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 La Bonne et la Brute mais sans le Truand ! [ FP PandoreThuban & Ryuken ]

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Ryuken

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MessageSujet: La Bonne et la Brute mais sans le Truand ! [ FP PandoreThuban & Ryuken ]   Ven 6 Juin 2014 - 20:39






Cela faisait deux longues semaines que je marchais en compagnie de la Gamine. Je me fichais complètement de son ressenti. En ce qui me concernait, elle devait retrouver une forme optimale. Me fichant de ses remarques, je m’étais mis en tête de la soigner en lui confectionnant tout un éventail de sois médicinaux à base de plantes. Comme on disait : « la Petite parlait dans le vide » mais, je m’assurais qu’en aucun moment elle ait dans l’idée de vouloir quitter la partie comme une fourbe.  Noter périple nous amenait, en tout cas, dans les profondeurs du vieux continent, dans une contrée  proche de la terre du Grand Froid comme certains l’appelaient. Ici, les températures étaient correctes quoiqu’il ne faille pas trop se plaindre de la frilosité naissante  de cet endroit. Un paysage sec, bordé de nombreuses terres vides, se déroulaient sous mes yeux. Derrière la montagne au loin, nous parviendrons à une immense forêt que l’on nommait dans le coin par le terme d’ « Océan Vert ». C’était précisément après ce lieu iconoclaste, véritable labyrinthe où on pouvait se perdre, que nous trouverions le village où se trouvait notre premier objectif. Avant que nous ne commencions à grimper la Montagne, par une belle nuit étoilée, réchauffée par un simple feu de bois, je décidais de sortir de mon long silence afin de lui expliquer ce qui allait lui arriver.


Une légende conte l’affrontement entre un dragon noir et un dragon blanc. Ce combat, sans fin, s’acheva le jour où ces deux-là s’entretuèrent, déchirant le Ciel et fracassant la Terre. Une éternité de souffrance auquel s’ajoutait la peur des Dieux quand ils s’aperçurent que si ces deux-là s’unissaient, ils seraient en mesure de les exterminer. Aussi furent-ils métamorphosés en épée et scellés sous la protection de deux clans. L’on dit qu’un Aigle Géant existe au sommet de cette montagne et qu’il veille sur ces deux armes. Je te conduirais à l’endroit où il se trouve et ces deux épées seront à toi si tu parviens à les posséder. Mais, je te préviens : ce chemin sera très dur car tu seras amenée à faire des choix douloureux. De toute façon, tu ne peux plus faire marche arrière…


Le lendemain, tôt dans le matin, nous commencions l’ascension de la Montagne. Des multiples cols raides au sol friables à une température glaciale, en passant par de nombreuses escalades raides, utilisant la force de ses bras et l’agilité de ses membres, en ce qui me concernait, tout ceci n’était qu’une vaste plaisanterie. Quant à la Mioche, je n’y prêtais qu’une attention minoritaire afin de m’assurer qu’elle me suive, ne se blesse pas ou ne tombe pas. Lorsque nous atteignîmes enfin le sommet, il y avait, effectivement, la représentation d’un aigle géant, sculpté en pierre, les ailes déployées qui avait la tête baissé vers l’étendue verte qui se perdait à l’horizon. Je restais quelques minutes à braver le froid du sommet de cette haute montagne, contemplant cette gigantesque forêt. Puis, sans dire un mot, j’entrepris d’entamer la descente. Silencieusement, m’appliquant à chaque prise, dévalant les pentes et les cols avec une grande aisance, c’était comme si je m’étais déjà rendu dans cet endroit. Finalement, nous étions à l’orée de la Forêt alors que la nuit commençait à tomber.  Malgré tout, je poursuivais mon chemin dans l’obscurité de la Forêt où l’on pouvait entendre des cris inquiétants et des petites silhouettes menaçantes. Bientôt, nous arrivâmes à une maison en bois où une fenêtre entrouverte laissait paraître une lumière apparemment accueillante. Une vieille femme en sortit et je m’avançais vers elle, chuchotant des paroles en son encontre. Puis, sans un mot, ni un regard, je continuais mon chemin, laissant la Gamine avec la Vieille Dame aux allures de sorcières.


Une fois pénétré en ces lieux, nul n’en ressort jamais. Le Druzhinnik est ton Guide. Réponds à ma question et, en retour, je répondrais à la tienne. La Voie de Mati s’ouvrira à toi dès lors sauf si le Souhait du maléfique Tchernobog est d’embrasser ton âme afin de te perdre dans son obscurité la plus terrifiante.  La Vie ou la  Mort ? La Vie ET la Mort ou la Mort ET la Vie ?




