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 - La première marche vers le Pardon ! [ PV Althéa]

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Flagello
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MessageSujet: - La première marche vers le Pardon ! [ PV Althéa]   Dim 6 Juil 2014 - 19:29

    L’air frais frappait sa peau blessé. Sa tunique blanche était déchirée par endroit, et son pantalon de même. Flagello était brisé, mais son cœur battait encore. Son échec était impardonnable, il le savait. Un instant, il regarda les paumes de mains, plein de dégout. Ô ciel pourquoi suis-je si faible ? Pensa-t-il en relevant ses yeux vers ce ciel bleu.
    Une de ses mains se posa ensuite sur la marque des bannis qui lui brulait encore la chaire. Un dernier regard vers le domaine d’Arès. Une pensée pour sa supérieure qui avait prit la décision la plus juste, il le savait bien. Cela lui causait une forte souffrance, mais le contraire était en contre des principes des simples soldats. Et lui ne demandait aucun privilège.

    Il quitta le domaine comme banni, mais se fit la promesse de revenir en maître d’arme, et ainsi pouvoir retrouver son rôle dont il n’avait pas encore saisi la complexité. Cette aventure lui permettait tout cela. En attendant il n’avait qu’un souhait, retrouver une allure un peu plus présentable. Pour ce fait il devait se rendre chez lui à Florence, depuis le temps le quartier qu’il avait ravagé en compagnie de sa Maîtresse devait certainement être restauré.
    Cela serait pour lui comme du baume au cœur, là-bas, il trouverait sans doute l’inspiration pour débuter sa quête pour retrouver son honneur.

    Le voyage fut éprouvant, son corps fatigué le faisait extrêmement souffrir, et la douleur ne faisait que grandir au fur et à mesure que le temps s’écoulait. Ceci dit il arriva à Florence, extenué, le visage pâle, les bras couvert de blessures, et la silhouette qui se penchait en avant comme si elle portait un lourd fardeau qui était simplement celui d’une fatigue mortelle. Il appuya un instant son dos contre la bâtisse d’un bâtiment, son regard croisait par hasard des enfants qui de peur partaient en le voyant, ou changer de coté pour l’éviter.
    Le Berseker avait honte de lui, honte de ce qu’il était devenu, et il ne voyait guère de brindille capable de soutenir ses ongles afin de ne pas glisser vers la fin de son existence, ou plutôt, si, il n’y avait guère que la fidélité envers Calamity qui l’aidait encore à tenir debout.

    Fébrilement, il marcha dans les rues de la cité Florentine, il longea l’Arno, le fleuve qui passait par la ville, il soupira, un mélange de félicité et de douleur. Le jeune garçon passa sa main dans ses cheveux mi-longs de couleur sombre. Puis il s’arrêta sous un pont, et s’amusa à jeter des cailloux dans le fleuve en se disant que si le temps put guérir les blessures qu’il avait causées ici, alors le temps pourrait soigner les siennes.

    Néanmoins il craignait que le temps serait trop long, et la plaie trop douloureuse à supporter. Flagello n’avait pas la moindre idée de ce qu’il pouvait faire, de plus ses pensées étaient d’abord à se soigner. Il pouvait entendre les gens murmurait sur sa condition, certain en venait même à lui lancer des pièces, qu’il prenait avant de les jeter à l’eau.
    Enfin, il tomba, s’allongeant sur l’herbe, les yeux à moitié-clos.

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Althéa
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MessageSujet: Re: - La première marche vers le Pardon ! [ PV Althéa]   Lun 7 Juil 2014 - 21:09

Le soleil déclinait au loin, teintant l'azur de sang et d'or en un spectacle d'une beauté que seuls les yeux d'une Vampire pouvait contempler. Si beau, tout était si beau en cette cité qu'elle foulait pour la troisième fois de sa vie. A cette heure, le soleil tapait moins fort et la fraîcheur montait doucement, amenant du baume aux habitants au terme d'une longue journée de labeur. Dans l'intimité sombre de sa calèche, la jeune femme goûtait toutes les merveilles que lui offrait la magnifique Florence en plus de toutes ces vies gorgées de sang et d'illusions. Tous ces êtres ne demandant à se tendre vers elle mais cela attendrait encore quelque temps. Cette nuit, elle ne comptait pas se mettre en chasse aussi vite ou du moins pas dans l'enceinte de cette cité.

Pas avant de m'y être installée... Vampire mais avec certaines manières.

Avec le temps, l'idée de ne plus être celle qu'elle était encore quelques mois auparavant avait fait son chemin en son âme sans lui ôter sa singularité. Elle devait détonner parmi l'image que les autres se faisait des spectres en général et elle n'en avait cure. Tant que personne ne pouvait lui faire le reproche de ne pas accomplir son devoir, le reste importait peu. Elle ouvrait les portes à de nouveaux invités au sombre séjour quasi tous les jours. Mener la lutte à sa façon sans entrave pour le moment était une façon de se forger ses armes. Elle ne se présenterait que sur appel de son juge ou de ses maîtres. Appel pas encore arrivé à ses sens.

Un sourire enchanteur sur ses lèvres, un de ses atouts qu'elle avait en plus de son magnétisme propre à ce sang surnaturel coulant en ses veines.

Le temps de rentrer aux Enfers viendra en son heure. Pour l'instant, autant mener de front ce que je sais faire de mieux...

Cette résolution prise, elle décida de s'offrir encore un peu de détente avant d'entre en scène. Aussi, s'éventant plus par habitude que nécessité, elle se laissa aller à la quiétude qui semblait avoir décidé de lui tenir compagnie en plus de ses servants quoiqu'en ce moment, elle voyageait seule avec pour seule escorte le professeur Jonathan. Les quelques chaos de la route lui faisait l'effet d'un amusement alors que le parfum délicat des fleurs embaumait. Au fond, Althéa avait des goûts assez simples. En tant que spectre et vampire, elle n'avait pas réels besoins matériels aussi ostentatoires que ceux dont s'entouraient certains humains. Tout ce qu'elle cherchait en cet instant était un abri pour elle et sa "famille". Sa famille, ses parents et ses proches mais aussi ses servants, ses calices et ses gardes. Tous vivaient autour d'elle et elle avait choisi cette cité comme seconde terre d'accueil.

Un autre sourire sur son magnifique visage. Le crépuscule était tout proche. De quoi la rendre plus qu'heureuse. Tout semblait aller pour le mieux lorsqu'elle perçut quelque chose d'inhabituel. D'ailleurs, elle n'était pas la seule à s'en être aperçue. Le professeur avait fait stopper la calèche à quelques rues de l'Arno. En jeune Vampire, elle aurait pu se précipiter attirée par cette sensation différente des autres mais sa maîtrise était déjà immense. Et c'était aussi grâce à elle qu'elle put lire de la fierté dans la voix de l'un de ses mentors.

- Dame Althéa., à quelques centaines de pas regardez. Je pense que cela devrait vous intéresser.

Il n'avait pas quitté sa place. Sa voix si basse ne devait même pas être audible aux simples badauds attirés par la présence d'une voiture étrangère en ces lieux. Et fermant, les siens, l'Etoile des Ténèbres se mit à sonder les courants, les flots de vies, les cœurs et le sang qu'il faisait si bien circuler. Toute cette chaleur, cette essence qui ne demandait qu'à couler en sa gorge.

- Des présences. De nombreuses présences. Certains simplement en promenade, d'autres prêtes à fondre sur un oiseau aux ailes brisées.
- Il vous semble digne d'intérêt ?
- Je ne sais encore, Jonathan.
- Cette vie...
- Est dotée d'une aura comme celle des combattants. Tout ce que je peux dire, c'est que ce n'est pas un spectre et qu'en le laissant ainsi, mêmes ces bandits de dernières zones n'en feront qu'une bouchée.
- Souhaitez-vous...
- Merci de ta mansuétude, Jonathan, mais je vais m'en occuper moi-même.
- Souffrez-vous ?
- Non, je n'ai même pas soif mais je déteste les charognards. Encore plus ceux avides de chairs. Un si jeune être.
- Bien, je vous laisse vous divertir avec eux. Ensuite, je vous aiderai à porter ce... Cet oiseau dans la calèche. Il n'a pas à vous souiller de sa... faiblesse.
- Comme tu le souhaites mais je sens qu'il t'intéresse aussi plus que tu ne veux le dire.
- Ma tendre Althéa...
- Tu te laisses aller, Jonathan...
- Mes excuses, my lady..


Un rire délicat avant qu'elle ne sorte de la voiture sans même laisser le temps au professeur ou à qui que ce soit d'autre d'intervenir. Sur la rive, juste sous l'arche formée par le pont, les quelques brigands se tenaient en cercle autour de ce qu'il pensait être une proie facile vite rejointe par une autre.

- Tssssss. Vous devriez vous repentir, tant qu'il est encore temps, bande de pêcheurs. Priez mon seigneur pour qu'il vous pardonne...
- Heeee !!! Elle sort d'où, cette pouliche ?


Les autres cris ne valaient même pas la peine d'être mentionnés, plus crus et répugnants les unes que les autres et aussi crasseux et puants que cette bien piètre bande.

- Hum... Je vois... Autant vous envoyez le rejoindre d'office. Vous ne méritez même pas de figurer à mon menu...

Quelques mouvements si rapides qu'aucun d'entre les défunts bandits à présent ne put comprendre ce qui lui arriva. Leurs âmes scintillèrent un instant autour d'elle avant qu'elle ne les chasse, écœurée par tant de saleté.

Puis, sans un mot, sans un bruit, elle avança du jeune homme blessé et s'agenouilla auprès de lui, s'emparant de son poignet.

- Ma tendre Althéa, je pensais t'avoir dit que je me chargerai de lui.
- Jonathan, tu t'égares.
- Je ne peux que vibrer de fierté en te voyant évoluer avec autant de grâce.
- Je te le dois en partie.
- Que te dis son sang ?
- La même chose que ce qui orne son torse.


Sans même prendre le temps de répondre, l'homme sans âge s'approcha du blessé avant d'examiner la poitrine blessée.

- Un banni ?
- Tu penses que je devrais l'achever ?
- Vous ne le souhaitez pas.
- En ce cas...
- Écartez-vous et laissez-moi le porter. Ce n'est pas digne de vous. Une femme, Vampire ou mortelle, n'a pas à accomplir ce genre de tache.


Sans en ajouter davantage, le professeur s'empara du jeune homme qu'il souleva avec une facilité incroyable. Le temps qu'il l'installe dans la calèche, Althéa était déjà de retour.

- Penses-tu pouvoir le remettre sur pieds ?
- En peu de temps, vous voulez dire ?
- Bien sûr...
- Sans le moindre soucis mais soyez prudente, my lady. Ce n'est pas un spectre ni un saint et je préfère éviter qu'il vous fasse du mal.
- Sois sans crainte...


Et portant le poignet du blessé à ses lèvres, elle absorba quelques gouttes de son sang. Les images affluaient tout comme la fièvre du blessé et le temps que Jonathan les ramène en leur logis, elle avait largement pu sonder l'ampleur des plaies et en faire un rapport détaillé au professeur. A eux deux, la spectre et le savant, le jeune blessé ne pouvaient espérer être en de meilleures mains...



Dernière édition par Althéa le Dim 13 Juil 2014 - 17:12, édité 3 fois
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Flagello
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MessageSujet: Re: - La première marche vers le Pardon ! [ PV Althéa]   Mar 8 Juil 2014 - 12:04

    Le cœur lourd et touché, le souffle court, et la fatigue s’emparant de lui, il commençait à tomber petit à petit dans un profond sommeil.
    Malgré tout l’air de Florence était un souffle agréable qu’il adorait. Cela lui manquait, la nuit Florentine, les délires. Hélas le destin ne lui avait pas réservé une vie douce, un mélange de plaisir et de douceur. Non, les épreuves de la vie n’étaient pas simples, et devant lui une autre arrivait. Car il entendait des brigands, des vautours qui voyaient en lui une proie simple, sans défenses. De toute façon il s’en moquait, ils pouvaient venir, ils pouvaient planter leurs couteaux dans son cœur en hurlant leur joie devant le maigre butin qu’il posséder. Qu’en feraient-ils ? Il avait sur lui à peine de quoi acheter un morceau de pain, ou un verre de vin.

    Le jeune garçon ne rêvait même plus, il sentait la fin venir à lui, il pensait que les dernières minutes de sa vie étaient arrivées. Et que bientôt sa souffrance se terminerait pour de bon. Fini les blessures, les coups, sa faiblesse, sa lâcheté, et son déshonneur. Et que le temps oubli son existence… Car plus que les coups, c’est son orgueil qui était au plus bas, même lui doutait de sa personne, de sa force et ses compétences. Pourquoi le ciel fit de lui un guerrier d’Arès ? S’exclama-t-il intérieurement alors que les bandits s’approchaient dangereusement de lui.

    Alors qu’il fermait les yeux par manque de force, il entendit des voix venant à sa défense, deux personnes qui semblaient vouloir lui quitter la délivrance ultime. Doucement, et après avoir ressenti une bataille éclaire autour, le Berserker essaya d’ouvrir les yeux, mais ce ne fut qu’une vision flou celle d’une jeune femme, rousse, et un homme étrange… Qui était-il ? Et pourquoi agissaient-ils de la sorte ?

    En effet, il sentait qu’on le portait, il en avait conscience, mais pas assez pour comprendre ce qui était en train de lui arriver.
    Un instant il sentait un souffle sur son poignet. Cela apaisa son fardeau et sa fièvre à la fois. Ce geste raisonna dans son cœur comme un espoir nouveau, car jamais auparavant on n’avait pris soin de lui. Bien au contraire !

    Doucement, il ouvrit les yeux, la sensation des quelques sursauts de la calèche lui donnait un petit mal de tête qu’il essayait de calmer en posant sa main sur son front. Le jeune garçon reprenant ses esprits, fronça ses sourcils, et se redressa légèrement.
    Son regard balaya un à un les personnes présentes, toujours faible, sa main sur son front se déplaça comme pour se protéger d’eux.

    -« NON ! AH J’AI ASSEZ SOUFFERT ! » Hurla-t-il en délirant avant de laisser sa tête tomber en arrière, essoufflé comme s’il avait couru durant des heures sans s’arrêter.
    Des gémissements et des gesticulations inoffensives furent les seules choses qu’il put faire avant de se recroqueviller sur lui-même comme pour se protéger et mettre une barrière entre lui et ses deux « sauveurs ».
    -« Arrêtez ! Laissez-moi tomber dans l’éternelle torpeur… » La voix plus calme mais toujours paniquée dans se tourment de désespoir qui ne semblait pas vouloir se détacher de l’âme du jeune florentin.

    Flagello ne connaissait pas ce goût bon et doux de la chaleur du bien être et du réconfort, alors il en avait peur, et voulait le fuir, sans doute que s’il pouvait il se serait sans doute échappé au plus vite ; néanmoins le calme, et la tranquillité qui baignait la calèche le fit sourire, puis se calmer pour enfin le voir tomber dans un sommeil réparateur, lançant ainsi sa vie au hasard entre les mains des propriétaires du carrosse…

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Althéa
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MessageSujet: Re: - La première marche vers le Pardon ! [ PV Althéa]   Mer 9 Juil 2014 - 12:22

[sorry pour le post long. Je manipule le perso de Flagello avec l'accord du joueur. ]

Au firmament, l'écarlate avait cédé la place aux jeux des ombres alors que sur terre les si illusoires lueurs humaines s'efforçaient de percer la couche des Ténèbres naissante. Tremblantes comme le corps installé à quelques pas de la rousse Vampires, ces quelques lampes n'avaient d'éclat que pour les si pâles humains auxquels n'y l'un ni l'autre m'appartenais plus désormais, dérisoires si dérisoires.

- Avec des yeux vides, que peut-on voir...
- Pas grand chose, ma dame...


Un sourire en réponse. Même s'il ne pouvait le voir, tout à sa conduite de l'attelage, Jonathan pouvait sentir le moindre message que lui envoyait la spectre. Penchée en sa veille du blessé, elle n'en était que plus touchante, plus attirante. Plus que troublante également alors qu'elle émettait cette aura si particulière prenant sous son charme tout être quelque peu doté de sens. Seul un cadavre pourrait rester de marbre devant la Vampire au teint d'albâtre et encore, connaissant les Enfers, cela n'était pas si sûr.

Maintenant que l'Arno n'était plus qu'un chant liquide derrière eux, les rues n'étaient plus aussi denses, aussi peuplées. Le centre ville était loin tout comme la majorité de sa foule rentrée au bercail. Certains s'attardaient bien dans la chaleur de la nuit mais Althéa n'en avait cure. Elle avait fait son choix, jetant son dévolu sur un être comme elle doté de cosmos, brisé et appelant le réconfort de la Nuit et des Ténèbres en ce qu'il pensait être son dernier soir. Le destin prenait parfois des détours bien étranges. Nul doute que pour ce jeune homme, ce crépuscule serait celui de ses premières rencontres avec cette mort qu'il appelait si ardemment. La nuit, la nuit envoûtante, la nuit dévorante, tombant sans le moindre bruit comme un mirage inévitable et merveilleux. Installée près de son protégé, la splendide spectre ne savait encore qu'en faire ni la nature de ce qui l'avait poussée à voler à son secours...

- Un peu tard pour songer à cela, ma merveilleuse...
- Jonathan ?
- Votre instinct ne se trompe que rarement. Les Moires vous ont mise sur la route de ce garçon. Rien de bien étonnant pour qui appelle la mort même si celle-ci n'a rien de commun avec ce que les moines en disent.
- Tu me sembles bien bavard.
- Pour votre bien. Depuis des siècles, je veille sur vous. Jamais, je ne faillirais, ma merveilleuse, ma tendre Althéa.
- Et j'en suis la première heureuse...
- My lady, tout le plaisir est pour moi. Ma dévotion ne prendra fin qu'avec ma destruction totale. Sort qui me semble si loin, si loin dans l'avenir...


Soudain, elle souffla doucement, intimant à son mentor le plus grand silence. Une autre de leur façon de communiquer.

" Il bouge, Jonathan. Nos voix doivent le tirer de la torpeur qu'il désire tant. Penses-tu qu'il se laissera encore aller à cette morbide idée lorsqu'il saura ce que nous sommes ? "
" Laissons le temps faire son oeuvre, ma dame. Rien n'indique qu'il soit sans danger pour vous. N'oubliez pas non plus qui vous servez. "
" Nulle crainte, mon ami... "


De nouveaux soubresauts de leur invité mirent un terme à leur échange alors que le pas des chevaux se faisait plus rapides, plus aériens. Sous la masse cotonneuse de quelques nuées, l'air prenait de délicieux accents de fraîcheurs. La calèche, la compagnie de la splendide rose des Enfers et cette ambiance si particulière formait un cadre unique, mi-mélancolique mi-féerique dont le jeune blessé sembla soudain se dégager avant de se laisser sombrer de nouveau d'un seul effleurement des lèvres de la Belle. Son cri ne lui avait d'ailleurs point échapper.

- La Souffrance... Tu penses que la mort mettrait un terme à tes souffrances...

Tu ne sais ce qu'est l'Outre-Monde, tu ne sais ce qu'est la souffrance...
Et effleurant son torse du bout de doigts en un geste aussi tendre que sensuel. Laisse-donc encore ce cœur battre. Laisse la Vie te parcourir encore en ces quelques jours qui verront ta convalescence. Ensuite seulement...

