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 Préparez vos pitas les Berz', vous avez gagné un aller de groupe pour les Enfers !

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Alectryon
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MessageSujet: Re: Préparez vos pitas les Berz', vous avez gagné un aller de groupe pour les Enfers !   Mar 16 Déc 2014 - 0:44

Alors qu’ Alectryon se rendait aux champs de mars, il fut interrompu par un geste étonnement amicale. Un spectre à belle allure et fort belles manières se tenait devant lui bien propre sur lui, l’air distingué. D’une tape sur l’épaule il avait interpelé le berzerker et avec beaucoup de courtoisie lui dit ces quelques mots.


Excuse-moi, petit, mais je vais devoir te demander de rester ici.



Décidemment le courage des spectres était désarmant. Mais au moins les manières de celui-ci étaient plutôt cordiales. D’ailleurs c’était même tellement inattendu que le cardinal en resta quoi un moment. N’importe quel adversaire peu scrupuleux lui aurait assené le coup de grâce sans autre forme de procès. Lui, bien que souhaitant sensiblement la même chose prit le soin de la prévenir. En gros on vous massacre quand même mais dans le respect de la bonne éducation.


De toute façon il ne pourrait pas y couper, son opposant se tenait devant lui et ne voudrait surement pas lâcher une proie si facile. S’il voulait impressionner Thanatos c’était un peu juste mais au moins aurait-il la satisfaction d’avoir participé. Alectryon poussa un soupire désabusé. Il aurait souhaité, quitte à mourir, se battre contre Thanatos lui-même et avoir une mort en héros. Le destin en avait décidé autrement et sa main que symbolisait le spectre trancherait bientôt les fils de sa courte existence.


Excusez-moi mon cher petit monsieur mais, à voir comme le sang s’écoule de la moindre parcelle de mon corps, il ne vous sera pas difficile de convenir que j’ai eu une sale journée. Vous m’excuserez donc si je ne vous ai pas vu et si je ne me suis pas porter à votre rencontre.  Quand à votre requête, je suppose ne pas avoir vraiment le choix. Il vous faut venger votre camarade. Par contre vous m’excuserez de ne pas être un adversaire dans la pleine possession de ces moyens.


Il essayait de faire bonne figure pour donner le change à son adversaire mais, il n’était pas dupe, pas plus que le spectre qui n’était pas aveugle et voyait bien comment ce tenait le guerrier d’Arès. Il se tenait droit tant bien que mal mais, son inexpérience lui avait fait prendre maladroitement des coups qu’un guerrier expérimenté aurait su éviter. Et la personne devant lui n’avait certainement pas l’air d’un débutant. C’était d’ailleurs, selon Alectryon un gâchis que de déployer un tel ennemis pour un berzerker déjà si près de rejoindre ses frères d’armes.


Eh bien allons-y alors ! Que l’on se débarrasse de ce pénible moment que je puisse enfin me reposé.


Il partit s’installer sur un promontoire qui offrait de quoi faire une scène mémorable pour sa  mort. Car a moins d’un miracle, celle-ci surviendrait à la fin de cette rencontre à n’en point douter. Il lui fallait se préparer à l’accueillir de la manière la plus digne possible.


Défie accepté (pas le choix^^)
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Maeleene

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MessageSujet: Re: Préparez vos pitas les Berz', vous avez gagné un aller de groupe pour les Enfers !   Sam 3 Jan 2015 - 22:48



Maeleene



La Mandragora


Feu, cendres et sang






=> Domaine de la Peur

Enfin, ses yeux discernaient les pourtours de sa porte de sortie. Enfin, elle pourrait la franchir et s’en aller sans demander son reste. Elle se demandait encore pourquoi elle avait foulé ce sol ardent qui lui faisait bien mal, à chaque pas qu’elle faisait. Enfin, elle pourrait s’en aller, enfin, retourner dans sa maison, maison qu’elle n’aurait jamais dû quitter. Maeleene en oublierait presque que là-bas aussi, à Venise, elle n’y trouverait aucune place. Car la jeune femme était un monstre, la sorcière, la « Strega » dans sa langue maternelle. Seulement, sa rencontre avec Théosia, puis celle avec Alectryon, avaient ouvert son cœur, son esprit et ses yeux. La première l’avait mise devant ce fait accomplit : elle avait tué au nom de la Guerre, une Guerre injuste dont elle ne connaissait même pas les tenants et aboutissants, le pourquoi du comment. Comme un mouton, la jeune femme s’était jetée dans la gueule du loup, de peur de se faire dévorer dans cette tanière, les Enfers. Au nom de quoi se battait-elle, n’avait-eut de cesse de se répéter Maeleene, perdue entre deux eaux, les mains souillés du sang de Théosia, une innocente, victime des ambitions des autres.