Dernière édition par Ryuken le Dim 8 Juin 2014 - 17:22, édité 1 fois
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Pandore Thuban
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MessageSujet: Re: La Bonne et la Brute mais sans le Truand ! [ FP PandoreThuban & Ryuken ]   Sam 7 Juin 2014 - 16:00





La gamine se rendit assez vite à l'évidence que, pour traverser un champs, si elle voulait rester dans les arbres, elle rencontrerait quelques petits problèmes techniques. Elle dut donc redescendre sur terre, et poursuivre la route à pieds. La première partie du voyage fut, pour elle, la plus dure et la plus pénible. L'adversaire s'était mis en tête de la soigner. Au fond, cela n'était pas indispensable, puisque la petite guérirait de toutes façons naturellement. Et elle n'était pas non plus assez imbécile pour ne pas comprendre qu'il n'y avait aucune bonté derrière cette attention, mais seulement une sorte d'optimisation de sa santé. Plus vite elle serait en forme, plus vite on pourrait recommencer le combat.
L'aigle avait aussi comprit que, dans le jeu du plus têtu, elle avait rencontré plus fort qu'elle. Après tout, si l'adversaire avait envie de croire qu'il avait raison, tant mieux pour lui. S'il avait envie de la voir comme une imbécile, tant mieux pour lui. Et, pour le coup, la sainte se fit un plaisir de lui démontrer qu'il avait raison. Elle prit bien soin de l'étourdir avec un babillage inutile, naïf et enfantin; de se conduire comme une enfant de huit ans. Elle cachait toute son animosité, et jouait à l'autruche. Seulement, si le Goliath venait à prononcer quoi que ce soit qui ressemblât de près ou de loin à un ordre, elle prenait un malin plaisir à l'exécuter à l'envers.
Elle se serait amusée comme une petite folle, si elle n'avait pas su vers quoi elle s'avançait, et surtout pourquoi elle avançait.

Puis, ils arrivèrent dans un endroit grandement boisé, qui offrait une canopée immense. Là, l'ennemi expliqua enfin ce vers quoi il allait, racontant une ancienne légende. Elle écouta avec curiosité. Elle n'en avait jamais entendu parler, hélas, mais tout de suite elle essaya de recouper ceci avec ce qu'elle avait appris. Il semblait que ce n'aurait aucune influence sur le futur.
Mais si. Ainsi, les deux antagonistes seraient devenus des épées, et à présent l'ennemi offrait à la gamine de les récupérer. Ce ne serait pas facile, il l'avait bien dit. Tant mieux. Elle se demanda seulement purquoi il n'avait pas cherché à prendre les épées lui-même.
Peut-être y avait-il échoué?
Reprenant son rôle d'imbécile, elle répondit joyeusement:


J'ai tout compris!


Faire des choix douloureux... Entre quoi et quoi? On verrait bien. Ce serait amusant.
Ils arrivèrent ensuite devant une montagne. L'escalader n'effrayait pas la petite. Même avec la température qui baissait sensiblement, la verticalité extrêmement forte et la rareté des prises, elle parvenait à ne pas se faire trop distancer par le Goliath. Cependant, sa petite taille la désavantageait, et elle devait trouver deux fois plus de failles pour monter sur la même hauteur. Elle fut tentée un instant de tout simplement lâcher prise, et tomber, jusqu'au sol, à présent qu'elle se trouvait assez haut. Que ferait l'ennemi, alors? Il devrait trouver une autre imbécile ailleurs!
Mais elle voulait les épées. Et elle voulait se venger du Goliath. Quand elle en aurait la capacité, elle le tuerai en au moins une heure. Elle choisirait le bon moment, quand sa conscience qui s'indignait à cette idée ne trouverait rien à redire.
Ils arrivèrent devant une statue imposant représentant un aigle en vol. Pendant que le Goliath admirait la vue, la gamine se demanda s'il existait quelque réelle symbolique, ou, moins sérieusement, si elle pourrait faire valoir des liens de cousinage avec la statue pour obtenir quelques avantages. Puis, il fallut redescendre. La petite se refusa de demander pourquoi ils n'avaient tout simplement fait le tour de la base, parce que monter pour redescendre... Pour le plaisir de perdre du temps, peut-être...
Elle descendit la pente en dévalant, se raccrochant de temps en temps aux racines mortes qui dépassaient ou à quelque éperon rocheux. Elle arriva devant la forêt bien avant l'ennemi.
La forêt était bien inquiétante. La sainte voulait y entrer, pur voir ce qui se passait, par curiosité, pour pouvoir se confronter au danger, et à l'inconnu. Il fallut attendre, quand ils eurent atteint la petite masure, que le Goliath parle avec l'habitante. Tout cela ressemblait à un conte. Un conte qui se finirait mal, espérait la gamine.
Puis, il partit. La sorcière se tourna vers la sainte, et lui parla. Cette dernière écout avec attention, et réfléchit.


