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 Pas par la bonne porte. [ FB : Miria - Maeleene ]

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Miria

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MessageSujet: Pas par la bonne porte. [ FB : Miria - Maeleene ]   Sam 30 Aoû 2014 - 0:22


Il est temps de revenir à ce lieu charger d'histoire pour les Scandinaves et pour moi-même. À quelques jours de la sainte Lucie, me voilà arpentant les ruelles de Göteborg ! J'ai marché sans relâche, jour et nuit, évitant le plus possible les places achalandées. N'écoutant que ma propre conscience et le bruit de mes bottes métalliques sur la terre battue, l'herbe sauvage ou le roc interminable. Je suis parvenue à m'affranchir aisément des frontières d'Asgard dont les terres sont situées dans l'extrême nord de l'Europe et placées sous la protection du dieu Odin. Balayée par un vent glacial constant, la température est moins rude que dans ma région natale, mais reste glacial pour un non natif de l'Europe du nord. Davantage durant ce soir d'hiver, ou arriver par le port jonchant le fleuve Göta älv. Je marche seule en direction des quartiers marchands, où le commerce de thé, de porcelaine, de la soie et des épices enrichissent les marchands, font prospérer la ville depuis plusieurs années déjà.

Embaucher par un riche commerçant durant le transport, j'ai fini par toucher mon dû lorsque nous arrivâmes à destination, c'est-à-dire à l'emplacement prévu dans la ruelle des marchands. Une forte récompense qui accroît légèrement ma réputation de guerrière, mais je dois désormais m'exercer à un autre de mes talents. Mon épée s'est sacrément émoussé depuis quelques mois et je dois chercher un maître forgeron dont un nom me fût donné sur un papier, en main propre par mon dernier employeur. La forge d'österby regorge selon les rumeurs de nombreux maîtres d'armes et certains peuvent être amenés à partager leurs secrets. Et bien que j'eusse acquis de nombreux talents dans le forgeage d'armes, je dois restaurer en priorité ma Claymore et accessoirement, glaner quelques secrets et rumeurs sur ce qui peut ce tramer dans les bas fonds de Göteborg.

À l'issue d'une lente et minutieuse marche, je reste dans l'ombre de la ruelle nonobstant les nombreux passeurs pour contempler chaque détail de la ville. Longuement passive et silencieuse. Je finis par rejoindre l'extérieur de la forge d'österby. Uniforme et armure impeccable, visage d'une neutralité inégalée, je continue mes pas pour interroger un des nombreux inconnus poster en dehors de la forge. Accompagner par une jeune demoiselle semblant être du même âge que moi, je m'incline légèrement avant de retrouver un comportement plus habituel, totalement inexpressive en apparence, mon visage est d'une neutralité inégalée.


Je suis une humble voyageuse en quête d'un maître forgeron, m'autorisez-vous, si ce n'est pas trop présomptueux de ma part. De savoir si vous êtes l'un d'entre eux ? Ou êtes-vous de ceux qui viennent pour la Sainte-Lucie, une fête vénérée au soir du Treize décembre. M'est avis que celle qui vous accompagne ferait une parfaite élue ! Oh, mais désolé si je vous dérange. Sans doute que vous ne vouliez pas être dérangé.

Me dis-je en me rendant compte qu'effectivement, ma présence pourrait être assez malvenue. Mais, regardant plus en détail, sans me montrer maladroite la jeune demoiselle. Celle-ci est d'une grande beauté, le genre de visage que l'on ne rencontre pas dans le grand nord.
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Maeleene

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MessageSujet: Re: Pas par la bonne porte. [ FB : Miria - Maeleene ]   Dim 12 Oct 2014 - 17:25



Maeleene



La Mandragora


Voyage dans le Grand Nord




Bien qu'emmitouflés dans d'épaisses fourrures, le froid du grand Nord se montrait toujours aussi implacable. Sa morsure était sans pareille et de ça, Maeleene en avait peur, une peur inexpliquée mais que sa conscience hurlait à chacun de ses pas dans la poudreuse. L'italienne n'aimait pas la neige, sa blancheur, sa froidure, elle ne l'aimait pas, comme elle l'admirait pour sa beauté. Chaque flocon, selon la légende serait unique, aurait un dessin propre. Compte tenue de la curiosité de la belle jeune fille aux yeux pers, il ne lui fallut pas longtemps pour étudier la véracité de cette fable. Et … c'était vrai ! Alors, malgré son appréhension du froid, elle s'était laissée embarquer par Eodin, son maître, dans cette nouvelle aventure plein de promesse. Oh, elle ne fut pas bien difficile à convaincre, quand, débarquant dans la chambre de sa fille adorée, le Maestro, avec de grands gestes, lui expliqua qu'il fallait « ABSOLUMENT » se rendre là bas, qu'il était d'une nécessité « VITALE » afin de parfaire ses connaissances des métaux et autres minerais. Elle n'était pas sans savoir qu'Eodin travaillait sur un projet d'importance, secret, mais dont la portée serait, sans conteste, un pas de géant dans ses recherches.

Face à la ferveur qu'employait son père adoptif, elle ne put qu'y sourire. Et il ne lui restait plus qu'à le suivre.

Des voyages, Maeleene en était coutumière, seulement voilà, face à son aversion pour les climats froids, elle s'était toujours arrangée pour faire changer la destination au dernier moment, cherchant de son côté, une piste que l'homme de science n'aurait exploré. Cette fois là … elle ne trouva rien d'encourageant, si ce n'est dans le Nord, précisément. Sa mine déconfite ne la quitta plus depuis lors. La jeune femme à la longue chevelure rousse se montrait taciturne, peu prompt au dialogue et aux effusions en tout genre de son professeur. De temps à autre, son joli minois se paraît d'un bref intérêt pour mieux s'évanouir, l'air de rien.

« Sourit un peu Maeleene. On pourrait penser que tu es une Nordique, à faire la gueule comme ça. » l'intéressée leva un regard froid et dur sur son mentor. « Vaffanculo. »

L'homme poussa un long soupir, désespéré de la voir si refermée. Ces bravades montraient bien l'état d'esprit de son élève qui, parfois, se montrait intransigeante. Fermée d'esprit. Il ne releva pas ce juron, pourtant si peu digne dans la bouche d'une demoiselle. Seulement, de la demoiselle en question, ne restait que les traits fins et délicats qui pourraient la trahir. Sinon quoi, vêtue comme elle l'était, et si elle avait prit la peine de dissimuler son visage, peut-être que la confusion aurait été possible.

« Allons voir le quartier des marchands. Au moins là bas, nous pourrons y trouver plus de chaleur. Me promener à tes côtés me fait grelotter ... » Il esquiva un coup de coude in-extremis et pivota sur ses talons, prêt à courir et à se fondre dans la foule. Eodin tira la langue à sa protégée qui se courrouça : ni une ni deux, il n'en fallait pas plus à la belle pour le prendre en chasse.

Son maître était vraiment … un enfant joueur et capricieux. Pareil à un elfe, il dansait au travers la masse grouillante des passants, se riant du brouhaha et de la contrariété clairement affichée de sa fille adoptée. Celle-ci, sur ces talons était exaspérée par un tel comportement, comme, au fond, elle en était amusée. Ne jouaient-ils pas à des jeux semblables lorsqu'elle était enfant ? Un sourire ourla ses lèvres pour la première fois depuis des jours !