La voix d'Althéa était douce, tellement douce alors qu'elle appuyait de nouveau sa bouche et ses canines aiguës sur l'une des plaies ouvertes. Sans la moindre violence, le nectar écarlate quittait le corps endolori du jeune homme pour glisse dans la gorge de la jeune femme. Un échange à nul autre pareil, aussi délicat que la caresse d'un pétale, aussi enivrant que le plus capiteux des vins...

Du calme, du calme, toi qui appelais la mort, n'es-tu pas heureux de me voir. Si rare sont ceux à contempler l'ange des Ténèbres.

L'enchantement se faisait plus fort plus intense tout comme la sensualité encore naïve de la toute jeune chasseresse. Son âme accomplissait son changement alors ses formes gagnaient en beauté. Une nouvelle gorgée écarlate et le passager sombra de nouveau. Althéa ne lui avait guère pris plus d'une coupe de sang mais en son état, le blessé ne pourrait en supporter davantage.

~~~~~~~~

Jamais, il ne saurait combien de temps dura son voyage ni la suite des événements. A peine arrivé face aux portes, d'autres servants s'étaient avancés vers le véhicule léger et sans poser la moindre question avaient veillé au transport du blessé vers l'une des vastes chambres de la maison. Tout était dénué de bruit. Le calme régnait encore en maître. Seules de temps à autres, des lueurs cuivrés perçaient la nuit mais cela n'était que négligeable, si négligeable.

- Ma dame, prenez le temps de vous préparer.
- Tu n'as pas...
- Besoin de vous ? Si mais pour la basse besogne, je peux la faire seul. Ce n'est pas à vous de nettoyer la saleté répugnante dont cet homme est recouvert.
- Je vois... Rien que son odeur suffit à m'en faire prendre conscience, tu sais...
- Vu sa négligence, il aurait fait une fièvre de sang voire un pourrissement avant deux jours. Enfin, laissez-moi me charger de cette partie. Cela laissera le temps à Laetitia pour vous préparer de votre côté.
- Son état est si grave ?
- Vous souhaitez un rétablissement éclair ? Offrez-moi vos sens quelques instants et tout sera fait au plus précis.


D'un geste, il ordonna à la suivante de rejoindre sa maîtresse pour la préparer à ce qui allait suivre.

- Bien, je te rejoins au plus vite, Jonathan.

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

Le silence, le silence oppressant de l'une des pièces les plus singulières que le jeune homme aurait pu contempler s'il avait été conscient. Subdivisée en plusieurs chambres, elle était d'une propreté incroyable et lumineuse comme si le soleil se trouvait à son zénith. Au centre de la pièce se trouvait un vaste lit couvert d'un matelas recouvert d'une sorte de peau luisante. L'odeur de propreté en était écœurante tant elle éclatait de pureté. De l'eau en quantité ne cessait de bouillir dans un des coins de la pièce avant de rejoindre les cuves où elle refroidissait ensuite. Pour le reste, des tables et des étagères couvraient l'ensemble des murs et l'un des plateaux supportait une cloche sous laquelle reposait des instruments chirurgicaux largement en avance sur leur époque. Des scalpels d'obsidienne antiques se trouvaient d'ailleurs au milieu des autres.

- Déposez-le là.

Ordre aussitôt accompli par les gardes qui déposèrent d'un seul geste le blessé en une synchronisation plus que parfaite.

- Maintenez-le. Même mourant, il pourrait être dangereux.

Cette fois, ce furent des poignes de fer qui s'emparèrent du jeune homme avant qu'au moyen d'une lame, le professeur ne débarrasse intégralement le blessé de tout ce qui le couvrait encore et ce fut en tenue d'Adam qu'il fut entièrement lavé et désinfecté. Sa chevelure en piteux état se retrouva même emprisonnée sous une sorte de coiffe avant qu'un nouvel ordre ne se fasse entendre.

- Bien, il ressemble déjà plus à un homme. Portez-le dans la chambre d'opération, ensuite, vous irez avertir Laetitia que tout est prêt. Qu'elle reste au chevet de dame Althéa aussi longtemps que tout durera. Êtes-vous tous...
- C'est un honneur de lui servir de calice si damoiselle Laetitia risque de finir exsangue.
- On sait tous à quel point notre charmante dame apprécie sa suivante.
- Avoue que tu rêves de te faire mordre ?
- Pas toi peut-être...


Un rire soudain éclata entre les quatre gardes avant de mourir aussi vite. Le professeur n'avait rien contre un peu de détente et voir la fascination qu'Althéa exerçait sur ses servants et gardes l'emplissait déjà de fierté même s'il ne le montrait pas vraiment.

Puis, sans un bruit malgré ses 300 livres bien pesée et le plus grand d'entre eux alla ouvrir la porte et quérir ses dames. Le temps qu'Althéa et Laetitia fassent leur entrée, le blessé était allongé nu sur une nouvelle table éclatante de propreté. Leurs regards se tournèrent aussitôt vers la pièce où était alité le blessé. Sa nudité ne les gênaient point. Althéa avait reçu une éducation plus que complète et n'ignorait rien de l'anatomie humaine quant à Laetitia, la suivante en avait vu d'autres mais c'était un passé mort et enterré. Depuis son entrée au service de la dame Brumel, tous les malheurs de son passé n'était plus que souvenirs effacés.

Toute de blanc vêtue, le corps enveloppé de lin aussi fin que léger, la Vampire rejoignit le professeur sous les saluts des gardes. Tous approchaient les 280 voire les 300 livres, des colosses au service rapproché des dames de la Maison.

- Comment va-t-il, Jonathan ?
- Il vivra s'il le souhaite...
- Et cette marque ?
- Je peux l'effacer. Une greffe suffira largement.


Un regard discret envers Laetitia. Reconstruire le visage dévasté par le vitriol en si peu de temps n'avait été possible que grâce au sang de la Vampire. Une technique que seul le médecin connaissait. Des siècles au service des Vampires lui avait donné l'occasion d'étudier la médecine à un point que personne ne pouvait imaginer. A l'abri de tous les dangers liés au monde et aux hommes, le savoir de Jonathan avait atteint des hauteurs que les autres médecins ne connaîtraient que bien des siècles plus tard.

- Il est temps, ma tendre Althéa. Offrez-moi votre sang en plus de vos dons particuliers. A deux, nous pourrons accomplir des miracles...

Un simple geste et la Vampire offrit son poignet à Laetitia qui l'entaille d'un geste rapide. Le sang rouge intense roula dans la coupe où attendait une autre mixture. La dose exacte déposée, la jeune femme blonde embrassa simplement la plaie qui ne tarda pas à se refermer d'elle-même.

- Bien... Il est temps...
- Je te rejoins, Jonathan, dès que mon esprit sera en parfaite osmose avec le tien.
- Je vous fait entière confiance, ma dame. Jamais, vous ne passerez la limite.


La coupe entre les mains, le médecin se dirigea vers son patient. Un dernier changement et revêtu d'un tablier parfaitement propre ainsi que de gants longuement bouillis, il but l'entièreté de la coupe. Le sang d'Althéa était un don rare, celui le maintenant en vie depuis des siècles mais aussi celui le mettant totalement sous la coupe de la jeune femme. Un dernier regard vers la jeune femme maintenant allongée auprès de sa suivante sous la protection des quatre gardes.

- Allons-y, ma merveilleuse dame. Offrez-moi vos sens que je vois au travers de la chair, au travers de tout les plaies. Tout ce que vous pouvez voir au travers du sang....

Le cosmos d'Althéa s'embrasa soudain alors que son esprit entrait en communion avec celui de Jonathan, lui offrant la vision des Vampires et le reste se mit en place de lui-même.

Mû par le pouvoir immense et la rapidité de la spectre de la Vampire, le professeur sembla entrer dans une transe inouïe, faisant danser aussi bien la lame des scalpels que le fil des aiguilles. Sans pouvoir suivre l'ensemble tant cela allait vite, les gardes pouvaient constater, le déplacement des outils, des pansements, des solutions d'alcool purs et des potions anesthésiantes ou autres drogues endormant toute douleur. Cela se passa si vite alors que la brume presque transparente avait envahi la salle, absorbant la moindre goutte de sang. Au chevet d'Althéa, c'était celui de Laetitia qui coulait en perles écarlates d'évanouissant sans que les magnifiques yeux pers ne puissent les voir. Un geste et l'un des gardes prit sa place. Ils avaient promis de veiller à ne pas franchir la limite et maintenant, c'était le sang d'un colosse du lointain royaume de France qui abreuvait la spectre.

Le temps s'écoula encore si lent en comparaison de l'allure effrénée que maintenait le chirurgien, ses sens mais aussi son esprit dopés par le pouvoir de la spectre. Puis, vient la pose du dernier pansement et avec elle la fin de cette nuit de soins.

Nuit qui n'aurait au final duré qu'une heure tout au plus.

- Voilà, emmenez-le...

Ordonna-t-il avant de se laisser retomber contre l'une des tables avant de reprendre son souffle. Le lien de sang s'éloigna tout en douceur avant qu'Althéa ne se retrouve debout près de lui.

- Magnifique, Jonathan.
- Grâce à vous, ma tendre Althéa.
- Tu devrais te reposer...
- Ai-je l'air épuisé ?


L'orgueil mâle du professeur mais aussi des gardes. De quoi amuser la spectre qui le respectait en même temps. L'effort avait été de taille en si peu de temps. Improviser ce genre d'opération était un signe du génie caractérisant Harcher. L'un de ses plus anciens sinon le plus anciens de ses serviteurs...

- Non, tu n'en as pas l'air mais la nuit ne fait que commencer.
- Bien, ma dame. Je pense que l'envie de chasser doit vous avoir reprise.


Un sourire de la dame alors que son teint était si pâle.

- Partez sans crainte, nous veillerons sur lui. Le temps que vous rentriez, on l'aura installé dans l'une des chambres.
- Trouvez-lui aussi des vêtements convenables.
- Oui, il est indigne de ceux de vos serviteurs.


Un regard de la spectre et elle se dirigea vers la sortie sans pour autant négliger ceux qui étaient restés.

- Merci, vous aussi...
- Tout le plaisir est pour nous, ma dame.
- Angus, veille sur Laetitia.
- Personne ne lui fera de mal...
- Bien, que la nuit vous soit sanglante, mes amis...
- A vous aussi, ma dame.


Elle n'avait pas mentionné Gauthier. Faire état de la faiblesse qui devait être la sienne devant les trois autres gardes ne lui aurait pas plu. Ils le porteraient s'il le fallait, chose dont la spectre doutait. La fierté des ces quatre là était telle qu'il n'avouerait pas leur faiblesse suite à ses quelques prélèvements. Sur une révérence délicate, elle salua l'ensemble des servants et des gardes présents. La fluidité de sa robe lui conférait une aura à la fois pure et sensuelle, un mélange aussi détonnant qu'attirant. Les Vampires avaient ce charme, cet attrait qui les rendaient si magnétiques sans la moindre vulgarité. Une légère brume s'éleva et elle s'évanouit de la vue de tous. La nuit de la Chasse avait à peine commencé et d'ici peu de temps, l'Hadès recevraient en ces terres de nouveaux invités triés sur le tas.

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

L'aube était encore naissante lorsque la pendule sonna dans la chambre du convalescent. Althéa avait lu son nom au travers des brumes de son esprit en proie à la fièvre et au désespoir. Elle n'en avait simplement fait nulle mention, ne souhaitant pas faire d'intrusion dans sa vie. Il se présenterait lui-même s'il se décidait à s'éveiller.

Allongé dans un lit confortable, n'ayant pour vêtement que ses bandages, il reposait simplement sous les draps pouvant juste entendre par instants le chant merveilleux d'une jeune femme. Un chant qu'il ne pourrait oublier à présent...
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Flagello
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MessageSujet: Re: - La première marche vers le Pardon ! [ PV Althéa]   Mer 9 Juil 2014 - 20:13


    Recroquevillé sur lui-même dans la calèche et que son esprit divaguait totalement, le jeune Berserker ne sentait pas son âme s’apaisait, son sang le quittait. Une sensation agréable qu’il croyait être le début de son ultime voyage. Oui Oui, c’est la fin ! Cria son cœur qui poursuivit son endormissement dont il ignorait la vérité finale. Une voix mélodieuse parcouru comme un antidote les veines de Flagello qui sans le savoir répondit à la demande de calme de la dame dans la calèche. Son visage crispé se tranquillisa, et sa peau se lissa. Ce fut comme si son subconscient venait de prendre le dessus et que le fil de ce de dernier se trouver entre les doigts de la jeune femme.
    Son sang, il pouvait sentir comme s’il s’évaporait, puis plus rien, sa tête s’affaissa encore plus et il ne restait plus que quelques gesticulations et spasmes qui s’arrêtèrent ensuite laissant place à un sommeil que le guerrier souhaitait eternel. Un sentiment agréable cependant l’accompagnait, un flux qu’il chérissait tant, et dont il allait se souvenir.

    Il était perdu, son cerveau était dans un repos profond, ni rêve, ni cauchemar, rien, il ne sentait plus rien, l’agitation autour de lui, le déplacement de son corps, les soins, les mots. Rien n’existait pour lui, sa conscience était réduite à l’état de néant, et aucun de ses sens ne prenaient soins de l’aider. Combien de temps ? Combien de temps était-il resté dans cet état ? Il ne le saurait sans doute jamais.

    Le jeune garçon se sentait si bien si apaisé au moment où un rayon de soleil symbole d’un début de journée heurta son visage. Ses yeux s’ouvrirent au monde dans une sensation irréelle à ce jour ; son corps qui le faisait tant souffrir, qui depuis des années était plus un fardeau qu’une plume, lui paraissait léger, et serein. Quelques minutes durant, il restait immobile, venant même à se dire qu’il était au paradis. Un chant envoûtant raisonnait comme une douce berceuse rendait ce moment identique à une ode à une vie de rêve. La surprise fut énorme qu’il n’en savait que dire.

    Lorsqu’il récupéra une certaine raison qui lui fit comprendre qu’il était encore en vie, il remarqua avec surprise les bandages, les pansements, et surtout qu’il ne portait plus rien sur lui. Cela l’angoissa un instant, sentiment qui se renforça en entendant la voix si féminine et divine qui raisonna à l’étage su dessus. Cette voix raisonna dans sa tête et rien ne semblait pouvoir l’arrêter, ni même s’estomper. Le temps lui-même n’y pourrait rien. Mais de nombreuses questions devaient encore se régler ; et le jeune garçon fit une rapide analyse de la pièce, et quand son regard se posa vers une tenue sombre, et une ceinture en soie d’un bleu foncé.

    Enroulant le drap autour de sa taille, il marcha vers le meuble, lentement car il subissait les effets secondaires du traitement, et aussi la lourdeur de tant de soins. Bref, il s’habilla ensuite tout en se plaçant devant un miroir qui trainait par là. Flagello était sous le choc, que venait-il de lui arriver ? En jetant un coup d’œil par la fenêtre il se rendit compte qu’il se trouvait à Florence. Une main sur la tête il essayait de se souvenir, son arrivée, sa promenade et sa douleur prés de l’Arno, les brigands, et puis cette voix, et se sauvetage inattendu. Ainsi ce n’était pas la mort qu’il lui avait tendu ses bras. Sa tête se baissa, et ses pupilles exprimaient un désarroi infini. Le Florentin n’avait jamais ressenti cela, jamais quelqu’un avait pris soin de lui.

    Malgré tout, le jeune garçon était toujours faible, et son moral au plus bas, néanmoins il devait connaître qui l’avait mené jusqu’ici, et pour quelle raison l’avaient-ils soignés. Chancelant, il se tenait au mur, parfois il s’arrêta pour souffler. Les marches pour se rendre à l’étage fut un moment douloureux. Fragile, il comprit aussi qu’il n’avait pas encore recouvré l’usage de son cosmos, du moins pas entièrement. Guidé par le chant hypnotique, Flagello avança à un rythme lent, et la main fébrile se posa sur le poignet de la porte qu’il ouvrit, mais personne ne s’y trouvait. Son cœur battait si fort. En se retournant il s’adressa à une servante.

    -« Où suis-je s’il vous plait ? A qui appartient cette demeure ? » Son ton fut interrogateur, et inquiet à la fois ! La jeune femme en face de lui savait de qui il s’agissait, et lui répondit sûre d’elle.
    -« Vous vous trouvez dans la demeure de la famille Brumel. » Et elle s’échappa une pile de vêtements entre les mains. Flagello eut à peine le temps de la remercier que la mélodie l’enchanta encore, et mécaniquement prit le chemin du sous-sol.
    Il croisa bon nombre de personnes, et devant les escaliers à descendre, le berserker regarda ses mains bandées, un frisson parcourut son corps, comme une angoisse indescriptible. Là, on l’arrêta net.
    -« Vous ne pouvez pas aller plus loin ! »
    Le blessé n’avait même pas la force de répliquer, ni de forcer le passage, il titubait encore…
    -« Que m’a-t-on fait ? Je tremble de bonheur, pourtant j’ai encore les stigmates de toutes mes blessures! » Murmura-t-il le visage défiguré par la peine. Le garde le pria de prendre place au rez de chaussé, et que sa maîtresse n’allait pas tarder.
    Il s’y rendit donc, en prenant son mal en patience, de toute façon il n’avait pas le choix. Il prit donc place sur un fauteuil, admirant la beauté de ce lieu, soupirant, curieux de savoir ce qui était en train de lui arriver car jamais il n'avait l'occasion d'être traité de la sorte.

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MessageSujet: Re: - La première marche vers le Pardon ! [ PV Althéa]   Dim 13 Juil 2014 - 17:10

[justify]Loin sous la surface alors que les pas peu affirmés du jeune homme se faisaient entendre en une symphonie plutôt touchante, un autre chant ne cessait de prendre de l'ampleur. Tendre, doux, sans réelles paroles, il n'était qu'à peine plus que l'expression de la joie d'une jeune dame à la fin d'une journée bien remplie. Un de ces instants privilégiés de bien-être où l'on goûtait quelques moments de pures détentes.

Ayant pris ses aises sur une longue couche préservée des agressions de toutes nature, Althéa se laissait aller aux soins de Lucile, une de ses autres suivantes. Blonde, sensuelle et savante dans de nombreux arts, la jeune femme était aussi une apothicairesse plus qu'experte. Hormis le professeur, rares étaient ceux capables de rivaliser avec elle. Sous ses mains, les plantes et les extraits de tout genre devenaient des potions et des drogues miraculeuses. Qu'elle fut l'une des suivantes intimes de la Vampire depuis sa naissance n'avait donc rien d'un hasard mais d'un destin qu'elle avait accepté depuis des décennies. Être au service de Lucrézia avant qu'elle ne renaisse en Althéa avait été une révélation pour elle en plus du don d'une vie qu'elle n'aurait jamais imaginée aussi belle au service d'une spectre. Tout à sa tache, elle ne pouvait s'empêcher de fredonner alors que ses mains allaient et venaient le long des reins d'Althéa. La masser était une des taches qu'elle partageait avec Laetitia. Les soins que recevait la Vampire étaient parmi les meilleurs. D'elle dépendait toute la survie de l'ensemble des occupants de la pièce. Tous savaient les risques encourus à être à son service si d'autres guerriers se décidaient à la prendre en chasse et tous savaient qu'elle ne les laisserait jamais se faire massacrer.

- Hummmmmmm...
- Oui ?
- Tu l'entends, Lucile ?


A cette demande, la suivante tendit l'oreille, suspendit son geste avant de répondre d'une voix assurée en reprenant.

- Oui, sa démarche est incertaine.
- C'est déjà impressionnant qu'il puisse se déplacer avec ce qu'il vient de subir.


La voix de la spectre était douce tout comme son chant. Longue et libre, sa chevelure de feu s'étalait en une longue corolle de soie ondulant en cascade sur le côté où Lucile l'avait repoussée pour s'occuper au mieux de sa maîtresse. Les huiles faisaient leurs effets, effaçant le parfum si particulier de la spectre. Personne ne pourrait se douter de sa nature surnaturelle à moins d'être éveiller au cosmos. Les arts et les artifices, la suivante les connaissaient et en usaient chaque soir, chaque jour maintenant l'illusion d'être en compagnie d'être normaux.

- Combien de potions ?
- Le professeur m'a demandé d'en préparer de nouvelles dès qu'il en a eu fini avec notre invité. De quoi soigner un troupeau de buffles.
- Je vois...


Un soupir lui échappa soudain. Cela lui faisait tant de bien de sentir les mains expertes aller et venir sur elle. Le massage effaçait toute douleur même la plus tenace. Cela aurait pu se poursuivre sans soucis seulement l'infortuné banni venait de se heurter aux gardes de la rousse spectre.

- Notre invité semble perdu...

Sans autre mot, elle se redressa sur le côté, offrant aux seuls occupants de cette salle la splendeur de son corps dévêtu. Une peau d'albâtre nacrée, à l'éclat unique quasi féerique et d'une douceur sans égal contrastant tout en harmonie avec la flamme de sa chevelure ondulant dans son dos. Un autre mouvement d'une grâce infinie et elle se couvrit de la robe que lui tendait Lucile. Nouer les lacets dans son dos prit quelques secondes à la suivante avant qu'elle ne recoiffe la spectre. Nue sous la robe qui enserrait son corps avec une justesse plus que parfaite, la jeune femme s'avança vers la porte, pieds nus sans laisser la moindre trace sur le sol. A croire qu'elle volait presque sur le sol aux teints écarlates. La lueur des lampes, l'éclat des miroirs polis, certains oxydés, les fragrances des bouquets de fleurs et des rameaux répandus aux nombreux murs de la pièce avec en prime le chant de l'eau, tout composait un lieu aussi mystérieux qu'envoûtant...

