Pour tous les passionnés du RP. Venez sur Saint Seiya Anthologie RPG pour jouer dans la bonne humeur et une bonne ambiance. Incarnez un chevalier et enflammez votre cosmos !!
 

Demande de Partenariat: Ici

Partagez | .
 

 [FB] Le chevalier béni et la strega [Alistair - Maeleene ]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Maeleene

avatar
Messages : 223


MessageSujet: [FB] Le chevalier béni et la strega [Alistair - Maeleene ]   Dim 13 Juil 2014 - 13:48



Maeleene



La Mandragora


Strega




Comme dans un rêve, les cheveux dans le vent, Maeleene fendait la foule grouillante de Venise. C’était jour de marché, mais plus important encore, le carnaval de Venise était dans moins d’une semaine maintenant ! Le peuple Vénitien se pressait dans les ruelles étroites, habitué à évoluer sur les ponts en pierre, les multiples marches vieilles et usées, glissantes à cause de toute cette eau sale qui maculaient celles-ci. La jeune femme habillée en homme, ne faisait pas exception à cette règle, agile, vive, elle esquivait assez bien les hommes déjà ivres qui, oublieux de la populace, les gênait dans leur progression. Venise était une ville vivante à tout point de vue. Les marchands interpellaient les passants, vantant les mérites de leurs plus belles pièces, que ce soit de viande, de tissus, ou depuis quelques temps déjà, de déguisements et de masques. La jeune Mandragora s’en fichait bien de tout cette effervescence, s’y accommodant très bien tandis qu’elle évitait gracieusement un projectile – une tomate en vue de la couleur – destiné à un concurrent plus zélé que les autres.

Maeleene filait comme le vent, comme si le temps n’était rien, qu’il glissait sur elle. Le sourire aux lèvres, les bras chargés d’une chose visiblement précieuse car elle le conservait serré tout contre sa poitrine dissimulée sous des bandages – comment le subterfuge marcherait sinon ? – la belle s’engouffra dans une artère principale, plus habitée encore. Sa chevelure carmine ramenée en une queue de cheval se balançait de droite à gauche dans une danse hypnotique, ses vêtements, trop grands pour elle, suivaient le mouvement et flottaient sans qu’elle s’en préoccupe. Les habits de son maître étaient confortables et lui laissaient tout le loisir de se mouvoir à sa guise.

Trop absorbée dans ses pensées, Maeleene ne vit pas le coup arriver. Trop tard, une main imposante s’écrasa contre sa joue, et, déstabilisée par la force du coup, fut précipitée sur le sol, sa tête heurtant violemment les dalles.

« J’t’ai déjà dit de pas traîner par ici, strega* ! » cracha une voix pleine d’une sourde colère en s’approchant de la silhouette prostrée de la demoiselle. Comment avait-il sut la reconnaître ? « J’te parle, strega ! »

Le pied du colosse s’abattit dans son ventre. Elle roula sur le côté, le souffle coupé pour tomber directement dans une flaque d’eau stagnante. Un léger gémissement de douleur passa outre la barrière de ses lèvres. Quand, d’une main tremblante, la belle passa ses doigts sur sa tempe, ce fut pour constater avec horreur, qu’ils étaient tout poisseux de sang. Le sien. Révulsée, retenant à grand peine une envie de vomir, Maeleene s’efforça de se redresser. Ses yeux pers ne distinguaient rien, si ce n’étaient des ombres, des silhouettes un peu floues, et des rires. S’en était fini de son rêve éveillé, la réalité, la sienne, l’avait encore une fois rattrapé.

-° Il faut que je me lève -  songeait-elle en enserrant ses bras contre son trésor – sinon, « ils » vont m’écraser et je mourrais sous les pieds de Venise.

Hélas, la jeune italienne avait déjà été témoin de ce triste spectacle. Bien souvent, c’était ces mêmes clodos qui ennuyaient les  « autres », qui finissaient ainsi. La finalité de la chose étant que la garde jetait leur corps difforme à l’eau, comme un vulgaire déchet. Cette pensée lui fit monter les larmes aux yeux. Et lui donna assez de force pour se relever d’un bond – qui surprit d’ailleurs son assaillant qui siffla sa colère – et s’enfuir dans les ténèbres d’une ruelle. Sans perdre un instant, elle se hissa sur le mur d’une des maisons à portée et gagna les toits. Encore.

Combien de temps devrait-elle jouer à ce jeu ? Vivre cette même scène encore et encore ? Elle n’était qu’une femme, dans ce monde d’homme, brutal. Cachée comme un chat parmi les décombres d’une volière à pigeons, Maeleene attendait que son malaise passe pour pouvoir reprendre sa route.

Spoiler:
 


Dernière édition par Maeleene le Jeu 17 Juil 2014 - 1:29, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Artémis
Déesse de la Lune
avatar
Rôle : Déesse de la chasse, de la Lune, des bois, protectrices des animaux et des sages-femmes.
Messages : 4341

Avertissement(s) : 1er Averto

Caractéristiques
Vie Vie:
350/350  (350/350)
Cosmos Cosmos:
361/361  (361/361)
Armure Armure:
700/700  (700/700)

MessageSujet: Re: [FB] Le chevalier béni et la strega [Alistair - Maeleene ]   Lun 14 Juil 2014 - 16:19



Cela faisait un moment que je n'étais pas reparti en mission. Notamment parce que j'avais des obligations à l'intérieur même du sanctuaire, mais également parce que la dernière fois que je suis sortis, ça n'avait pas été pour de la simple routine contrairement à ce que j'avais pensé au préalable et en compagnie d'autres chevaliers. Cependant, cette visite à Venise est avant tout une visite en solitaire et pour me changer les idées. Habiller sobrement est revêtu d'une cape longeant l'ensemble de mon dos et rattacher par cinq couches de spallière recouvrant l'ensemble de mes épaules. Trois couches de bandes métalliques protègent mes hanches et mes cuisses tandis qu'un plastron recouvre ma poitrine, rendant ainsi, l'impression d'être un guerrier de passage. A ceci près qu'aucune arme trône sur mon dos ou ailleurs, seul un large caisson métallique protéger de tous les côtés par une fine couche de bois finement travailler repose sur mon dos et est rattaché par des lanières me permettant de transporter aisément ma cloth Box en meilleure discrétion. Déambulant calmement dans la foule fort nombreuse de Venise. Je me décide d' arpenter la ruelle principale pour profiter d'un certain brouhaha unique à Venise.

Cependant, dans la foule fort nombreuse, j'entends vaguement une voix extérieure, qui ne vint pourtant pas plus interrompre ma marche lente et tranquille. Mais, celui qui s'exprime ponctue sa tirade en évoquant un terme qui aiguise ma curiosité. Cherchant du regard ladite personne responsable d'un tel hurlement, je n'aperçois rien qui accroche suffisamment mes pupilles. Accélérant brièvement le pas, je me décide à prendre une ruelle moins fréquentée et à arpenter les rues adjacentes pour me permettre de me rapprocher sensiblement de l'origine d'une telle colère. Mon regard lisse se pose sur les rares passants déambulant dans les ruelles dépeuplées de ces voyageurs de passage. Après avoir fait l'effort de me rapprocher aisément de la ruelle principale, je décide de rester dans l'ombre, scrutant les passants, fort nombreux. M'amusant déjà relativement de la situation, je reste en place à jouer au jeu du chat et de la souris, posant mon regard lisse sur un quelconque individu sortant du lot. Je distingue un homme au physique colossal, semblant chercher en-direction de quelques ruelles quelque chose ou plutôt, quelqu'un. Reculant de quelques pas pour me camoufler davantage dans la pénombre environnante. Je détourne totalement mon visage pour regarder tout autour de moi.

Je ne peux pas me permettre de faire quoique se soit qui puisse sortir de l’ordinaire et qui pourrait dévoiler mon véritable statut. Mais, que cherche ce colosse, dois-je le prendre en filature ? Non. C'est un trop gros risque à prendre. Prenant finalement le choix de refaire machine arrière, je refais route en sens inverse jusqu'à ce que le roucoulement soudain de pigeons me surprenne. Jetant un regard concis en direction des toits, je balaie scrupuleusement les environs, n’apercevant que décombres de volière à pigeon. J'entends derrière moi une voix gutturale à apeurer le premier quidam venue, mais point surpris ni apeuré par telle convenance. Je me tourne vers le colosse pour le dévisager plus scrupuleusement que lorsque je l'ai aperçu dans la foule. Spécialisé dans le combat à mains nues, venant de remarquer ça assez rapidement, à sa façon de se mouvoir. Il y a fort à parier que si échange houleux, il ira assurément à chercher le combat à mains nues. Silencieux, je reste debout et face à l'imposant inconnu lorsqu'un nouvel échange s'inaugure.


Où est la strega ? J'ai aperçu cette peste s'engouffrer ici, quelque part, la protèges-tu sale mendiant ?
Personne n’est invincible, mais j'ai le mérite d’être un adversaire appréciable. J'ose espérer que nous n'irons pas jusqu'aux mains et si vous décidez préalablement de m'évoquer davantage la description de cette strega ?

J’interromps ma phrase en notant un peu à retardement que cela pouvait sonner étrangement faux. Qu'elle serait à présent, la réaction du colosse ?

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Maeleene

avatar
Messages : 223


MessageSujet: Re: [FB] Le chevalier béni et la strega [Alistair - Maeleene ]   Lun 14 Juil 2014 - 17:12



Maeleene



La Mandragora


S'échapper, se cacher, survivre




Le colosse eut la mauvaise surprise de tomber sur un homme tout drapé de sa cape sombre. Un mauvais pressentiment enserra sa gorge, mais, en tout bon vénitien qu'il était, sa fierté demeurait plus forte que sa raison et, ce fut avec mauvaise humeur qu'il s'entendit répondre tout en avisant de son probable et futur adversaire.

« Qu'est-ce que ça peut te foutre bastardo ? Tu vas pas m'aider à la rayer de la surface de la Terre, si ? Bene. Maintenant écartes toi. » le géant à la peau mordorée marqua un temps d'arrêt. « Mais si tu la cherches toi aussi, étranger, méfies toi d'elle comme de la peste, elle est fourbe, sournoise ! C'est le démon incarné. Tout le monde ici connaît la Mandragora, ce poison, crois moi, finira noyée dans cette flotte visqueuse, bouffée par les poissons ! »

Quelques pigeons s'envolèrent encore quand, discrètement, la demoiselle en question osa jeter un coup d’œil en contre bas. Sa vue plus que diminuée par la dernière altercation avec la brute, ne lui permettait de distinguer que sommairement ces deux hommes qui se faisaient face. Elle reconnut sans mal la voix de son agresseur, tandis que pour la seconde ...  l'un de ses sourcils se releva sous le coup de la surprise. Si son italien laissait à désirer, les mots qu'il employait étaient les bons. Qu'est-ce que faisait un étranger ici, perdu dans Venise ? Non pas que c'était si étonnant que ça, mais bon, cela avait de quoi éveiller l'intérêt de la jeune femme qui nota au passage que l'inconnu était vraiment bien caché sous ces tissus.

Se pourrait-il que ce soit un mercenaire ? Intriguée, elle tendit davantage l'oreille et, en comprenant les derniers mots du colosse, eut un mouvement de recul. Bien sûr que tout le monde la détestait, elle qui était si différente des autres jeunes filles. Seulement, Maeleene avait toujours été différente et s'en était bien moquée. Évoluer seule durant son enfance ne lui avait pas porté préjudice, bien au contraire. À quoi bon avoir des amis si ceux là même vous tournaient le dos, médisants, à vous jalouser puis vous chasser comme une moins que rien ? Le roucoulement des quelques pigeons apeurés par le brusque mouvement de la belle eut raison de sa discrétion : apercevant une ombre sur les toits, son assaillant pointa du doigt ces derniers en beuglant comme un dément :

« La voilà, cette strega ! »

Qu'avait-elle comme d'autre alternative que la fuite ? Cherchant de tout les côtés une issue pour s'échapper, sa tête dodelina de droite à gauche, brutalement prise d'un violent vertige qui la fit tomber à genoux, au milieu des plumes de ces rats volants.

~° Merda !

Le temps de récupérer un tant soi peu, de rouvrir ses prunelles sur le monde, ce fut avec horreur qu'elle constata que l'autre était déjà si prêt d'elle. In-extremis, la sorcière parvint à esquiver la lame de la dague que l'homme avait sorti de sa ceinture, un couteau de boucher. Les yeux écarquillés par la surprise en constatant qu'un pan de sa chemise d'homme avait été fendue en partie, Maeleene ne perdit pas un instant en réflexion et bondit, véloce, du toit. Ses mains attrapèrent au dernier moment une prise à laquelle elle put se hisser non sans mal. La mâchoire serrée à l'extrême, la voici en proie à une douleur telle, qu'elle crut bien lâcher prise et tomber dans le vide.

Lestement, la revoici en train de courir, de sauter de toit en toit. Ses cheveux en catogan se libérèrent, le morceau d'étoffe s'envola dans le vent pour se perdre. Tant pis. La chevelure telle une oriflamme, elle courait à en perdre haleine, elle courait pour sa vie, les yeux tout baignés de larmes. Ses sens à l'affût, la jeune italienne hors d'haleine, alla se tapir dans l'ombre et se faufiler sous les gravas d'une grosse cheminée tombée en ruine.

Cachée, elle espérait avoir enfin échappé à son poursuivant.