Elle était responsable de ce pêcher, elle et elle seule l’avait commis, elle seule était à blâmer, elle aurait dû être plus forte. Dès le départ, quand Aratos et Adonis s’étaient présentés devant elle, elle aurait dû suivre son père, ainsi, au fond des eaux, on ne serait pas allé la chercher. Ou si.

Ce constat la fit stopper ses pas. Quoiqu’elle aurait fait, alors, tout aurait été pareil ? Comment être si crédule ? Non, tout n’aurait pas été pareil. Elle aurait perdu une chose, la chose la plus précieuse qu’elle détenait encore et qu’elle préserverait : Maeleene était encore en vie, vivante et ne faisait donc pas partie des … Spectres. Elle ne leur appartenait pas tout à fait, n’était pas comme … eux. Ses blessures se rappelèrent à son bon souvenir et, ce fut en titubant qu’elle continua sa progression, mue par cette volonté de s’en aller, de partir très loin.

C’était ce qu’elle aurait fait, si tenté que le Destin ne se dresse devant elle. Une autre fois, encore, se dévoilant paré d’un manteau d’injustice et d’absurdité. Au milieu du champ de bataille, sa frêle silhouette s’avança au travers d’une mare de sang, ses pieds nus, en appréciant toute la poissure. Ses mains se levèrent vers son visage et, un peu surprise de rencontrer une surface lisse et froide, arrêta son geste. Elle avait récupéré son masque, comme « elle » lui avait suggéré. Ses bras retombèrent mollement le long de ses flancs. Il y avait là un homme allongé sur le sol, vaincu, baignant dans son propre sang. Aussitôt, Maeleene l’avait reconnu : « Alectryon » l’homme qui portait le prénom du soleil.

Comme hypnotisée par cette vision, la jeune femme ne vit pas la seconde personne, la dépassa telle un automate. Clopin-clopant, sur le point à chaque foulée, de s’écraser contre la roche et écorcher ses genoux, ce fut ce qu’elle fit, arrivée à sa hauteur. Sans trop y croire, elle chercha à découvrir un pouls au creux de son cou. Tête basse, elle s’immobilisa.

Il était mort.

« Pourquoi ? » fut le seul mot qui outrepassa la barrière qu’offrait son masque.

La Mandragora laissa un cosmos sombre s’échapper d’elle, créant des volutes de ténèbres tandis qu’elle se recroquevillait sur elle-même, enfonçant ses ongles dans sa chaire, si fort, que son sang perla. Puis, lentement, la belle se redressa pour se tourner vers la seconde présence. Malgré le fait qu’elle soit si petite, si menue et d’apparence si fragile – sans doute à cause de sa robe en lambeaux qui laissait entrevoir sa peau de nacre, et donc, ses graves brûlures qui la marquait – son aura elle, avait quelque chose de singulier et de terrifiant. Malsain. Empoisonné. Ses cheveux de feu commençaient à danser dans son dos, oriflamme secouée dans le vent.

« Pourquoi nous battons-nous pour des Dieux pathétiques et avides de pouvoir ? Enivrés de sang, de vengeance ! Et que sommes-nous ? Des pions ? Des pantins agités selon leur bon plaisir ? Je ne veux pas de ça. » siffla t-elle, menaçante en finissant de briser la distance qui les séparait. Le silence se fit, la cendre s’envola dans les airs.

Feu, cendres et sang. « Des innocents meurent pour leur bon vouloir. » continua t-elle, en levant son visage vers l’homme qu’elle ne regardait même pas vraiment, aveuglée comme elle l’était par sa colère. « Je ne suis pas comme vous ! Je ne veux pas être une Spectre ! Ou quoi que ce soit d’autre ! »

Brisée et à bout de force, la jeune femme se laissa choir devant lui. Elle était si fatiguée. On aurait dit que quelqu’un lui avait ôté toute lumière, tout espoir. Son regard glissa vers celui qui le représentait, Alectryon.


