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 Les retrouvailles des deux roses [PV Flagello]

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Althéa
Spectre du Vampire de l'étoile céleste des Ténèbres
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MessageSujet: Les retrouvailles des deux roses [PV Flagello]   Ven 26 Sep 2014 - 20:36

[Ceci est le troisième chapitre de la rencontre entre Althéa et Flagello]

Flagello et moi venons d'ici


« Merci… Je vous fais la promesse de ne pas vous décevoir, et de profiter de cette vie, de ne pas la gâcher. .. »

Cette phrase qu'il avait laissé s'échapper avec tant ferveur malgré son état d'extrême faiblesse s'était frayé un chemin jusqu'au cœur de la vampire. Cela avait été un de ces instants sacrés où le sang de la dame s'embrasait sous la douceur de son chant. La Rose prenait soin des siens et entre ses lèvres, les mots amitié et famille n'étaient pas de vains mots. A chaque nouvelle perle écarlate glissant dans sa gorge Althéa sentait le lien entre elle et son nouveau garde se resserrer. Plus qu'un envoûtement, c'était un lien que rien ne pourrait plus détruire. Subjugué par l'Etoile des Ténèbres, Flagello s'était laissé entraîné sous la chaleur de ses ailes pour ne plus en ressortir. Désormais, il ne pourrait plus oublier ce qu'elle lui avait donné, ce qu'elle lui avait rendu. Ce que ce monstre à visage de femme lui avait volé en lui détruisant presque sa vie.

Ce temps est révolu, à présent, je sais que rien ne nous séparera... Le sang est la vie, le sang est le lien...

Le soleil s'était ensuite incliné lentement, poursuivant sa course inéluctable comme à chaque nouvelle nuit naissante. L'or et l'écarlate avait embrasé l'horizon comme jamais auparavant, offrant une scène aussi solennelle qu'inoubliable.

La beauté de ce monde, pourquoi seuls des yeux de Vampires peuvent-ils l'apprécier à sa juste valeur ?

Et se levant sans le moindre bruit, elle ouvrit grand la fenêtre avant de s'élancer vers le ciel nocturne.

~~~~~~~~

Quelques jours s'étaient écoulés depuis. Un calme tout relatif avait régné en cette demeure. Le souffle de la jeune femme s'était fait entendre tout doucement entre deux périodes de chants. Un ode au monde, aux différentes terres, à l'amour et la mort. Tant de mélodies avaient résonné en plus des cris du métal sous le coup des marteaux de la forge toute proche. Le temps était aussi extravagant que l'ambiance générale au sein de la demeure Brumel. De nouvelles chambrées avaient été aménagées pour l'ensemble des gardes et des gens de la maison. La dernière aile venait d'être entièrement refaite à la fois simple et somptueuse, donnant sur le parc et les magnifiques arbres centenaires.

Des jours durant lesquels, Althéa se faufila hors de la maison. Seule ou escortée de sa garde et de l'une de ses suivantes, la splendide spectre rousse partait pour des destinations qu'elle seule connaissait. Les choses changeaient alors que tout semblait comme figé dans un temps unique en son genre.

Un soir pourtant, tout allait changer pour le nouvel arrivant. Sa nouvelle chambre l'attendait. D'autres novices venaient aussi de prendre leurs quartiers en la nouvelle demeure de la famille Brumel. Des gens que Flagello ne tarderait pas à rencontrer mais pour l'instant, il en était encore à découvrir ses nouveaux appartements et l'écurie renforcée de Moonlight Shadow.

Bientôt, un autre choix se proposera à toi...

Bientôt Flagello. Sens-tu déjà une nouvelle passion s'emparer de toi, douce et délicate.


Sur ces pensées, la jeune femme se remit à chanter l'une de ces mélodies qui ne tarderait pas à envoûter celui qui aspirait tant à vivre sous son aile et son autorité...
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Flagello
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MessageSujet: Re: Les retrouvailles des deux roses [PV Flagello]   Sam 27 Sep 2014 - 14:32

  • Le temps s'était écoulé depuis ce jour, depuis ce moment magique... Cette morsure purificatrice qui l'avait délivré, nettoyé ses veines de son mal le plus profond. Bien que toujours encore un peu troublé, son existence avait un chemin tout tracé. Un chemin de lumière, paisible. Loin de la frénésie et de la violence de la Fosse des Calamités.

    Oui ! Ici il sentait parfaitement heureux, retrouvant peu à peu le goût de vivre, le goût de travailler dans une atmosphère douce et sereine. Ce jour où le lien naissait, jamais il ne pourrait l'oublier ! Jamais ! Depuis, il était comme neuf. Et il savourait cela avec une passion rare. Les jours passaient, il se rendait à son poste, aux écuries, il s'occupait avec l'aide de Lorenzo son équipier novice comme lui des chevaux, et surtout du cheval de leur Maîtresse; Dame Althéa. La propriétaire du Domaine était chargé de ses propres affaires, par conséquent cela faisait bien longtemps que lui, mais aussi les autres simples gardes qu'ils ne l'avaient pas vu ici. Cependant rien ne changeait à leur passion et leur dévotion pour elle.

    Le jeune Italien travaillait avec un grand sérieux. Plus les jours passaient et plus il était intégré à la troupe des simples gardes. Ils étaient dix, et bien qu'ils étaient dans la demeure les êtres avec le moins de " privilèges " et avec le rang le plus bas, aucuns ne pouvaient se plaindre de sa condition tant ils étaient bien traités. Si bien qu'ils avaient rarement l'impression de vivre selon leur statut réel. Tout se déroulait de mieux en mieux, il oubliait son passé. L'absence dans le domaine de Dame Althéa n'affectait en rien son travail. Les simples gardes restaient sous les ordres de Angus, le Maître d'Arme de la Rose.

    De plus leur rang faisait qu'ils ne voyaient que très peu leur Reine, et cela était tout à fait normal et n les dérangeait pas. Pour eux, l'apercevoir était un privilège ! Ces moments étaient souvent ceux où elle passait le long d'un couloir où devant une porte dont ils avaient la charge. Bref, la hiérarchie était stricte et parfaitement marquée, mais le respect l'était également, ici, nulle humiliation. Cela était la formule qui permettait à Flagello d'être fier de lui, et de retrouver la confiance et l'orgueil perdu depuis trop longtemps maintenant.
    Le jeune garçon se sentait comme dans un jardin d'Eden, pur... Ce matin encore, son réveil fut paisible, malgré le fait que depuis quelques jours, la demeure était le théâtre d'une rénovation et de nombreux travaux. Notamment au niveau du bâtiment des gardes. Bien que peu affecté par le changement, Flagello appréciait observer ce qu'il se passait, sans pour autant oublier son rôle. Garder les écuries de la Demeure. Et aujourd'hui, le temps était ensoleillé... Après s'être préparé, avoir mis sa tunique bleu commune à tous les gardes novices, le dernier venu prit la direction de son poste en compagnie de Lorenzo qui avait lui aussi en charge la garde des écuries.
    -" C'est bien, tu sembles t'être parfaitement adapté à ton rôle, et au groupe... On est dix, mais on s'entend tous très bien." Signala Lorenzo en ouvrant la porte menant au lieu de travail, tout en balayant de son regard les écuries.
    -" Oui, je ne regrette rien, je suis content d'être ici... Loin de la souffrance." Répliqua Flagello l'air maussade qui se changea en surprise lorsque son équipier lui frappa gentiment le dos pour le réveiller.
    -" Ah ne pense plus au passé, on est tous passé par ce brouillard, mais la main que nous a tendu Dame Althéa a balayé nos craintes et nos maux de jadis. Nous lui devons tellement." Poursuivit Lorenzo en ouvrant l'enclos afin que les chevaux puissent un peu prendre l'air.
    Flagello en profita pour arranger la paille et aider certains à sortir.
    -" Tu as raison Lorenzo, sans elle je ne sais pas ce que je serais devenu."
    -" Sans doute plus de ce monde vu la situation dans laquelle tu étais quand elle t'a trouvé." Contesta-t-il un rire qui se voulait léger comme une invitation à prendre cela avec amusement maintenant qu'il allait bien. C'était de cette façon que le pris la dernière recrue.
    -" En effet ! Bon on a du boulot, je vais voir Moonlight... Je reviens." Annonça l'Italien en saluant de la main son "frère".

    Tout se passait parfaitement, les deux avaient renforcé la sécurité auprès du cheval de leur Dame. Avec pour objectif d’éviter une erreur comme l’autre fois. Jour qui avait ensuite été le plus beau de sa vie.
    Cette journée touchait à sa fin, le diner s’était déroulé à la cantine avec toujours cette ambiance festive et agréable. Lorenzo était parti se balader un peu. Flagello le regardait passer depuis la fenêtre de la chambre. Lui aussi semblait avoir un passé fait de souffrances et d’humiliations. Et lui aussi semblait avoir trouvé un coin de rêve au sein de cette demeure.

    Soupirant, le jeune garde regardait le ciel, qui se changeait dans sa robe de nuit, avec plein d’étoiles. Déboutonnant deux boutons de sa tunique, il esquissa un sourire et se laissa hypnotiser par le chant qui venait du bâtiment destiné aux autorités de la Demeure, là, où se trouvait le luxe, ses yeux s’y posèrent avec tendresse, cette voix, ce chant… Il s’agissait de la Vampire qui était de retour ! Ce chant qui l’éloignait du monde, qui transportait son âme dans un paradis.

    Sans un mot, Lorenzo entra, et sans réfléchir lui aussi se laissa charmer par le chant envoutant qui flottait dans l’air. Leur souffle était voluptueux, et leur cœur battait lentement… Aucun des deux n’osaient interrompre, non, ils n’en avaient pas la force… Les gardes ne dormiraient pas longtemps, mais cela n’avait pas d’importance. En quelque sorte ils étaient déjà en plein songe…

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Althéa
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MessageSujet: Re: Les retrouvailles des deux roses [PV Flagello]   Sam 18 Oct 2014 - 19:34

Instants de flottements entre la nuit et le jour, paix mêlée de magie. Rien ne pouvait mieux souligner le côté précieux et fugitif de ces quelques minutes, non, secondes suspendues entre l'envol de Séléné et la chute d'Hélios si ce n'était l'azur paré de teintes si chaudes et rapides que rares étaient ceux capables de réellement les contempler.

De par sa nature, nombreux étaient les hommes au fait de l'existence des siens à penser que les infants évoluant sous les ailes de Nyx ne pouvaient souffrir les rayons de l'astre du jour. Hélios était brillant et chaud mais pas destructeur non plus. A moins de trop s'en approcher mais elle n'avait rien d'un Icare. La Rose était trop fine, trop subtile pour faire cela. Envoûtante et splendide tout comme son chant qui ne cessait de caresser les âmes présentes sous son toit. Non, le seul soucis qu'imposait l'exposition au soleil était l'affaiblissement presque dramatiques des pouvoirs et des facultés de plus jeunes d'entre eux.

Plus faibles que des enfants à peine nés, fragiles comme la tendre pousse s'élevant vers l'astre de la nuit. Si tendres que de simples humains pourraient en venir à bout. Pauvres infants qui n'avaient point accepté les enseignements de ceux qui vous ont éveillés au don obscur...

Tant de pensées alors que son esprit tout comme son chant se propageait toujours plus loin entre les murs de Brumel.

Flagello...

Le berserker banni prenait de plus en plus ses marques parmi les novices. Les dix novices, les gardes les plus bas en cette maison même si cela n'était que passager. Flagello s'était d'ailleurs faits quelques amis au cœur de ce petit groupe sous la tutelle d'Angus le maître d'armes et parfois celle de Laetitia, plus martiale que sa tendre Lucile. Viendrait ensuite pour lui le temps de rejoindre les aguerris et enfin la garde rapprochée ne comprenant que des gardes endurcis, ayant déjà faits leurs preuves et ce de la plus belle façon. Hommes et femmes de ce rang le plus haut arboraient d'ailleurs pour la plupart les pendentifs qu'offraient la dame Brumel lors de services et de bravoure exceptionnels. Les meilleurs parmi eux...

Tu pourrais les rejoindre assez vite et peut-être même devenir l'un de mes calices. Ton sang est si puissant en plus de me convenir à la perfection. Ressens-tu déjà les effets de ma morsure en ta chair, de ce lien qui lentement, tendrement se tisse entre nous tel un ruban écarlate ne cessant de se diviser et se renouer. Je sais qu'un jour, tu viendras de toi-même tendre ta nuque vers moi. Tous ceux qui deviennent des calices le font toujours de leurs plein gré. Quelque soit le temps que cela prend, la totale acceptation, le désir de ce sort reste la clé, le lien entre nous...

Un sourire sur ses lèvres alors qu'elle le sentait approcher de Moonlight Shadow. avec le temps et le sang que lui avait offert la spectre, Flagello commençait à s'affranchir des premières appréhensions envers l'immense étalon, le démon veillant sur elle autant que les autres familiers. Il fut un temps où il se nourrissait encore de la même pâture que les autres mais maintenant, le sang de la spectre se mêlait à son avoine comme il coulait dans la gorge des petites Vampires et le lien ne cessait de se perpétuer, se renforcer alors qu'Angus entraînait le démon au combat. Le résultat était cet étalon immense et aussi vif que le vent sauvage capable de tuer d'un seul coup de patte, d'une seule ruade bien placée. Immense, effroyable en sa colère, tel était l'étalon.

Et tu es parvenu à t'en faire apprécier. Moonlight tolère ta présence et cela me suffit comme première preuve. Bien sûr, jamais, il n'acceptera d'autre cavalier que moi sur son échine mais il te laissera voyager à ses côtés. Implacable est l'étalon quand il veut mettre un ennemi à terre. Combien de sang a déjà ruisselé sous ses fers, combien d'os se sont brisés sous ses coups. Moonlight est un cadeau d'une lointaine parente. Le Démon que tous craigne en cette écurie et qui pourtant se fond sans soucis au milieu des siens. Un cheval parmi les autres comme moi, je ne suis qu'une Rose parmi les autres. Une simple rose en apparence...  

Un sourire se dessina sur ses lèvres avant que rejetant sa lourde robe, elle n'appelle Lucile. Zélée, la blonde servante ne mit pas une seconde avant de paraître devant la dame des lieux.

- Lucile, ma tendre Lucile, je viens de sentir son approche.
- Notre...
- Oui, elle approche avec son escorte. D'ici peu, elle passera le dernier relais et il lui faudra changer d'attelage.
- Et vous avez décidé de l'attelage en question ?
- Oui... Je ne peux rien te cacher, mon amie. Angus doit encore demeurer céans et il et hors de questions de la laisser sans escorte. J'ai vu que Flagello s'est fait déjà partiellement accepté par Moonlight Shadow et commence à réellement prendre confiance en lui.
- Vous souhaitez donc qu'il fasse partir de l'escorte que vous aller envoyer.
- Oui, Harcher et Angus ne seront pas trop pour veiller sur la demeure, les derniers préparatifs ainsi que le renforcement des défenses.
- Et vous pensez qu'il sera de taille ?
- Laetitia voyagera avec lui et accueillera dame Isabella comme elle le ferait pour moi.
- Bien et pour les autres.
- Qu'elle les choisisse mais je tiens personnellement à ce que ma mère contemple le jeune banni de ses yeux sans avoir eu la moindre information sur lui. Que rien de son origine ne transparaisse.
- Bien ma dame.
- Va, ma douce, je pourrais me défaire toute seule, ne t'en fais pas...


Et sur ces paroles, les lacets étroitement noués dans son dos se défirent sans qu'elle ne fasse le moindre geste. C'est plus par pure amitié et par ce qu'elle l'appréciait sincèrement que la Vampire partageait son antre et son intimité avec la blonde suivante. une âme sincèrement et totalement dévouée à elle, un calice plus que précieux capable de tenir bien plus que tous les autres.

Va ma tendre Lucile, va vers lui, qu'il passe sa seconde épreuve... Va Lucile...

Et sans perdre un souffle alors que l'étoffe venait de choir à ses pieds en un bruissement gracieux, la laissant parée de ses seuls dessous et de sa longue chevelure rousse.

" Laetitia, Laetitia, ma brave, ma vaillante, prépare-toi à partir pour le dernier relais que prendra d'ici quelques heures dame Isabella, le père Matthias et leur escorte. Choisis soigneusement les chevaux de rechange et les montures qu'utiliseront les gardes. Veille à l'accueillir comme tu le ferais pour moi. Choisis soigneusement les gardes parmi les novices et les aguerris, celui de la garde rapprochée sera désigné directement par Angus. "

Le cosmos des Ténèbres se déploya autour d'elle en une aura unique, portant dans la foulée le message télépathique vers la seconde suivante. La brune Laetitia.

~~~~~~~~~~

Quelques pas rapides avant que soudain on frappe à la porte de la chambrée que Lorenzo et Flagello occupaient tous les deux. Le temps d'avoir la réponse et elle se présenta aussitôt.