La couche d'un vampire était une source de fantasmes et de craintes en tout genre, alors celle de la plus puissantes d'entre eux ne pouvait que surpasser les images fantasmées d'un peuple encore trop pétri de superstitions en tout genre.

- Prête, Lucile ?
- Ordonnez, ma dame...


Le ton venait de changer. L'amitié singulière entre les deux femmes n'apparaîtrait que rarement hors des murs de la couche vampirique. D'un geste délicat, Althéa effleura l'énorme masse qui s'ouvrit sans le moindre bruit. De part et d'autre de l'encadrement, les deux gardes s'inclinèrent.

- Ma jeune dame, votre protégé est éveillé et vous attend. Nous l'avons renseigné autant que nous pouvions.
- Merci, Angus.
- A votre service.


Le vrai respect existait entre les gardes et la spectre. Leur dévouement à son égard était sincère et tandis qu'elle avançait suivie de Lucile dans sa robe ambrée. Quelques roses en bourgeons avaient été piquées dans la masse chatoyante de sa chevelure, rehaussant la douceur de sa mise. Somptueuse et simple dans sa façon, elle offrait une image de douceur et de chaleur en parfaite opposition avec la Bête reposant en elle. Hormis ses pieds nus, personne ne pouvait se douter de sa totale nudité sous l'étoffe de sa robe. Après tout, elle avait été tirée de son début de sommeil et personne ne lui reprocherait quoique que ce soit chez elle.

Enfin, la porte menant au salon où patientait le jeune homme apparut et échangeant un signe de tête avec Lucile, elle entra. D'autres yeux s'étaient un instant ouvert mais une nouvelle fois, elle seule pouvait réellement les contempler. Multitude, elles étaient multitudes à l'attendre dans le manteau de la nuit.

Le voici...

Un sourire sur le visage de la spectre délicatement fardé, histoire d'atténuer son éclat surnaturel. Lentement, elle s'approcha alors qu'il semblait perdu dans la contemplation du lieu. Un autre échange de regard avec sa chère Lucile et Althéa prit la parole enfin.

- N'est-ce pas un peu tôt pour vous lever ? Le professeur a passé toute la nuit à vous veiller et je ne pense pas que cela lui plairait de vous voir errer dans les couloirs.

Il allait se lever quand elle l'en empêcha d'un geste léger.

- Rester assis. Vous venez à peine de reprendre conscience. Je me trompe ?

Un instant s'écoula le temps qu'il lui réponde et elle prit place face à lui.

- Je m'appelle Althéa Brumel et voici dame Lucile, ma suivante. Elle est là pour veiller sur mon honneur et est aussi une amie intime. Vous pouvez parler librement devant elle, rien ne sortira de cette pièce. Ma mère étant absente, c'est à moi de vous accueillir en ces lieux et de vous offrir l'hospitalité. J'ignore ce qui a pu vous arriver avant mais sachez que cette demeure vous est ouverte aussi longtemps que durera votre convalescence. Et pour le temps qui suivra, nous aurons tous le loisir d'en reparler plus tard. Je ne sais si je puis déjà vous proposer à boire. Lucile, tu peux.
- J'y vais, ma dame.


Le temps que la suivante s'éloigne, Althéa enchaîna.

- Nous vous avons trouvé sur la route alors que des truands s'apprêtaient à vous occire. Sans nous, vous seriez sans doute au sombre séjour du seigneur Hadès. J'ignore qui vous êtes mais ce que vous dégagez m'est connu. Comme vous, je suis une éveillée au cosmos. Je ne peux vous forcer à parler et n'en ait aucun désir mais je pense que me dire votre nom serait la moindre des choses. Personne ne vous fera de mal en ces lieux, j'y veillerai...

Sur ces derniers mots, l'éclat de ces yeux étaient devenus proprement terrifiants. Elle ne plaisantait pas. Le premier qui oserait un tel comportement sous son toit finirait comme Aurore. Jamais, la spectre de la Vampire ne tolérerait toute violence ou méchanceté gratuite en ses murs. Que les gardes combattent était une chose et même une nécessité vitale mais jamais cela ne se faisait sans raison valable aux yeux de la spectre. Tout acte de pure cruauté ou méchanceté gratuite était aussi réprimé par les autres occupants ou la spectre elle-même. Althéa était éprise de justice et elle la maintenait en cette demeure et dans toutes les autres.  

Un court instant s'écoula encore avant que Lucile ne revienne et sous un geste d'Althéa ne ravive le feu dans l'âtre.

- Vous sortez d'une lourde opération. Mieux vaut ne pas prendre froid. Parlez si vous le souhaitez, personne ne vous torturera en cette demeure ou ne vous forcera à quoi que ce soit. J'ai vu vos blessures quand le professeur vous a déposé dans ma calèche. J'étais près de vous...
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MessageSujet: Re: - La première marche vers le Pardon ! [ PV Althéa]   Lun 14 Juil 2014 - 16:27

    Incrédule, Flagello était installé sur l’un des fauteuils du salon. Blessé, il ressentait une certaine douleur, mais ne pouvait nier l’efficacité du traitement qu’on lui avait administré. Un flot de question traversa son esprit fragile, et perdu dans un désarroi absolu. Les mains bandées, il observa un peu ses blessures.

    Une angoisse l’attrapa par la suite, jamais il n’avait connu cela par le passé, lui qui depuis des années ne vivait qu’au milieu de la peur, du stress, de la violence, se trouvait là dans un océan paisible, jamais auparavant ses sens n’avaient connus un tel engouement. Jamais. Ce parfum, cette vision… Ce fût si enivrant qu’il avait même parfois l’impression d’être dans un songe, d’avoir réussi son fait et d’avoir quitté son apparence sur terre.
    Bougé lui était pratiquement impossible, et l’émerveillement sur son visage une réalité, là encore, une telle atmosphère n’avait jamais encore marqué ses rétines teintées de tristesse.
    Même la douceur des vêtements le surprenait. Le jeune garçon était honteux, il voulait bien sourire, mais rien. Sa face n’avait que ce désespoir, car le rêve qu’il vivait ne cachait pas l’échec qu’il avait subi, et l’affront de son bannissement.

    Le Florentin pour s’en souvenir n’avait qu’à regardé la marque rougeâtre sur sa peau. Le sentiment fût terrible, pour lui cela signifiait perdre son identité, sa vie, son cœur battait toujours, et lui faisait mal. Ah la honte, la peine, tant de fantômes qui rodaient autour de sa tête. Le silence qui régnait en maître dans la salle faisait aussi son effet, apaisant un moment, effrayant ensuite. Pour Flagello dont la cervelle était habituée à exister avec le bruit permanent des combats, des armes et des hurlements d’agonies ce fût un choc que de se trouver dans cet antre.
    Cette solitude ! Elle était devant lui, car maintenant il était seul, mais le courage manquait, l’espoir était loin, et la dépression immense. Alors ; que pouvait-il faire ? Sa vie n’avait guère de sens, et il avait beau penser, il ne voyait pas comment il pouvait reprendre son costume de maître d’arme.

    Son dernier espoir de faire disparaitre cette douleur intenable lui avait été ôtée sur cette rive de l’Arno. Cette existence était un fardeau, pourtant le destin semblait se jouer de lui, et ne voulait pas qu’il quitte ce monde tout de suite. Cependant sa sinistre ambition n’avait pas quitté sa conscience, et la haine de lui-même ne s’était pas encore effacée. Le mal de vivre encore présent, et sous le charme de cet endroit merveilleux, il ne remarqua l’arrivée des deux Dames.

    Il fallut la prise de parole de l’une d’elles pour le sortir de sa torpeur, sa tête se tourna pour faire face à la personne, une réprimande si bien dit ne le fit guère réagir. Professeur ? Toute la nuit ? Flagello voulait se lever pour répliquer avec un ton assez sec, mais il n’eut guère le temps que pour esquisser son souhait qu’il reprit place sur le fauteuil sur conseil de la jeune femme à l’allure irréelle et fantastique. Un mouvement de tête confirma qu’en effet il venait à peine de réveiller.
    -« Oui ! » Répondit-il tout bas en levant ses yeux vers son interlocutrice pour compléter son geste de la tête.
    Silencieux, toujours sous le coup de ce qui était en train de lui arriver, mais aussi à cause de l’aura hypnotique d’Althéa qui venait de lui révéler son identité. Althéa Brumel. C’était donc elle qu’il attendait ici sur demande des simples gardes.
    Flagello salua d’un geste de la tête Lucile, la suivante. Avec calme le berserker déchu écouta, il buvait tous les mots, et compris que ce fût elle qu’il avait vu lorsqu’il était presque inconscient, que c’était aussi son carrosse. Ses yeux suivirent un instant le départ de la courtisane qui sur demande de sa Maîtresse partit chercher un rafraichissement.
    Le jeune garçon esquissa un sourire crispé lorsque la demoiselle lui signala qu’il pouvait rester ici le temps qu’il voudrait pour récupérer de ses blessures. Il faisait par conséquent face à la personne qui lui avait sauvé la vie contre son gré.
    Le convalescent devait assimilier tout ça, puis, elle avait conscience qu’il était un évéillé au cosmos ; et affirma l’être également. Néamoins, cela n’avait pas d’importance aux yeux du guerrier. Oh non, son moral était plus bas que terre, une étincelle dans les ténèbres apparu en voyant le visage ferme et dur de son interlocutrice lorsqu’elle déclara qu’elle ne laisserait lui faire de mal en ces lieux le temps de sa récupération. En écoutant tout ceci, Flagello se sentait gêné et baissa instinctivement la tête ne sachant pas comment réagir, en effet, une fois encore, jamais on ne l’avait reçu si chaleureusement.
    Quand la Dame termina, et que le feu de la cheminé était plus fort suite à l’intervention de Lucile.

    -« Vous n’auriez pas dus ! » Souffla-t-il la voix légèrement fébrile en appuyant sa tête basse sur ses mains.
    -« Je ne suis pas digne d’un tel traitement ! Regardez ! » Toujours dans ce même ton, un mélange de tristesse et de colère, il montra la marque qui faisait de lui un banni
    Lentement, il reposa ses mains sur les accoudoirs du fauteuil, et redressa son visage. Montrer cette marque était comme laisser son cœur sans défense devant Althéa, que pouvait-il faire ? Au moins il était honnête, même s’il ne le souhaitait qu’il aurait préféré laisser les brigands lui ôter la lumière, il se devait ne serait-ce que par politesse de répondre.

    -« Je me nomme Flagello ! Comme vous venez de le voir, je ne suis qu’un incapable, un être qui vient de faire rejeter de l’armée des Bersekers dont il faisait parti, subissant la pire des humiliations. Je ne suis plus qu’une âme errante. »
    Le jeune garçon leva une main tremblante pour recouvrir ce tatouage de la honte, et il poursuivit son récit.
    -« Lorsque vous m’avez croisé sur les rives de l’Arno j’attendais la mort, je voulais de toute mes forces que mon cœur cesse de battre et que d’ici quelques jours on oublie mon existence. »
    La fin de la phrase était dite d’un ton plus fort, comme s’il délirait totalement. Il avait même l’envie de pleurer, mais les larmes ne venaient pas.
    Le garçon était perdu, son regard dans le vague absolu, ne sachant que faire maintenant, en observant la Dame, il n’avait même pas la force de lui en vouloir.

    -« Combien de temps faudra-t-il pour que je récupère ? » Demanda-t-il en s’affaissant encore un peu plus sur son siège. Sans s’en rendre compte, son inconscience fût touché par l’enchantement de la silhouette de la jeune femme, comme si sa présence calmait et l’aider à soigner ses blessures, mais plus encore à soigner sa peine.
    Même s’il se sentait toujours mal, il ne pouvait expliquer cette sensation douce qui touchait son esprit, cependant, les lamentations n’étaient pas finies, et il lui faudrait du temps pour se remettre.
    -« Je… Merci pour tout ! Même si mon envie de vivre est faible, je ne peux vous manquer de respect, les soins sont efficaces, et je ne souhaite guère vous déranger trop longtemps. » Son orgueil parlait encore un peu...
    Hélas, se lever était encore dur, et sa vie désormais était de trainer dans le vide… Cependant il devait attendre encore de retrouver quelques forces. Et ce, même s’il n’avait nul endroit où aller, et qu’il ne savait pas ce qu’il allait devenir.
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MessageSujet: Re: - La première marche vers le Pardon ! [ PV Althéa]   Ven 18 Juil 2014 - 19:30

Ce que son regard semblait perdu. Tout en son attitude trahissait un effondrement intérieur. La cruauté de ce monde ou plutôt de ses maîtres ou collègues s'était abattue sur lui de la pire des façons. L'odeur émanant de lui était celle de la chair brûlée malgré les soins du professeur, Althéa ne pouvait ignorer cela. Ses sens étaient ce qu'il y avait de plus fins, de plus puissants parmi ses semblables. Être une Vampire Couronnée était aussi cela mais son invité ne semblait même pas encore réaliser la nature profonde de la Spectre. Un rêve, une vision de rêve, magnétique et envoûtante, tout en elle était attirant et empreint de Mystère.

Une bûche éclata soudain dans l'âtre, projetant une multitude d'escarbilles. Fugaces lumières qui se muèrent en poussières sombres après avoir tant brillé. Les admirer dans leurs éclats éphémères était un autre de ses privilèges. Contempler le spectacle de l'énergie rayonnante dégagée par la combustion ou l'excitation d'un corps sous l'effet de la chaleur. Pas mal de choses lui étaient connues. Des savoirs scientifiques que les hommes découvraient seulement...

Tant de savoir perdu par les faux prophètes, les faux prêtres et fidèles déformant de par trop les paroles sacrées des dieux pour assouvir leurs pires pulsions.

Plus que tous, elle savait aussi ce qu'il en était. Ses hommes, ses gardes, ses servants, tous avaient à un moment de leurs vies affronter la cruauté du destin et des humains vaniteux et imbus de leur pouvoir, usant et abusant des avantages d'une position de forces pour infliger le pire à leurs semblables.

Sans rien en montrer, elle retint un soupir mélange de tristesse et de lassitude. L'histoire semblait n'être qu'une suite de recommencements. Soudain la voix du blessé la tira de sa rêverie.

- Hum, j'aurais du te laisse mourir. Sa voix se faisait doucereuse, dangereusement doucereuse. Flagello, sans le savoir jouait avec le feu et sa vie, le sang coulant en ses veines. Je ne te juge pas, n'en fais pas de même avec moi. Cette marque ? Et alors, je l'ai longuement contemplée...

Et avançant de façon si lente qu'elle en était autant un mirage qu'un ravissement, elle se mit à effleurer la peaux malmenée par le fer ardent avant d'en redessiner l'ensemble des marques et autres arabesques. L'oeuvre d'une monstruosité sans nom. Tout Vampire qu'elle fut, jamais, elle n'aurait eu ce genre de comportement.

C'est le bétail que l'on marque, les animaux que l'on mène à l'abattoir sans le moindre remord sans la moindre pitié.

Pensée si surprenante alors que la douceur de sa peau apaisait la douleur de son protégé.

Le désarroi du garçon la frappa de nouveau avant qu'il ne dise enfin son nom...

- Flagello, je vois. Enchantée d'enfin t'entendre me confier ton nom sans devoir le lire dans ton âme ou ton sang. Je t'ai accordé l'honneur de le verser pour te sauver. Mon sang est précieux. Les hommes sont prêts à tout pour s'en emparer. Leur convoitise est écœurante...

Je peux la sentir parfois de si loin...


La voix était douce si douce avant que le jeune homme ne reprenne.

- Berserker, un membre de l'armée du dieu de la Guerre. Ce que j'ai senti sur toi était donc le relent des combats et de la peur, la terreur à l'état brute que vous projetez autour de vous en plus de massacrer tout sans quartier. Je vois...

Le regard de la Belle brilla un instant d'un éclat unique et aussi attirant que la flamme nue dans les Ténèbres les plus profondes. La flamme de pureté la plus intense, la plus attirante, celle dont on ne pouvait détacher son regard après l'avoir captée.

- Berserker tu es... Et moi que suis-je selon toi ? Quel dieu me couvre de son aile et use de ma vie et de mes pouvoirs selon ses désirs, selon ses ambitions...

Presque une caresse, un chant, de sa voix la plus merveilleuse, Althéa avait décidé de le tester tandis qu'au dehors des appels se faisaient entendre, la relève ne tarderait plus.

- Berseker... Tu dois savoir te battre alors ?

Elle n'avait pas relevé ses mots et les termes de sa condamnation.

- Vis, vis et trouve un défi à ta taille. Un sens à ta vie et à ton combat. Sans cela, jamais, tu ne pourras comprendre la teneur de ce que tu possèdes, de ce que tu chéris sans même le savoir. En toi, j'ai senti un désir de vivre, un désir de vivre qui m'a fait lever la main contre le sort qui allait t'emporter. tu te connais si mal, tellement mal.

Un sourire enchanteur avant qu'elle ne se redresse, dans un bruissement de soie ondulante, coulant sur son corps aux courbes parfaites dans un délicat nuage de parfum. Une fée, elle devait lui paraître comme une fée voire un ange, elle qui était au final une Etoile.

- Vis, Flagello, vis et guéris. Prouve-moi qui tu as l'étoffe que j'ai lue en toi, que seules te manquent certaines choses que je pourrais t'offrir si tu acceptes d'assurer ma protection...

La demande était venue sans heurt, naturellement comme elle l'avait déjà fait. Harcher, Angus, Gauthier, Duncan et tant d'autres... A eux tous, elle confiait sa Non-Vie, que les Moires aient cette fois mis un berserker sur son chemin ne changerait rien. Elle lui offrait une seconde vie, un présent d'une valeur inestimable et dont Flagello prendrait toute la valeur à mesure que les jours s'écouleraient.

- Pour les soins, il te faudra aussi remercier le professeur Jonathan Harcher, c'est ensemble que nous t'avons sauvé et soigné...

Un autre sourire et elle reprit.

- Tu n'es pas obligé de répondre tout de suite. Accorde-toi le temps de la réflexion jusqu'à la fin de la nuit qui tombera lorsque Hélios rejoindre l'occident. Dans l'attente, essaie de deviner ce que je suis.
Une invitation plus qu'explicite et l'entrée dans une demeure comme le jeune homme n'en avait jamais vue de toute sa vie...

Tout ne fait que commencer.
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MessageSujet: Re: - La première marche vers le Pardon ! [ PV Althéa]   Ven 18 Juil 2014 - 22:39


    Elle avait déjà vue la marque ? Cette pensée gêna le jeune homme qui se disait qu’elle avait surement participé à ses soins. Ses yeux moroses suivaient le mouvement du doigt de la Dame qui parcourait son tatouage maudit, et de ses marques de douleurs qui mettraient du temps à quitter sa chair et son âme.
    Il écoutait les paroles de la Belle, pire certainement, il les buvait… Elle confirma à demi-mot être à l’origine de sa guérison, et du sauvetage de sa misérable existence.
    Cependant, la voix de la jeune femme était comme un chant envoutant qui paralysa ses sentiments de colère, ou autre tristesse, il y avait un goût de bien-être, une sensation délicate qui faisait office d’un écrin paradisiaque sur lequel reposait son cœur et sa douleur.

    Il aurait pu craindre le fait qu’elle en savait déjà beaucoup sur lui, mais non, il y voyait un signe bon d’une personne qui enfin se souciait de lui, qui se souciait de son nom. Son regard était incapable de se détacher de celui de son interlocutrice qui lui posa une question dont il était incapable de répondre, le moral était perdu, et son sens de la réflexion touchée. Comment pouvait-il le deviner ? Et puis cela n’avait pas d’importance à ses yeux. Qui était-il au juste ? Un banni, son anima ne lui répondait même plus, tellement elle haïssait son propriétaire. Au loin, il entendait des cris ; des appels, cela faisait remonter quelques souvenirs qu’il cherchait à retrouver parfois. Là encore son humeur ne le fit pas bouger, toujours sous l’enchantement. Toujours immobile, semblable à une statue de cire qui viendrait de poser son regard sur la Gorgone.

    Il put à peine acquiescer de façon timide qui exprimait son malaise et son manque de confiance lorsqu’Althéa assimilé son ancien statut à celui d’une personne sachant se battre. Bien sûr il savait manier les armes, même dans cet état il en était capable.
    Un défi à sa taille ? Un sens à sa vie ? Ces pensées étaient pour lui un trouble douloureux dont il était encore impossible d’éclairer afin de trouver des réponses sensées.
    Irréelle, la vision d’un ange salvateur lui paraissait lorsqu’elle se leva, portant avec elle cette grâce ésotérique et légère. Cette femme sortait sans doute d’un songe pensa-t-il en laissant glissant dans son cerveau les mots de la fée, sa proposition, et le sois disant potentiel dans lequel il ne croyait pas mais dont cette croyance fût brisé par les paroles de son interlocutrice.
    Pouvait-elle réellement l’aider ? Après tout que pouvait-il bien faire ? Il était à l’abandon, cette rencontre pour lui était une aubaine, et cette offre certainement un début pour se reconstruire.

    -« Votre protection ? Pensez-vous vraiment que…» Il s’arrêta net et inclina légèrement sa tête, le fait de prononcer le mot « capable » lui était insupportable pour le moment. Pourtant cette offre lui faisait briller une étincelle dans son cœur, car il prenait cela pour une marque de confiance, qu’’enfin pour quelqu’un il n’était pas qu’un bon à rien, un banni.
    Des battements de cœur plus fort, comment un être comme lui dans cette situation pouvait refuser ? En plus la personne à qui il devait la vie. Ses mots d’encouragement étaient différents des mots qui étaient identiques à des coups de poignards qu’on lui donnait au Domaine du Seigneur de la Guerre.