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Alessio
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MessageSujet: Re: Préparez vos pitas les Berz', vous avez gagné un aller de groupe pour les Enfers !   Mer 7 Jan 2015 - 9:35

Le Berserker venait de rendre l'âme sans plus rien ajouter. Ce n'était pas plus mal. Une bonne chose de faite ! Au moins ne lui avait-il pas fait perdre son temps. Pas comme cet agaçant Guerrier Divin qui alliait résistance futile et babillage inepte. Il avait oublié jusqu'à son nom, mais en avoir gardé le saphir l'empêchait d'en faire totalement abstraction. La seule chose qu'il irait reprocher à sa victime était d'ailleurs de n'avoir rien de suffisamment ostentatoire pour faire office de décoration. Et son trophée, alors ? Quant à son armure, n'en parlons pas : elle était dans un si triste état... Tant pis pour cette fois. Que c'eût été si expéditif était presque dommage, il aurait presque commencé à l'apprécier. Ne fut-ce que pour n'avoir pas tenté de se soustraire à sa fatale destinée.

Il était vrai qu'Arès n'aurait probablement pas apprécié. Il ne lui avait pas même donné son nom, à bien y penser. Bah ! Au moins ne risquerait-il pas de l'oublier. Bref comme il l'avait été, l'échange ne lui avait pas permis de jauger de sa valeur martiale, mais Alessio il survivrait. Ce n'était pas comme s'il avait jamais eu pour la chose un grand intérêt. Un soupir d'aise échappa à ses lèvres fines en même temps qu'un dernier nuage de fumée. C'en était fini de cette corvée. Il n'avait, par voie de conséquence, plus rien à faire ici – et comptait bien ne pas s'attarder. Si l'endroit ne correspondait déjà que peu à ses goûts raffinés, les cadavres qui s'y empilaient par paquets n'étaient pas pour y aider. Mais qui était-il pour critiquer, à présent qu'il y avait lui-même contribué ?

Il grimaça intérieurement. Tout cela manquait de style, et cruellement. Que n'y avait-il en Enfers quelqu'un pour l'écouter lorsqu'il avait un plan à proposer ? Il en serait presque venu à penser que Zeus lui-même lui concédait plus de mérite que les divinités qu'il était supposé servir. C'était dire s'il y avait matière à se sentir incompris. Enfin. Il n'avait pas à se plaindre. Ayant rempli sa part du contrat, il pouvait maintenant laisser Thanatos et Kazuki à leurs rêves de destruction insensés. Pour sa part, il ne se sentait que trop peu concerné. Soudain, un pas léger remua les gravats dont était jonché le sol entre deux trépassés. Sa tête pivota dans sa direction, faisant peser sur sa propriétaire un regard doré pour l'heure encore dénué d'intérêt.

Tout ce qu'il pouvait souhaiter était qu'il ne s'agisse pas d'un nouveau contretemps. D'un nouvel obstacle entre lui et sa tant convoitée porte de sortie. Puisse-t-elle n'être pas venue s'improviser lame vengeresse, comme celui qu'il venait d'abattre l'avait présumé à son endroit. Il n'avait pas besoin de pareille plaie en plus de tout ça. Mais aucune combativité ne brûlait dans ses yeux rougis par des larmes encore jeunes, et le Juge en fut heureux ; à quoi que soit dû ce chagrin, il se porterait garant de sa tranquillité. Jusqu'à nouvel ordre, du moins. À la voir si touchée par sa perte, le Griffon n'aurait vu en elle quelque veuve éplorée s'il n'avait émané d'elle une telle obscurité. Si elle appartenait à l'une des deux légions qui se disputaient ici une compensation à leur complexe de virilité, c'eût été la leur, à n'en point douter.

Son sourcil se dressa sous les longues mèches d'ébène qu'avait relâché le fracas du combat, qu'il en profita pour ramener en arrière sans délai. Tout bien considéré, cette invasion ne tombait peut-être pas si mal : certains semblaient avoir oublié de quel côté ils étaient. Il garda toutefois pour lui cet avis tranché, conscient de n'être pas le mieux placé pour juger des fréquentations d'autrui. Son Surplis se liquéfia, s'écoulant sur lui comme une nappe de goudron. Ses vastes ailes furent les premières à fondre, mais le reste ne tarda guère à les imiter. Bientôt en ressortit le complet sombre qu'il avait l'habitude de porter – bien plus confortable en vérité. Lissant ses manches, époussetant ses épaules, il parut ne pas même la regarder alors qu'elle se donnait en spectacle. Qu'elle fasse donc, de tout son saoul si tel était son bon plaisir. Mais si c'était de la compassion qu'elle attendait de sa part, et bien... Elle avait misé sur le mauvais destrier.