- Flagello, novice de la garde. Notre dame te charge d'une mission de la plus haute importance. Revêt ta plus belle livrée une fois que tu auras scellé ton cheval en plus d'aider à préparer des montures fraîches pour assurer le changement d'attelage d'une autre dame plus qu'importante en ces lieux : dame Isabella, la mère de notre jeune dame Althéa. Elle mérite tous les mêmes égards que notre dame et c'est sous les ordres de Laetitia que tu lui serviras d'escorte avec quelques autres gardes depuis le relais jusqu'à notre demeure.

Fais honneur à notre maison et à notre dame. Qu'elle n'ait pas à regretter de t'avoir choisi personnellement. Il te reste encore quelques instants pour te préparer et aider à l'écurie. Laetitia t'en dira plus, ne la fais pas trop attendre.

Bonne chance, Flagello...


Laissa-t-elle ensuite tomber de sorte que lui seul puisse entendre ces derniers mots. Elle était venue en tant que supérieure porter un ordre mais cela ne l'empêchait pas d'apprécier le jeune homme.
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Flagello
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MessageSujet: Re: Les retrouvailles des deux roses [PV Flagello]   Dim 19 Oct 2014 - 18:50

    Le jour se levait paisiblement sur Florence, sur la demeure Brumel... Flagello avait eu le droit à quelque heure de plus de repos avant de prendre son poste aux écuries, cela lui donnait l'occasion de se reposait et de dormir un peu plus.
    L'autre lit de l'autre côté était vide, Lorenzo était déjà surement en plein travail. De toute façon ils ne s'occupaient pas vraiment de leur emploi du temps, cela était à la charge du Maître d'Arme qui répartissait bien les heures.

    Tranquillement allongé, le dernier venu s'étirait, se prélassait en regardant par la fenêtre le ciel bleu et le soleil brillant. Il était bien, même s'il ressentait un manque qu'il ne parvenait pas à expliquait, et qui depuis quelque jour le faisait parfois trembler. Il passait souvent sa main sur sa nuque aussi. Même s'il n'y prêtait pas attention car la sensation était des plus agréables, et puis tout était si merveilleux comparé à sa vie passée.

    Lentement, il se leva en baillant, et fit sa toilette. Le garde était tout propre, bien habillé. Il quitta la chambre pour se rendre dans la petite cantine dédié à ceux de son rang. Là-bas, on lui servit un bon petit-déjeuner qu’il dégusta en prenant son temps, il put discuter avec deux novices dans le même cas que lui niveau horaire. Ils discutaient sur de nombreux sujets, sur le travail, la vie dans le demeure, parfois sur leur passé qui était pour la majorité triste et dévastateur. Des êtres qui seraient sans doute morts s’ils n’avaient pas croisé la route de Dame Althéa.

    Terminant, il apporta son plateau vide, et reprit la direction de sa chambre pour passer un peu de temps avant de prendre son service. Flagello prit place sur le sol devant la fenêtre et joua de la guitare en sifflotant…

    Tout d’un coup on frappa à la porte, Flagello s’arrêta de jouer, et se leva pour ouvrir. Lorsqu’il remarqua qu’il s’agissait de l’une des suivantes de la Vampire, il inclina son buste.
    -« Dame Lucile ! Que puis-je faire pour vous ? »

    Celle-ci ne tarda pas à expliquer les raisons de sa venue dans le compartiment des gardes et en particulier dans sa chambre. Attentif, le jeune Italien sentait son cœur battre très fort. Il allait devoir sortir pour s’occuper d’une personne extrêmement importante ; la mère de sa Maîtresse.

    -« Très bien, le temps de changer de tenue, et je me rends auprès de Dame Laeticia. » Répliqua-t-il avant qu’elle ne quitte le lieu en lui souhaitant bon courage. Un geste qui lui donna de la force, car même s’il ne l’avait pas montré, le jeune garde se demandait s’il serait à la hauteur. En plus il se posait la question de savoir s’il serait capable de satisfaire la personne qu’ils devaient escorter jusqu’ici.
    Car il savait également qu’il devait donner une bonne image de la demeure à l’extérieur. Se changeant pour mettre la tenue pour ce genre d’événement. Très belle, sombre avec des broderies en ors et rouges dans un ensemble élégant. Flagello s’observa dans le miroir se recoiffa et souffla pour se convaincre que tout irait bien.
    Pressant le pas il se rendit donc aux écuries comme le lui avait recommandé la suivante. Sur place, il vit à l’entrée Dame Laeticia qu’il salua respectueusement.

    -« Madame ! On m’a envoyé jusqu’ici… Je suis à votre disposition… » Déclara-t-il en redressant son buste, en regardant aussi la présence d’un garde qui était juste à coté d’elle. Une présence incroyable.
    La jeune femme le salua, et lui expliqua la situation, le fait qu’ils devait se rendre au point relai pour rencontrer la mère de la Reine des lieux, le changement de monture, ainsi que l’escorte. Evidemment elle n’oublia pas de lui présenter le garde d’élite de la demeure, et un peu plus loin les deux gardes qui étaient des aguerris.
    Ensuite, elle l’envoya chercher six chevaux à préparer pour eux, et six pour la troupe de Dame Isabella. S’exécutant en répondant d’un geste de la tête, il eut la bonne surprise de voir Lorenzo, en train de préparer les montures.
    -« Tu fais partie de l’expédition toi aussi ? » Lui demanda-t-il un sourire aux lèvres pendant qu’il attrapa des selles, en faisant attention à bien les choisir selon l’importance des personnes.
    -« Oui on m’a demandé la même chose qu’à toi. Tu ne croyais quand même pas que j’allais te laisser le privilège de sortir tout seul pour t’occuper des chevaux et te balader… » Répondit Lorenzo en rigolant avant de poursuivre.
    -« Je prendrai les trois chevaux là, et toi ces trois-là… Ensuite on se partagera le port des quelques vivres pour la route. »

    Flagello acquiesça de la tête, puis débuta le travail qu’il fit avec soin. La bonne ambiance aidant, les deux gardes novices ne tardèrent pas à rejoindre les quatre autres membres de l’expédition avec les chevaux. Six déjà parfaitement équipés, et six qui le seraient ensuite en arrivant au relai. Suivant un protocole strict, les gens prenaient place. La suivante s’occupaient d’organiser tout ça, et chaque garde avaient un rôle à tenir, lorsqu’elle s’adressa à lui, l’ancien banni répondit dans mouvement de la tête.
    « Bien Madame ! »
    Avec Lorenzo ils devaient s’occuper des chevaux qui serviraient pour le changement de monture de Dame Isabella et ses hommes, et aussi des vivres et de l’eau. Tout en place, Dame Laeticia se tenait droite devant, en compagnie du garde d’élite. Derrière eux, se trouvait les deux gardes aguerris qui étaient chargés de surveiller les alentours de leur chemin. Et en fin les deux simples gardes qui malgré tout devait se tenir correctement. Ce qu’ils firent sans problème. Un mouvement de la main de la Dame, et la troupe quitta le domaine pour accomplir ce voyage jusqu’au point relai.

    C’est dans une ambiance à la fois sérieuse et détendue que les six membres de la demeure Brumel empruntèrent un itinéraire déjà défini. En retrait, Flagello faisait attention aux trois chevaux dont il avait la charge… A un moment Dame Laeticia indiqua que le relai était tout prêt.
    Au loin, en effet, Flagello pouvait voir une auberge, un établissement de bonne qualité…
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Althéa
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MessageSujet: Re: Les retrouvailles des deux roses [PV Flagello]   Dim 26 Oct 2014 - 12:06

Le jour se levait doucement, sans heurt, sur la Maison Brumel. Dans les profondeurs souterraines, Althéa s'était retranchée. Encore éveillée, elle parcourait l'ensemble du domaine de ses sens affûtés. L'avantage d'être une vampire était de pouvoir suivre tout ce qu'il se passait en sa demeure sans quitter son sanctuaire secret. Sur son lit de terre, de roses et de sang, elle reposait simplement. Les Calices et la garde rapprochée veillait au grain. Et puis, hormis les humains, qui convoitait cette demeure ? Les autres spectres la laissaient tranquille. Du moins pour l'instant et, Flagello excepté, aucun guerrier cosmique n'avait franchi les limites de Florence.

Mon pauvre ami...

Le sang du jeune homme était resté en ces souvenirs avec ce flot de souffrance et de tristesse qu'elle s'était efforcée d'apaiser. Lui offrir une nouvelle vie passait pas la fin de l'ancienne et de ces brisures passées.

Cette femme t'a fait tant de mal. Comment espérer tirer quelque chose d'un guerrier si on le traite toujours comme de la chair à canon sans la moindre considération. Autant ne prendre que des brutes décérébrées si c'est pour cela. Mais la force pure et dure a aussi ses limites. Tôt ou tard, on trouve plus puissant et cela est la loi de l'univers. Tout change, tout évolue et chaque être a ses qualités. Tu as l'essence d'un guerrier mais pas le genre dont rêve cette donzelle.

Mon pauvre ami, oublie-la. Oublie-la, oublie ton ancienne existence et embrasse enfin la vie que je t'offre. Cette épreuve marquera le pas décisif...

Que la lune te soit douce, Flagello et que de par mon sang, tu t'ouvres enfin à ta destinée.


~~~~~~~~~~

De la demeure Brumel au relais où s'était arrêtée la voiture de dame Isabella, le trajet s'était fait sans encombre. Vêtue de sa robe écarlate, Laetitia ouvrait le chemin avec Florian. Elle et le garde d'élite portant fièrement le pendentif que lui avait remis la Rose attiraient l'attention tout comme l'équipage qui suivait. Quatre autres gardes de la Maison Brumel en tenue d'apparat menant six superbes montures sans le moindre soucis. Tout cela intriguait. La nouvelle de l'arrivée d'une famille assez pourvue en or sonnant et trébuchant était bien parvenue aux oreilles des habitants mais les voir ainsi au grand jour était une première. La qualité des chevaux, du matériel et la richesse des vêtements qui n'étaient pourtant pas trop ostentatoire avaient quelques choses d'attirant. C'était une énigme que cette demeure tout comme la dame y vivant. Les rumeurs la décrivait très belle, très riche mais atteinte d'un mal incurable qui l’obligeait entre autres à se cloîtrer dans l'immense demeure et à n'en sortir qu'escortée de son médecin personnel voire de son chapelain. C'était réellement une triste histoire que celle de cette jeune fille destinée à disparaître si jeune et un parti plus qu'intéressant pour tout aventurier. Après tout, une fois veuf, la fortune familiale lui reviendrait. Nombreux étaient ceux à avoir tenter de joindre cette maison mais étrangement tous revenaient bredouilles. On les laissait entrer et ressortir mais de la dame, aucun d'eux n'avait pu ne serait-ce qu'entrapercevoir la silhouette.

Tout une histoire qui avait fini par se perdre dans le flot de rumeurs avant que d'autres potins ne prennent la relève et qu'au final, la demeure d'Althéa quitte le centre des discussions.

De longs moments de trajet plus tard et la demeure apparut enfin. Le soleil était presque à son zénith. De quoi donner une idée du temps passé depuis le départ. La route était déserte, entourée de bois clairsemés où quelques bêtes paturaient. Tout était calme, si calme. Peut-être un peu trop mais un autre regard jeté à l'escorte montrait que cela ne les faisait pas se relâcher et échangeant un regard avec Florian, Laetitia se dirigea vers les autres gardes.

- Flagello, Lorenzo, le relais est plus qu'à une centaine de mètres à présent. Je vous félicite d'abord pour toute cette partie du voyage et le parfait état de santé des chevaux que vous avez choisi en plus de leur équipement. Maintenant, connaissant dame Isabella, il ne serait pas étonnant qu'elle choisisse de parcourir la distance la séparant de sa fille directement à cheval en faisant suivre ses bagages à distance. Pour l'instant, je ne sais encore rien mais il se peut que cela s'avère être la réalité et en ce cas, une selle d'amazone devra être prête pour elle et ce sur la monture la plus obéissante dont nous disposons. Je compte donc sur vous deux pour rester assez proches et agir dès que notre dame aura fait son choix. Sa propre escorte se chargera sans le moindre soucis de ses malles. Aussi, notre rôle sera de la mener aussi vite qu'elle le souhaitera au manoir Brumel.

Puis, les détaillant tous deux.

- Votre tenue a un peu souffert du voyage, veuillez aussi prendre soin à vous rendre parfaitement présentables devant dame Isabella et le père Matthias. Nous sommes les représentants de la Maison Brumel et ceux qui veillons sur ce qu'elle a de plus précieux, sa seule fille vivant encore auprès d'elle. Aussi, vous devez montrer le meilleur de vous-même. Et sur ces mots, elle talonna sa monture avant de se rendre auprès des deux gardes aguerris fermant la troupe.

~~~~~~~~~~

Immense était le relais. Des murs refaits de frais, des paniers de fleurs et des odeurs de cuisines s'échappant des fenêtres toutes proches. Des jeunes et jolies serveuses qui courraient d'un côté à l'autre, souriantes et agréables. Quelques hommes costauds déchargeant les voitures, calèches et autres carrosses. Tout était débordant d'animation et d'une certaine aisance.

D'un geste, Laetitia dirigea la petite troupe vers l'une des cours avant d'héler l'une des serveuses.

- Mademoiselle, pouvez-vous nous mener vers l'entrée et annoncer à votre patron que dame Laetitia de la Maison Brumel vient d'arriver céans.

Rougissante, la jeune fille s'empressa de répondre en bredouillant, attrapant au passage les quelques pièces que la brune suivante lui tendait. Laetitia était aussi généreuse que les autres suivantes même si elle paraissait plus dure au point d'intimider de quelques paroles une fille qui devait pourtant en avoir vu passer des gens et pas forcément des meilleurs. Les brigands étaient encore monnaie courante et les filles employées dans les auberges et autres relais en voyaient parfois de toutes les couleurs.

Et descendant de cheval, la brune jeune femme vit arriver le tenancier du relais plus que désireux de donner bonne impression à des clients fortunés.  

- Ma dame, je vous en prie, entrez et prenez un peu de repos. Nos meilleures servantes sont parties prévenir dame Isabella et son escorte de votre arrivée.

Et inclinant la tête en signe de salut la jeune femme reprit.

Bien, merci, je vous accompagne céans.

Et se tournant vers les deux novices.

- Florian va me suivre alors que nos amis monteront la garde à l'intérieur, je vous laisse faire ce qu'il faut pour que les montures soient prêtes. Quant au choix de dame Isabella, je vous en enverrai un des aguerris dès qu'il sera fait. Je vous prie juste d'attendre et de veiller à ce que personne ne tente de nous nuire ou de nous dérober quoi que ce soit. J'ai confiance en vous, ne me décevez pas et surtout ne décevez pas dame Isabella.

Ses directives données, elle s'engouffra aussi sec à la suite du tenancier dans l'ombre de la vaste demeure. Le bruit était omniprésent sans que rien ne filtre des événements qui se demeuraient pourtant.

Quelques instants s'écoulèrent ainsi pour les deux novices avant que Ricardo, l'un des aguerris, ne ressorte et s'empresse de les rejoindre.

- Dame Laetitia vous enjoint de préparer une monture pour dame Isabella. Elle montera effectivement en amazone. Quelle femme, je ne peux vous en dire de plus mais à la voir, nul ne peut douter qu'elle est la mère de notre Rose vénérée. Aussi, empressez-vous tous les deux. Rien ne serait pire que la mécontenter.

Et sur ces mots, il prit congé avant de se rappeler soudain.

- Oui, il en faut aussi une pour le père Matthias. Je l'avais presque oublié et cela m'aurait valu une de ces remontrances dont il a le secret. Entre lui, Angus et Harcher, je ne sais qui est le pire. Aussi, veillez à ne point le mettre en colère ni manquer de respect aux dames. Il en oublierait aussitôt son habit et sa dignité de prêtre.
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MessageSujet: Re: Les retrouvailles des deux roses [PV Flagello]   Lun 27 Oct 2014 - 19:53

    Le voyage s’était parfait déroulé, les provisions, les chevaux tout étaient là. Maintenant ils arrivaient à destination. Flagello observa l’horizon, le relai devant eux, le bâtiment ; tout était si bien construit. Le soleil frappait fort sur les têtes. Lorsque Dame Laeticia qui était la meneuse de la troupe se tourna à l’aide d’une manœuvre parfaite avec son cheval vers les deux novices pour leur adresser la parole ceux-ci s’arrêtèrent net et se tenaient droit à l’écoute.
    En effet, la suivante profita de cette pause pour leur donner des directives. Après des félicitations sur la tenue de la première partie du voyage, ils devaient à présent s’occuper des chevaux, et en particulier de celui de Dame Isabella ; la mère de leur Reine. Elle leur indiqua ce qu’il fallait. Des mots qu’assimilèrent les deux simples gardes.