« Oh, bonjour voyageuse. » la vénitienne fronça des sourcils en entendant les propos de son maître. Elle le rejoignit en fendant la populace et braqua un regard emplit de curiosité en détaillant la femme qui se tenait aux côtés de l'inventeur. Grande, blonde, tout chez elle transpirait le profond respect de la voie des guerriers. Guerrière, elle l'était sans aucun doute, vue la manière dont elle s'exprimait, se tenait. Glaciale aussi, et la belle ne sut réprimer un frisson. Dans un mouvement se voulant discret, elle réunit les pans de sa cape bordée de fourrure autour de son corps gelé. « Un peu des deux. »

Fit Eodin, un immense sourire accroché à ses lippes. « Je suis un bon Forgeron moi-même, mais qui mériterait d'en apprendre davantage, voilà le motif de notre visite, entre autre et … » Maeleene le coupa, demandant d'un seul coup : « La Fête de la Sainte Lucie ? Qu'est-ce que c'est ? »

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Miria

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MessageSujet: Re: Pas par la bonne porte. [ FB : Miria - Maeleene ]   Dim 12 Oct 2014 - 23:07

J'attends, la neige continuant à tomber sur son armure. Apostropher par l'étranger, sa voix masculine est amicale. Bien qu'agréable, elle détonne un léger accent, celui de ces pays du sud. Bien que je n'eusse jamais arpenté les frontières au-delà de la Scandinavie. Il m'est arrivé, dans de rares occasions comme durant la fête de Saint Lucie. De côtoyés certains voyageurs, natifs de contrées lointaines. Mais, très vite. La jeune et très jolie femme qui accompagne Eodin rétorque d'une voix monocorde qui me fait sourire, l'espace d'un instant. C'est vraiment une très jolie fille, même si je sais qu'elle est inaccessible à d'éventuels hommes, souhaitant la courtiser. Retirant brièvement la neige recouvrant mes épaulières, je m'avance d'un pas lent, mais assuré vers la jeune femme et Eodin. Il faut que je me montre la plus sympathique possible pour faire bonne impression.

Le teint de vos visages, coupler à vos accents témoigne que vous êtes originaire de ces pays du sud. Et pour vous répondre demoiselle, la fête de la Sainte-Lucie est une célébration scandinave en honneur de la fête de sainte Lucie de Syracuse. Il est coutume de cette région, de vêtir les filles en Christ enfant et leur faire distribuer des cadeaux de Noël.

Stoppant mes pas. Je ponctue mes dires d'un léger sourire à la demoiselle, coupler d'un visage qui se veut tout autant amical. La discussion désormais amorcée, elle doit aussi être courtoise. M'inclinant face à Eodin et la demoiselle. J'énonce d'une voix fluette.

Je me nomme Miria et je suis originaire du pays d'Asgard. Accepteriez-vous de décliner vos identités et que je puisse vous accompagner le reste de cette journée ?

Lentement, je me redresse tandis que la neige s'arrête de chuter depuis le ciel. Bref regard vers les hauteurs des massifs montagneux ou plus par habitude qu'autre chose. Je fronce un infime instant mes sourcils avant de basculer mon visage vers le duo d'étranger. Mon aspect amical s'estompe sans que moi-même je le perçoive. Sans non plus arborer une attitude désinvolte, je parais comme détacher du temps.
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MessageSujet: Re: Pas par la bonne porte. [ FB : Miria - Maeleene ]   Lun 13 Oct 2014 - 17:27



Maeleene



La Mandragora


Froide, face à la glace




En voilà une bien intrigante jeune femme. Bien plus pour la demoiselle qui avait interrompu l'échange entre Eodin et elle, dans l'espoir que l'on veuille bien répondre à son interrogation. Sous le regard amusé de son maître, la jeune Maeleene, le visage fermé, concentré, hocha légèrement le menton suite aux réponses tant attendues. Si elle jaugeait du regard la fière Asgardienne, ce n'était pas dans le but de la tester, ni même de son montrer irrespectueuse, non. Au contraire, sa curiosité prenait le pas sur la bienséance, comme cela arrivait bien souvent. C'était dans sa nature, elle n'y pouvait rien. Pouvait-on refouler ce que l'on était ? Il semblait bien difficile pour la prénommé Miria, de prolonger pareil exercice. Avait-elle seulement besoin de se montrer courtoise ? Probablement, l'orgueil des italiens était aussi grand que leur amour pour les femmes. Maeleene eut un léger sourire en remarquant que le visage de l'autre jeune femme se refermait petit à petit dans un mutisme singulier. Cette froideur.

Cela ne faisait aucuns doutes que cette mercenaire était pareille à toute cette neige. Ce manteau blanc qui recouvrait tout, où que l'on porte le regard.

La demoiselle soupira : elle espérait en savoir davantage sur cette Sainte Lucie, et, désormais elle hésitait à la questionner davantage. Elle sentait ces deux grand yeux froids posés sur elle, la détaillant probablement : que pouvait-elle bien penser d'elle ? Sans doute qu'elle était un peu frêle, peu digne d'être une guerrière. Tout juste une femme bonne pour. Pour quoi au juste ? Les sourcils froncés à cause de ces gênantes pérégrinations qui l'agaçaient, Maeleene se renfrogna pour rentrer sa tête dans les épaules, espérant ainsi échapper aux bras du froid. Comprenant que c'était à lui de faire les présentations, l'artista écarta les bras d'une manière théâtrale, s'inclinant avec élégance devant la combattante d'Odin.

« Vous êtes fort perspicace, ragazza ! Nous sommes des voyageurs italiens, des curieux qui voudraient bien apprendre les mystères du Grand Nord ! Une Asgardienne dites-vous ? Voilà qui est intéressant … » Il marqua un temps de pause, plongé dans ses pensées, une main sous le menton. Songeur. « Je me nomme Eodin Pavone, artiste et inventeur, entre autre ! Et voici ma fille adoptive, Maeleene. Allez, ne soit pas timide ! »

Fit-il en ébouriffant la tignasse rousse de l'intéressée. Une moue plus tard, et la vénitienne esquissa une brève révérence.

« Vous voulez nous accompagner ? Pourquoi, vous avez peur que l'on se perde ? » le ton était sec, cassant. Eodin poussa à son tour un soupir exaspéré. « Ne soit pas si suspicieuse Maeleene, je suis sûr que cette dame souhaite juste, elle aussi, en apprendre davantage sur l'art des forgerons. Puis si je ne me trompe pas, il serait temps de s'occuper de cette lame, pas vrai ? »

Il désigna la grande épée de l'index, un sourire aux lèvres.

« Je peux vous aider avec ça, je pense que c'est dans mes cordes. Qu'en pensez-vous ? »

L'élève leva les yeux au ciel. Elle n'aimait pas du tout la tourne que prenait les événements. Elle qui voulait simplement être au chaud, au coin du feu, une tasse fumante à la main. Un livre sur les genoux, probablement … Pas à grelotter aux côtés d'une illustre inconnue qui l'intimidait. Que c'était agaçant, de se sentir toute petite …

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MessageSujet: Re: Pas par la bonne porte. [ FB : Miria - Maeleene ]   Lun 13 Oct 2014 - 21:55



Me surprenant moi-même à ricaner. La rhétorique de la demoiselle transpire l'honnêteté et a de quoi paraître comme une pointe d'humour en corrélation à mes véritables intentions. Je ne me suis donc pas trompé sur les deux étrangers. Leurs teints mâtent rappellent ces étrangers du sud, qui en quête des légendes du grand nord. Viennent y vérifier la teneur. Bien que la plupart n'en connaisse que trop peu sur les légendes, ils se dispersent généralement dans des ont dit et repartent, bredouille dans leur région natale. Mais, par chance, aussi bien pour eux comme pour moi. Je peux offrir mes services et mes compétences à ces Italiens. Comme eux peuvent m'épauler si l'occasion devait s'y prêter. Estompant mes rires, je réfléchis calmement pour formuler d'un ton clair.

Pour être honnête. J'ai moi aussi des compétences à forger des armes puisque depuis mon enfance. Je manie les armes, essentiellement les épées. Ne voyait pas là une manière de refuser votre proposition, bien au contraire. Je l'accepte, mais à une condition.

