cette foule de commère. Et pourtant, le sentiment qui lui pesait le plus était le regret, celui de savoir que même si elle revenait, sa maison, ces souvenirs, étaient partis en fumée.



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Maeleene

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MessageSujet: Re: [FB-Venise- Maeleene-Alectryon] Des retrouvailles?   Jeu 12 Mar 2015 - 18:30



Maeleene



La Mandragora


La flamme des souvenirs






Il y a de cela des années une folle aux allures d'augure lui avait pressenti un destin funeste qu'elle avait écarté négligemment, toute drapée dans sa jeunesse innocente. En ce temps là, Maeleene croyait encore en l'humanité, bien que rares étaient les égards doux pour la jeune vénitienne. On avait souvent murmuré à son passage les pires insultes, les plus terribles car elles trempaient dans le satanisme. Ô à cette époque, comme auparavant, la religion avait la main mise sur tout, jetait un regard partout, pourvu que richesses et considérations deviennent des promesses flatteuses, des portes ouvertes, jusqu'aux oreilles des Rois. Maeleene n'avait prêté qu'une vague attention au sort qu'on lui désignait : celui de périr dans les flammes, toute sorcière qu'elle était. La bonne femme dans un sourire édenté, lui présageait mille maux, et, bien qu'une haine viscérale allait naître plus tard dans la guerre, le sang et le feu, pour sa patrie, pour ses « frères » et « soeurs », elle retournerait à Venise.

Jamais elle y aurait crut, jusqu'à maintenant où elle était arrivée aux abords de la ville. L'éclatante et désolante Venise.

Les soudards devisaient comme bien souvent alors que le soleil terminait sa course, jetant ses derniers rayons sur la grande porte qui séparait une jeune dame de son nouveau monde de l'ancien. C'était pourtant une nécessité de se replonger dans le passé.

Alors que l'un des garde jetait ses dés sous le regard fiévreux des deux autres, priant pour leur bonne fortune – ou infortune présentement – une silhouette rouge se glissa à leur insu. Des exclamations poursuivirent le fantôme carmin venu retrouver sa demeure. Pour la hanter ? Elle ne saurait le dire, la Mandragora. Mais sur toutes les lèvres, elle n'en doutait point, son titre reviendrait les faire frémir.

L'atelier de son maître s'était transformé en un bordel où se vautraient les gens de petite vertu, riches marchands jusqu'aux bourgeois rougeauds, avinés et ventripotents, prêts à fourrer leurs queues de pourceaux pour juste quelques piécettes. Pourvu que le vin coule à flot, il n'en fallait pas plus, trempés dans leur ivresse, pour que ces gens orgueilleux se croient retournés à l'ancienne Rome avec ses orgies et ses fêtes interminables. Combien de temps s'était écoulé depuis que Maeleene avait été enlevé par ses deux compagnons « Spectres » ? Elle ne saurait le dire, désormais perdue comme elle l'était dans cet endroit qu'elle ne reconnaissait plus. Il y régnait une telle chaleur et puanteur, que sa vision paraissait troublée. Soigneusement, tout en évitant le contact de ses rustres aux souffles gras et immondes, la jeune femme se faufila encore, toute masquée comme elle l'était, dans sa chambre.

Ou tout du moins, ce qu'il en restait.

« Hey ma jolie, tu vois pas que c'est occupé ? Oh, à moins que tu sois là pour satisfaire ma soif insatiable ? Bien, viens donc un peu là. »

Cet homme, elle le connaissait. Jamais elle n'oublierait un visage, d'autant plus quand il s'agissait de l'un de ses ravisseurs. Ô elle se souvenait parfaitement de ce faciès fin et anguleux, de ces cheveux blonds et bouclés quoique coupés courts à cause de sa fonction dans l'armée. De ces yeux gris posés sur elle, allumés d'une lueur sadique quand approchait le moment de la mise à mort. C'était lui qui l'avait traîné par les cheveux et jeté sans ménagement aux pieds de son bourreau. Un moment qui lui semblait être une éternité s'était écoulé sans qu'elle ne formule aucunes réponses. Le gaillard ne parut pas s'en formaliser, mais, curieux de voir une demoiselle au visage couvert d'un masque de carnaval, il lui demanda de quoi il en retournait tandis qu'il délaissait sa putain en une claque sur les fesses. Celle-ci minauda, jetant à la dérobée un regard courroucé à sa rivale potentielle. C'était pas tous les jours que l'on pouvait se taper un si beau spécimen !

« Tu as perdu ta langue, Bambolina ? » un sourire charmeur ourla les lèvres de l'homme qui, dressé face à la Sorcière écarlate, brandissait bien autre chose qu'une épée. La vile trahison de ce corps nu arracha un frisson à la Strega qui fit un pas en arrière. « Ô, mais non, ne t'en vas pas, je serai curieux de voir qui se cache derrière ce masque ! »

Cette fois-ci la demoiselle lui répondit en « obéissant ». Avec douceur elle détacha les liens qui retenaient son carcan d'ivoire et elle le laissa glisser jusqu'au sol, dans un tintement cristallin. L'expression de l'autre se mua tant et si bien que de rouge vif, il vira à l'immaculé. Sang chassé de ses joues, il se crut défaillir en la reconnaissant. Il pointa un doigt sur elle, tremblant, hurlant presque en cherchant à cacher sa virilité.

« Mandragora ! Mandragora ! »

Sans autre forme de procès, la Strega imitant son ancien tortionnaire, leva la main vers lui et, d'un coup, l'égorgea sans user d'une quelconque lame. Il périt dans un affreux gargouillis tandis qu'un flot de sang ininterrompu souilla les draps de « son » lit. La catin n'eut pas le temps de hurler que son sort fut scellé de la même manière. Sauf qu'elle, avait eut le temps de brandir une bougie destinée à chasser les mauvais esprits. Ce geste valut un enchaînement malencontreux et, bientôt, les flammes dévorèrent son ancienne maison. Sous son regard resté figé, stoïque, incroyablement froid et dénaturé. Maeleene, sans se soucier du chaos qu'elle provoquait, cherchait frénétiquement l'objet de son désir. Elle était toujours là, sa rapière, nichée sous une planche.

Son masque replacé sur sa figure, la dame rouge se dépêcha de regagner la sortie, sous la clameur folle, déboussolée des villageois.

Des pleurs la retirent en ces lieux habillés de flammes. Ceux d'une enfant-esclave – interdite dans la cité « lumière » - qui, recroquevillée, attendait son heure. Pourquoi s'arrêter lui hurlait son âme ? Personne ne se serait arrêté pour elle. Puis les fondations de son logis était sur le point de s'effondrer sur elle. Sur elles. N'écoutant que son instinct, Maeleene s'élança au travers d'un mur de flammes qui s'était dressé entre elle et la victime, s'y brûlant qu'à peine. Tout juste sa très belle robe rouge en essuya les conséquences.

Au dehors, une mère éplorée pleurait son enfant disparu. La croyant déjà condamné aux tourments par les flammes, la dame tombait à genoux lorsqu'une consoeur à ses côtés la héla ! « Ta fille, ta fille ! »

Mais tous reculèrent en voyant l'apparition. « Mandragora, Mandragora ! »

Feu, guerre et sang, cendres entremêlées au tumulte du vent, Maeleene, les bras chargés du petit corps, avançait. La foule s'écartait, les soldats présents tirèrent leurs épées au clair, prêts à sévir …
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Alectryon
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MessageSujet: Re: [FB-Venise- Maeleene-Alectryon] Des retrouvailles?   Mar 17 Mar 2015 - 16:14



La femme en rouge.





Alectryon observait impuissant, la destruction du dernier symbole qui le reliait à celle à qui il avait donné son cœur. Qui en était l’auteur, qui avait sans vergogne, privée leur cœur du jeune homme du seul espoir de voir son cœur, à nouveau battre. Il se saisit d’un soudard qui traînait nonchalamment par là et, étouffant ses cris de sa main, le trainât dans une ruelle. Une fois sur place il lâchât son étreinte mais le tint fermement le serrant au niveau de la clavicule pour qu’il sache qu’il ne devait pas appeler à l’aide mais, fournir des réponses.