    Il était évident qu’il serait malvenue de commettre une erreur. D’une façon très officiel, et dans un geste uniforme ils inclinèrent leur buste pour confirmer qu’ils avaient bien compris ce qu’ils devaient faire.
    Le banni tourna sa tête un bref instant pour regarder les chevaux derrières puis écouta la suite des propos de la jeune femme concernant sa tenue.
    Flagello ne pouvait nier que sa tenue était pleine de poussière, l’effet du voyage. Lorenzo fit le même constat de son côté. Lui comme le dernier arrivé acceptèrent comme il le fallait, et acceptaient sans aucuns mauvais sentiments les consignes et remarques de leur supérieure.

    Ensuite Dame Laeticia reprit sa place à l’avant, et d’un geste de la main ordonna le fait d’avancer vers le point relai. La petite expédition s’exécuta et très vite arriva sur place. Le jeune garçon qui se trouvait au fond se contenta de regarder la suite. L’arrivée d’une femme qui échangeait des mots avec sa Maîtresse.
    Celle-ci descendit de sa monture peu de temps après le départ de la servante. Là ce fût le tenancier qui se présenta à la troupe.
    Le tenancier annonça que Dame Isabella et son escorte serait averti très vite et lui proposa d’y aller pour se reposer un peu.

    La suivante accepta et avant de s’engouffrer dans l’auberge se tourna vers les deux simples gardes pour leur donner un peu plus de précision sur ce qu’ils devaient faire.

    -« Vous pouvez compter sur nous Madame. » Répondit Flagello avec un Lorenzo totalement d’accord à côté. Sur ce, Dame Laeticia indiqua aux autres ce qu’ils devaient faire. Tous descendaient de leurs montures. La suivante et le garde d’élite suivirent le responsable, les deux gardes aguerris s’avancèrent aussi pour surveiller.

    Il ne restait donc plus que Flagello et Lorenzo. Frottant les manches de tunique, le Florentin observa l’écurie qui était là sous ses yeux.
    -« Tu as entendu, on a du travail devant nous ! » Déclara Lorenzo en observa les alentours.
    Flagello croisa les bras un instant pour analyser un peu les affaires qui étaient là, et aussi pour voir le cheval qui serait le plus adapté pour Dame Isabella selon la volonté de cette dernière.

    -« En effet, je crois qu’on peut déjà commencer, souhaitons que tout se passe bien à l’Auberge… » Lui répondit-il en s’approchant de l’une des montures qui commençait à s’éloigner. En tout cas le jeune Florentin fût surpris par l’ambiance frénétique, et le monde qui se trouvait ici. Les deux novices pouvaient même entendre le bruit des verres, et le murmure de nombreux dialogues.

    Lorenzo attrapa une brosse et arrangea sa veste tout en commençant le travail en sifflotant d’un air joyeux. Au fond, il fallait dire qu’il se sentait fière de faire partie de ce voyage. Flagello quant à lui venait de rassembler les affaires afin de tout garder sous leurs yeux et éviter un vol ou autres soucis. Avec un grand sérieux, les deux gardes s’occupaient de tout préparer comme prévu, le tout avec soin. Les discussions entre les deux novices s’enchainaient à une vive allure, cela allait du temps, de l’endroit et aussi sur le fait de deviner comment était Dame Isabella. Un éclat de rire pour finir et de s’assoir tranquillement sur l’un des bancs pour essayer aussi de se faire une petite toilette et redorer un peu sa tenue. Flagello souffla un coup, il fallait dire qu’il y avait de quoi faire, entre nourrir les chevaux, et les préparer ensuite. Le garde remarqua ensuite qu’une personne s’approchait, il s’agissait de Ricardo qui était l’un des deux aguerris.

    Par respect, Lorenzo s’approcha et Flagello se leva tout en passant sa main dans ses cheveux pour se recoiffer. Ricardo venait transmettre le message de Dame Laeticia, et confirma le souhait de la Mère de leur Reine quant à la monture qu’il fallait lui préparer, le regard des deux simples gardes exprimaient une certaine frayeur lorsque le garde supérieur affirma que Dame Isabella était fort différente de sa fille. Puis le fait de leur signaler de se dépêcher pour ne pas la voir en colère fut en quelque sorte le coup de grâce.

    -« Très bien, tout sera prêt à temps et tout sera à disposition de Dame Isabella lorsqu’elle souhaitera prendre le chemin pour se rendre à la Demeure de notre Rose. » Déclara Lorenzo d’une voix mielleuse, qui cachait malgré tout une légère fébrilité.
    Alors qu’ils allaient se mettre à réaliser le désir de la matriarche, le garde aguerri revint un instant pour ajouter qu’il fallait aussi préparer avec minutie la monture de Matthias, l’homme de confiance de Dame Isabella. A l’entendre, là aussi il était hors de question de laisser place à la moindre négligence.

    -« Je m’occupe de la monture de Monsieur Matthias… » Clama Lorenzo en sous-entendant donc que son équipier, devait se charger du cheval qui serait destiné à Dame Isabella. D’un geste de la tête Flagello acquiesça. Au pas de course il se rendit aux écuries pour chercher une selle d’amazone. Scrutant le choix, il attrapa la plus belle selle.
    Ceci fait il se dirigea vers le cheval que les deux novices avaient choisis, le plus obéissant et le plus compétant.
    Avec précaution et la plus grande attention il arrangea la selle qu’il nettoya après avec un chiffon. La selle propre, brillante et bien posée sur le cheval, le garde regarda les sabots… De toute façon avec Lorenzo ils avaient nourris et préparés tous les chevaux, il ne manquait plus que connaître le souhait de Dame Isabella.

    -« Tu as fini Lorenzo ? Regroupons les chevaux… » Demanda Flagello en terminant la préparation de la monture pour la Grande Dame.
    -« Oui, j’ai terminé, j’arrive, ils ne devraient plus tarder. » Répondit Lorenzo en s’approchant avec le cheval qui était destiné à Matthias.
    Avec une grande maitrise, ils positionnèrent les chevaux dans l’ordre selon l’importance de la personne qui devait le monter afin de gagner du temps.
    Tout était maintenant en place, solennellement Flagello se plaça donc devant la monture de Dame Isabella, se tenant bien droit comme le voulait son rôle et l’instant, il fallait suivre le protocole, et Lorenzo en fit de même devant le cheval de Matthias.
    Les deux gardes discutaient encore, jusqu’au moment où au loin Lorenzo vit la troupe arriver vers eux.
    -« Ils arrivent ! Pourvu que tout se passe bien, nous devons être dignes de la confiance de notre Reine adorée. » Murmura Flagello.
    -« Je le souhaite également. » Répliqua Lorenzo qui ajusta le col de sa veste.
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Althéa
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MessageSujet: Re: Les retrouvailles des deux roses [PV Flagello]   Sam 8 Nov 2014 - 20:33

Longs bien longs furent les instants avant que la porte ne s'ouvre soudain. Et les deux premières silhouettes à émerger des ombres n'étaient autre que celles de deux aguerris. Droits, muets au milieu du brouhaha général, ils dégageaient quelque chose de grand ainsi qu'une certaine fierté. Et d'un pas rapide, l'un d'eux rejoignit les deux novices tandis que l'autre patientait près de la porte, attirant sur lui les regards tant sa prestance était grande.

Arrivé près des deux hommes en parfaites tenues, le garde parla d'une voix claire quoique précipitée.

- Flagello, Lorenzo, avancez les montures de dame Isabella, de dame Laetitia et du père Matthias. Je vous conseille aussi de vous tenir bien calmes et respectueux face à ces dames et au père. Tous font partie de l'élite de la Maison Brumel.


Le ton était donné. Il fallait maintenant être à la hauteur surtout au milieu des petits groupes qui commençaient à se rassembler autour de la porte grande ouverte où l'aubergiste venait à son tour d'apparaître faisant moult rond de jambes et autres amabilités, montrant en tous que c'était un hôte de marque qu'il s'apprêtait à raccompagner avant son départ. Lui laisser le meilleur souvenir de son séjour en son établissement aussi cossu que bien fréquenté et propre avec un service et une cuisine fine pour couronner le tout semblait être son plus grand objectif de la journée.

Un instant s'écoula encore avant que d'autres silhouettes n'émergent. Celle de Laetitia toujours aussi charismatique dut la première à se détacher sous l'éclat du jour. Elle marchait d'un pas paisible auprès d'un homme vêtu de sombre, de corpulence moyenne, portant une croix très reconnaissable autour du cou. Il avait déjà un certain âge, quasi la trentaine. Brun de chevelure, certaines de ses mèches étaient pourtant aussi blanches que la neige, lui donnant un aspect assez intrigant en plus de lui offrir une aura toute particulière. Portant une courte barbe, il n'avait aucune tonsure, paraissant aussi sage que savant et imposant. Nul doute pour les deux gardes que cet homme ne pouvait qu'être le père Matthias et que sa démarche était un peu trop martiale pour n'être que celle d'un prêtre sans autre occupation que la prière et le jeune.

Tous deux firent quelques pas avant de s'arrêter et de s'écarter, laissant paraître une troisième personne à laquelle, le père tendit la main avant de la prendre et de la guider. Cette femme était d'une beauté à couper le souffle. De taille moyenne, la taille fine, elle avait le teint clair et le regard aussi perçant et envoûtant que sa fille Maria-Candice, Althéa pour l'ensemble de la demeure. Sa robe d'une coupe relativement simple lui donnait un air à la fois grandiose et sévère, en parfait contraste avec son apparente jeunesse. Après tout, elle n'avait que quinze ans lors de ses noces, un lointain jour de printemps. D'un geste gracieux, elle rabattit une sorte de capuche sur sa chevelure blonde auréolée de reflets roux soigneusement relevée en un chignon sur lequel brillait un fin diadème mettant en valeur un visage fin, étrangement jeune tout en étant empreint d'un mélange de sévérité et de sérénité.

Quelques pas se firent ensuite dans un silence soudain avant qu'elle ne fasse un geste envers Laetitia.

- Lequel des deux est-ce ? Furent ses premiers mots qui ne tardèrent pas à trouver un écho à la fois humble et respectueux. Et s'avançant vers les deux novices, Laetitia étendit le bras vers Flagello.

- Ma dame, permettez-moi de vous présenter deux de nos novices les plus prometteurs, Flagello et Lorenzo.

Et faisant un signe discret à Flagello de s'avancer.

- Ce garçon malgré son jeune âge et son arrivée récente au sein de la garde s'est déjà illustré par deux fois par sa bravoure. Je peux vous garantir qu'il s'acquittera de toute mission venant de vous.

Flagello, Lorenzo, inclinez-vous devant dame Isabella Gracia Brumel, plus haute dame de la Maison Brumel et mère de notre chère Rose.


Ces présentations n'avaient pu être entendues que des deux novices ainsi que du reste de la garde mais tous deux étaient trop subjugués par les paroles de la brune et incendiaire suivante pour y prêter attention.

Un signe de tête de dame Isabelle s'ensuivit tandis que le père Matthias s'était avancé.

- Quant à cet homme, il s'agit du père Matthias, confesseur et précepteur de notre Rose ainsi que de nombreux gardes de notre maison. Il est aussi un savant secondant le professeur Harcher. Saluez-le aussi avec grand respect et maintenant, Flagello, approche.

Sur ce, Laetitia s'effaça laissant la place à Isabella.

- Jeune homme, dame Laetitia a loué ta bravoure, aussi, je compte te confier ceci.

Il lui tendit aussitôt un petit coffret qu'avait jusque là porter Matthias avec tant de discrétion que personne n'avait pu le remarquer.

- Ceci a énormément de valeur. Je tiens à ce que tu le gardes et le dérobe à la convoitise de tout un chacun. Entre mes mains et celles de mes gens ou des gardes d'élites, il serait plus vite repéré, aussi, c'est à toi que je le remets et je compte aussi le reprendre une fois arrivé à destination. Je serai très déçue de le perdre ou de le voir détériorer, as-tu bien compris.

Le ton était sans âge et étrangement suave, plus grave que celui d'Althéa mais aussi moins envoûtant. Quant à la ressemblance, elle était frappante même si la grâce vampirique de la spectre surpasserait toujours celle de sa mère.

Un instant s'écoula, le temps de laisser Flagello répondre. Puis, la dame donna les signal du départ. Nul aide pour monter sur sa jument. Elle était une cavalière émérite et ne tarderait sans doute pas à le montrer. Le temps de prendre la formation choisie et la petite troupe s'en alla sous les au revoir des servantes et de leur patron.
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MessageSujet: Re: Les retrouvailles des deux roses [PV Flagello]   Dim 9 Nov 2014 - 17:32

    Les deux jeunes gardes attendaient, silencieux. A vrai dire, l'un comme l'autre commençaient à ressentir une certaine pression, mais aussi une impatience afin de connaître la matriarche de la Demeure Brumel. De plus au vu des indications de tout à l'heure, ils avaient plutôt intérêt à donner une bonne image.
    Car même s'ils faisaient partie des simples gardes, les plus bas dans la hiérarchie, ils représentaient tout de même leur Maîtresse; Dame Althéa. Et les deux ne voulaient absolument pas la décevoir, ils lui devaient beaucoup, la vie même !

    Soudain, Flagello entendit la porte au loin, Lorenzo remarqua qu'il s'agissait des deux gardes aguerris, un était resté à la porte et l'autre s'approcha.
    -" On va avoir des nouvelles..." Chuchotta le plus expérimenté des deux, qui reçut un discret geste de la tête de la part de Flagello en guise de réponse.

    Devant eux, le garde de rang supérieur leur annonça qu'ils devaient avancer les montures de trois personnes, il s'agissait des trois plus importante. Dont Dame Isabella !
    -" Très bien ! " Lui répondit Lorenzo, deux mots que les deux gardes accompagnaient d'un petit sourire respectueux, tout en assimilant la suite des paroles, le fait qu'ils s'agissaient de l'élite, donnait encore plus d'importance à leur tâche.

    Alors que le garde s'éloigna les deux novices avaient déjà préparé les montures de Dame Isabella, et du Père Matthias. Il ne restait plus que ramener celle de la suivante de leur Rose à l'avant. Ce que fit Lorenzo en l'approchant du cheval réservé à la personne de confiance de la Matriarche.

    -" Regarde ! Ils sont tous là-bas..." S'exclama Lorenzo.
    -" Oui, tout est prêt. tout vas bien de ton coté ?" Demanda Flagello le ton sérieux, toujours au prise avec l'envie de bien faire, et l'honneur de pouvoir rencontrer une personne aussi importante.
    -" Oui, parfait ! En tout cas on aura de quoi raconter aux autres en rentrant." Répondit enthousiaste l'autre novice.

    Un petit sourire fier se dessina sur le visage du dernier arrivant dans la garde, comme pour exprimer la bonne ambiance qui régnait entre les novices, et que lui redonnait chaque jour un peu plus de confiance.
    Suivant le protocole, Flagello se tenait bien droit devant le cheval de Dame Isabella. Lorenzo, même position devant les chevaux de Dame Laeticia, et du Père Matthias.

    Le coeur du banni battait de plus en fort, en fait plus il voyait la troupe, plus il allait vite. Pourtant, il se devait de garder son sang froid, et surtout ne rien montrer. Son rôle était clair !
    Pour se rassurer, il se disait que pour Lorenzo, le sentiment devait être le même.
    Voilà, la troupe était là... Timidement il baissa son regard, tant l'aura de la Matriarche rayonnait au milieu du groupe. Groupe duquel elle se détacha en compagnie de la suivante pour s'approcher de lui et de Lorenzo. Immobile les deux simples gardes conservaient les bonnes manières.

    Voyant le geste de Dame Laeticia, Flagello fit un pas en avant, les paroles de la suivante fit un peu rougir Lorenzo, et flatta l'orgueil du Florentin; qui avait toujours le palpitant très haut. Ce qu'elle ajouta à son encontre lui fit baisser encore plus la tête, entre cela et le charisme de la Matriarche, il sentait si honoré de pouvoir la rencontrer.

    Les deux novices suivirent l'ordre de la confidente de leur rose... Et s'inclinèrent devant la personne la plus importante, avec un profond respect. Subjugués, Flagello prit la parole en premier.
    -" Votre Altesse ! nous sommes à vos ordres... Soyez certaine de notre loyauté et fidélité envers vous."
    Lorenzo suivit le mouvement.
    -" Madame ! Nous sommes fier, nous qui sommes de simples gardes de vous rencontrer, c'est un immense privilège de vous servir."
    Les deux se relevèrent sous le charme, les yeux toujours vers le sol, respectueux. Leurs voix furent douce, et calme.

    Ce fût ensuite au tour du père Matthias de s'approchait pour les présentations, les deux novices s'inclinèrent également.
    -"Enchanté Monsieur !" Déclarènt les deux en même temps.

    Dame Laeticia demanda à Flagello d'approcher, ce qu'il fit de suite, alors que les autres commençaient à s'installer, et que Lorenzo s'occuper de montrer au Père Matthias son cheval.