Tout ceci est formulé d'une manière à faire preuve d'un minimum de diplomatie, certains se seraient vexés pour ce genre de choses, mais l'Italien n'est certainement pas ce genre d’individu. Mais, vaut mieux m'éviter de m'attirer des problèmes inutiles avec la jeune femme qui l'accompagne. Oh, loin de moi l'idée de nourrir des idées incongrues. Mais, le caractère de Maeleene semble franche, honnête et faisant preuve d'un tact à tout instant. Une véritable italienne dans l'âme. Le regard posé sur la jeune femme, je vais au vif du sujet pour ne pas perdre de temps.

Si toi et Eodin acceptait ma compagnie. Je t'énoncerai d'autres détails de la Sainte Lucie. Mais, je ne souhaite pas rester très longtemps dans cette cité. Il m'arrive parfois d'accepter des missions diverses. Comme traquer des créatures en abords des villages ou dans des chemins de voyageurs et de marchands de tous types.

Concluant calmement mes propos. Mon attention se détache quelque peu de Maeleene. Déportant mes pupilles d'argent sur Eodin, ceux-ci se rétractent l'espace d'un bref instant. Un peu gêné par ce que je vais formuler, j'énonce d'une voix presque timide.

Si vous êtes venus apprendre les mystères du grand nord. Je vous autorise à réparer ma Claymore. Dès que je serais satisfaite de votre travail, laissez-moi vous guider vers une autre cité où je suis assuré de rencontrer des maîtres forgerons. La route pour s'y embourber est périlleuse par le climat. Et je souhaite en amont, restaurer l'un de mes moyens de défense. Je pourrais en attendant répondre à n'importe quelles de vos questions sur le grand nord.
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MessageSujet: Re: Pas par la bonne porte. [ FB : Miria - Maeleene ]   Mer 15 Oct 2014 - 22:15



Maeleene



La Mandragora


Père et fille




« Marché conclu ! » Déclara une Maeleene bien plus prompte à répondre d'un seul coup là où, quelques instants auparavant, elle se montrait taciturne, teintée d'un soupçon d'agressivité. « Eh bien, je n'ai pas mon mot à dire, jeune fille ? »

Eodin partit dans un rire franc, les mains sur les hanches. Il riait de bon cœur et ce dernier se communiqua à son élève. Juste un sourire, toutefois. Elle pressa l'artiste vers l'une des forges, non sans jeter un coup d’œil derrière elle afin de s'assurer, sans doute, que la guerrière qui avait sut susciter son intérêt, suivait bien le mouvement. À peine entrée, la chaleur fouetta son visage si bien, qu'elle dut retirer sa cape. Quelle fournaise ! Habillée simplement avec ses habits de voyage dans les teintes grises, Maeleene attacha prestement sa chevelure de feu avant de retrousser ses manches. Sous l’œil malicieux d'Eodin qui retirait sa chemise. En voyant le regard de sa fille et, ne perdant pas un instant pour jouer les bourreaux des cœurs avec cette guerrière du Nord, il mima des poses viriles, démontrant ainsi à quel point son corps encore jeune, pouvait être beau. Les italiens cultivaient le mythe de la beauté androgyne, le maître ne faisait pas exception à la règle. D'ailleurs, il y a quelques années, il avait lui-même posé pour les plus talentueux peintres de Venise avant d'en devenir un lui-même.

L'éphèbe imita sa fille en réunissant sa tignasse rousse en catogan. « Jeunes filles, j'ose espérer que vous aller me donner un coup de main pour cette magnifique épée que voilà ? Vous dites avoir des connaissances, gente dame, alors, voyons cela. »

Ce fut un travail d'orfèvre. La procédure fut rythmée par leurs incessants allées et venues, les coups lancinants sur le métal brûlant. Mais pas une seule fois, Maeleene ou Eodin ouvrirent la bouche. Pas plus que de se plaindre. Les sourcils constamment froncés, ces deux là évoluaient de concert, dans un étrange ballet parfaitement orchestré. Il y avait quelque chose de beau dans leur synchronisation. Comme si … ils étaient faits pour travailler l'un avec l'autre. Leur génie opérait au fil des secondes, des minutes, des heures. La magie aussi.

Trempés de sueurs, le père et la fille finirent d'immerger la Claymore dans l'eau très froide, la faisant grésiller. Ce doux son leur extirpa un soupir de soulagement.

« Voilà qui est fait. Beau travail. »

Ils ne l'avaient pas remarqué sur le coup, mais, durant leur dur labeur, le trio fut très vite encerclé par une masse impressionnante de personnes en tout genre : du simple paysan au maître de forge, curieux de voir des étrangers travailler. Beaucoup accaparèrent l'italien, laissant seules Miria et Maeleene. S'essuyant le front d'un revers de la main, la belle lança un regard aigu à l'Asgardienne. Elle lui montra un banc où elles pourraient prendre place.

« Parles moi de Sainte Lucie. » fit-elle sans détour. L'air ici, était plus vivifiant et elle prit le temps de respirer avant de reprendre. « S'il te plaît »

Un peu de politesse ne la tuerais pas. Non ?
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MessageSujet: Re: Pas par la bonne porte. [ FB : Miria - Maeleene ]   Jeu 16 Oct 2014 - 11:14



N'enfreignant en aucune façon l'enthousiasme de Maeleene. Je conclus à mon tour l'accord d'un imperfectible mouvement de tête. Les dés en étaient donc jetés et riant d'un air plutôt taquin pour ne pas daigner lui révéler des informations sur la Sainte Lucie. Je sais très bien que la belle et son mentor accompliraient la mission quelle qu'en soit sa teneur. On peut dire que ces deux-là n'ont de prime abord, absolument rien de commun, ils sont même à l'opposer l'un de l'autre au vu de leurs comportements respectifs, Maeleene a ce quelque chose d'exubérant tandis que son mentor est plus dans la retenue. Mais, les quelques minutes qui se sont effilées tendent à souligner un lien entre le mentor et la belle qui est imperfectible. Et suite aux mots d'Eodin, nous voilà a indubitablement nous engouffré vers l'une des nombreuses forges de fortune de la cité. Quelques regards ici et là de la belle pour s'assurer que mon rythme se marie à la leur. Je lui rétorque continuellement d'un timide sourire jusqu'à ce que nous arrivions à destination.

En parfaite spectatrice, je me laisse entrainer aussi bien par le spectacle offert par le duo d'Italien. Que par leur travail acharné pour redonner à ma Claymore. Une seconde jeunesse. Durant ses nombreuses heures de labeurs à travaillé sur ma lame. J'ai volontairement conservé un mutisme pour détailler avec minutie, chaque geste aussi imperfectif soit-il. De mes nouveaux compagnons de route. Mon esprit, enclaver dans cet état n'a que faire des nombreux spectateurs venus en nombre apprécier le résultat de notre travail. Ou plutôt, de détailler l'Italien et sa belle dans les forges. Ce n'est qu'au résultat final, celui où la lame resplendit d'un éclat aussi pur que le diamant ressort de l'eau froide. Ce fils-ci, je détaille corps et âme la lame, tapotant le métal ici et là et le léchant d'un regard empli de cette lueur argentée. Soupirant joyeusement, le résultat est plus que probant et détournant mon visage pour détailler Maeleene. Celle-ci attend impatiemment que nous échangions quelques mots tandis que son mentor est accaparé par une foule d'individus de tous bords. Suite à ces mots, je replace lentement ma lame dans son fourreau, situé sur mon dos. De ma main gauche, je tapote la tête de Maeleene, ébouriffant celles-ci d'un geste lent et même élégant.


Vient donc t'asseoir ma belle. Tu as au moins droit à ce que je t'explique la Saint Lucie.

À peine eus-je fini, que je m'avance sans attendre Maeleene. Laissant un léger sourire s'échapper de mes lèvres alors que je la détaille de la tête aux pieds avec mes iris opalins. Je passe à côté d'elle pour me diriger vers le banc, conservant mon pas mesuré et calme, pour laisser le temps à Maeleene de poser ses questions, si jamais dans son esprit, quelques-unes avaient pu germer pendant ce petit moment qu'avait duré ma tirade.