Pourquoi avez-vous brûlé l’atelier de maître Eodin et qui s’en est chargé ? Répond ! Ou tu rejoindras les flammes de ce bâtiment.

Non ! Non ! On a rien brûlé, c’est pas nous ! C’était un lieu de plaisir depuis que le vieux il était mort. Mais on a rien fait, c’est… la femme en rouge.

La pression de sa main, mal jaugé par son emportement et sa fureur fit perdre connaissance au soldat qui s’affaissât mollement sur le sol fangeux. Laissant là le corps, il se dirigeât de nouveau vers la foule et l’incendie. Une clameur s’élevait de celle-ci, il s’approchât encore et les entendit, ils hurlèrent :

La Mandragora !

La cohue s’était reculée et formait désormais une muraille à la sortie de la ruelle, empêchant toute vision de ce qu’il se passait. Elle semblait effrayée et se regroupait comme des animaux cherchant à éviter un prédateur. La Mandragora  avait l’effet de l’apocalypse sur ces gens superstitieux mais, pour une fois, le cardinal comprenait un peu la source de leur inquiétude. En effet, un cosmos étrange et puissant se faisait sentir, il n’était pas totalement vicié et maléfique mais, de la colère, de la haine et de la vengeance exsudait de cet aura.

Il voulut s’avancer d’avantage, traverser la populace mais, celle-ci apeuré se ruât loin de l’apparition, loin de la Mandragora et de ses tourments. Ils couraient à présent dans tous les sens, et une grande portion de gens s’enfoncèrent dans la ruelle en quête d’un abri. Tel un troupeau furieux, ils furent tant que le jeune homme fut renversé, mis à terre par cet insupportable bétail, il aurait voulu leur faire goûter son cosmos mais, déclencher une hécatombe, même si cela aurais surement plu à Arès, n’était sans doute pas une bonne idée.

Cependant, il dû réagir vite car si lui aurais pu se mettre à l’abri rapidement, le soldat qui lui était resté à terre, risquait de mourir piétiné. Il se disait que certes ce n’était qu’un humain lambda mais, il l’avait lui-même été il n’y a pas si longtemps et que dans sa situation, il aurait apprécié une main tendue. Il fit un bond et se saisit du soldat avant de se plaquer contre un chambranle de porte, laissant ainsi la masse apeuré, se ruer au dehors de ce quartier qui voyait leur cauchemars prendre vie.

Durant cette manœuvre, le soudard repris connaissance, il salua d’un air reconnaissant le cardinal avant de le mener avec lui dans une ruelle un peu plus loin. Il lui tenait la main avec force comme s’il craignait pour la vie de son sauveur et la sienne, sans savoir que son héros était largement en mesure d’affronter bien des calamités de ce monde. Désirant en savoir plus sur la raison de cette terreur, il acceptât de suivre son guide qui le menât après une rapide course, dans un entrepôt où les attendaient d’autre personnes.

Lâchant d’un geste violent la main qui l’avait saisi, Alectryon jetât sur ce petit groupe de personne un regard sévère. Manifestement il s’était passé et se passait en ville, des choses pas très saines et l’espèce d’omerta sur le sujet commençait à l’agacer sérieusement. Il entreprit donc de leur poser des questions à ce sujet et entendait bien obtenir des réponses.


Bon maintenant que l’on est dans un endroit plus ou moins sure, bien que je ne sache pas vraiment s’il y a des raisons de s’inquiéter, j’aimerais savoir ce qui ce passe dans cette ville et qui est cette Mandragora, qui est cette femme en rouge !

Le plus chenu des personnages se mit à lui répondre d’un ton sec. Ce ne sont pas vos affaire étranger et maintenant que vous êtes en sécurité, prenez la porte de derrière et laissez-nous.

Le soldat qui l’avait mené par gratitude en ce lieu, semblait assez d’accord avec le vieillard, comme s’il avait fait ce qu’il fallait et qu’il ne faille plus rien attendre d’eux. Ce comportement ainsi que la mauvaise allure général de cette journée fit atteindre un niveau d’irritation qu’Alectryon n’avait que peu connu jusque-là. Il tentait de contenir les flammes de sa colère mais définitivement sa patience en avait pris un coup, un affront de plus et il ne répondrait plus de lui.

Je ne suis pas en train de vous demander votre avis ! Je veux des réponses et je les aurais même si je dois les arracher à vos cadavres. Maintenant parlez ou croyez-moi, la femme en rouge sera bientôt le cadet de vos soucis.

Il sentait le sang battre dans ses tempes, son rythme cardiaque s’accélérer, c’était mauvais signe, il avait pourtant tout fait pour garder son calme mais là ça devenait vraiment trop difficile de contenir son feu. Il parvint à attendre les réponses des gens quant au mystère qui planait sur la cité des eaux.

Ne vous énervez pas ! Dis le soldat. Si nous disons que cette affaire est nôtre, c’est pour une bonne raison. Certains d’entre nous pensent que la ville est Hantée ou maudite.

Maudite ? Par qui ? Pourquoi ? interrogeât le seigneur du feu.

La femme en rouge, elle était une fille d’ici mais, elle faisait des choses étrange, je n’ai pas vraiment le détail mais, ce que je sais c’est qu’à force de faire des trucs de sorcière, elle a été brûlée vive. Les gens d’ici pensent qu’elle serait revenue pour se venger de cette ville et qu’elle la mettrait un jour à feu et à sang. Alors imaginez quand les gens l’ont vu sortir du tripot alors que celui-ci était en feu. Les conclusions sont venues bien vite.

Mais était-elle réellement une sorcière oui ou non ! S’exclamât le jeune homme en direction du vieux qui surement en savais plus.

Vous devez surement avoir eu des preuves, quelques chose de flagrant car rien ne justifie qu’on brûle une personne. Et les dieux aient pitié de vos âmes si jamais vous avez condamné une innocente. Il ne faudrait dans ce cas, ne pas se poser de question si votre ville est maudite.

Le vieil homme se contentât de répondre : Vous ne savez rien de ce qui se passe ou des envoutements que pouvait faire cette créature. Son sort elle l’a mérité et bientôt nous trouverons le moyen de rendre son âme à l’enfer auquel elle appartient. Quand à vous, je vous chasse d’ici, vous qui semblez éprouver de la sympathie pour les monstre, peut-être même en êtes-vous un, vous aussi. Disparaissez et ne revenez jamais en cette ville.

Le soldat vit l’envie de meurtre se dessiner dans le regard du berzerker, cette envie d’annihilation qui bientôt allait éclater et, il se mit à trembler malgré lui. Il aurait voulu fuir mais, son corps ne répondait plus et, de toute manière, il était déjà trop tard. Le cosmos du cardinal du feu s’intensifiât tant et si bien que la paille à ses pieds s’enflamma. La température devient celle de braises posées sur le visage et la peau et bientôt, il ne resta plus personne dans cette grange lorsqu’il en sortit.

Il venait une fois encore de voir l’imbécile superstition des gens de cette ville, quelque chose qui avait épargné son village et sa conscience mais, qui le rattrapait aujourd’hui, la bêtise humaine sans limite. Il ne pardonnait pas à cette personne d’avoir détruit le seul point de rendez-vous qu’il avait avec son aimée mais, comprenait un peu son envie de vengeance et de destruction. Il se mit donc en route pour la retrouvée et voir avec elle comment régler cette affaire. L’air frais de la ruelle, en contraste avec la chaleur de l’entrepôt en flamme le calmait un peu. Il pourrait surement dialoguer, à condition de ne pas être attaqué à vue.