Revenir en haut Aller en bas
Artémis
Déesse de la Lune
avatar
Rôle : Déesse de la chasse, de la Lune, des bois, protectrices des animaux et des sages-femmes.
Messages : 4341

Avertissement(s) : 1er Averto

Caractéristiques
Vie Vie:
350/350  (350/350)
Cosmos Cosmos:
361/361  (361/361)
Armure Armure:
700/700  (700/700)

MessageSujet: Re: [FB] Le chevalier béni et la strega [Alistair - Maeleene ]   Lun 14 Juil 2014 - 21:06


Je regarde attentivement la réaction de l'inconnu, qui très vite s'insurge de mes propos. Je me suis attendu à peu près à tout à vrai dire, surtout qu'il ne semble pas me tenir en haute estime et c'est peu dire, mais en même temps je me doute bien qu'il n'est pas fou non plus. Néanmoins, j'ai été clair. S'il m'attaque, je vais réagir de la façon dont il convient de le faire. Cependant, ces paroles m'intriguent et ces propos me rendent curieux et perplexe en même temps. Démon incarné, Mandragora ? Que veut-il sous-entendre exactement ? Point le temps de tergiverser que quelques pigeons s'invitent dans la danse et fixant mutuellement l'envolée des oiseaux. Une ombre humaine place au-dessus des toits. Et bien que la distance qui nous sépare de cette silhouette presque enfantine ne me permet pas d'y distinguer clairement le visage de la jeune inconnue, le colosse meugle d'une voix gutturale ! Ainsi, c'est cette fameuse sorcière que semble recherché cet italien. Alors au diable la philosophie et place à l'action.

Scrutant les mouvements du colosse qui se lance tel un Lion sur sa proie, je tente d'utiliser mon cosmos pour stopper net son dernier mouvement à l'encontre de sa futur victime. Futur et hypothétique puisque le destin joue en ma faveur lorsque la victime, pris par d'excellent réflexe s'extirpe des mains de son bourreau à travers un bond salvateur. Tel un fauve, voilà que cette dernière s'élance à corps perdu en bondissant de toit en toit, tentant d'échapper à son bourreau qui désormais va être dans la position de potentielle victime à travers mes griffes. D'un seul saut, me voilà au côté de l'Italien et à lui saisir fermement le bras. Resserrer ma force de constriction d'un iota lui causera assurément une fracture, mais plus encore que ma force physique, j'élève succinctement mon Cosmos, invisible aux yeux des néophytes. Ce qui suit est une force bien plus glaciale sur l'ensemble du corps de l'italien jusqu'à ce qu'il puisse apercevoir de ses yeux, d'innombrables anneaux de glace qui se condense tout autour de son corps.


Je ne suis pas un sorcier, mais je pratique certains tours de passe-passe et je te saurais gré de ne plus bouger, au risque d'être complètement immobilisé. Ta seule voie de sortie et de répondre à mes questions et je souhaite avant tout, connaitre tout ce que tu sais sur cette strega.

Difficile de trouver mes mots pour décrire ce gars-là car j'ai faits l'expérience de ce que peut-être l'opiniâtreté des simples mécréants et je dois bien reconnaître que celle de l'italien égal voir dépasse celle de beaucoup, l'obstination de quelques mercenaires dont j'ai eu à croiser la route. Quant à sa potentielle victime, je me porte à croire qu'elle s'est déjà camouflé dans l'obscurité d'une de ces nombreuses planques embourbées dans les diverses ruelles de Venise. Alors, sensiblement confiant envers mes capacités et celle du Grand Koltso qui encercle l'italien. Je m'éloigne de lui pour me tapir dans l'ombre, face à lui et prenant une position assise sur une extrémité en pierre, je jette un regard discret en contrebas et sur les hauteurs de maisons pour y vérifier si de potentiels complices ou de simples curieux ne traînent pas dans les alentours. Jetant enfin un regard glacial sur le colosse. Je reprends d'un ton neutre.

Je me nomme Alistair et je viens tout droit de Grèce. Et pour répondre à tes premières questions, je ne travaille pas et je ne traque pas cette sorcière. Je suis ici en simple voyageur et tu n'as pas à connaitre les raisons de mon passage à Venise. Tout ce qui m’intéresse et de comprendre pourquoi tu souhaites ardemment la mort d'une telle inconnue ?

Le danger potentiel est que l'italien ne se montre d'aucune façon coopératife et se jette corps et âme à rameuter de quelconque allié pour le substituer à mon emprise. Un risque que je dois évaluer, mais je ne souhaite pas prendre de risque et si de tel allié vienne à lui, j'aviserais selon la nouvelle situation. Pour l'heure, je dois rester concentré sur celui qui est en prise au Grand Koltso !
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Maeleene

avatar
Messages : 223


MessageSujet: Re: [FB] Le chevalier béni et la strega [Alistair - Maeleene ]   Lun 14 Juil 2014 - 22:24



Maeleene



La Mandragora


Révélations




« C'pas la peine de regarder partout comme ça. J'suis seul, et bien que mes pratiques laissent à désirer, je ne suis pas un assassin, ni même un pleutre. » Il marqua une courte pause pour reprendre son souffle et jeter un regard plein d'agressivité à l'étranger. « Alistair, ah, un grecque, rien que ça ! »

Il cracha par terre, comme si cela le révulsait de se retrouver face à un tel homme. Le colosse joua sur l'articulation de son bras et son visage fut déformé par un rictus de douleur. Il marmonna dans sa barbe des propos incompréhensibles, ponctués parfois d'une insulte. Visiblement de mauvaise humeur, il rangea son couteau dans son fourreau après l'avoir préalablement essuyé sur sa chemise. Il eut un petit rire.

« Au moins, je l'aurais saigné un peu cette puttana. » se félicita t-il en se grattant le derrière de la tête. Finalement et avec un calme tout relatif, l'italien alla prendre place dans la poussière des décombres, en face de l'étranger. « J'sais pas pourquoi tu tiens à tant à savoir pourquoi je veux lui faire la peau. C'est que ça te concerne pas vraiment. Disons juste que j'agis pour la bonne cause. En me débarrassant d'elle, j'ôte une épine du pied à tout un peuple, vois-tu ? Si, si, je t'assures ! »

Dans ses yeux gris et ternes brillaient la certitude et la conviction. L'homme était persuadé d'agir de la meilleure des manières. En étant le bourreau de la Mandragora, beaucoup lui seraient redevables. Faisant mine de réfléchir, l'assassin en devenir finit par ouvrir la bouche.

« J'te l'ai dis, c'est une sorcière et, contrairement à toi, elle ne se contente pas de faire des tours de passe-passe, elle pratique la magie noire ! Elle … elle n'ai pas comme les autres … - laissa t-il traîner sur un ton peu avenant, les lèvres retroussées, dégoûté. - on raconte qu'elle tue et fait des expériences sur des cadavres, qu'elle … qu'elle les ramène à la vie pour les tuer encore et encore. Sous la tutelle du Maestro Eodin qu'elle a corrompu ! Ah pourtant, c'était un homme bien admirable, un artista! »

Son poing s'abattit sur le sol, de frustration et de colère. Ses dents grinça face à un souvenir lui étant pénible. « Nécromancienne, cartomancienne, elle est plus bête que femme ! On dit qu'elle est le résultat de l'union entre le diable et une pucelle. Je l'ai souvent vu traîner dans les rues la nuit, accompagnée de chats aussi noirs que la suie ! Les soirs de pleine lune, elle chante, elle chante pour faire venir la brume et l'infortune. »

Le colosse releva le regard vers son interlocuteur, la colère qui gravitait en son sein était presque palpable.

« Et elle a tué ma femme. »

Sur cette révélation, le colosse se redressa d'un bond pour hurler à la face du ciel.

« J'te retrouverais Strega, je te tuerais de mes mains pour ce que tu lui as fais … »

Sur ces mots et sans accorder un dernier regard à cet Alistair, il s'en alla, grommelant sa mauvaise humeur.

Pas si loin de là, Maeleene, prostrée parmi les gravas, plaqua ses mains contre ses oreilles. Non, c'était faux. C'était faux s'insurgeait-elle en ramenant ses genoux contre sa poitrine pour poser son front sur ces derniers. Malgré elle, celle que l'on surnommait la Mandragora, se prit à pleurer sans pouvoir s'arrêter. Ses pleurs ne pourraient jamais se tarir. Ses sanglots redoublèrent quand, d'un coup, elle se rendit compte qu'elle avait oublié son trésor dans sa fuite …

… et puis, la jeune femme avait mal, et le sang continuait toujours de s'écouler de sa blessure à la tempe.

Revenir en haut Aller en bas
Artémis
Déesse de la Lune
avatar
Rôle : Déesse de la chasse, de la Lune, des bois, protectrices des animaux et des sages-femmes.
Messages : 4341

Avertissement(s) : 1er Averto

Caractéristiques
Vie Vie:
350/350  (350/350)
Cosmos Cosmos:
361/361  (361/361)
Armure Armure:
700/700  (700/700)

MessageSujet: Re: [FB] Le chevalier béni et la strega [Alistair - Maeleene ]   Mer 16 Juil 2014 - 17:02

Mon interlocuteur du moment est une personne très énigmatique et attentif aux moindres de ses allocutions. Je persiste dans un silence religieux, détaillant chacune de ses mimiques, jaugeant à sa juste mesure chaque syllabe prononcée par l'italien. Il parle d'une forme de liberté et de justice, mais pour qui ? La mort de sa femme suffit-il à l'aveugler de colère ? Nous sommes libres de suivre notre chemin et il n'y a personne pour nous donner les réponses. Il y a plusieurs chemins. À nous de trouver le nôtre. Et avec suffisamment de sagesse, on parvient à amoindrir le chagrin. Un credo que cet italien devra comprendre, mais la rancune obscurcit tellement son esprit. Qu'uniquement le temps parviendra à lui apporter les réponses à ces maux. Alors, d'un regard curieux sur les futures actions de mon interlocuteur, je ne le lâche pas des yeux durant son départ, l'instant n'est cependant plus à la joie ou l'allégresse. Ma décision de retrouver cette Strega prime sur le reste et je ne dois pas savoir, mais supposer. Je dois prévoir d'éventuelles erreurs et anticiper. Les mots du colosse sont durs, mais je dois supposer qu'il ment, prévu qu'il se trame autre chose et retrouver cette jeune inconnue est primordiale.

Quittant à mon tour la ruelle, je prends le même itinéraire que cette Strega avec l’espérance de la retrouvez rapidement. Ma route m’amène de toit en toit, prenant ici et là, quelque temps morts pour scruter chaque parcelle de rue. Difficile de retrouver une si jeune inconnue dans une telle ville et cheminant comme un papillon de nuit attiré par la lumière de la lune. Je prends l'initiative de reprendre un pied-à-terre en pénétrant une vieille battisse grandement délabrer. La cheminée y est totalement détruite et quelques pans de murs sont partiellement détruits. Soit. Ça fera office d'une planque temporaire et surtout, de reprendre des forces après un voyage depuis Méditerranée jusqu'à Venise sans avoir pris un seul moment pour me reposer. Détachant mon urne sacrée de mon dos, je l'entrepose délicatement à même le sol puis, d'un regard discret à travers une large ouverture sur Venise, je distingue un morceau d'étoffe accrocher sur l'extrémité d'une gouttière à quelque patté de maison. L'espoir de retrouvée cette jeune inconnue n'est pas mort et enterrer. Mais, que faire ? Si d'autres poursuivants décident de la pourchasser et qu'ils l'ont d'ores et déjà retrouvée ?

L’attente est insupportable. Pire que la pire des tortures. je vois mon espoir au bout d’une corde, ne tenant plus qu’à un fil. Pourtant, je m'y accroche de toutes ses forces, refusant d’abandonner. Dans ma réflexion, j'envisage l'idée de reprendre route, alors, tout en me baissant légèrement pour reprendre mon urne sacré, autre chose appâte mes pupilles. Quelques taches de sang ornent le sol et se succèdent les unes après les autres jusqu'à atteindre un amas de pierres. À quelques mètres de là où je me situe. Pas à pas, je m'avance pour y retirer pierre après pierre. Un tel sanglot à peine inaudible me redonne un espoir entacher par mon inquiétude il y a quelques minutes. Alors, lorsque j'aperçois cette fameuse Strega dans les décombres, j’accélère brièvement mes efforts pour la soustraire de cette cachette d'infortune et d'une main tendue vers elle. Je prononce dans un italien assez sommaire.


Tu ne me reconnais donc pas ?

Fort heureusement, je n’aurais pas à la forcer ou quoi que ce soit d’autre. D’une bourse à ma ceinture, ma main tendu se rabat et je pioche quelques pièces pour en lui présenter quelques unes.

Tu devrais regagner tes quartiers ! Mais, laisse moi tout d'abord t'aider, tu es blesser et tu as certainement besoin de manger et boire un peu. Aurait-tu perdu quelque chose ?
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Maeleene

avatar
Messages : 223


MessageSujet: Re: [FB] Le chevalier béni et la strega [Alistair - Maeleene ]   Jeu 17 Juil 2014 - 0:01



Maeleene



La Mandragora


Estero




Quelqu'un vient … Quelqu'un est là à continuer à te chercher, à te traquer petite sorcière, as-tu peur ? Trembles-tu à l'idée de périr dans les flammes ? Car c'est là ton Destin funeste, mourir sur le bûcher, comme la Pucelle, cette Jeanne d'Arc.

Bien sûr qu'elle tremblait, la Strega. Bien sûr qu'elle tente de calmer les battements erratiques de son cœur, son souffle haletant, le tremblement de ses mains qui déjà, se refermaient sur deux pierres, à portée. Sans s'en rendre compte, son emprise sur ses armes improvisées se resserre. Prête à attaquer ce qu'elle pensait être le boucher colossal, ses doigts se crispèrent en ne le reconnaissant pas. Tapie dans l'ombre, acculée comme un animal sauvage, Maeleene arrêta, l'espace d'un instant, de respirer. La voix du parfait inconnu lui parvient faiblement. La jeune femme en comprends les grands mots et s'éloigna, d'instinct, quand une main s'avança vers elle. Pourquoi voulait-il l'aider ?

« Tu t'es donné beaucoup de mal pour me trouver estero. » sa voix était douce, mais sonnait étrangement à ses oreilles. Son œil tomba sur les piécettes et son joli minois se fendit d'une moue désapprobatrice. « Je n'ai pas besoin d'argent, je ne suis pas une puttana. »

Son timbre était plus dur, l'italienne ne comprenait pas les intentions de l'homme qu'elle regarde plus intensément. Peu à peu, avec hésitation, sa paume frôla celle de l'étranger. D'un coup, d'une force insoupçonnée, elle l'attira à elle pour plonger ses prunelles azures dans celles du … mercenaire. Longuement, sans gêne, la jeune femme à la longue chevelure rousse, le contempla, le détaillant d'un regard incisif, expert, comme si, quelque chose chez lui avait attiré son attention, cette aura de force, ou que savait-elle encore. Cette proximité qu'elle-même avait instauré, fut réduite à néant quand elle l'agrippa par le col. Elle pouvait sentir son souffle chaud contre son visage.