La Sainte-Lucie est une fête Chrétienne et presque exclusive aux pays du nord. Certains Italiens viennent parfois, à cette date, en Scandinavie pour eux aussi. Participer aux festivités qui ont annuellement lieu. Certains Italiens m'ont même rapporté qu'elle aurait aussi lieu, à votre pays.

Pivotant légèrement mon visage pour lui fait face, comme pour attendre de Maeleene une approbation. J'arbore un sourire angélique tout en laissant s'effiler un silence volontaire pour ensuite reprendre.

Ici, en Suède. Une fille, élue comme la Lucia, marche devant une procession de femmes, toutes parées de blanc avec ceinture de tissu rouge. la Lucia est vêtue d'une couronne de bougies et les autres d'une bougie à la main. Les bougies représentent le feu qui refuse de prendre la vie de sainte Lucie au bûcher et la ceinture rouge peut-être le martyre de la sainte. Les femmes chantent une chanson et la mélodie est celle de la chanson napolitaine Santa Lucia. Cette chanson décrit la belle vue depuis le quartier de Borgo Santa Lucia de Naples.

Nouveau silence pour m'assurer qu'Eodin se porte bien dans la foule. Ensuite, je laisse une nouvelle fois un silence passager pour laisser le temps à Maeleene de poser ses questions.

Puis-je continuée où souhaites-tu me poser des questions ? Oh et pardonne-moi. Je ne t'ai pas encore remerciée pour le travail d'Eodin. Il n'a rien à envier à quelques hommes se prétendant maître forgeron. Si les Italiens ont la réputation d'être fiers. Certains Scandinaves n'ont rien à leur envier et sont parfois bien plus exécrables.
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MessageSujet: Re: Pas par la bonne porte. [ FB : Miria - Maeleene ]   Dim 2 Nov 2014 - 19:05



Maeleene



La Mandragora


Sante Lucia




Il était rare, chez Maeleene, qu'elle porte un grand intérêt à autrui. D'ordinaire taciturne et réservée, un rien sauvage, la belle italienne n'était pas du genre à se fondre dans la masse, s'intéresser au monde, comme les autres s'y intéressent généralement. Si depuis son promontoire – tout en haut de la cheminée de leur demeure à elle et Eodin – elle observait la ville immergée dans les eaux, ce n'était pas pour autant que la jeune femme redescendrait sur terre, au milieu des gens. Elle préférait la solitude, s'accaparant des moments à elle, rien qu'à elle qu'on ne saurait lui dérober, plutôt que de vivre en bas. Porter son regard dans l'infini, y voir se refléter le vide : c'était là qu'elle y puisait son harmonie. Pas en débattant des heures durant d'une philosophie décousue et dénuée du moindre sens. La vie des hommes ? Non. Mais étudier leur corps, pourquoi pas. De là à dire que Maeleene était antipathique était un peu exagéré. Sa relation avec son père adoptif – bien que parfois tempétueuse – était l'exemple le plus flagrant.

Non, c'était plus compliqué que ça. Des expériences malheureuses avaient contraint la belle à prendre de la distance, de la hauteur. Car elle ne voulait pas être perçue comme « Mandragora », la Sorcière de Venise. Ce surnom ne lui plaisait décidément pas.

Quand elle se rappela ce fait, Maeleene ne sut retenir un sourire : finalement, suivre Eodin dans ses aventures n'étaient pas un mal ! S'échapper une fois de temps en temps à ces ignares doublés de soiffards lui faisait du bien. Et, le Destin semblait la pousser à se mêler aux hommes et aux femmes. Ici, au moins personne ne la verrait comme un monstre aux aptitudes étranges. Elle mit alors de côté ces pensées pour boire littéralement les paroles de la demoiselle. Maintenant qu'elles étaient plus proches l'une de l'autre, et surtout, à la même hauteur de visages, l'italienne put détailler à loisir la large balafre qui barrait le visage de la guerrière. Deux coups portés, formant une croix nette. La blessure semblait assez vieille, et ne présentait pas de signes de mauvaises cicatrisation. La plaie avait dû être bien nettoyée. Se perdant à la contempler, elle en oubliait presque les convenances et surtout, d'écouter les réponses qu'elle avait elle-même désiré de la part de son interlocutrice.

« Je ne suis pas la plus pieuse des italiennes mais … il est vrai que maintenant que tu me le dis, cette … cérémonie me dit quelque chose. » son sourire s'élargit. « Et tu dis que j'aurais fait une bonne Sainte Lucie ? Hm … ça ne me dit rien. Vraiment. Je n'aimerais pas mourir par le feu. Oh non ! Ça doit être une mort vraiment horrible. »

Rien que d'imaginer la douleur engendrée par le feu, la manière dont les chairs se consumeraient … Maeleene eut un frisson qui parcourut toute son échine. Ô, si elle avait eu des dons de presciences, sans doute ce frisson aurait trouvé son origine. Et sa véracité. Car, dans à peine quelques années, la jeune femme, celle que l'on nommait la Mandragore, serait exécutée sur le bûcher. Pour sorcellerie, pour meurtre.

« Je connais cette chanson. » déclara t-elle de but en blanc, comme si elle réintégrait le moment présent. « En italien, bien sûr. »

Alors, la jeune femme ouvrit la bouche et les premières notes naquirent, argentines. Elles s'envolèrent dans l'air froid du grand Nord, se perdant dans les nues tandis que peu à peu, les têtes se tournaient vers le petit banc sur lequel les deux femmes avaient prit place. Sa voix était angélique, enchanteresse et nimbée d'un certain mysticisme que l’œil humain ne verrait pas. En revanche, pour d'autres personnes, cette aura qui peu à peu enveloppait la silhouette de Maeleene comme un manteau …

… Puis la voix de stentor de son maître éclata, comme un feu d'artifice, accompagnant sa chère fille qui se prêta au jeu, son cœur se gonflant de joie pour une raison qui lui échappait. Le père et la fille se prêtaient encore à un petit spectacle mais dont ils semblaient être les seuls bénéficiaires. Leurs liens étaient profonds. Qu'importe ce que la vie pourrait leur réserver. Eodin, fidèle à lui même, aguichait les jeunes filles de son charme ravageur tandis que peu à peu, la chanson s'achevait, la voix de la douce italienne mourant dans sa gorge. Le silence se fit, elle, ignora tout le reste pour observer Miria.

« Je t'en prie, Eodin et moi sommes ravis de pouvoir étaler tout notre savoir faire. Regarde le, comment il se pavane ! » fit-elle en désignant l'intéressé du doigt en riant aux éclats. « Mais, excuse-moi, oui, je veux bien en savoir davantage sur cette Sainte Lucie. »

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MessageSujet: Re: Pas par la bonne porte. [ FB : Miria - Maeleene ]   Mer 5 Nov 2014 - 18:00



J'observe en silence l'échange de regards entre moi et Maleene. Dans cet échange, j'ai presque l'impression d'une communication non-verbale. L'Italienne est belle. Nul ne m'a dit, nul ne m'a averti de cela. Aucun chant n'y fait allusion. Puis, dans cet échange, un lien unit par un phénomène que je ne saurais pas interpréter se nait du chant de la demoiselle. La voix angélique de la jeune femme se heurte dans les limbes de mon esprit. Comme hypnotisé par le son qu'elle procure. Mon silence qui succède à ce chant est si particulier. Si je n'étais pas à ce point captivée par les prunelles ambrées de l'Italienne, j'aurais eusse détournée le regard afin de m'assurer auprès du sablier le plus proche que le temps n'avait pas, comme j'aurais pu le croire, véritablement suspendu sa course.

Détaillant son compagnon d'un œil attentif, mais bref. Je repose mon attention sur Maeleene tout en ayant préalablement. Regarder par-delà la fenêtre. Des dizaines, peut-être plus de jeunes filles vêtues de robes blanches, une bougie à la main et une couronne lumineuse sur la tête, illuminent l'obscurité de l'hiver suédois. Chantant le traditionnel Sankta Lucia, les jeunes filles sont accompagnées de garçons déguisés en rois mages, coiffés quant à eux de chapeaux pointus parsemés d'étoiles dorées. Cette nuit du treize décembre est aussi la plus longue de l'année et il a fallu que quelques minutes pour que la lumière diurne soit chassée. Laissant sa place à un manteau de neige, réfléchi par l'astre de la nuit.