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Maeleene

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MessageSujet: Re: [FB-Venise- Maeleene-Alectryon] Des retrouvailles?   Sam 21 Mar 2015 - 10:24



Maeleene



La Mandragora


Le brasier





La peur faisait courir cette populace superstitieuse et décadente, aurait-elle pensé un jour leur inspirer autant de frayeur ? Maeleene relâcha la petite fille qui, sans son intervention, aurait eut un destin bien funeste. Comme le sien. Brûlée par les flammes … Les soldats continuaient de la menacer, partagés entre l'envie de prendre leurs jambes à leur cou ou de se dresser, vaillants face à cette menace rouge sang.

Elle ne leur laissa pas l'occasion d'hésiter davantage qu'elle s'élança telle un éclair déchirant le ciel pour percuter l'un d'entre eux, se retourner vive et agile et, de la garde de sa rapière, en assommer un autre sans autre forme de procès. Quand le soudard en question s'étala sur les dalles, ne poussant pas même un cri de douleur, la Mandragora était déjà loin. Bien loin de ce chaos. Loin du spectacle horrible de son passée qui s'envolait en fumée. Sa maison avalée par le feu. Ô comme Maeleene était sûre à présent d'être maudite par cet élément destructeur ! Purificateur …

Où aller, où se rendre ? La jeune femme vêtue de carmin n'avait nul endroit pour se cacher. Personne à retrouver. Que faire alors ? Se sentant bien démunie, la demoiselle arrêta sa course dans une ruelle désertée et froide. Elle sentait la mort. La Spectre sentait l'ombre de cette dernière approcher pour l'entourer de ses bras. Sa « sœur » lui murmura qu'une personne comme elle sévissait aussi, très en colère. Un meurtrier comme elle.

« Non, pas comme moi. Je ne veux faire du mal à personne. » répliqua t-elle avec mépris pour cette voix qui la jugeait.  

L'obscure présence se retira non sans se rire de Maeleene.

Ici, tout était étrangement silencieux, comme si une bulle recouvrait cet endroit et l'extirpait de ce chaos. Chaos qu'elle avait elle-même créé. C'était un accident ! Juste une maladresse, non ? En fermant les yeux, elle revoyait le visage du soldat se déformer en sentant arriver l'heure du trépas. Les cris poussés à ses côtés quand elle lui arracha la vie ainsi que celle de la putain à ses côtés. Un rictus mauvais se dessina sur ses lippes. Ils l'avaient bien cherché ! Mais, à cause de son emportement, Maeleene venait de réduire en cendre ses espoirs. Vraiment ? Quelque part, elle était ravie de la tournure que prenait les choses. Peut-être en avait-elle besoin ? Tout brûler pour tout recommencer ?

« Puisses-tu cramer toute la nuit durant, Venise. »

En voilà un masque qui lui allait bien. Celle de la Spectre de la Magie, celle qui se vengerait de ses tortionnaires. Ceux-là qui des années durant, l'avait torturé, méprisé jusqu'à vouloir la tuer. Un petit bruit non loin la fit se ressaisir : piquée au vif, la jouvencelle arma son bras prête à frapper l'imprudent. Une silhouette noire passa à toute vitesse devant ses yeux pour se percher sur une caisse éventrée. Ses prunelles s'éclairèrent.

« Nyx ! Nyx c'est bien toi ? »

L'animal tourna ses iris jaunes et fendues vers sa maîtresse. Pour toute réponse, un miaulement strident. Maeleene sentie des larmes lui monter aux yeux quand elle prit avec mille précaution, le chaton entre ses bras. C'était un signe, à n'en point douter. Ce petit chat noir, elle l'avait recueillit trois jours avant son exécution et ils ne s'étaient jamais quittés, sauf quand sonna le glas pour la Strega. Les retrouvailles furent de courte durée, car, d'un seul coup, la jeune femme fut touchée de plein fouet par une énergie flamboyante, caniculaire. « Elle » avait raison, il y avait quelqu'un comme elle non loin.

« Qui êtes-vous ? »

La voix de la dame en rouge était à la fois grave et chargée de colère. De haine pour celui qui se permettait de se mêler de ses affaires. De là où elle se tenait, Maeleene ne voyait que des ombres mouvantes sur ce visage à demi tourné vers elle. Un jeu subtil d'ombres et de lumières qui ne lui permettait pas de dessiner le visage de cet homme, prêt à quitter la ruelle. Si il se retournait, sans doute pourrait-il faire le même constat. Une silhouette rouge sang baignée par la lueur éclatante de ce brasier …


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Alectryon
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MessageSujet: Re: [FB-Venise- Maeleene-Alectryon] Des retrouvailles?   Lun 23 Mar 2015 - 17:31



Retrouver l'être perdu.





Il y avait dans l’air un petit vent glacé qui soufflait, celui-ci fit un bien fou au cardinal que la colère avait mené non loin de la déraison. Il restait cependant en lui, une colère qui bouillait, inextinguible car, tous ces évènements venaient tirer un trait sur ces projets. Il marchât un moment, sans vraiment suivre une direction, juste pour calmer le feu qui brûlait encore en lui. Puis l’esprit rasséréné, il reprit sa route vers l’atelier d’Eodin où la femme en rouge avait été vue avant qu’il ne s’éloigne. Peut-être, y avait-il là-bas, si elle était partie quelques témoins qui pourraient la décrire.

Il arrivât sur place et vit des soldats se regroupant, tant bien que mal, il aperçut l’un d’entre eux qui semblait plus décoré que les autres et ce dit qu’il devait s’agir d’un grader. Il allât à sa rencontre pour parler avec lui des récents évènements. Il venait de retirer son casque et se frottait énergiquement la tête. Les autres soldats autour de lui avaient une mine stupéfaite et l’air hagard voire carrément abrutis, ceux-ci l’appelèrent capitaine.


Capitaine !
Dit-il en s’approchant de celui-ci.

Qu’est-il arrivé, où est la femme en rouge ?

Il se massait toujours la tête, le coup qu’il avait reçu tantôt l’ayant presque foudroyé. Il détaillât le cardinal de haut en bas et lui jetât un regard dédaigneux. Il est vrai que sans son armure, le guerrier d’Arès avait moins bonne figure mais pour autant se pauvre soldat de pacotille ne devait pas lui manquer de respect. Il soufflât pour calmer la rage qui remontait chez lui, il ne voulait pas que l’incident de tantôt ne reprenne. Le capitaine ne fit rien pour arranger cela en s’adressant à lui.

Qui vous as donné le droit de me parler, paysan ! Je suis le capitaine ici et c’est moi qui pose les questions. Pourquoi voulez-vous en savoir plus sur cette personne et la connaissez-vous ? Oh et puis, vous savez quoi ? Dans nos geôles, j’aurais plus de temps et je serais plus à l’aise pour vous poser des questions. Gardes saisissez le !

Au même moment tous les soldats se pressèrent pour essayer de capturer Alectryon qui n’eut que peu de temps pour réfléchir. Il aurait pu les incinérer sur le champ mais, il s’était suffisamment fait remarquer comme ça, il frappât violemment le crâne du capitaine qui rejoignit le pavé et, d’un bond, sorti du tumulte pour disparaitre comme une ombre.

Tout ça pour rien, il n’avait pas eu de renseignements, ne savait rien de cette femme en rouge et encore moins où elle pouvait se trouver. Pis encore, il avait totalement perdu le contrôle de lui-même dans l’entrepôt, ce qui le terrifiait. Lui qui il n’y avait pas si longtemps encore était un jeune homme avec un simple tempérament de feu, comment avait-il pu en arriver là ? Submergé de honte, celle-ci mit à faire place à de la colère et du désespoir. Il était loin de tous ses repères, de ces dieux, de ces frères d’armes, il avait perdu la guerre et la vie et maintenant, ne pouvait même pas honorer une simple promesse.