    L'Italien se retrouvait en tête à tête avec la Matriarche, un mélange de peur, d'admiration gagna son âme. Silencieux, il écouta la Noble Dame qui lui confia une boite, en lui déclarant les raisons de pourquoi lui. Fébrile, il attrapa la boite.

    -"Je..." Le jeune garçon ne pouvait exprimer ce qu'il ressentait.
    -" Votre Altesse, vous pouvez compter sur moi... Cette boite retrouvera vos mains dans le même état. Votre confiance m'honore, et je ferai tout pour ne pas vous décevoir, ni mettre à mal l'image des simples gardes de ma Maîtresse."
    Il acheva en inclinant au plus bas son buste, alors qu'elle prit place sur sa monture juste derrière. Flagello était aux anges, mais il sentait aussi une grande pression.

    Gardant le précieux objet dans son sac, il s'empressa de courir vers sa monture pour ne pas perdre de temps, et suivant les instructions des supérieurs, puis l'ordre de partir de la Matriarche. La troupe prit la route de la Demeure Brumel.
    - "Quel charisme ! Nous pouvons être heureux ! Notre rose nous a confié une mission fabuleuse pour nous des novices." Annonça Lorenzo en direction de l'autre novice qui lui répondit par un large sourire. Et comme à l'aller, ils fermaient la marche.
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MessageSujet: Re: Les retrouvailles des deux roses [PV Flagello]   Dim 16 Nov 2014 - 10:10

Si elle n'en montra rien, dame Isabella avait apprécié les réponses des deux jeunes novices ainsi que leurs manières. Tous deux l'ignoraient encore mais les liens entre les deux roses étaient tels que la majorité de la garde, du moins, celle qui passait les premiers caps était connue aussi bien d'Althéa que de sa mère. Et ce premier contact avait été parfait. Bien sûr, la dame avait noté une certaine distance entre eux qui tranchait avec les relations plus détendues qu'entretenaient la Rose avec sa garde. Une question de génération sans doute. Après tout, Isabelle n'était pas aussi douée que sa fille sur certains points. Elle avait été humaine bien plus longtemps et n'avait connu l'ivresse du sang que des années après les premiers signes d'éveil d'Althéa suivies de ses premières chasses. Lorsqu'il lui avait été impossible de cohabiter auprès d'elle sans devenir elle-même infant de la nuit. C'était étonnant mais ainsi. La mère n'avait reçu le don obscur que bien plus tard...

Vampire mais bien moins puissante qu'Althéa, elle supportait elle aussi les rayons du soleil mais s'en retrouvée si affaiblie qu'elle en était quasi réduite à l'état de simple mortelle. Ce qui la contraignait à dépendre d'une escorte tout en lui offrant la contrepartie de ne point trop attirer l'attention sur elle.

Ainsi parut-elle en ce beau jour telle une dame de haut rang escortée par ses gens en livrée comprenant autant de servants que des gardes...


*******************


Sur la route...

Le soleil amorçait sa descente lente et calme au pas des chevaux. Dans l'escorte, tous affichaient une relative bonne humeur, la vigilance devant rester de mise malgré le calme apparent, ce qui crispait quelque peu les gardes devant se maintenir à l’affût de tout ce qui pourrait menacer dame Isabella. Laquelle se tenait entre la suivante Laetitia et le père Matthias. De temps à autre, on pouvait entendre le rire léger des deux dames. Surprenant groupe que celui-là en dépit de son apparence anodine. Quelque chose se dégageaient d'eux sans que personne ne puisse saisir de quoi, il s'agissait. Ce n'était pas non chrétien en tout cas puisque la suivante de la grande dame faisait l'aumône aux miséreux qui s'étaient si judicieusement placés sur le chemin. Le père quand à lui donnait sa bénédiction ainsi que des petits pains qu'il avait pris le soin d'emmener avec lui.

Rien de malveillant en cette équipée, restait juste cette étrange impression qui voltigeait en leur sillage.

- Laetitia...
- Ma dame ?
- Comment se porte ma fille ?
- Au mieux, ma dame, notre Rose s'est préservée pour être au mieux de sa forme lors de votre arrivée. Trop de travaux l'ont retenue mais elle sera prête à vous accueillir dès que nous serons en vue...
- Je vois, merci ma fille...


Pourtant, l'inquiétude de la somptueuse dame portant toujours son léger voile rehaussé d'un diadème fin, la protégeant autant du soleil que des poussières du chemin, n'était visiblement pas encore effacée. Aussi, une autre voix se fit entendre, plus grave, plus mesurée, de quoi apaiser toute âme trop craintive...

- Vous vous en faites toujours autant, ma chère enfant, votre fille a des gardes et des serviteurs en nombre. Seule l'armée de la pucelle en personne pourrait en venir à bout mais cette époque est passée depuis des siècles. Et puis pourquoi irait-elle s'en prendra à elle ? Notre jeune rose est un modèle de bonté. Demandez donc à ces gens ?

Le silence suivit les paroles du père Matthias. Solide et guère plus âgé de quarante ans, entre trente et quarante pour dire tant sa vigueur apparente et sa voix au timbre chaud éclataient maintenant que tous s'étaient éloignés de l'auberge, il était lui aussi plus qu'au fait des événements de la Maison Brumel.

- Quelle raison auraient ces hommes de venir céans ? Aucune, ces lieux sont ceux d'une jeune femme vouée au célibat de par le mal qui l'a frappée en son enfance et ayant fait le vœux de se consacrer à dieu...

De quel divinité, l'homme pouvait bien parler ? Tous avaient leurs idées. Autant les gardes connaissant Althéa que les mendiants croisant sur le chemin. Telles étaient les paroles du prêtre, telles étaient les mystères de la vie et de la pensée humaine...

Le chemin bifurqua ensuite vers l'entrée d'un bois. Le même que les gardes et la suivante avaient traversé à l'aller. Tout était pareil, les mêmes arbres, les quelques bâtisses se détachant entre les troncs encore graciles, les tas de bois en train de sécher...

Tout semblait idéal à l'exception d'une chose...

Le silence, le silence pesant qui s'était emparé des lieux, plus le moindre coup contre les troncs et les branches ni le moindre aboiement d'un chien ou le plus petit bêlement. Non rien, un silence oppressant qui eut tôt fait d'alerter les gardes.

Enguerrand, le premier d'entre eux se dirigea vers le petit groupe formé par les deux dames, le prêtre et le garde d'élite, laissant Gilles inspecter les prochains mètres en avant. A ses yeux, les choses n'étaient point nettes surtout lorsque même les oiseaux se taisaient. aussi, autant s'en ouvrir aux supérieurs.

- Mes dames, mon père... Chef. Quelque chose se trame. L'idéal serait que l'un de nous aille voir à l'avant si la route est encore sûre...

A ces paroles, dame Isabella fit arrêter le convoi.

- Est-ce aussi votre avis ?

Les trois plus proches compagnons de la dame formant un cercle étroit autour d'elle ne purent que confirmer cela.

- Bien, en ce cas, partez sur-le-champ, Enguerrand mais pas seul. Que l'un des autres gardes vous accompagne. En cas d'attaque, revenez aussi vite. Nous ralentiront le pas mais mieux vaut en effet ne point s'attarder en ces lieux. Veiller aussi à alerter la Maison Brumel même si j'ai entière confiance en ceux que ma fille a personnellement choisis pour ma garde.

Et adressant un regard à la dame, Florian prit à son tour la parole.

- Notre dame passe avant tout. Je veillerai personnellement à sa sécurité ainsi que tous ceux présents ici. Maintenant allez...

Et Laetitia enchaîna à son tour.

- Vous avez aussi mon ordre si vous l'attendiez, je suis de l'avis de Florian. Mieux vaut inspecter l'avant.

Puis, étendant son bras, elle fit signe aux deux novices...

- Flagello, Lorenzo, la sécurité de dame Isabella passe au premier rang. Même si je tombe, c'est elle qui passe à l'avant sans ordre express de sa part, ne vous en mêlez pas et restez auprès d'elle. Florian, le père Matthias et moi-même sont capables de nous battre aussi, concentrez-vous uniquement sur dame Isabella...

Et sur ces paroles, le garde aguerri avait déjà disparu au loin, soulevant un nuage de poussière, une courte attente s'en suivit avant que le groupe ne se remette en route...

Quelques pas des chevaux et sur un regard échangé avec dame Isabella, Laetitia s'éloigna de deux pas avant d'ouvrir l'une de poches qu'elle avait accrochée à sa monture. Étonnante, elle était ronde sombre mais aussi percée de trous et ce ne fut que lorsqu'elle l'ouvrit que les autres purent en distinguer le contenu, deux petits chiroptères que la suivante caressa lentement avant de les relâcher...

Un simple geste qui l'avait éloignée des autres et qui s'avérerait lourds de conséquences...
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MessageSujet: Re: Les retrouvailles des deux roses [PV Flagello]   Dim 16 Nov 2014 - 21:37

    Voilà, le temps de retourner à la Demeure était venue. A vrai dire, les deux novices appréciaient cette balade. Ils se disaient qu'ils allaient pouvoir raconter pas mal de chose aux autres.
    Bref, pour l'heure, il fallait avancer, et lorsque son Altesse donna l'ordre de départ, la petite troupe démarra, en prenant le même chemin qu'à l'aller. Flagello était inquiet, non pas une peur, plutôt l'angoisse de savoir qu'il avait dans son sac un objet que venait de lui confier la Matriarche, et qu'elle voulait retrouver intact en arrivant.

    C'est pour cela que son regard ne cessa de regarder le sac, puis l'horizon. Il voulait éviter tout risque. Puis, l'ambiance plutôt jovial qui régnait dans le groupe semblait loin de lui.
    -" Hey Flagello, tu vois, nous avons bien travaillé... Dame Isabella semble avoir apprécié nos manières. J'espère qu'elle le dira à notre Rose ! héhéhé "
    Déclara Lorenzo, d'une voix pleine de félicité. Devant eux, l'ambiance ressemblait à l'état d'esprit du novice.
    Quant au banni, il se contenta de répondre à son homologue par un sourire crispé.
    Durant le chemin, il attrapa sa gourde pour boire un peu d'eau et essayait de vaincre son anxiété.
    Bref, il avançait, en suivant le rythme tranquille de l'expedition.

    Le simple garde se contenta de regarder le paysage, déjà connu car il s'agissait du même que lors du premier passage. Le jeune garçon sentit ensuit un frisson délicat, doux... Suivi d'une étrange sensation qui coulait dans ses veines.
    Cependant, devant, un murmure nouveau gagna au niveau des gens importants.
    Les deux novices ne pouvaient pas vraiment entendre, seulement quelques bribes ici et là.

    Soudain, sur un geste de la main de la plus haute autorité, la troupe arrêta la marche. Les deux simples gardes croisèrent leurs regards interrogatifs, en essayant de comprendre, et surtout d'entendre. En effet, Dame Laeticia pouvait à tout moment s'adresser à eux. Elle était un peu comme leur responsable. Il s'agissait sans doute de l'autorité de la demeure qui passait le plus de temps à commander aux novices.
    Une personne qu'ils appréciaient beaucoup aussi.
    -" Je me demande pourquoi cet arrêt. Cela n'est pas bon signe." Signala Flagello en posant sa main sur le sac qui contenait la boite de son Altesse.

    -" Tu as raison, il se trame quelque chose, ça discute là-bas, puis regarde, le garde d'élite, et les aguerris semblent attentif. Soyons prêt !" Contesta Lorenzo...

    Peu de temps après, et comme ils avaient prévus, Dame Laeticia se tourna vers les deux simples gardes, et leur donna un ordre précis qui inquiéta ces derniers. S'avançant alors pour prendre place devant Dame Isabella, ils s'adressèrent à la suivante.
    -" Très bien Madame !"
    - A vos ordres Madame !"

    Et devant eux un bon nombres de personnes se mirent en route vers l'avant. Toujours dans une sorte d'ignorance, les deux novices se tenaient bien droit, car malgré tout, ils devaient rester en accord avec leur rang !
    Flagello était attentif, son regard scrutait les alentours, inquiet, sa maigre experience lui disait qu'ici, la personne visée n'était autre que la matriarche.
    -" Fais attention Lorenzo..." Murmura-t-il à l'attention de l'autre novice.

    Timidement, il porta sa main sur son épée, sans relâcher son attention. Soudain, il entendit un bruit de pas sur coté, derrière un feuillage.
    -" Rhaaaaaaaaaaaaa meurs Vampire...." Une voix stridente suivit d'un homme qui se jeta en direction de Dame Isabella par surprise. A cet instant, Flagello sauta, pour atteindre le brigand avant qu'il ne puisse molester la Matriarche. Il le plaqua au sol, se roulant par terre, une terrible lutte débuta aux pieds de la Grande Dame qui se décala un peu et céda un peu de place pour que Lorenzo puisse aussi agir en la protégeant.

    Un peu de poussière s'éleva dans le ciel, des cris aussi... Flagello se releva en premier, il vit que son torse était visible suite au coup d'épée qu'il dut prendre pour éviter qu'il ne puisse ne serait qu'effleurer la Dame.
    Le simple garde se jeta sur le chasseur, et la bataille continua sous les yeux de la plus haute autorité et de son entourage. Lorenzo était prêt au cas où...
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Althéa
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MessageSujet: Re: Les retrouvailles des deux roses [PV Flagello]   Dim 23 Nov 2014 - 16:16

Lentement, en un silence plus que profond, deux petits chiroptères s'en étaient allés avant de se fondre entre les frondaisons. A toute vue, ils s'étaient échappés soustraits. Sur leurs ailes, nulle tentative d'agression ne pourrait désormais s'exercer.

Allez d'un vol rapide vers la rose...
Courez l'avertir de ce qu'il risque d'advenir aux siens...
Que de ses ailes ou de ses dons, elle veille sur ceux qui lui sont si chers...


Ainsi, les roussettes s'en étaient allées, lentement avant de filer vers un passage connue d'elles seules dans le plus grand secret, laissant loin derrière elles la troupe. Troupe dont le garde parti en avant n'avait point tardé à découvrir d'autres indices. Des trouées entre les arbres et en poussant encore sa monture plus loin, quelques troncs en travers de la route. Tant d'obstacles placés de sorte à faire sauter les chevaux, des obstacles qui ne pouvaient qu'en cacher d'autres. Tout cela sentait le piège parfait. Si vite que c'en était plus qu'alarmant. Seuls des chasseurs de vampires, des mercenaires plus qu'avides étaient capables de telles choses.

- Inutile de poursuivre en cette voie, mieux vaut faire demi-tour...

Enguerrand ne pensait pas si bien dire car à peine venait-il de tourner bride qu'une clameur s'éleva d'un bosquet tout proche...

- Meurs... Serviteur du démon, massacreur, boucher, violeur de pucelles...

Et avant même que l'homme n'ait pu l'atteindre, une lame s'enfonça dans sa gorge. Cette fois, le garde aguerri avait été le plus fort mais d'autres l'attendaient derrières les arbres couchés, l'invectivant de la même manière.

- Non, je ne tomberai pas dans ce leurre. Quelques minables juste pour moi, cela semble trop simple.

Son bras avait en effet si aisément trancher le fil de la vie du premier mécréant venu que l'idée qu'il ne s'agisse que du menu fretin n'avait pas tardé à se faire en lui...

Et sans plus attendre, il tourna et fila brides abattues vers le groupe laissé en arrière...


~ ° ~ ° ~ ° ~ ° ~


Quelques pas bien en avant, l'escorte se retrouvait au centre de la tourmente. Déjà un premier assaut s'était dirigé droit contre dame Isabella. Un homme, un chasseur de vampire s'était lancé sur elle avant de se heurter à Flagello qui roula sur le seul avec lui en une lutte aussi âpre que fulgurante mais ce n'était que le coup de semonce...

Déjà d'autres assauts s'enchaînaient. Des tirs visant à abattre les chevaux, faisant tomber aussi bien la monture du père Matthias que celle de Florian complétant le cercle autour de la mère d'Althéa. Les premiers à tomber mais pas pour longtemps et tandis que Laetitia s'emparait de son fouet.

Tous en cet instant guettaient les hommes qui ne tarderaient plus à surgir, Florian, le père Matthias et Flagello, à pieds, autour d'Isabella toujours debout sur sa monture. Gilles, Lorenzo et Laetitia, eux aussi toujours droits sur leurs montures respectives se tenant aux alentours du cercle, formant le premier rempart autour de celle qu'ils avaient juré de protéger.  

Le silence était lourd, juste perturbé par les plaintes de chevaux blessés et les quelques bruissements entre les feuillages si serrés. Dans la tension générale, le petite groupe patientait, luttant contre la peur et la précipitation qu'une telle situation pouvait engendrer. De sa position en avant, Laetitia fit quelques signes légers vers les deux novices espérant qu'ils comprenaient l'importance de ce qui allait suivre et que dame Isabella passait avant tous les autres. Avançant encore leurs montures pour leurs laisser tout le loisir de se mouvoir, les autres gardes avaient depuis longtemps saisi la poigne de leurs épées, se préparant eux aussi à l'assaut. L'instant de montrer aussi ses talents de cavalier était venu car plus qu'on ne pouvait le penser en les contemplant, les chevaux de Brumel étaient eux aussi entraînés au combat, capables de ruer et d'écraser de leurs sabots ceux passant à leurs portées. Des animaux déjà redoutables même si cela n'avait rien de commun avec le démon...