Reposant toute mon attention sur la belle. J'avance délicatement ma main pour l’apposer sur le dessus de sa main. À cette époque où la nuit tombe vite et le jour ne durent que quatre heures. La clarté des bougies renouvelle l'espoir de retrouver vite un soleil rayonnant. Avec douceur, mon autre main vint se glisser vers le menton de la demoiselle et d'en diriger le visage vers la fenêtre. Avec un sourire qu'elle n'aperçoit pas, j'énonce un murmure complice avec la belle.


Tu as su charmer par le son de ta voix. Toute l'assemblée, moi y comprise. Mais, ce soir, c'est en chantant le traditionnel Sankta Lucia que les Lucie défilent dans les rues, accompagnées de garçons déguisés en rois mages, coiffés quant à eux de chapeaux pointus parsemés d'étoiles dorées.

Retirant mes doigts qui firent glisser sous son menton. Je me redresse tout en prêtant qu'attention envers Maeleene.

Souhaites-tu m'accompagner, l'espace de cette nuit à suivre et profiter de cette Sainte Lucie ? Mes mots ne suffiront pas à éteindre ta curiosité, je le sais à présent. Mais, si je puis me montrer utile en te guidant à travers cette fête, je te tiendrais compagnie tout le temps qu'il te faudra.

Esquissant une courbette respectueuse. Je sais Maeleene assez intelligente pour comprendre que là n'est pas un mensonge. Ajoutant, sans me presser, en levant à nouveau les yeux vers l'Italienne.

Si Eodin souhaite lui aussi me suivre, j'accepterais avec une sincère joie.
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MessageSujet: Re: Pas par la bonne porte. [ FB : Miria - Maeleene ]   Ven 14 Nov 2014 - 17:39



Maeleene



La Mandragora


Longues nuits




Le silence. Pur, et pourtant si bruyant. Le silence, Maeleene en prenait conscience à présent qu'il faisait place dans cette petite assemblée : son importance était grande, car il trouvait écho dans le cœur des hommes, une place primordiale à la fin des chants. Toucher les esprits, et pourra naître le silence. D'un regard entendu, échangé avec Eodin, la fille se permit un sourire. Qui flotta un long moment tandis qu'elle peut lire de l'admiration et de la surprise mêlées sur tous les visages. Présentes aussi sur celui de la farouche guerrière. Si, de prime abord la jeune femme l'avait trouvé froide et intimidante, désormais, elle savait que ce n'était qu'une carapace. Pourquoi ? Peut-être découvrirait-elle des réponses en arpentant un bout de chemin avec elle. Avec les femmes, le dialogue était toujours plus simple, plus instinctif : chez elle, les dames d'un bel âge la prenait le plus souvent en sympathie, parfois, en de rares occasions, elles lui témoignaient du respect. C'était logique car en plus d'étudier auprès de son maître, la future Spectre aidait les futures mères. Les traditions étaient encore profondément encrées en Italie, alors, il arrivait que la « Mandragora » soit vue autrement qu'une sorcière de mauvais augure.

Perdue dans le fil de ses pensées, elle n'entends pas au dehors, cette douce clameur qui peu à peu prend de l'importance et gonfle les cœurs de nombreux croyant. Un cortège immaculé circulait, déambulait dans les rues, sous l’œil attentif et argenté de l'astre du soir.

Les longues nuits commençaient. Rythmées par l'innocence de quelques vierges illuminant de leurs bougies, les petites ruelles et leurs ombres insipides. Lorsque Miria attira l'attention de la jeune fille vers la fenêtre, jouant avec son menton, Maeleene eut un léger tressaillement, comme si on l'avait piqué. Elle ria de bon cœur. « Tu m'as surprise, Miria. »

Déclara t-elle posément en laissant glisser son regard azuré sur le visage de sa compagne. Puis elle l'écoute, silencieuse.

« Ah, oui, je les vois maintenant, les Rois Mages ! » s'exclama t-elle en étirant son cou à l'extrême d'une manière comique, tentant de les apercevoir dans le noir. « Oui bien sûr ! Allons-y ! »

Acheva t-elle en se redressant brusquement, prenant au passage le bras de l'Asyne pour l'entraîner sans autre forme de procès, dans son sillage. Elle s'esclaffa quand elle se rendit compte de la différence de taille et de force entre elles. Se serait à Miria de la traîner à sa suite.

« Escortée par toi, j'irais n'importe où ! Eodin ? »

L'homme aux cheveux roux était déjà ailleurs, occupé à user de ses charmes sur une jolie demoiselle à la crinière blonde, presque blanche. Et, en voyant le sourire de cette proie, il ne faisait aucun doute que l'italien ne serait pas seul non plus cette nuit. Haussant des épaules, Maeleene tira un peu plus fort sur le bras de la guerrière, s'enfonçant toutes deux dans la noirceur éclatante de cette nuit sainte.
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MessageSujet: Re: Pas par la bonne porte. [ FB : Miria - Maeleene ]   Sam 15 Nov 2014 - 18:14



La vie reprend petit à petit, son cours normal et personne semblent s'en plaindre. Certes, la situation dans les rues est saupoudrée de cette particulière ambiance, mais au moins, les gens festoient gaiement, où qu'ils soient. Par la même occasion, je me surprends à me lier d'amitié avec cette jeune demoiselle, tout droit venu d'Italie. Peu importe mon nombre de prétendants, j'ai toujours repoussé ces derniers. Ceux qui ont eu le tort de me surnommer comme frigide ont tous, comme par hasard, subi un long séjour à l'hôpital suite à des blessures sérieuses et violentes. Je ne jure plus que par mon épée et depuis que j'ai réussi à chasser mes premières proies avec cette arme. J'ai pu faire face maintes fois à des adversaires plus massifs que ma frêle silhouette, sans fléchir, ne leur laissant aucune pitié.

Mais, la relation avec Maeleene est tout autre. Il subsiste un intérêt pour la jeune femme qui m'éprouve de la sympathie à son égard. Et au fil de la soirée, ce sentiment c'est muer en quelque chose que je ne saurais pas encore décrire. Désireuse de la protéger et de l'entrainer à travers la cité forgeronne. Je me complais à ne pas être intransigeante et ou exigeante à ses motivations et recommandations. Alors, lorsque la demoiselle se hâte à sortir de ces murs. Aucun son ne sort de mes lèvres, juste un sourire sincère de voir une attitude aussi expressive, contraster avec mon caractère.

Marchants rapidement dans les rues, j'ai pu m'enrôler de deux capes mince afin de me couvrir du vent froid et d'offrir la deuxième à Maeleene. Mais, le climat rude et glacial du grand nord aura bientôt raison d'elle. Bien que son fort caractère ne laisse rien transparaitre, je peux jauger de quelques regards que les effets du froid commencent déjà à frigorifier la jeune femme. Tirant légèrement sur son bras pour me rapprocher d'elle, je caresse inlassablement son bras pour revigorer l'Italienne, avant de l'apostropher d'une voix douce.


Nous avons encore une longue distance à parcourir. Nous pouvons nous arrêter selon ta convenance, dans un endroit pour festoyé autour de la Sainte Lucie.

Léger instant ou estompant mes caresses. Je relève mon visage pour balayer d'un regard concis, les jeunes filles et quelques garçons chantonnant tout autour de nous. Nous ne faisons que suivre la foule, fort nombreuse. Et il subsiste un instant ou j'eusse une très brève pensée pour la légende de la Sainte Lucie. Et parmi les chœurs, je resserre légèrement mon étreinte autour du bras de Maeleene pour lui énoncer sur un ton maitrisé.