    -« En cet instant, je ne suis qu’un homme à la rue, sans attache… Perdu, qui souhaitait que la mort l’emporte à jamais. Votre affinité n’a pas d’importance pour un être dont le sort est aussi triste que le miens, dont la confiance n’est plus qu’une chimère, et le mal de vivre une rose qui enveloppe son âme. » Flagello marqua une pause pour reprendre son souffle encore un peu tremblant. En effet la proposition de son interlocutrice était inespéré pour lui qui se retrouvait dépourvu de tout.
    -« Vous êtes Althéa Brumel… Une dame qui vient de me sauver la vie ! » Clama-t-il.
    -« Je n’ai guère besoin de temps de réflexion, vous m’offrez dans ma chute une branche que je vais saisir car c’est là que je vois une bribe d’espérance. Je suis disposé à écouter en quoi consiste exactement cette offre. »
    Bien que la douleur fût encore présente, durant cet instant il avait oublié son mal, et se sentait même capable de se lever s’il le fallait.
    Il était tombé, et était à tout reprendre depuis le début pour retrouver sa confiance, et retrouver le moral perdu afin de se reconstruire.
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MessageSujet: Re: - La première marche vers le Pardon ! [ PV Althéa]   Dim 20 Juil 2014 - 17:55

Une nouvelle bûche éclata en un mélange de brillance et de chaleur. Une nouvelle série que Lucile s'empressa d'éteindre avant qu'elle n'endommage le tapis ou simplement le sol de la pièce. Quelques gestes si prompts que seuls un être éveillé au cosmos pouvait les voir. Même une simple suivante pouvait s'avérer pleine de surprises, encore fallait-il que Flagello ne soit pas obnubilé par l'éclat d'Althéa. Si envoûtante qu'il en oubliait tous ceux qui l'entourait. Le temps de la guérison aurait été si long sans l'aide qu'elle lui offrait voire inexistant.

Un être comme toi ne mérite pas de mourir et encore moins de cette façon si misérable... En toi, j'ai reconnu la valeur, celle que tes propres yeux ne peuvent voir...

Ce doute en lui, ce qu'elle pouvait le ressentir alors que son regard plongeait encore davantage en celui de son interlocuteur. Tout en douceur sans la moindre agressivité, elle lisait en son regard le trouble et la douleur toute récente qu'il venait de vivre. Un instant de pure magie entre eux avant qu'elle ne surprenne enfin l'étincelle qu'elle souhaitait tant lire. Ses yeux s'en étaient même illuminés un instant, prenant l'éclat d'un rubis frappé par la lumière. Un bref instant avant que ses iris ne reprennent une teinte un peu plus normale. Des yeux comme les siens étaient si rares qu'il valait mieux qu'elle use d'illusion pour en dissimulait la magnificence. Le regard des Vampires, leur teint, l'aura magnétique qu'ils dégageaient, tout cela, Althéa Brumel le possédait poussé à l'extrême. De toutes les lignées, elle était la plus ancienne et la plus puissante. Celle bénie par la confiance des sombres monarques même si son surplis ne la couvrait qu'en cas de guerre ou lorsqu'elle était convoquée. Pour en revenir, cette lueur fugitive, elle l'avait ressentie et en avait retiré une véritable joie. Flagello voulait vivre et regagner ce qu'il avait cru ne jamais avoir. Il se battrait. C'était quasi palpable tout comme l'ensemble des présences parcourant sa demeure.

En ces lieux, tout était disposé de façon à ce que rien n'entrave les flux et reflux d'énergie, de vie. Althéa régnait en cette demeure qui était la sienne dès qu'elle l'avait prise par l'intermédiaire du professeur Harcher. Ce n'était maintenant plus qu'une question de temps avant qu'elle ne prenne l'ampleur de la Maison Brumel ou mieux encore celle de sa demeure ancestrale. Trop précieuse pour être approchée par d'autres personnes que sa garde rapprochée et ses intimes, la spectre gardait cette ultime refuge pour recueillir ses semblables ainsi que les membres de sa lignée mais cela ne se révélerait que bien plus tard. Ce lieu était trop sacré pour apparaître au grand jour...

Et alors qu'elle s'était relevée, elle entendit la réponse tant attendue..

Le temps me montrera si mon intuition et mon instinct ont vu juste. Tu es digne d'entrer dans la garde même si ton âme est encore trop déchirée par le traumatisme qu'elle a subi.

Et adoucissant encore davantage cette pensée, elle reprit...

J'ai senti en toi ce que toi-même ignore. Mes sens sont parmi les plus développés en bien des sens...

Un rire léger, doux comme le roucoulement d'une colombe avant qu'elle ne poursuive, prenant ses mains entre les siennes, son regard fixé à celui de Flagello.

- J'ai confiance en toi. Je te confie ma vie et ma protection tout en t'offrant la possibilité de découvrir par toi-même ce que j'ai lu en toi. De le découvrir et le conquérir. Deviens un battant, pour toi, pour le présent que je te fais...

Puis, s'installant à la table alors que Lucile lui servait une coupe de ce qui semblait être du vin...

- Je te propose de veiller sur moi, de faire partie de ma garde. L'un de mes gardes souffre d'un mal l'empêchant d'accomplir son rôle, ce qui laisse une place vacante. Je ne puis t'offrir son poste vu qu'il fait partie des plus endurcis et que tous commencent au même niveau mais je puis te garantir que tous sont à la même enseigne et que nos règles sont strictes. Tout acte de cruauté ou de violence gratuite est interdite tout comme tout affrontement hors des entraînements et des épreuves qu'organise Angus, mon maître d'armes et le chef de l'ensemble de la garnison. Ce sera lui qui t'expliquera le fonctionnement de la garde ainsi que les taches qui seront les tiennes.

A peine la rose du crépuscule eut-elle achevé ses paroles qu'on frappa à la porte et qu'un homme en armes entra avant de s'incliner devant la dame Brumel.

- Ma dame, nous sommes tous prêts. J'ai déjà averti les autres gardes de l'absence de Gauthier et que nous avons besoin d'un nouveau garde pour assurer votre protection rapprochée. Je peux vous dire que l'enthousiasme général à l'idée d'accéder à ce rang est un vrai plaisir pour les yeux. Le spectacle dans l'arène sera de toute beauté mais je pense aussi qu'ils s'attendent à vous voir...

Grand tout en muscles, une chevelure rousse épaisse coupée de frais tout comme sa barbe, l'homme était impressionnant avec son visage carré et sa pommette marquée d'un souvenir de cicatrice. Portant ce qui était vraisemblablement une tenue d'entraînement, son regard se posa sur Flagello.

- Qui est ce gamin ? Un novice que vous comptez nous confier ou un valet juste bon à frotter le parquet ?

Le regard du colosse se fit encore plus insistant, le défiant du regard. Le test venait de commencer. C'était au berseker de répondre et de montrer au chef de la garde ce qu'il en avait, qu'il pourrait rejoindre les autres gardes et se maîtriser...

- Montre-moi, ce que tu as dans le ventre, gamin. Que je sache à qui j'ai affaire avant de te confier même la plus insignifiante des taches. Notre dame, nous sommes tous prêts à nous battre ou à mourir pour elle et le premier qui ose la blesser ou lui faire violence...

Je l'écorche vif avant de le transformer en Haggis...

Ni faveur, ni courtisan, dans ma garde, nous sommes tous sur le même pied. Montre-nous, à moi et aux autres, que tu es digne de notre confiance.


Le ton était donné, c'était maintenant à Flagello de montrer qu'il était de taille à prendre ce nouveau rôle.
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MessageSujet: Re: - La première marche vers le Pardon ! [ PV Althéa]   Lun 21 Juil 2014 - 12:55

    Il était prêt à se lever lorsqu’il déclara être à l’écoute de l’offre. Tout lui paraissait si étrange, si mystérieux. Un endroit féerique dont jamais il n’aurait osé rêver. C’était si léger, si apaisant que par moment il se sentait flotter dans les airs.
    Flagello souffrait encore des blessures, mais tout lui semblait sous anesthésie, sa nouvelle tentative pour se lever échoua encore, et c’est assis, qu’il décida d’écouter les réponses d’Althéa, et surtout de connaitre la teneur de l’offre qu’elle avait à lui faire.

    Le rire qui éclata de la bouche de la Dame était comme un son qui venait envouter ses tympans, et lui donner la sensation d’avoir dit des mots qui étaient recherchés par son interlocutrice. Chaque regard, chaque échange étaient comme un éclair qui voulait voir la lumière renaître dans son esprit fragile.
    -« J’ai confiance en toi… » Ces simples mots suffisait déjà à le convaincre, à le gagner. Des mots qu’il n’avait que trop rarement entendu. Ils furent dits d’un ton hypnotique qui ne fit qu’accroitre cette charmante sensation de confort.
    Le regard de la Dame était planté dans le siens, mais ce n’était pas des flèches douloureuses qu’ils envoyaient, c’était des étoiles agréables qui s’agrippaient à son cœur. L’ancien Berserker suivait de son regard triste maquillé d’une étincelle de bonheur la maîtresse des lieux s’installer à la table pour boire un verre de vin que venait de lui servir sa suivante la plus fidèle.
    Il se contenta d’écouter, la chance qu’elle lui offrait en lui donnant un rôle dans sa garde. En devenant un de ses protecteurs ici.
    Une place s’était selon ses dires libéraient pour ce soir, mais il s’agissait d’un garde confirmé, et lui en toute logique devait débuter au plus bas.

    Peu d’hésitation hantait son esprit dont le moral était au plus bas, tourmenté par un mal de vivre, et une incapacité à savoir comment survivre seul. Il ne savait pas non plus ce qu’il devait faire, alors la décision était plus que clair. Ce travail, sans responsabilité pouvant mettre à mal son âme était comme une aubaine. Une chance inespérée dans son état de ruine, un rayon de soleil dans cette épaisse mer de nuages sombres.
    Un timide sourire sur son visage alors que cette fois-ci il se leva tout en tenant en équilibre en s’appuyant sur le fauteuil.

    Les règles étaient claires, il ne lui restait pas rencontrer Angus afin de connaître son rôle avec plus de précision, et il était prêt à les assimiler. Disposé à répondre, et à dévoiler une réponse positive qui serait pour lui une libération, un homme à la carrure impressionnante entra, salua la Dame et le défia. Flagello devina qu’il s’agissait de la personne dont venait de lui parler Althéa.

    Un échange rapide se produisit entre cet imposant guerrier et la Dame, puis vint le défi qu’il lui lança, de montrer de quoi il était capable. Il devait donc passer par là, montrer ses aptitudes pour obtenir cette place dans ce domaine.
    Le regard de défi d’Angus ne reçut en échange qu’un regard toujours aussi abattu. Cependant, il avait l’âme d’un berseker, et se battre était comme son quotidien, et un loisir qu’il adorait. Malheureusement son état ne l’aidait pas. Son regard se posa sur Althéa, ensuite sur Angus vers qui il fit quelques pas en prenant appuie sur ce qu’il trouvait à porter de main.

    -« Je me nomme Flagello ! » Répliqua-t-il simplement, dans un geste qui était également comme une réponse à la proposition de la Maîtresse des lieux. Il accepta.
    Il retroussa ses manches, serra les poings en se disant qu’avec une condition aussi limité, il ne pourrait pas faire grand-chose. Néanmoins il n’avait pas le choix.
    -« Ne serait-il pas préférable de se rendre dans une arène ? » Déclara le jeune homme d’un air las et fatigué.
    -« Il ne serait pas bon de faire des dégâts mêmes minimes dans cette pièce. Qu’en pensez-vous ? »
    Sa suggestion fut acceptée, et en peu de temps, ils se trouvaient dans une arène ovale, bien plus arrangé que celle qu’il avait l’habitude de fouler à la fosse des calamités. D’autres gardes sans doute s’étaient placés autour. En levant son regard, il remarqua une loge au dessus des autres places, et très vite il vit Althéa s’y installer. Une fois encore, il y avait ce sentiment de « déjà vu ». Calamity aussi se plaçait dans sa loge impériale qui trônait au dessus des autres.
    Cependant il y avait une atmosphère différente qui l’apaisait… Lentement il s’approcha d’une grille, et attrapa une épée légère. Au vu de son état il s’agissait certainement de l’un des meilleurs choix.

    Le colosse en face de lui semblait avoir hâte de commencer. Flagello essaya de connaître un peu les conditions qu’il possédait actuellement. Il montra seulement avec Son poignet une agilité pour manier l’épée étonnante. Sans le savoir, l’Italien commençait à se sentir mieux, ce milieu des armes, c’était sa vie.
    Bref, il jeta un rapide coup d’œil sur son « adversaire », et suite à une prise d’appuie qui le fit grimacer il attaqua.
    Chaque geste était pour lui une épreuve face à la douleur, il voulut attaquer au niveau des jambes d’Angus, au vu de sa taille, il aurait bien du mal à se défendre. Hélas, ce dernier parvint à l’aide d’un fléau à contrer, le fléau s’enroula contre l’épée que ne voulait pas lâcher le jeune garçon qui se retrouva balancer en direction du bord de l’arène. Usant de ses connaissances au combat, et malgré le manque de confiance, il put reprendre appui sur le mur avec ses pieds, le contact le fit souffrir, même pousser un cri de douleur, mais à cet instant il ne pensait plus à tout ça, à sa récupération, non, il voulait gagner sa place, ainsi que saisir l’opportunité qu’on lui donnait de « survivre ».

    A une vitesse qui semblait impossible au vu de son état il changea au dernier moment la prise de son épée pour simplement heurter avec le pommeau de l’épée l’épaule d’Angus, avant d’essayer de rattraper maladroitement sur le sol, essoufflé, et la sueur coulant sur son front, et ses mains. L’intensité de son action fut bien trop grande pour que son corps puisse la supporter actuellement, alors il planta l’épée sur sol pour s’empêcher de tomber, grimaçant, il attendait la réplique du colosse.

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MessageSujet: Re: - La première marche vers le Pardon ! [ PV Althéa]   Mar 22 Juil 2014 - 20:27

Althéa avait souri à l'apparition d'Angus. Roux comme elle, le colosse venait des mêmes terres qu'elle mais en des temps infiniment plus récents. En effet, si le corps de la somptueuse rose des Enfers n'avait pas plus de 25 hivers, son âme, elle, remontait à la nuit des temps. Millénaire, elle était si ancienne que nul autre Vampire ne pouvait rêver l'existence d'un tel sang. Un calice, non, bien plus que cela, un saint Graal Vampirique pour tout enfant de la Nuit. Le sang de la Rose crépusculaire était le plus précieux trésor contenu en cette demeure. La fleur de feu et d'albâtre serait la plus rare et la plus recherchée...

La défendre des assauts du commun des mortels mais aussi des autres infants de la Nuit lors de ses longues journées de sommeil était la charge des gardes. Nul parmi eux n'aurait à s'élever contre des saints en armure.

Pas sans la maîtrise du cosmos...

Althéa n'était pas une bouchère ni une esclavagiste dédaigneuse de la vie et de la dignité des autres. Non, la chasseresse au teint d'albâtre nacré n'avait rien de commun avec celle qui avait tant détruit le jeune berserker qu'elle avait secouru sous un pont de l'Arno, l'âme et le cœur déchirés à un point tel que même les plus minables des humains, chiens galeux parmi les chiens galeux, en seraient venus à bout sans la moindre difficulté.

Le traumatisme était si criant qu'une enchanteresse aussi sensible que la rousse Etoile en était presque abasourdie. Le tirer des affres de son tourment serait la première étape, la première marche sur le chemin de sa convalescence. Lui offrir ce qui avait le plus d'allant pour lui, le plus grisant pour un combattant placé sous l’Égide d'Arès était le mieux à faire pour l'aiguiller vers le salut qu'elle lui offrait. Un présent qui en plus de réveiller l'instinct de survie du guerrier toucherait sa fierté de combattant. Depuis son siège, la splendide vampire fit un geste imperceptible en réponse au salut de son maître d'armes. Angus n'en avait pas l'air mais ses manières étaient plus que civilisées. Sensation et parfum délicat sans que Flagello ne rende compte de ce que la jeune femme ordonnait à son subalterne.

Sur sa demande expresse, le chef de la garde testerait le jeune sans le mettre en danger mais cela le banni ne devait pas le savoir. Le mettre au pied du mur était essentiel sans qu'il ne sache que la dame des lieux veillerait sur lui depuis sa loge.

Et pas seulement moi...

Un autre sourire alors qu'elle dégustait une nouvelle coupe de nectar écarlate prestement servie par une Lucile enchantée du spectacle qui commencerait sous peu. Auprès de sa maîtresse vêtue d'une longue robe ambre et or mettant en valeur sa sublime chevelure rousse, Lucile portait fièrement sa robe d'écarlate aux jeux d'ombres subtilement soulignés de fils d'or. Blonde et gracieuse, la suivante faisait bonne figure aux côtés de celle qu'elle avait juré de ne plus jamais quitter. Quoi que lui demandât Althéa, Lucile s'exécuterait sans la moindre hésitation. Même l'idée de lui servir de rempart ne la ferait point reculer. Dévouée corps et âme, elle était l'une des plus proches protectrices de la dame Brumel même si en cet instant sa tache consistait plutôt à libérer avant de la brosser et nouer de nouveau la longue et soyeuse chevelure d'Althéa.

"Corvée" que même une brute comme Angus ne dédaignerait pas, tout au contraire...

Enfin, le temps que la suivante en ait fini avec la coiffure de la jeune dame ainsi que le châle tout en transparence qu'elle jeta par-dessus la robe sous laquelle Althéa était toujours aussi nue qu'à sa naissance, la voix de Flagello se fit enfin entendre. Quelques mots qui firent solide impression à la belle ainsi qu'à son entourage. Le regard qu'il lui lança affirma même sa détermination nouvelle. Sans un mot de trop ni le plus petit ordre, Althéa lui avait en douceur mené sur le chemin qui lui permettrait de survivre voire de reprendre tout la puissance qui devait être la sienne.

Me protéger t'ouvrira la porte vers une renaissance que tu n'osais même pas imaginer possible...

Flagello se doutait-il de ce que cela pourrait impliquer si jamais les autres bersekers partaient à sa recherche ? Mettre en danger la spectre de la Vampire de par sa seule présence en sa demeure ne lui avait heureusement pas encore traverser l'esprit. Une éventualité que la fée infernale avait envisagée mais sans crainte aucune. Elle agirait comme il le faudrait. C'était tout et puis qui disait que les guerriers d'Arès tenaient au retour de Flagello ? Il serait infiniment mieux avec elle...

Le voir remonter ses manches et demander à se rendre en une arène mit un terme au premier acte et sans attendre un geste de sa dame, Angus reprit la parole.

Bien, Flagello, tes paroles me plaisent petit. Tout acte de violence est interdit en cette pièce qui est dédiée au bien-être de dame Althéa et de ses invités. Prend ton courage et suis moi, petit. Que les autres puissent te voir à l'oeuvre.

Le ton rude sans ambages. Aller droit au front, sans perdre son sang froid ni parader inutilement était aussi un des traits de caractères du maître d'armes. Et sans attendre davantage, le petit groupe se mit en marche. Angus ouvrant la marche, Flagello sur ses talons suivi de Lucile enfin d'Althéa. Quelques instants où les couloirs succédaient au couloirs avant de déboucher sur un vaste escalier dont les grades menaient loin sous le niveau de la terre et l'arène apparut. Vaste ovale au sol couvert de sable et de bien d'autres choses, elle contenait aussi de cages renfermant des armes de toutes sortes ainsi que quelques protections accrochées aux murs.

- Ma dame... Puisse le spectacle être de votre goût.

Sur ses paroles, Angus s'inclina devant Althéa avant d'inviter Flagello à le suivre.

- Il est temps, petit. Montre-moi si tu es digne de faire partie de ma garde.

D'un geste, la Vampire lui répondit avant de monter prendre place en sa loge, Gauthier, le garde écarté suite à son "empêchement passager" l'y attendait déjà. Son regard bleu n'avait pas quitter le nouvel arrivant depuis son apparition. Celui qui assurerait le poste de son remplaçant en quelque sorte. Un futur novice qu'Angus éprouverait sous peu.

- C'est une joie infinie de vous retrouver, ma dame. C'est donc cela qui va assurer la garde ?
- Oui mais tu devrais lui laisser une chance de faire ses preuves...
- Ma dame, je...
- Ce n'est rien mais toi aussi, tu étais plus que blessé...
- Oui, je le reconnais. Je regrette juste de n'avoir pas encore acquis l'endurance d'Angus.
- Regrettes-tu de m'avoir offert ton sang... ?


Sur ses mots, il se jeta littéralement à ses pieds prenant sa main avant d'y déposer un baiser.

- Ma dame, il n'est plus grand honneur pour moi d'être autant votre défenseur que votre calice. Seuls les plus forts d'entre les gardes en sont capables.

L'orgueil du français était d'une taille gigantesque tout comme sa galanterie. Et ce fut d'un baiser de sang que la belle lui répondit. Puiser dans son fluide lui était plus que naturel. Il le lui offrait spontanément sans qu'elle n'ait le moindre souhait à formuler.

- Demeure auprès de Lucile et moi et ne perd pas une miette de ce qu'il va se passer, Gauthier. Pas plus que mes charmantes petites compagnes, tu ne peux en cet instant te relâcher. J'ai veillé à ne pas trop de sang te prélever...

Le ton était toujours aussi doux même si elle n'avait nul besoin d'user de son charme envoûtant sur Gauthier pour le subjuguer. Elle lui avait offert une nouvelle vie en plus de préserver sa famille... Un lien s'était ensuite créer entre eux, un lien que rien ne briserait...


