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 Impatience n'est pas mère de sûreté [libre]

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Perséphone
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MessageSujet: Impatience n'est pas mère de sûreté [libre]   Mer 15 Oct 2014 - 14:21




Venant d'Elysion

Une fois encore, les épais rideaux de velours qui séparent le palais de l'imposant mur des lamentations se lève pour laisser passer la reine des enfers. D'un regard plat elle balaye la salle du trône vidée de toute présence. Elle a le sentiment, fondé à vrai dire, de passer le plus clair de son temps entre cette salle et le paradis d'Hadès ces derniers temps.


Les lourds pans de tissu violine de sa robe se soulèvent avec peine alors qu'elle prend place sur le trône qui jouxte celui que devrait normalement occuper le Sombre Monarque.
Quelques secondes à peine s'écoulent avant que l'atmosphère de la pièce ne change radicalement. Un blizzard gelé s'introduit dans la vaste pièce, faisant voleter délicatement la longue chevelure noire de la déesse qui ne semble pas s'en formaliser outre mesure.



As-tu fait ce que je t'ai demandé.


A peine plus perceptible que l'ombre qui le constitue, un Shadow, les espions ancestraux d'Hadès, s'agenouille face à Perséphone en acquiesçant d'un mouvement de tête encapuchonnée de noir.



Oui ma reine. La rumeur se propage à une vitesse très satisfaisante.


Un léger sourire se dessine sur le visage de Perséphone. Bien... qu'ils craignent et redoutent son courroux tout leur soûl, en l'état où sont les choses ils seront encore à mille lieux de la réalité qui leur tombera dessus. Si certains s'enhardissent à ne pas prendre cette "rumeur" à la hauteur de la menace qu'elle représente, la première sanction que Thanatos ne manquera pas de promulguer devrait calmer les ardeurs des plus septiques.



Où sont Elvis, Setesh et cet homme qui nous a prêté allégeance il y a peu... hum... le laqué d'Alessio... quel est son nom déjà ?



Aratos ma reine...



Ah oui... c'est cela. Et donc ? Où sont-ils ?



Elvis est en mission sur les territoires annexés, ma Reine. Quant aux autres... eh bien...


Si Perséphoone était autrefois reconnue pour sa patience légendaire, il convient de préciser que certains bouleversements récents ont mué quelques unes de ses facultés du type patience, amabilité ou bienveillance à l'état de néant.
Sa main s'abat sèchement sur l'accoudoir du trône, engageant le Shadow à poursuivre et vite de préférence.



Je... ne sais pas où ils sont. J'ai perdu leur trace quand ils ont quitté le royaume... Veuillez me pardonner !


Les paupières de la divine se ferment doucement alors qu'un soupir s'extirpe de sa poitrine. Des incompétents... tous des incompétents...
Dans un crépitement de flammes violettes, le Shadow explose en une symphonie de son et lumière au coeur de la salle d'audience. Il ne se passe pas une seconde de plus avant qu'un autre n'apparaisse à la place du défunt.



Trouve les


Sans un mot et alors qu'il s'incline bien bas, l'ombre espionne disparait pour accomplir sa mission. Du moins... serait-ce dans son intérêt si elle ne veut pas finir comme son homologue.


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Elvis
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MessageSujet: Re: Impatience n'est pas mère de sûreté [libre]   Mer 15 Oct 2014 - 15:02

précédent: Delphes

De retour aux enfers, enfin. Cela pouvait paraître surprennant, mais c'était en ces lieux qu'il se sentait le mieux. Ce n'était pas qu'il n'appréciait pas le monde  des humains, celui ci comportait de très beaux endroits. Cependant, ces lieux correspondait mieux à son humeur. De plus, le monde des humains lui donnaient des envies de vengeance, notamment à chaque fois qu'il croisait quelqu'un d'autre. Sans compter que les hurlements des morts en bande son continue faisaient des enfers un lieu quelque peu reposant. Il ne comptait pas passer l'éternité ici, mais il était content d'être rentré à la maison. Le spectre transmis quelques ordres à une troupe de gardes squelettes qu'il croisa. Qu'ils rassemblent une vaste troupe d'entre eux pour occuper le fort de Delphes, et qu'ils ne fassent rien aux villageois. Et qu'ils emmènent leur nourriture, pas question de priver les villageois de leur pain. Les ordres pouvaient paraitre étranges vus que ce n'était pas la ligne de conduite habituelle des spectres que de se préoccuper des humains, mais le sgardes savaient qu'ils n'avaient pas intérêt à contrarier le spectre de Janus, sous peine de gagner une baignade permanente dans la mare obscure. Pas de pitié pour les sous fifres. Les gardes squelettes n'étaient qu'une force de frappe bonne pour occuper les lieux et accomplir les basses besognes. Ils étaient globalement inutiles, et personne ne broncherait si une troupe de quelques centaines d'entre eux quittaient les enfers. Ils étaient tellement nombreux que cela ne se remarquerait pas. De toute façon, les spectres pouvaient leur donner les ordres qu'ils désiraient, du moment que cela n'allait pas à l'encontre des enfers.

Le spectre pensait au départ se diriger vers Toloméa pour faire son rapport à Kazuki. Cependant, il sentait d'autres cosmos dans les lieux, ceux de Thanatos et d'Alessio. Et il ne désirait nullement déranger les grands pontes infernaux dans leur discussion. De plus, il sentit le cosmos de Perséphone retourner dans le palais d'Hadès. Et il n'avait pas oublié qu'il avait un rapport à faire à la reine des enfers. Il n'avait pas pu énormément s'y consacrer, mais il avait tout de même récolté des informations. Il se dirige donc vers le palais d'Hadès. Alors qu'il était parvenu au pallier, une grande symphonie de sons et de lumières jaillit de la porte. Ce qui se passait à l'intérieur, il l'ignorait, mais peut être valait il mieux ne pas le savoir. Il pénétra donc dans le palais, jusqu'à la salle du trône. Perséphone était assise dans son trône, et une vague odeur de brulé flottait dans l'air. Le spectre ne fit aucune remarque sur ce dernier élément, et s'agenouilla devant sa reine.

Votre majesté, me voici de retour aux enfers. Si vous le désirez, je suis prêt à vous faire mon rapport sur la mission que vous m'avez donnée, ainsi que sur d'autres éléments que j'ai pu collecter durant toute cette période.
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Perséphone
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MessageSujet: Re: Impatience n'est pas mère de sûreté [libre]   Mer 15 Oct 2014 - 22:47




A peine le Shadow disparut-il de la salle d'audience que le spectre dont elle avait précédemment mentionné le nom faisait son apparition. Une apparition qui semble éclairer un peu la morne journée de la divinité, si l'on en juge par le sourire qui orne son visage qui, bien que léger, est pourtant bien réel. Une coïncidence ? Non... le hasard n'existe pas en ce monde.



Elvis... justement, je me demandais quand reviendrais-tu parmi les tiens.


Les prunelles brillantes de Perséphone dévisagent soigneusement le spectre qui se tient respectueusement à quelques pas d'elle. La mission... oui. Il y avait quelques semaines qu'elle ne l'avait vu, mais la première chose qu'il mentionne est sa mission. Comme quoi il y a peut être encore quelque chose à sauver dans ce royaume en perdition.
Surveiller Alessio et lui rapporter le moindre geste ou la plus petite parole douteuse, voilà quelle était la dite mission confiée à Elvis.
Un test imposé à la difficulté irréfutable. Car duper et endormir le Griffon n'est certes pas chose facile.



Bien... je suis impatiente d'entendre ce que tu as à m'apprendre, Elvis. Je t'écoute.


Croisant les bras sur sa poitrine, la Reine dévisage son spectre d'un air attentif.


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Elvis
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MessageSujet: Re: Impatience n'est pas mère de sûreté [libre]   Dim 19 Oct 2014 - 10:02

Elvis... justement, je me demandais quand reviendrais-tu parmi les tiens.

Que fallait il comprendre par cette déclaration. La reine des enfers avait, de toute évidence, remarquer son absence. S'agissait t'il d'un reproche? Ou autre chose? Il ne pouvait le dire, mais, au vu de l'humeur apparente de Perséphone, ainsi que de l'odeur de grillé qui flottait dans la pièce, il ne comprennait que trop bien que celui qui déclencherait la fureur de la reine des enfers risquait gros. Il décida donc de répondre franchement.

Pardonnez moi si mon absence vous a contrariée ma reine. J'étais parti à Delphes, sur ordre de Kazuki, afin de prendre possession de ces terres au nom du seigneur Hadès. Ces terres sont désormais conquises, et loyales à notre seigneur. Pardonnez moi si j'ai été absent trop longtemps.


Bien... je suis impatiente d'entendre ce que tu as à m'apprendre, Elvis. Je t'écoute.

Ce qu'il avait à lui apprendre. En vérité, il avait récolté pas mal d'informations pendant tout ce temps. Cependant, certaine étaient trop minimes, et d'autres trop incomplètes. Mieux valait commencer par la mission de base donnée par Perséphone, avant de s'avancer sur d'autres terrains plus hasardeux.

Tout d'abord, concernant cet humain qui s'est joint à nos troupes, cet Aratos. Il s'agit d'un ancien saint d'Athéna, qu'Alessio aurait rallié à notre cause, ou à la sienne plus vraisemblablement. Concernant les relations de ce spectre, il semblerait qu'il ne soit pas disposé à ce lier avec les autres spectres. Il n'est réelement proche, dirais je, que d'Alessio et de ce rénégat, Adonis. Depuis son allegeance aux enfers, Aratos n'a presque pas quitté Anténora. En fait, si il l'a quitté actuellement, c'est probablement uniquement parce qu'Alessio ne désirait pas que quiconque entende ce qu'il avait à dire, et qu'il lui à ordonné de quitter les lieux. Et qu'il ne doit pas encore être revenu.

Il en venait à un point intéressant. Alessio lui avait en effet donné l'ordre d'aller chercher Lucifer, pour s'entretenir avec lui. Il s'était parfaitement exécuté, mais le juge aurait du confier cette mission à un de ses deux pantins. Mais peut être n'avait il pas imaginé que le spectre de Janus l'espionnait.

Alessio m'a, il y'a quelque temps, ordonné de retrouver l'ange déchu, Lucifer. Il désirait s'entretenir avec lui. Il est évident qu'il ne désirait pas que le sujet de cette conversations soit connu, car, une fois que j'ai amené Lucifer jusqu'à lui, il a ordonné à toutes les autres personnes présentes, moi, Aratos et Adonis, de quitter Anténora. Aussi, je suis navré mais j'ignore totalement ce qui s'est dit.

Maintenant, il était temps de lâcher la dernière information. Il n'ignorait pas que Perséphone éprouvait de la rancoeur pour les actes d'Arès. Voler le corps du seigneur Hadès et le dissimuler était un crime inpardonnable. Restait à savoir si Perséphone éprouvait le désir de se venger. De toute façon, cette dernière information ne pourrait que l'intéresser.

Aussi, j'ai été amené à visiter de nombreux domaine. Ainsi, même si ces visites ont été brèves, je dispose d'une idée approximative des effectifs de la plupart des autres camps. Pour rechercher Lucifer, j'ai d'ailleurs été amené à me rendre dans le domaine des berzerkers. Si vous le désirez, je peux dès maintenant vous fournir des informations sur leur armée.
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Elicia
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MessageSujet: Re: Impatience n'est pas mère de sûreté [libre]   Dim 19 Oct 2014 - 23:17

 Arrow  Vient de Delphes.

Traînasser et laisser faire Elvis ne fut pas la meilleure chose à faire. Cela dit, la jeune spectre était libre de l’aider ou pas durant cette mission, ce qui allégeait un peu le fait qu’elle n’ait pas tout donner dans cette mission à Delphes. Les ordres de colonisations n’ayant pas été donné par Hadès lui-même, Elicia était en droit de refuser de l’accomplir puisqu’elle n’était pas certaine que cela soit les désirs du Sombre Monarque. De plus, comme elle avait été présente à Elysion lors du départ de l’intéressé, il était certain que le Juge du Garuda les aient envoyés là-bas uniquement pour subvenir à ses envies. D’accord les deux spectres avaient réussi leur mission et ajouté un territoire à ce qui pourrait s’apparenter à leur « Royaume », néanmoins Elicia ne comprenait pas ce que cette ville pourrait bien fournir aux Enfers, surtout que ce n’était que pour satisfaire les envies de conquête d’un plus haut gradé. Bref, elle avait contribué à la prise de Delphes sans toutefois s’y être donné à fond, histoire de faire comprendre à ce cher Elvis qu’il n’avait aucunement obéit à Hadès, chose qu’il s’évertuait à clamer à tort et à travers…

C’est donc au bout d’un certain temps toutefois que la demoiselle réapparu dans le palais d’Hadès, plus précisément  dans la salle du trône. A sa grande surprise, une femme à la beauté sans pareille était assise sur l’un des trônes prévu pour Hadès et sa femme. Il ne fallait donc pas être un crétin pour se douter de l’identité de l’inconnue qui faisait face à la Machination. Il s’agissait de Perséphone, ni plus, ni moins et cela faisait chaud au cœur de l’adolescente d’enfin rencontrer l’épouse du Dieu que celle-ci avait juré de servir de toute son âme.  Après temps de temps passé aux Enfers, on pouvait dire qu’Elicia avait enfin croisé toutes les déités qui régissaient le Royaume des Enfers.  La donzelle s’approcha donc des deux personnes présentes et posa le genou à terre lorsqu’elle arriva à la hauteur du spectre du Janus qui s’entretenait déjà avec la mère de Macaria.