En fait, Sainte Lucie est une martyre chrétienne qui a été condamnée à mort pour avoir apporté à manger aux autres chrétiens. On a essayé de la brûler, mais les flammes n'ont pas eu raison d'elle, on eut donc recours à une épée pour la tuer. On dit que sous la torture, elle continua à parler de sa foi. Pour la punir, les bourreaux lui arrachèrent les yeux avant de la tuer. Lucie est originaire de Syracuse. Elle a vécu en Sicile au quatrième siècle et c'est l'une des premières chrétiennes.

Il est peut-être étrange que moi, étant une guerrière et fût nourrie par d'âpres batailles. Que les légendes chrétiennes me soient familières. Mais, les pays Scandinaves célèbrent tout autant que l'Italie et les pays latins, les fêtes chrétiennes. Il n'est donc pas anodin que même les plus braves et intrépides combattants soient eux aussi, de fiers érudits sur les légendes nordiques et d'autres contrées. Mais, subtilement, la réalité me rattrape très vite. Un cri animal fait écho aux chœurs festifs. Dans le ciel nocturne et éblouit par les nombreuses bougies. Un faucon balaie les cieux avant de parvenir à me situer dans la foule. Levant un de mes bras vers le ciel pour y accueillir sur mon bras l'animal. Je décroise mon autre bras de Maeleene pour détacher un parchemin, relier sur la patte de l'animal. Je lèche d'un regard inquisiteur le contenu de la missive pour émettre un sourire qui s'estompe aussitôt né. Relevant mon visage, j'enroule le parchemin pour le glisser délicatement dans l'une de mes poches. Alors que l'animal persiste attacher à l'une de mes épaules, je glisse mon bras dans celui de Maeleene tout en reprenant un rythme de pas paisible.

J'ai un contact qui est située à une cité voisine. C'est une amie et une excellente guérisseuse. Bien que ses talents de bretteuse soient tout autant loué, j'admire cette amie puisque nous avons accomplis bon nombre de mission en duo. Elle vient de m'apporter un message et je lui répondrais lorsque l'aube se lèvera. D'ici là, je garde mon faucon qui nous sera utile à situer Eodin si tenté, il ne nous retrouve pas.
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MessageSujet: Re: Pas par la bonne porte. [ FB : Miria - Maeleene ]   Dim 23 Nov 2014 - 17:27



Maeleene



La Mandragora


Elle-même




L'air du soir était nettement plus glacé pour elle qui n'était pas habituée aux climats rudes du Nord. Même emmitouflée dans de chauds vêtements, le vent s'y engouffrait perfidement, sans qu'elle ne laisse rien paraître ! Faisant fi des légers frissons qui secouaient son corps de temps à autre, la belle regrettait intérieurement de ne pas être restée dans la forge, là où régnait une chaleur certes accablante, mais qui était plus au goût de la demoiselle. Miria avait dû remarquer que Maeleene était frigorifiée, aussi, quand celle-ci lui attrapa un bras, elle fit mine de ne pas s'en rendre compte, pas plus quand elle prit grand soin de la réchauffer à force de lui frotter le bras du plat de la main. Mais, en enfilant la cape qu'elle lui prêtait, elle ne sut la remercier sans bafouiller. Le rose qui lui montait aux joues était des plus explicite. Aussi, s'assura t-elle que la guerrière ne le remarque pas. Ce serait assez embarrassant pour elle, si peu habituée au contact humain. L'italienne craignait le jugement d'autrui, qu'importe si elle affirmait l'inverse et se montrait impétueuse, parfois fière. Ce n'était qu'une façade, un subterfuge pour se prémunir des blessures. Les autres la voyaient comme une monstruosité. Ici, tout était différent, si bien qu'en plus d'être étonnée, la jeune fille se sentait bien à ses côtés.

Elle-même.

Elles déambulaient dans les rues encombrées sans être réellement gênée par toute cette cohue. À bien y regarder, la Sorcière remarqua que les personnes prenaient grand soin de s'écarter à leur passage. Maeleene se demanda pourquoi et eut aussitôt la réponse à sa question en levant les yeux vers sa compagne. Sa silhouette guerrière, son armure rutilante, tout chez elle transpirait le respect. Ici, ils devaient être habitués au passage ininterrompu des mercenaires. Mais Miria paraissait différente. Quelque chose était à l'oeuvre sans que la strega puisse dire avec exactitude ce que c'était. L'aura ? Peut être. Sa voix la ramena au moment présent. Sans mot dire, évitant son regard, elle acquiesça. Se reposer et se repaître dans un endroit chaud était assez séduisante comme idée. Et elle était curieuse de goûter les plats locaux. Sur le point de lui demander cette faveur – celle de boire une pinte d'hydromel sans qu'Eodin en soit informé – un cri retentissant éclata au dessus de leur tête.

Interloquée de voir un faucon argenté fendre le cieux, elle retint au dernier moment un petit hoquet de surprise en le voyant se percher sur le poing de la demoiselle. Muette de surprise, les yeux brillant d'excitation, la vénitienne observa l'animal sous toutes les coutures pour finalement sortir un carnet de sous ses habits. Elle en aurait presque oublié les précédents propos de Miria concernant Santa Lucia. Seulement voilà, son attention était ailleurs.

« C'est l'un des plus petit faucons, je crois. Un « Falco aesalon » ou Faucon Merlin ! C'est ton compagnon de chasse ? » déclara t-elle en faisant gratter son crayon contre une feuille afin de la noircir en quelques secondes à peine. D'autres pages se succédèrent. « Oh ? Une mission ? Je vois ! Tu en as de la chance ! De voyager à ta guise, sans te soucier de rien. Je t'envie tu sais. »

Elle lui montra son carnet bourré de mille et un croquis en tout genre, portraits, calculs, bâtiments, qui se succédaient sans aucunes logiques apparentes. Tout sourire, Maeleene glissa d'elle-même son bras sous celui de la guerrière et l'entraîna dans l'une des nombreuses auberge. Pleine de monde, elles parvinrent tout de même a se trouver une table toute proche de la fenêtre et, trépignant d'impatience, la demoiselle commanda en toute hâte deux hydromels.

« Eodin me retrouvera quoiqu'il arrive, soit en sûre. Il a un sixième sens pour ça. » ria t-elle de bon cœur en se calant dans sa chaise, profitant de la bonne ambiance pour dénouer sa cape. « On peut commander à manger si tu as faim, c'est moi qui régale ! »

Elle fit tinter discrètement sa bourde accrochée autour de son cou en tapotant dessus. Son sourire malicieux s'élargit quand les boissons arrivèrent à bon port. Sans attendre, elle leva sa choppe vers Miria : « Trinquons pour Sainte Lucie ! »

Lança t-elle gaiement avant de tremper les lèvres dans le liquide pour ensuite en boire le contenu d'une seule traite. Cette fois, ses joues devinrent cramoisies et le restèrent, tout comme ce beau sourire accroché à ses lèvres … il était rare de la voir ainsi.

Elle se sentait bien. Un peu ivre, mais bien.  
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MessageSujet: Re: Pas par la bonne porte. [ FB : Miria - Maeleene ]   Dim 30 Nov 2014 - 15:17



Prudente, je préfère m'abstenir de parler, me méfiant d'un possible espion. Il n'en a pas l'air, mais les apparences sont parfois trompeuses dans les cités du nord, bien que j'aie toute confiance en la population locale. Lentement, mon esprit s'infiltra vers celui de l'Italienne, cherchant à mesurer sa fiabilité dans ses rhétoriques. Elle est sincère, visiblement. C'est déjà un bon point. Patiente, je me laisse guider par la jeune femme vers une auberge où je me complais à détailler la foule grouillant le lieu. Simple habitude, forger par mes jeunes années de guerrière. Les minutes s'effilent et où je laisse le temps ouvrer, sans rien interrompre. Puis, survient l'inéluctable instant où je me décide finalement de sortir de mon silence. Levant à mon tour, ma chope en direction de Maeleene, je déguste délicatement l'alcool pour ensuite, enchainer d'une voix douce, presque fluette.