« On se connaît ? J'en ai pas le moindre souvenir … » ses yeux se voilèrent à l'énonciation d'une … perte. Elle soupir et le relâche de son emprise. « Oui, j'ai perdu un masque, celui que je dois porter pour le Carnaval, mais pour un guerrier étranger à cette terre, ça doit t'être inconnu. Une grande fête où je pourrais enfin me fondre dans la masse sans être reconnue, brutalisée, détestée … je n'aurais pas à me cacher sauf … sauf sous ce masque que j'ai perdu. »

Elle sort de la lumière, celle que tous surnommait « Mandragora ». Pourtant comme ça, sous ce rai de lumière blafard, la jeune femme, du haut de ses vingts printemps, ne semblait pas être le monstre que l'on décrit dans tout Venise ! Hormis ce sang qui entachait son teint de porcelaine, souillant sa jeune beauté, Maeleene tenait plus de la rose délicate, que de la dangereuse plante dont on lui attribuait volontiers les néfastes effets. Un poison. Ses yeux pareils à un ciel d'été orageux, scrutaient les moindres gestes de son interlocuteur, telle une louve, prête à mordre. Ses cheveux, alors qu'elle esquisse un mouvement pour se relever, finissent de tomber en cascade de chaque côté de sa tête. Quelques minutes passèrent, elle abandonna l'idée de se mettre debout.

« Je ne suis plus une enfant, estero, je ne nie pas avoir besoin d'aide, mais avant, je veux des réponses, qui es-tu ? Que me veux-tu ? Tu devrais écouter les autres et te méfier de moi, il paraît que je tue des mères alors qu'elles enfantent. »

Sa langue claqua contre son palais. Mécontente, Maeleene s'agenouilla et tâta prudemment la blessure à sa tempe. Elle jura en italien avant de retirer sa chemise trop grande pour elle. Pratique ces habits d'hommes, mais assurément, son maître n'allait pas être content en voyant l'état de la dite chemise. Dos à l'inconnu, faisant fi de sa présence, nullement embarrassée, la voilà en train de retirer les bandages qui entravaient sa poitrine.

« J'vais faire ce que je peux avec ce que j'ai, inconnu. Je suis une bonne guérisseuse. Aurais-tu de l'eau sur toi ou dans tes bagages ? »

Soudain, ses prunelles furent attirées par l'éclat d'une … sorte de boîte, et ses gestes se suspendirent.

Revenir en haut Aller en bas
Artémis
Déesse de la Lune
avatar
Rôle : Déesse de la chasse, de la Lune, des bois, protectrices des animaux et des sages-femmes.
Messages : 4341

Avertissement(s) : 1er Averto

Caractéristiques
Vie Vie:
350/350  (350/350)
Cosmos Cosmos:
361/361  (361/361)
Armure Armure:
700/700  (700/700)

MessageSujet: Re: [FB] Le chevalier béni et la strega [Alistair - Maeleene ]   Jeu 17 Juil 2014 - 18:44

J'ai peut-être mal choisi mes mots. Ou plutôt non, je suis absolument certain que j'ai très mal choisi mes mots. Je ne peux pas pour autant blâmer la réaction de cette jeune fille car sans connaitre sa vie, les vives réactions entretenues par cet italien et de quelques autres natifs de Venise me suffisent à entretenir une certaine compassion pour cette jeune Vénitienne. Le moins que je puisse pour elle et d'être à son écoute, silencieusement, porter une oreille à ses propos et l'épauler du mieux que je puisse faire. Elle semble seule, peut-être orpheline et je ne compte pas pour le moment lui demander si quelqu'un de proche et à sa recherche, sous peine de la blesser davantage. Et peu importe qu'elle me dise de ne pas l'aider, je lui réponds d'un simple sourire, je m'attache déjà à elle pas pour ce que j'ai entendu d'elle, mais pour ce qu'elle me démontre, par ses mots, ses gestes et du fait qu'avec le danger constant qui plane sur ses épaules, elle ne semble pas s'abattre dans un sort plus funeste encore. Il est peut-être à moi de l'aiguiller vers une voie meilleure qu'elle arpente depuis des mois, des années peut-être. Alors, lorsqu'elle est amenée à se raidir à la vue de mon urne sacré, pourtant cacher sous une fine couche de bois. Un silence fugace s'installe, puis, d'une main délicate pour extraire une dose de feuille de Plantains fraîchement mâchés et un petit flacon rempli d'eau. Je tends la totalité des feuilles tout en me penchant à sa hauteur.

Commence par nettoyer tes plaies et ensuite, te servir de ces feuilles de Plantains comme cataplasme sur tes blessures. Je peux ensuite t'aider à retrouver ce masque, car je désire qu'offrir que soutien envers toi. Je me nomme Alistair et je débarque de Grèce. Je suis un voyageur errant et mon chemin me conduit vers les terres du grand nord. Ce que tu vois derrière moi et une armure et elle m'assure protection si je dois combattre des adversaires redoutables.

Mon regard pensif croise celui de la jeune Vénitienne et mes yeux ne jugent en rien la jeune fille et sans ciller. Je me plonge dans mes réflexions. Comment peut-elle parvenir à inculquer dans son esprit, les propos de certains individus ? Et ce lien qui semble la canaliser entre elle et mon armure, serait-elle détentrice d'un Cosmos sans en appréhender ses nombreuses facettes ? Est-ce l'utilisation d'un pouvoir particulier qui effraie certaines personnes ? À ce rythme et si elle est vraiment destinée à un jour, avoir conscience de son pouvoir latent, il lui faudra être aiguillé par un mentor. Dois-je en conséquent m'assurer de ce pouvoir et lui offrir un protectorat digne de ce nom ? Tant de questions qui se superpose dans mes pensées. Alors, pour m'assurer de mes bonnes attentions envers elle, je lui souris amicalement tout en restant pencher à sa hauteur.

J'ai connu la véritable liberté. J'ai connu un monde paisible, animé par un état d'esprit remarquable. Un monde que j'ai quitté pour lutter et préserver la justice et le libre arbitre de tout à chacun, toi y compris jeune Vénitienne. Quel est ton nom d'ailleurs ? Tu es animé par un talent mystérieux qui terrifie certains. J'en ai la conviction absolue désormais, alors parle-moi plus de ce pouvoir qui semble tant terrifier les autres. Ou a tu appris à être talentueuse dans la guérison ? Je peux t'offrir si nécessaire un perfectionnement durant l'aide et le soutien que j'ai à t'apporter.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Maeleene

avatar
Messages : 223


MessageSujet: Re: [FB] Le chevalier béni et la strega [Alistair - Maeleene ]   Jeu 17 Juil 2014 - 23:59



Maeleene



La Mandragora


Vers les étoiles




Prudente, la jeune femme paraissait s'être transformée en pierre tandis qu'elle contemplait l'étrange boîte dorée. Quelle était cette énergie qui s'en dégageait ? Il lui semblait presque qu'elle était vivante, cette chose que l'étranger appela « armure ». Ridicule, comment une cuirasse complète pouvait-elle tenir là dedans ? La jeune femme lâcha un petit rire face à cette saugrenue situation. Non pas que Maeleene ne le croyait pas, en vue de sa mine sérieuse, seulement, la jeune italienne était du genre curieuse, à voir tout vérifier. L'inconnu déclinait son identité au moment même où, attirée comme un papillon de nuit vers la lumière, elle fut sur le point d'aller y regarder de plus près.

Son air incrédule qu'elle affichait avait de quoi faire rire. Des feuilles de plantains ? Vraiment ? Un rien dubitative, la jeune Strega n'émet pas le moindre commentaire, même si plusieurs répliques acerbes lui venaient en tête : avec précaution, la voilà en train d'appliquer la mixture sur son visage, ses bras, ainsi que sur l'un de ses flancs. Quelques moues, parfois, esquintèrent sa petite frimousse. La douleur était importante, cela ne faisait pas de doute pour elle qu'il lui faudrait recoudre sa plaie à la tempe. Quelques fois, quelques injures brisaient le silence. Car la demoiselle, toute perdue dans ses pensées, n'avait pas répondu à son interlocuteur. Le peu d'eau qui lui restait, Maeleene l'avala d'une traite. Un fin sourire ourla ses lèvres.

« Moi, c'est Maeleene. Des remerciements sont de rigueurs si je comprends bien Alistair. » à la manière des hommes, la demoiselle tendit une main vers le chevalier, son sourire ne semblant pas vouloir s'évanouir. « Toi tu es un chevalier défendant la veuve et l'orphelin, moi, une artista. J'ai été élevée par mon maître à dessein de le surpasser un jour. C'est lui qui m'a apprit l'art de guérir, notamment. Je suis plutôt douée, mais de là a parler de pouvoirs magiques, ce serait une absurdité. Ça n'existe pas … pas vrai ? »

Elle venait de prononcer cette dernière phrase sans réelle conviction. On fond-d'elle, la jeune femme à la longue chevelure de feu se savait … capable de faire des choses extraordinaires. Sa tête s'inclina légèrement vers le bas, comme si, gênée, Maeleene essayait de fuir la conversation en plus du regard de cet Alistair. Son œil fut de nouveau attiré vers l'éclat particulier de l'armure. Doucement, elle se releva, finissant dans ce mouvement, de remettre sa chemise déchirée. Cette force qui se dégageait de l'objet la captivait réellement. Un feu ardent entourait celui-ci. Maeleene était convaincue qu'elle ne s'y brûlerait pas …

« Oh ! » s'exclama t-elle en reculant d'un bond souple en ayant un flash dans sa tête d'un taureau gigantesque et puissant, renâclant, frottant mécontent, son sabot contre le sol. « Tu es comme moi alors ? »

Lâcha t-elle en revenant vers lui, la main qui avait frôlé l'armure, posé contre sa poitrine. « Tu veux vraiment m'aider. » Une lueur de reconnaissance flotta dans ses prunelles claires. « Mais avant de te parler de mes dons, je veux bien récupérer mon masque … Maître Eodin va s'inquiéter pour moi, la nuit ne va pas tarder à tomber et, tout voyageur que tu es, je suppose que tu as pas encore d'endroit où dormir ? En échange de ton aide, alors, je t'offre mon hospitalité. C'est assez équitable, non ? Ce n'est ni négociable, ni a décliner, Alistair. »

Ils entreprirent de faire le chemin en sens inverse. Bien qu'elle ne montrait rien de sa souffrance, ne voulant pas paraître faible – par fierté sans doute – devant le chevalier, quelques signes de faiblesses la trahissaient. Ses pas étaient moins assurés au fur et à mesure qu'ils arrivaient à destination. Si Maeleene avait gardé le silence, elle voulut le briser, sa curiosité déliant sa langue.

« Tu parlais d'un monde paisible, tu te disais libre … un tel monde ne peut exister, c'est impossible. C'est utopique, une telle terre promise ne peut être qu'une fable. Tu me prends encore pour une enfant, Alistair. Je n'ai plus cinq ans et toi non plus. Tu n'as pas lu le livre de Thomas More ? »

La belle se pencha pour ramasser un morceau de porcelaine toute blanche qu'elle porta à son visage, le cachant à demi : « Voilà, quand je porterais ce masque, lors du Carnaval, je pourrais vivre mon utopie à moi. Si c'est pas beau ! » railla t-elle en regardant presque tendrement, la pièce lisse et froide représentant la face d'un chat. « J'ai toujours été seule, Alistair, à me débrouiller par mes propres moyens. Que l'on essaye de m'enfermer, je m'échapperais, c'est une certitude. Que l'on essaye de me faire croire à des choses dont je ne crois pas … ce serait pure perte de temps. J'observe, j'apprends, je n'ai pas peur d'aller à l'encontre de la bienséance, c'est ce qui dérange les autres qui me voient comme un monstre. Je suis ce que je suis, voilà tout.Si il se trouve que j'apporte le malheur autour de moi, alors soit, je m'en accommoderais. Ce n'est pas ce que je cherche. »

Sa tête se tourna vers les étoiles.

Revenir en haut Aller en bas
Artémis
Déesse de la Lune
avatar
Rôle : Déesse de la chasse, de la Lune, des bois, protectrices des animaux et des sages-femmes.
Messages : 4341

Avertissement(s) : 1er Averto

Caractéristiques
Vie Vie:
350/350  (350/350)
Cosmos Cosmos:
361/361  (361/361)
Armure Armure:
700/700  (700/700)

MessageSujet: Re: [FB] Le chevalier béni et la strega [Alistair - Maeleene ]   Ven 18 Juil 2014 - 12:48

Notre identité, c'est notre façon de voir et de rencontrer le monde, notre capacité ou notre incapacité de le comprendre, de l'aimer, de l'affronter et de le changer. Bien que j'arpente le monde depuis des siècles, mon identité reste fondamentalement inchangé, pourtant, je continue à apprendre, combattre, aimer et parfois détester le monde dans lequel je vis. Et il en sera de même pour Maeleene dont chaque propos relève du bon sens, je lui souris avec douceur lorsqu'elle m'offre une hospitalité dont je n'aurais pas frôlé l'idée. D'un mouvement de tête approbateur, je persiste silencieux, préférant écouter attentivement la jeune fille dans ses énonciations. Puis, vient le moment de reprendre route et les questions continuent d'affluer sans que cela ne me gêne outre mesure. Jusqu'à ce que la jeune Vénitienne se cambre pour amasser un morceau de masque et de l’apposer sur son visage, le camouflant ainsi partiellement. D'une dernière verve, son regard se pose sur la voûte céleste que je scrute à mon tour. Inspirant à pleins poumons l’air humide de Venise tout en observant avec intérêt quelques étoiles agrémentant quelques constellations.