« - Je vous rencontre enfin, ma reine. Dit Elicia en posant sa main sur le cœur, un sourire aux lèvres. Je me nomme Elicia, nouvellement spectre du Bénou et entièrement dévouée à votre époux.  Je reviens de Delphes où j’accompagnais Elvis. J'ai...Eu un petit contre-temps qui m'a empêché de revenir avec lui. Je vous demande pardon.»

Elicia avait enlevé le masque qu’elle portait sur le visage, objet dont elle avait complètement oublié l’existence jusqu’alors. Disons qu’il s’était passé quelque chose à Delphes avant qu’elle en revienne, aussi elle avait un peu oublié ce détail. Elvis se demanderait probablement la raison pour laquelle la jouvencelle avait ce masque  qui en plus de lui donner un air étrange, la faisait passer pour un homme… Quant à ce que Perséphone pouvait bien penser de son apparence physique, disons que cela n’était pas ses affaires. Tout ce que la Reine des Enfers devait savoir d’Elicia, c’était que cette dernière était l’une des rares spectres à se dévouer entièrement au Sombre Monarque et rien d’autre. Bref, comme elle était enfin de retour, Elicia était de nouveau disponible pour une quelconque tâche.

hrpg: J'ai un FB en préparation avec Flagello. L'explication du masque et l'apparence masculine de mon personnage sera dedans, lol. Désolée.
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Perséphone
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MessageSujet: Re: Impatience n'est pas mère de sûreté [libre]   Lun 20 Oct 2014 - 1:55





Auparavant la crainte qu'elle pouvait insuffler aux spectres ne lui procurait aucun sentiment. A vrai dire elle n'en avait que faire, tant qu'ils accomplissaient leur devoir. Mais aujourd'hui... il lui faut reconnaître que cette même crainte lui apporte quelque chose de plus. Quelque chose qui ne lui avait jamais apporté quoi que ce soit avant.
Cependant, si elle lui est agréable, la crainte d'Elvis est parfaitement infondée en cette heure, car il est bien le seul dont elle su où il se trouvait et pourquoi. Mais cela... il n'a pas besoin de le savoir.
C'est donc d'un air nonchalant qu'elle agite la main lorsqu'il se met en devoir d'excuser sa longue absence.



Tu as accompli ce qu'il te fallait accomplir. Tu as oeuvré pour notre royaume et cela est très bien ainsi.


Si annexer des territoires supplémentaires est une bonne chose, l'étendue de la grandeur de son époux ne devant jamais être remise en question, le rapport qui suit possède une plus grande importance à ses yeux. Car actuellement... il vaut mieux savoir ce qu'il se passe en enfers plutôt qu'à l'extérieur.

C'est avec attention et sans l'interrompre un seul instant que la divinité écoute le rapport d'Elvis sur le Griffon. Un sourire amusé flotte brièvement sur son visage. Il semblerait que le nouvel objectif, ou du moins l'un des objectifs d'Alessio, soit de détourner les Saints de leur devoir premier. Un renégat, maintenant un traître... s'il s'amuse à retirer un à un les Saints du joug de sa jeune soeur, ce n'est certainement pas Perséphone qui s'en plaindra.

Quant à cet Aratos... il semble déjà arborer la forme du gentil toutou fidèle à son maître. Un fait qui pourrait s'avérer fâcheux dans l'avenir. Car si il est plutôt bien que les spectres puissent s'entendre, ou tout du moins se supporter de manière à oeuvrer dans une même direction, que l'un d'entre eux ne devienne le vassal trop proche d'un autre, surtout lorsque l'on parle du Juge du Griffon, n'est pas une bonne chose. L'entière dévotion, sans limite et avec une fidélité absolue, se doit d'être envers Hadès.

Le passage qui suit occasionne un léger froncement de sourcils sur le visage diaphane de la reine des enfers. Lucifer... qu'est-ce qu'Alessio peut vouloir à l'ange déchu. Sans doute pas quelque chose qui oeuvre pour la volonté commune, car il est de notoriété publique que Lucifer est plus enclin à manigancer dans l'ombre qu'au grand jour. Un point qui les rapproche tous deux et n'est pas engageant aux yeux de Perséphone.
Lucifer... Alessio... une bien dérangeante alliance, si alliance il y a.



Tu as rempli ta mission mieux que je ne l'espérais, Elvis. Et s'il reste à prouver que ces informations ont bien été volées et non allouées par une quelconque manipulation d'Alessio à ton encontre, je te félicite pour cela. Ce n'était pas une mission facile et pour l'instant tu la remplis de manière judicieuse.
Ne relâches pas tes efforts et rapproches toi de lui, quelle que soit la manière.


Qu'Alessio ait mandé Elvis pour aller chercher Lucifer reste tout de même assez suspect. Mais cela sera vu en temps et en heure. Pour l'instant elle reporte son attention sur le spectre qui semble avoir des informations sur les berserkers. A leur simple évocation la main de Perséphone se crispe sur l'accoudoir de son trône. Ce sale Arès... Le jugement du tribunal divin n'a été que trop laxiste à son encontre. Il sera puni, en temps et en heure, celui là aussi.



Je t'écoute Elvis.


A peine a-t-elle prononcé ces mots qu'une spectre fait son entrée dans la vaste salle du trône. Perséphone la dévisage longuement avant qu'un léger sourire ne vienne casser son masque de froideur.



Elicia... ma fille m'a parlé de toi. Elle semble te porte en haute estime, un gage qu'elle n'offre pas à tout le monde, tu peux en être fière.
De quel contre-temps parles-tu.


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Aratos
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MessageSujet: Re: Impatience n'est pas mère de sûreté [libre]   Lun 20 Oct 2014 - 11:56

[Provenance : Italie]

« Des chiens ? Ciel. Je n’aime pas beaucoup cette image. Je n’ai jamais appris à aboyer correctement ! » lança un Aratos narquois, pas gêné le moins du monde par le trait d’esprit de son compagnon d’infortune. Après tout, étaient-ils réellement autre chose que des chiens ? Peut-être pouvaient-ils réclamer un rang un poil plus haut. Celui d’esclave, par exemple ! « Ceci dit, c’est vrai que la vie éternelle est un bon salaire ! »

Il avait fait abstraction des parole de la Mandragore. Elle serait ce qu’elle voudrait, cela ne le touchait que peu. Et puis, si elle n’acceptait pas les ordres de la patronne, elle serait vite réduite à quelques ossements cramoisis, et il était peu probable qu’elle ne désire une telle fin. Il haussa les épaules lorsqu’elle demanda de s’occuper de l’assassin assommé. Qu’elle se charge de lui si cela l’amusait, ce serait un poids de moins à porter.

Leur estance en Italie touchait à sa fin, et les deux traîtres pouvaient se targuer de revenir aux enfers bien accompagnés. Une hypothétique spectre et un larbin. C'était une bonne prise, et peut-être auraient-ils une récompense pour celle-ci ? Un bon os par exemple, à ronger !

Un portail avait été ouvert par Adonis sous l’œil impressionné de son collègue. Il n’avait pas la moindre idée qu’il pouvait faire ça ! Si ça se trouvait lui-même avait un arsenal de portail trans-dimensionnels dans sa propre besace et n’en avait pas conscience. Il devrait s’exercer, voir si, comme pour le fouet barbelé qui avait surgi du néant il pouvait y avoir d’autre surprises dans la manche de son surplis.

« Allons-y ! Youhou ! » lança-t-il en sautant dans le portail, tout en se demandant où est-ce qu’il allait mener. Et … il conduisait directement aux portes du château d’Hadès. A quelques dizaines de mètres près, il avait risqué d’atterrir directement sur le trône du noir monarque. Lorsque le reste du petit groupe fut auprès de lui, il se permit de formuler une petite requête au Traître des Poissons.

« La prochaine fois, téléporte nous un peu plus loin. Là on va passer pour des envahisseurs. Regarde tous ces chevaliers squelettes qui viennent nous chercher, je suis sûr qu’ils s’attendaient à tomber sur des Saints ou un truc dans le genre. »

Le comité d’accueil était déjà là, et parmi eux, une silhouette indescriptible. Un être mortel n’aurait pas pu visualiser les contours de ce Shadow, mais ils étaient tout sauf cela. Ou peut-être que l’espion se laissait voir exprès ? Probablement vu qu’il venait de les héler. « Dame Perséphone vous demande » Aratos se demandait comment elle pouvait déjà être au courant de leur arrivée, puis se rappela qu’il s’agissait là d’une déesse, et non pas d’une mortelle. Ceci devait expliquer cela. Il se tourna vers Maeleene et le corps inanimé de Renzo.

« Squelette, porte ce corps, s’il te plaît. Et toi, Mandragore, laisse-moi parler au moins au début. Le reste … ne dépend plus que de toi. »

Quelques pas plus tard, ils passaient tous les portes lourdes du palais d’Hadès, et se retrouvaient sans attendre face à leur déesse. Elle n’était pas seule. Un spectre inconnu et … Le fameux spectre de Janus. Encore lui ! Par les dieux, il était partout ce sacripant ! Attendant qu’elle finisse sa discussion avec les spectres présents, il garda silence en s’approchant. Puis, comme les deux soldats avant lui, mis un genou à terre, en preuve de respect.

« Madame. Spectre du Balrog, au rapport.»

Ils étaient partis sans ordre de mission. D’un autre côté, personne ne leur avait dit de rester aux enfers à se tourner les pouces. Ils avaient suivi une piste, et il espérait que le résultat serait au goût de leur Reine.

« Adonis des Noirs Poissons et moi-même revenons de Venise, suivant une piste provenant du Grand Livre. Ce dernier a identifié un spectre assoupi, et a effacé la page qui lui correspondait. Il s’agit de cette jeune dame, qui a bien voulu nous accompagner. L’homme inconscient est aussi éveillé au cosmos, mais ne le sait peut-être pas encore. »

L’étoile du talent, derrière son masque, attendait maintenant la réaction de celle qui régissait les enfers.
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Maeleene
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MessageSujet: Re: Impatience n'est pas mère de sûreté [libre]   Mar 21 Oct 2014 - 23:30



Maeleene



La Mandragora


Sous le Masque




=> Italie

L'appréhension grimpait en elle tel le plus perfide des poisons. Le portail qui s'était dressé devant eux avait eu raison de sa légendaire fierté, de son courage ou ce qui faisait d'elle une femme forte et indépendante. Maeleene, d'instinct, avait touché du bout des doigts, la croix qu'elle portait autour du cou. Présent fait par son maître plus pour la symbolique que pour le côté religieux de la chose, la Vénitienne n'était pas une fervente croyante mais croyait davantage au bon goût de feu Eodin. Jusque là, elle ne croyait pas à un Régisseur Unique, trônant au milieu des cieux et qui dardait ses yeux sur les hommes et le monde. Pas plus qu'elle ne croyait en des entités multiples. Ou si. Enfin, au fond, elle en avait cure, ce n'était pas ses affaires.

Or le Destin semblait bien décidé qu'il en serait autrement désormais. La Mandragore, faisant fi des propos d'Adonis et d'Aratos, s'occupa du corps inanimé de Renzo et le traîna de l'autre côté. Non sans retenir sa respiration : que trouverait-elle de l'autre côté ?

Et, alors qu'elle s'évertuait à porter cet être qu'elle aurait bien volontiers laissé là, son regard, une dernière fois glissa sur Venise. Reviendrait-elle un jour ? Sous le couvert de son masque, la jeune femme laissa une larme glisser le long de sa joue. Une page était sur le point d'être tournée et, il était désormais impossible de faire machine arrière. En acceptant de les suivre, elle avait scellée sa destinée. Le futur lui apprendra si oui ou non, elle avait bien fait de se laisser guider par sa curiosité et sa volonté de vivre une autre vie …


***


Tout le temps du voyage qui ne dura que l'espace d'un instant, pour elle, il lui semblait qu'une éternité s'était écoulée. Si conserver les yeux clos avaient été son premier réflexe, là encore ceux là même s'ouvrirent de leur propre chef, appelés à découvrir un pouvoir qu'elle ne faisait qu'appréhender. Serait-elle capable d'un tel prodige elle aussi ? Comme ils l'avaient laissé entendre, Maeleene disposerait d'un pouvoir latent, qui ne demandait qu'à s'épanouir. Mais, et si ils se trompaient ? Le doute gagnait l'artiste qui d'ordinaire, n'avait fait que l'effleurer, l'accompagner sans jamais réellement la toucher. Maintenant qu'elle réapparaissait dans le noir, ce doute se fit présence obsédante.

Déjà la lumière du jour lui manquait, les étoiles aussi.