Si tu me le permet, je paierais les prochaines tournées Maeleene. Je ne voudrais pas que tu dépense ta bourse uniquement pour moi.

Détaillant la jeune demoiselle, je ne peux que sourire devant l'ivresse naissante de la jeune femme. Faisant ainsi, fi de mes propos, je déguste une deuxième fois de l'hydromel avant de poser ma chope. Me remémorant mes récents voyages, coupler à la missive reçue par l'une de mes amies. Je suis un peu étonnée que la Vénitienne ne m'est pas questionnée outre mesure sur mon mode de vie. Elle semble pourtant si curieuse et pleine de vie qu'il me semble un peu étonnant qu'elle est fait fi de pudeur à cet égard.

Si tu le souhaites, je peux rappeler mon faucon pèlerin pour que tu puisses le dessiner à ton aise. Il est rare d'apercevoir ce type de faucon dans de telles contrées. Mais, les oiseaux les plus nordiques effectuent les plus longs déplacements. Et le mien est inépuisable pour ce qui est de voyager.

Bien qu'assise, je persiste droite, naturellement fière de mon statut, bien qu'indifférente ou presque du brouhaha éventuel qui me serait adressé. Mes mains liées en elle-même, paumes épousant le dessus de la table. Je lance quelques regards discrets sur les alentours et par-delà les fenêtres. Puis, tout en répétant ce schéma, je m’exécute à prononcer d'une voix plus forte qu'à l'accoutumée, sans pour autant trahir de quoi que ce soit.

Bien que je me passe volontiers de nourriture durant plusieurs jours si nécessaire. Je ne veux pas faire preuve d'impolitesse en te laissant seule à manger. Et, si tu me le permets, je te recommande la spécialité locale, le gravlax. A moins que tu veuilles des spécialités qui se rapprochent de tes racines italiennes.

Un sourire timide conclut mes paroles, tandis que je détaille d'un doux regard la demoiselle aux formes pulpeuses.

D'ailleurs, d'où vient ton talent pour le dessin ? Je me suis parfois, laissée entendre que l'architecture Italienne est d'une finesse, inégalé ! Durant les pèlerinages religieux, il arrive que certains Italiens pullulent les foules en Scandinavie. D’où le fait d'entendre et d'apercevoir autre chose que ce que je suis naturellement en droit de regarder habituellement.
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MessageSujet: Re: Pas par la bonne porte. [ FB : Miria - Maeleene ]   Dim 30 Nov 2014 - 18:00



Maeleene



La Mandragora


Grav... lax ?




Ici il faisait chaud, l'une de ces douce chaleur qui, en plus de réchauffer les corps, animait les cœurs et les langues. Cette agréable sensation d'ivresse la gagnait progressivement et ce n'était pas très désagréable : bien que sa tête lui tournait très légèrement. Maleene oubliait la morsure du froid du dehors, se délectant de ce drôle d'alcool un peu sucré, et, qui n'avait rien de comparable à ce qu'elle avait pu goûter auparavant. Elle opina légèrement du chef quand sa compagne de boisson laissa entendre qu'il n'était pas question de tout payer. Sans doute que ce n'était en effet pas très convenable d'offrir sans compter à une personne que l'on ne connaissait qu'a peine. Or, la jeune fille s'en moquait pas mal. Pour une fois dans sa vie, elle se laissait dompter, se laissait porter volontiers par le Destin, ou qu'importe le nom que l'on donne aux choses.

Il régnait un brouhaha incessant dont elle s’accommodait en temps normal assez peu, préférant la compagnie du silence et de la nuit. Sans doute que l'hydromel y était pour quelque chose, comme Miria, qui le savait ? Sans doute pas elle, vu comment elle était embrumée dans ses pensées.

Au travers de ce prisme, la belle écouta la guerrière, tout en la dévisageant. Non, ce n'était plus le faucon qui l'intéressait, mais la femme en face d'elle, attablée, probablement amusée par son comportement. Si Eodin l'apprenait, elle n'osait même pas imaginer la punition qu'elle recevrait ! Mais enfin, ce ne serait pas juste ! S'insurgeait-elle en balayant une mouche un peu trop zélée. Sans lui répondre, un sourire malicieux se dessinant sur son visage de poupée, Maeleene rechercha frénétiquement dans ses affaires pour ressortir un crayon et son carnet et entreprit de le noircir, une nouvelle fois.

« Du grav...lax ? » articula t-elle sans lever le nez, griffonnant encore et encore. « Je goûterais bien, oui. » Après quelques secondes, elle reprit. Arrêtant sa main. « Je t'envie tu sais. Voyager où bon te semble, ce doit être merveilleux. Rien ni personne pour te dire quoi faire, quoi dire. Un jour, je partirais de chez moi, et je serai bien contente de me dépayser, comme je le fais maintenant avec toi. Mais ... je l'ai déjà dis, non ? »

Ses propos n'étaient pas décousus, ce qui pouvait être assez étonnant compte tenu de son état. Elle releva une mine assez enjouée vers Miria à qui elle rendit son sourire. « Oh, je ne te l'ai pas dit ? J'étais pourtant sûre que oui … je suis une … artiste, ou tout d'un moins une apprentie. Eodin est mon maître, il m'apprend tout ce qu'il sait. Cela fait des années que je suis entrée à son service. Par la force des choses, certes, mais bon. Regardes. »

Non sans donner un ultime coup de crayon au papier, Maeleene finit par le présenter à la nordique : un portrait d'elle y était représenté, avec beaucoup de finesse et force de détails. Elle avait sut capter ce qui faisait l'originalité de ce visage, tout en y ajoutant sa propre vision de la jeune combattante. Un air assuré, un rien de froideur mais où, dans ses prunelles, gravitaient une bonté et une douceur sans pareille.

« Au fait, d'où te vient cette cicatrice ? Je l'ai pas mal observé et je suis incapable d'en trouver la cause. Et que penses tu de mon esquisse ? Ce n'est pas grand chose, mais, je te l'offre. Tu savais que chaque visage était unique ? Même celui de parfaits jumeaux ? »

Elle replongea ses lèvres dans l'alcool puis, se retourna légèrement pour attirer l'attention de l'aubergiste sur elle et lui héla de lui apporter de quoi se restaurer, ainsi que ce fameux … gravlax. Sans remarquer qu'un groupe d'individu commençait à glisser vers elles, des regards intéressés.  
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MessageSujet: Re: Pas par la bonne porte. [ FB : Miria - Maeleene ]   Lun 1 Déc 2014 - 16:48



Jugeant le silence plus sage sur l'instant, j'écoute patiemment. Je m'efface, dans un retrait où la jeune Italienne percevra peut-être un éloignement ou une perte de concentration à l'égard de ses propos. Mais, il n'en est rien. Rien, jusqu'à entendre ce mot. Le nom claque dans l'air et a pour effet de me sortir de ma mise en retrait, attirant mon esprit au temps présent. Penchant mon visage et mon regard vers Maeleene, je la dévisage, l'écoutant monologuer sur ses esquisses. Jambes et bras croisés, je jauge les dessins de l'Italienne avant de sourire timidement.

Tu as un véritable don Maeleene. Bien que ton talent et était forgé à travers toutes ces esquisses. Tu devrais persévérer dans cet art qu'est le dessin. Si mes voyages n'étaient pas parfois, aussi dangereux, je te laisserais bien, toi et Eodin me suivre durant ces prochains jours. En-dehors de ce que nous avons prévus tous les trois. Tu trouverais ainsi, de multiples paysages à transposer sur tes papiers.