Je tiens tout d'abord à te remercier de ton hospitalité Maeleene. Mais, même si je ne te considère pas comme une enfant, je te prie de me croire lorsque j'ai évoqué un monde ou mon esprit été en parfaite harmonie avec la philosophie, l'éducation et l'environnement dans lequel je vivais. Il y a bien des années, j'habitais en Chine, dans une contrée mystique. Mais, le destin en a voulu autrement et à présent, je combats pour une autre cause. Une identité doit être établie avant d'être transcendée et ma vie à irrémédiablement construit mon identité autour de thème qui ont jonchés ma vie. Quant à toi, tu semble avoir établie ton identité et j'ose espérer que tu garde cette philosophie tout en transcendant ton don et tes qualités nombreuses. Sinon, je n'ai pas lu le livre de Thomas More. Cependant, je tâcherais d’assouvir ma curiosité en le lisant sous peu.

Je dois bien reconnaître que j'apprécie de me retrouver sous ce ciel clair et apaisant, je ne dirais cependant pas non à une plus longue exploration de Venise. Plus longue et plus paisible qu'avant ma rencontre avec Maeleene puisqu'il est agréable de visiter en paix la sérénissime, mais accompagner la guérisseuse l'est bien davantage. Je la sens confiante et assez ouverte envers moi, même si moi, je garde une certaine distance puisque raconter des bribes de ma vie lui sera assurément incroyable et improbable. Devrais-je lui narrer ma vie avant de devenir un disciple de la contrée mystique ? Envisageable, mais cela remonte à si loin que lui énoncer ma simple date de naissance lui paraîtra assurément comme un mensonge. Toutefois, il faut un début à tout et qu'importe si ma narration sonnera comme un doux euphémisme pour Maeleene ....

Je vais devoir te narrer mon don Maeleene. Mais, avant de te l'expliquer, je souhaiterais savoir si tu crois en l'existence des dieux ? Qu'importe le panthéon. Il est tout à fait naturel que ton approche envers de telles entités te soit méconnue, mais moi-même. Ma vie fut parsemée de la rencontre envers plusieurs divinités. Car je suis vieux Maeleene, vraiment très vieux. J'ai reçu un don précieux il y a longtemps. Connais-tu le misopethamenos ? Aurait-tu appris l’existence dans des récits, des conflits sous l’appellation, guerre sainte ? Si je dois rencontré ton maitre Eodin. Je ne souhaite pas qu'il ait des ambiguïtés.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Maeleene

avatar
Messages : 223


MessageSujet: Re: [FB] Le chevalier béni et la strega [Alistair - Maeleene ]   Ven 18 Juil 2014 - 13:55



Maeleene



La Mandragora


Tu fais naître l'espoir dans mon coeur





Partout où l'homme pouvait se ternir debout, partout où il se rendait, le ciel serait toujours là pour le couver. Les étoiles dans le ciel seraient toujours là pour le veiller, ensemble, dans une parfaite harmonie. C'était dans ces moments là, où elle se perdait dans la voie lactée, que Maeleene trouvait un sens à sa vie, qu'elle se sentait capable de continuer à avancer, pas après pas, quoi qu'il se passe. Cette rencontre n'était ni dû au Destin, ni au Hasard, elle n'y croyait pas.

Qu'importe le nom du Créateur de la terre, de l'eau, du feu, du vent, la jeune femme n'en avait que faire, ils existaient, tout simplement pour animer la grande Roue. S'il existait une Trame que Trois Dames tissaient jour après jour, l'italienne seraient curieuse de les rencontrer. Seulement, son esprit n'y croyait pas vraiment. Les faits, rien que les faits, importaient à ses yeux. Rationnelle, scientifique, la jeune femme préférait étudier des causes tangibles que de courir après des fables. Elle croyait en certaines choses, comme tout le monde. Les paroles d'Alistair gravitaient dans sa tête à une vitesse ahurissante, ses pensées se bousculaient. Qu'est-ce qu'il racontait ? De quoi parlait-il ? Maeleene avait la sensation qu'il marchait sur des œufs pour ne pas la brusquer. Avait-il peur qu'elle le prenne pour un fou ?

Avec lenteur, et presque à regret, la demoiselle détacha ses yeux des étoiles.

« Je te demande pardon ? » fit-elle en ouvrant de grands yeux ronds. « Vraiment très vieux comment ? Tu ne parais pas … si vieux que ça, mais même pas du tout ! »

Piquée au vif, la jeune fille se demanda, l'espace d'un moment, si il ne se moquait décidément pas d'elle. Bien sûr qu'elle avait lu des écrits sur plusieurs légendes, des objets, des mythes qui permettraient d'obtenir une jeunesse éternelle, de se sauvegarder de la mort, se préserver de la vieillesse. Ce n'était pas inconnu à Maeleene, mais cela lui semblait bête et dérisoire. Contre nature, presque. À présent, la jeune femme le regardait, incrédule, hésitante aussi.

« Je ne crois en aucun « Dieux », Alistair. Je crois en l'homme, fondamentalement, à l'évolution de notre sang, de notre corps. Je crois en la Terre qui tourne et qui est ronde et pleine comme le ventre d'une mère. Je sais qu'il existe beaucoup de secrets en ce Monde, oui, mais je me fiche pas mal des Dieux. Je préfère chercher par moi-même, plutôt que de croire bêtement à des chimères qui se prétendent bonnes ou mauvaises. »

Ces propos pouvaient paraître lourds, terre à terre, mais c'était sa conviction profonde. Elle préférait se savoir maîtresse de sa vie, de ses actes, de ses pensées. Découvrir, inventer, étaient ce qui comptait pour elle.

« Guerre Sainte ? Non, mais je suppose qu'une Guerre reste une Guerre, qu'il y a des gagnants et des perdants. Des conflits, il en existera toujours, c'est comme ça. Tu dis avoir rencontré des … divinités, comment sont-elles ? Possèdent-elles d'immenses pouvoirs ? Je veux en savoir plus, Alistair, même si tes propos, pour moi, tiennent plus du conte que de la réalité. Je veux en savoir plus, oui en savoir davantage sur toi et ton monde utopique. Prouves moi qu'il existe, qu'il y a un espoir. Que je ne suis en fin de compte pas seule sous ce ciel noir qui est mien. »

Un petit sourire se dessina, illuminant ses traits. Quelque part, déjà, dans son cœur, fleurissait un fol espoir de connaître une paix qu'elle pensait jusque là, inaccessible pour elle, la Sorcière de Venise.

Revenir en haut Aller en bas
Artémis
Déesse de la Lune
avatar
Rôle : Déesse de la chasse, de la Lune, des bois, protectrices des animaux et des sages-femmes.
Messages : 4341

Avertissement(s) : 1er Averto

Caractéristiques
Vie Vie:
350/350  (350/350)
Cosmos Cosmos:
361/361  (361/361)
Armure Armure:
700/700  (700/700)

MessageSujet: Re: [FB] Le chevalier béni et la strega [Alistair - Maeleene ]   Ven 18 Juil 2014 - 18:57

Nous voilà à l'issue de quelques échanges, avec des divergences et bien que je partage l'aspect scientifique et astronomique sur la création du monde et de l'univers. Je crois en l'influence des puissances divines sur le monde et sur des domaines très précis qui régente notre planète et notre mode de vie, à nous, les mortels. Comment expliquer alors ma si longue longévité ? Une vieillesse simulée et contre nature, mais pourtant réel ! Comment lui prouver que les dieux existent et qu'ils peuvent être aimant envers les humains et ou les détester ? Si elle écoute mes pulsations cardiaques, elle pourrait persister dans le doute. Non, il faut quelque chose, une complémentarité dans mes énonciations à venir. Mais quoi ? Si j'utilise mon Cosmos, elle irait certainement à douter encore de l'aspect surnaturel. Je vais donc devoir agir en douceur et à commencer par appeler mon armure sacrée. M'éloignant de la Vénitienne, je pose mon urne à quelques mètres de Maeleene, puis tout en reculant de quelques pas en étant à mi-distance entre la jeune fille et mon urne, j'élève sublimement mon Cosmos qui agit comme un lien invisible avec mon armure. S'extirpant dans un panache de flamme dorée, mon armure sous sa forme totémique s'élève au-dessus de moi pour finalement éblouir le regard de Maeleene. Tournant mon visage dans sa direction, mon œil plein de malice fixe les pupilles de Maeleene. Un étrange éclat doré m'enveloppe et alors que la lumière gagne en intensité, elle disparaît en un éclair. Elle n'a été qu'une distraction temporaire pour moi, mais je n'ignore pas notre échange.

Cette armure fut créée dans les temps mythologiques sur demande d'Athéna, la déesse de la victoire auprès du peuple des Atlantes. Et bien que ma position se rapproche vivement de la tienne concernant la création de l'univers et du monde, les dieux et qu'importe leur origine, influencent ou peuvent influencer notre monde à bien des égards. Je suis un exemple de l'influence et du pouvoir des dieux sur les mortels puis qu’Athéna m'a accordé le misopethamenos, le don de vieillesse simulées, je suis âgés de plus de Cinq siècles Maeleene. Et bien que j'ai connu une grande solitude durant ces années, j'ai toujours cru en l'humanité avec l'espoir que les hommes évoluent vers un monde toujours meilleur.

Malgré le scepticisme certain de la Vénitienne, je suis à présent sûr de mon fait. Je m'avance de quelques pas pour arriver à hauteur de Maeleene et posant un genou à terre. Mon visage est à hauteur du sien, puis d'un sourire en guise d'apaisement vis-à-vis de la jeune fille. Je place mes mains sur ses épaules.

Je n'impose rien, mais ton scepticisme se lit comme un livre ouvert. Et en ce qui concerne les guerres saintes, je doute que mon seul récit te suffise à croire la véracité de ce que je te dis, idem que la contrée mystique dont j'y aie vécu quelques années. Tout ce que je peux te conseiller et de me faire confiance, je ne suis pas là pour te faire du mal ou apporter mensonges et inepties. Je peux passer des heures entières à te répondre à tes questions, mais pas ici. J'ai peur que d'avoir appelé mon armure et pût éveiller des probables adversaires. Reprenons la route et où je t’expliquerais certaines spécificités de mon don. Tu peux d'ailleurs tenter de te concentrer sur mes pulsations cardiaques, tu t'apercevras que mon cœur à un rythme bien plus bas que nul autre humain.

Exposant mon avis sans arrière-pensée, sans craindre de quelconques vives réactions. Mais en même temps, que devrais-je craindre hormis un scepticisme profond ? Et avoir délibérément revêtu mon armure d'or est un gros risque, pas pour moi, mais uniquement pour Maeleene. Ainsi, me relevant le plus posément possible, mon armure se détache de mon corps pour ainsi, reprendre sa forme totémique. Qu’elle sera à présent, la suite des évènements ?
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Maeleene

avatar
Messages : 223


MessageSujet: Re: [FB] Le chevalier béni et la strega [Alistair - Maeleene ]   Ven 18 Juil 2014 - 21:05



Maeleene



La Mandragora


Je te crois




Toute à ses réflexions silencieuses, la belle eut un mouvement de recul quand, issue du néant, une puissance incroyable alla parer Alistair. Cette armure était bien vivante ! Éblouie, ébahie devant une telle démonstration, Maeleene en resta muette. C'était si beau qu'elle en avait les larmes aux yeux. Une pure énergie issue des étoiles. Ses lèvres s'entrouvrirent pour se refermer, Maeleene avait la gorge sèche, le cœur qui battait furieusement dans sa poitrine.

Ô, cette scène là resterait à jamais gravée dans sa mémoire. Sa première envie fut de se saisir de son carnet de croquis pour coucher sur papier, les premières esquisses d'une peinture qu'elle avait déjà en tête. De la crainte, fit place à l'exaltation, l'émerveillement.

Immobile, elle l'écouta avec une ferveur et une curiosité redoublée : on aurait dit une enfant qui découvrait pour la toute première fois, la lune et les étoiles. D'ailleurs, à côté de cet éclat d'or, les astres dans les cieux paraissaient bien ternes. Soudain, une certaine donnée éveilla chez elle, ce scepticisme qui l'habitait encore.

« Combien ?! Tu te fiches de moi ! » lâcha t-elle de but en blanc en le regardant d'un air incrédule.

Cinq siècles, et puis quoi encore ? Vivre plus longtemps, elle voulait bien y croire – un peu – mais tant d'années, de décennies, de siècles ! Cela ne se pouvait. L'homme n'était pas fait, métaboliquement, pour pouvoir tenir si longtemps sur ses deux jambes. Le cœur ne pouvait supporter une course à si long terme. Vivre cinquante ans était déjà un exploit en soit en Europe. Comment pouvait-il expliquer cela, hormis … hormis. Elle le voyait réfléchir, douter de la façon de lui démontrer ses dires. Au fond, la jeune femme le croyait déjà. Déjà, oui, elle était persuadée que cet homme là disait la vérité, qu'il était différent des autres. Unique. Il approcha de la jeune femme pour se mettre à sa hauteur. Ce ne fut qu'à cet instant que la Vénitienne remarqua à quel point elle paraissait petite à côté de lui. Elle répondit par un autre sourire peu assuré à celui du chevalier.

« Je te crois. »

Je te crois se contenta t-elle de murmurer en plongeant son regard azur dans celui d'Alistair. Elle ne dit plus rien d'autre, de peur de briser ce moment. Car pour elle, elle avait une fâcheuse tendance à réduire en poussière, les moments où il se trouvait qu'elle était … heureuse. Un peu troublée par tout ce qui se passait, elle en oubliait ses blessures, ses craintes, le danger qui pesait sur eux. Alors, quand il le lui rappela, la belle finit de sortir de son mutisme. Elle se relève en même temps que lui, ses yeux accrochés par l'armure qui le quitte pour reprendre sa forme initiale.