Le temps s'écoula encore un instant puis, ce fut l'assaut...

Des dizaines d'hommes se ruèrent ensemble, soulevant autant de feuilles que de poussière. La majorité de la piétaille se concentrant sur le premier cercle tandis que d'autres, eux aussi à cheval, se précipitaient droit vers le petit groupe resserré autour de dame Isabella. La mêlée qui s'en suivit fut effroyable. De tout côté, les cris fusaient. Fouet et épée en mains, Laetitia se démenait, tenant fermement l'étalon qui ruait, écrasant sous ses sabots ceux qu'elle faisait chuter. Gilles et Lorenzo taillaient tous ceux passant à leurs portée, leurs propres montures prenant le mord aux dents, frappaient autant qu'eux.

Au milieu du chaos général, personne ne semblait pouvoir se faire entendre jusqu'à qu'une voix ne s'élève soudain pétrifiant autant de son timbre et de ses mots, les hommes tentant de s'en prendre à celle qu'il avait juré de protéger.

- Arrière, sacrilèges, hommes de peu de foi. Dieu ne vous pardonnera pas de porter ainsi la main sur l'un de ses serviteurs et les dames qu'il a mission d'emmener auprès de leur famille... Encore un pas et je vous excommunie tous. Notre seigneur est épris de justice et aucun de vos actes ne lui échappera.

Brandissant soudain un flacon qui ne pouvait être que l'eau bénite, il en aspergea l'ensemble des assaillants les plus proches tout en continuant.

- Encore un pas et vous serez tous amenés à comparaître devant dieu... Et brûler à jamais aux enfers pour vous en être pris à ses serviteurs.

L'effet eut le mérite de faire fuir les plus lâches soulageant quelque peu les gardes mais aussi le désavantage d'enclencher la fureur des autres qui chargèrent encore plus fortement qu'avant. Les chevaux se heurtèrent soudain. D'un geste, Laetitia, en fit tomber quelques-uns avant que soudain, elle ne tombe à son tour, entraînée par le poids de l'un des assaillants s'étant dans un ultime réflexe raccroché à elle...

La chute fut si rapide qu'Isabella ne put que l'entrapercevoir entre les coups qu'échangeaient les uns et les autres au cœur de la mêlée. La dame blonde se figea alors un instant, guettant les gestes de la jeune femme. Et son regard se teinta d'une lueur vive avant qu'elle ne réalise.

- Flagello, Lorenzo, je peux tenir encore un instant, aussi que l'un de vous porte secours à Laetitia, elle s'est quasi assommée en tombant et si jamais, elle est encore attachée à son cheval, le pire est à craindre.

Depuis sa position, elle pouvait en effet voir Gilles et Florian se tenir entre Laetitia et les autres, taillant et perçant l'ennemi autant qu'ils les pouvaient, mais il suffirait que l'un des traits ou une simple lame ne se fiche dans la chair du cheval pour qu'il parte au galop...

" Nooooooonnnnnnnn...

Lâchez-le, lâchez-le, telle est ma volonté, qu'il parte au cœur de la brume... "


Une voix, un message que seul Flagello pouvait entendre. Du moins le pensait-il mais la réalité est qu'il entendait clairement un appel lointain. Un cri qui entraîna comme le réveil d'une sensation sur son coup. Quelque chose ou quelqu'un venait de lui parler et malgré la distance, il pouvait la reconnaître...

Cette voix unique chantait maintenant en son esprit...

Le temps de revenir soudain à la réalité et il put déjà voir nombre de corps inanimés sur le sol alors que les autres tenaient toujours bon autour de dame Isabella, elle aussi capable de se battre, maniant aussi bien le fer que la poudre. Une combattante dont les gestes étaient si rapides qu'ils échappaient le plus souvent aux assaillants dont le nombre commençait enfin à diminuait.

Puis soudain, un autre cri fusa...

- Vite, dame Laetitia, Lorenzo, Flagello, que l'un d'entre vous...

Gilles ne put en ajouter davantage l'un des traits le transperçant à son tour, libérant un passage dans lequel deux cavaliers s’engouffrèrent plus que décidés à en finir avec la brune suivante. L'un d'eux l'avait presque rejointe lorsqu'une forme surgie de nulle part, frappa sa monture en plein flanc, la faisant tomber en un cri d'agonie sur le sol et lorsque le cavalier, coincé sur sa monture, put voir la nature de l'assaillant il était déjà trop tard, les sabots lui défoncèrent le torse. Quant à l'autre, la charge du Démon avait fait se ruer sa monture, le désarçonnant et le temps qu'il se redresse l'étalon chargeait de nouveau le transperçant de ce qu'il semblait être une corne d'argent...

Tout fut d'une telle sauvagerie que personne ne put réagir et porter enfin secours à Laetitia dont la monture s'emballa, paniquée à son tour et comme le craignait dame Isabella, la malheureuse encore attachée à sa monture fut emportée vers qui ne pourrait qu'être une course fatale...

- Lorenzo, Flagello qu'attendez-vous ? Que l'un d'entre vous rattrape ce cheval !!!

L'ordre semblait quasi irréalisable pour les deux novices mais c'était sans compter l'aide d'un allié inattendu. L'immense étalon s'approcha soudain d'eux avant de se coucher sur son flanc, prêt à prendre l'un des deux sur son dos. Harnaché pour le combat, son front était surmonté d'une longue corne éffilée et maintenant souillée de sang, son corps était également protégé d'un ensemble de mailles renforcées mais plus que tout, c'était l'épée accrochée à la selle en plus du médaillon glissant contre son poitrail qui attirait l'attention. L'ange au teint aussi pâle que la pleine lune, parée d'une chevelure de flamme et couronnée de rose portant une épée entre ses mains, l'emblème de dame Althéa était accroché au coup puissant de l'étalon...

- Seule une vierge peut dompter une licorne...
Seule l'infant de la nuit peut approcher la plus terrifiante d'entre elles...
Celle dont la lune est le soleil...
Celle dont la course est aussi mortelle qu'insaisissable...
Et dont la corne file droit vers le ciel...
Seule dame Althéa peut monter Moonlight Shadow...


De sa voix, Isabella venait de confirmer ce que les autres pensaient. C'était bien le démon qui venait de venir à leur secours à la demande de la Rose s'épanouissant dans la lumière du Crépuscule.

- Ma fille, Althéa elle-même vous envoie Moonlight Shadow. A son ordre, il souffrira la présence d'un autre cavalier qu'elle. Allez, respecter sa demande. Ce sera sans nul doute la seule fois que l'un de vous pourra monter la Licorne noire, le seul Démon capable de filer sous les rayons de la Lune Sanglante...

Puis le silence vint, laissant l'immense étalon couché sur le sol, dans l'attente de celui prêt à monter...  
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MessageSujet: Re: Les retrouvailles des deux roses [PV Flagello]   Mer 26 Nov 2014 - 18:59

La Bataille était rude, Flagello n'avait plus vraiment combattu depuis un certain temps, et son manque de confiance n'était pas fait pour l'aider. Mais étrangement, il se sentait envahi par une force nouvelle, une énergie qu'il n'avait jamais connu auparavant. Celle de se battre pour quelqu'un, il faisait cela pour sa Maîtresse ! Pour la personne qui lui avait tendu la main alors qu'il n'était plus qu'un être sans raison de vivre, totalement sujet à la dépression. Un être ayant perdu son orgueil et sa fierté.
Oui, à la demeure Brumel il avait cultivé ce don ! Ce lien fort qui le faisait sentir bien. Cette fidélité envers la Rose, envers ses supérieurs mais aussi son entente avec ses compagnons qui faisaient partie de la caste la plus basse de la Maison; c'était ça qui lui donnait ce supplément d'âme.

Le combat était dur, les deux combattants se roulaient au sol, se donnant de nombreux coups avant de se relever. Flagello remarqua le haut de sa tunique; déchirée.

La livrée était dans un sale état, mais il n'avait guère le choix. Dégainant son épée, un duel débuta.
-" Laisse-moi passer, je dois achever cette Vampire ! Rhaaaaaaaaaa " Hurla le chasseur en se lançant à l'attaque.

Le Novice se défendit avec courage, sentant la sueur couler sur son front, il montra cependant une habileté forte, et des sens plus aigüs. Même s'il ne le savait pas, il s'agissait aussi de la morsure qu'il avait subi de la part de la Vampire. Derrière lui, la lutte aussi était présente. Des cris et des hurlements se faisaient entendre parfaitement. Le fer du garde heurta alors l'épaule du chasseur qui tomba à genoux. Sans attendre, Flagello lui donna un coup de pied en plein visage. Son adversaire hurla alors, mais pour lui cela n'avait pas d'importance.
Il ne cessa le combat qu'au moment où le chasseur perdit l'étincelle qui illuminait ses yeux.

Mais ce n'était pas la fin, instinctivement, Flagello se tourna pour courir en direction de son Altesse, suivant l'ordre de Dame Laeticia, il devait avant tout assurer la protection de la plus haute autorité. Son cheval n'avait aussi pas bougé. Heureusement se disait-il en portant sa main sur le sac où il gardait précieusement la boite que lui avait confié la Grande Dame. Une drôle d'effervescence entoura l'atmosphère, et tout le monde était sur ses gardes. Et Flagello ne faisait pas exception. Tous se battaient avec ferveur.

Le simple garde entendit ensuite son Altesse signala une perte de contrôle de la suivante de Dame Althéa. Par réflexe, le jeune garçon chercha du regard Dame Laeticia.
-" Allons-y !" Clama Lorenzo en suivant l'ordre de la Matriarche qui venait de leur donné l'ordre d'aller au secours de la confidente.
A vive allure, ils courraient, évitant les flèches, bousculant les corps mourants qui dans un derniers soupirs voulaient les faire tomber.

Le garde arrangea, le peu qu'il restait du haut de sa tunique, et serra ensuite le sac. La tristesse le gagna peu à peu, un sentiment qui semblait également se trouver chez Lorenzo. En effet Dame Laeticia était la noble qu'ils voyaient le plus souvent. Une personne qui faisait tellement pour eux, elle leur apprenait à se tenir; à se comporter correctement. Mais surtout une personne qui faisait beaucoup dans la reconstruction de leur vie. Il y avait les autres aussi qui criaient.

Etrangement, Flagello coupa sa course, perturbait par un message dans sa tête, une voix mélodieuse qu'il connaissait. Une voix douce, divine qui pour lui faisait office de loi. Mais de qui pouvait parler cette voix ? Le regard dans le vide, Lorenzo aussi inquiet que lui hurla.
-" Là-Bas... Regardez ? " Disait-il à l'attention de son frère d'arme, et des ses supérieurs.

En effet contre toute attente, Moonlight, le démon, la monture de Dame Althéa venait d'apparaître. Le visage des habitants de la demeure s'illuminaient d'un sourire radieux, alors que celui des derniers chasseurs commençaient à montrer une forte inquiétude, en effet, soit ils fuyaient, soit ils succombaient aux coups de sabots, ou des attaques du garde aguerri et d'élite.

Dame Isabella s'était approché, et sans attendre ordonna à un des deux novices de monter le cheval de leur Reine pour sauver Dame Laeticia.
-" J'y vais votre Altesse !" Annonça Lorenzo, fier de pouvoir le faire, admiratif de l'élégance, et du charisme de Moonlight.

Sans attendre, il s'inclina devant Dame Isabella et monta sur le cheval. Flagello l'observa, son équipier se débrouillait vraiment, et très vite rattrapa la pauvre suivante. Avec force, et à l'aide du Démon, il parvint à arrêter le cheval, et à sauver Dame Laeticia.
Après une manoeuvre compliqué, Lorenzo se rapprocha du groupe qui s'était rassemblé.
Moonlight se baissa ensuite, et le garde descendit. Flagello s'approcha et vit le corps inconscient de la suivante. La gorge serrée, il ne put rien dire. Seul Lorenzo brisa le silence.
-" Votre Altesse, sans l'aide de Moonlight la situation aurait été dramatique." Il baissa sa tête lui aussi affecté. Mais les deux novices n'étaient pas les seuls, les autres éléments de la troupe ne savait aussi caché leur inquiétude.

Cependant, il fallait avancer, et malgré le choc, reprendre la route. Lorenzo reprit sa place sur le cheval de la Rose, en prenant soin de ne pas trop secouer Dame Laeticia. Le Père Matthias avait su lui prodiguer quelque soins.

Flagello comme le voulait son rôle regroupa les affaires, il fût d'ailleurs le dernier à reprendre la route sur l'ordre de la Matriarche. Le bilan de la bataille avait plus touché le matériel, et les chevaux. Un sac sur le dos, il restait derrière. La dernière partie du voyage touchait à sa fin.
L'air de Florence, puis plus particulier celui si envoûtant de la demeure commençait à caresser les narines.
Devant l'entrée se trouvait les deux simples gardes qui avaient la charge de ce point. Ouvrant la porte, ils s'inclinèrent bien bas devant la Matriarche. Eux aussi comme ce fut le cas pour Flagello et Lorenzo semblait sous le charme et le charisme de la Dame.

-" Qu'est-il arrivée à Dame Laeticia ? " Demanda l'un des deux novices à Flagello.
-" Nous nous sommes fait attaquer sur le retour... Souhaitons que ce ne soit pas trop grave." Répondit Flagello d'un ton bas avant de poursuivre logiquement sa route en faisant signe qu'ils en parleraient plus dans la soirée. A vrai dire, hormis son Altesse personne n'était sortis indemne de cette attaque, mais pour eux c'était le principal, et leur raison de vivre.
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MessageSujet: Re: Les retrouvailles des deux roses [PV Flagello]   Dim 30 Nov 2014 - 17:28

Des cris, de la poudre, des sanglots et du sang, telle était la complainte s'élevant en cet instant sous le couvert des frondaisons. Quelle plus dramatique journée que celle-ci sinon celles de leurs passés. Tous avaient souffert un jour de la cruauté de ce monde avant de trouver l'abri des ailes de la sublime Althéa. Sous la protection de la Vampire tous avaient retrouvé un éclat autrefois disparu, celui leur ouvrant le chemin d'une nouvelle destinée...

Une destinée où comme en ce jour, il leur faudrait aussi se battre et quelle bataille extrême que celle-ci où humains et anciens humains s'affrontaient pour défendre leurs idéaux. Âpre et incertain avait été cet engagement jusqu'à atteindre enfin un point culminant, l'instant précis à tout s'était emballé, tout s'était mêlé en un dernier élan. A l'image de la course de la monture de Laetitia, la suite de l'affrontement n'était en effet plus que chaos et désordre où une seule étoile demeurait constante, droite, toujours montée en amazone sur sa magnifique monture, Isabella se maintenait, lançant l'ordre de sauver l'infortunée suivante tout en continuant son propre combat, maniant aussi bien le verbe que le geste, la lame que la poudre, elle faisait d'incomparables dégâts parmi les derniers chasseurs s'acharnant à rompre le dernier cercle la défendant.

Un assaut qui marqua pourtant un arrêt. Un brusque arrêt lorsqu'une Licorne noire fit son apparition d'entre les bois, surgissant comme d'un songe nimbée d'une délicate brume s'attachant à sa robe avec tant de grâce qu'on ne pouvait douter de la nature magique d'une telle apparition. Magique et martiale au vu de l'équipement que portait l'animal et de son pas meurtrier. A le voir, personne ne semblait capable de monter un tel démon qui pourtant s'était couché sur le sol, attendant comme mu par une main invisible mais bien présente tout comme le pendentif flottant au bout de sa chaîne.

Un autre instant se passa ensuite avant que l'un des deux novices ne monte enfin en selle. Lorenzo avait l'avantage d'avoir déjà soigné le dangereux étalon d'Althéa qui l'accepta sans le moindre bronchement avant de se relever et de partir comme une flèche, laissant derrière lui une majorité de chasseurs trop médusés par l'arrivée et départ tout aussi soudain de Moonlight Shadow pour réagir comme ils l'auraient du face aux assauts des gardes de la Maison Brumel.

Et alors que les coups entraînaient des coupes claires dans les derniers rangs des chasseurs, comme le vent, filait Moonlight Shadow. En quelques bonds, il avait rejoint la monture emballée de Laetitia avant de lui barrer la route, offrant au passage à Lorenzo l'occasion de trancher le lien la retenant au cheval au moyen de l'épée accrochée à sa selle. L'épée que la spectre avait offerte à celui venu en aide à sa suivante. Libéré de ce piège si cruel, le corps de la brune s'échoua sur le sol avant d'être enfin rejoint par la Licorne Noire et son cavalier. Le temps que l'étalon cesse son pas et le garde s'était jeté au sol pour porter secours à la malheureuse gisant inconsciente, le corps meurtri par cette course plus que cruelle.