La Mort ET la Vie

Au pire... Que le Tchernobog enferme son âme, après tout. Ce serait peut-être même mieux que la mort? Ce serait échouer... Echouer pour un ennemi. Est-ce gagner?
En tout cas, ce serait disparaître. Toute seule, elle peut tuer son corps, mais pas son âme. Non, vraiment, elle n'a rien à perdre et tout à gagner.










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MessageSujet: Re: La Bonne et la Brute mais sans le Truand ! [ FP PandoreThuban & Ryuken ]   Dim 8 Juin 2014 - 17:35




Mauvaise réponse… Bien que cela soit conforme aux dires du Druzhinnik qui te qualifie comme «  Celle qui rejette  la Vie ».  Malheureusement, il ne te sera point permis d’utiliser aisément les Cadeaux des Dieux. Ton Guide avait répondu correctement justement cette énigme lors de sa jeunesse.  Rod le Géniteur eut même été surpris de cette intelligence. Plus tard,  le Druzhinnik parvint à manier les Deux Dragons mais constata que cela ne le convenait pas. Se serait-il fourvoyé en te choisissant « Femme qui aime la Mort » ? Le Chemin ne te sera pas ouvert jusqu’à ce que tu n’ais point compris la signification de cette énigme. En attendant, tu tiendras compagnie aux Lechy et aux Aouka !


J’étais adossé à un arbre lorsque je vis la cabane disparaître comme par enchantement. Tournant la tête vers la droite, je constatais que le Chemin était devenu plus obscur et se perdait dans l’immensité de la Forêt. Pivotant de nouveau la tête, j’observais la Mioche avec un air désabusé. Elle avait échoué. Pas étonnant. De toute façon, qu’en avais-je à faire ? Elle aurait une seconde chance. La dernière. Pour l’heure, je décidais de ne pas bouger. Les bras croisés derrière ma tête, j’allongeais une jambe et repliais l’autre en observant le ciel dissimulé sous les arbres.  


Grande Bouche. Petit Cerveau. Tu auras une seconde chance demain. Ce sera la dernière. J’ai dévié de mon chemin pour t’apporter mon soutien. Ne me fais pas regretter ce geste… De toute façon, si tu veux ce nouveau pouvoir, c’est toi qui vois. Que tu fasses tout ce que tu peux pour remplir ton objectif ou que tu n’y accordes aucune importance ne m’intéresse guère. C’est ta vie, tu en fais ce que tu veux.


Je fermais les yeux comme d’habitude, me reposant dans une profonde somnolence, laissant mon corps alerte se reposer et se détendre tout en étant toujours à l’affût de quoi que ce soit.  Il faisait nuit et nous reprendrions le chemin demain. D’ailleurs, comment savoir lorsqu’il fera jour dans cette obscurité où l’on entendait encore et encore des cris, mêlés avec des rires inquiétants ? En tout cas, lorsque j’ouvris les yeux, je fichais des coups de pieds comme si je frappais un sac à patate dans les côtés de la Dormeuse pour qu’elle se réveille. Une fois fait, je continuais mon chemin comme si de rien n’était. Après une marche qui parut une éternité, nous arrivâmes devant une étrange cabane en bois posé sur un enchevêtrement de longues branches.  Du regard, je montrais une splendide jeune fille qui nous regardait. Encore une fois, je me dirigeais vers elle, entrepris de parler quelques instants avec puis repris mon chemin sans faire plus attention à la Mioche.


Perdu dans le Labyrinthe de la Grande Forêt, tu resteras enfermée pour l’éternité à errer comme une âme en peine.  Sauf, si tu réponds convenablement à l’énigme que Baba Yaga t’a posé. Le Druzhinnik te laisse une chance de poursuivre ta quête. Ne gâche donc point son présent.  La Vie ou la  Mort ? La Vie ET la Mort ou la Mort ET la Vie ?