« Incroyable. » souffle t-elle encore avant de reporter son attention sur l'étranger. « Je peux ? »

Ses doigts s'avancent, hésitants vers le torse de l'homme. Sans qu'elle s'en rende compte, Maeleene laisse sa propre énergie quitter les pores de sa peau, laisser flotter dans l'air, une fragrance entêtante et hypnotique. Ses cheveux furent balayés par une main invisible, et, enfin, sa paume se posa là où se trouvait ce cœur comme … ensommeillé. Ses prunelles se figèrent instantanément, elle en oublia de respirer : elle voit, elle le voit, cet organe si complexe, si étrange, si beau, évoluer avec lenteur dans un ballet magnifique. Un halo argenté para ses phalanges qui décrivirent des arabesques compliquées, elle pouvait lire en lui avec une facilité déconcertante, percevoir les moindres failles – des blessures du passé sans doutes – qui marquaient ce corps. Inconsciemment, son pouvoir agissait sur le chevalier lui procurant une sensation douce et agréable mais … dangereuse et sombre aussi. Une dualité que la Strega contrôlait encore mal. D'un coup, comme si elle s'était brûlée, la jeune femme plaqua sa main contre elle, réprimant un cri douloureux.

Elle tituba, le souffle court.

« P-pardon. Nous … nous ferions mieux de partir. »

Sans lui accorder un autre regard, le fuyant, la voici déjà prête à s'engager dans la ruelle où tout avait commencé.

Revenir en haut Aller en bas
Artémis
Déesse de la Lune
avatar
Rôle : Déesse de la chasse, de la Lune, des bois, protectrices des animaux et des sages-femmes.
Messages : 4341

Avertissement(s) : 1er Averto

Caractéristiques
Vie Vie:
350/350  (350/350)
Cosmos Cosmos:
361/361  (361/361)
Armure Armure:
700/700  (700/700)

MessageSujet: Re: [FB] Le chevalier béni et la strega [Alistair - Maeleene ]   Sam 19 Juil 2014 - 16:13

La nuit est déjà fort avancée et je continue à veiller et suivre jusqu'à tard dans la nuit Maeleene, qui se décide à me conduire gentiment dans les quartiers de son maitre, Eodin. Toutefois, aucune réponse ne traverse nos lèvres durant le chemin, bien que des questions frappent avec vigueur, la conscience de la jeune Vénitienne. Malgré tout cela, je me sens coupable et peinais à retrouver mon enthousiasme d’avant. Ai-je eût raison d'avoir fait preuve d'esbroufe en appelant mon armure sacrée ? Nul danger se trame jusqu'à présent sur le chemin du retour, et pourtant. Un rire s’élève dans les environs de Venise. Étrange, puissant, il semble venir de partout et nulle part à la fois, éclatant à droite et à gauche. En haut et en bas. Transpirant des émotions que le rire véhicule. Cynisme, il retentit tels mille violons tout autour de moi. Détaillant d'un regard le comportement de Maeleene, elle ne semble pas affecter par ce flot perpétuel de son fracassant mon esprit. Tel un chant ensorcelant, il semble m'happer dans une direction contre mon gré et pourtant, je lutte, pas seulement pour moi, mais davantage pour Maeleene. Mais, serait-ce la source des rumeurs liées à Maeleene ? L'origine et la provenance de tout ce qui affecte la Vénitienne doit prendre origine quelque part et si ce chant ensorcelant en était l'origine ? Néanmoins, malgré tous mes efforts que je fais pour chasser ces pensées de ma tête, je souhaite en avoir le cœur net et apposant délicatement ma main sur l'épaule de Maeleene, je l'invite sans formuler le moindre mot à me suivre tout en ralentissant le rythme de nos pas.

Arpentant des ruelles escarpées, nous nous avançons jusqu'à distinguer à une distance suffisante pour y apercevoir clairement deux formes humaines au clair de Lune. Au milieu d'un cimetière, une femme d'une trentaine d'années habillées d'une tenue aristocratique du XV siècle fait face à une autre femme, enceinte. Cette dernière semble comme envoûtée, endormi n'est pas le terme approprié même si cela s'y apparente. Serait-ce le chant ensorcelant que j'ai clairement entendu plus tôt ? Cacher derrière un pan de mur partiellement détruit, Maeleene persiste à cacher derrière moi, lui évitant d'être démasqué si des regards indiscrets s'orientent dans ma direction. Scrutant la scène en abord du cimetière, la noble femme est d'une chevelure plus sombre qu'une nuit sans Lune et sur son cou, un pendentif dont une forme semble y être dessinée. Mais, même si la nuit est inhabituellement éclairée par une pleine Lune à l'éclat puissant. Je ne parviens pas à y distinguer une quelconque forme, cependant, ce qui pique ma curiosité est la suite des évènements. Apposant ses lèvres sur le cou de la femme enceinte, un cri perçant inonde les environs et m'oblige à recouvrir mes oreilles et à inconsciemment fermer les yeux, puis, à l'issue d'une poignée de secondes interminables, je reporte mes pupilles sur le rebord du cimetière pour y apercevoir la jeune femme enceinte, allonger sur le sol et désormais seule.


Mince ... Je suis peiné pour ton maitre Maeleene, mais je préfère te savoir à mes côtés. Je veux tout d’abord savoir ce qui est arrivée à cette femme, alors suis-moi.

D'un mouvement de tête sur les environs, je n'aperçois aucune autre personne et m'élançant en direction de la victime. Je scrute rapidement son cou pour y apercevoir deux trous, aussi fin que des aiguilles. Me mettant désormais dans la même position que Maeleene envers les dieux. Que dois-je croire ? L'existence des vampires, mais quoi d'autres encore ? Une Stryge ? Une sorcière ? Et tout juste le temps de me plonger dans des questions existentielles qu'un nouveau cri perçant éclate à quelques pattés de maisons. Je reste immobile après m'être déplacé de quelques pas, pour me retrouver face à l'aristocrate aperçu quelques minutes auparavant. Un calme effrayant luit dans mon regard, le calme avant la tempête sans aucun doute. Pitié, peur et mépris voilà bien trois choses qu'elle ne voit pas sur mon visage.


Oh ! Une nouvelle proie est tombée dans le piège. Regarde-toi jeune homme, un être qui, comme tes semblables, parle sans savoir, se bornant à ses fausses perceptions. Clamant une chose, en pensant une autre. Serais-tu comme quelques Vénitiens à jeter la faute sur une jeune fille innocente ?
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Maeleene

avatar
Messages : 223


MessageSujet: Re: [FB] Le chevalier béni et la strega [Alistair - Maeleene ]   Dim 20 Juil 2014 - 15:36



Maeleene



La Mandragora
Prédateurs



Maeleene marchait d'un pas soutenu mais, pour celui qui était un peu attentif, celui-ci remarquerait à coup sûr que la belle se mouvait avec la grâce du félin, dans des mouvements souples presque aériens et toujours dans l'ombre. Elle évitait soigneusement de prendre des chemins qui pourraient être encore fréquentés, même à cette heure tardive. Préférant les ruelles sombres, la jeune femme glissait, telle une ombre, ne se souciant de rien. Ses pensées vagabondaient tant et si bien qu'elle en aurait presque oublié la présence du chevalier qui suivait chacun de ses pas. Presque, car la demoiselle ressentait encore avec force, son pouvoir, son don, qui, étrangement, avait fait naître une douleur lancinante, mais pas comme celle qu'elle arborait à la tempe. Non, c'était autre chose. Une sorte, d'empreinte. Le mot, quand il effleura sa conscience, la fit froncer des sourcils. À la faveur de cette nuit ténébreuse, à la lune pleine et d'argent qui les couvait d'un œil maternel, une voix alla briser le silence instauré entre eux. Ou plutôt un rire, un rire effroyable. S'arrêtant brusquement, les sens aux aguets, la vénitienne s'essaya de capter la provenance de cette voix. Sans y parvenir toutefois.

Un chant s'élevait, pur et clair : hypnotique, Maeleene eut le sentiment d'être appelée par la présence. Toute à ses réflexions, elle tressaillit légèrement quand Alistair posa sa main sur son épaule. Rien de plus, mais elle s'était retenue d'avoir un geste impulsif, agressif à son endroit. Si la raison lui échappait, elle se savait pourtant à fleur de peau, prête à se battre. Seulement, elle n'avait sur elle, qu'un petit poignard. Si Maeleene s'était montrée plus prudente, sans doute se serait-elle munie de son sabre.

Désormais, il était trop tard pour reculer : Alistair s'engageait déjà ailleurs. Invitée à le suivre en silence, ce fut non sans une brève hésitation que la belle le rejoignit. À mesure qu'ils évoluaient, le froid se faisait plus présent, plus mordant, bientôt, elle dû resserrer ses bras autour d'elle pour calmer les tremblements de son corps. Un drôle de sentiment naissait dans son cœur, une appréhension qu'elle n'arrivait pas à calmer, alors, quand elle comprit où ils se rendaient, la jeune fille, cette fois, fut assurée qu'ils allaient droit dans la gueule du loup.

« Non, nous devrions ... » mais il était déjà trop tard.

Deux dames se faisaient face, l'une immobile et attendant un enfant sur le point de naître tandis que l'autre la regardait d'un œil … ô ! Ce sourire carnassier finit de glacer le cœur de Maeleene qui alla se cacher derrière un mur partiellement délabré. Elle laissa son dos glisser sur ce dernier, jusqu'à être prostrée, les mains sur la tête, en proie à une lutte intérieure. L'italienne n'avait pas vu de ses yeux la morsure de la chanteuse, ses crocs se refermer dans le cou de la futur mère, mais … des images terribles avaient surgit dans sa tête. Tachetées de sang. Il y en avait partout … du rouge sur l'immaculé, sur ses propres mains.

« Alistair … » murmura t-elle douloureusement. Il était déjà parti au devant du danger, s'inquiétant de l'état de la blessée.

Puis, peu à peu, une brume argentée s’amoncela comme des nuages, entourant Alistair et la dame richement vêtue, lorgnant le chevalier d'un air carnassier. Ce sourire avait de quoi faire trembler n'importe qui. Tout les deux perdus dans la brume, une troisième silhouette arrivait lentement, imprécise, floue. Chacun de ses pas étaient retentissants et, plus cristalline que celle de la meurtrière, une voix éclata, un chant un rien inquiétant, mais beau à la fois. Ce même parfum qu'Alistair avait pu sentir quelque temps plus tôt revenait avec force. De plus en plus dense, la brume paraissait danser autour de l'ombre.

Un autre pas, une dernière note. Révélée aux yeux des deux autres, Maeleene était méconnaissable ainsi toute parée de son cosmos. Son aura bien qu'envoûtante avait quelque chose de dangereux, et ses yeux, braqués sur la dame noire, étaient ceux d'un prédateur. L'air mauvais qu'elle affichait n'augurait rien de bon, et, sans crier gare et avec une vélocité insoupçonnée, la belle se jeta sur la créature maléfique.

Revenir en haut Aller en bas
Artémis
Déesse de la Lune
avatar
Rôle : Déesse de la chasse, de la Lune, des bois, protectrices des animaux et des sages-femmes.
Messages : 4341

Avertissement(s) : 1er Averto

Caractéristiques
Vie Vie:
350/350  (350/350)
Cosmos Cosmos:
361/361  (361/361)
Armure Armure:
700/700  (700/700)

MessageSujet: Re: [FB] Le chevalier béni et la strega [Alistair - Maeleene ]   Lun 21 Juil 2014 - 13:25

Si la journée défila lentement au début, les minutes passent de plus en plus vite et au fur et à mesure que je me laisse happer par la voix aussi froide que la brise et sans chaleur ni sympathie de cette inconnue. Une autre intervention finit par me détacher de l'emprise de cette "aristocrate". Une ombre plus froide et glaciale encore envahit le cimetière environnant et alors que quelque feu-follet survole les environs, apportant un éclat macabre et une atmosphère lugubre sur la situation. Je ne bouge plus le moindre muscle, fixant indubitablement la silhouette énigmatique s'élançant vers nous, puis, la compression monumentale se dissipa pour ne laisser que l’impossibilité de bouger, hormis quelques mouvements de lèvres pour ne laisser échapper qu'un murmure.

Maeleene ...

Je m’interromps un instant pour détailler de mes pupilles l'énigmatique changement dans l'apparence de Maeleene. Moment d'inattention, éphémère instant de déconcentration où celle-ci se jette sur l’aristocrate sans que je puisse l'arrêter dans son élan. Sans que l'action s’exécute à une vitesse folle, constater que Maeleene et parer d'une telle aura paralysent mes muscles, mais ma volonté reprend le dessus. Trop tard, venant d'attaquer avec la plus grande virulence notre ennemi, l'autre jeune femme orne d'un regard détacher Maeleene et sans être perturbé outre mesure par cette élancer de rage pure. Survient et surgissant de nulle part, une attaque électrique s'abat sur Maeleene. Un rire cristallin flotte dans les airs, puis, apparaissant dans un battement de paupières, un jeune homme s'interpose entre l’aristocrate et Maeleene. Vêtu d'une longue veste et d'un jabot blanc. Le physique du jeune homme est tout ce qui a de plus juvénile en soi, blond platine, arborer d'une chevelure tombant jusqu'à ses épaules. Il donne l'image d'un noble et pourtant, tout comme sa maitresse, ce qui se dégage de lui représente la mort et rien d'autre.

Je ne saurais tolérer plus longtemps que vous attaquiez Garnet de la vouivre. Je vais en finir ici et maintenant même si cela doit me couter la vie. Mais soyez sûr d'une chose, j'arracherais vos misérables vies dans d'horribles souffrances, je vous en fais le serment, moi, Tourmaline au service de Dame Garnet.

Si la dernière scène a échappé à mon contrôle, la simple élocution de ce chère tourmaline suffit à m'échapper du contrôle de cette Garnet. Je ne peux tolérer qu'il s'en prenne à Maeleene quand bien même son changement succinct s'aligne dans la même n'aura que Garnet et Tourmaline. Je concentre mon cosmos dans mon poing pour ensuite y frapper le sol. Ce qui donne naissance à une onde de choc circulaire écarlate visant explicitement mes deux adversaires et ils seront ainsi désintégrés sans sommation aucune, mais cela n'affecte en revanche pas les choses inertes comme le décor. Profitant de mon attaque, je m'élance sur Maeleene pour la diriger à l'écart du combat. Sans m'éloigner outre mesure du combat, je m’égare à une distance raisonnable pour y scruter le cas échéant, la potentialité d'une nouvelle intervention. Mais, mon attention est focalisée uniquement sur Maeleene que je dévisage d'un regard inquiet. Epellant son nom à maintes reprises, quelle sera la suite des évènements ?