Bien que je ne le souhaite pas, l'idée même que la jeune femme me suive avec Eodin est lâché. Faisant ainsi fi des évènements qui encombrent mon esprit. Maeleene avait invoqué la raison de ma cicatrice au visage. À ces mots, je ne réponds rien, non pas que je le souhaite par ou que je ne le puisse pas. Mais, il me faut remonter à un certain événement que je me serais bien passé d'évoquer à une semi-inconnue. Relevant le visage, j'entends clairement les intonations de danger qui résonne tel des échos autour de moi. Comme par réflexe, mes muscles se tendent par écho. Mes sens s'affinent et perçoivent des murmures dans l'auberge qui plus tôt, je ne parvenais pas à entendre. Puis, les mots sont lâchés.

En tant que Guerrière, on me fait appel lorsque les villageois ont besoin de se protéger de monstres tels que les démons et les créatures issues du folklore. Vampires, Wendigo, Sorcier, Tulpa, Daevas et tant d'autres apparitions que passer la soirée à les lister ne seraient pas intéressant.

En un court instant, je viens de dévoiler une esquisse à mes prochaines vérités. Mais, mon esprit et mes sens sont investis de toutes autres choses. Mes prunelles d'argent s'investissent en un battement de paupières. D'un flux de Cosmos lorsque je dévisage un duo de jeunes hommes, tout juste sortis de l'adolescence nous gratifier d'un intérêt à peine contenu. L'afflux d'énergie fait instantanément son effet en changeant la couleur de mes iris, passant d'un argent, couleur acier à une couleur dorée. Qualifier parfois de mi-humaine et mi-démon. Ce simple effet sur mes prunelles refroidie les ardeurs de ces messieurs. Taquine, je ne me retiens pas de leur lancer un sourire narquois avant de replacer mon attention sur Maeleene. Le regard épris de cette couleur acier, mon sourire ne s'estompe que trop légèrement, trahissant ma vérité à venir sur la raison de ma cicatrice.

Cette cicatrice est l’œuvre d'un Managarm. Ce sont des loups à l'allure imposante, de monstrueuses créatures qui descendent du loup Fenrir et de la géante Iarnvid. Des créatures féroces et à la sauvagerie que seul Fenrir surpasse. Ils prennent la vie des mourants et se nourrissent de la chair des cadavres. Et j'ai autrefois, combattu tout une meute à travers une chasse où j'étais seule à les poursuives. Et prise d'un héroïsme exacerber, cette cicatrise me fût administré par l'alpha. Un animal titanesque est à la force tout aussi majestueuse. Ce n'est qu'à travers ma réputation de Phantom Miria que j'ai pusse m'éclipser au tout dernier instant, sans pour autant m'éviter cette blessure, tout juste superficielle.

Soupirant à la conclusion des mes dernières syllabes. J'en viens naturellement à décroiser mes bras et tapoter le dessus du crâne de Maeleene.

Mais, ce ne sont pas des histoires que l'on raconte à des gens du sud, surtout à une aussi belle jeune femme. Je tiens d'ailleurs à te remercier, une fois encore de ton esquisse me représentant. Ce n'est pas grand-chose, mais j'apprécie ton geste partant d'un bon sentiment.

Repositionnant mes bras le long de ma poitrine. Je lance un dernier regard empli de sévérité vers le duo de jeunes hommes. Qui, ébahi par la beauté de la belle italienne, ne semble pas avoir été coupé dans leur élan par mon regard. Baigner de cette aura si significative. Stoïque, je ne glisse aucun mot ni de geste superflue. Préférant attendre la suite des événements. Suite à quoi, nous nous faisons servir des plats commandés. D'un hochement de tête en guise de remerciement, j'attends patiemment que Maeleene entame le plat qui lui est assurément étranger.
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Maeleene

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MessageSujet: Re: Pas par la bonne porte. [ FB : Miria - Maeleene ]   Dim 14 Déc 2014 - 14:12



Maeleene



La Mandragora


Au revoir



Les propos tenus par Miria étaient étranges aux oreilles de Maeleene : ils possédaient une saveur peu commune, inconnue qui laissèrent la demoiselle parfaitement stupéfaite et muette. Ses deux grands yeux s’étaient levés vers la guerrière au visage marqué de cette drôle de blessure. Monstre. Un monstre était à l’origine de … ça. Les yeux ronds, ses gestes suspendus, l’italienne, les lèvres trempées dans l’hydromel, se demandait si la jeune femme n’était pas en train de la faire marcher, qu’elle se moquait d’elle – avec gentillesse – dans le but de la distraire avec quelques histoires issues de son folklore. Aussi cherchait-elle déjà à son tour un récit qui serait digne d’intérêt, ce n’était pas ce qui manquait, or, Miria continua son discours. Et elle nota le changement chez la combattante lorsque ses prunelles passèrent d’une teinte à une autre. Comment elle, n’aurait-elle pas put remarquer cela ? Le ton de la fille du Nord n’avait pas changé d’un iota, que pouvait-elle bien faire ? Quelque peu mal à l’aise, la fille du Sud reposa avec délicatesse et une lenteur presque exagérée, son gobelet en bois qui tinta contre celui de la table.

Quand elle ouvrit la bouche, aucuns sons ne purent en sortir et, fort heureusement pour elle, ce fut ce moment que choisit l’aubergiste pour leur apporter leur commande. Soupirant de soulagement, Maeleene fit mine de s’intéresser aux bonnes choses que l’homme au visage bonhomme, s’affairait à lui présenter. Et ce fameux plat à base de poisson qu’ils appelaient gravlax.

Sous l’œil attentif du serveur, de Miria et des deux jeunes garçons attablés un peu plus loin, Maeleene marqua un temps d’arrêt, que regardaient-ils ? Devait-elle se plier à une de leur tradition ? Ses iris passèrent sur les différents visages avant qu’elle ne réalise enfin ce que l’on attendait d’elle. S’emparant de sa cuillère, la belle ne se fit pas prier pour y goûter. Ses papilles dansèrent joyeusement dès la première bouchée et, tout sourire elle remercia le tenancier qui la gratifia d’une claque derrière le dos, manquant de la faire avaler de travers.

« Si tu viens un jour à Venise, je te ferais goûter nos spécialités. » hasarda-t-elle après un moment de silence – enfin, entre elles, compte tenu du brouhaha incessant qui régnait dans l’établissement. – « Dis-moi toute à l’heure, ces histoires que tu me racontais … ce … »

Elle ne put achever ses mots qu’un raclement de chaise attira son attention. Le duo de tout à l’heure se dirigeait à leur table, des sourires affables sur leurs minois. Sur le point de prendre leurs aises, l’intrusion tonitruante d’une tornade rousse mit fin à leur manège avant même que celui-ci n’ait commencé. Eodin, tout échevelé se rua vers elles – tout en poussant sans prendre garde les deux lurons qui grommelèrent dans leurs barbes – les bras chargés de leurs bagages et de leurs manteaux de voyage.

« Maeleene tu es là ! Enfin ! Je te cherchais partout ! On a un problème. » Avisant de Miria à qui il gratifia une moue gênée, le mentor poursuivit sur un ton pressant. « Il faut que l’on reprenne le bateau et que l’on retourne à Venise ! Nous sommes attendus par sa Seigneurie ! »

Maeleene lâcha un juron, et, profondément ennuyée, se leva à contrecœur. « Je suis désolée Miria … »

Elle ne pouvait pas se battre, elle ne pouvait rien dire, ainsi étaient les voyages de son maître. Depuis longtemps elle avait accepté cela, sans rechigner. Mais c’était d’autant plus difficile pour elle qu’aujourd’hui, elle s’était trouvée une amie. Alors, doucement, elle décrocha quelque chose autour de son poignet et lui remit sans un mot, un bracelet en argent. De simple facture, mais un beau bijou tout de même.

« Tu penseras à moi comme ça. » Elle réprima son amertume en lui offrant un pâle sourire. « On se retrouvera Miria ! »

C’était une certitude, elles se retrouveraient. Qu’importe le temps que cela prendrait. En ce jour, on lui avait offert le plus beaux des présents. Et elle s’en souviendrait toujours, même dans les heures les plus sombres.

FIN

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Pas par la bonne porte. [ FB : Miria - Maeleene ]

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