Quelques pas mal assurés plus tard, la demoiselle à la longue chevelure carmine observa les environs avec circonspection : c'était ça les Enfers ? Ce n'était pas aussi glauque qu'on le racontait dans les récits. Enfin, si on portait caution à ces écrits, bien entendu … Bien silencieuse, elle le demeurerait probablement un moment, préférant écouter l'homme masqué plutôt que de mal agir. Après tout, elle évoluait dans un monde qui lui était totalement étranger. Un monde qui la captivait et l'attirait comme il l'a rendait nerveuse et sauvage. Heureusement pour elle que son visage était dissimulé dans l'ombre. Une chance car ceux qui l'accompagnaient ne pourraient pas être témoin de son incrédulité face à l'apparition d'un … squelette ?! Bouche bée, l'italienne eut un mouvement de recul quand le gardien des Enfers approcha d'elle sur la demande d'Aratos. Gardant contre elle le corps inanimé de son potentiel larbin, elle décrocha un regard aigu à la créature qui se montra insistant. En comprenant l'objet de son désir, la belle lui confia Renzo, non sans observer cette … chose sous toutes les coutures.

« Mais … comment fait-il pour marcher sans muscles sans … » elle stoppa net ses réflexions quand elle se rendit compte qu'elle pensait à voix haute. Avisant d'un bref coup d’œil, l'air de rien, si le squelette en question l'avait entendu et, faute de réaction, elle continua de cheminer avec ce qui lui servait … d'escorte.

Ils finirent par arriver dans une vaste pièce après avoir dépassé de lourdes portes où, semblerait-il, une réunion battait son plein. Quelques bribes de voix lui parvenaient sans qu'elle en comprenne quoi que ce soit. Interdite, le cœur serré, Maeleene se contenta de suivre les deux autres, le visage toujours en mouvement, descellant ça et là des choses normalement imperceptible aux sens des mortels. Au fond d'elle, quelque chose la tiraillait et lui faisait mal sans qu'elle ne sache pourquoi.

Pourtant, son esprit lui clamait haut et fort qu'elle était arrivée chez elle.

Drôle de sensation.

D'un coup, ses compagnons de fortune s'arrêtèrent et, dans ses pensées, elle faillit percuter Adonis à qui elle octroya un regard méprisant, invisible sous son masque. Se reprenant bien vite, la Mandragora aperçue trois autres personnes : une jeune femme, comme elle, un masque à la main, un homme qu'elle distinguait à peine dans toute cette noirceur et enfin … une femme d'une grande beauté. Froide, certes, mais qui la laissa encore une fois ébranlée. Figée comme une statue de sel, sans savoir quoi faire, ni comment agir, elle se souvint des dernières paroles d'Aratos et se signa à son tour, par automatisme, hésitante quand même à se présenter et de faire comme l'autre demoiselle à savoir, retirer la parure de son visage. Si elle n'en fit rien, elle ploya quand même l'échine face à la puissance écrasante de ce qu'elle pensait être « la Patronne ».

Maeleene se sentait mal, si mal … mais elle lutterait pour faire bonne figure, égarée comme elle l'était. Peu habituée à subir, l'orpheline rassembla ses maigres souvenirs paisibles pour se constituer un semblant d'assurance.

Combien de temps durerait la supercherie ? 


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Elvis
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MessageSujet: Re: Impatience n'est pas mère de sûreté [libre]   Mer 22 Oct 2014 - 12:39

Tu as accompli ce qu'il te fallait accomplir. Tu as oeuvré pour notre royaume et cela est très bien ainsi.

La reine des enfers ne lui reprochait pas sa longue absence, c'était déjà ça de gagner. Enfin, longue absence. En vérité, il ignorait complétement combien de temps il avait été absent des enfers, et puis, ce n'était pas comme si le temps voulait dire grand chose pour lui qui était immortel. De toute façon, maintenant, le problème ne se posait plus. Tout en parlant, le spectre observait les réactions de Perséphone à ses paroles. Il nota bien le froncement de sourcil à l'évocation de Lucifer. Nul doute que la reine des enfers elle aussi sentait la dangerosité d'une telle alliance. Une fois qu'il eut fini de parler, il attendit la réponse de Perséphoen à ses paroles. Etait elle satisfaite de ses informations? Il n'allait pas tarder à le savoir.

Tu as rempli ta mission mieux que je ne l'espérais, Elvis. Et s'il reste à prouver que ces informations ont bien été volées et non allouées par une quelconque manipulation d'Alessio à ton encontre, je te félicite pour cela. Ce n'était pas une mission facile et pour l'instant tu la remplis de manière judicieuse.
Ne relâches pas tes efforts et rapproches toi de lui, quelle que soit la manière.


Le spectre de le laissa pas paraître, mais il était soulagé. Il avait cru comprendre qu'il ne valait mieux pas contrarier la reine des enfers ces derniers temps. En revanche, il se révolait intérieurement à la seule pensée qu'il ait pu être manipulé par le juge du griffon. Il avait trop été manipulé par le passé, si cela devait arriver à nouveau, il ne le supporterait pas. Et si Alessio avait réussi à le duper de la sortes, alors il aurait été  encore plus talentueux qu'il ne l'avait escompté. La main de Perséphone se crispa sur son trône à l'évocation d'Arès. Comme il s'y attendait, rien n'avait été pardonné. Un tel péché ne pouvait être oublié. Perséphone ne pouvait qu'être intéressé par des informations sur l'armée du dieu de la guerre. Il se mit donc en devoir de regrouper les informations dont il disposait.

Il semblerait que l'armée d'Arès ne soit plus ce qu'elle était. Lorsque je me suis rendu dans leurs terres, les berzerkers n'étaient que très peu nombreux. J'ai cru comprendr qu'ils disposaient de deux de leurs cardinales, j'en ai rencontré une, et entendu parlé d'une autre. Ils ont également un chevalier noir à leur service, le pégase noir, qui n'a même pas daigné me donner son nom. Au niveau des divinités, en plus d'Arès, il semblerait que Phobos et Deimos se soient éveillés. La conduite d'Arès envers les spectres est étrange en revanche. Phobos ne semble manifester aucun désir de guerre avec nous, il a même rencontré le seigneur Hypnos il y'a longtemps, cependant, les berzerkers nous sont particulièrement hostiles. J'ai manqué de me faire tuer trois fois en un seul voyage dans leurs terres. Et il semblerait qu'Arès prépare une guerre. Deimos s'est fait battre par un adversaire, et j'ai cru comprendre que cela ne resterait pas inpuni. J'ignore en revanche quelle est la cible de cette vengeance.

Voial tout ce qu'il pouvait dire pour le moment. Ce qui était sur, c'était qu'il n'était pas pressé de retour dans les terres d'Arès. A ce moment, Elicia pénétra dans la salle et s'agenouilla devant Perséphone à ses côtés. Chose étrange, elle portait un masque, qu'elle enleva avant de dire qu'elle avait eu un léger contretemps. Elvis se pencha pour lui parler à l'oreille, de sortes que seule Elicia pouvait l'entendre.

Tiens, te voila enfin? En as tu eu assez de rester adossée à cet arbre? T'es tu résignée au fait que tu ne pourrais pas en devenir un toi même?  Ah, au fait, je penses que notre reine serait très intéressée par ce qui s'est passé avec ce fameux pégase. C'est toi qui vois.

D'autres personnes entrèrent alors dans la pièce. Dont, en premier, le petit toutou à Alessio, Aratos. Suivirent Adonis, et une femme dont il ignorait l'identité. Il se doutait en revanche qu'il s'agissait d'une spectre, car son étoile démoniaque en percevait une autre chez la jeune femme. De là à savoir laquelle. Un homme inconscient était avec eux. Décidement, il se passait des choses étranges, qu'avaient ils bien pu faire? De plus, Alessio n'était pas avec eux. Il n'était même plus en enfer en fait. Bizarre. Les pantins étaient donc en mesure de faire quelque chose sans leur marionnetiste? Il s'approcha d'Aratos et, comme pour Elicia, lui murmura dans l'oreille.

J'ai croisé un certain Chico des poissons. Vraiment désagréable. Tu sais, je me demande comment tu as pu supporter la compagnie des saints pendant tout ce temps. Pareil pour toi Adonis. Pas de quoi être fier de son successeur. Je compatis un peu.

Sur ces paroles légèrement moqueusesn le spectre se détourna, jettant un regard légèrement amusé vers la femme et l'homme assoupi. Qu'avait il bien pu se passer, il l'ignorait, mais il finirait bien par le découvrir. Il s'agenouilla à nouveau face à Perséphone.

Ma reine, si vous le permettez à présent, je vais quitter les lieux. Y'a t'il quelque chose que vous désireriez voir fait?
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Elicia
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MessageSujet: Re: Impatience n'est pas mère de sûreté [libre]   Ven 24 Oct 2014 - 14:14


Perséphone demanda à Elvis de lui donner un compte-rendu sur les forces de l’armée d’Arès. La demoiselle écouta elle aussi, cependant ce fut avec beaucoup moins d’attention que la Déesse en face puisque les nouvelles des ennemis étaient loin d’attirer son intérêt. Une fois cela dévoilé, l’épouse de Perséphone s’adressa à la spectre du Bénou, lui indiquant que Macaria lui avait parlé d’elle il n’y avait pas longtemps.  Elicia ne put s’empêcher de se sentir honorée qu’une déité telle que Macaria ait parlé d’elle en bien à quelqu’un de la trempe de Perséphone. Après tout il s’agissait de l’épouse du Sombre Monarque, ce n’était donc pas à n’importe qui qu’on avait touché quelques mots à propos d’une spectre comme l’était la demoiselle aux cheveux bleuté. Désormais il ne manquait plus qu’à se présenter devant Hadès en personne et le Bénou serait apte à dire qu’il avait rencontré et fait bonne impression à tous ceux qui régissaient le Royaume des Enfers… Malheureusement, si la jeune femme était particulièrement flattée de cette attention, la question de Perséphone la laissa hésiter à poursuivre.

Il fallait dire qu’il s’était tout de même passé beaucoup de chose à Delphes, notamment l’apparition du Saint du Capricorne, l’arrivée inopinée et un peu grossière du nouveau porteur de l’armure de Pégase sans oublier bien évidemment le berseker que la demoiselle avait soigné alors que le spectre de la machination était parti dans la ville. En parlant de ce dernier, le spectre de Janus se contenta de lui souffler à l’oreille quelques petites piques bien senties comme quoi elle avait soit disant compris qu’elle ne pouvait pas vraiment se transformer en arbre. Loin d’être intéressée par ce que l’autre disait, Elicia se contenta d’agiter sa main d’un air agaçé comme on l’aurait fait pour chasser une mouche particulièrement agaçante, ce que devait la Machination à mesure qu’elle passait du temps avec le Bénou. Cela étant, Elvis eut le mérite d’avoir une bonne idée, comme celle de dévoiler ce qu’il s’était passé à Delphes et plus particulièrement le moment où Milan, un chevalier d’or au service d’Athéna s’était interposé entre Pégase et elle qui avait été défiée en combat singulier.


« - On a reçu la visite d’un chevalier d’or, celui du Capricorne. Répondit simplement Elicia, tout de même soulagée qu’on ne lui pose pas de questions quant à son accoutrement assez masculin même sans masque au visage. J’ai discuté un peu avec, lorsque le chevalier de Pégase est arrivé. Il a voulu me défier mais son supérieur s’est interposé entre nous deux et il a donc prit ma place dans ce duel… Cet énergumène en armure de bronze a voulu me faire la peau parce que ses parents ont été tué par des gens de nos rangs… Mais j’imagine que cela ne vous intéresse pas vraiment. Le fait avéré est qu’il a voulu me faire la peau sans aucune raisons et qu’il en est même venu aux mains avec un des siens. »

Raconter cette petite anecdote était amusant, du moins du côté de la jouvencelle dont les lèvres s’étaient étirées en un sourire moqueur lorsqu’elle se remémora la scène. Alors qu’elle venait de finir, les lourdes portes de la salle du trône s’ouvrirent pour laisser passer un autre spectre masqué accompagné d’une femme complètement à la ramasse et d’un homme tout aussi éveillé ainsi qu’un second spectre. Quoique, à y regarder son armure n’avait pas l’air de venir du même moule que celui d’un surpli d’Hadès. Non, à part sa couleur qui était semblable, la donzelle était sûre que ce n’était pas un vrai surpli que cet inconnu portait, même loin de là... Quoi qu’il en soit, après avoir répété le petit manège qu’il avait fait avec elle auparavant mais cette fois avec les deux nouveaux spectres, Elvis se tourna une nouvelle fois vers Perséphone afin de savoir si il pouvait s’en aller ou si la Déité avait encore besoin de lui pour une quelconque tâche.

Elicia, quant à elle, se contenta de ranger enfin son masque avant de reporter son attention sur les personnes présentes. Après tout elle  n’avait pas encore assisté à la réaction de Coré concernant le petit contretemps dont la spectre avait fait mention. En faisant cela, Elicia espérait vraiment qu'un affrontement se déclenche entre les Enfers et le Sanctuaire d'Athéna. La spectre n'en avait pas fini avec le Pégase et même si Perséphone déciderait de ne rien faire, Elicia elle se chargerait de faire justice soi-même. On ne la menaçait pas de mort sans en payer les conséquences. Si d'ordinaire elle n'aimait personne et ne cherchait pas à se mêler aux autres, comme on l'avait atteinte personnellement il fallait qu'elle agisse pour laver l'affront qu'on lui avait fait.
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Perséphone
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MessageSujet: Re: Impatience n'est pas mère de sûreté [libre]   Lun 27 Oct 2014 - 21:30




Etrange vision que celle d'un sourire reflétant les plus noirs desseins. Un sourire, c'est doux, joyeux, apaisant ou bien heureux. Mais celui qui se dessine sur les lèvres de Perséphone, au fur et à mesure que son spectre lui narre les informations qu'il a pu glaner sur les berserkers, est véritablement d'une noirceur diabolique.
Tout cela est très intéressant, oui véritablement productif. Des effectifs en berne, une agressivité sommes toutes déplacée à leur égard... On dirait bien qu'elle va devoir rappeler à son frère impétueux qui sont les enfers. Une petite leçon ne lui fera pas de mal.