~~~~~~~~~


Quelques pas plus bas, sur le sol de l'arène...

- En garde, Flagello, dès que cette dague touchera le sol, le combat débutera. Montre-moi ta détermination.

Sur ces mots, Angus lança une dague ouvragée dont la lame brilla avant de tomber sur le sol, faisant se soulever un nuage de poussière.

Aussitôt, le blessé se rua vers l'une des cages d'où ils'empara d'une arme. Une épée dont le colosse put apprécier la maîtrise entre les mains de l'ancien berserker. Son regard était celui d'un expert prêt à laisser tomber un peu de leste pour obtenir ce dont il avait besoin.

Bien, viens, petit, montre-moi que tu en as dans le ventre même dans cet état lamentable...

Les premiers échanges finirent dans le vide, Angus esquivant chaque mouvement de son adversaire avant de s'emparer à son tour d'un fléau. Maître d'armes connaissant la totalité des armes et des cages disséminés en cette salle, il avait un avantage certain en plus de sa parfaite condition physique.

- Arrrrrrrrrrrrrrrrrrrrhhhhhhhhhhhhhhhhh...

Un simple cri quand son fléau s'enroula autour de l'épée avant d'envoyer valser son adversaire droit vers le mur qu'il percuta avant de revenir à l'assaut partiellement masqué par la poussière et le sable soulevé. Un coup sur son épaule. Un sourire sur le visage rude du roux que Flagello ne put voir.

- Bieeeeeeeeeeeeennn. Reprend ton souffle, Flagello. Tu as du cran pour oser te battre dans cet état de loque humaine . Et mieux encore, je vois en ton regard ton plaisir de manier cette épée. Maintenant...

Il s'avança vers le centre de la salle avant de faire un grand signe de la main à la dame des lieux qui acquiesça. Un seul geste avant qu'il ne s'empare de l'un des colliers pendant au-dessus de leurs têtes. Une parure si fine que Flagello ne l'avait sans doute même pas remarquée. Quelques perles y étaient suspendues.

- En temps normal, je ne m'en sers pas sans absolue nécessité tant elles sont inestimables mais cela devrait te donner la force d'aller au bout de ta démonstration. Une seule suffira...

Et sans attendre, il tendit l'une des perles écarlate à Flagello.

C'est éphémère mais t'offrira un regain de force. Libre à toi de me croire ou non.

Le temps de lui laisser faire son choix et le colosse se préparait déjà pour le nouvel assaut, faisant tournoyer l'immense masse du fléau tandis qu'en haut dans la loge un autre homme faisait son entrée. Les cheveux sombres, le corps recouvert d'une tenue tout aussi peu colorée ainsi que d'un tablier de cuir ouvragé, il adressa un regard noir à ce qu'il se passait dans l'arène avant de se présenter à son tour à la rousse Vampire.

- Que la nuit vous soit sanglante, ma tendre Althéa, Lucile, Gauthier, mais il était encore trop tôt pour confier le sort de ce blessé aux seuls soins d'Angus.
- Jonathan... Je savais que cela te déplairait...
- Uniquement si vous m'interdisez d'intervenir. En tant que médecin, il est de mon devoir de veiller sur mon patient.
- L'envie de te mesurer à Angus n'y est-elle pas aussi pour quelque chose ?
- Uniquement avec votre consentement, ma tendre enfant...

 
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MessageSujet: Re: - La première marche vers le Pardon ! [ PV Althéa]   Mer 23 Juil 2014 - 13:26


    Flagello était épuisé, il savait que son corps malgré tous les soins qu’on lui avait prodigué il ne pouvait pas résister plus longtemps. C’est donc appuyé sur le pommeau de l’épée, essoufflé qu’il regarda Angus s’approcher de lui. Celui-ci jeta un coup d’œil vers la loge de la maîtresse des lieux. Le banni en fit de même sans rien voir. D’ailleurs il ne le savait pas, mais cette fatigue et cette bataille pour gagner un poste de travail lui permettait d’oublier un peu. Malgré tout le malaise restait marqué au fer rouge dans son âme.
    Sa tête se releva doucement lorsque le colosse le complimenta sur son courage d’oser se battre dans son état. Un sourire timide se dessina sur son visage. Cela lui venait certainement de son âme de Berseker. L’amour du combat ! Bien que banni il ne pourrait jamais s’en détacher, c’était sans doute là, ce qui l’aidait à tenir. Idem pour son plaisir à manier l’arme, d’un geste de la tête il se contenta de confirmer les dires du maître d’arme d’Althéa.

    Angus attrapa un des nombreux colliers qui se trouvait au dessus d’eux, le jeune italien fronça les sourcils en observant le matériel qu’on lui présenta, mais à entendre son interlocuteur il devait s’agir d’un produit énergisant qui devait lui donner une puissance fictive éphémère. Flagello attrapa une perle, et l’observa, puis pensa un peu… Cela était un test, il le savait, il n’avait pas le droit à l’erreur, se faire jeter d’ici serait pour lui la fin, et le début d’une vie pénible sans but ni rêve. Rêve ? Cela faisait fort longtemps qu’il n’en avait plus. Et encore moins depuis la naissance de se tatouage sur sa peau pâle.

    Le vent que causait le fléau qui tournoyait autour de la tête d’Angus faisait bouger la perle et sa chevelure sombre. Le jeune garçon serra le poing avec la perle, baissa la tête en se disant que s’il s’agissait d’une épreuve pour devenir garde ici, et la lumière se trouvait après ce combat, son seul espoir, son infime chemin était suffisant pour que sa résistance déjà grande, devienne encore plus importante.

    -« Je ne peux accepter ! » Déclara-t-il en reposant la perle à sa place.
    -« Que se passerait-il si je me retrouve dans cette posture sans avoir l’une de ses perles ? » Implicitement, il voulait seulement dire qu’il était prêt à mourir pour obtenir le poste et que s’il n’y parvenait pas il préférait qu’on l’achève ici-même. Inconsciemment, c’était également son orgueil qui parlait ce même orgueil façonné par Calamity !

    Dans un geste délicat, le souffle court, et la sueur sur tout le visage, il leva l’épée ce qui le fit vaciller en arrière.
    Quelques uns de ses bandages s’effritaient, et quelques blessures commençaient à s’ouvrir recouvrant sa peau de rouge.
    Une légère brume commençait à se lever dans l’arène comme pour offrir à l’assemblée une sorte d’ambiance digne d’une épopée ancienne. Le visage fatigué, et maquillé par la couleur de la douleur. Il recula tellement qu’il heurta le mur, sa tête se posa sur une seconde épée, qu’il envoya en direction d’Angus, cependant la visibilité et les forces lui manquaient pour être réellement efficace, et ce n’est que faiblement que la lame vint heurter le genou droit du colosse adversaire.

    Flagello ne savait plus que penser, ni réellement que faire, pourtant il devait trouver un peu d’énergie, et ce fut celle de survivre en atteignant son but de réussir ce combat pour exister ici et ainsi pouvoir commencer à vivre à se relancer, pour se reconstruire petit à petit. Le fait d’aggraver ses lésions n’avaient pas la moindre importance à ses yeux.
    Même si cela pouvait être invraisemblable, le Florentin courut en direction d’Angus à une vitesse plus qu’incroyable au vu de son état. Et d’un sauta heurta son adversaire qu’il mena jusqu’à heurter l’autre coté de l’arène qui se mit à trembler, et même à se fissurer un peu… Au milieu de la brume, cela ne dura guère plus d’une minute, un long échange de coup se lança entre les deux qui s’acheva lorsque Flagello fût éjecter au milieu de l’arène, ne tenant plus sur ses jambes, il tomba à plat ventre. Gémissant, en sang, ce surrégime venait d’atteindre sa limite, le retour sur terre fût violent, et à peine put-il se redresser à l’aide de l’épée, tout son corps tremblait…
    Pourtant ce fût un regard hargneux qui se planta sur Angus qui s’approchait encore. Quant à lui, il était maintenant incapable de bouger, une flaque de sang se créa devant lui. Qu’allait-il devenir à présent ? Malgré tout dans sa tête vivait toujours cette déprime vivace, et ce mal-être, mais au-delà il y avait une sensation étrange qui lui disait de vivre encore et de saisir la nouvelle existence que lui avait offert la Dame. Une étincelle qu’il n’avait jamais connu auparavant.

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Althéa
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MessageSujet: Re: - La première marche vers le Pardon ! [ PV Althéa]   Dim 27 Juil 2014 - 13:27

Surprenant, on ne pouvait trouver meilleur qualificatif à ce combat si singulier se déroulant au cœur d'une arène plongée dans la délicatesse d'un manteau de brumes aussi séduisantes que mortelles pour qui n'y prenait garde. De ses magnifiques yeux se parant de plus en plus souvent de cet écarlate si envoûtant, Althéa observait la scène, Harcher à sa gauche, Lucile à sa droite et Gauthier en retrait surveillant du coin de l'oeil tout ce qui pouvait s'avérer dangereux pour celle qu'il avait juré de protéger de ses poings, du fil de sa lame voire de son corps. Rien ne serait trop pour elle. Sentir son souffle sur son poignet avait été un tel honneur avant qu'elle ne s'empare tout en délicatesse de sa nuque. Une telle communion s'était alors établie entre eux. La fascination envers la Vampire n'était pas une légende. Elle séduisait, envoûtait, subjuguait sans la moindre contrainte. Toutes ses "victimes", ses calices, étaient consentantes et heureuses de l'être. Nul bonheur ne surpassait celui que l'on ressentait sous les ailes de l'Etoile des Ténèbres. L'enchantement était si intense que le garde n'aurait pas hésité à s'ouvrir les veines pour lui donner encore davantage du précieux nectar brûlant.

- Non, Gauthier... Ta vie m'est précieuse mon ami...

La douceur d'une colombe et le parfum enivrant d'une fleur défendue. Une fleur ne poussant que dans la pire des terres, nourrie de sang et de toute la vermine de ce monde. Comment qualifier autrement les prisons enfermant tout le pire des péchés humains ? Nulle terre ne pouvait rivaliser en noirceur que celle de ses dieux mais au plus profond de ces lieux pouvaient se cachaient les plus belles de toutes les merveilles. Les spectres en faisaient partie. Les guerriers des seigneurs des Enfers étaient ses ressources face aux assauts des saints ou autres. La Vampire était une fleur, une rose irréelle parmi eux. Lointaine et inaccessible sinon à ceux qu'elle prenait pour chef ou jugeait digne de la voir sans fard sans artifice parée de sa seule aura de Belle Ténébreuse.

Reine en ces terres de la surface, elle n'avait rien d'une fade princesse incapable de prendre sa destinée et celle de ses protégés en mains. Tous en ces lieux ressentaient cette aura émanant d'elle. Elle capable de tous les faire vivre en cette demeure, cette poudrière plus que mortelle sans la moindre anicroche entre anciens ennemis mortels. Qui à les voir se douterait des effroyables tourments de leurs passés. Même les plus fiers d'entre eux acceptaient sa domination, sa supériorité.

" Si je suis une esclave du destin, des hommes ou des dieux, offrez-moi les liens les plus envoûtants, les plus merveilleux, ceux m'offrant cette force, cette dignité et cette fierté que l'asservissement m'a volées en plus de mon honneur. Si vous êtes l'Enfer alors que je n'ose imaginer ce qu'est la terre... "

Ces mots, ces mots étaient ceux de Lucile lorsque la spectre l'avait sauvée lors de sa précédente incarnation. Son histoire était si terrible dans sa banalité en ces temps où les guerres ravageaient les terres. Une âme perdue parmi tant d'autres. Une âme appelant de ses vœux l'ange capable de la sauver et avant elle de de sauver ses enfants. Nul ange, nul saint auréolé de la déesse n'avait daigné écouté sa prière sinon, elle l'étoile honnie car trop désirée au plus profond des âmes. L'immortalité des Vampires, le charme infini émanant d'eux, leurs caractères sensuels, hédonistes mêmes pour les plus secrets d'entre eux, tout cela attirait autant qu'il effrayait. Entre amour et désir, les Vampires étaient à part, infants de la nuit aussi mystérieux et inapprochables que la nuit tombant sans un bruit.

Lucile... Ma tendre, ma merveilleuse Lucile, suivante au nom auréolé de lumière...

La Vampire l'avait comblée de ses vœux. Mieux encore, elle lui avait rendue sa vie de mère avant d'en faire l'une de ses suivantes. Son ancienne existence venue à son terme, l'ancienne esclave avait vu son existence captée par la somptueuse Vampire couronnée. Les Ténèbres l'avaient enveloppée pour son plus grand bonheur.

Nulle douleur entre les bras des Vampires, nulle douleur pour ceux qu'ils ont choisis pour promis ou promises...

Le regard brillant de Gauthier posé sur elle, Althéa ne pouvait ignorer ce qu'il ressentait. Les gardes avaient cette fierté de combattant leur collant à la peau. Tester Flagello était dans l'ordre des choses et en tant que garde assurant en quelque sorte son ancien rôle, le florentin devrait faire aussi ses preuves devant le français.  