Le temps qu'il la charge et la ramène au sein du groupe, tout était achevé. Les corps des chasseurs encombraient le sol baignant dans leurs sangs, écrasés, taillés, abattus ou encore percés d'armes encore inconnues des gardes. Et au milieu de tout cela, dame Isabella se tenait toujours aussi droite, majestueuse même. Une reine, tout comme sa fille, la Rose des Enfers, elle avait toute la prestance d'une reine.

- Bravo à vous, mon garçon, il n'est pas donné au premier venu de monter aussi aisément Moonlight même sur ordre de la chère enfant. Mais dites-moi, qu'en est-il de notre dévouée Laetitia ?
- Laissez-moi, m'en charger.
Intervint alors le père Matthias. Ce jeune héros sera plus utile auprès de ses semblables qu'au chevet d'une dame qui apprécierait moyennement d'être vue au plus bas de sa forme. S'il est quelqu'un capable de panser au mieux ses plaies tout en préservant sa pudeur et sa réputation, il ne peut s'agir que de moi. N'y voyez aucune offense, garde, mais le passé des protégées de dame Althéa n'a rien à envier en cruauté que le vôtre et plus que tout, certaines blessures doivent rester dans le secret. Dieu m'a donné le pouvoir de conserver ses secrets mais aussi de les accepter et d'en prendre la charge de douleur sur mes épaules. Allez aux côtés de vos compagnons, eux aussi ont besoin de soin urgent.
- Il a bien parlé. Prenez tous le temps de soigner ce qui doit l'être. Je souhaite que les héros que m'a envoyés ma merveilleuse enfant soient tous là lorsque je lui apprendrais le courage et la force qui ont été les leurs face au danger.


Sur ces quelques paroles de la mère d'Althéa, le groupe prit le temps des premiers soins avant de repartir au plus grand complet vers le Manoir sur une voie autre que celle choisie au début. Ainsi tous suivirent, Laetitia toujours inconsciente allongée sur un traîneau limitant les secousses que son état ne pourrait que très peu tolérer.


*************************


" Ainsi vont les choses, ainsi passe le temps, blessant les plus tendres d'entre nous. Va Flagello, va vers moi que de ma main, je puisse soigner ton âme de ses dernières blessures aussi sûrement que le professeur Harcher effacera les plaies sur le corps de ma tendre Laetitia... "

Un chant suivit ensuite, un chant somptueux auquel tous tendirent l'oreille alors que le soleil poursuivait sa route inlassable vers l’ouest. D'ici peu, Hélios plongerait dans les eaux de l'Occident mais pour l'instant, il éclairait toujours autant le monde des hommes, laissant la Vampire encore dissimulée aux yeux des hommes. Une vampire dont le chant s'affina le temps de lancer une autre parole...

" Moonlight Shadow, mon cher Moonlight, fait ce que j'attends de toi... "


Qu'attendait la spectre ? Personne ne le savait encore mais cela ne tarderait plus. Maintenant que les appels des gardes résonnaient dans les couloirs et que l'effervescence régnait alors que le groupe était maintenant en vue du Manoir Brumel.

" Le temps est venu.... "


*************************


Quelques instants s'écoulèrent encore dans le plus grand silence, juste entrecoupés du souffle et des pas parfois maladroits de chevaux. Nul ne souhaitait parler en cet instant, ménageant ses forces tout en étouffant les plaintes pouvant les prendre par traîtrise. En effet, hormis Isabella, nul ne s'en était sorti indemne, pas même le père Matthias. Ainsi avançait le cortège jusqu'à ce que les portes paraissent et s'illuminent soudain. Et avec elles, deux novices parurent à leur tour, revêtues de la même livrée d’apparat. Deux gardes dont l'un était une femme.

- Nos hommages à notre dame Isabella Brumel et à notre maître et confesseur, le père Matthias. En mon nom et celui de mon compagnon, nous vous adressons la bienvenue en cette demeure. Je suis Florie et voici, Guillaume. Tous deux veillons à la garde de la porte principale.

A ces mots, tous deux s'inclinèrent et cédèrent le passage au petit groupe. Ce fut d'ailleurs à ce moment qu'ils se rendirent compte de l'état de leurs frères d'armes mais aussi de l'escorte en général et de dame Laetitia en particulier.

- Laissez, je m'en charge tout comme je le ferai de l'ensemble de l'escorte et de notre cher père Matthias.

La voix de stentor qui venait de s'élever n'était autre que celle du professeur Harcher qui poursuivi sur ses mots tout en avançant la main vers la mère d'Althéa, l'invitant à descendre de cheval en s'appuyant sur lui.

- Je suis heureux de vous revoir, ma dame. Soyez certaine que notre chère Althéa sera ravie de vous accueillir dès que le jour sera achevé.
- Merci, Jonathan, je sais pouvoir compter sur votre dévouement.
- Avec le plus grand plaisir, ma dame. Nos servantes ne vont pas tarder à vous mener à vos appartements, tout a été préparé pour que vous puissiez effacer les injures de ce voyage.
- Merci, j'aimerais que vous m'envoyiez dame Lucile.
- Il en sera fait selon votre désir, ma dame. Maintenant, si vous vous voulez bien recevoir les hommages de vos gens, j'aimerais aussi pouvoir m'occuper des blessés au plus vite.
- Et comparer votre savoir à celui de Matthias ?
- Ma dame, vous lisez en moi...


Un léger amusement dans le ton de Jonathan Harcher. Lui et le prêtre se connaissaient de longue date tout comme ils connaissaient parfaitement la mère de la somptueuse chasseresse nocturne.

Isabella allait d'ailleurs s'avancer quand elle se ravisa, se tournant vers le jeune garde qui avait retenu son attention.

- Flagello, venez ici...

Et lui laissant le temps de s'approcher.

Vous avez toujours ce que je vous ai confié, j'aimerais que vous le conserviez jusqu'à la réception qui aura lieu ce soir.

Puis, remarquant un détail qui dans le feu de la bataille, elle lui ordonna.

- Qu'avez-vous là ? Sur la poitrine, ôtez ce qu'il reste de votre veste que je puisse contempler cette étrange plaie...

La marque venait de faire sa réapparition et face à l'ordre express d'Isabella, le garde ne pourrait se dérober. Le temps qu'il s'avance et s'exécute, Moonlight Shadow s'éclipsa non sans donner un dernier coup dans le dos de Lorenzo, forçant le garde à le regarder avant de frapper sur le sol, attirant son regard sur le pendentif dont la chaîne s'était singulièrement retrouvée accrochée autour de la corne d'argent pointant droit vers la lune. Un pendentif semblable à celui que portaient certains des gardes et dont le jeune homme eut juste le temps d'admirer la beauté avant que l'étalon ne reparte soudain.

Nul ne pouvait en connaître les secrets et les éblouissements mais une chose était au moins certaine. Cette nuit serait riche en rebondissements.  
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Flagello
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MessageSujet: Re: Les retrouvailles des deux roses [PV Flagello]   Lun 1 Déc 2014 - 18:44

    Flagello venait de saluer ses deux compagnons chez les simples gardes. Il venait de répondre à leur question sur l'événément qui causa tant de dégâts chez la troupe.
    D'ailleurs il fut le dernier à traverser la porte principal qui se referma juste après ce passage. Suite à cela, et l'inquiétude concernant l'état de santé de Dame Laeticia, Flagello se sentait soulagé de voir le docteur se montrer très vite pour s'occuper d'elle.
    De son coté Lorenzo se remettait de ses émotions. En effet il venait de recevoir de nombreux compliments de la part de la Matriarche. Flagello était ravi pour lui. Il le méritait vraiment.

    Comme le faisait le groupe, lui aussi descendit de sa monture avant de se tenir en retrait comme le voulait son statut. Les affaires importantes ne le regardaient pas, ni lui ni aucun des simples gardes. De toute façon, cela n'était pour eux pas grave. Eux qui cherchaient avant tout à se reconstruire... Leur mission dans la demeure était clair, ils en étaient tous heureux, et se sentaient tous honorés de pouvoir servir ici.

    Flagello s'approcha de Lorenzo...
    -" Félicitation, tu as été remarquable..." Lui déclara-t-il d'une voix basse afin de ne pas gêner la discussion qui se déroulait un peu plus loin entre son Altesse et Harcher.
    Du même ton, Lorenzo lui répondit.
    -"J'ai tout de même eu peur, Dame Laeticia a beaucoup souffert. Puis je peux remercier Moonlight, sans lui je n'aurai rien pu faire."

    L'italien lui lança un petit sourire comme pour le rassurer car lui aussi était inquiet pour la suivante, et il s'en voulait de n'avoir rien pu faire. Malgré tout, ils avaient exécuté les ordres. C'était bien là le plus important. Tout comme le fait que Dame Isabella soit arrivée sans encombres.
    Au final, les deux novices étaient fiers d'eux, tout comme les autres membres de l'expédition.  

    Soudainement, Flagello entendit son nom raisonner, il s'agissait de la voix de la Matriarche qui lui demanda de venir d'un ton neutre. D'un pas rapide, le simple garde s'avança pour arriver devant la grande dame. Il inclina son buste.
    -" Votre Altesse..." Répondit-il avec respect en gardant un ton et une attitude humble comme il se devait devant cette interlocutrice qui était supérieur, et qu'il admirait sincèrement tant son charisme était majestueux.

    -" Elle est ici." Lui indiqua le garde en montrant sa sacoche quand la dame lui demanda s'il avait bien conservé la boite qu'elle lui avait confié avant le chemin retour.
    -" Très bien, il en sera fait selon votre volonté et vos ordres Madame." Répliqua le garde quand la matriarche lui annonça qu'il devait conserver le présent jusqu'à ce soir et la réception en son honneur.

    La suite allait pour le dernier arrivant dans la demeure être un moment compliqué. En effet, l'être inaccessible qu'était la Matriarche voulait qu'il arrache le morceau de tissu de sa livrée déjà bien déchirée afin d'observer le tatouage qui faisait de lui un banni de la forteresse d'Arès. La main tremblante son regard s'abaissa encore plus devant la honte qu'il ressentait devant une telle Dame. Ses doigts déchirèrent le fin tissu, dévoila dans sa totalité la marque des bannis.

    De toute façon, il ne pouvait guère se cacher, ni fuir. Les ordres de son Altesse était sa loi. Alors, il prit la parole, d'une voix malgré tout basse comme prit par le désespoir de devoir raconter l'épisode de sa vie qu'il voulait oublier à tout jamais et qui l'avait mené ici. Dans la demeure Brumel, comme simple garde, une place qui était faite pour lui...

    -" Je fais partie de la garde de Maîtresse Althéa depuis peu, elle m'a retrouvé inconscient sur les rives de l'Arno alors que la mort me tendait les bras. Ce tatouage est la marque des bannis de la Forteresse d'Arès. On me l'a marqué avant de m'humilier et me jeter en m'insultant... " Un brin nostalgique, le jeune garçon était soulagé que son destin ait croisé celui de la Vampire. Que serait-il devenu sans elle ?

    -" Heureusement ce mauvais sort m'a permis de rencontrer la Rose." Poursuivit-il en esquissant un sourire ému qui montrait là sa joie de se retrouver ici. Il montrer également sa loyauté envers l'autorité de la demeure, mais surtout le fait qu'il n'avait jamais ressenti cela auparavant, ce bonheur, ce plaisir, ce lien fort avec sa supérieure. Il avait beau faire partie du rang le plus bas de la garde, jamais on ne lui faisait de mal ni ressentir cela. Ici il se sentait épanoui, et le respect qu'il montrait était plus naturel que forcé comme cela était souvent le cas dans sa "vie" passé.

    Gêné par le récit de ce traumatisme, le novice ne put s'empêcher de s'essuyer les yeux au moments où timidement des larmes coulaient.
    -"Excusez-moi votre Altesse..." Il acheva ainsi, ceci dit, au fond, même s'il n'aimait pas guère parlé de cela, le dévoiler à la matriarche ne l'effrayait pas, au contraire, il était certaine de sa compréhension...

    De son coté pour Lorenzo, la situation était tout autre, même s'il fut secoué par le coup qu'il reçût dans le dos de la part de Moonlight, il fut ébloui par le pendentif que le cheval semblait vouloir lui montrer.
    -" Oh mais, c'est le même que celui des gardes d'élites..." S'exclama-t-il un air admiratif, en se demandant le message que voulait lui transmettre le démon.
    -" Tu penses que je suis sur le bon chemin pour l'avoir moi aussi ? Ce serait le plus bel honneur."
    Le cheval disparut alors et Lorenzo se posait de nombreuses questions. Bien qu'il ne cherchait pas les honneurs, que son rôle le satisfaisait largement au vu de sa condition et de son passé récent qui demandait un énorme travail sur lui même, le geste de Moonlight attira sa curiosité.
    Voulant en discuter avec son frère d'arme chez les simples gardes, il remarqua que Dame Isabella était en train de lui parler.
    Commençant à regrouper les chevaux, il se disait que le plus important était la santé de Dame Laeticia.

    Flagello attendait paisiblement, essayant de calmer sa peine, ce qui fut aisé au vu de l'aura de son Altesse qui irradiait...




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Althéa
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MessageSujet: Re: Les retrouvailles des deux roses [PV Flagello]   Mar 16 Déc 2014 - 18:56

Un silence gêné avait suivi la demande de dame Isabella. De quoi faire peser encore plus de tension sur les épaules du novice. Pourtant, nulle mauvaise intention n'animait la dame, plutôt une curiosité somme toute naturelle. Après tout, ce garde comme les autres participait à la protection de sa fille et cela, elle le savait plus que tout.

Et sans que personne ne vienne rompre l'échange entre lui et celle qu'il avait juré de servir, en effet, tout le monde s'était comme éclipsés, les laissant seul à seul, le garde laissa enfin paraître la marque de sa honte, de son traumatisme. Un geste qui lui en coûtait tellement. Chacun de ses gestes tremblants, hésitants, le montrait mais plus que cela encore, c'était bien la douleur que transparaissait au travers de chacun de ces mots.

Ce que ta voix est altérée par la douleur... Songea la blonde cavalière tandis que son magnifique regard détaillé la marque faite au fer rouge à même la peau du malheureux. Marqué comme un animal blessé sans être achevé.

Il fallait être un vrai monstre pour faire cela. A chaque nouvel arrivant, la vampire découvrait de nouveaux aspects de la noirceur humaine. Oh, elle en connaissait déjà tout un rayon plus que complet, les grands classiques qui remplissaient ensuite les prisons des Enfers mais parfois, il lui arrivait d'être surprise. Et le cas de Flagello était plus que singulier...

Ainsi, ce garçon était autrefois un membre de l'armée du dieu de la Guerre...

Cette idée aurait pu plus que déplaire à Isabella mais ce ne fut point le cas. Flagello était un banni et plus que cela encore, il était devenu une véritable proie, presque une loque, lorsque Althéa l'avait découvert prêt à périr. Une autre âme qu'elle avait choisie et attirée sans que rien ne vienne entraver ses projets. Et recruter ce garde s'était en effet avéré plus que judicieux. Il venait de prouver sa valeur et sa fidélité en dépit de son état traumatique. Il avait été capable de donner de lui-même malgré son amoindrissement. Ce n'était encore qu'un oisillon prisonnier d'une coquille de douleur mais le temps de s'en débarrasser ne tarderait plus à venir pour lui.

Oui, bientôt, bientôt, tu pourras te révéler à toi-même.

- Flagello, n'ait plus honte de ce qui ne sera bientôt plus. Ma tendre Althéa a toujours été douée pour choisir des âmes vaillantes au cœur d'une mare de souffrance. Plus que tout, elle et moi détestons l'injustice. Aussi, prend le temps de te remettre de tes émotions et de reprendre visage humain.

Et lui tendant une pièce de tissu.

- N'aie pas honte de tes larmes mais ne les laissent pas prendre le dessus sur la joie et la gloire qui seront les tiennes dans quelques heures. Prend le temps de les laisser couler qu'elles te quittent enfin. Va et isole-toi car ces instants de libération n'appartiennent qu'à toi.

Et faisant signe à ses chambrières qu'elle ne tarderait plus à venir, elle acheva en insistant pour qu'il prenne enfin le mouchoir qu'elle lui tendait.

- Tiens, cela t'aidera à essuyer tes larmes mais n'en aies pas honte car elles seront les ultimes manifestations de ta souffrance. Maintenant, va te faire soigner et prend le temps nécessaire pour être présentable ce soir. Je peux aussi te rassurer pour Laetitia. Avec Harcher, elle sera vite sur pieds.