Les prunelles brillantes de la Reine se déportent sur Elicia alors qu'elle entame son propre récit. Le moins que l'on puisse dire, est que ses spectres ont l'art et la manière de faire des rapports complets et parfaitement accablants pour leurs ennemis.
Contre toute attente, c'est un rire spontané aussi pur que le cristal qui s'échappe des lèvres rosées de la divinité une fois qu'Elicia a achevé son récit.



Les chevaliers de ma jeune soeur sont vraiment un ramassis d'imbéciles. Qu'ils s'entretuent entre eux, cela nous fera gagner du temps.


Une ombre à peine perceptible se matérialise derrière le trône royal alors que la créature se penche vers Perséphone en lui murmurant quelques mots à l'oreille.
Enfin... ce n'est pas trop tôt.
Elle agite distraitement la main en direction du Shadow qui disparait dans la seconde. Au moins aura-t-il eu le bon goût de remplir correctement sa mission et de ne pas finir en poussière d'étoiles comme son prédécesseur.
Le cortège annoncé ne tarde guère à faire son entrée dans la vaste salle d'audience. A sa tête un être qu'elle connait pour lui avoir elle même fait promulguer sa nouvelle allégeance, Aratos, celui qui serait donc pieds et poings liés au chevet de ce brave Juge du Griffon. Le suivant de près, un homme arborant le surplis des traîtres d'Athéna, sans doute le fameux Adonis mentionné plus tôt par Elvis. Puis une femme qu'elle n'a jamais vue et un... humain ? Vivant qui plus est !



Madame... me ferais-tu l'affront de me comparer à une mortelle, Aratos...


Les premières notes sont posées, froides et sévères. Il a tout intérêt à expliquer rapidement et de lui même d'où ils reviennent. Tout comme il a surtout intérêt à ce que son explication trouve une quelconque grâce au regard de la divine dont l'humeur n'est pas à prendre avec des pincettes depuis ces derniers jours et notamment à cause de celui qu'il suit désormais comme son ombre. Aratos est donc dans une position qui, s'il en connaissait la véritable saveur, lui apparaîtrait comme bien épineuse.

Silencieuse elle écoute la rapide explication du spectre alors que son regard violine balaye la salle avant de s'arrêter sur la jeune spectre dont il fait mention.
Fut une autre époque, elle aurait salué la délicatesse d'Aratos et d'Adonis d'avoir attendu, ou espéré c'est selon, que la jeune humaine choisisse de les suivre de son plein gré. Mais ce temps est révolu depuis quelques lunes et si elle n'en montrera pourtant rien, ce principe n'étant qu'un détail dans l'immensité d'un livre sans fin, elle se reconnaitra tout de même à elle même que ce point lui provoque une petite mais bien vive contrariété.

Semblant se désintéresser totalement de l'humain juché sur l'épaule du squelette qui ne moufte pas depuis le début de l'entretien, la Reine se lève de son trône. Délicatement, dans une infinie lenteur, elle pose un pied après l'autre dans un silence de plomb, rejoignant la jeune femme plus prostrée que réellement agenouillée.
Ses prunelles vibrent d'un bref éclat sombre avant que sa voix ne retentisse dans la pièce avec sévérité mais une étrange douceur.



Relèves-toi, Maeleene.


Quand lui a-t-on donné son nom ? A aucun moment. Une spectre qui s'ignore n'en est pas moins sous son joug direct, qu'elle en ait conscience ou bien qu'il faille le lui apprendre.
Et alors qu'elle se relève, les doigts de la divine se placent sous son menton, l'obligeant en un mouvement ferme mais sans brusquerie, à relever le visage qu'elle cache sous cet épais masque. Si cela la réconforte de le garder, soit. Mais un voile de tromperie ne saura jamais égarer les yeux du divin.

Sa main libre s'élève dans les airs. En un claquement de doigts le jeune homme juché sur l'épaule du squelette est lâché comme un vulgaire sac sur le sol de marbre glacé. Voilà qui aura tôt fait de réveiller cette pauvre âme perdue dans un monde qui n'est pas le sien.
Tout en maintenant le menton de la jeune femme entre ses doigts froids, Perséphone la fixe longuement tout en promulguant un nouvel ordre qui ne lui est pourtant pas adressé.



Elvis, tu as parfaitement rempli toutes les missions que je t'ai assignées. Je saurais m'en souvenir, tout comme je te conseille de te rappeler que chuchoter comme une commère de bas étage en ma présence ne sera plus toléré à l'avenir.
Rends-toi à Toloméa, dans la demeure du Juge du Garuda. Tu l'y trouveras en compagnie de la Mort. Prends bien garde à la manière dont tu t'adresseras à eux, principalement à Thanatos. Transmets leur ce message de ma part. Dis leur que nous entrons en guerre contre mon frère Arès et que cet ordre prend effet immédiatement. Narres leur les informations que tu m'as rapporté, ils doivent tout connaitre de ce qu'ils vont affronter, même si le combat semble gagné d'avance, il n'est jamais bon de sous estimer nos ennemis, surtout lorsqu'il s'agit de mon frère. Du moins... de ce frère là.
Qu'ils emmènent les forces qu'ils estiment nécessaires. Qu'ils répandent la mort et le chaos. Arès ne doit jamais oublier... ce qu'il en coûte d'oser profaner le corps originel de sa Majesté Hadès.
Personne ne doit survivre. Personne. Qu'ils ravagent, pillent, tuent, cela n'a pas la moindre importance. Arès doit être puni.
Maintenant va, et prends Elicia avec toi.


Ce n'est que lorsqu'Elvis et Elicia passent les larges portes du palais, que Perséphone relâche enfin le menton diaphane et juvénile de Maeleene.
Il est certain que quelque chose résonne en l'âme de cette jeune femme. Qu'elle en ait ou non conscience, elle est d'ores et déjà liée aux enfers. Liée à elle. Cela est irréfutable. Cependant, si elle venait à le réfuter, elle mourra pour mieux renaître plus tard.

En une attitude qui pourra paraître surprenante, la divine enroule ses bras autour des épaules de la jeune femme, l'attirant contre elle alors que sa joue fraîche se pose contre le masque qu'arbore son visage.
Un comportement étrange, qui n'en est finalement pas un. Car est-ce ainsi qu'est Perséphone en temps... normal.
Dans un murmure à peine audible, sa voix se meut en litanie sombre et douce à la fois.



Tu es mienne Maeleene. Ton coeur, ton âme, appartiennent aux enfers. Tu le sais au fond de toi. Tu le sens. Cette petite flamme qui ne s'éteint jamais, qui jamais ne faiblit. Cette énergie qui croît en ton coeur et que tu ne perçois pas toujours. Cette sensation incompréhensible que tu sens pourtant si familière.


Ses bras se détachent de la jeune humaine alors qu'elle fait un pas de recul. Une lueur irradie doucement au dessus de Maeleene, prenant de plus en plus d'ampleur jusqu'à exploser en une gerbe de lumière pourpre. Le surplis Céleste de l'Alraune apparaît alors dans toute sa splendeur, flottant, auréolé de magie sombre, à quelques mètres de la jeune femme. Puis doucement il descend peu à peu jusqu'à se poser aux pieds de Maeleene.

Esquissant un bref sourire face à ce spectacle dont elle ne se lassera jamais, Perséphone tourne les talons en se dirigeant vers le large trône de métal.
A mi chemin elle s'arrête, interdite, restant ainsi figée, de dos et dans un silence total. Il ne s'écoule que quelques secondes avant qu'un grondement de mauvais augure ne provienne des entrailles du palais. Les murs se mettent à trembler, la secousse devenant si violente qu'une colonne de la salle se détache du mur en s'écroulant sur Adonis. Ce sera un bon moyen de tester ses réflexes, même si cela n'était pas l'objectif premier.

La divine se retourne sèchement, son regard semblant porter très loin, presque au-delà des confins de leur royaume. Sa voix se dégage avec colère de sa poitrine alors que le palais tremble de plus bel.



SETESH ! Tu as une minute pour te présenter devant moi. Une minute. J'espère avoir été suffisamment CLAIRE !


Les tremblements cessent au moment où la Reine se rassoit sur son trône en extirpant un profond soupir. Un léger sourire se dessine sur ses lèvres alors qu'elle croise les bras sur sa poitrine. Ce satané Setesh ne perd rien pour attendre.

Balayant la salle en s'arrêtant brièvement sur l'humain fraîchement ramené du monde extérieur, les prunelles violines de Perséphone se posent sur Adonis qu'elle dévisage longuement avant de briser le silence.



Tu es bien silencieux, Adonis. Car est-ce bien ton nom n'est-ce pas ? Alors, expliques moi ce qui me vaut qu'un humain de bas étage ne souille ainsi le sol de mon palais.


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Elicia
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MessageSujet: Re: Impatience n'est pas mère de sûreté [libre]   Mar 28 Oct 2014 - 13:05


L’histoire de la spectre du Bénou sembla amuser la Reine des Enfers, puisque cette dernière avait déclaré non sans rire au passage, que les serviteurs de la Déesse Athéna n’étaient rien qu’un groupe d’imbéciles. Cela, Elicia ne pouvait qu’approuver puisqu’elle-même en pensait la même chose. D’ailleurs, cette petite anecdote ne faisait que renforcer son aversion pour les Chevaliers de l’Espoir comme ils aimaient se faire appeler. La suite par contre fut assez longue. Perséphone s’intéressa dans un premier temps aux spectres qui les avaient rejoints, s’adressant dans un premier temps au porteur du surpli du Balrog avant de porter une grande attention à la femme masquée qui semblait complètement perdue. Si l’épouse du Sombre Monarque s’était emparée du menton de la malheureuse afin de l’examiner plus en détail, cette dernier prit la parole pour s’adresser dans un premier temps à la Machination afin de lui faire comprendre que si il continuait à jouer les commères, il allait en payer les conséquences. Un sourire moqueur apparu sur les lèvres de la cruauté à cet avertissement, il fallait dire que cela était jouissif de voir qu’une personne de plus trouvait le comportement de Janus quelque peu puéril et cela aurait fortement amusé la spectre du Bénou de voir son homologue se faire châtier pour son comportement qui n’avait pas vraiment lieu d’être.

Qu’est-ce que cela avait apporté à la machination de chuchoter des insanités aux oreilles de ses camarade, mis de côté évidemment l’avertissement de sa Majesté Perséphone ? Absolument rien sauf peut-être le dédain de ceux à qui il avait parlé. Après ce dernier se demanderait la raison pour laquelle on ne le côtoie plus mais en agissant ainsi, il allait se créer plus d’ennemis que d’amis dans les rangs d’Hadès. Quoi qu’il en soit, Perséphone leur ordonna par la suite de se rendre dans le domaine du Juge du Garuda. Apparemment le Dieu de la Mort s’y trouvait également, la prochaine mission des deux spectres était donc le fait qu’ils devaient informer leurs Supérieurs que les Enfers étaient entrés en guerre contre le Dieu Arès. Après ce qu’avait déclaré Elvis part apport aux Bersekers, cela n’étonna nullement la jeune femme. Tant mieux cela étant, elle pourrait enfin se battre réellement pour le Royaume des Enfers. Depuis qu’elle attendait cet instant, cela allait devenir très bientôt une boucherie du côté de la forteresse de la Guerre.


« - Entendu, Majesté. »

Répondit simplement la jouvencelle en s'inclinant légèrement. Suite à cela, elle tourna les talons tout en remettant son masque et prit le chemin du Domaine du Juge du Garuda. Elicia ne s’occupa nullement des autres personnes qui se trouvait dans la salle du trône. Elle avait à présent une mission, autant donc l’accomplir, le début de la bataille contre Arès n’en serait que plus proche.
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Setesh
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MessageSujet: Re: Impatience n'est pas mère de sûreté [libre]   Mar 28 Oct 2014 - 14:29

Setesh courait à vive allure, Camel à sa suite. Ils ne prêtèrent aucune attention à la spectre qui se rendait apparemment à un bal d'Halloween, toute masquée qu'elle était et continuèrent leur course à travers les couloirs du palais. Des gardes en simples surplis tentèrent alors d'obstruer le chemin des deux coureurs, mais si la peur est sensé donner des ailes, elle procurait à Setesh une panique telle qu'il ne les remarqua absolument pas, éjectant les malheureux gardes à travers les couleurs ou les murs tandis qu'il se dirigeait vers la salle du trône. Il se rapprochait de celle ci, quand il réalisé qu'une armée de squelettes montaient la garde.
"C'est quoi ça? C'est la crise à ce point aux enfers pour qu'on recrute des squelettes? y a plus assez de gardes classiques, on pique les jouets de Cerbère maintenant? Rahhh tant pis pas le temps de faire dans le détail! C'est que des tas d'os après tout!"  