Il entrât dans une ruelle, l’esprit enivré de rage, trop énervé, pour hurler, c’est son cosmos qui réagit à sa place, explosant en flamme comme son cœur avant lui. Tant de pouvoir et pourtant, tant d’impuissance également, inutile voilà comme il se décrivait. Parviendrait-il un jour à se distinguer par autre chose que sa médiocrité ? D’autant qu’il lui faudrait bien retourner à Sparte un de ces jours et qu’il n’avait aucune idée de la direction à prendre depuis ces contrées. Encore une chose qu’il faudra taire à ses supérieures sous peine d’être déshériter de son armure dans les plus bref délais.

Alors qu’il était toujours perdu dans ses sombres pensées, il sentit un cosmos non loin de lui, et une personne de lui crier.


Qui êtes-vous ?

Il sentait bien un cosmos, s’agissait-il d’un guerrier ? Etait-ce un allier ? Il n’en avait aucune idée et pour répondre à ses questions, il se rapprochât un peu de la personne qui venait de l’interroger. Il vit d’abord une jeune femme qui tenait une chose miaulant, un petit chat dans ses bras. Il se dit qu’une personne ne risquerait pas un combat avec un animal dans les bras mais, par prudence, se présentât en posture guerrière, prêt à répondre aux moindres coups reçus.  De trois quart face à l’adversaire, il utilisât son cosmos pour faire une flamme éclairant le visage de la personne.

Ce qu’il vit fut un choc pour lui, ce masque, cette silhouette, le tout drapé dans une robe rouge vif. Ce ne pouvait pas être ça, pas elle. Ces yeux lui jouaient des tours, elle ne pouvait pas être là, pas si simplement ? Et pourquoi serait-elle parée de rouge ? Serait-ce elle qui aurait incendiée la demeure d’Eodin ? Tout un tas de question se pressait aux lèvres d’Alectryon mais les seuls mots qu’il parvint à dire furent.


Maeleene ?



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MessageSujet: Re: [FB-Venise- Maeleene-Alectryon] Des retrouvailles?   Lun 23 Mar 2015 - 18:09



Maeleene



La Mandragora


Pour cette nuit






Lorsque l'inconnu à qui elle avait exhorté de dévoiler son identité alluma un brasier dans sa paume, la Mandragora eut un geste aussi brusque que violent : sautant d'un bond en arrière, elle dégaina sa rapière et se mit en garde, prête à le pourfendre. La pointe de sa lame brilla d'un éclat irréel, seule preuve qu'elle-même utilisait son cosmos. En plus des quelques pétales de fleurs carmins qui s'envolèrent dans les cieux, leur parfum enivrant les sens de son futur et probable adversaire.

N'y voyant pas grand chose, toute focalisée sur la dangerosité de la situation, son cœur se prit à battre de plus en plus fort dans sa poitrine. En plissant davantage les yeux, ce ne fut que lorsque l'inconnu souffla son prénom, le véritable, qu'elle comprit. Qu'elle le vit.

Quel mauvais tour était-ce cela ? À quoi devait-elle s'attendre de la part des trois Parques ? Que brodaient-elles pour elle sur son canevas ? Figée comme une statue de sel, la demoiselle toute vêtue de rouge abaissa son arme, calant le chaton davantage contre sa poitrine. Rêvait-elle ? Ne devait-il pas être mort, cet homme au nom de Soleil ? Elle n'osait y croire et pourtant, pourtant elle rompit la distance qui existait encore entre eux pour toucher du bout des doigts, non sans trembler et hésiter, cette joue qu'elle trouva bouillante.

« C'est toi … » souffla t-elle en arrêtant son geste, le laissant en suspend. « C'est impossible, je t'ai vu mourir. »

Il ne pouvait le voir, mais Maeleene versait des larmes amères qui dégringolaient de ses yeux pers. On l'aurait donc une fois de plus trompée ? Ou avait-il sut vaincre la Mort ? C'était impossible et pourtant il se tenait là, bien vivant. Comme pour vouloir confirmer ses dires, sa main glissa pour se placer au niveau de sa poitrine, là où le cœur du garçon devait battre.  

« Et tu es là … comme tu me l'as promis. Alectryon. »

Soudain, des éclats de voix se firent entendre : trois individus armés surgirent des ombres, bloquant la sortie de la ruelle. Sans y réfléchir, la jeune femme attrapa le bras du guerrier d'Arès pour l'entraîner dans son sillage. Prêts à s'engouffrer de l'autre côté, d'autres ombres les stoppèrent avant même de pouvoir espérer quoique ce soit. Il leur fallait trouver un autre moyen de prendre la fuite.

« Suis-moi ! » Fit-elle en désignant les hauteurs.

Après tout, n'avait-elle pas grandit ici ? Ils auraient un avantage certain sur leurs assaillants. Oh, il aurait été si facile de les réduire à néant. Mais … Mais Maeleene se refusait de verser davantage du sang. Ses mains étaient suffisamment souillées. N'écoutant que sa détermination et ce nouveau feu qui brûlait en elle sans l'effrayer, la Spectre grimpa en plusieurs bonds agile sur les toits des maisons vénitienne. Là, commença leur course, leur fuite effrénée. Précédés par un vent particulièrement frais pour cette saison, les deux fuyards n'eurent aucun mal à trouver un refuge dans un ancien pigeonnier. Lorsqu'ils entrèrent en silence, des battements d'ailes furieux retentirent. Sur cet accueil tonitruant, la jeune femme, en voyant l'envolée des oiseaux qui les frôlaient tout les deux, ne sut s'empêcher de rire aux éclats. Enfin, quand cette procession cessa et qu'elle put observer leur progression dans le ciel d'encre, elle soupira longuement tout en se laissant tomber à même le sol. Mêlé à la noirceur, l'orange et le rouge se confondaient dans la ligne d'horizon.

« J'ai tout réduit en cendres … En un tout petit tas de cendre … te rends-tu compte ? »

Mais, à qui s'adressait-elle vraiment ? À l'homme qu'elle croyait à jamais perdu, à elle ou bien à son maître, feu Eodin ? Relâchant le petit chaton noir, celui-ci s'éloigna pour aller chasser les derniers volatiles qui n'avaient pas eu la présence d'esprit de s'en aller. Ce lieu leur appartenait désormais. En tout cas pour cette nuit.

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MessageSujet: Re: [FB-Venise- Maeleene-Alectryon] Des retrouvailles?   Mar 24 Mar 2015 - 14:27



Miserere me !








Ils s’étaient retrouvés, l’un et l’autre, perdu au fil d’un évènement plus cruel que tout, avaient trouvé le moyen de se rejoindre. La toile du destin bien que capricieuse avait dû leur tracer un fil commun et c’est grâce à celui-ci qu’ils purent à nouveau être ensemble. Elle n’y croyait pas, il n’y croyait plus. Et pourtant la promesse, bien que faite dans un moment qui ne lui prêtait guère d’espoir, avait été tenue.

Un geste, une caresse de son aimée eut changé sa vision du monde mais, la vicieuse Venise ne lui en laissât pas le temps. Tout c’était déroulé très vite et guidé par la prise douce et légère de cet ange aux cheveux de feu, Alectryon fut emmené dans un lieu perché sur les toits où seuls, sa douce et lui, pouvaient gouter les joies de ces retrouvailles.

Dans ce pigeonnier, repos de fortune, les battements d’ailes des volatiles rompaient une sorte de silence profond ainsi que le rire de la belle. Les dieux seuls savent combien ce rire, cette voix lui avait manqué. Le berzerker d’habitude loquace, restait quoi devant une telle apparition. Alors que la lueur des flammes et de la lune baignaient de leurs rayon la silhouette de la jeune femme, il se demandât si tout ce qu’il vivait était réel ou un autre douloureux songe duquel le réveil viendrait le poignarder.

Elle était belle, aussi belle qu’avant que la guerre ne les séparent, non, elle était encore plus belle et plus majestueuse, se tenant droite avec ce port de tête magnifique, tellement élégant et sa grâce léonine. Elle semblait tel le félin qu’elle tenait, aussi souple et forte en même temps et ses yeux et ses lèvres et sa voix… Tant et tant de merveilles qu’il aspirait à revoir et que, pas même la mort n’avait su lui ôter. Il avait toujours espéré la revoir, il y avait toujours cru et si la demeure du maitre n’avait pas brulé, il n’aurait jamais douté.