Maeleene, Maeleene, tu va bien ? Désolé de ne pas être intervenu à temps, tu es blessé par ma faute.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Maeleene

avatar
Messages : 223


MessageSujet: Re: [FB] Le chevalier béni et la strega [Alistair - Maeleene ]   Lun 21 Juil 2014 - 22:53



Maeleene



La Mandragora


Brisée




Ton cœur est sourd à ces appels. Maeleene, Maeleene … elle n’existait plus en cet instant de frénésie. Une ombre s’était éveillée au creux de son cœur. Une bête qui jusque-là, était enchaînée dans les confins de son esprit, reléguée  dans les tréfonds de ton âme. Ô elle s’était battu inconsciemment la belle Sorcière de Venise. Mais cette rencontre fortuite avec cet Alistair … a engendré mon éveil. Tu te débats, c’est bien, cela ne fait qu’exciter davantage mon envie de sang. Un lien nous uni, Strega, tu m’as oublié, mais moi non. J’errais toujours dans cette prison, ton corps, attendant mon heure. Le voici enfin arrivé, ce moment que j’attendais. J’hurle, je t’empoisonne.

Tu n’existes plus.


Le corps de Maeleene, brisé par l’attaque aussi soudaine que brutale d’un adversaire invisible, fut balayé d’un revers de main. Balayée comme un simple nuisible dont on désirait se débarrasser, elle chute avec violence sur le sol en pierre, rouvrant ses blessures, en engendrant de nouvelles plus sévères encore. La pauvre jeune femme cria sa douleur à la face du ciel, de la lune et des étoiles, témoins de cette scène. Elle a l’impression que tous ses os s’étaient brisés, aussi simplement que le verre. Meurtrie, à demi-consciente, la belle rassemblait ses dernières forces pour tenter de se hisser s’appuyer sur ses bras. Dans cette entreprise, Maeleene se mordit la lèvre à l’en faire éclater. Un mince filet de sang coula de la commissure de sa bouche, finissant sa course dans son cou, sa chevelure carmine. Le vermeil, partout. Du sang. Sur ses mains. Comme dans sa vision.

Un nouveau cri s’échappa de sa gorge, déchirant, presque bestial. La Dame semblait se délecter de ce spectacle ainsi protégée du prénommé Tourmaline.  Ce sourire mauvais qu’elle affichait le prouvait plus que largement.

Chaque mouvement, aussi infime soit-il était une véritable torture. Jamais de sa vie Maeleene n’avait ressenti pareille souffrance. Recouverte de son propre sang, le regard perdu dans le vague, elle se sent ballotée et finit par comprendre que quelqu’un l’emportait ailleurs, un peu plus loin du danger. Quelqu’un gronda, quelque part, dans tout ce noir qui l’entourait progressivement. La brume n’existait plus, elle ne la contrôlait plus. La jeune femme ne contrôlait plus rien. Un sentiment de vide appuyait sur sa poitrine, et c’était là ce qu’il y avait de plus douloureux. Enfin, il y eut un peu de chaleur. Des bribes de mots dont elle ne saisit pas le sens.

Maeleene … Maeleene.

« Alistair ? » souffla-t-elle en battant des paupières. Ses prunelles ne semblaient pas le voir, l’éclat de celles-ci ternies d’un voile opalescent. Elle toussa légèrement, crachant un peu de sang. Encore. « Qui sont … ces gens ? »

Ses doigts s’agrippèrent à la cape du voyageur. Elle l’attrape avec la force du désespoir. « N’y va pas. »

Non, ne me laisse pas seule. Quittons cet endroit, laissons-les. Et le noir s’imposa à elle. Son emprise se relâcha brusquement, sa main retomba inerte le long de son corps.

Revenir en haut Aller en bas
Artémis
Déesse de la Lune
avatar
Rôle : Déesse de la chasse, de la Lune, des bois, protectrices des animaux et des sages-femmes.
Messages : 4341

Avertissement(s) : 1er Averto

Caractéristiques
Vie Vie:
350/350  (350/350)
Cosmos Cosmos:
361/361  (361/361)
Armure Armure:
700/700  (700/700)

MessageSujet: Re: [FB] Le chevalier béni et la strega [Alistair - Maeleene ]   Mar 22 Juil 2014 - 23:05

Le contact de ma main sur le front de Maeleene me procure un certain malaise comme si la vie dont été pourvue la charmante Vénitienne c'est échapper lors de notre rencontre avec les deux créatures de la nuit. Je me sens subitement et fatalement responsable de son état et de l'apercevoir ainsi, malgré son état énigmatique. La lueur qui brille dans mes prunelles démontre bien la tristesse qui émane de mon âme à apercevoir cette jeune fille désireuse de s’éloigner du danger et plus encore. De s'échapper du mal qui grandit en elle. Et inutile de me poser des questions existentielles, alors, me risquant à laisser en vie les deux ennemies derrière nous. J'adresse un délicat sourire à Maeleene tout en la prenant délicatement dans mes bras. Les gestes se veulent doux, lent et d'une tendresse absolue.

Mais, le danger plane et nous guette encore et alors que je me retourne pour être debout et face à Garnet et Tourmaline. Mon Cosmos se densifie tout autour de moi et me pare d'une deuxième protection et continuant à s'épaissir, mon énergie enveloppe celle envers qui je jure à présent de protégé et d'un dernier avertissement. Mes yeux les regardent comme des ennemis que je jure d'abattre. Mon comportement ne donne aucune indication et ils peuvent s'attendre à ce que je les achève ici et maintenant pour faire taire les souffrances qu'ils propageront si je les laisse en vie. Mais, je vais leur laisser une chance. Qu'il glisse un peu d'entre mes griffes, je les rattraperais par la suite. Mais en attendant, je me détourne totalement pour finalement les ignorer fatalement, ma préoccupation est ailleurs et elle est bien plus importante à mes yeux. Égoïste, sans doute, peut-être, je ne sais plus. Quoi qu'il en soit, je m'éloigne de ce lieu de rencontre improbable, je décampe pour avancer dans des ruelles dépourvues de Citadins.

Et après une longue marche à travers la cité, mon inquiétude vis-à-vis de Maeleene m'oblige à m'engouffrer dans la première auberge venue. Malgré quelques regards appuyés vers moi et la Vénitienne, je pusse accompagner Maeleene à l'étage dans une des chambres disponibles. La posant le plus délicatement sur le lit, je commence par lui recouvrir le haut de la poitrine et lui poser une main sur son front puis à la descendre sur ses joues. Mon autre main vint naturellement se saisir de son avant-bras et me penchant brièvement en avant. J'appuie légèrement la pression de ma paume sur sa joue pour que son visage puisse me faire face. Ce point de vue semble la déranger, mais elle a l’effet inverse pour moi puisque pris d'une compassion sans égale, je lui adresse d'une voix calme et posée.


Hé, tu es à présent en sécurité. Mais, j'ai eût peur pour toi, vraiment peur.

Ma main se détache de sa joue pour finalement lui caresser son visage, un geste qui se veut rassurant et prosecteur d'une jeune fille envers qui j'éprouve un besoin vital de protéger et de vouloir la sortir de ses chaines invisibles. Remontant ma main jusqu’à ses cheveux, je prends une mèche pour jouer quelques instants avec tout en arborant un sourire plus appuyé que précédemment. Mes yeux baignés d'une lueur emplie d'une relative tristesse à la savoir dans cet état, un soupçon de bonheur s'invite sur mon visage. Car, je fais à présent le serment de rester pour elle tout le temps qu'il faudra avant que je puisse continuer ma route vers l'Europe du nord.

Je vais rester avec toi le temps que je jugerais nécessaire et inutile de discuter Maeleene. Je m'inquiète vraiment pour toi et tu vas avoir besoin de repos avant que l'on reprenne route et y revoir ton maître. Je peux moi-même chercher Eodin pour qu'il ne s'inquiète pas. Je suis dorénavant là pour te soulager de tes responsabilités ma grande.

Relâchant de ma main sa mèche de cheveux, je viens lui caresser une dernière fois sa joue pour replacer ma main le long des draps.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Maeleene

avatar
Messages : 223


MessageSujet: Re: [FB] Le chevalier béni et la strega [Alistair - Maeleene ]   Mer 23 Juil 2014 - 0:29



Maeleene



La Mandragora


Merci




Des sifflements de surprises résonnèrent dans la salle principale de l’auberge encore éveillée. Les rares personnes encore présentes murmurèrent entre eux : ça jouait du coude, du pied pour réveiller ceux qui pouvaient encore être ensommeillés par les bras de l’alcool. L’aubergiste n’émit pas de réelles objections face à l’insistance du chevalier, de ce voyageur tout vêtu de sa cape légèrement maculée de sang, probablement celui de la demoiselle qu’il tient fermement dans ses bras. Il ne la reconnaissait pas, mais eut tout de même une moue désapprobatrice : comment pouvait-on lever la main sur une si ravissante jeune fille ? Une fleur si délicate ? Ses hésitations ne furent pas dures à balayer, il invite l’étranger à grimper les marches qui le mènerait à l’étage, là où se trouvaient les chambres. Justement, il lui en restait plusieurs de libres. Ils étaient chanceux, quelques jours plus tard et celles-ci auraient été prises d’assaut pour le Carnaval de Venise.

Plus qu’une semaine avant de faire la fête, d’entendre les rires et les chants, voir les gens se vêtir comme autrefois. Venise pourrait renaître en portant un masque d’or.

Le calme était revenu une fois qu’ils avaient passé le seuil de la porte. Silence, il n’y avait que le silence, un bruyant silence qui éveilla peu à peu, une Maeleene perdue. Ses yeux cherchaient à s’accoutumer à tout ce noir, tenter de percevoir quelque chose, un petit rien, juste un peu de lumière. Mais, avant de discerner quoique ce soit, ce fut le contact chaleureux d’une main posée contre sa joue qui acheva de la tirer de sa léthargie. Si elle se sentait un peu mieux, Maeleene n’arrivait tout simplement pas à percer ce voile obscur qui parait ses yeux. Ceux-là se tournèrent vers le visage du chevalier mais ils semblaient bien éteints, comme si la flamme qui l’habitait était vacillante.

Mais elle était vivante. Vivante et en sûreté auprès de l’homme qui l’avait prise sous son aile. Pour une raison qui lui échappait, elle lui en était reconnaissante. Reconnaissante de ne pas l’avoir jugé trop vite comme le faisait si aisément les autres. Reconnaissante pour être resté à ses côtés. Une lueur brilla au fond de ses yeux pers. Elle resta silencieuse, se sentant revivre peu à peu, seconde après seconde à être en contact avec cette force similaire à la sienne et aussi si opposée. Maeleene n’a plus peur. Un pauvre sourire étira ses lèvres qui ont le goût de sang. Sang dont elle était recouverte. Ses doigts froissèrent ses draps en coton, la douleur, insidieuse, perfide tel un poison, la reprend avec une soudaine brutalité qui lui coupe le souffle. Ses yeux se refermèrent un moment, pour mieux se rouvrir quand, tout à coup, elle sent qu’on joue avec l’une des mèches de ses cheveux.

« Alistair ? On ne t’a jamais dit que jouer avec les cheveux d’une Sorcière était dangereux ? Tu sais, ils disent que ça porte malheur. Ils sont rouges, rouges comme le sang, rouges comme le Diable. » sa voix n’était qu’un murmure à peine audible, mais, son rire, lui qui tente de s’échapper de sa gorge, meurt très vite dans une petite toux. « Ma grande … il y a du progrès, tu ne me prends plus pour une enfant désormais. »

Elle le détailla longuement sans ajouter un mot. Puis, brisant l’instant, trois coups distincts perturbèrent le silence, faisant vibrer la porte en bois. Un homme entra dans la pièce, les bras chargés d’une large bassine d’eau chaude, derrière lui, une seconde silhouette plus petite, plus féminine, le précède en avisant de la jeune vénitienne très mal en point.

« Bon sang, il lui est arrivé quoi à la p’tite ? Vous  voulez que j’aille faire chercher le médecin, ms’ieur ? »  le tenancier prends la parole à son tour, finissant de déposer le récipient non loin des deux jeunes gens. « Elle a pas l’air si mal, Milly, l’étranger semble savoir ce qu’il fait. J’ai pensé que ça pourrait vous servir, ma femme vous a apporté de quoi vous restaurer aussi. Si vous avez besoin de quelque chose … » il baissa la voix. « Mais nous n’voulons pas d’ennuis, si on apprend que la s … oh et puis merde, j’ai beaucoup d’estime pour votre maître Eodin. Je lui dirais que vous êtes ici. »

Alors il l’avait reconnu. Il l’avait reconnu et cela ne l’avait pas empêché de lui venir en aide. Maeleene se mura dans un profond mutisme. Une petite larme roula sur sa joue pâle.

« Merci » fit-elle, bien après que les deux personnes aient quitté la pièce. Quelques temps plus tard, la belle se redressa pour s’assoir. « Que s’est-il passé ? Qui sont ces personnes Alistair ? Tu les connais ? »

Beaucoup de questions. Et elle avait besoin de réponses.