Et sur ces dernières paroles, elle la laissa avant de se diriger vers ses chambrières et de disparaître entre les murs du manoir.
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MessageSujet: Re: Les retrouvailles des deux roses [PV Flagello]   Mar 16 Déc 2014 - 22:04

Flagello était confus, il avait honte de lui, de ce qu'il était, même si le réconfort de la demeure Brumel l'aider à soigner ses maux; le travail était immense, mais les perspectives ici étaient les meilleurs. Il se savait à sa place ici, se sentant bien, et apaisé. Le respect et la loyauté qu'il portait à sa Maîtresse et au cercle de la rose était sincère, et ne demandait rien en retour.

Malgré l'instant compliqué, il faisait confiance en son Altesse. Il savait qu'elle ne profiterait pas de sa faiblesse pour le blesser. Non, ce fût tout le contraire. Le jeune garçon sentait son coeur battre fort, très fort. Encore plus lorsque Dame Isabella prit la parole pour briser ce silence solennel. Son regard se posa alors sur le bout de tissu qu'elle lui tendait.
Un souffle de joie envahit le garçon devant la bienveillance de la Dame. Oui, cela le réconforta.

Que pouvait-il dire à cela ? Cela renforça son sentiment envers ses supérieurs. Pourtant il n'était qu'un simple garde, un être de la branche la plus basse, qui n'avait que très rarement l'honneur de croiser sa Maîtresse. Cependant, elles étaient si généreuses et attentionnées.

Doucement, Flagello attrapa le morceau de tissu.
-" Votre Altesse..." La voix tremblante, il sécha une larme.
-" Merci... Merci beaucoup."
Il n'eut le temps de dire plus, car la Dame avait affaire. Suivant du regard le départ de cette personne si importante qui pourtant prit un peu de temps pour l'aider à panser sa peine, Flagello essuya de nouveau ses larmes.

Il était là, seul. Le garde marcha un peu dans le jardin, il respira, et au même rythme les larmes coulaient sur son visage. Pourtant il sentait le bonheur en lui, la rencontre avec son Altesse était bénéfique. Lui qui était qu'un simple garde était prêt encore plus à servir dans ce lieu. Lentement sa marche le mena jusqu'à l'aile du domaine qui était destiné à sa branche, la plupart de ses compagnons étaient en plein travail. Lorenzo était en train de s'occuper des chevaux. Mais lui suivit les conseils de la grande Dame. Entrant dans sa chambre, il s'assit au sol dans un coin pour verser toute les larmes possible. Contre son visage il appuya le tissu que lui avait donné Dame Isabella. Cela dura de longue minute où il pensa à son sombre passé, mais où il voyait aussi son avenir radieux.

Il était aussi touché par tout ce qu'il vivait depuis que Dame Althéa lui offrit cette place. Et ce sentiment qu'il ressentait vis à vis d'elle était si pur si profond. Recroquevillé sur lui même, le jeune garçon se remit petit à petit de se long instant de peine.
Même s'il ne le savait pas encore, pour Flagello cet instant serait une délivrance. Son Altesse lui avait dit que plus jamais il n'allait pleurer. Lorsqu'il ôta le tissu de son visage, il observa, comme un précieux présent qu'il garderait à jamais. Il s'agissait là d'une offrande de la Matriarche. Un privilège pour le jeune novice qui esquissa un timide sourire.

Soupirant, il se releva en se disant qu'il devait se préparer, car il devait remettre à la grande dame la boite qu'elle lui avait confié. D'ailleurs il la posa sur son lit. Puis avec grand soin plia le tissu qu'il posa sur sa petite table de chambre. Dans son placard, il sortit une des livrées propres. Celle du quotidien. Il posa les vêtements sur le lit.
Toujours aussi silencieux, Flagello quitta la chambre un instant. En effet il se rendit dans la salle d'eau. Salle commune à tout les simples gardes pour se laver.

Ôtant ses vêtements salis par la bataille du chemin retour le garde soigna ses blessures avec l'eau qui lava son corps. Après cela, il enroula une serviette. Flagello après s'être bien essuyé retourna dans sa chambre. Vu l'heure il n'y avait personne encore.
Ce moment de solitude lui avait permis de reprendre ses esprits. De plus, lorsqu'il enfila la livrée de la Demeure Brumel il sentit un honneur incroyable. Investi d'une mission; une responsabilité qu'il ne gâcherait jamais. Arrangeant le col de la veste devant le miroir il se recoiffa. La toilette faite, il s'assit sur son lit... Pensif; il sursauta quand la porte s'ouvrit.

-" Oh tu es là ! " S'exclama Lorenzo en s'étalant sur son lit, épuisé.
-" J'ai rangé les chevaux; je vais aller à la salle d'eau, j'en ai besoin. Je vois que tu t'es changé."

Flagello se tourna avec un grand sourire, les larmes de tout à l'heure s'était changé en un sourire lumineux. Comme si cela lui avait servi pour être sûr de son choix.
-" Oui, j'en avais besoin... Puis son Altesse voudra sans doute que je lui remette la boite qu'elle m'a confié."

Lorenzo confirma d'un geste de la tête en signifiant qu'il y allait à son tour. En observant par la fenêtre, le simple garde remarqua qu'il faisait nuit. La réception en honneur à Dame Isabella semblait déjà avoir commencé, il voyait que d'autres novices surveillait de prêt la zone.
On frappa alors à la porte, et la voix de Dame Lucile retentit pour indiquer au garde que son Altesse souhaitait qu'on lui apporte la boite.

-" J'arrive tout de suite Madame !" Répondit Flagello en attrapa la poche qui contenait la boite en question.
Tremblant un peu, il prit le tissu qu'il mit dans sa poche, et quitta la zone de la demeure qui était celle des simples gardes.

Son coeur battait si fort, il n'avait plus mis les pieds dans la partie noble de la demeure depuis le jour où Dame Althéa le sauva. Flagello se rendit compte de la bonne ambiance. Apparemment il était le seul de sa branche, ce qui l'intimida vraiment.
Du regard il chercha sa Maîtresse et Dame Isabella. Elles étaient à une table ronde, toutes les deux. Timidement il s'approcha...
Pour le simple garde il était impossible de décrire la fierté, et le sentiment qu'il ressentait en se trouvant ainsi devant les deux Dames.

Le garde courba le dos en baissant les yeux et la tête et tendit la boite vers la Matriarche, et il prit la parole.
-" Maîtresse, excusez-moi de vous déranger... J'apporte ceci à son Altesse comme demandé."
Sa voix était d'un grand respect. Enfin, il restait immobile, attendant la réaction des Dames.
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Althéa
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MessageSujet: Re: Les retrouvailles des deux roses [PV Flagello]   Sam 3 Jan 2015 - 21:10

Longue fut la lumière, longue fut la traversée sous la flamme du cruel Hélios...
Brûlée par l'ardeur du soleil, la rose n'avait pu que s'abaisser, se ployer...
Pétales cramoisies, brunies en un festival colorés alors qu'approchait le fuyant crépuscule...

~ °  ~ ° ~ ° ~ ° ~

Ô Lune, Ô Nyx au voile parsemé d'étoiles, déploie tes ailes noires et offre-moi le réconfort de la nuit...

De sang et de nectar était la fragrance la plus intense en ces lieux, mêlée au parfum des fleurs mais plus que cela régnait en ces lieux un parfum subtil et sans pareil tout comme sa propriétaire. Au plus profond de la demeure Brumel, se trouvaient des voûtes, des anciens thermes et même une source dont la pureté n'avait d'égal que le chant délicat qu'elle faisait entendre. Une fontaine où les servantes les plus proches de la spectre venaient puiser l'eau qui entrait dans la confection des plats et des boissons.

Nul ne pouvait se rendre compte réellement de la taille gigantesques de ces lieux dont les arches et les colonnes sculptées recelaient encore pas mal de grâce en dépit du passage des siècles et de la folie des hommes...

Lentement, elle se sentait émerger même si le sommeil ne l'avait réellement atteinte en cette journée. Tout s'était passé si vite...

Comment ont-ils osé ?

L'âme et le cœur de la rousse chasseresse vibraient de la même passion, de la même colère. Ce crépuscule aurait du amener que joie et retrouvailles en cette demeure et longue avait été son attente, l'empêchant même de trouver le sommeil que tout vampire connaissait lorsque l'aube pointait même si sa force surpassait de loin celle de tous les autres infants de la Nuit, lui offrant le privilège de ne point souffrir des rayons du soleil.

Mais cela doit rester mon secret...

Un sourire sur ses lèvres lorsqu'elle étendit le bras vers les chauves-souris. Celles-là même qui l'avait prévenue dès les premiers signes d'embuscade.

- Merci à vous, mes compagnes, mes fidèles. Vous dont l'efficacité n'a d'égal que votre discrétion, mes petites vampires.

Une caresse de son cosmos avant que la forme allongée sur sa couche à même le sol ne s'agite lentement. Splendide était la femme dont la peau était aussi douce que le plus fin des duvets. Pâle et blanche, elle avait le mystère et l'éclat de la pleine lune et ce fut dans un mélange de grâce et de rapidité qu'elle se leva, prenant un des peignoirs pour s'en draper le corps. Non point que sa nudité la gêna. Elle n'avait nulle raison d'avoir honte de la splendeur de son corps mais la rigidité de son éducation avait laissé des traces et jamais, elle ne laisserait le premier venu risquer de la surprendre au lever du lit.

Un nuage de cendre, de pétales et autres feuillages broyés accompagna son éveil tandis qu'elle semblait comme émerger d'un rêve. L'enchantement s'exerçait même en ces instants. Nul ne serait tenter de détruire les vampires en plein sommeil tant leurs charmes les protéger. Un autre geste et elle se dirigea hors de la pièce qui lui servait de chambre à coucher si simple dans sa façon qu'elle ne pourrait que décevoir l'imagination de ceux pensant qu'à l'instar des affabulations largement répandues chez le commun des mortels, elle et ses semblables dormaient dans un cercueil. Chose qui lui avait toujours parue si folle, elle qui détestait être contrainte de quelle que façon que ce soit. Libre et sauvage sous son masque de chasseresse, elle préférait parcourir le monde et les vastes terres que demeurait recluse dans une boite qui n'avait rien de charmant...

Quelques pas suffirent à l'isoler de son alcôve, laissant un simple jeu de voiles la séparer du reste de son antre secret. Soudain, elle s'empara d'une branche de rosier. La fameuse Osiria qu'elle avait ramenée d'un précédent voyage l'ayant menée à découvrir le saint des Poissons mais c'était loin si loin maintenant. Qu'était devenu cet homme depuis ? Althéa n'en savait rien même si la réponse pouvait si aisément être trouvée, l'idée de rentrer en cet instant aux Enfers lui déplaisait. Ce qui allait se passer céans était d'une telle importance pour elle alors qu'aucun de ses frères ou même une simple ombre ne s'était faite remarquée. L'Outre-monde n'avait pas besoin d'une reine vampire et cela, elle le savait...

Entre ses doigts glissait et tournait la branche sans que la moindre épine ne vienne entacher la pâleur de sa peau.  Blanche et rouge, lune et sang, la rose s'associait si bien avec la dame. Soudain, l'envie de s'en parer la prit et une des roses quitta le rosier pour se mêler à quelques mèches.

Un autre sourire se dessina sur ses lèvres lorsque Gauthier et Lucile parurent tous deux accompagnés du professeur Harcher. La mine sombre du savant ne laissait point de doute.

- Jonathan mon ami, une nouvelle fois...
- Oui, ma tendre dame, Laetitia souffre et sans votre aide...
- Bien mon ami.


Et se tournant vers le garde d'élite en un geste à peine perceptible.

- Gauthier... Es-tu prêt à verser ton sang pour moi ?

Une voix si enchanteresse alors que Lucile plaçait un châle sur les épaules de sa maîtresse. Une scène à nulle autre pareille prenait place sous les voûtes tout juste éclairés par d'une lumière fantasmagorique où les roses et autres fleurs s'épanouissait en des terres anciennes gorgées de sang et baignée de temps à autre d'une eau plus pure que celle des montagnes. Une scène dont le silence se rompit avec le geste du garde qui s'agenouilla devant la vampire au teint d'albâtre.

- Oui, ma dame, je le suis. C'est un honneur infini pour moi d'être votre calice. Que votre sang sacré sauve notre chère Laetitia et que le mien vous abreuve. Jonathan, que votre génie soit l'instrument de notre reine...

Un simple signe de tête du professeur.

- Bien sûr, ces français, ils en font de trop...

Et se tournant vers Althéa...

Surtout face à la plus belle de toutes les roses. Permettez que je reparte auprès de Laetitia, le temps que vous vous prépariez. Lady Brumel tient aussi à ce que vous la rejoigniez au plus vite comme prévu. N'ayez crainte, je ne vous retiendrai pas plus que de nécessaire. C'est l'honneur suprême que de goûter au sang de la Vampire reine...

Sur ces mots, il s'inclina à son tour avant de quitter ces quartiers qui étaient parmi les plus secrets.

Flagello, Lorenzo, de par votre bravoure, vous avez sauvé ma tendre Laetitia...

Deux recrues, deux amis partageant la même chambrée, qui savait ce que l'avenir réserverait aux deux compagnons.

" Moonlight Shadow, toi, fidèle parmi les insaisissables, licorne noire, prend ta course, que nul ne t'entrave.

Viendra le temps où ensemble nous chevaucherons dans la nuit.

Que les étoiles me soient témoins, en cette nuit, la lune sera sanglante. Qu'on apprenne qu'on ne défie pas impunément la reine de la Non-Vie. Que le sang et le nectar coule à flot sur le passage de la reine à la licorne. "


Un éclat indéchiffrable traversa ses yeux si beaux avant qu'elle ne s'éloigne à son tour. La nuit commençait à peine...

Et elle serait longue, si longue.



Rose de la variété Osiria ^^


~ °  ~ ° ~ ° ~ ° ~

- Mère...

Ce seul mot tinté de douceur et d'amour résumait à lui seul tout ce que la jeune spectre ressentait à la seule vue de celle qui lui avait donné le jour. Debout face à elle, royale et splendide malgré son âge plus avancé, Isabella se contenta d'ouvrir les bras vers celle qu'elle venait de retrouver. Ainsi les deux vampires s'étreignirent en une embrassade mère-fille.

Une scène qui s'effacerait pour tout autre qu'elles. Sans un bruit, Lucile, le père Matthias et tous les autres êtres présents dans la pièce s'éclipsèrent laissant les deux femmes se retrouver en toute intimité.

Seules les flammes de l'âtre danseraient au son de leurs voix, frémiraient sous leur projet suite à l'attaque dont la génitrice d'Althéa avait été victime. Rien n'était pire que la colère d'un roi si ce n'était celle d'une reine et encore plus si cette reine était doublée d'une Vampire à l'âme millénaire...

~ °  ~ ° ~ ° ~ ° ~

Nul ne sait ce qu'avait pu se dire les deux dames contrairement aux rumeurs qui entourait l'attaque dont avait été victime la matriarche. Tous se passaient les exploits des combattants mais aussi les dernières nouvelles de l'état de santé de la charismatique dame Laetitia. Moins douce et gracieuse que Lucile, la brune n'en était pas moins appréciée par la garde autant que les serviteurs et servantes. Elle avait la poigne pour se faire obéir sans le moindre souci par les novices tout en ménageant les blessures que tous portaient en eux. Certains se terraient parfois dans des réactions incontrôlables. La dame comme les autres gardes ainsi qu'Angus n'avaient parfois pas d'autre choix que la force pour les calmer mais cela était une autre histoire. Le plus important en cet instant était l'état de la jeune femme et les soins que lui avait donné Harcher soutenu par le pouvoir de dame Althéa. Tant de sang versé par la Vampire reine en si peu de temps. Cela augurait aussi des changements dans la demeure florentine de la belle à la chevelure de feu.

Ainsi en allait les murmures avant que l'effervescence de la nuit triomphante ne se fasse sentir. Les flambeaux étaient allumés depuis déjà bien longtemps et les premiers accords de musiques avaient résonné. Le son, la lumière mais aussi le fumet, les plats ne cessaient de cuire, de mijoter alors que des bouquets de fleurs mêlées aux branches odorantes embaumaient l'air. Et enfin, s'éleva la voix que tous attendaient. Althéa, a son habitude, appelait les siens de l'un de ses chants. Envoûtant, il fit se taire l'ensemble des occupants avant que les convives ne se dirigent d'un pas vers la salle où se tenait la plus jeune des dames Brumel. Splendide dans sa robe sombre et moulante, mettant en valeur sa longue chevelure rousse, elle prit la parole alors que l'ensemble de siens venait d'entrer en cette salle.

- Hommes et femmes de la Maison Brumel, amis et alliés de notre famille, dévoués et loyaux, c'est avec une joie immense que je vous annonce l'arrivée de ma mère, dame Isabella Carmella Brumel en ces murs qui sont notre nouvelle maison. En son honneur et celui du père Matthias que tous ici connaissent et respectent, je suis heureuse de vous offrir ce banquet où tous sont conviés.

A ma mère, la grande dame Isabella Brumel. Que la nuit nous couvrent tous de ses ailes...