Et sans ralentir une seconde, il fonça dans le tas, tel un joueur de football américain, éparpillant les ossements dans tout les sens, puis il percuta les portes qui s'ouvrirent avec fracas dans une pluie d'os et de cris de chameau. 

*oh misère, quelle sale ambiance que voilà... et y a pleins de spectres en plus, génial...* 

Se raclant la gorge et reprenant son souffle, il attrapa une main griffue encore accrochée à lui d'un des squelettes qui avaient tentés de l'empêcher de passer et la jeta avec une légèreté suicidaire vers l'un des spectres qui avait une tête de fouine. Celui ci avait un visage qui ne lui était pas inconnu, mais qu'importe, il avait d'autres priorités. Il s'avança vers sa reine, sans un regard vers les spectre, et il s'agenouilla devant elle avec un respect qui dénotait avec son aspect de clochard. Et le plus surprenant était que le brave Camel fit de même. Et oui, Setesh avait pris le temps de dresser un minimum l'animal en prévision de ce moment. 

"Ma Reine... ma Déesse... comme vous me l'avez ordonné... me voici et dans les délais!" 

Pour y arriver, il avait croiser la route du dieu de la mort et du juge du Garuda, et leur avait fait une chose inimaginable... alors peu importe le courroux de sa reine, il savait qu'il allait mourir, d'une façon ou d'une autre! 

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Hadès
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MessageSujet: Re: Impatience n'est pas mère de sûreté [libre]   Ven 31 Oct 2014 - 19:56

    Où était-il ? Sa mémoire s'estompait dans un épais brouillard, le plongeant dans une sensation fraîche et délicate. Comme un paradis. Mort ? L'avaient-ils tué sur une barque à Venise ?
    Son corps allongé vulgairement sur les dalles glaciales de Guidecca commençait à retrouver le sens du toucher. La paume de sa main droite ressentait ce froid et fit bouger fébrilement ses doigts.

    Etrangement, une voix qu'il n'avait jamais auparavant entendu lui semblait parfaitement connue. Le reste des murmures ne semblaient même pas exister pour le jeune garçon.
    Pourtant l'heure était venue, oui, son inconscience touchait à sa fin. Discrètement, au milieu de tout ces discussions qui pour Renzo étaient plus que futiles, son corps tremblait, sa peau devint petit à petit encore plus pâle. Mystérieusement, cela gomma les imperfections qu'il pouvait y avoir. A peine visible une aura écarlate se dessina autour de sa frêle silhouette.
    Ô jeune Renzo ! Voilà l'oeuvre de ta vie... Ton destin n'a jamais été entre les mains du hasard.

    Cette voix raisonna dans son crâne comme un souffle salvateur...  Renzo se croyait dans un songe, un songe vrai. Ses paupières lourdes s'ouvrirent doucement, des pupilles d'un azur irréel lui offrirent la vue de Guidecca. Ce palais qui fit battre son coeur, ce coeur pur qui allait battre encore plus lorsque son regard se planta sur la femme charismatique, sur celle qui régissait les débats à en croire ce qu'il entendait.

    Soudainement, l'illusionniste se crispa, cela se vit à ses yeux et ses veines sur le revers de ses mains.
    Seigneur protégeait moi, je vous en supplie ! Implora-t-il en susurrant cette phrase.
    Portant sa main droite sur sa gorge, le jeune garçon remarqua une chaîne. Avec ses doigts, Renzo en fit les contours, et remarqua la forme du pendentif à l'allure mystique.

    D'ailleurs, au moment où ses yeux crispaient se posèrent sur le médaillon enchanté, celui-ci se mit à briller timidement comme pour faire un signe à Renzo. Son visage s'apaisa alors pour trouver une sérénité rare. Radieux comme jamais, l'illusionniste plein de charisme se releva d'un mouvement gracile.

    Une main sur son front, le garçon, fébrile dévisagea les personnes présentes, il ne remarqua pas que d'une manière éphémère ses cheveux s'étaient teintés de la couleur de la nuit la plus sombre, la plus belle.... Un bref instant avant de retrouver son ton naturel.

    Son regard azuréen était d'une pureté divine. Un fin sourire s'esquissa sur son visage. Un rictus qui était le mélange entre l'inquiétude du mortel, et le savoir malicieux du grandiose avenir qui l'attendait.
    -" Où suis-je ? " Demanda-t-il d'une voix mielleuse...
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Aratos
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MessageSujet: Re: Impatience n'est pas mère de sûreté [libre]   Lun 3 Nov 2014 - 14:05

Il avait un peu mis les pieds dans le plat, apparemment. Son inaptitude aux rapports civils allait-elle causer sa perte ? Ce n’était pourtant pas de sa faute s’il n’avait, après tout ce temps, pas encore l’habitude du ton à employer lorsqu’il s’adressait aux dieux. Ces êtres étaient aussi changeants qu’anciens, et il n’avait pas spécialement envie d’affronter le courroux de l’un d’entre eux. Encore moins quand il s’agissait de sa déesse tutélaire.

« Excusez mon hardiesse, déesse Perséphone, mais je ne sais pas quel est le vocable qui vous sied le mieux. Si votre majesté veut bien m’informer de comment je dois m’adresser à sa seigneurie, je serais comblé de pouvoir ... » commença-t-il à s’excuser humblement avant d’être interrompu par les babillements du spectre de Janus.

Ce regard moqueur. Ces paroles fielleuses. L’ancien Saint n’appréciait pas les critiques quand elles venaient d’un être qui rampait au sol face à tout ce qui semblait avoir un tant soit peu d’autorité. Il ne savait pas quelle serait la réaction de sa majesté Perséphone, mais il était clair que lui n’allait pas accepter qu’on lui manque de respect. Sans même se tourner vers cet impoli, il le défia de continuer son petit manège d’un ton plus qu’acerbe.

« Je ne tolérerais pas que tu sous-entende quoi que ce soit à mon égard, Janus, encore moins en présence de notre Reine. Sache tenir ta langue, ou je me verrai dans l’obligation de te l’arracher et de la clouer sur un mur. »

Les menaces avaient au moins le mérite d’être claires, et il ne se rabaisserait pas à lui répéter. Perséphone, de son côté, semblait comme absorbée par la nouvelle venue. Maeleene et elle dansaient une valse qui ne le concernait plus, lui. La balle était dans son camp désormais et si elle le désirait réellement, alors elle revêtirait ce surplis. Sinon …

Aratos n’eut pas le temps de penser aux autres possibilités tant les éléments s’enchainèrent à une vitesse supersonique. La déesse tonna et requis la présence d’un certain Setesh. L’ibère n’eut pas le temps de se demander de qui elle parlait étant donné qu’il débarqua dans la minute dans la salle du trône … accompagné d’un animal pour le moins inattendu. Un chameau ?! Et apprivoisé de surcroît ?! Il semblait être pris dans une spirale de non-sens, et décida d’en profiter pour s’éloigner de quelques pas, pour passer d’acteur à spectateur.

[Destination : La porte de la guerre]


Dernière édition par Aratos le Lun 10 Nov 2014 - 10:58, édité 1 fois
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Elvis
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MessageSujet: Re: Impatience n'est pas mère de sûreté [libre]   Lun 3 Nov 2014 - 19:08

« Je ne tolérerais pas que tu sous-entende quoi que ce soit à mon égard, Janus, encore moins en présence de notre Reine. Sache tenir ta langue, ou je me verrai dans l’obligation de te l’arracher et de la clouer sur un mur. »

Et bien, que de menaces. La violence était le recourt de ceux qui n'avait pas d'arguments valables pour défendre leurs pensées c'était bien connu. Encore quelqu'un qui prennait mal ses paroles, mais d'un autre côté, le spectre de Janus n'était absolument pas impressionné par les menaces du Balrog. Lui arracher la langue, qu'il essaie donc, l'on verrait bien qui l'emporterait au final. Le spectre ne commit néanmoins pas l'erreur de surrenchérir, et se contenta de lancer à Aratos un regard apitoyé semblant dire "Pauvre petite chose!".

Elvis, tu as parfaitement rempli toutes les missions que je t'ai assignées. Je saurais m'en souvenir, tout comme je te conseille de te rappeler que chuchoter comme une commère de bas étage en ma présence ne sera plus toléré à l'avenir.
Rends-toi à Toloméa, dans la demeure du Juge du Garuda. Tu l'y trouveras en compagnie de la Mort. Prends bien garde à la manière dont tu t'adresseras à eux, principalement à Thanatos. Transmets leur ce message de ma part. Dis leur que nous entrons en guerre contre mon frère Arès et que cet ordre prend effet immédiatement. Narres leur les informations que tu m'as rapporté, ils doivent tout connaitre de ce qu'ils vont affronter, même si le combat semble gagné d'avance, il n'est jamais bon de sous estimer nos ennemis, surtout lorsqu'il s'agit de mon frère. Du moins... de ce frère là.
Qu'ils emmènent les forces qu'ils estiment nécessaires. Qu'ils répandent la mort et le chaos. Arès ne doit jamais oublier... ce qu'il en coûte d'oser profaner le corps originel de sa Majesté Hadès.
Personne ne doit survivre. Personne. Qu'ils ravagent, pillent, tuent, cela n'a pas la moindre importance. Arès doit être puni.
Maintenant va, et prends Elicia avec toi.

Le spectre de Janus ne nota même pas l'appelation de commère de bas étage. Ce genre de critiques ne l'atteignaient pas, même venant de la reine des enfers. Perséphone était parfaitement satisfaite de son travail, et les informations apportés sur les berzerkers semblaient l'avoir comblée. En témoignait le sourire sinistre qui s'était dessinée sur les lèvres de sa reine à l'évocation de la faiblesse des berzerkers. Puis l'ordre tomba. Un large sourire barra le visage de la machination, s'agrandissant au fur et à mesure que Perséphone donnait ses ordres de carnage et de destruction. Enfin, la guerre avait été déclarée contre les berzerkers. Enfin Arès allait payer pour ses actes. Profaner le corps du seigneur Hadès était un crime qui ne pouvait être pardonné, et même le tartare ne serait pas un châtiment suffisant. Le spectre fut légèrement contrarié lorsque Perséphone lui dit de partir avec Elicia. Quoi, encore? Cela commençait à être lassant. Mais la joie du spectre de Janus était trop grande pour qu'un tel évènement la diminue, aussi le spectre encaissa t'il sans broncher. Il s'inclina une dernière fois devant sa reine.

A vos ordres votre majesté. Votre volonté sera executée, et lorsque nous reviendrons, se sera pour vous présenter la tête d'Arès.

Le spectre s'apprêta alors à quitter le palais, cependantt, un nouvel individu, vêtu d'un surplis en miettes, déboula alors dans la pièce, défonçant au passage un barrage de gardes squelettes. Chose étrange, le spectre qui venait d'ariver venait accompagné d'un chameau qui sentait l'odeur d'un corps en putréfaction. C'est alors que, sans aucune raison, le nouvel arrivant lançant un bras de squelette au visage du spectre de Janus. Le projectile n'atteint pas le spectre, se pulvérisant sur un mur d'énergie sombre, cependant, il ne voyait pas la raison d'une telle attaque. Encore un fou à lier décidement. Si il en venait à se faire attaquer sans raison, c'était qu'il était vraiment temps qu'il quitte les lieux. Le spectre se dirigea donc vers la porte de sortie. Mais pas sans avoir sa petite vengeance. Alors que le cinglé s'avançait en toute hâte vers Perséphone, le spectre de Janus tendit légèrement sa jambe sur le chemin du spectre, de manière tout à fait invisible, laissant le nouvel arrivant s'applatir au sens propre du terme devant Perséphone. Qu'il ne soit pas dit que le spectre de Janus se laissait faire!

prochain: toloméa
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Maeleene
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MessageSujet: Re: Impatience n'est pas mère de sûreté [libre]   Mer 5 Nov 2014 - 19:26



Maeleene



La Mandragora


Grands changements




Elle attends la tête basse, elle attends prostrée, elle attends qu'enfin, le Destin s'intéresse de nouveau à elle. La Roue du Temps, tandis qu'elle s'écorche les genoux sur le sol en marbre, semble s'être arrêtée. La jeune femme est bien silencieuse, accablée par les Enfers. Si sa condition de mortelle la rends plus que vulnérable, c'était surtout sous le regard de Perséphone que Maeleene se sentait en danger. Plus encore que le jour où des hommes de sa ville natale l'avaient traîné sur le bûcher, molestée de quelques coups, par simple envie, car elle n'était rien d'autre qu'à leur yeux une Sorcière et une meurtrière. Seulement voilà, ce ne fut pas quand les flammes léchèrent ses pieds, faisant éclater une rare douleur qu'elle pressentit l'heure du Jugement mais en ce instant, juste là, quand la Dame sombrement vêtue, s'approcha d'elle dans un froissement de tissus. L'ordre que la Reine du Pandémonium lui adresse résonna dans son esprit inlassablement, vrillant son crâne. Interpellée, la jeune fille leva son visage masqué vers Elle. Sans qu'elle en ait véritablement conscience, son corps réagit machinalement et, avec douceur, se redressa. Faisant face à la Déesse, conservant tout de même la mine basse, elle se demanda l'espace d'un instant comment la Dame connaît son nom. Elle était pourtant sûre de ne pas s'être adressée à Elle.