Elle rompit sans crier gare, le silence de cette pièce, d’une phrase qui semblait sortir d’autres lèvres que les siennes.


J'ai tout réduit en cendres … En un tout petit tas de cendre … te rends-tu compte ?


Clairement elle semblait encore sous le choc de cette action et, il lui fallait bien l’avouer, lui aussi. Il ne savait pas quand il était arrivé que la maison d’enfance de Maeleene fût transformée en bouge immonde. Il avait donc été surpris et peiné de voir le seul repère qu’il avait partir en fumer emportant ses espoirs dans de sombres volutes noires. Il ne savait pas trop vu ce ton un peu perdu, si elle validait son action ou la réprouvait. Lui pourtant avait honte de ce qu’il avait fait, perdu, sans rêves ni espérance, il avait succombé à sa colère. Il avait bien changé, plus qu’il ne se l’admettait.

Je ne suis pas sûr que ce soit vraiment moi que tu ais retrouvé. Je ne suis plus sûr de me reconnaitre. J’avoue avoir été surpris de comprendre que tu étais responsable des flammes qui avaient engloutit ton ancienne demeure mais, si toi tu avais tes raisons, ce que moi j’ai fait…

Il prit son visage entre ses mains, comme s’il voulait cacher sa honte. Il aurait tant aimé étreindre ce corps qui avait tant hanté ses rêves mais, comment faire lorsque celle-ci sont recouverte des stigmates de ses crimes. Sa réaction disproportionnée, pouvait-elle se justifier par un faisceau de circonstances dont la première fut son passage en enfer ? Non ce serait trop simple, trop faible de rejeter la faute sur le monde, ce n’était pas être un homme responsable, et ce n’était pas comme ça que son vieux l’avait éduqué.


J’ai commis des actes dont je me serais cru incapable, pour ceux commis durant la guerre j’avais de quoi me justifier mais là… Ne te méprends pas, je suis tellement heureux de te revoir mais, je ne suis pas sûr de te mériter, moins encore que lorsque nous nous sommes quittés chez Arès. Tout ce temps, je n’ai été animé que par la volonté de te retrouver, tu étais la seule chose qui me fit remonter du séjour d’Hadès, et j’aurais brûlé Venise entièrement si cela m’avait permis de te revoir. Hélas, ce monstre que je suis devenu n’est plus digne de te contempler.

Il parlait d’une voix tremblante, comme noyées par des sanglots qu’il retenait, étranglé par la honte, il n’avait rien fait pour changer. Comme son élément, il n’était que destruction, le feu, tout comme lui n’était qu’un assassin cruel et impitoyable. Il se sentait comme ces abominations décrites dans les livres, les fléaux que l’humanité redoutait. Il aurait tant aimé être autre chose qu’une plaie, un tueur. Il aurait souhaité être pour elle ce qu’il s’était promis d’être, une chaleur douce et enveloppante mais, cette promesse là il ne l’avait pas tenu. Pourtant, maintenant qu’il était auprès d’elle, il ne voulait plus partir, il voulait qu’elle l’aide, qu’elle le sauve de lui-même.

Si tu voulais me chasser, je comprendrais mais, j’ai tellement besoin de toi.



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MessageSujet: Re: [FB-Venise- Maeleene-Alectryon] Des retrouvailles?   Mar 24 Mar 2015 - 16:16



Maeleene



La Mandragora


Le Silence



Toujours assise à contempler la majesté de ces cieux ayant prit feu, elle ne tourna pas la tête quand elle entendit le jeune homme se confesser à elle. Lui démontrer quel monstre il était. Animé par cette volonté de détruire, Alectryon était quelqu'un de dangereux, d'imprévisible. Tout ce dont la jeune femme se méfiait et avait peur. Qu'avait-il commis de si terrible pour que viennent perler les larmes d'amertume ? Jamais elles ne s'écoulèrent, ou si une échappait à sa vigilance, Maeleene n'en saurait rien. Elle ne le regardait pas, par respect avant tout, et puis, parce qu'elle aussi était un petit peu honteuse. En son sein reposait une sorte de monstre, une ombre carmine toute aussi volubile et prompte au méfait que ce guerrier d'Arès perdu bien loin de chez lui. Lui, au moins, avait un endroit qu'il pouvait nommer ainsi.

Chez lui.

Elle représentait son phare dans la nuit, l'objet de sa détermination, celle qui lui avait donné assez de force pour vaincre la Mort. La Strega était admirative, mais à la fois effrayée d'inspirer tant de choses à un seul être. Maeleene doutait aussi, doutait que cela ne soit qu'illusion. Le temps filait, comme une ou deux étoiles dans la trame noire du ciel et dont elle suivit leur chute à chaque fois. Une étoile, une seconde, toutes deux avaient valsé une dernière fois avant de se noyer dans l'oubli. Que penser de tout ceci ? Devait-elle le chasser ? L'encourager à rejoindre les siens ? La Vénitienne n'était sans doute pas en mesure de lui prodiguer les conseils tant attendus, de même que de lui faire la leçon.

« Je ne sais pas si je saurais te sauver Alectryon. Tu es le seul à pouvoir le faire. » si le jeune homme relevait la tête dans sa direction, il la verrait l'observer avec intensité, le visage toujours masqué. « Comment pourrais-je le prétendre alors que je lutte contre moi-même ? Je suis toute aussi perdue que toi, si ce n'est plus. »

Avec lenteur et accompagnée du froissement du tissu, Maeleene se redressa pour s'approcher du garçon, prendre ses mains dans les siennes afin de dévoiler son visage. Qu'elle puisse le regarder dans les yeux. Sous le couvert de son masque d'ivoire, la jeune dame lui offrit un sourire. Le premier depuis longtemps.

« Là je te reconnais, tes yeux jamais ne sauraient mentir. »

D'un coup, elle lui ébouriffa les cheveux dans un geste si naturel et si inattendu, même pour elle, qu'elle rougit. Une aubaine que ses joues soient cachées. Elle recula quand même de quelques pas, pivota sur ses talons pour lui offrir son dos, faisant mine de regarder dehors. Tout était si paisible à présent … si calme. Cette nouvelle quiétude lui laissa l'occasion de songer. Penser à ce qu'elle avait fait.

« J'étais si en colère de voir l'atelier de mon maître dans cet état. Jamais je n'aurais voulu te montrer ça … Un lieu de décadence. Et après c'était moi la monstruosité qui hantait Venise ! » Son ton se faisait sifflant, méprisant, frisant une haine si pure … Derrière eux, ils purent entendre le craquement sinistre des os qui se brisent. Nyx venait de dénicher une proie facile, un oisillon délaissé par ses parents … « J'ai … Je n'ai pas réfléchis. »

« C'est toi qui devrait partir, moi je n'ai pas de chez moi, juste une dernière chose à accomplir avant de repartir pour les Enfers. Je suis une âme perdue et désœuvrée, tu perds ton temps avec moi, je ne veux de la compagnie de personne. Surtout pas celle d'un homme. Ils me font trop peur. »

Cette vérité énoncée et bien que triste, Maeleene se mura à nouveau dans son mutisme. Car ainsi devait être drapée sa vie. Rythmée par la voix du silence.

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MessageSujet: Re: [FB-Venise- Maeleene-Alectryon] Des retrouvailles?   Mar 24 Mar 2015 - 18:37



Une chaleur humaine








Une fois encore, la douceur de la jeune femme lui fit connaitre la saveur d’une tendresse qui depuis trop longtemps lui échappait. Toujours parée de son masque, c’est pourtant son âme qu’il croyait voir. Elle souffrait comme lui du doute, son chemin ne fut surement pas pavé de rose, cela Alectryon s’en doutait. Quelle dure épreuve s’eu put être de voir la personne pour qui l’on a de l’affection vaincue, jeter à bas comme une vile créature. Il avait certes enduré bien des souffrances dans sa défaite mais, elle avait été navré d’une autre manière mais, tout autant.