Pour les réclamations, je crains qu'il ne faille vous adresser plus haut. fit-il avec tout le flegme qui le caractérisait, tendant l'index vers un ciel que la guerre avait, à l'instar du sol, imbibé de pourpre. Pour ma part, je ne fais qu'obéir aux ordres.

Pour une fois. Mais cela, elle n'avait pas à le savoir. Passé le vernis de mélancolie dont elle s'était savamment enduite – et quelle tristesse que sa tenue -, Alessio ne pouvait lui nier une beauté certaine. Le masque dont elle se parait n'était pas pour la gâter, au contraire, tant la touche de mystère dont il la dotait ne la mettait que plus en valeur. Le style vénitien de la parure n'était pas sans faire vibrer en lui une fibre patriote, pourtant sacrifiée en même temps que la partie de sa mémoire – de sa vie – y ayant trait. Quiconque l'aurait connu ce jour lui aurait plutôt prêté le charme britannique, si ce n'est pour son teint trop basané. Fixant sa main tendue, il s'aperçut d'un détail manquant. Sitôt qu'elle rencontra sa jumelle en un claquement des plus sobres, toutes deux se virent dotées de gants en cuir blanc – et ce d'où qu'ils soient apparus. N'étaient-ils pas là la seconde d'avant ? Se fendant d'un rictus de satisfaction, le Juge remit sa crinière en place une dernière fois.

Bien ! Je ne sais pas vous, mais moi, je ne compte pas m'attarder. Mon travail ici est terminé. Non que votre compagnie me déplaise, mais l'environnement ne me sied guère. En outre, je dois dire que ces chamailleries m'ont ouvert l'appétit.

D'une main leste, il alla saisir son menton entre pouce et index pour l'enjoindre à le relever, sans trop en faire toutefois. Qu'elle n'eût la force d'y résister n'était nullement prétexte à en profiter – pas maintenant, en tout cas. Sa senestre trouva pour sa part le chemin jusqu'au creux de ses reins, qu'elle ne fit que frôler néanmoins : c'était bien suffisant. Dès lors qu'il rétablit entre eux une distance que l'inconnue ne s'attendait peut-être pas à le voir briser, ce fût pour se découvrir en tenue de soirée. Une somptueuse robe carmine, de celles qu'on ne peut toucher même des yeux sans y mettre le prix. Alessio ne savait d'où il tenait l'idée, mais estima s'en être fort bien tiré pour ce premier essai... Quand bien même il eût fallu se forcer pour faire plus piteux que les haillons qu'elle portait avant qu'il passe par là. Seul le masque resta fermement à sa place, inchangé, intact.

Libre à vous de me suivre si le coeur vous en dit. Loin de moi l'idée de vous forcer la main, mais voyez là une invitation. Vous ne semblez pas plus à votre place que moi en ces lieux, je ne saurais que trop vous conseiller de ne pas vous éterniser. Mais bien sûr, cela ne me regarde pas. lui dit-il d'un ton où il fit poindre juste ce qu'il faut de sollicitude.

La gratifiant d'une révérence en guise de point final, il coiffa le haut-de-forme qu'il tenait du bout des doigts – quand s'en était-il saisi ? À l'ombre de celui-ci, il parut lui adresser un clin d'oeil, mais nulle certitude de cela. Sa silhouette parut alors perdre de sa consistance jusqu'à n'être plus que fumée noire – un brouillard plus sombre encore que celui dans lequel naviguait la belle en ces heures funestes. Car ceux qui sont perdus dans le noir n'ont pas toujours de lumière pour les éclairer. Car il arrive que la seule chose à laquelle on puisse se raccrocher sont des ténèbres plus épaisses encore.
    ~ Quelque part en Grèce.

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Marionnettes et fils malsains... Il n'y a aucun avenir au creux de ma main.