Restait le cas du professeur Harcher. Lui n'avait pas dit d'autre mot depuis son entrée mais elle sentait son envie, sa rage contenue sous son regard sombre et ses cheveux qui l'étaient tout autant, tout juste éclairée par une mèche blanche. Une note lui donnant encore plus de charisme à lui qui écrasait déjà littéralement la majeure partie des autres occupants. Seuls Angus et le père Matthias étaient capables de rivaliser avec lui à ce genre de jeux.

Un nouvel éclair déchira soudain le voile diaphane attirant au devant du balcon Gauthier. Ses longs cheveux noués en catogan, l'ancien chevalier regardait ce combat avec une telle passion. Capter ainsi son intérêt même si elle le sentait toujours aux aguets plaisait infiniment à Althéa. Sans le savoir, Flagello gagnait des points dans l'estime que commençait à lui portait celui à qui il devait sa chance d'entrer dans la garde de dame Althéa Brumel.

Un instant de flottement soudain...

La tension monta encore d'un cran alors que les paroles d'Angus résonnaient aux sens d'Althéa. La rousse étoile ne pouvait perdre le moindre de ses mots.

- Il refuse la perle... Susurra Lucile alors que Gauthier réagissait à son tour.
- Incroyable... C'était la réaction d'un guerrier digne de...
- Hum, tempère ton enthousiasme, Gauthier. Notre dame peut repousser la mort de la douceur de ses ailes mais lorsque la faucheuse a parlé, seuls les dieux peuvent intercéder.


Sur ces dernières paroles du professeur Harcher, les échanges reprirent de plus belle. Les coups du prétendent étaient d'une rare puissance. De quoi capter l'attention de tous alors que sa vie commençait à dangereusement décliner. Preuve de l'odeur de sang montant à eux.

De sa place, Althéa sentait son âme vibrer aux effluves de ce fluide porteur de chaleur et de vie. La flaque rouge prenait en vigueur lorsqu'elle prit la parole.

- N'attend plus, Jonathan. Si tu le souhaites, n'attend plus.
- J'ai ta bénédiction, ma tendre Althéa.
- Oui, tu l'as...


D'un geste rapide, il déposa un baiser sur sa main avant de se diriger vers l'extrémité de la loge...

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

Au cœur de la brume sur le sable et la terre écarlate de l'arène, Flagello venait de s'effondrer face contre terre devant le colosse écossais. Passant juste la main sur sa lèvre blessée par l'un des coups, Angus avança vers lui.

- Tout ou rien, Flagello. Tu dois penser à garder ta vie. Tu dois savoir que mort, tu ne pourras plus rien faire. Dame Althéa offre ces perles pour ceux qui sont prêts à tout tenter. Sinon, bravo pour ton courage et ton habilité. Stupide mais courageux...

Le ton du colosse était aussi dur que ferme. Rien de ce qu'il venait de vivre ne l'avait épuisé et alors qu'il avançait vers le banni couché de tout son long, une silhouette apparut devant lui...

- Harcher !!! Vieille branche ! Tu quittes ton nid de corbeaux ?
- Tu devrais savoir que j'ai pour point d'honneur de remettre en état tout patient que me confie dame Althéa. Surtout ceux pour qui notre merveilleuse rose a versé son sang...


Et sans même se retourner vers le banni, la voix d'Harcher le foudroya.

- Tu entends ? Notre Rose, notre tendre Althéa a versé son sang pour te sauver. Tache de te montrer à la hauteur du cadeau qu'elle te fait. Tu as l'étoffe d'un grand combattant mais niveau cerveau...

Un ton plus provocateur avant qu'il ne poursuive.

- Tu ne vaux pas mieux que ce highlander !!! Vis et regarde. Regarde ce qui est aussi une autre de nos fiertés. La cohésion, la cohésion de notre garde. Tous sommes unis autour de notre rose pourpre et immaculée. Angus a sa place et moi, la mienne. Nos talents sont aussi importants qu'essentiels.

Et maintenant.

Empoignant ses scalpels, le professeur se jeta droit sur le colosse. Mieux que personne, il manipulait ses armes en plus d'innombrables couteaux de lancers et autres. Face à la vitesse d'exécution du médecin encore revêtu de son long tablier de cuir, le colosse montrait davantage de difficulté. Nombre de coups se perdaient dans le vide alors que tout autour de l'arène toujours plongée dans la brume, les cris fusaient. Les gardes et tous les autres occupantes suivaient le combat avec passion. Les passages d'armes étaient d'une rudesse et d'une précision à nulle pareille. La force brute et la vitesse tous deux alliés à l'habilité dans le maniement des armes offrait un spectacle de toute beauté et alors que les deux adversaires approchaient dangereusement de Flagello, tous deux suspendirent leurs mouvements.

- Autre remarque, petit, on ne touche que ceux que nous combattons. Suis aussi cette règle. On ne touche que nos cibles !!! Aussi, tu permets.

Et soulevant comme un sac de farine le blessé, Angus le chargea sur son épaule avant de le porter à l'écart.

- Reste-là que je donne à ce corbeau ce qu'une brute est capable d'accomplir. Bravo en tout cas, pour le faire quitter son perchoir, faut être exceptionnel !

Un rude tape sur l'épaule de Flagello et Angus chargea comme un forcené le professeur. Epées aux poings, le professeur se prépara à répondre au colosse armé de son fléau lorsque une silhouette émergea de la brume. Althéa venait d'apparaître à son tour et se trouvait droit sur les trajectoires des deux hommes...
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MessageSujet: Re: - La première marche vers le Pardon ! [ PV Althéa]   Dim 27 Juil 2014 - 21:45


    Pauvre Flagello, il était dans une mauvaise posture, qu’il en était même capable de penser correctement, il cherchait l’air désespérément au milieu de cette brume qui l’empêchait même de voir devant lui.
    Instinctivement il souhaitait se relever, mais les forces n’étaient pas suffisantes pour cela, du moins pas encore. Et voilà qu’en face s’approchait le colosse dont il avait à peine pu égratigner le visage lors de son assaut de la dernière chance.
    En marchant, Angus lui adressa quelques mots concernant l’usage des perles. En effet il était prêt à tout pour gagner sa place, mais son âme de Berseker ne lui permettait pas de se battre avec un si grand avantage. Le ton était dur, mais juste. L’ambiance qu’il avait remarquée ici l’obligeait à croire à la justice des mots de celui qui était le Maître d’Arme de la Dame. Puis, les félicitations sur son courage et son habileté étaient la preuve qu’il avait agi avec un peu de vaillance. Malgré son manque de raisonnement et de lucidité. Malheureusement, son manque de confiance piétinait également sa lucidité.

    Dans son regard il y avait toujours cette hargne pour combatte afin de pouvoir obtenir le travail, mais là, il n’avait plus d’espoir. L’Italien avait bien le courage d’essayer de se relever encore, mais rien n’y faisait. Impossible !
    C’est alors que devant Angus se dressa une silhouette dont il avait un vague souvenir, surtout de la voix, il s’agissait de l’autre personne avec Althéa qui était dans le carrosse. L’auteur également de ses bandages, et des soins qui lui avaient permis de retrouver conscience.
    D’ailleurs la discussion entre Angus et ce nouvel arrivant dans l’arène confirma son impression. Ce-dernier s’adressa d’un ton malicieux et provocateur au blessé qui l’écouta attentivement. La Maîtresse des lieux avait versé son sang pour le sauver ? Lui aussi fit le même bilan que le colosse concernant le banni, un talent inné qui avait poussé Althéa à le sauver, mais une lucidité manquante. Encore une fois il n’avait pas d’excuse concernant ce point. Tout ce qu’il venait d’entendre tourbillonnait dans ca cervelle comme une lumière qi déchirait les ténèbres laissant sur son passage une sensation agréable, et un ciel bleu, cette cohésion, jamais il ne l’avait connu comme ici. Flagello n’avait guère l’habitude cela. Tous utiles ? Tous possédant une place précise qui bénéficiait au groupe. Cette osmose si sincère le fit baisser la tête tant il s’en sentait indigne. Cette résignation qui lui fit rater une grande majorité du combat entre Angus, et Harcher qui fit se lever et applaudir les spectateurs.
    Le cœur de Flagello se serra comme empoigné par une main qui voulait le voir pleurer devant son ignorance et ces sentiments humains qui peuplaient cette demeure et l’entourage de la jeune femme.

    Cela l’effrayait ! Mais lui donnait envie de briser cette glace pour que l’effroi disparaisse et lui permette de vivre complètement en toute sérénité, sans jamais plus connaître ce stress qu’il connaissait quotidiennement à la fosse des calamités. Evidemment cette peur ne le quitterait pas si aisément, et son état de tristesse et de dépression allait être dur à surmonter. Néanmoins l’italien voulait s’accrocher à cet infime espoir qui lui permettrait de travailler ici comme simple garde. Tout cela lui paraissait si idéal, si beau que même dans ses rêves il ne pouvait s’imaginer vivre ainsi dans des conditions si parfaite.
    Plongé dans ses songes, oubliant parfois ses douleurs devant le charme de ce qu’il espérait connaître, sa tête se redressa lorsqu’Angus le porta un peu plus loin afin de ne pas gêner les deux combattants, lui enseignant par la même occasion un autre précepte du domaine, le fait de ne pas toucher autre chose que la cible.
    Des yeux naïfs se posèrent sur lui puis sur Harcher lorsque le colosse montra son admiration pour l’involontaire action qu’il venait de commettre ; faire descendre le médecin dans l’arène pour qu’il se batte à son tour. Le jeune garçon esquissa un sourire fière, cela était la première fois depuis qu’il s’était réveillé, ce fut un sourire, grand, d’oreille en oreille.
    Encore une fois, jamais personne ne lui avait déjà dit qu’il était exceptionnel !
    Le dos appuyé contre le mur, le regard de Flagello suivait le combat entre ces deux personnes. Et il devait bien avouer en cet instant qu’il avait beaucoup de mal à croire qu’il pourrait être à la hauteur, ce sentiment s’exprimait parfaitement dans ses pupilles. Il soupira comme pour essayer de dégager les mauvaises ondes de sa tête, et remarqua une silhouette qui se dessina au milieu de la brume. Une silhouette si fine, si délicate qu’il ne pouvait pas l’oublier. Il s’agissait de la propriétaire des lieux. Que faisait-elle là ? Pensa Flagello intrigué… Son visage était ensuite un tableau représentant l’inquiétude lorsqu’il remarqua qu’elle était placée exactement à l’endroit où les deux combattants allaient entrer en collision. Et les deux ne semblaient pas l’avoir encore remarqué.
    Le jeune garçon fut prit instinctivement par son envie de protéger la vie de cette Dame et se jeta maladroitement sur le lieu au moment d’une terrible explosion, la brume s’éleva dans même un peu. Hélas Flagello n’avait pu arriver à temps, mais remarqua qu’elle allait bien, et cela était déjà un énorme soulagement, lentement il s’écroula à genoux devant la jeune femme, une main effleura la robe de la rose, son autre lui servait à ne pas tomber totalement. Sa tête se baissa, et des gouttes de sueurs tombèrent à une allure irréelle sur le sable comme pour montrer le violent effort qu’il venait d’accomplir.
    -« Vous allez-bien ? » Murmura-t-il en soufflant violemment, le corps tremblant à cause de toutes les blessures qui se réveillaient.
    -« Je…Merci. » La voix baissait encore de ton, mais restait parfaitement audible. Flagello se sentait bien ici malgré les douleurs supplémentaire qu’il venait de s’infliger par ce dernier effort, cependant il avait fait dans l’unique dessein de protéger la seule étoile qui ornait son ciel et qui lui permettait encore de vivre et de garder espoir en son avenir qui en arrivant à Florence lui paraissait si morose. Toutes ces pensées lui firent couler une simple larme.

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MessageSujet: Re: - La première marche vers le Pardon ! [ PV Althéa]   Ven 1 Aoû 2014 - 19:27

Ainsi les choses devaient se finir en cette journée qui verrait le retour en grâce d'un banni. En cet instant précis où toutes les passions étaient dirigées vers le combat entre Harcher et Angus, nul n'avait pu voir la brume dansait autour d'eux, enflait et se parait de nouvelles notes. Seuls Lucile et Gauthier en avaient été les témoins privilégiés, signes de leurs appartenances au cercle intime de la Rose de l'Outre-Monde. D'un geste empli de fascination, le garde avait posé les lèvres sur le pendentif qui aux yeux de tous montrait sa reconnaissance en tant que garde du cercle intime de la spectre, de la reine de la nuit, de la non-vie. No-Life Queen, elle était pour un seul être, un seul être la nommant de cette façon mais cela n'était que la promesse d'un avenir que nul ne pouvait prévoir l'accomplissement. Le temps pourrait s'écouler sans qu'elle ne se flétrisse. Les fleurs, même les plus belles des Poissons, ne seraient plus que pétales jaunies, brunâtres se désagrégeant sur les marches inondées de soleil qu'elle rayonnerait encore de beauté et de mystère...

La seule rose immortelle dont le nom était celui d'une splendide fleur aux pétales mauves...

Etoile des Ténèbres, Vampire, tout était dans son nom, en son essence unique tout comme la brume qui l'avait soustraite aux regards de tous avant qu'elle ne glisse dans l'arène. Sans crainte sans la moindre hésitation, elle avait glissé entre deux courants de brumes pour se relever juste entre eux. Belle et sensuelle, elle s'était tenue agenouillée avant de simplement se redresser en un mouvement de grâce sans pareil, enveloppée d'une masse mouvante se soulevant tels les pans d'une robe infinie, dansant autour d'elle sans qu'aucun des deux combattants ne la remarque avant qu'il ne semble être trop tard.

- Dame Althéa...
- Angus !!! Non !


Les deux appels s'étaient aussitôt croisés, aussitôt compris et en un seul geste, les deux guerriers se placèrent en bouclier autour de la jeune femme prenant de plein fouet le coup de l'autre avant de sentir les mains de la belle se poser sur eux. Une main sur le bras de chacun des deux hommes. La main gauche si proche du cœur sur l'avant-bras d'Harcher, la droite tenant normalement son arme, sur celle d'Angus, son maître d'armes, son champion...

Par-dessus les deux bras entrecroisés des deux combattants l'entourant en un cercle aussi étroit que protecteur, elle n'avait pas perdu une seule miette de tout ce qu'il s'était passé. Son regard s'était posé sur le banni qui avait effleuré sa robe en tombant. Le soulagement dans ses yeux et son intervention n'avait point échappé à la belle qui lui avait souri avant de se détourner, une expression indéchiffrable sur le visage alors que les deux gardes demeuraient comme tétanisés avant qu'elle ne croise leurs regards et que sous les yeux de la foule médusée, ils ne dégagent et tous deux blessés, s'agenouillent d'un seul geste devant la dame Brumel.

- Merci, mes amis, merci Jonathan, ainsi qu'à toi Angus. Vous m'avez offert la plus belle preuve de votre fidélité... Et les relevant tous deux, elle leva leurs bras face à l'ensemble des occupants de la demeure Brumel. Mon cher ami, le professeur Harcher, et mon champion aux yeux de tous et de toutes, le maître d'armes Angus. Ma confiance leur est à jamais accordée. Que tous se rappellent les principes et les règles de notre foyer. Que tous se rappellent leurs actes en ce jour...

Et les lâchant après avoir rabaissés leurs mains, elle leur sourit.

- Merci, même si je n'aurais subi aucun dommage.

Un regard complice de deux hommes.

- Nous le savons, ma tendre Althéa mais pas lui... Vous avez beau lui avoir confié être une éveillée au cosmos, je ne pense pas qu'il réalise la signification de vos paroles...
- Et toi, Angus ?
- Je suis votre maître d'armes. Parlez et j'agirez.

Et tout comme Gauthier, il laissa apparaître un pendentif représentant une femme ressemblant à s'y méprendre à Althéa, munie d'ailes qu'elle étendait avec grâce alors que ses pieds reposaient sur un tapis de roses mais ce qui était le plus frappant était l'énorme épée qu'elle tenait serrées contre elle, la garde appuyée juste contre sa poitrine. Plus qu'un bijou sans âge, nulle doute qu'il avait plusieurs siècles, cette représentation avait une valeur immense aux yeux du maître d'armes. Lequel jeta un regard à Flagello qui s'efforçait de ne point s'effondrer sur le sol.

- Bienvenue Flagello. Bienvenue parmi nous...

Ces quelques mots de la jeune femme avaient suffi avant que deux autres personnes ne les rejoignent. Lucile portant un plateau soutenant une pile de vêtements soigneusement pliés et Gauthier, arborant fièrement un pendentif ressemblant à celui d'Angus mais différant de par l'arme portée et l'âge. Celui-là était si récent qu'il semblait peine sorti de l'atelier d'un orfèvre. Et contre toute attente, ce fut Gauthier, le fringant français qui le releva.

- Bienvenue petit, maintenant, je sais que tu es digne de prendre la place que mon absence a rendue vacante parmi les novices. Bon, je suis l'un des plus endurcis parmi cette bande de brutes mais cela ne nous empêche pas de bien nous entendre. Tous ici formons une sorte de famille et je n'aurais pas laissé un être indigne prendre une place même minime en cette demeure sans en être digne. Bienvenue, gamin et te laisse pas faire par cette brute écossaise.
- Ni par ce coq de français. Si tu n'étais pas affaibli par la perte de sang, je te rabattrais moi-même le caquet, Gauthier. De toute façon, on lui a déjà donné les bases.

L'échange entre les deux gardes achevé, ce fut Lucile qui avança.

- Ce sont les tenues que nous donnons à tous les nôtres. Celle de la maison Brumel et surtout de notre dame. Je les ai ajustées au plus vite mais en cas de soucis, on peut faire les dernières retouches. Tu les acceptes ?

Et sans laisser le temps à Flagello de répondre, ce fut Harcher qui enchaîna d'une voix telle que nul ne pouvait ignorer sa parole.

- Pas avant que je l'examine. Le temps de reprendre vos esprits est venu. Je l'embarque et le premier qui ose encore une fois s'en prendre à l'un de mes patients, je lui donne une correction qui lui fera passer ces deux sauvages pour des anges de tendresse. Et c'est valable pour tout le monde !!! Je me suis bien fait comprendre ?

Et chargeant Flagello comme un sac sur son épaule, le professeur s'arrêta devant Althéa.

- Ma dame, excellent choix. Vous seule êtes capable de lui révéler ce qui sommeille en lui. Et toi, tâche de te montrer digne d'elle. Profite bien du temps que je te donne pour te redonner apparence et courage pour te préparer à ce qui t'attend. On laisse pas notre Rose sous la garde du premier berserker venu.

Et sans plus attendre, le professeur quitta l'arène, emmenant son fardeau avec lui.
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MessageSujet: Re: - La première marche vers le Pardon ! [ PV Althéa]   Sam 2 Aoû 2014 - 12:51

    Que s’était-il passé ? Ce souffle dans son cœur ! Ses genoux au sol à cause de son manque de force. Ce regard doux dans son visage. Il n’avait guère pu arriver à temps, savoir qu’elle n’avait rien satisfaisait ses pensées. Le sourire qu’elle lui avait lancé l’intimida ensuite le faisant baisser sa tête. Pourtant meurtri il se sentait bien, le sourire de la maîtresse des lieux fût comme si elle venait de cajoler son orgueil blessé mortellement.
    Soulagement ? Détresse ? Il ne pouvait expliquer ce qu’il ressentait à peine pouvait-il confirmer qu’il avait l’impression de commencer une remonté à la surface pour retrouver sa confiance, et que le fond qu’il avait heurté ne le retenait plus aussi fermement qu’il y a quelques heures.