Il était impardonnable pour ce qu’il était et ce qu’il avait fait, il le savait bien et pourtant, elle ne le voyait toujours pas comme un monstre, au contraire. Elle prit ses mains dans les sienne et en plongeant dans son regard avec tendresse, elle le rassurât, lui affirmant reconnaitre à travers ses yeux, le jeune homme qu’il avait été en ce temps-là et qu’il semblait toujours être. Si le temps s’était arrêté, il aurait suffi à combler Alectryon. Lui, cette merveilleuse femme, et l’univers qui semblait s’éteindre autours d’eux car il n’y avait plus de place pour rien d’autre. D’un geste qu’il ne lui aurait jamais cru capable, d’elle-même, elle franchit la barrière qui d’habitude lui servait à se cacher, plongeant ses doigts dans la crinière du cardinal qui la laissât faire, hébété.

Elle eu un mouvement de recul et le jeune homme aurait voulu la retenir, la caresse étant trop belle, trop merveilleuse, trop inespérée. Même dans ses rêves il ne pensait pas être digne d’un tel geste et si ce n’était la sensation du mur râpeux derrière lui, il se serait cru dans une fantaisie onirique dont il avait le secret. Il y eut un moment de silence, le guerrier ne le brisât pas, respectant la distance, de peur de perdre cette apparition magnifique comme on craint en s’approchant d’un mirage, de le voir disparaître.

Elle avouât avoir laissé libre court à son ire après avoir retrouvé le lieu de son enfance dans un tel état. Lui-même avait été choqué d’apprendre que les gens de cette ville en avait fait un lupanar. Il savait qu’ils la considéraient comme une monstruosité, il n’y avait qu’à entendre le ton de tous ces minables. Mais en le disant, il était évident qu’elle souffrait, que cette ville lui faisait du mal, il l’avait constaté et remettant les évènements qu’il avait appris en place, son cœur se mit à saigner, et une violente vague de colère sourde montait en lui. Sa gorge se serrait en pensant à ce qu’ils lui avaient fait et il se demandât quelles autres horreurs ils avaient pu commettre. Il en eut la nausée.

Il se rapprochât d’elle, elle lui tournait toujours le dos, il voulut l’enserrer dans ses bras mais son geste fut arrêter immédiatement. De la compagnie de quiconque, elle pouvait se passer, à plus forte raison s’il s’agissait d’un homme. Ces mots lâchés avec violence eurent l’effet d’un couperet qui fendrais vers le cou du cardinal. L’espace d’un instant, son cœur cessât de battre, comme suspendu dans ce moment, flottant, où l’on ne sait si l’on va vivre ou mourir.


Je sais que cette ville t’a fait du mal, ces gens, je les ai interrogé, je ne sais pas jusqu’où est allé leur cruauté mais, s’en était déjà trop pour moi. Quand j’ai compris ce qu’ils avaient fait, je n’avais pas encore conscience que c’était toi. Ils avouaient avec fierté, avoir eu recours au feu pour purifier la ville et je leur ai montré, moi qui suis le feu, qu’on ne joue pas impunément avec lui.  Je ne suis pas fier d’être un meurtrier mais…

Il prit un instant pour annoncer la suite.

Je brûlerais cette ville et le monde lui-même s’il le fallait pour te protégée car, tu es pour moi depuis que l’on s’est ouvert l’un à l’autre, ce que j’aime le plus chez moi. Tu es la meilleure partie de moi, et je ne supporterais pas qu’il t’arrive du mal.

Il se tournât vers la fenêtre, observant au dehors les lueurs rouge orangées qui nimbaient le rivage plutonien des cieux. Les ombres de la ville dansaient çà et là en un ballet qui ferait presque oublier les horreurs qui y avait été commise. L’air frais se mêlait aux senteurs de bois brulé, presque comme l’odeur de l’âtre d’une cheminée que l’on venait d’allumer après un long été. Il se retournât mais, ne voyait toujours pas son visage. Derrière ce masque, y avait-il des larmes, de la colère, ou de la tendresse. Il reprit son ton grave.

Si vraiment c’est ce que tu souhaites, si tu crois que je te ferais du mal, alors je disparaîtrais de ta vie. Car je préfère te perdre que d’être la source de tes souffrances mais, si tu crois en moi et l’affection que je te porte, alors tu sais que je ferais tout pour que tu ais un chez toi, et celui-ci sera toujours entre mes bras. Je suis prêt à être ce repos pour toi, tu l’as vu, même la mort n’arrête pas l’amour que je te porte. Je suis prêt à me donner à toi corps et âme, et tant que je serais à tes côtés, le ciel et la terre, sans limite, seront notre demeure.

Il la regardât en souriant. Il aurait tellement aimé qu’elle ôte se masque mais, ne prendrait pas de risque à lui enlevé, la dernière fois elle était à sa merci mais cette fois ci, si elle devait l’enlever, il aimerait qu’elle le fasse de sa propre volonté. Il ne s’en était pas rendu compte mais son cosmos faisait s’élever de son corps des flammes d’une couleur doré qui ne consumait pas mais, simplement réchaufferait la main qui les toucheraient.

Si je te demande de me sauver Maeleene, c’est parce que je sais qu’avec toi je pourrais devenir meilleur. Je ne connais pas toutes tes souffrances mais je veux bien les partager avec toi si tu voulais bien rester avec moi.



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MessageSujet: Re: [FB-Venise- Maeleene-Alectryon] Des retrouvailles?   Mar 24 Mar 2015 - 19:35



Maeleene



La Mandragora


Fille de la Lune




Qu'avait-elle fait, qu'avait-elle dit ? Maeleene avait-elle jeté un sort sur ce pauvre hère et ce, sans s'en rendre compte ? Était-ce dans sa nature de corrompre le cœur des hommes ? Une malédiction pesait sur ses frêles épaules, et une petite voix lui intimait la prudence : emprunter ce chemin, celui d'aimer sincèrement quelqu'un était dangereux. Bien trop dangereux pour elle. Car Maeleene appartenait au Monde du Silence, évoluerait dans son giron, côtoierait la Mort.  

Il ne lui était pas permit d'accéder au bonheur, sa courte existence auprès des Hommes lui avait apprit ce fait. Aussi jouerait-elle son rôle quoiqu'il lui en coûte. Ce masque posé sur son visage, froid et dur, serait un rappel perpétuel. Triste sort que celui de la Mandragora. Toujours enchaînée, pourtant éprise de liberté. Chaque mot prononcé par le jeune homme était un coup de poignard porté à son cœur.

« Non, je t'en prie, non … » tenta t-elle de l'interrompre en secouant énergiquement la tête de droite à gauche. « Ne te méprends pas sur mon compte. Alectryon, il n'y a aucune possibilité de … de … il n'y a aucune chance pour que je puisse te donner mon cœur déjà mort ! »

Sa dernière phrase elle l'avait presque hurlé de dépit, par désespoir. Elle resserra ses bras autour d'elle comme pour se protéger des flammes pourtant bienfaisantes du guerrier, son cosmos, mue de sa volonté propre, créa une sorte de manteau écarlate. Afin de repousser la lumière, ses ténèbres la repoussait. La bannissait, avalait cette si belle clarté.

« Je n'ai pas de vie, elle ne m'appartient plus. J'appartiens à un autre monde, celui du Dessous … » sanglota t-elle tandis que sa sœur semblait prendre forme à ses côtés, sorte d'apparition diaphane régissant son énergie cosmique. « Je l'ai enfin compris, ce n'est plus la peine de lutter contre ma nature, sur ce que j'étais depuis ma naissance. Une lie de l'humanité. Une abomination. »

La silhouette encore indécise se pencha vers Maeleene, l'entourant de ses bras immatériels. La jeune femme ne semblait pas consciente de cette drôle de manifestation, et pourtant … pourtant, quand cette chose lui retira son masque, dévoilant un visage inondé de larmes, ces prunelles pers paraissaient étrangement éteintes, et résolues à la fois.