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Maeleene

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MessageSujet: Re: Préparez vos pitas les Berz', vous avez gagné un aller de groupe pour les Enfers !   Mer 7 Jan 2015 - 18:52



Maeleene



La Mandragora


S'abandonner aux Ténèbres




Mort, il était mort, son espoir, son soleil. Elle se souvenait d’une phrase qu’elle avait lu dans un ouvrage, mais, ne s’en souvenait pas tout à fait. Elle disait grossièrement : pourquoi réunir deux êtres dans la vie, quand seul le trépas le pouvait ? Cette sombre pensée revenait la hanter, secouer son âme. Maeleene n’y trouva aucune justesse : ne s’était-elle pas décidé à vivre, à garder précieusement cette humanité ? N’avait-elle point fait de promesse ? Aussi fragile qu’elle pouvait l’être, la jeune femme se trouvait désœuvrée, si bien, qu’elle ne réagit pas aux paroles de cet homme. Cette ombre qui s’étendait sur elle, comme un manteau. Quelque chose en elle tressaillit pourtant à ce « contact ». Les ténèbres en appelaient d’autres. L’Obscurité face à l’Obscurité. La sienne était aveugle et pauvre, due à ses doutes, à ses incompréhensions. Si elle évoluait dans la brume, elle marchait plus certainement encore vers un funeste Destin en continuant d’œuvrer dans un Monde qu’elle ne connaissait pas.

L’étranger dégageait cette élégance peu commune que l’on accordait volontiers aux plus grands, assurément, ils n’appartenaient pas à la même caste. Aussi se surprit-elle à constater qu’elle faisait tout pour éviter de croiser son regard, par gêne, par honte ? Peut-être, la dame se sentait si sale, si impure à ses côtés. Cette sensation-là s’intensifiait à mesure que les secondes filaient.

Son travail ici était achevé, comme elle, elle avait obéit et souhaitait désormais se retirer. Cette « tâche » là fut-elle si odieuse ? Son regard tenta de glisser vers le corps d’Alectryon, or, une main sous son menton l’en empêcha. Un léger soubresaut la saisit, comme si, tout animal apeuré qu’elle était, venait d’être prise au piège par son prédateur. Face à ce constat, sa peau dissimulée sous son masque blêmit davantage. Quel jeu jouait-il ? Le galant était affamé, mais vers quoi irait son appétit ? Se rassasierait-il de mets succulents ou bien … ou bien ? Il ne pouvait le voir, mais Maeleene avait peur. Encore. D’ailleurs, la Peur semblait si proche en cet instant, si palpable qu’elle sentait d’ailleurs sa gorge se serrer, sa respiration, elle, était de plus en plus laborieuse.

On aurait dit que cet homme était sur le point de la cueillir et que cela aurait été d’une simplicité enfantine. Elle ne fit rien pour le décourager, toute figée comme elle l’était, pauvre statue de sel. La sorcière ne sut alors détourner éternellement les yeux, et elle le vit. Cet étrange personnage. Son visage, ses yeux, elle ne savait ce qui l’attrayait le plus : elle se savait déjà perdue. Non ! Lui criait sa conscience dans les tréfonds de son cœur. Non ! Mais pourquoi résister quand l’on se savait perdante à coup sûr ? Pourquoi ne pas céder à la Noirceur quand, quelques minutes auparavant, la main du Destin avait balayé sa dernière parcelle de lumière ? Interdite, la Mandragora ferma les yeux, se sentant glisser inexorablement.

Ces paupières papillonnèrent, comme si elles avaient été blessées par une trop vive lumière. Debout, faisant face à l’inconnu drapé si somptueusement, quelle fut sa surprise en constatant qu’il l’avait habillé d’une robe comme elle n’en avait jamais vu jusqu’alors ! Et cette couleur en plus de si bien lui aller, fit rire « l’autre » tapie dans un recoin de son esprit. Jamais Maleene n’avait revêtu pareil accoutrement : entrelacs floraux et sequin d’or se mêlaient pour parfaire le velours et la soie si doux sous ses doigts. Si raffinée, tellement précieux. Elle qui était habituée au port d’habits d’hommes, elle devait avouer – à sa grande surprise – que son corset qui enserrait sa taille déjà fine, n’entravait en rien le mouvement régulier de son buste. Elle inspira et expira profondément pour en être tout à fait sûre.  

« Je … » elle fut interrompue par sa « sœur » qui lui susurrait - Tu dois le suivre !

Elle rejeta cette idée, idée qui devint de plus en plus obsédante, enivrante. Elle se mua en ordre ! Ordre auquel elle répondit encore. Obéissance. Alors, quand son interlocuteur commença à partir en fumée, « l’autre », dans un éclat de rire cristallin, eut un mouvement vers lui, se fondant à son tour dans sa brume pour devenir elle-même brume évanescente, rouge sang.  

Elle venait de s’abandonner. De répondre à une singulière invitation.

=> Quelque part en Grèce

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MessageSujet: Re: Préparez vos pitas les Berz', vous avez gagné un aller de groupe pour les Enfers !   

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