Revenir en haut Aller en bas
Artémis
Déesse de la Lune
avatar
Rôle : Déesse de la chasse, de la Lune, des bois, protectrices des animaux et des sages-femmes.
Messages : 4341

Avertissement(s) : 1er Averto

Caractéristiques
Vie Vie:
350/350  (350/350)
Cosmos Cosmos:
361/361  (361/361)
Armure Armure:
700/700  (700/700)

MessageSujet: Re: [FB] Le chevalier béni et la strega [Alistair - Maeleene ]   Mer 23 Juil 2014 - 22:01

Elle me fait confiance et à l'espoir que je puisse être un homme sur qui elle peut compter. Le lien est créé, mais est encore faible, mince et assujetti à des aléas que je ne maitrise pas ou peu. Notre arrivée à l'auberge, bien qu'accepter en apparence n'est pas passé inaperçu et tout juste venons de prendre place dans notre chambre où des brouhahas constants s'invitent au-derrière de la porte d'entrée. Inutile de m'en offusquer outre mesure puisque mon intérêt est de prendre soin de Maeleene et de rapidement lui administrer les premiers soins. Mais préalablement, il va me falloir la questionner de choses et d'autres et m'assurer qu'elle est de nouveau elle-même. Curieuse façon de voir les choses d'ailleurs pour une jeune fille que j'ai rencontrée, il y a de cela quelques heures, mais soit. La jeune fille ne semble pas prendre rigueur plus que nécessaire du fait qu'elle s'était fait bousculer et semble même ne plus se rappeler de cette emprise qui m'est inconnue. Une brave jeune femme en somme. Et m'amusant avec l'une de ses mèches de cheveux, la rhétorique de Maeleene est soudaine est me fait décrocher un sourire malicieux.

Ne prête pas attention à ces choses Maeleene puisque se serait renié ce qui a de plus beau en toi et c'est renié en même temps ce qui fait de nous des humains. Tu es une charmante demoiselle avec plein de ressources et laisse-moi du temps pour te considérer non plus comme une enfant, mais comme une jeune femme.

M'amusant de la situation, je glisse ma main sur son visage pour lui caresser la joue de manière subtile et légère lorsque l'on vient porter trois coups à la porte de la chambre. Un homme à la carrure assez robuste suivi d'une femme à l'allure nettement plus fluette s'invite dans la pièce détaille Maeleene ! Enlevant ma main sur le visage de Maeleene, je réponds à l'affirmative quant à la question du tenancier d'un simple mouvement de tête. Puis, persistant dans mon silence, j'écoute avec minutie les paroles de l'individu pour ne rien laisser transparaitre. Patientant que la situation se tasse, les deux personnes optent finalement pour un départ de notre chambre. Tout cela n'a pas pris énormément de temps finalement, en tout cas moins que ce que j'aurais pu m'imaginer. Mais, le principal est qu'ils souhaitent venir en aide à la Vénitienne et satisfait de leurs attitudes. Je m'éloigne du lit pour m'asseoir dans l'un des recoins de la chambre et à regarder silencieusement Maeleene. La jeune fille se plonge dans des pensées que je ne souhaite pas ébranler par une quelconque intervention. Ce à quoi, un long moment s'installe ou rien n'ébranle le silence perpétuer depuis le départ des deux personnes. Cet instant de flottement me plonge à mon tour dans des questions sur ce qui à envahit l'esprit de Maeleene lors de notre rencontre avec Garnet et son protégé. Des réflexions qui très vite trouvent nulle réponse, ceci est inexplicable pour le moment. Puis, perdu dans des hypothèses, la jeune femme se lève et décide de me questionner sur notre rencontre infortune et que puis-je lui dire ? Soupirant à l'idée de la tournure des échanges, je brise le silence en lui énonçant la vérité.

Je ne les connais pas et tout ce que je peux dire et que celle qui se fait appeler Garnet semble être une créature de la nuit. Un vampire peut-être, la question de connaitre sa véritable nature se fera en temps et en heure et y compris pour celui qui c'est immiscer avec elle. Quant à toi, tu étais envahi par une autre conscience, tes émotions on envahit ton esprit pour laisser place à quelqu'un d'autre de bien différent de ta personnalité. D'ailleurs, as-tu déjà fait ces rêves, qui semblent plus vrais que la réalité ? Si tu étais incapable de sortir d'un de ces rêves . Comment ferais-tu la différence entre le monde du rêve et le monde réel ? Et comment ferais-tu pour revenir à la réalité ?

A t-elle eût conscience de son état second ? Et es-ce sa réputation de sorcière émane de cette autre personnalité ? Dois-je appuyé oralement cet état à Maeleene ? Je vais devoir être moins direct et être beaucoup plus pondérée désormais dans mes énonciations. Car, à être trop direct et à aller droit au but, j'en n'oublie trop souvent les formes. Alors, je vais devoir patienter que Maeleene énonce d'elle-même les réponses à mes questions et aussi, des vérités ! Puis, comme pour réorienter les échanges sur un autre thème et aussi, adoucir la situation en attendant que e médecin et ce cher Eodin arrive. Je me lève pour me rapprocher de la jeune femme et lui énoncer oralement.

La journée a été très agitée et turbulente pour toi, souhaite tu que je t'apporte quelque chose à manger et à boire ?
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Maeleene

avatar
Messages : 223


MessageSujet: Re: [FB] Le chevalier béni et la strega [Alistair - Maeleene ]   Jeu 24 Juil 2014 - 0:53



Maeleene



La Mandragora


Entre Rêve et Réalité




La première phrase qui lui vint, quand, d’un coup le chevalier se décida à briser le silence, fut quelque chose se rapprochant d’un « Tu te fiches de moi, un vampire ? ». Mais, maintenant qu’elle le connaissait un peu mieux, Maeleene ne pouvait pas remettre en doute son explication. Beaucoup de choses échappaient à la jeune femme, beaucoup trop pour un esprit aussi rationnel que le sien. Seulement, sa nature profonde, mystérieuse, pleine de cette dualité qui l’effrayait en même temps qu'elle l’intriguait, la faisait voir les choses autrement. Sous un jour nouveau, sous le prisme d’une réalité qui filait comme le vent, entre ses doigts longs et fins. Si cela ne lui plaisait pas, la jeune femme désirait aussi en savoir davantage. Oui, connaître les secrets du Monde. Ce fut comme une évidence pour elle, tandis qu’elle finissait de se mettre debout, sur ses deux jambes. Mal assurée, elle fit quelques pas qui la menèrent vers la fenêtre qu’elle ouvrit en grand.

L’air qui s’engouffra dans la pièce, frais, emplit d’une fragrance si particulière propre à la citée de Doges, titilla les narines de la belle qui porta une main à sa chevelure de feu. Pensive, elle n’interrompit nullement – par simple politesse – le discours d’Alistair qui lui fit mal au cœur. Non, elle ne s’était pas rendue compte de sa métamorphose. Non, pour elle, elle avait des … visions, elle ne pouvait les qualifier autrement.

« Je sens une présence près de moi. » annonça-t-elle après un très long moment d’errance, laissant son esprit vagabonder. « Non merci Alistair, je n’ai pas faim, par contre, tu peux te servir, nos hôtes nous ont monté de quoi nous restaurer. »

Son timbre était détaché, presque froid. Maeleene n’appréciait pas beaucoup le sujet : sa mine semblait s’assombrir de plus en plus. Face à ce phénomène qu’elle ne contrôlait pas et qu’elle pensait issu de son imagination, la Vénitienne devait bien se l’admettre : quelque chose clochait chez elle. Discerner le rêve de la réalité. Bon sang mais c’était d’une simplicité enfantine ! Maeleene n’était plus une enfant ! Sur cette pensée, ses poings se serrèrent de frustration et de rage. À grande peine, la jeune fille se contrôla, et, fatiguée par ses blessures qu’elle négligeaient plus que de raison, elle se retourna pour s’appuyer contre le mur, toute proche de la fenêtre et où les bras de la lune purent à présent envelopper la chambre.

« Ce qui fait de moi un être humain, hein ? » grinça-t-elle, méprisante envers elle-même en s’emparant d’une des mèches de ses cheveux. Son cœur se glaça dans sa poitrine et ses yeux s’immobilisèrent. En l’espace de quelques instants, bien trop vivement pour qu’elle laisse le temps à l’homme de réagir, la belle sortie son poignard accroché à sa ceinture et, d’un coup sec, trancha ses cheveux, les coupant courts. Ils tombèrent de sa main, peu à peu, épars, sur le plancher. Et elle, telle une statue de cire, contemplait son œuvre froidement, détachée de cette « réalité. ». « Peut-être que je vis un long rêve en fin de compte, et que ma réalité, n’est pas la tienne. »

Hasarda-t-elle sans que ses mots n’aient un sens. Ses paupières papillonnèrent. Ses yeux s’arrondirent, pleins d’une brusque surprise, elle regarde Alistair sans comprendre. La lame glissa de ses doigts et toucha dans un bruit métallique, le sol. Maeleene prise d’un vertige, s’appuya davantage contre le mur derrière elle et, s’affaissant légèrement, prit sa tête entre ses mains. Tremblante comme une feuille, elle s’abandonna toute entière à ses angoisses et éclata en sanglot.


Revenir en haut Aller en bas
Artémis
Déesse de la Lune
avatar
Rôle : Déesse de la chasse, de la Lune, des bois, protectrices des animaux et des sages-femmes.
Messages : 4341

Avertissement(s) : 1er Averto

Caractéristiques
Vie Vie:
350/350  (350/350)
Cosmos Cosmos:
361/361  (361/361)
Armure Armure:
700/700  (700/700)

MessageSujet: Re: [FB] Le chevalier béni et la strega [Alistair - Maeleene ]   Sam 26 Juil 2014 - 15:09

Un lien. Comment se créait-il ? Une amitié, un amour. C'est une relation qui fait que la personne est à vos yeux un être à part. Une qualité, un sourire, un mot, un échange, une complicité. Et tout cela a contribué à créer un lien de moi à Maeleene et qu'importe la "chose" devant moi. Je reste de marbre et observateur de cette scène étrange et particulière. Par deux fois et dans des endroits diamétralement opposé de l'un à l'autre. Une influence dont l'origine est pour le moment inconnu pour moi, prend possession de l'esprit de la Vénitienne. Une quelconque intervention pourrait envenimer les choses et patienter est pour le moment la méthode à employée. Payante d'ailleurs puisque très vite, la dualité qui semble lutter dans l'esprit de la jeune femme s'estompe aussi fugacement que survenus quelques secondes auparavant. M'approchant de Maeleene pour la prendre dans mes bras, je persiste silencieux tandis que l'une de mes mains se pose sur l'arrière de sa chevelure et que mon autre main essuie ses sanglots.

Je ne peux rien faire pour le moment si ce n'est que d'attendre que son maitre vienne à nous et le questionner directement. Puisque poser des questions à la jeune femme serait sans doute impoli et indélicat. Davantage dans cette situation ou le réconfort est à privilégier. Alors, guidant le corps de Maeleene jusqu'au rebord du lit, je l'aide à s'y assoir délicatement sans la perturber outre mesure. Nulle parole ne fût émise du rebord de mes lèvres depuis quelques minutes, préférant l'observation à la précipitation. Plaçant mes mains sur son visage et lui caresser ses joues de haut en bas, je lui souris naturellement tandis que je me suis penché de la sorte que je sois moins haut que la Vénitienne. Nimbant mes pupilles d'une fine trace de Cosmos, je tente de desceller une fine trace de Cosmos lié à l'âme d'un Spectre renaissant dans un corps humain et y restant en sommeil jusqu'à la libération de son étoile maléfique. Mais, je ne suspecte rien, si ce n'est que le corps de Maeleene est réellement meurtri par quelques choses inhérents à cette "possession".

Je dois trouver l'origine de ces maux et rapidement sous peine que son esprit se brise toujours plus lorsque surviennent ces possessions. Bien qu’assujetti à des émotions, il doit nécessairement avoir autre chose, un lien plus subtil qu'une simple émotion. Que faire et que dire hormis d'attendre l'ôte de l’auberge et le maitre de Maeleene . Et s'il s'avère qu'une étoile maléfique tente de s'éveiller en Maeleene, peut-être que des visions étranges se soient nimbés dans son esprit. Il n'est pas possible de savoir s'ils conservent ou non les souvenirs de leurs précédentes incarnations. Mais, nous n'en n'avons pas la certitude donc, je vais devoir aiguiller mes questions en ce sens. Et détaillant le visage de la Vénitienne sous mon regard intense et doux. Je brise enfin mon mutisme.


Par deux fois, tu me fais peur et tu me vois attristés de te voir dans cet état Maeleene. Je veux comprendre quelle est la cause de cette étrangeté et bien que je ne veuille pas te poser des questions. Peut tu me dire si des souvenirs qui ne semble pas appartenir à ce que tu as vécu se glisse dans ton esprit lors de ces états second ?

Sachant que j'étais certainement trop franc et directement au but, un court silence s'installe avant que je brise par une nouvelle rhétorique.

Je vais rester avec toi à attendre que l'on t'amène un médecin. Cependant, je demanderais à ce que l'on t'apporte de la nourriture et des rafraichissements. C'est sans condition Maeleene.

Replaçant mes mains sur ses tempes, j'effectue quelques mouvements circulaire apparenté à des caresses. Patientant qu'elle me réponde et ou que l'on vienne frapper à notre chambre. Je souris à Maeleene et prêt à reprendre la parole, je m'interromps volontairement, préférant ne pas me montrer trop indiscret.

HRP : Désoler, c'est vilain comme RP :/, je me rattraperais au prochain ^^.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Maeleene

avatar
Messages : 223


MessageSujet: Re: [FB] Le chevalier béni et la strega [Alistair - Maeleene ]   Lun 28 Juil 2014 - 2:03



Maeleene



La Mandragora


Par deux fois




Par deux fois la bête s'est manifestée, par deux fois, il a murmuré à l'oreille de l'innocente. Par deux fois, elle lui a fait entrevoir son destin. Un destin marqué par le sang et les flammes. Tu vas mourir par les flammes, car toi et moi, sommes ce que nous sommes et les hommes comme les femmes nous craignent. Nous sommes nées dans le noir, nous sommes issues toutes deux des ténèbres. La nuit est notre manteau, nous régissons un monde où la force des étoiles et du cosmos est présent plus que partout ailleurs. Par deux fois, oui, mais il y en aurait bien d'autres. L'innocente jeune femme savait à quoi s'attendre, mais s'y refusait : elle ne voulait pas lui appartenir, elle ne voulait pas de cette destinée.