« C'est faux Maeleene c'est totalement faux. Tu es humaine oui, mais certainement pas un monstre, pas comme eux. Non toi tu es bien plus que cela … Tellement plus pure, tellement plus inaccessible … »

Une bourrasque de vent s'engouffra dans cet abri de fortune, balayant le cosmos de feu du Cardinal. Qu'il regarde ! Car cette inconnue qui se tenait aux côtés de l'objet de son désir, ressemblait trait pour trait à Maeleene. Telles deux gouttes d'eau, les deux femmes se regardaient et, dans cet échange silencieux, cette nouvelle révélation, une nouvelle promesse venait de naître. La Strega replaça son masque ainsi que celui de sa sœur : toutes deux restèrent ainsi, baignées par la lumière laiteuse de la lune. L'une profondément désolée, l'autre démunie de devoir abandonner avant d'avoir commencé à lutter.

« Alectryon, je dois retourner aux Enfers, mais avant je dois tirer un trait sur mon humanité. »

Sur ces paroles pleines d'énigmes, Maeleene fit un pas, brisant cette scène en milliers d'éclats scintillants. Elle commença à détacher quelque chose à son cou pour finalement se stopper devant le jeune homme. Maeleene se mit sur la pointe des pieds pour atteindre la hauteur du guerrier et, sans lui demander son avis, accrocha un pendentif qu'elle replaça contre la poitrine d'Alectryon. C'était une jolie pierre de lune, ronde et bien polie, nimbée d'un peu de son cosmos argenté.

« Gardes-le en mémoire de moi, c'est un petit bout de ma personne c'est tout ce que je peux t'offrir … » Son front se posa contre son torse, vaincue par le chagrin. « Merci de m'avoir donné ne serait-ce qu'un infime espoir. Celui d'être vue telle que je suis. Maeleene, juste Maeleene, fille d'Eodin, fille de la Lune. »

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MessageSujet: Re: [FB-Venise- Maeleene-Alectryon] Des retrouvailles?   Mer 25 Mar 2015 - 0:11



Reste...








La jeune femme se défendait des paroles d’Alectryon, et pourtant dieu sait qu’il les pensait, qu’il en était persuadé. Cette femme était tout ce qui comptait pour lui. Sans doute avait-il été trop pressant, trop violent dans sa passion mais, c’est ce qu’elle était pour lui. Quand elle n’était pas prêt de lui, elle l’était pourtant bien car, jamais son visage ni son souvenir ne s’effaçait. Mais cet amour qu’il lui offrait semblait la terrifier.

Elle lui dit ne pas pouvoir lui donner un cœur que la vie avait éteint, que leur  monde était trop différent, éloigner et que cela les séparerait toujours. Elle semblait souffrir de cette déclaration, comme on plonge une lame chauffé à rouge dans de la glace et, son cosmos, empli de ténèbres semblait s’animer pour lui donner raison. La belle s’accablait et, ceci ajouter à la visible souffrance dont il était responsable noyait Alectryon dans un tourbillon de culpabilité et de désespoir accablant.

Il allait parler, essayer de trouver quelque chose à dire pour rattraper cette situation, comment avait-elle pu basculer de la sorte ? Mais au moment où il ouvrit la bouche, ses mots s’étranglèrent dans sa gorge en voyant une sorte d’apparition, il ne comprit rien à ce qu’il se passait. Ses yeux lui jouait-il des tours, qui était-ce ou, qu’était ce ? La silhouette pris une forme qu’il discernait comme humaine mais sans vraiment voir et, ses yeux embués de larmes ne lui permettait de juger de sa vision.

Une voix se fit entendre, douce et rassurante mais pas celle de Maeleene, ou du moins pas vraiment, totalement éberlué, le cardinal s’enfonçait dans l’incompréhension la plus totale. Mais qui pouvait bien parler ? Cette voix cherchait à réconforté la belle rousse, lui assurant qu’elle valait mieux que ce qu’elle pensait. Il n’aurait pu être plus d’accord avec elle, lui qui ne pensait que du bien de son aimée, qui la situait au pinacle des plus belle choses de ce monde.

Bientôt une bourrasque se fit sentir et un vent irréel souffla les flammes du cosmos du berzerker, qui fut paralysé de stupeur. Qui se tenait auprès de sa douce ? Elles se tenaient désormais à deux comme chacune, une face d’un miroir, il se frottât les yeux avec vigueur. Mais il ne s’agissait pas là d’un tour de son esprit, ou alors le rêve était par trop réel et dérangeant. L’une d’elle replaçât leur masque, laissant la lumière du dehors caressé leur corps, le tout baigné dans un silence que le cardinal n’aurais voulu, su, rompre.

Maeleene s’approchât de lui et au même moment son double disparût, elle disait devoir repartir pour les enfers mais, lui souhaitait tant qu’elle reste. Elle retirât de son coup un pendentif magnifique sur lequel se trouvait une superbe pierre polie, brillante de son cosmos et lui mit autour du cou. C’était un présent, un souvenir d’elle qu’il emporterait à présent et, en le recevant, il sentît que cet objet serait désormais plus précieux que sa vie. Elle posât sa tête sur le cœur du berzerker et celui-ci se mit à battre si fort qu’il aurait peut abattre le mur de sa poitrine.

Alors cela devait être ainsi ? Ce serait la fin de cette nuit, la fin de tout ? Non, Alectryon ne pouvait s’y résoudre, il l’étreignit délicatement, avec toute la douceur et l’amour dont il était capable. Il ne pouvait dire adieux à ce miracle qu’un autre avait mis sur sa route. Le destin les avait réunis, ce ne pouvait être pour les séparer de nouveau, ce serait tellement cruel de séparer deux cœurs qui ne demande qu’à s’aimer. Car il en était persuader, si les circonstances avait été différentes, leur vies se seraient unis.


Tu n’es pas obligée de partir, je sais que je peux donner l’impression d’être possédé mais, je t’assure que je suis réellement épris de toi. Tu n’es pas un monstre ou une sorcière comme ces imbéciles de Vénitiens se plaisent à dire. Je sais que tu es une femme merveilleuse, juste que ton passé est lourd d’orages mais, je ne te juge, ni ne te jugerais jamais pour ça. Je ne veux juste pas que tu partes. L’espoir que je te donne, je ne le reprendrais pas, je te l’ai donné ainsi que mon cœur et ils sont tiens pour toujours.

Il la regardât avec une tendresse infinie, son cœur suspendant ses battements, tout son corps retenant l’instant comme pour arrêter la course du temps. Le temps était clair au dehors mais, dans son âme il pleuvait, il ne fallait pas que cette nuit se termine, il ne fallait pas…

J’ai franchi les barrières de la mort, affronter les périls de la guerre et de l’enfer mais, je suis démuni face à l’idée de te perdre. Si tu dois partir, je ne te retiendrais pas mais, dis-moi que je te reverrais, c’est la seule chose qui me donnerait la force de poursuivre ma route.

Il observât le médaillon qui bientôt ne serait peut-être, bientôt que le souvenir de cette rencontre et de la personne tant aimée qui lui avait donné.

Je n’ai malheureusement rien d’aussi beau et merveilleux à te donner, juste mon cœur.

Ses yeux se perdaient dans ceux de la flamboyante jeune femme et sa beauté le faisait frissonner, elle était si proche qu’il aurait pu se fondre en elle, ne plus jamais la quitter et qu’importe son existence. Leurs visages si proche l’un de l’autre, son sang battait dans ses tempes mais pas de colère cette fois-ci, juste de passion. Dieu qu’il aurait aimé l’embrasser mais, il n’en fit rien, si un jour cela devait arriver, il ne la forcerait pas.  La gorge noué de chagrin, il ne put sortir de ses lèvres, qu’un souffle, un murmure.