    Son regard se dévia à sa droite où l’un des deux autres combattants tomba, puis à gauche pour la même scène avec le second. Commença alors un discours d’Althéa qui allait encore une fois surprendre et marqué l’âme de Flagello qui comme depuis son arrivée n’avait jamais connu pareille sort que ceux que pouvaient avoir les habitants de cette demeure. Ils respectaient, et obéissaient à leur supérieur sans connaitre de douleurs ni de violences verbales, ils étaient tous heureux et sereins de cette existence. C’était cela qui l’attirait lui qui était totalement noyé dans ce monde en tant que banni et qu’il avait tout fait pour saisir cette vie qu’on lui offrait. Mais son destin était entre les mains de la Rose.

    La façon dont elle leur parlait, ce merci. Son cœur battait encore plus fort lorsqu’elle aida les deux à se relever, et qu’elle annonça encore une fois la confiance qu’elle avait en eux, ainsi que le souvenir des principes prônés dans cette maison. Tant de lumières que la Reine lançait sur ses guerriers qui s’en voyaient heureux. Une scène inconnue pour sa propre personne, lui qui pourtant avait toujours fait de son mieux pour satisfaire Calamity mais qui en échange ne lui donnait que de nombreux traumatismes. Angus possédait aussi le rôle de maître d’arme et contrairement à ce que lui connaissait, il semblait épanoui. La différence avec ce qu’il voyait là était bien plus grande qu’entre le jour et la nuit. Le jeune Italien en cet instant haïssait même son passé pour ne lui avoir jamais montré un tel soleil jusqu’à aujourd’hui. Rien qu’en y pensant son regard s’adoucissait à cause de la tristesse, mais se réjouissait d’être tombé dans ce qu’il considéré comme un rêve, un paradis.

    Une conversation s’engagea entre les protagonistes alors que le banni restait agenouillé, le regard figé qui de temps en temps voyait passer majestueusement la robe de la Dame dont son instinct lui avait donné l’ordre de protéger malgré ses nombreuses blessures.
    Quand on l’interpella, et qu’il entendit son nom, il releva son visage et vit un homme qu’il ne connaissait pas encore. Celui-ci lui souhaita bienvenu, un sourire sur le visage, Flagello commençait à comprendre qu’il y était parvenu, qu’on l’acceptait dans ce lieu, son regard se planta ensuite sur un médaillon brillant dont il ne pensa pas encore à connaitre la signification mais qui attira fortement sa curiosité.
    Puis il comprit qu’il s’agissait du garde qu’il allait devoir remplacer, les paroles qu’il entendait le fit esquisser un mouvement de la tête qui voulait dire qu’il pouvait avoir confiance.
    -« Tu peux compter sur moi. » Murmura-t-il avec satisfaction et envie de montrer qu'on pouvait lui faire confiance.
    Le sourire s’amplifia lorsqu’avec Angus ils se taquinaient un peu. C’est avec plaisir que ses yeux se posèrent sur Lucile qui tenait des habits dont elle lui expliqua l’utilité.
    Au moment où le Florentin allait enchainer, le médecin fit une intervention plutôt brutale qui ne reçut pas d’opposition. Il souhaitait amener Flagello à l’infirmerie. Il ne put guère s’y opposer au vu de sa fatigue, et se laissa trainer les yeux mi-clos alors qu’il le mit en garde sur le fait qu’il devait se montrer digne de la dame, qui venait de dire à cette même dame qu’elle était la seule pouvant révéler un mystère qui sommeillait au fond de son âme. Cependant Flagello n’avait pas la force de se plonger dans une réflexion à présent. Un Berserker ? Depuis peu il ne pouvait plus se considérer comme faisant parti de cette armée.

    Le temps passait, et les soins intensifs faisaient effets, car quelques heures s’écoulaient pour qu’il puisse ouvrir les yeux sous la surveillance d’Harcher. Ce qu’il remarqua fût que la nuit était passée et que le jour était présent depuis peu.
    Comme un chat il s’étira délicatement tout en écoutant le docteur lui signaler de son ton habituel que pour le moment il n’était guère apte à combattre à fond, que pour le moment il devait encore rester tranquille même s’il pouvait déjà se lever.
    -« Merci professeur ! Vous savez, depuis ma naissance je vis avec ce genre de blessures. » La voix basse s’acheva comme un soupir triste, une ode à l’envie d’oublier le passé. Le jeune garçon se leva, sautilla un peu pour se dégourdir, et passa les examens d’Harcher qui était apparemment extrêmement sévère quant à la récupération de ses patients. Flagello s’y plia sans trop discuter, il se contenta d’écouter le verdict final.

    Il termina par lui confirmer qu’il avait obtenu le poste. Cette nouvelle était resté en suspend dans l’arène tant il ne se sentait au bord de la perte de connaissance. L’entendre cette fois clairement le remplissait de joie. En tout cas il avait de nouveau cette impression d’exister d’être utile, néanmoins il avait peur de se tromper, de décevoir.
    S’il voulait en savoir plus, le médecin lui recommanda de retrouver au plus vite Lucile qui était dans le jardin et qui devait lui remettre le nécessaire pour débuter sa nouvelle existence. Ce fût un songe !
    -« Très bien, je vais de ce pas me rendre dans le jardin pour rencontrer Lucile et ainsi pouvoir débuter. »
    Son interlocuteur lui prodigua avant qu’il ne quitte la pièce quelques règles du à son nouveau rôle que Flagello accepta en acquiesçant de la tête.

    Comme une ombre, tout en discrétion, le jeune garçon respira profondément l’air de l’extérieur. Cela faisait si longtemps, que cela aéra son esprit et lui donna une clarté sans nuages. Au loin, il vit la personne qui devait lui remettre ce dont il avait besoin, et lui expliquer ses droits et ses devoirs ainsi que sa place dans ce domaine.
    Harcher l’avait aussi averti qu’elle était la personne la plus proche de Dame Althéa. Lentement, sans bruit afin de ne pas briser le calme dont elle profitait, Flagello hésita un instant avant de prendre la parole. Cette hésitation le fit remarquer la pile de vêtements sur un banc, la même que tout à l’heure dans l’arène.
    Poliment, il inclina son buste et prit la parole d’un ton doux…
    -« Dame Lucile. Excusez-moi d’interrompre si soudainement votre repos. Le professeur m’a conseillé de venir vers vous afin de connaître avec précision mon travail. »

    Voilà, devant lui se trouvait le voile que la suivante de la Rose allait lever pour montrer au jeune garçon son cadre de vie. Le sombre tunnel de son existence se terminait, il voyait déjà la lumière du soleil qui allait baigner son cœur dès le premier mot de son interlocutrice.
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Althéa
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MessageSujet: Re: - La première marche vers le Pardon ! [ PV Althéa]   Ven 8 Aoû 2014 - 20:41

[HRP : ce post tourne surtout autour de Lucile, la suivante d'Althéa. Pour l'image la représentant, il s'agit de Julia Laforeze de Castlevania Curse of Darkness]

Loin de la jeune spectre avait été emmené le banni. S'il avait su ce qui avait suivi son départ, nul doute que son émotion aurait été encore plus grande mais cela serait pour une autre occasion. Althéa n'avait déjà passé que trop de temps hors de son antre le plus intime et sans les protections propres à ce lieu quasi sacré, c'était de son cosmos seul que dépendait le maintien de l'illusion entourant sa présence. Être Vampire avait ses avantages et ses inconvénients. L'un d'entre eux était d'attirer toutes sortes de charognards et autres aventuriers dans son sillage. Où qu'elle aille, cela finissait souvent par arriver. Nul ne savait réellement qui les mettait sur les traces de la sublime Etoile mais viendrait un jour où elle découvrirait le fin mot de toute cette histoire. En attendant, et bien, elle veillait sur les siens avec autant de force que s'ils avaient partagé le même sang.

La nuit était déjà loin lorsqu'elle rejoignit son alcôve. Lucile à ses côtés s'était empressée de l'aider à ôter sa robe puis de la masser avec autant de douceur qu'une fervente adoratrice en était capable. Il y a avait en effet un peu de cela en ses rapports avec la spectre. Althéa lui avait offert cette vie, enfin celle qu'elle avait été quelques siècles auparavant tout en assurant l'avenir de sa progéniture. Laquelle des fausses divinités de bonté en avait-elle fait autant ? Aucune, aucune ne l'avait entendue, ni elle ni tous les autres. Tout au contraire, c'était l'une de ces Etoiles que l'humanité et ses fiers défenseurs haïssaient et rabaissaient le plus qui leur étaient venus en aide...

Les soins à offrir à Althéa était un instant d'une paix immense. Lorsque la Rose des Enfers se laisser aller entre ses mains, son chant s'élevait sans la moindre retenue. Il était d'une beauté unique offrant à qui l'entendait une harmonie sans pareille mêlant merveille et envoûtement. La Rousse Vampire était aussi cela en plus d'être une redoutable chasseresse, une enchanteresse à la fois troublante et séduisante avec en plus cette aura de pureté propre à son nom. De temps à autre, des soupirs d'aise lui échappaient alors qu'elle se prélassait nue sous les gestes experts de la suivante qui la massait tout en l'oignant d'huiles essentielles et odorantes. De quoi effacer toute trace de courbature ou autre douleur physique. Puis, sur un signe de la dame des lieux, Lucile s'arrêta avant de la laisser se relever. Ce qu'Althéa fit avec sa grâce habituelle, après s'être étirée comme un chat, laissant apparaître un instant son éclat sous les lueurs des nombreux luminaires en plus des quelques miroirs renvoyant le reflet d'une pure vision de rêve avant qu'un peignoir léger ne tombe sur ses épaules et qu'elle se place face à l'un des miroirs d'argent aux bords artistiquement oxydés. Le temps de nouer les lacets de son peignoir et Lucile s'empara d'une brosse avant de démêler la longue chevelure d'or et de flammes et d'enfin prendre congé de la jeune femme seule sur un dernier salut.

- Que le jour vous soit paisible ma dame, en ces lieux, nul soleil ne viendra troubler votre repos.
- Merci, ma Lucile. Pour le jeune banni...
- Tout sera fait selon votre désir. Et puis, il m'est sympathique, ce jeune homme et même touchant en sa détresse.


Un sourire amusé sur les traits de la spectre avant qu'elle ne reprenne parole.

- Ne le prend pas en pitié. Ce serait lui faire offense et le sous-estimer. C'est un berserker.
- Oui et un banni... Pour la brûlure puis-je déjà ?


Le ton de la blonde était sincère. Elle souhaitait vraiment aider ce jeune homme si prometteur. Pour qu'Harcher et Angus le reconnaissent, c'est que quelque chose d'important devait dormir en lui. Peut-être même une force digne des meilleurs gardes.

- Oui... Dis-lui. Merci, Lucile. Je devrais être plus présente mais...
- Vous en avez déjà tant fait pour lui, ma dame. Son regard s'est illuminé lorsqu'il a compris quel don inestimable vous lui avait offert de par notre sang. Et que dire de l'expression que nous avons tous surpris sur ses traits lorsqu'il a compris qu'il était désormais chez lui en la maison Brumel. Sous votre protection et l'enseignement que lui donneront les nôtres, il redeviendra ce qu'il aurait du être en frappant à votre porte. Un guerrier fier de lui et fier de servir celle qu'il s'est choisie pour maîtresse. Vous, ma dame...
Flatteuse...


Un rire avait suivi vite accompagné de celui de la blonde Lucile. Plus qu'une suivante, elle était une amie et une confidente dévouée pour la chasseresse à la peau d'albâtre nacrée. Quoi que pourrait lui demander la Rose Crépusculaire, la suivante obtempérerait. Quelques derniers échanges entre elles et la suivant s'éclipsa laissant la spectre seule. L'un des calices viendrait sans le moindre doute la rejoindre. En ces circonstances uniques, personne ne devait déranger la Vampire Couronnée. La prise du sang d'un calice avait des accents de rituel et se passait le plus souvent au sein de cette chambre sacrée ou à défaut dans l'une des autres pièces de la vaste demeure. Et c'était sur ces instants secrets précédant son entrée en sommeil que Lucile venait de la quitter...


~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~


De couloir en couloir, la suivante avait tranquillement "erré" jusqu'à ce que ses pas ne la mène dans l'aile réservée au professeur Harcher.

- Contente de te revoir aussi vite, Jonathan. Comment va notre jeune invité ?

Contrairement aux mots choisis, le ton de Lucile n'était pas amusé. Comme la grande majorité des occupants de cette pièce, elle connaissait très bien le professeur et ami de la jeune Althéa. Ni plus ni moins que la nouvelle incarnation de l'Etoile qu'elle avait juré de servir sans se sentir plus maléfique que d'autres. Au moins, elle, elle savait quelle était la nature profonde de dame Althéa Brumel et quel était son sort si les saints ou autres la prenaient en chasse. L'idée qu'on ne puisse voir qu'un monstre en la rousse Vampire ferait toujours bondir la femme vêtue ces tons violets la mettant si bien en valeur mais cet instant n'était pas heureusement encore venu et au fond d'elle-même, Lucile se promettait de tout faire pour maintenir le secret autour de la demeure de la Rose. Elle n'avait rien pu empêcher la dernière fois. Elle avait survécu et comme Harcher veiller à maintenir la lignée vampirique, la seule capable d'accueillir en son sang la nouvelle No-Life Queen...

Et parlant d'Harcher sa voix s'éleva soudain.

- Il va mieux. J'ai passé les dernières heures à rattraper sa bêtise de se rendre ainsi aux arènes et je peux te laisser lui remettre les habits qui seront les siens.

L'échange tout en spontanéité libre de toute forme de protocole entre eux aurait eu de quoi surprendre Flagello mais n'avait rien d'étonnant pour qui connaissait leurs histoires respectives. Jonathan Harcher était un vieil ami que Lucile tenait en haute estime et cela était réciproque. Les liens entre même de la Maison Brumel n'était pas faux loin de là.

- C'était si grave ? Cette fois, c'était de l'inquiétude dans le ton de la voix de Lucile. Malgré le sang que lui a offert...
- Jamais, je ne l'aurais permis. Rassures-toi et notre jeune dame ?
- Elle va bien...
- Je vois, elle a accepté de se laisser sombrer dans le sommeil malgré les derniers événements. Le repos lui est indispensable. Tant que nous n'aurons pas achevé les derniers préparatifs, c'est son pouvoir à elle seule qui nous protège tous.
- Ne s'est-elle pas déjà mise en danger à cause...

Une main apaisant se posa sur l'épaule de Lucile avant qu'Harcher ne lui réponde sur un ton plus doux qu'à l'accoutumée.

- Il faudra nous tuer pour l'approcher. Mais rassures-toi. Le cosmos qu'elle a émis pour le sauver hors de la Maison était bien trop léger pour alerter qui que ce soit. Je m'en suis personnellement assuré. Etant le plus ancien de notre maisonnée, je peux t'assurer que ma sensibilité à ce sujet dépasse celle de tout être humain. Quant à ceux qu'elle a si gracieusement fait passer de l'autre côté, Les saints se désintéressent de la lie de ce monde. Aucun ne s'est d'ailleurs approché de la cité malgré les disparitions de la majorité de la faune malveillante hantant certaines zones.
- Et personne pour la remercier...
- Tu sais ce qu'il se passerait si jamais le secret des Brumel venait à éclater au grand jour.
- L'assaut de la demeure...
- Assortie d'une tentative d'assassinat, d'enlèvement ou pire de scellement sur notre tendre Althéa. Le secret de son sang et de sa lignée. Trop d'êtres le convoitent pour la laisser en paix. Ce jeune berserker risque de nous amener autant d'ennuis que d'être un garde exceptionnel. J'espère juste qu'il saura faire son choix.
- Je le pense. Déjà son regard sur notre Rose le montre. Elle lui plaît.
- Plus encore, elle est en quelque sorte la flamme salvatrice qui lui rendra ce que les berserkers de son passé lui ont volé. Son regard sur le pendentif de Gauthier ne m'a pas échappé. S'il aborde le sujet, explique-lui.
- Avec le plus grand plaisir. Où se trouve-t-il en cet instant ?
- Encore en repos mais il ne devrait pas trop tarder. Profite un peu du répit dont tu disposes.
- Cela n'est pas une corvée, Jonathan.
- Je sais, on l'aime tous notre petite Rose d'or et de flammes. J'irai l'examiner en son sommeil et compte sur moi pour t'avertir si son état de fatigue s'aggrave.
- Merci. A bientôt, Jonathan. Et puis, pense aussi à appliquer à ta personne tes propres conseils.
- Hummmm...
- Tes blessures...


Un rire s'échappa à cette remarque. Le professeur avait tout fait pour dissimuler les pansements au regard des autres. Après tout, il n'avait fait que recevoir le fléau d'Angus de plein fouet. Son sang s'était écoulé sur le sol des arènes mais cela n'était rien en comparaison de ce qu'il avait ressenti lorsque la tendre Vampire lui avait levé le bras face à l'ensemble des autres. Son rôle ne se bornait pas qu'à soigner les membres de la grande famille des Brumel mais aussi à lutter lorsque le temps était venu. Être capable de rivaliser avec Angus sur le sol de l’arène en avait été l'une des preuves éclatantes. Retenu un soupir, il finit par répondre.

- J'ai fait le nécessaire dès que je suis rentré en mon antre. Le temps que notre ami florentin se change.
- Aussi vite !
- Oui, j'avais encore quelques avantages.
Et croisant le regard de Lucile. Pas plus qu'Angus. Tous deux avons un peu de sang de notre tendre petite Rose. Pour sauver ce garçon, nous en avions eu besoin. Quant à cette marque sur son torse, il est dur de lutter contre la tentation de l'effacer de suite. Notre dame mérite le meilleur et de la meilleure qualité et cette marque au fer rouge sera une plaie éternellement ouverte en lui. Tant qu'elle le hantera, il ne pourra s'alléger de cette chape qui enserre son âme et le prive de ce talent qui est le sien. Si je tenais l'abruti qui l'a ainsi réduit à l'état de loque, je lui coupe tous ses tendons avant de lui refaire aussi le visage de sorte qu'il ressemble à ce qu'il est pour avoir accompli un tel acte.
- Jonathan mais tu es...
- Fou de rage face à un tel gâchis. Te rends-tu compte de ce qu'il s'est passé et de la plaie morale énorme que nous allons devoir combler pour aider Flagello à devenir ce qu'il est réellement ? Et puis...
- Oui ?
- Je ne veux pas que ma tendre Althéa ait pris autant de risques pour rien. Qu'importe ce que j'aurais à endurer sans avoir la consolation de mourir. Pour elle, ce sera jamais qu'un prix dérisoire.
- Tu n'es pas le seul, Jonathan...
- Je le sais. Aussi, je compte sur toi, Lucile. Toi et moi et tous les autres feront bloc autour de notre dame. La seule Rose sanguinaire dotée d'une âme pure.
- Et Mina ?
- Elle aussi, Lucile. Elle aussi même si elle regrette de ne pas être assez forte pour...
- Soyez heureux...
- Nous le sommes, Lucile, nous le sommes...