Maeleene épancha ses pleurs sans gêne, sans honte, contre la poitrine du chevalier béni. Sa présence, même si elle avait éveillé ses craintes, fait paraître plus forte la chose qui sommeillait en son sein, la rassurait. Cette chaleur calma la Sorcière qui s'était laissée faire sans omettre la moindre protestation. Mais, en temps normal, sans doute l'aurait-elle repoussé avec virulence. Elle n'aimait pas le contact des hommes, son instinct lui hurlait ce fait, sa mémoire aussi. Bien trop souvent, elle avait été la victime de leur incompréhension. Trop souvent haïe, détestée, Maeleene avait préféré se retirer dans la solitude, là où personne ne lui ferait du mal.

De bien belles illusions, elle se faisait là ! La Mandragora était bien forcée de l'admettre : quoiqu'elle fasse, rien ne changerait. Ce jour ci ne faisait pas exception aux autres. Puis, à quoi bon se terrer seule ? Aujourd'hui, elle avait fait une rencontre, une rencontre qui, elle en était persuadée, était en train de changer sa vie. Ou de faire accélérer les choses. Une peur viscérale enserrait son ventre et elle s'accrocha comme elle le put, à la réalité. Cette réalité représentée par ces deux bras puissants qui l'entouraient.

« Je … je ne suis pas sûre. Ce que je sais c'est qu'elle me prévient de quelque chose, d'un danger imminent. Je vois des flammes, un bûcher et une silhouette au milieu du brasier qui hurle … je ne sais pas ce que ça signifie, si … c'est un souvenir qui m'appartient ou non. Je ne sais pas. »

Elle se laissa conduire jusqu'au lit où elle put s’asseoir et reprendre ses esprits. Elle tenta de contrôler sa respiration et finit par sourire aux propos d'Alistair. Il avait le don de l'apaiser, mais la jeune Vénitienne finit par reculer, le rouge lui étant monté aux joues. Elle le regarde un instant sans comprendre et finit par secouer la tête : elle n'a pas faim.

« Ah, mon maître arrive. » annonça t-elle en tournant son visage vers la porte close qui vola presque en éclat quand une ombre s'y engouffra, plus vive que le vent. « Maeleene, Maeleene mon enfant tu es là ! »

L'homme était assez grand et fin, voire assez svelte et ne semblait pas plus âgée que cet Alistair, tout du moins, en apparence. Ses traits étaient presque enfantin, angélique, Eodin était beau, sous bien des points de vues avec ses yeux verts et perçants, sa chevelure longue et rousse et ce je ne sais quoi qui le dotait d'un certain charisme. Déboulant comme un boulet de canon, le père adoptif de la jeune italienne fit donc une entrée plutôt remarquée et théâtrale, faisant de grands gestes et parlant fort, ce qui fit rire la jeune fille. Les yeux écarquillés par la surprise, il ne porta aucune attention à l'homme qui était aussi présent dans la pièce et, faisant fi des convenances, embrassa sa fille avec une telle effervescence que son hilarité redoubla.

« Papa ! Papa, arrête un peu, je voudrais te présenter mon héros. » l'homme fit un bond comique en plaçant ses mains sur le haut de sa tête, l'air visiblement embarrassé. « Oh, mais quel … oh, je suis désolé. Je suis le maître Eodin, je, je suis venu aussi vite que j'ai pu, monsieur, monsieur ? … merci ! »

Sans crier gare, le dit Eodin alla serrer le chevalier dans ses bras avant de l'embrasser sur les deux joues, comme cela se faisait beaucoup, à l'époque. Il lui serra la main avec force et reprit de plus belle.

« Je suis médecin aussi, un bon médecin. » Maeleene prit la parole, un sourire aux lèvres. « Le meilleur ! » Eodin s'inclina légèrement suite au compliment qui le touchait. « Si vous n'y voyez pas d'inconvénient, je vais m'occuper d'elle, si vous pouviez … sortir … s'il vous plaît … je vous rejoindrais en bas, commandez ce que vous voulez, c'est pour moi jeune homme ! »

Joignant le geste à la parole, le maître s'approcha de la demoiselle pour inspecter ses bandages et commença à marmonner dans sa barbe en secouant la tête de droite à gauche. Il alla chercher l'eau chaude tandis que Maeleene entreprit d'enlever sa chemise toute déchirée …

« … mia camicia … »  

Revenir en haut Aller en bas
Artémis
Déesse de la Lune
avatar
Rôle : Déesse de la chasse, de la Lune, des bois, protectrices des animaux et des sages-femmes.
Messages : 4341

Avertissement(s) : 1er Averto

Caractéristiques
Vie Vie:
350/350  (350/350)
Cosmos Cosmos:
361/361  (361/361)
Armure Armure:
700/700  (700/700)

MessageSujet: Re: [FB] Le chevalier béni et la strega [Alistair - Maeleene ]   Jeu 31 Juil 2014 - 0:52

Enjoué, oui Eodin est enjoué de pouvoir parler avec sa fille adoptive. Même s'il s'agit d'un duo particulier dont les deux membres sont eux-mêmes spéciaux, cela ne change rien au plaisir que le jeune maitre a de converser avec Maeleene. Et par respect pour cette retrouvaille et surtout, pour les soins que devra apporter Eodin à la jeune Vénitienne. Je rétorque par l'affirmative lorsqu'il énonça de me retrouver à l'étage inférieur. Consciencieusement, je quitte la chambre sans émettre une seule parole, d'ailleurs et depuis l'arrivée du maitre de Maeleene, je n'ai faits que me détacher volontairement en prenant à aucun instant une prise de parole. Préférant être spectateur qu'acteur de quelque chose que je ne maitrise pas. Je me dirige vers la sortie tout en fermant délicatement la porte de la chambre après m'y être sortie. Puis, vint un court instant où je reste dans le couloir à côté de la porte pour espérer entendre un mot, une phrase, ou mieux encore, un court échange entre le maitre et l'élève. Suspicieux non. Mais, je suis inquiet pour la jeune fille et même si Eodin semble être un excellent médecin. Comment arriverait-il à gérer le dédoublement de personnalité de sa fille adoptive ? Bref, après quelques secondes et face à l'incongru de mon initiative, je me reprends et m'éloigne définitivement de la chambre.

Après avoir commandé à l'hôte de l'auberge la boisson locale. Je paie ma partie le temps que l'herboriste s'exerce à apporter les soins suffisants à Maeleene. Puis, après quelques gorgées étouffant ma soif. Je commande un second verre qui sera dorénavant pour le compte d'Eodin. Cette fois-ci, je patiente en écoutant les brouhahas et certains échanges sont centralisés sur la venu du maitre à l'encontre de la sorcière. Rien de vraiment haineux, tout juste des aspects que je sais déjà et ou une certaine crainte à l'égard de Maeleene. Attentif aux moindres discussions qui, je le conçois sont fort nombreuses, elle n'en reste pas moins intéressantes si on pose une oreille attentive. Et pourquoi dénommer cette jeune fille comme une sorcière ? Ça ne semble pourtant pas être un mot générique, alors pourquoi certains s'adonnent-ils à l'employer presque à tort et à travers ? Bien que l'Italie soit fortement ancrée dans le catholicisme. Employé de tel terme n'est pas anodin et provient bien de quelque part, d'une source historique. Mais justement. L'emprise de la religion m'interdit d'office de creuser ce sujet avec la population locale, davantage avec un étranger tel que moi. Cependant, l'attente d'Eodin et longue et curieux de connaitre quelques faits historiques de Venise. J'accroche amicalement un petit groupe d'Italien qui, assis à la table juxtaposée à la mienne. Avec l'alcool qu'ils se sont abreuvés, ils pourront peut-être avoir la verve facile sur mes quelques questions ....


Bien, maintenant que nous avons sympathisé, que pouvais me dire sur cette stria ? Je ne suis qu'un voyageur itinérant, mais ce sujet est régulièrement introduit depuis mon arrivée à Venise ...

L'un des hommes à la corpulence forte s’abreuve d'une seule coudée de son verre pour ensuite, s'exclamer d'une voix forte.

À Venise, les choses ne marchent jamais bien droit. Un jour, il y a de cela très longtemps, elles se mirent même à aller franchement de travers. Tout commença à cause de la Béfana, cette célèbre sorcière italienne qui il y a de nombreuses années fut bruler sur la place publique. Une putain comme beaucoup d'autre et je ne pleure pas sa disparition, mais depuis quelques temps. Les choses vont de nouveau de travers. Et moi je vous le dit, l'esprit de cette putain n'est pas partit en fumée et grâce à la magie noire. Cette petite garce qu'à accueilli Eodin n'est rien d'autre que la réincarnation du diable. Si ça ne tenait qu'à moi je ..... j ....

L'Italien n'eût même pas à finir sa phrase qu'hormis les esprits qui s'échauffent tout autour de nous, l'alcool eût raison de lui et le voilà s'affalant sur la table, le visage collé à la table. Me levant rapidement et naturellement pour lui venir en aide, j'eus même pas à me rendre utile puisque ses amis le conduisaient tant bien que mal à l'étage dont une bonne nuit de sommeil lui sera plus que bienfaiteur. Alors, me voilà de nouveau à patienter qu'Eodin termine sa tâche à soigner la jeune Vénitienne. Et tout ce que je souhaite et que ce petit groupe ne profite pas d'emmener leur camarade pour ennuyer la jeune Maeleene ...
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Maeleene

avatar
Messages : 223


MessageSujet: Re: [FB] Le chevalier béni et la strega [Alistair - Maeleene ]   Dim 3 Aoû 2014 - 14:25



Maeleene



La Mandragora


Saints



« Tu aurais dû m'écouter Maeleene : les gens ne comprennent pas, et ne comprendront jamais … nous les artista, sont amenés à vivre seuls. » une voix étouffée lui répondit mais le maître l'encouragea à se taire d'un « chut » ponctué par un petit soupir. « Je sais, je sais, tu voulais simplement bien faire. Mais elle est morte et face à la mort, tu ne peux rien faire. »

Face à la mort nous sommes démunis, face à la mort nous sommes seuls, face à la mort nous ne pourront lutter. Pourquoi le faire ? C'était là l'ultime présent des Dieux aux hommes. Un cadeau là où eux devaient souffrir de leur immortalité. Certains hommes ou femmes, cherchaient ardemment à se prémunir du trépas, ceux-là, Eodin ne les comprenait pas. Ceux là étaient des êtres tout aussi maudits que les démiurges régnant sur le monde, qu'ils soient multiples, ou seul, qu'importe. Par instinct face à ces pensées impies, l'italien leva un regard par la fenêtre : la nuit était sombre, noire et angoissante. Il se signa à la manière des hommes d'église pour repousser le mal, ce qui eut aussitôt fait d'éveiller l'hilarité de la demoiselle qui se reposait au fond de son lit.

« Tu as toujours cette vieille manie, Maître. Descend, ne fait pas attendre Alistair. » le visage de l'artiste se pencha légèrement sur le côté, l'air songeur. « Je ne serais pas long. »

Quand il referma la porte derrière lui, un groupe d'hommes avinés le dépassa, l’œil torve et demeuré. Trop saouls pour le reconnaître, Eodin attendit tout de même quelques instants pour s'assurer qu'ils ne reviendraient pas sur leurs pas en comprenant qui sommeillait dans cette chambre tout juste éclairée des faveurs de la lune. Une dernière pensée pour sa protégée et il gagna la pièce principale en prenant soin de descendre lentement les marches, comme si, il s'apprêtait à réciter un texte de théâtre. Eodin passait pour quelqu'un d'excentrique, il aimait bien se donner des airs mystérieux et intrigants mais, en voyant la mine de l'étranger, il se ravisa pour reprendre un masque sérieux et froid. Peu pouvaient se targuer de voir une telle mine parer son minois d'ange.

« Alistair, c'est bien ça ? » la chaise qu'il repoussa racla sur le plancher et grinça légèrement quand il y prit place. Avisant des deux verres vides devant lui, le maître fit signe à l'une des serveuses encore en service de les servir en boissons. La charmante demoiselle dont les épaules étaient plus que largement dénudées, s'empressa d'aller à leur rencontre non sans, d'un œil aguicheur, tenter d'attirer l'attention de l'inconnu. Feignant une attitude boudeuse en constatant que la belle ne lui avait accordé aucunes œillades, l'homme à la longue chevelure rousse lâcha sur un ton faussement déçu. « Ah, je suis trop vieux maintenant pour attirer les donzelles, que veux-tu. »

Il commença à s'intéresser au contenu de son verre qu'il fit tourner au dessus de ses yeux, là où la lumière des bougies était encore bien présente.

« Entre toi et moi, si je peux te donner un conseil, ne t'intéresse plus à ces histoires de bonnes femmes. Face à l'incompréhension, l'homme se montre toujours de plus en plus con et apeuré. »

Le regard vert de l'artista se durcit et il se releva pour dominer Alistair de toute sa hauteur : son visage n'exprimait plus aucune sympathie. Déposant son verre sans douceur aucune, l'homme se pencha pour que seul l'étranger puisse entendre le sifflement qu'était devenue sa voix : menaçante.

« Je n'aime personne, surtout pas ceux qui s'intéresse à Maeleene. Tu en sais un peu trop et, parce que tu l'as sauvé et par égard pour elle, je veux bien en rester là et te laisser partir. Je connais sa nature, je connais les histoires qui planent sur elle. Et je ne te dirais rien. Si il y a bien une chose que je ne supporte pas, c'est la curiosité mal placée de ceux qui se font appelés « Saints. »

Sur ces paroles il balança quelques piécettes sur la table et sans un regard, se retourna pour commencer à regagner la chambre.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: [FB] Le chevalier béni et la strega [Alistair - Maeleene ]   

Revenir en haut Aller en bas
 

[FB] Le chevalier béni et la strega [Alistair - Maeleene ]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» [FB] Le chevalier béni et la strega [Alistair - Maeleene ]
» Un honorable chevalier
» invitation du roi au peuple et chevalier de la cour.
» Haldurion, apprenti Chevalier Galadhrim
» Un petit bonjour de La maisnie du chevalier Bragon

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Saint Seiya Anthologie Forum RPG :: Espace en Jeu "Anthologie" :: Le Monde des hommes :: Les 5 continents :: Europe-