Ainsi Althéa venait-elle de lancer la fête. Tout se passait à merveille sous la musique et les festivités. Seules à leur table, la mère et la fille discutaient face à leurs coupes et aux quelques fruits dont elle se désaltéraient.

- Madame...
- Jonathan ?
- Auriez-vous le temps de m'offrir une danse lorsque vous en aurez fini avec...
- Je vois, les nouvelles vont vite.
- Vos liens de sang, ma tendre rose. Ils sont si puissants que je n'ai pu me taire à votre demande et votre soif. Je ne sais que trop bien que votre nature vous pousse à rendre justice à notre vaillante Laetitia.
- Merci pour elle, mon ami. C'est déjà la seconde fois que...
- Je sais que vous tenez à elle et moi aussi, j'apprécie notre petite dame de guerre. Hum, je vois qu'une autre étoile montante s'approche. Je vais vous laisser. A bientôt, ma tendre Althéa.
- Jonathan...
- Je sais, je m'égare, ma dame, comme tout homme contemplant votre beauté. Ma dame, dame Isabella.
- A bientôt, Jonathan, vous ne changez pas, restez toujours aussi dévoué à ma fille, c'est le seul ordre que je vous donnerai jamais, mon ami.


Sur ce bref entretien, le professeur s'éclipsa tandis qu'un autre convive s'avançait. Encore trop intimidé par les présences conjointes des deux dames vampires. Un sourire bienveillant sur les lèvres, Althéa regardait l'ancien berserker avançait vers elle. Les exploits du jeune homme lui avait été contés par sa mère. De quoi confortait la lady dans la justesse de son choix. De ses longs yeux magnifiques, elle détaillait le garde approchant. L'odeur de son sang enchantait déjà ses sens, le lien était en marche et tout comme l'avait si justement rappelé Jonathan, ses pouvoirs étaient puissants pour qui savait s'ouvrir au don obscur et surtout dépasser le stade de la peur. Ainsi Flagello se retrouva face aux deux femmes.

- Bonsoir, jeune homme, je suis heureuse de voir que vous avez suivi mes conseils et vous présentez au mieux devant ma fille. En toute circonstance, vous devez lui faire honneur. Maintenant, veuillez me remettre ceci...

Sans dire le moindre mot, Althéa le laissa faire. Il fallait qu'il puisse prendre ses décisions sans qu'elle ne le guide. Prendre confiance en lui faisait aussi partie de son apprentissage au sein de la garde. Aussi, regarda-t-elle sa mère se lever et prendre le coffret avant de le lui remettre.

- Pour nous, maîtres de la Maison Brumel, rares sont les choses ayant une réelle valeur mais celle-ci est la plus belle que je pouvais t'offrir. Accepte ton héritage, Althéa Lydia Brumel Carminia. Ceci est le plus précieux trésors que je pouvais te remettre. Sois heureuse, mon enfant...
- Mère...

D'une main qui ne tremblait pas en dépit de l'émotion qui traversait son cœur, la spectre se saisit de coffret et l'ouvrit. Ce qu'il contenait n'était que pour ses yeux mais l'aura qui s'en dégageait ne laissait pas le moindre doute. C'était une relique sacrée de la lignée de Vampire roi. L'odeur à elle seule suffit à en faire s'éveiller le cosmos de la belle.

- Oui, mon héritage. Viendra le jour où je le prendrais pleinement. A présent, avance, Flagello.

La voix était solennelle tout comme l'instant.

- En tant que novice, tu as affronté de terribles dangers pour accomplir la mission que je t'avais confiée mais aussi celle que ma mère, la grande dame Isabella Brumel t'avait elle-même ordonnée. Par deux fois, tu t'es dressé face au danger. Tout comme ton ami Lorenzo, tu seras récompensé à hauteur de tes exploits et châtié comme il se doit pour avoir laisser fuir Moonlight Shadow.

Et laissant retomber la pression, elle avança la main vers lui.

- Es-tu prêt à verser ton sang pour moi ? Pour compenser celui que j'ai versé pour soigner Laetitia ?

Et sans attendre sa réponse, elle enchaîna.

- Prêt à verser ton sang et me suivre dans ce qui ne pourra qu'être un nouveau péril ? Pour elle, pour ma mère et tous mes gens pris dans cette tourmente contre laquelle tu as aussi lutté, je me dois de rendre justice. Cette nuit sera celle des retrouvailles mais aussi du sang et des vampires...

Es-tu prêt à recevoir ma morsure puis, à chevaucher auprès de moi ?

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Flagello
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MessageSujet: Re: Les retrouvailles des deux roses [PV Flagello]   Lun 5 Jan 2015 - 20:55

Flagello ne bougeait pas, non, il était au fond impressionné d'être là, devant cette table où siégeait sa Maîtresse, et la mère de celle-ci qui représentait aussi l'autorité. Humble, il tenait le paquet qu'elle lui avait confiée lors de leur première rencontre. Il avait tout fait pour le conserver en état comme elle le lui avait ordonné.
Sous la livrée de la demeure Brumel, son coeur battait si fort... Un sentiment qu'il était incapable de décrire, car il il n'y avait pas de la peur, un profond respect qui se mélangeait à une sorte de honte de se trouvait sous le regard des deux dames. Un enchantement cependant.

Le simple garde restait malgré tout serein, et ne montrait pas son état bien que pour les deux Vampires il ne devait guère être compliqué de s'en rendre compte.
Soudain, Dame Isabella prit la parole... Elle le félicita d'avoir suivi ses conseils de tout à l'heure. Cela eu pour effet de calmer le stress qui le gagnait. Une fierté naquit alors dans son esprit !
Flagello était fier de recevoir des compliments de la part de son Altesse qui attrapa le paquet qu'il était en train de lui tendre.

Sans un mot, il assista à une scène magique entre les deux Dames. La mère de la Rose lui offrit alors le présent. L'échange était historique pour la lignée Brumel. Et il avait la chance d'en être témoin ! Lorsque la Rose l'ouvrit, une aura forte l'obligea à fermer ses yeux un instant. Le cadeau irradiait. Cela servit également pour que Dame Althéa laisse son aura l'entourait merveilleusement.
Le trésor passait de mère en fille. La Rose déclara sans doute heureuse qu'elle prendrait entièrement l'héritage lorsque le temps serait venu.

Sa tête se redressa à l'évocation de son nom. La voix de sa Maîtresse avait ce don de le mettre en alerte. Sans discuter il s'avança d'un pas pour se tenir du coté de la rose.
En silence, il écouta son discours. Ses joues sans le vouloir commençaient à prendre une teinte rouge. Son orgueil mort semblait retrouver vie petit à petit. Ce qu'il croyait impossible depuis son départ, retrouvait des couleurs auprès de son autorité suprême.

Dans un moment doux, le jeune garçon répondit d'un mouvement de la tête pour dire qu'il accepta le blâme, ainsi que la récompense pour ses actions depuis qu'il était là.
Jamais il n'avait lutté avec autant de coeur et de courage que depuis qu'il était ici et portait la livrée de la Rose Brumel.

-" Bien Madame !" Se contenta-t-il de répondre pour poursuivre avec son geste de la tête. Alors que la tension baissait doucement, le simple garde allait sentir son échine trembler. Oui trembler de peur mais de plaisir. Cela à l'instant où la dame lui demanda s'il était prêt à lui donner son sang pour combler celui qu'elle avait offert pour soigner Dame Laeticia.
Sa nuque, il sentait là un étrange picotement. La rose ajouta qu'après la morsure il devrait la suivre pour allait à la chasse, et que pour lui, l'affaire ne serait pas simple.

Sans attendre, le garde tomba à genoux devant Dame Althéa. Il se rappela de la première morsure, de cette sensation envoûtante, de ce charme qui l'avait totalement soumis à la volonté de la Vampire. C'était si beau ! Si féerique qu'un manque étonnant vivait avec lui depuis. Un mouvement délicat et il offrit sa nuque.

-" J'en serai honoré, Maîtresse Althéa. " Sa voix était douce, pleine d'humilité. Il savait où était sa place. Sa vie ne cherchait rien d'autre que ce bonheur qu'elle avait trouvé en ce lieu au service de la vampire.
Il pensa aussi à la suivante, il se sentait coupable de ses blessures, il ne fût au fond pas capable de la protéger convenablement. Le novice souhaitait qu'elle se rétablisse vite. Puis cette morsure, depuis l'autre jour lui manquait, il sentait qu'il en avait besoin pour vivre. Aux pieds de sa Maîtresse; il n'attendait plus que la suite, que son soleil puisse réchauffer son âme meurtrie depuis des jours.

-" Je vous suivrai ensuite, si là est votre volonté. Je suis un simple garde, tout ce qui m'arrive est un privilège ! Je serai fier de pouvoir vous accompagner."
Flagello ne bougeait plus, il se sentait bien, heureux même ! Comme jamais. Et jour après jour, il s'intégrait à la demeure, et la passion grandissait pour cette existance qu'il chérissait. Son passé commençait aussi à s'évanouir de sa mémoire...
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Althéa
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MessageSujet: Re: Les retrouvailles des deux roses [PV Flagello]   Mer 4 Fév 2015 - 19:27

Vibrant ce que ton cœur est vibrant, Flagello. Si fort qu'il surpasse tout en cet instant. Même les musiciens se sont tus à ton approche, au son de tes pas. Seule la voix de ma chère mère a brisé le silence tout comme la mienne avant que tout ne retombe dans une quiétude ensorcelante. Si seulement, tu pouvais te rendre compte de la puissance qui somnole encore en toi et de l'avenir que tu pourrais gagner à demeurer à mes côtes. Un devenir sans mal gratuit, sans humiliation, ce sera même tout le contraire, la fierté de marcher sous la bannière d'une étoile qui n'a rien d'affreux...

A chacune de ces pensées, le visage de la splendide rousse se faisait plus attirant, plus doux, plus sensuel. Tant d'éclat émanait de la jeune femme qu'elle devenait le point de mire de l'ensemble des occupants de la Maison Brumel.

Quelques instants s'écoulèrent ainsi. A peine quelques battements d'ailes pour l'une de ses petites compagnes mais un éternité pour l'assistance tant la magie semblait flottait dans l'air. Trouble et enivrante, elle touchait quasi tous les êtres présents en ces murs. Puis, enfin, une voix vint rompre le silence. Flagello se décidait à répondre à la vampire. Un signe de la tête imperceptible et il se laissa tomber devant elle.

- Relève-toi, Flagello. Nul garde en cette demeure ne doit se laisser emporter par les émotions, aussi fortes et irrésistibles soient-elles. De ta force d'âme et de cœur dépendent tant des nôtres. Songe à Laetitia qui a souffert mais que tu as aidée comme tu l'as pu. Puisse ta maîtrise et la force grandir. Pour ceux à qui tu tiens, pour les amis que tu t'es fait en ce lieux et pour l'ensemble de ma famille et de ma lignée, promets-moi de ne plus laisser le passé assombrir ton jugement et ta puissance. En cette heure, je t'offre le Baiser des Vampires. Celui qui te fera reconnaître comme l'un des futurs membres de ma garde rapprochée. Le sang qui coule en toi est celui d'un être exceptionnel, d'une essence rare, mais encore si ignorant de sa propre force tout comme la majorité des êtres venant frapper aux portes de mon âme.

Dans le jour mourant tu m'as appelée sur les rives de l'Arno et en cette nuit naissante, je t'appelle à mon tour pour que nos routes ne soient plus qu'une...


Des mots emplis emplis d'un sens inoubliable avant que d'un geste gracieux, Althéa ne se penche sur le garde, sa main se posant tout naturellement sur l'épaule du jeune homme avant qu'elle ne finisse agenouillée face à lui, son regard plongeant dans le sien.

- Nulle douleur, il n'y a nulle douleur... Juste la naissance et le renforcement d'un lien, d'un don à nul autre pareil. Sois mon promis, mon calice. Que ton sang m'abreuve jusqu'à ce que tu sois prêt à connaître un nouvel éveil.

D'une caresse du bout des lèvres, elle effleura la peau du jeune homme avant de l'entailler et d'aspirer le précieux nectar écarlate dont elle s'abreuvait intensément. Face à face, la rose et le banni formaient un duo aussi surprenant que fascinant tandis qu'un murmure imperceptible emplissait lentement la salle et que sur un ordre muet, les musiciens ne se remettent à jouer. Et soudain l'appel se fit entendre...

- Prenez part à la fête que j'offre en l'honneur de ma mère, la grande et majestueuse dame Isabella Brumel. Que tous l'honorent en notre courte absence. Mère, je vous confie Brumel en cette soirée qui est la vôtre. Que le sang vous sois aussi doux qu'il le sera pour moi. Dans l'attente de mon retour à vos côtés...

Et sans plus attendre, elle se déroba à la vue de tous, laissant juste son parfum et sa voix planer quelques instants.

" Flagello, le temps presse. Relève-toi et prépare ta monture... N'aie aucune crainte pour Moonlight Shadow... Il est déjà en route... "

Un ordre plus qu'une invitation pour ce qui serait la première chasse et le premier appel du sang que connaîtrait le jeune homme. La Nuit était reine et les Vampires étaient ses enfants...

=> en route pour la Chasse



Dernière édition par Althéa le Mer 11 Fév 2015 - 18:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les retrouvailles des deux roses [PV Flagello]   Dim 8 Fév 2015 - 15:14

Le coeur du garde était pris d'un souffle étrange. Un souffle doux qui rependait dans ses veines un sentiment de joie, de tranquillité. Oui, il était bien. Le passé s'oubliait de jour en jour. Cette affreuse vie qui avait mis en ruine tout son orgueil, toute sa fierté, toute sa confiance. Faisant de lui un être terrifié à l'idée de faire le moindre de pas.
Le temps passait si vite depuis qu'il était membre de la Demeure Brumel. Si vite depuis qu'il fût recueilli sur les rives de l'arno. Qui était-il ? Qu'elle était sa mission sur cette terre ? Qu'elle était l'utilité de cette vie ? Tant d'interrogations qui torturaient son esprit depuis tellement d'années.

La réponse, désormais était clair, il était un simple garde de la demeure Brumel, et son rôle était de servir la Rose, et son entourage. Agenouillé devant celles qui pour lui étaient des êtres supérieurs. Il était honoré d'être là.
Flagello n'avait pas discuté la volonté de sa Maîtresse, celle qui guidé ses pas, son soleil qui éclairé ce qui pour lui était auparavant un avenir sombre.
Alors qu'il allait se relever, la main de la Dame se posa sur sa nuque, comme un ordre intime de rester là où il se trouvait. Prêt à recevoir une nouvelle fois la morsure de la vampire. La première fois fût un délice qu'il lui apporta bonheur et satisfaction. Mais également un manque impossible à combler jusqu'à ce jour.

Une nouvelle intervention de la Rose avant qu'elle ne passe à l'action, et que ses lèvres viennent écorcher sa peau au niveau de la nuque. Comme elle le disait, nulle douleur, non, simplement une sensation d'extase, d'éveil. Son regard timide qui juste avant s'était posé sur celui de Dame Althéa se baissa, son visage se pâli au rythme où son sang le quittait.
En lui un changement s'opérait, une fatigue qu'il savait passagère, mais surtout des sens dont la puissance s'aiguisait.
Lorsque la vampire termina son breuvage, Flagello se sentait épuisé, ses mains se posèrent au sol, juste devant le bas de la robe de sa Maîtresse. La musique reprit.

Des gouttes de sueurs sur son front, le simple garde respira fort pour récupérer. Ses joues s'étaient creusées... Fébrile il leva sa tête, pour admirer cette idole, cet être inaccessible.
-" C'est un honneur Madame ! Merci de m'avoir permis à trouver ma raison d'être, et ma réelle identité. " Murmura-t-il, en cherchant de l'air alors que la Rose s'adressa à sa mère pour lui confier la demeure en cette soirée.

Dans son esprit raisonna ensuite la voix de sa Maîtresse, charismatique, elle ordonna au simple garde de se relever et de la suivre pour une chasse. Elle disparut. Flagello posa sa main sur la table, ses jambes tremblaient encore.
Sans qu'il ne s'y attende, son Altesse lui adressa quelques mots. Elle lui déclara que sa fille avait bien fait de le sauver, et qu'il était digne de porter la livrée de la demeure Brumel. Et d'être un simple garde, tout en ajoutant que le chemin était long.

Terminant de se relever, le jeune garçon, s'inclina respectueusement de Dame Isabella.
-" Vos compliments sont une récompense votre Altesse. Avec votre permission je vais suivre ma Maîtresse suivant sa volonté."

La Matriarche se contenta d'un geste de la main et d'un " vas " pour répondre. Le garde pas totalement remis se rendit vers les écuries, il équipa sa monture, et après une âpre recherche parvint à retrouver Moonlight qui portait Dame Althéa.
Flagello se contenta alors de rester légèrement en retrait, il guettait les alentours, prêt à agir en cas de danger, ou simplement sur ordre de sa Maîtresse.
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