Son menton, soudainement prit dans un étau à la fois doux et autoritaire, n'a d'autre choix que de subir la pression que l'on exerce dessus. Son regard, sous le couvert de son masque, se fige, paralysé par la contemplation du visage de la femme qui se tient devant elle. Qui ne serait pas intimidé par ces yeux crépusculaires ? Une voix lui susurre qu'elle pourrait mourir en les contemplant trop longuement. Ce n'était pas pour autant qu'elle détourna ses claires prunelles. Non. Elle n'en ferait rien.

« Je ... » elle n'eut le temps de continuer que sa voix se brisa. Elle se laissa faire sans réagir, sans ciller face à ce geste aussi surprenant que vif qu'il la laissa pantoise. Sous le coup, elle sent une intense énergie œuvrer en elle : quelque chose venait de se produire au plus profond de son être. Comme si quelqu'un venait d'ouvrir la porte. C'était vrai, Maeleene lui appartenait. « Ma vie, mon cœur, mon âme, appartiennent à votre Majesté. »

Sa voix semblait éteinte, atone. Mais son cœur reprit progressivement sa course en voyant apparaître l'armure sombre au dessus de sa tête. Pourquoi semblait-elle si familière à l'italienne ? Quand la Déesse mit fin à leur étreinte, la belle sentit un grand vide s'installer au creux de sa poitrine. La main contre celle-ci, elle ne pouvait détacher son attention du carcan ténébreux qui reposait à ses pieds. Sans mot dire, elle se perds dans son esprit embrumé. Alors, plus rien n'exista pour elle en cet instant. Celui où elle brisa la distance qui la séparait de l'Alraune pour écarter les bras et embrasser sa destinée.

Aussitôt une vive lueur obscure para la silhouette gracile de Maeleene. Nimbée d'une puissance telle qu'elle n'en avait jamais connu, la Mandragore entrevit la vie des nombreux porteurs de l'étoile céleste qui lui communiquait, en plus de son histoire, toutes ses connaissances et pouvoirs. C'était beaucoup d'un coup. À la limite du supportable. Crispant ses mâchoires à l'extrême, elle ressent le courroux de Perséphone comme l'appel de ce Thanatos qui éclatèrent de concert. La Spectre retint un cri de douleur et peu à peu, cette souffrance s'estompa. Le souffle court, la belle à la longue chevelure sanguine se redressa pour laisser courir ses yeux azurs sur l'assemblée. Cette évidence qui n'avait fait que l'effleurer d'abord, s'imposa à elle avec force : elle était seule.

Bien qu'elle ait accepté de plonger dans le noir, elle se demandait à présent ce qu'elle devait faire. Quelle était la marche à suivre ? Son instinct la poussait à obéir au commandement du Dieu de la Mort. Car après tout, n'appartenait-elle pas aux Enfers ? Maeleene s'inclina devant sa Reine et pivota sur ses talons, faisant cliqueter au passage son armure. Étonnamment, celle-ci ne pesait rien sur ses épaules … ce constat passé, elle jeta un regard par dessus son épaule pour saluer ceux qui avaient été ses... guides ? Une fois fait, son attention fut un bref instant accaparé par l'étrange personnage accompagné d'un … c'était quoi cette chose ?! Son œil glissa sur le corps abîmé de ce pauvre hère prénommé Setesh. Ne voulant pas interrompre la discussion – au risque de s'attirer les foudres de Coré – Maeleene s'en alla, guidée par son étoile.

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Perséphone
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MessageSujet: Re: Impatience n'est pas mère de sûreté [libre]   Jeu 6 Nov 2014 - 15:53




Le destin de Maeleene est désormais scellé. En accueillant le surplis de l'Alraune, la jeune vénitienne accepte son nouveau rôle au sein de la hiérarchie infernale. Et alors que la divinité ne le lui avait pourtant pas encore demandé, son serment d'allégeance s'extirpe de lui même des lèvres camouflées derrière le masque qu'elle porte. Un serment entier, qui enveloppe autant son être que son âme. Un serment qui lui vient spontanément, sans que la divine n'ait à en faire la demande, comme c'est la grande majorité des cas.
Un léger sourire flotte sur son visage lorsque la jeune femme prononce ses mots, pleine d'émotion et d'une ferveur presque intime. Il est évident qu'elles auront bien d'autres choses à se dire, mais pour l'heure l'action prime sur les mots. C'est la guerre.

Elle observe le manège qui a cours entre Aratos et Elvis, un léger sourire presque amusé sur le visage. En voilà deux qui n'ont pas l'air de s'entendre à merveille. Tant que cela ne nuit pas au bon fonctionnement des Enfers, ils peuvent se détester tout leur soûl, cela n'a pas la moindre importance.
Perséphone ne prend pas la peine de répondre aux premiers mots du spectre du Balrog qui, bien qu'ils ne soient pas démunis d'une certaine note d'humour, ne trouvent aucun écho en elle. S'il ne sait même pas comment l'appeler... et bien sans doute cela viendra-t-il un jour ou peut être que l'un de ses compagnons aura la bienveillance de l'informer de ce qui doit et ne doit pas être prononcé en sa présence.



Bien... vous avez tous entendu les ordres du Dieu de la Mort. Il n'est jamais bon de faire attendre Thanatos. Adonis... nous reparlerons plus tard toi et...


Elle se trouve violemment interrompue par l'entrée tonitruante de Setesh. Portes ouvertes à la volée comme à la foire, morceaux d'os propulsés aux quatre coins de la salle et... un... chameau ? Vivant ?
Les paupières de la divine s'écarquillent de stupeur devant un tel spectacle.
Elle dévisage Setesh et... l'animal... qui s'inclinent face au large trône sur lequel elle est assise. Aucun mot n'est prononcé durant de longues secondes, les prunelles brillantes de la déesse fixant la scène qui se répand sous ses yeux d'un air parfaitement perplexe.



Une seconde de retard pour être toute à fait exacte.


Portant sa paume qu'elle pose sur son front en soulevant quelques mèches de cheveux, la voix de la divine résonne une nouvelle fois dans la salle avec plus de sévérité.



Avant que je ne disperse tes cendres aux quatre coins des enfers, tu as tout intérêt à avoir une bonne raison d'avoir été absent si longtemps et de conduire... cet animal puant et poilu jusqu'au palais.


Son attention s'égare l'espace d'un instant. Une étrange impression envahit son âme alors que son regard se tourne vers le jeune mortel ramené par ses spectres et qu'elle avait complètement oublié. Visiblement le lâchage sans délicatesse du squelette aura eu raison de son inconscience. Mais alors qu'elle fixe le garde tout d'os vêtu fuir de la salle comme s'il était possédé par la Peur elle même, les prunelles violines de Perséphone se posent sur le jeune garçon.
Leurs regards se croisent alors qu'elle perçoit immédiatement la présence du médaillon sans l'avoir vu de ses yeux pour autant.
Dans un mouvement aussi prompt que vif elle se lève de son trône.



Majesté !


Il n'est pas encore éveillé, pas totalement du moins, mais l'esprit d'Hadès est très clairement perceptible à travers le médaillon qui irradie d'une lueur intense alors qu'elle accoure vers Renzo.
Ce n'est qu'une question de minutes avant que l'âme d'Hadès ne prenne possession de ce corps. Comment... comment ne l'a-t-elle pas perçu plus tôt ?!
Agenouillée aux côtés du jeune garçon au regard pur, les prunelles perçantes de Perséphone se reposent sur Setesh, semblant attendre une réponse et rapide. L'éveil d'Hadès, qu'elle n'imaginait pas revenir en terre mortelle aussi vite après ce qu'il s'était passé entre eux, la plonge dans un état d'anxiété qui n'est en rien favorable au pauvre petit fou qu'elle apprécie en temps normal.


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Setesh
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MessageSujet: Re: Impatience n'est pas mère de sûreté [libre]   Jeu 6 Nov 2014 - 19:25

Setesh ne tremblait même plus. Il avait dépassé ce stade de la terreur depuis trop longtemps et désormais, il tenait davantage du caillou que du spectre. Et son angoisse ne faisait que monter au fil des secondes silencieuses qui défilaient. Les autres spectres n'existaient même plus. Et il ne réagit aucunement à l'annonce tonitruante de Thanatos. De toutes manières, ce n'était pas comme si il avait eu le moindre espoir fou d'éviter la colère de la Mort. Mais avant de servir de sac de frappe au Grand Faucheur, il allait recevoir une punition sans nulle doute pire encore que celle de Thanatos. Sa Reine, sa déesse, l'impératrice des Enfers, allait sans grande surprise le détruire sur place. Une fois de plus. Un autre que lui aurait tressailli lorsque la divine Perséphone posa sa main sur son front, mais pas lui, qui était désormais aussi froid qu'un bloc de glace, possédé par la terreur qu'il était. Il ne comprit pas trop pour quelle raison elle se leva brusquement de son trône, et se rapprocha d'un étrange personnage qu'il n'avait pas le loisir de détailler. La reine resta silencieuse, le regard fixé sur son fou, un fou qui sentait qu'il existait encore pour quelques secondes à peine. A peine. 
"Votre générosité m'honore plus que je ne le mérite, ma Reine. Si j'ai été absent si longtemps, c'est que dans mes pérégrinations, j'ai été piégé dans le désert du Sahara au sein d'un domaine mystique où le temps se déroulait différemment pour moi que pour votre Divine Majesté. Ainsi, ce qui m'a paru n'être que quelques jours a été de longs mois pour vous... J'y ai croisé un chevalier d'Athéna, Dephteros du Centaure, que j'ai tué malgré sa puissance qui rivalisait avec celle des chevaliers d'or. Et pour expliquer mon état absolument pitoyable et pathétique, je dois vous avouer que cette dimension était gardée par l'ennemi le plus...déroutant et le plus dérangeant qu'il m'a été donné d'affronter..." 

Mentionnant cet adversaire coriace et étonnant, il avança les sandales ailées vers Perséphone, la tête baissée vers le sol comme si celui ci était d'une incroyable beauté. 
"Voici... les Sandales d'Hermès! J'ai mis un moment pour comprendre de quoi il s'agissait, mais le caractère facétieux de ces sandales, ainsi que leur puissance démesurée m'ont révélés leurs identités. Vous connaissez Hermès, et vous devez avoir une idée de ce qu'il a pu faire de ces objets qui, croyez moi, a été des plus dangereux. La preuve, après mon affrontement contre Dephteros, elles ont détruites mon pauvre surplis qui n'attend plus que ma vie pour renaître!" 

Déglutissant avec difficulté, il continua son récit. 
"Je vous offre donc le symbole du dieu des voleurs et des voyageurs à vous, ma Reine. Ainsi que ce chameau qui vous a été offert par un peuple de nomades. Les offrandes des simples mortels vous étant destinées étant rares de nos jours, et étant donné qu'un tel animal vaut une fortune pour eux, j'avais cru que cela vous ferait plaisir mais de toutes évidences, ma bêtise n'a pas de limites, et pour tout vous dire, je suis surpris d'être encore là devant vous à parler..." 

Commençant à paniquer, il décida d'enchaîner et de balancer ce que tout autre spectre aurait sans nul doute tait à jamais. Cela montre soit qu'il est le spectre le plus débile de la création, soit le plus loyal à sa reine au point de lui avouer ses pires erreurs. Mais de toutes évidences, la première possibilité restait la plus réaliste... 
"Ensuite, vous devez attendre la raison pour laquelle je suis partit des enfers... En fait, comme Kazuki Silfrid, juge du Garuda, a dû vous le rapporter, nous vous amenions suite à une mission couronné de succès la Corne d'Abondance. Malheureusement, j'ai assez mal vécu le fait de ne pouvoir le suivre jusqu'à vous et être bloqué au mur des Lamentations. La curiosité étant un défaut que je possède, j'ai voulu vérifier les dires concernant cet objet fabuleux... et je me suis mis à boire du vin avec. Et par malheur, ma stupidité sans borne s'en est mêlée.... et je me suis ainsi rendu au Sanctuaire pour boire avec Orion, un saint qui, étrangement, n'avait pas voulu me tuer et, plus étrange encore, était assez fou pour sympathiser avec moi, votre serviteur! Quant à la Corne... ce n'est pas un saint qui me l'a dérobée... vous pensez bien que, même ivre mort, j'avais pris la peine de dissimuler ce trésor... mais Alessio, le Juge du Griffon." 


Un sursaut de colère surgit dans la voix de Setesh avant de s'effondrer. Le spectre sembla alors comme s'enfoncer sous terre tandis que sa voix n'arrivait plus à rester calme, dévoilant la panique qui tourmentait le petit fou.
"Je suis tout à vous pour recevoir le châtiment que je mérite ma Reine! Quel qu'il soit.... même si vous devez me transformer en chamelle, j'accepte les conséquences de mes actes!" 

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Hadès
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MessageSujet: Re: Impatience n'est pas mère de sûreté [libre]   Dim 9 Nov 2014 - 21:49

Autour de lui rien n'existait... Absolument rien ! Son regard d'un bleu clair profond fixé la Reine des Enfers. Personne pour l'heure ne semblait ce soucier de sa présence. Cela n'avait guère d'importance ! N'était-il pas encore un simple illusionniste sans renommé, un troubadour sans un sous ?