Reste…



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Maeleene

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MessageSujet: Re: [FB-Venise- Maeleene-Alectryon] Des retrouvailles?   Mer 25 Mar 2015 - 16:44



Maeleene



La Mandragora


Les Adieux




Le temps était cruel : parfois il pouvait accorder quelques faveurs, comme suspendre son cours et, capricieux comme il l'était, pouvait tout aussi bien reprendre ce qu'il avait donné. Quelle injustice. Car son temps sur Terre lui était compté, et elle avait encore tant de chose à faire avant de retourner, à l'instar de la douce Corée, aux Enfers. Là où son Destin l'attendait. Sa sœur avait tellement de chose à lui apprendre, à lui enseigner : ce royaume-là était régit par des règles bien différentes. Plus dures, plus austères aussi.

Il n'y avait pas de place pour l'amour, ni pour vivre auprès des mortels. Pourquoi ne le comprenait-il pas ? Par aveuglement. C'était donc à la jeune femme de se montrer forte, cruelle peut-être.

Le cœur lourd, avant que sa chaleur ne lui soit communiquée, Maeleene se dégagea de cette étreinte. « Aucun homme n'a le droit de me toucher. »

Elle prit une profonde inspiration tout en continuant à le regarder sans ciller. Soit forte Maeleene, pour le bien de ce jeune homme, ne faiblit pas, paraissait lui susurrer cette petite voix dans sa tête. Ainsi, comme pour lui donner la volonté de mettre un terme à tout ceci avant qu'il ne soit emporté tout à fait dans une tempête trop douloureuse pour son cœur et son esprit, la Strega qui sommeillait au fond-elle lui fit se remémorer d'horribles images de son passé. Le visage d'Alectryon fut remplacé par celui d'Angelo, ce traître perfide s'étant servi d'elle pour arriver à ses fins, tenter d'abuser d'elle. De la détruire. Il avait bien faillit réussir. Le souvenir de ses mains sur son corps la fit reculer de quelques pas.

« Ne t'aveugles pas ! Je ne pourrais jamais éprouver ce genre de sentiment. Jamais ! Tu te berces d'illusions, comme moi, mais c'est du passé ! » Elle lui tourna le dos, tentée de s'enfuir à toutes jambes. « Tu te ferais du mal Alectryon … tu es un homme bon, tu mérites bien mieux qu'un si funeste Destin. Alors cesses de t'obstiner. »

La jeune Mandragora commença à s'en aller, marquant pourtant une hésitation une fois passée l'embrasure de la porte. Sa main se posa sur celle-ci.

« Peut-être nous reverrons-nous, mais j'ai bien peur … oui j'ai peur de ne plus être la même personne. Celle dont tu es si curieusement épris … Au revoir Alectryon. »

Comme l'un des oiseaux, la jeune femme ouvrit grand les bras comme pour prendre son envol. Nyx sauta au même moment dans le vide, accompagnant la chute de sa maîtresse toute perdue et désœuvrée : en abandonnant le jeune homme, il ne lui restait plus qu'un pas à faire pour délaisser son bien le plus précieux : son humanité.

Le sol se rapprochait dangereusement, mais Maeleene n'éprouvait aucune peur. Comme cette fois-là où elle s'était jetée du haut du clocher. Elle eut un maigre sourire quand son Surplis la recouvrit toute entière, que ses ailes se déployèrent et qu'enfin, elle put sentir la caresse du vent. Sa silhouette rouge sang disparaissait peu à peu, passant une dernière fois devant l'astre lunaire, surplombant encore Venise. Il était temps de lui faire ses adieux à elle aussi. Le cœur serré, celle qui se ferait désormais appelée « Mandragora » s'éloigna, prenant la direction de la Grèce.

Fin de la chronique

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Alectryon
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MessageSujet: Re: [FB-Venise- Maeleene-Alectryon] Des retrouvailles?   Ven 27 Mar 2015 - 10:50



Une nouvelle aube.









Alors c’était ainsi, c’était de cette manière que tout devait se terminer. Les espoirs et les rêves d’Alectryon firent le saut par la fenêtre et disparurent dans les volutes de fumées. Les mots étaient rudes et bien cruels mais l’étaient-ils seulement pour le Cardinal ? Il ne savait rien des pensées qui animaient la jeune femme et du se rendre à l’évidence, son cœur et le siens, si tant est qu’ils aient une chance, devraient subir biens des épreuves.

Il se rassurait comme il pouvait, n’ayant d’yeux que pour le médaillon qui ornait son cou, ultime preuve s’il en était qu’il avait touché la jeune femme. Mais alors pourquoi ? Pourquoi enterrer ce qui ne demandait qu’à sortir au grand jour. Tout simplement parce que la réalité des choses ne leur permettaient pas de vivre ensemble. Elle était un ennemi et avait tué au royaume d’Arès, qui sait comment aurais réagis ses dieux en l’apprenant ? Peut-être le savait-elle et, voulait protéger cet amour qui n’avait jamais été souillé. Peut-être qu’il valait mieux pour tous les deux qu’ils restent chacun avec ce simple et beau souvenir.

Et pourtant la douleur en son cœur était telle que la raison n’y pu rien, il se recroquevilla dans ce lieux qui aurait pu, qui aurait dû voir naître quelque chose de merveilleux  mais, ne fit venir que le chagrin. Tout lui indiquait que la situation était bien meilleur pour les deux, de cette manière mais, il ne pouvait rien y faire, son monde venait de s’écrouler et ses rêves avec. Il se calât contre une sous pente et laissât la nuit seule être le témoin de sa souffrance, là perdu dans une ville qu’il ne connaissait pas.

Au matin, il se relevât, visiblement il n’avait pas ou peu dormis, les rayons d’une aube magnifique dardaient dans le ciel mais, tout ce qu’il voyait c’était les lourds nuages qui assombrissaient son cœur. Il n’avait pas faim, pas soif, il semblait vide de tous désirs et toute motivation, comme si son corps vivait mais que le reste était éteint, mort. Il s’assit sur le parapet et observât la ville dans son ensemble, nourrissant quelques haines à son égard, souhaitant presque sa destruction, se retenant de laisser son feu consumer jusqu'à la dernière trace de cette ville.



Cependant, il se rappelât qu’en arrivant, il lui avait semblé voir un de ces camarades dans les bas quartiers de la ville et comme il était perdu dans un monde qu’il ne connaissait pas, il se dit que le retrouver serait un objectif prioritaire. Il se jetât du toit et par des bonds successifs, il arrivât en bas dans une ruelle qui donnait sur les docks. Il se dit qu’en le retrouvant et en se concentrant sur leur retour à Sparte, la douleur passerait et qu’à ce moment, la raison reprendrait le dessus et qu’il pourrait passer à autre chose.

Pour autant, il ne pourrait pas oublier, il n’abandonnerait pas comme ça les sentiments qu’il avait fait grandir et gardait une infini tendresse pour cette femme qui lui avait fait connaitre tant de belles choses car la séparation n’en est pas une mauvaise, au même titre que le réveil pour un songe, elle ne signifie que la fin.  Le dur retour à la réalité de leur condition, lui avait fait du mal mais, un mal nécessaire qu’il aurait dû voir venir s’il n’était pas aussi naïf. Voilà encore quelque chose à travailler se dit-il, le chemin serait long avant que d’être le guerrier qu’il espérait un jour devenir.

Il partit donc dans cette radieuse matinée, reprendre sa vie en main, retrouver son compagnon et repartir sur de meilleures bases pour un avenir qui promettait des lendemains meilleurs. Les rayons du soleil réchauffait un peu son cœur et lui donnait une nouvelle énergie. Les obstacles, il en verrait d’autre et à chaque fois il s’en ferait un devoir d’y survivre et d’en revenir plus fort. Animé de cette nouvelle volonté, il se mit à sourire, ce genre de sourire timide mais, vrai. Il n’oublierait pourtant jamais cette femme qui souffrait tant de ne pouvoir être avec lui. Peut-être, oui peut-être le destin les réunirait… tout reste possible.

FIN DU FB




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