Un sourire ravi sur les traits de la blonde suivante. Elle ne pouvait que comprendre ce que ressentait le professeur. Le fait d'être depuis des siècles sous la protection des ailes de la Nuit était un présent d'une valeur inestimable et le devenait encore plus lorsque ce don pouvait s'étendre à ceux que l'on aimait. Elle qui avait pu assurer grâce à la Vampire son existence et surtout celle de ses enfants avant que son temps humain ne touche à sa fin ne pouvait que comprendre ce que ressentait les autres et le fait que cela n'était une facette de la fidélité que portaient les membres de la Maison Brumel envers la No-Life Queen, la Vampire Couronnée car cela ne se limitait pas qu'à cela. Enfin, ce n'était souvent qu'une simple étincelle, celle du départ, celle donnant naissance à une flamme puis un brasier que plus rien n'éteignait...

Puis, l'heure de se quitter étant venu.

- Et bien, j'en suis ravie. A bientôt, Jonathan. Si Flagello me recherche, je serais dans les jardins en train d'ajuster ses tenues à ses mesures dès que tu me les auras remises.
- Oui, effectivement... Et tenant un papier où s'étalaient les dites mensurations du florentin, il acheva. Essaie de profiter de cet instant car il ne devrait pas tarder à venir te voir. A bientôt, Lucile.



~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~


Des éclats de lumières se reflétaient autant sur la surface de l'eau des fontaines et du bassin tout proche que du miroir et du plateau tout proche. Assise sur un banc entouré de fleurs odorantes tout en étant protégée de l'ardeur du soleil, Lucile achevait les dernières retouches à la veste que porterait Flagello lors de ses sorties en ville aux côtés d'Althéa. Il devait lui faire honneur autant que les autres et briller à ses côtés. Aussi, ce fut avec un soin immense que la blonde jeune femme avait fini ses menus travaux avant de s'étendre doucement. Le panier à ses côtés contenait de nombreuses plantes qu'elle avait cueillies dans le but de s'en tirer quelques boissons en plus de refaire les bouquets qui agrémenterait sa chambre en plus de celle de la rousse Althéa.

Un simple instant de détente s'ensuivit avant qu'elle n'entende les pas sur le seuil puis sur l'herbe et cette présence qui approchait encore toute intimidée par ce qu'elle découvrait. Un instant s'écoula encore avant qu'elle ne relève la tête et ne le laisse approcher sans faire la moindre remarque. Son magnifique regard bleu ne pouvait que remarquer l'efficacité des soins que lui avait prodigués le professeur Harcher en plus de l'état moral moyen qui était encore le sien. D'un geste, elle l'invita à la rejoindre avant de se lever.

- Ne sois pas gêné, Flagello. Je suis ravie de voir que tu vas bien mieux. Pour ce qui est de mon repos, ne t'en fais pas. Pour moi, c'est une joie de servir ma tendre dame Althéa. Et parlant, d'elle, j'ai un message pour toi de sa part. Elle te prie de l'excuser de ne pas t'accueillir et t'expliquer tout cela elle-même mais son état de fatigue est tel qu'elle doit se reposer. Elle a perdu beaucoup de sang la nuit dernière et cela explique aussi son état de faiblesse passagère. J'espère que tu comprends un peu mieux la réaction qu'a pu avoir le professeur en te voyant combattre dans l'arène même si cela nous a tous impressionné.

Puis, lui désignant une place près d'elle sur le large banc, elle prit le panier contenant ses vêtements avant d'en extraire la première pile.

- Pour en venir à ta demande. Autant commencer par le début et ces trois tenues. Ce sont les premières que tu recevras. D'autres de rechanges te seront livrées dès qu'elles seront taillées et cousues. Tu auras aussi d'autres linges pour ton usage personnel. Pour en revenir à ces tenues. Celle-ci sera celle que tu porteras tous les jours en tant que garde et novice. Quant à la seconde...

Elle souleva la pile avant de la déposer sur le côté, faisant apparaître une autre pile de vêtements plus robustes et moins élégants que le premier ensemble.

- C'est ta tenue d'entraînement. Celle que tu porteras quant tu te rendras dans l'arène ou en ce même parc. Pour ce qui en est des règles, de la discipline ainsi que de la hiérarchie, Angus, notre maître d'armes, serait le mieux placé pour te renseigner mais je peux déjà te donner quelques informations à ce sujet. D'abord tout acte de violence, de cruauté ou de brutalité gratuit est interdit entre ses murs et sévèrement réprimés pour toute personne s'en étant rendus coupable. En cas de combat entre membres de notre maison, ils ne se font qu'encadré dans l'arène ou en un autre lieu mais toujours en présence d'un juge ou du maître d'armes Angus. Lors d'un combat, on ne frappe que la cible demandée et aucune autre. Tout âme, toute vie est sacrée et on ne touche pas les autres par erreur. C'est une faiblesse dont l'élite de notre garde est parvenue à se débarrasser. Ce qui la rend plus que redoutables lorsqu'elle doit entrer en action en cas d'assaut de la Maison Brumel. D'ailleurs, je pense que tu as été aux premières loges pour en voir la réalité de tes propres yeux.

Elle lui laissa le temps de se remémorer avant de poursuivre.

Oui, l'élite de la garde est entraînée à cela. Une hiérarchie existe même si elle est floue. La garde comprend les novices, les gardes affirmés et enfin les combattants aguerris avec les chefs et le maître d'arme. Parmi les affirmés se trouvent les plus endurcis parmi nos combattants, ceux faisant parti du cercle proche de dame Althéa et chargés de la défendre où qu'elle se trouve. Ce sont aussi les seuls avec Angus et le Professeur Harcher à pouvoir entrer à tout instant en ses appartements dont le plus secret de tous, celui dans sous les arches. Pour ce qui en est du cercle proche de dame Althéa, tu as déjà croisé Gauthier qui en fait partie. Il en a été momentanément écarté suite à ces blessures. Ce qui a ouvert une place parmi les aguerris comblée aussitôt par l'un des affirmés qui se sont retrouvés à leur tour avec un garde en moins. Le reste, je suppose que tu t'en doutes et que tu comprends que c'est grâce à Gauthier qu'une place s'est libéré parmi les novices. En tout cas, tu l'as impressionné.

Puis, se tournant vers la dernière pile.

- Celle-ci, enfin, est celle que tu porteras lors des sorties quand tu escorteras dame Althéa. Pour cela, il te faudra être capable de briller à ses côtés autant par ta force et ton habileté que par tes manières. Cette tenue est la plus riche que tu porteras, prends-en soin.

Puis, semblant soudain se rappeler de quelque chose d'aussi important que tout ce qu'elle avait déjà dit.

- Ah oui...

Lucile rejeta une mèche rebelle tombant un peu trop bas sur ses yeux avant de reprendre.

- Concernant dame Althéa, ainsi que dame Isabella, sa mère et la matriarche de la Maison Brumel qui devrait nous rejoindre sous peu, la courtoisie est de rigueur. Elles sont toutes deux éprises de justice et justes mais n'apprécient pas qu'on leur manque de respect. Il te suffira juste de les vouvoyer et de les saluer juste ce qu'il faut et tout ira bien. Surtout évite d'en faire de trop. Les courtisans et autre flatteurs leurs déplaisent. Un simple salut comme tu as fait avec moi suffira. Tu peux aussi continuer à m'appeler dame Lucile. Etant la première suivante de dame Althéa, je suis en quelque sorte au même niveau que Harcher ou Angus. Le dernier chef est le père Matthias mais il est encore trop tôt pour que tu puisses le rencontrer. C'est celui qui enseigne les langues et les lettres aux gardes. Tous doivent apprendre autant les lettres que les armes. Sois simplement respectueux avec les autres et eux te respecteront aussi. Les novices sont au bas de la hiérarchie mais ils savent aussi qu'ils peuvent monter en grade.

Puis, reprenant les tenues avant de les déposer dans leur panier, elle invita Flagello à la suivre.

- Voilà, prend-les et suis-moi. Je vais te montrer le premier post de garde qui sera le tien. Si tu es jugé apte par le professeur Harcher, tu pourras commencer dés ce soir.

Et lui faisant traverser cette partie du jardin, elle le mena aux écuries.

- Vois, cette petite avancée solidement ancrée dans le sol est celle du garde chargé de veiller sur les écuries ainsi et de là les portes permettant d'entrer directement dans la maison. Ne sois pas déçu car c'est loin d'être une place de minable. Énormément de va et vient se passe ici et il se peut que dame Althéa vienne aussi en pleine nuit si l'envie lui prend de prendre l'air. Tu peux surveiller les alentours en montant aussi à l'étage, en tant que berserker, je pense que descendre d'un bond ne te posera pas de soucis.

Puis, passant du coq à l'âne.

- Sais-tu monter à cheval ?

Le temps qu'il lui réponde, elle avait déjà ouvert la porte de l'écurie, invitant Flagello à le suivre. L'odeur des chevaux et de la paille leur arriva aussitôt avant qu'elle ne le fasse arrêter devant le box où quatre chevaux les regardaient avec curiosité.

- Nous venons de les acquérir. Tu peux en choisir un que tu dresseras toi-même mais avant, il faut que je te montre celui qui est le plus sauvage et magnifique de tous.

Un sourire et elle entraîna Flagello hors de l'écurie principale avant de le faire entrer dans une écurie toute proche dont la porte se situait juste en dessous de la pièce que pouvait occuper le garde s'il voulait prendre un peu de hauteur.

- On ne peut le maintenir enfermé sans qu'il ne vienne tout briser lorsqu'il ressent l'appel de dame Althéa.

Ses paroles venaient de s'envoler lorsqu'ils arrivèrent devant le box sans porte d'un étalon noir aussi magnifique qu'impressionnant.

- Moonlight Shadow. C'est le cheval de dame Althéa. Il est assez dangereux quand l'envie de quitter l'écurie le prend. C'est un étalon puissant et rapide. Il est aussi capable de tuer ceux qui tenterait de le capturer ou de s'en prendre à sa cavalière. Je te demande de veiller spécialement sur lui. Un passage secret se trouve aussi en cette pièce. J'espère que tu comprends l'importance de cette mission qui peut te paraître toute simple.

Puis, hélant un autre novice qui se trouvait à la porte de l'écurie.

- Lorenzo ? Tu peux venir ?
- Oui, dame Lucile ? C'est le nouveau ?
- Oui, je viens de lui expliquer pour son rôle dans la garde mais en ce qui concerne les armes, les chambres des novices et les instants de la vie quotidienne, je pense que tu seras le mieux placé pour lui faire visiter.
- D'accord. D'ailleurs, le chef nous avait déjà prévenus de son arrivée. Bienvenue Flagello et si tu as le temps, je vais prendre le relais. Mes hommages, dame Lucile, remettez mon bonjour à notre merveilleuse dame Althéa.
- Merci, Lorenzo. Bonne chance, Flagello. Si tu as besoin d'aide, n'hésite pas. Moi ou les autres seront là pour t'aider.


Sur ce, la blonde suivante laissa le nouvel arrivant aux bons soins de l'un de ses futurs compagnons. D'ici peu, elle et Flagello se croiseraient de nouveau.
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Flagello
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MessageSujet: Re: - La première marche vers le Pardon ! [ PV Althéa]   Sam 9 Aoû 2014 - 17:59

    Flagello ne discuta pas lors la suivante de la Maîtresse des lieux l’invita à s’assoir à coté d’elle sur le banc. Un sourire timide se dessina d’ailleurs sur son visage toujours marqué par le manque de confiance. Ceci dit, il n’avait pas le temps de se lamenter à présent, et tout cela allait certainement l’aider à oublier ses idées noires.
    Dame Lucile lui expliqua pour commencer que sa Maîtresse ne pouvait pas être là en ce moment, par conséquent c’est elle qui devait lui expliquer sa nouvelle condition, et son nouveau rôle. Un travail qu’il avait gagné au prix de nombreuses blessures, mais qui rendait si heureux, c’était là comme un premier pansement sur sa plaie béante.
    Son sourire s’agrandissait légèrement suite au compliment qu’elle venait de lui faire concernant son action dans l’arène, et ce malgré la colère du docteur.
    -« Ce n’était rien… Mon instinct a parlé à cet instant, car je n’avais plus de forces. » La voix était basse, respectueuse, les mains posés sur ses genoux il posa ensuite son regard sur la pile de vêtements que venait d’attraper son interlocutrice.

    Ce fût le début d’une longue explication dont il allait devoir tout assimiler pour s’intégrer parfaitement à sa position.
    Une tenue pour le quotidien qui servira pour tenir la garde ici. Une autre pour son entrainement qu’elle lui montra après avoir délicatement soulevée la pile. Une tenue qu’il devait mettre lorsqu’il se rendait à l’arène, ou qu’il devait s’entrainer tout simplement. De la tête il confirma qu’il comprenait et suivait parfaitement.
    Avant de connaître l’utilité de la troisième tenue, Dame Lucile lui expliqua le fonctionnement de la garde, également les valeurs que prônaient celle-ci. Le fait que la violence gratuite était interdite, ainsi que les différents grades, et la raison pour laquelle une place chez novice s’était libéré. Place qu’il venait de prendre avec plaisir. Grace à Gauthier. Il était donc blessé, le jeune Florentin n’osa pas demander pourquoi… Il préférait ne pas couper la parole pour ce genre de question, du moins pas pour l’instant. E tout cas, encore une fois il remercia la jeune femme qui venait lui confirmer la bonne impression qu’il avait faite auprès de celui qu’il devait remplacer dans le groupe des gardes novices.

    Vint alors le tour de l’ultime tenue, celle-ci était plus jolie, plus soignée aussi. Elle servait suivant les indications de la suivante pour les jours où ils devraient sortir pour escorter Dame Althéa.
    -« Comptez sur moi si jamais j’ai cette chance. » Répliqua-t-il d’un ton qui pouvait émettre la sensation qu’il prenait cela comme un « défi ».
    Flagello fronça les sourcils sur l’enchainement de la Dame, comme pour montrer qu’il était encore plus attentif, et que tout cela l’intéressait, à vrai dire, cela reflétait parfaitement son état d’esprit. Cette fois-ci elle lui donna les renseignements sur le protocole. Dame Isabella ? La mère de Dame Althéa. Savoir qu’elle n’allait pas tarder à arriver l’inquiéta un peu, en effet, il savait qu’il n’avait pas le droit de faire mauvaise impression. Flagello se demandait donc s’il serait prêt pour la recevoir.
    Néanmoins, il assimila tout cela comme un jeune écolier qui apprenait par cœur sa leçon. Lorsqu’elle déclara que les novices étaient tout en bas, mais pouvaient aussi progresser dans la hiérarchie, il se disait que cela ne l’embêtait pas. En effet, il avait l’impression qu’ici, même ceux en bas étaient mieux traités que les hauts gradés dans son ancien domaine.
    Le nouvel employé acquiesça de la tête et regarda Dame Lucile remettre les vêtements dans le panier, et elle lui demanda de le prendre et de la suivre, car maintenant elle allait lui montrer son placement.

    Les yeux de Flagello brillaient, il avait hâte de débuter à vrai dire même s’il devait attendre la permission de Harcher. Il attrapa le panier et suivit son interlocutrice…
    -« Très bien, je vous suis. » Répondit-il un ton plus joyeux que tout à l’heure.

    Ils traversèrent le jardin, son regard se posa sur le petit post de garde qui se tenait en avant des écuries. C’est là qu’il devait s’installer, suivant la description que lui faisait Dame Lucile il regarda la porte qui permettait d’entrer dans la demeure. Elle le rassura également sur la valeur du poste, et lui indiqua que leur Maîtresse passait souvent par ici la nuit lorsqu’elle souhaitait prendre l’air, il regarda aussi l’étage que lui montrer Dame Lucile. Et confirma par un geste de la tête qu’il pouvait sauter enfin surtout quand il serait entièrement remis.
    En tout cas, il balaya l’endroit de son regard avec plaisir…
    -« Je ne suis pas un expert, mais je sais monter à cheval. » La réponse fut presque du tac au tac avec la question. La suivante ouvrit la porte, et il y avait là tout ce dont pouvait rêver n’importe quels centres équestres.
    Il tenait toujours le panier, et un à un il observa les quatre chevaux que venaient d’acquérir la propriétaire.
    -« C’est vrai ? » S’exclama Flagello au moment où Dame Lucile lui donna la possibilité d’en choisir un.
    -« Avec plaisir ! Il me faudra un peu de temps pour bien choisir. » Termina-t-il, avant qu’il ne poursuive la visite pour à présent se rendre à l’extérieur de l’écurie principal pour aller à coté. Là où était le cheval de Dame Althéa. La suivante lui indiqua le nom, et aussi sa valeur, un sacré cheval, pensa le garde.
    Son interlocutrice signifia alors qu’il devait en prendre soin, et que cela était important. Flagello inclina son buste avant de répondre.
    -« Vous pouvez compter sur moi Madame ! » Clama-t-il.

    Il apprit également que l’autre garde avec qui il allait partageait ce coin se nommait Lorenzo, il arriva au plus vite suite à l’appel de Dame Lucile, un dialogue commença entre eux. Flagello discret, écouta respectueusement. C’était maintenant lui qui allait lui montrer le reste et la partie concernant les simples gardes.
    Le jeune italien répliqua à Lorenzo d’un geste de la tête, ne souhaitant pas interrompre la conversation. Mais il était impatient d’en savoir plus.
    -« Mes respects Dame Lucile, et merci pour tout, remerciez également Dame Althéa. Sans elle je ne serai plus de ce monde. » Il prononça ses mots avant le départ de la suivante, qu’il regarda ensuite s’éloigner.

    C’est donc avec Lorenzo qu’il poursuivit la visite des locaux qui seraient sa maison. Son équipier le rassura également en lui affirmant que tout se passerait bien, même si le travail n’était pas de tout repos. Très vite, Flagello comprit qu’il était à sa place, et il s’entendait plutôt bien avec celui dont il allait partager la garde de cette zone de la demeure, et du cheval de Dame Althéa.
    -« Voilà, tu peux t’installer ici, pour poser le panier et te changer, je vais t’attendre à l’écurie, on a du travail, et il vaut mieux éviter de laisser l’endroit sans surveillance. Je pense t’avoir tout montré, puis comme l’a dit Dame Lucile, on est là pour t’aider si tu as des questions. »
    -« Merci, je fais vite… »

    Le jeune garçon était touché par cette solidarité, et ce traitement. Il entra dans la chambre et s’assit sur le lit libre, dans la petite armoire, il arrangea délicatement les vêtements et posa sur le lit celui qu’il devait user pour le quotidien.
    Devant le miroir il s’admira un peu. Maintenant il allait changer de vie pour de bon, pour se reconstruire. Flagello se changea pour enfiler l’habit au ton bleu, sobre… Il se coiffa un peu, et souffla un gros coup. Même si ce geste était banal, il se sentait un autre homme. A vrai dire, il ne s’était jamais senti aussi bien. Accrochant bien la ceinture, il s’empressa de rejoindre son poste, ce qu’il fit au pas de course.

    -« Ah te voila Flagello ! Tu n’as qu’à monter à l’étage, si tu vois quelque chose de suspect, tu me fais signe. »
    -« J’y vais ! »Il acquiesça de la tête à son complice et prit place à l’étage. La façon dont il était considéré et la confiance qu’on lui montrer était comme un doux souffle d’air frais qui balayait les cendres qui se trouvait dans les ruines de son esprit, la première marche pour retrouver sa fierté. Un grand sourire, il avait les yeux grands ouverts sur l’horizon, scrutant les moindres détails… Voilà, le banni venait de lever un peu la tête ! Il était parvenu à trouver de quoi survivre, peut-être plus. Cette situation si inattendue n’en était pas moins satisfaisante, il voyait là que l’on pouvait vivre et travailler sans être contraint de voir le stress, la peur et la terreur brûler son cœur…
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