Mais aujourd'hui, son destin devenait grandiose ! Même si le Seigneur trouvait cela précipitait, le moment était venu. Ici, à Guidecca. Les spectres défilaient, ils recevaient les ordres, leur mission. Celle de combattre les guerriers du Dieu de la Guerre; Arès.

Plus la salle se vidait, plus le jeune Renzo se sentait défaillir dans un songe mystérieux. Un instant, il se sentait vivre, la seconde après il se voyait dormir à tout jamais dans un jardin d'eden. Un trouble qui lui faisait mal à la tête, et qui faisait battre son coeur à un rythme élevé.
Il ne restait maintenant plus qu'un spectre en compagnie de la Reine. Un spectre en mauvais état qui semblait chercher une sanction. Persephone semblait même prête à le détruire. Cela fit maquiller les yeux du jeune garçon en une ode à la compassion et à la pitié devant la faiblesse des mortels.
Cet homme prononça un nom, celui d'Alessio, qui sonna dans la cervelle du réceptacle comme une douleur inouïe. Son passé se mélangeait à celui du divin. Les mains posaient sur son coeur, serrant fort le tissu de sa tunique, il ne se rendait pas compte que ses cheveux encore une fois devinrent aussi sombre que la plus merveilleuse obscurité.

La Déesse se leva soudainement pour s'approcher de lui; l'Italien recula d'un pas, comme effrayé... Il baissa alors ses yeux pour la voir, agenouillé à ses cotés.
La crainte fût effacé par une aura écarlate ! Une puissance majestueuse, mystique qui irradiait de plus en plus. L'âme du jeune Renzo pouvaient entendre des mots.
-" Ne crains rien... Tu es roi... Dieu. Sur ta tête se trouve la couronne représentant la justice absolue. Ton Royaume n'accepte aucun pêché."

Retrouvant une sérénité étonnante, le réceptacle, sans savoir pourquoi avec ses deux mains, attrapa celle de Perséphone; son épouse. Un instant durant, il plongea un regard triste dans celui de l'Impératrice.

-" Occupez-vous de cet individu... Vous savez combien je souffre d'obliger mes yeux à admirer la laideur d'un être agonisant." Une voix mielleuse, douce aussi alors que ses paupières venaient recouvrir ses prunelles. Lentement ses mains relâchèrent celle de Perséphone afin de se poser sur son front où un violent mal de tête surpris Renzo qui tremblait comme une feuille.

L'éveil se faisait petit à petit, mais le Seigneur ne voulait pas que cela se fasse aussi rapidement, alors un instant il relâcha sa proie, qui retrouva son calme bien qu'il montrait une certaine incompréhension.
Il avait la curieuse sensation de perdre la mémoire, et de ne plus savoir qui il était vraiment. Le Roi des Enfers ? Lui ? L'italien avait du mal à le croire, pourtant tout lui semblait si réel. Si vrai.

En regardant le spectre en mauvais état, Renzo ne pouvait cachait un malaise, il n'aimait guère cette vision. Qu'allait-il se passer maintenant ? S'il était réellement ce que son âme lui murmurait alors, il n'avait sans doute rien à craindre. Néanmoins, il allait le savoir très vite....
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Perséphone
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MessageSujet: Re: Impatience n'est pas mère de sûreté [libre]   Lun 10 Nov 2014 - 1:43




La Reine, au chevet du jeune garçon, fixe Setesh avec sévérité. Sans même le vouloir, ni probablement s'en rendre compte, le spectre sur lequel elle apposa sa marque il y a de cela fort longtemps, se met toujours dans des situations impossibles.
Voilà qu'il apparait dans un état lamentable, couvert de poussière, son armure en miettes, avec un... chameau dont elle peine à se remettre, et pile quand Hadès décide de se réincarner. Décidément... les choses ne vont jamais comme elles le doivent.


Il a achevé un Saint d'Athéna, c'est déjà une bonne chose. Au moins cette absence à la durée démesurée n'aura-t-elle pas tout à fait servi à rien.
Un léger froncement de sourcils assombrit les traits diaphanes de la déesse lorsque son petit fou mentionne un ennemi déroutant. Etant donné que Setesh est malgré tout le spectre qui la connait le mieux, il a le bon goût d'enchaîner assez vite de sorte à ce qu'elle n'ait pas besoin de demander des précisions. Chose qui serait pour le moins malvenue vu sa situation assez délicate comme ça.



Les sandales de mon... frère ?


A cet instant le regard de Perséphone se pare d'une telle surprise que ses lèvres sont très légèrement entrouvertes. Cela aurait-il un quelconque rapport avec l'éveil récent de l'insolente divinité des voyages ? Cela peut être une coïncidence mais pourrait aussi être lié. Perséphone sait l'amour... que son jeune frère porte à ses... étranges chaussures. Alors que leur disparition ait entraîné son éveil n'est pas forcément ridicule.
Il faut s'attendre à tout lorsque l'on parle d'Hermès. Bien bête serait la divinité qui n'en aurait pas conscience.


Les sandales se mettent à léviter doucement vers Perséphone qui les fixe un bref instant d'un air dubitatif. A quoi peuvent bien servir ces... chaussures...? Peu importe, pour l'instant elle n'a que faire des sandales de son frère. C'est ainsi qu'un vortex* apparait au-dessus du visage de Perséphone, engloutissant les sandales d'Hermès dans une lueur pourpre.



ALESSIO DIS TU ?!


La voix de la déesse tonne comme la foudre alors qu'elle se redresse d'un bond, dévisageant Setesh avec une haine qu'il ne lui a jamais vue sur le visage. Et bien que cette haine ne soit pour autant pas du tout dirigée vers lui, les traits de la Reine sont si durs, si effroyables à cet instant, que le pauvre Setesh pourrait penser qu'il est sur le point de voler en un million de particules.
La douleur qui enserre l'esprit d'Hadès la ramène à la réalité et la contraint à baisser d'un ton. Doucement elle s'agenouille de nouveau auprès du sombre monarque dont l'âme s'insinue de plus en plus dans celle du jeune humain.



Pardonnes moi...


Ces mots sont à peine murmurés alors qu'elle pose délicatement sa main sur le front du réceptacle de son époux.
Durant quelques secondes elle le dévisage d'un air presque contrit. Car bien qu'elle n'éprouve plus aucun sentiment pour personne en ce monde, si ce n'est leur tendre fille, elle n'en éprouve pas moins une certaine nostalgie et une profonde rancune à l'égard du Griffon dont les actes démesurés ont provoqué ce triste résultat.


Un bref soupir s'extirpe de sa poitrine alors que ses prunelles violines se reposent sur Setesh.
Ses lèvres s'entrouvrent mais aucun son n'en sort. La Divine tourne le visage vers le jeune homme à demi allongé, dont les mains viennent de se refermer sur les siennes. Les prunelles brillantes de la déesse le toisent d'un air désolé alors que sa voix, la sienne, sa véritable voix, se matérialise dans la salle pour la première fois.
Les paupières de Perséphone se froissent l'espace d'un bref instant, puis elle incline légèrement le visage dans un sourire délicat.



Il en sera fait comme tu le souhaites.


Elle reporte son attention sur Setesh en extirpant un nouveau soupir. Sans qu'il n'en ait sans doute conscience, l'une des divinités majeures de ce monde vient de lui sauver la mise.



Setesh... Tu t'es soulé jusqu'à en perdre l'entendement au sein même de notre palais, tu as été d'une légèreté sans précédent avec mes nymphes, tu as couru le risque de te faire prendre un artéfact puissant simplement pour aller boire, avec un Saint qui plus est. Mais tu as abattu l'un de nos ennemis et ramené une puissante création de mon frère Hermès. Ainsi... et si tu mérites une punition, nous en reparlerons plus tard. Tu peux remercier sa Majesté, elle vient de te sauver, pour cette fois.
Emportes ce... cet animal autre part, je n'en veux pas ici et je n'ai que faire que les mortels m'offrent ou non des cadeaux. Il aura la vie sauve, pour le moment, mais tu as tout intérêt à t'en occuper et fais en sorte qu'il ne se balade pas partout. S'il venait à s'égarer du côté de Toloméa ou d'Anténora, tu sais ce qu'il arrivera à cette bête.
Enfin... concernant Alessio... je vais m'occuper de son cas. Vas réparer ton armure, nous sommes en guerre Setesh et tu dois être prêt.


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Setesh
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MessageSujet: Re: Impatience n'est pas mère de sûreté [libre]   Mar 11 Nov 2014 - 17:12

Le spectre attendait avec une crainte si grande qu'elle devait être palpable. La pâleur de sa peau aurait été bien proche de celle de sa chevelure si son périple ne l'avait pas rendu aussi crasseux. Perséphone avait été clairement prise au dépourvu par son arrivée en catastrophe. Et plus encore par la présence de Camel. Mais elle semblait tout aussi déconcertée par le fait qu'il lui rapportait les sandales de son frère Hermès. Il fallait bien reconnaître qu'il s'agissait là d'une prise somme toute... originale. Mais Setesh savait ô combien il s'agissait d'un trophée comme peu de spectres pouvaient se vanter de rapporter, étant donné leur dangerosité et leur essence divine.

Et tandis que les sandales disparaissaient dans un vortex, sans doute pour rejoindre le meuble à chaussures de Perséphone, il réalisait alors la situation dans laquelle il se trouvait. Lorsque l'étoile céleste de la Putréfaction avait prononcé le nom d'Alessio, le jeune homme dont s'occupait sa Reine vit sa chevelure s'assombrir soudainement. Ayant daigner relever les yeux un instant Setesh tressaillit alors en voyant cela, et plus encore lorsque son regard aperçu son médaillon. CE médaillon. Le turbulent fou constatait alors que son karma, déjà pourri il faut le dire, continuait de se détériorer au fil du temps. En réalité, il ne se trouvait pas seulement devant la Reine des Enfers, mais aussi face à Sa Majesté Hadès qui s'éveillait de nouveau. 


*Puréééé! Comme si j'avais pas assez merdé comme ça, à tout les coups on va me mettre le réveil du Seigneur Hadès sur le dos..... Bordel, je sent déjà la glace du Cocyte approcher!* 



Et c'est dans le même temps que Perséphone se redressa et que sa fureur sembla alors exploser comme jamais elle ne l'avait fait jusqu'à maintenant. La divine colère de sa reine était telle qu'il n'arrivait plus à respirer, ni même à suer. Il était ... figé! Et "étrangement", le chameau qui était à ses côtés de lui semblait être dans le même état que lui. Etait ce une espèce hybride entre un chameau et un caméléon pour arriver à un tel mimétisme? Setesh n'en avait que faire, tout paniqué qu'il était.
 
*Ahhhh ça y est! je suis mort! Cocyte j'arrive!*



Les pensées du spectre étaient en train de hurler dans sa tête, mais son corps n'en témoignait rien, hormis un tremblement léger qui commençait à se manifester. Sans doute était ce déjà le froid légendaire du Cocyte qui frappait à la porte de l'esprit de Setesh. Perséphone se tourna vers son époux, abandonnant son fou à une angoisse qui allait sans doute finir par tuer l'étoile céleste avant même qu'elle n'ait à lever le petit doigt. Mais le monarque des enfers semblait souffrir de voir le spectre dans un tel état pratiquement allongé au sol pour expier ses fautes (et il est fort aisé de le comprendre) et il demanda alors à Perséphone de s'occuper de lui. Setesh et Camel, une paire improbable dans une situation toute aussi improbable, déglutirent tout deux, appréhendant la sentence qui allait tomber. 
Quelle ne fut pas leur surprise. La punition du spectre allait attendre. Il était évident qu'avec le réveil d'Hadès, elle n'aurait eu guère de temps pour s'occuper de son cas, mais de là à le laisser repartir étant donné le chaos qu'il avait semé dans le Palais de Ses Majestés... Setesh n'en croyait pas ses oreilles, et cela ne faisait que renforcer son dévouement pour eux. Les saints croyaient peut être en Athéna, mais lui servait, à ses yeux, des dieux bien plus importants, plus majestueux et plus dignes. Et si la déesse des saints était réputée pour sa générosité envers l'Humanité, obtenir la miséricorde des dieux infernaux était un cadeau précieux et l'on ne pouvait après un tel geste que les servir avec une foi et une fidélité sans failles. Quand bien même cette miséricorde ne s'arrêterait qu'à un sursis.


"Soyez sûrs, mes nobles Maîtres, qu'il sera fait comme vous l'exigez. Je ne vous remercierais jamais assez encore, Seigneur Hadès, pour votre Grâce, ma loyauté vous est acquise à jamais. Et il en va de même pour vous bien entendu, ma Reine, car vous auriez très bien pu m'exécuter directement sans avoir à écouter mes explications. Hors vous m'avez fait la générosité d'entendre ce que j'avais à dire. J'ai bien entendu vos paroles et jamais plus vous ne verrez cet animal en un lieu si inapproprié. Je vais de ce pas disparaître de votre vue avec ma bêtise et ce chameau, afin de faire réparer mon surplis dans l'heure et être prêt à me battre en votre nom!"


Et sur ces mots, Setesh recula, le regard toujours fixé au sol. Le chameau accompagnait le spectre de la même façon et en un instant, ils disparurent, ne demandant pas leur reste. Ce qu'il venait de se passer tenait clairement du miracle, tout autre que lui aurait sans nul doute été détruit sur place. Mais le voilà en route pour le lac du sang, prêt à redonner vie à un surplis. 

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MessageSujet: Re: Impatience n'est pas mère de sûreté [libre]   Mar 11 Nov 2014 - 21:40

L'avènement du Seigneur...
Le Sombre Monarque sans même avoir pris entièrement possession du réceptacle donnait à ce corps un charisme que nul humain ne pourrait même pas imaginer.
Silencieux après sa réplique, le jeune illusionniste était néanmoins toujours aussi troublé par les événements actuels. Au fur et à mesure que le temps s'écoulait, il sentait les forces le quitter en même temps qu'une puissance nouvelle qui coulait dans ses veines.

La Reine s'occupait du reste, des sandales qu'elle fit disparaître à l'aide d'un vortex. Puis du spectre. Cependant, instinctivement la main du dieu se posa sur son front au moment où la Dame hurla le nom d'Alessio... Cela eut d'ailleurs pour effet de faire bouillir un peu plus le sang du divin, à qui il ne restait plus beaucoup d'instant avant de faire sombrer l'âme du mortel dans un abîme sans fin.
Perséphone se releva une nouvelle fois, un échange de regard débuta alors entre les deux déités des Enfers. Du charme, de la malice... Une magie éphémère brisé par la réalité lorsqu'elle détourna ses yeux pour les poser sur le spectre et l'animal.

Un sourire badin illumina le visage du jeune garçon en remarquant que le serviteur des ténèbres commençait à se rendre compte qu'en plus de l'impératrice, il se trouvait également en présence de la plus haute autorité du Royaume.
Un sourire qui s'effaça quand la Déesse posa la paume de sa main sur son front. Etrangement, un malaise emporta l'espoir du jeune Renzo de vivre. L'ultime soupir devint alors pour le mortel le début d'un songe éternel. La Reine des Enfers s'occupa alors du guerrier. Par chance, l'intervention involontaire du Roi l'épargna, et Perséphone lui confia un devoir; celui de se rendre au plus vite à la Forteresse d'Arès dans l'unique objectif de se battre et de vaincre !

Ce dernier, sans attendre savait le privilège qui venait de rencontrer son destin. Ainsi sans attendre, il affirma sa loyauté aux Enfers. Le dieu, impassible ne fit aucun commentaire. Il laissa la scène se terminer avec le départ de Setesh et de ses " affaires".
Le silence retomba alors dans une atmosphère divine, l'aura rougeâtre du Monarque gagna en intensité, enveloppant la silhouette frêle du garçon qui cette fois fût emporté pour de bon.

Son épouse pouvait remarquer le changement, ce charisme qui grandissait, cette peau de plus en plus pâle qui devenait aussi belle que la lune. Une dernière bribe d'aura s'envola au dessus de sa tête comme une flamme sur lequel on venait de souffler.

L'empereur des Enfers était de retour ! Ténébreux, une aura mystérieuse, mystique se dégageait de sa personne. Un air pur aussi. Une présence apaisante, autant qu'effrayante pour celui dont le coeur ne serait qu'un lac impur.
Avant de prendre la parole, le Seigneur gravit les marches en direction du trône des Enfers. Lentement, comme pour laisser la Maîtresse de son coeur assimiler son retour.
D'un geste gracile, il s'installa, des pupilles transmettant une peine infinie en observant le visage de son épouse.
Les mains sur les accoudoirs...

-" Où est ce doux visage ? Où sont ses prunelles qui ont poussé l'auguste seigneur que je suis à sortir des Enfers pour t'enlever et faire de toi une Reine ?" Sa voix restait toujours aussi paisible, une voix capable de faire fondre n'importe quelle tristesse.

Doucement il leva sa main droite, son index pointa la Reine.
-" Dis-moi tout Ô ma Reine."
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Perséphone
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MessageSujet: Re: Impatience n'est pas mère de sûreté [libre]   Ven 14 Nov 2014 - 23:36




La Reine suit Setesh des yeux alors qu'il disparait par les larges portes de métal. Il est sans doute le spectre le plus dévoué qu'il lui eut été donné d'avoir sous ses ordres sur les derniers millénaires. Mais il sera puni. Oui. Ses fautes ont dépassé sa fonction première et si en temps normal il sait développer des compétences et des verbes qui ont fort souvent égayé les journées de la divine, là il devra comprendre. Même si le chemin est déjà à moitié parcouru, la peur qui tenaillait ses entrailles parlant pour lui.


L'atmosphère du palais change dès que le spectre a quitté les lieux. Entre pesanteur et légèreté, deux ambiances pourtant aussi antagonistes que la lumière et l'obscurité, le sombre monarque s'éveille.
L'âme de l'humain qu'il a choisi pour réceptacle s'efface derrière la clarté du dieu le plus puissant de ce monde.


Dans un froissement de tissu, Hadès marche silencieusement jusqu'au large trône de métal qui siège en haut de quelques marches de marbre. La reine ne pose le regard sur lui à aucun moment. Qu'espère-t-elle ? Qu'il la prie de le laisser seul ? Ce n'est pas ce qu'il fera, elle n'en a que trop conscience.
Leur dernier échange a été sans équivoque. Il l'a prévenue. Il l'a dit. Lorsqu'il sera de retour des comptes seront demandés et un choix aura du être fait. Et si le choix s'est effectivement opéré, comment le lui dire... comment peut-elle lui avouer la terrible requête qu'elle a adressée à sa soeur Aphrodite. Comment osera-t-elle lui confier un si lourd secret.


Bien qu'elle ne ressente plus le moindre sentiment autre qu'un profond respect et une loyauté sans faille à son égard, les premiers mots du souverain la figent comme une statue. De la crainte. Est-ce le sentiment qui prend le pas sur tous les autres. Une crainte mêlée d'une certaine forme de peine. Car la voix du Monarque est telle qu'elle ne peut que comprendre ce qui enserre son coeur à cet instant. Et ce n'est pas parce qu'elle ne ressent plus d'amour que sa peine ne l'afflige pas pour autant.



Majesté


C'est dans un mouvement aussi léger qu'une plume chutant sur le sol que la divine se tourne vers le trône et s'agenouille à même le marbre glacé. Doucement ses paumes se posent contre la surface lisse alors qu'elle incline le buste si bas que sa longue chevelure d'ébène se répand tout autour d'elle.
Jamais elle n'a eu d'attitude aussi déférente, aussi... soumise presque, face à son époux. Jamais elle ne l'appela Majesté lorsqu'ils étaient seuls, dans l'intimité propre au couple infernal. Mais aujourd'hui elle n'est plus digne et ne se sent aucunement le courage de faire comme si de rien était.
Elle savait qu'il demanderait pourquoi. Elle savait que lorsque ce jour arriverait, elle devrait s'expliquer, lui dire ce qu'il s'était produit pendant son sommeil. Et bien qu'il est probable qu'aucun temps ne lui aurait permis d'être réellement préparée à cette épreuve, elle n'avait pas imaginé que ce jour arriverait si vite.



Tu m'as demandé de faire un choix. Tu m'as dit que lorsque tu reviendrais en ce monde, à cet instant, je devrais avoir choisi.
Mais... je n'ai malheureusement pas pu faire ce que tu as demandé.


Une courte pause fige la salle dans une sorte de béatitude pesante. Lentement la déesse prend une longue inspiration alors qu'elle ne se redresse toujours pas, son regard violine restant obstinément fixé sur la dalle qui se trouve sous elle.



Aujourd'hui je ne souhaite plus, et ne suis sans doute pas en capacité de savoir pourquoi je n'ai pas pu évacuer cet être de mon esprit.
Hadès... tu as toujours été le seul, depuis des millénaires infinis, il n'y a jamais eu que toi. Pour toi j'ai tout abandonné. Ma mère, mon père, la terre elle même.
Mais que ce soit à cause de mon ancien réceptacle ou non, quoi que j'ai pu faire, quelle que soit la méthode que j'eus employée, le triste résultat était toujours le même.
Tu étais tout pour moi. Mais il restait une infime part qui ne t'appartenait plus, qui ne m'appartenait plus. Je n'ai rien pu faire contre cela.
Je ne pouvais pas laisser cela perdurer. Je ne pouvais pas te laisser pardonner, me pardonner, sachant que je ne pouvais rien faire contre ce mal. Je ne pouvais plus supporter que cela te porte préjudice, que cela mette à mal les enfers, provoquant ton départ. Alors...


Ses poings se referment sur eux-mêmes alors que la voix de Perséphone se fait plus douce, presque dans un murmure inaudible, tremblante de crainte, vibrante de regrets.



J'ai demandé à ma soeur Aphrodite de priver mon âme de la capacité d'aimer. Je ne pouvais plus permettre que ta si merveilleuse âme souffre par ma faute. Et si j'ai depuis bien longtemps perdu la candeur qui m'aurait peut être permis d'estimer que cela serait moins douloureux pour toi, au moins n'aurais-tu plus à souffrir de mes actes dans le futur. J'ai refusé que cette situation perdure et cette solution était la seule.
Ma loyauté et ma fidélité aux Enfers te seront toujours acquises mais j'ai bien conscience que cet acte est impardonnable et j'affronterai ta colère sans mot dire.


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MessageSujet: Re: Impatience n'est pas mère de sûreté [libre]   Lun 17 Nov 2014 - 23:12

    Le silence... Paisible et douloureux à la fois. Le Monarque connaissait son épouse, ses craintes, ses peurs, ses angoisses. Cette fois, la situation était autre, une crise entre eux comme jamais. Une scène rare dans ce couple pourtant si fort.
    Il était pourtant évident que le Seigneur n'avait pas l'intention de voir Perséphone lui échapper, épouse, mais elle était aussi sa muse, son inspiration.

    Et elle était là, sous ses yeux. Un visage qui ne lui plaisait que peu. Oui, elle n'était plus la même, il ne s'agissait plus de sa Reine, mais d'une infâme copie de celle à qui il avait offert la couronne.
    Impassible, Hadès observa son interlocutrice s'effondrer au sol, à genoux, les mains au sol, et la tête frôlant les dalles.

    Même s'il ne le montrer, l'empereur ne pouvait que se sentir triste devant ce spectacle. Jamais auparavant il n'avait vu la Déesse ainsi, aussi fébrile, le nommant "Majesté " en privé.
    Sur l'accoudoir, ses doigts se crispaient au plus le récit de Perséphone se déroulait et atteignait son ouïe attentive aux détails. Un sourire badin sur le visage s'esquissa lentement, comme pour masquer le malaise qui gagnait en intensité.

    Ainsi, elle n'avait pas encore faire de choix. Se disait le Roi des Enfers, le regard qui frisait timidement pour représenter un sentiment de peine en l'écoutant parler de sa demande à Aphrodite.
    Fermant les yeux, il se releva comme une ombre inquiétante. Finalement son départ ne fut peut-être pas une si bonne initiative. Son retour également à en croire la scène devant lui.
    D'un pas las, le dieu s'approcha de son ciel. En marchant, au milieu d'une aura d'un rouge intense qui naissait de sa main, il fit apparaître son épée sacrée. Brillante, elle dégageait une énergie fabuleuse.
    Lorsqu'il arriva devant la Déesse, il usa l'arme pour relever la tête de son interlocutrice en posa la lame sous son menton. Là, il plongea son regard le plus froid dans celui de son épouse toujours aussi fébrile.

    -" C'est bien pire que cela ! Une statue de cire ne mérite pas la couronne." Une voix sans émotion, un rythme lent qui se voulait être plus douloureux que mille poignards dans un coeur déjà blessé.

    C'est tendrement qu'ensuite, le Monarque posa un genou au sol, pour prendre entre ses deux mains pâles le visage de Perséphone. Lentement, il baissa l'une de ses mains, qui glissa le long de l'épaule avant de la décaler sur la robe au niveau du coeur de son interlocutrice.
    Soudain, il serra fort...

    -" Tu mériterais que je l'arrache ! Néanmoins, aussi étrange que cela puisse sembler, le mien bat toujours aussi fort pour ce que tu étais jadis. Tu as ôté un nuage dans le ciel en y ajoutant un encore plus imposant."
    A cet instant, il serra encore plus le tissu qui commençait à s'arracher. Son autre main sur la joue de son épouse se contenta de quelques caresses glaciales
    -" Cependant, j'ai tellement souffert pour te conquérir, pour faire de toi la Reine du Royaume le plus Juste... Qu'il m'est impossible de te sanctionner, de plus il n'y a guère de sanction digne de ton acte..."

    A la fin de cette phrase; il déroba sur les lèvres de son épouse un baiser, comme un remède pour apaiser sa peine et sa colère. Puis, il se releva d'un mouvement ample en arrachant un morceau de tissu de la robe de la Reine.
    L'épée divine disparut juste après. Un long soupir avant la suite.
    -" Relève-toi à présent ! Il n'y a pire douleur pour le Seigneur des Enfers que de voir son aimée au sol, rampant. Sache cependant que mon pardon n'est pas éternel."

    Maintenant, il s'agissait de régler la situation. Les bras le long de son corps, il se tourna vers le trône, de dos à la Reine...
    -" Souhaitons que l'offensive chez mon neveu réussisse ! En attendant mon affaire est ailleurs. Sais-tu où trouver Aphrodite ?" Demanda-t-il la voix déterminée.



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