C’était sa dernière chance. Ou elle réussissait ou elle échouait. Invisible à ses yeux, j’attendais le résultat de cette rencontre. Après tout, qu’importe… Mais il est vrai qu’elle était la mieux placé pour pouvoir manipuler les « Deux Jumelles ». Après, le reste ne me concernerait pas tant que cela. Tout du moins, jusqu’au jour où je l’affronterais en combat à mort…



Dernière édition par Ryuken le Jeu 19 Juin 2014 - 14:34, édité 3 fois
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Pandore Thuban
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MessageSujet: Re: La Bonne et la Brute mais sans le Truand ! [ FP PandoreThuban & Ryuken ]   Dim 8 Juin 2014 - 19:03





Comme prévu, la réponse de la gamine était fausse. La seule manière de le justifier, peut-être était que, avant de naître, l'humain se trouve dans un état proche de la mort. Jusqu'où la petite pourrait perdre? Et surtout, pourquoi son âme n'avait-elle pas été détruite? La petite ne montra pas son désarroi.
Mais la sorcière précisa qu'un certain Druzhinnik l'avait qualifiée. Qualifiée de manière juste certes, mais quand, et comment? La sainte savait vaguement qu'il s'agissait d'une autre divinité, lointaine, mais les sources qu'elle avait pu lire n'avaient été que très peu bavardes à ce sujet. A présent, elle voulait savoir. Cela devenait plus fort que la haine contre le Goliath. Si elle gagnait, peut-être elle saurait. Elle voulait tout savoir. Est-ce que le Druzhinnik, pourrait, si elle le méritait, lui fournir une explication globale de l'univers, le pourquoi et le comment, une vision d'ensemble de tous les dieux existants, et leur rôle?
Elle divaguait. Revenons à nos épées. Elle n'était même pas sûre que, une fois qu'elle les aurait obtenues, l'ennemi ne les lui subtiliseraient pas.
Mais la sorcière dit qu'il avait répondu correctement, avant. Alors pourquoi ne les avait-il pas? Un instant, elle fut tentée de déduire que l'adversaire était ce Druzhinnik. Mais cela n'était que bien trop peu probable. Impossible.

La cabane se volatilisa comme de la fumée qui se disperse dans l'air. Il n'en restait plus aucune trace. L'obscurité augmenta de plusieurs degrés. Elle aperçut l'ennemi, adossé à un arbre, en train de bailler aux corneilles. Il ne cachait en rien son mépris pour la gamine. Celle-ci haussa les épaules, et regarda ailleurs. Elle ne devait plus le haïr, pas parce que c'était lui, mais parce que c'est mal de haïr. Même si tout ce qu'il faisait ou disait lui donnait envie de le massacrer lentement. Tant qu'elle agirait de manière à aller à l'encontre de ses plans, elle n'arriverait à rien. Elle devait se concentrer uniquement sur les Epées, sur le Savoir si cela était possible, et sur la possibilité absolue de Partir. Toujours. Elle chassa l'adversaire de ses pensées.
Elle ne pouvait pas l'oublier, il insultait la sainte. Elle laissa ses paroles couler, sans même écouter. Il lui présenta ce détour comme une faveur de sa part, puis il dit qu'il se moquait de ce qu'elle pouvait bien vouloir. Elle ne répondit pas, se contentant de penser qu'elle ne lui avait jamais demandé de faire ce détour, et que, s'il se moquait de ce qu'elle faisait de sa vie, il n'avait qu'à la laisser la jeter aux orties tranquillement.

Et la nuit vint. La lune brillait dans le ciel, blafarde, énorme, inquiétante. L'ennemi dormait déjà. La gamine se percha sur une branche, réfléchissant à comment occuper cette dizaine d'heures. Elle ne dormait pas, presque jamais. Elle ferma seulement les yeux pour écouter l'étrange symphonie des cris malsains et des rires fous. Elle se concentra surtout pour se calmer, gagner en sang-froid si possible. Mais en aucun cas elle ne parvenait à atteindre un état de sérénité, comme si cela lui était interdit. Elle se demanda pourquoi il fallait toujours qu'elle ait quelque chose qui n'allait pas.
Elle s'arrêta de respirer, pour jouer au Rêve. Elle voulait partir, un peu. Elle eut de la chance, cette fois-ci elle s'évanouit. Cependant, elle avait oublié qu'elle se trouvait en hauteur et reprit connaissance quarante secondes plus tard sur le sol, ayant fait une mauvaise chute. Et la sainte ne parvenait pas à se souvenir du Rêve.
Quoi qu'elle entreprît, elle demeurait une éternelle perdante.

L'ennemi réveilla la gamine, ou plutôt l'interrompit dans ses réflexions sans queue ni tête, à grands coups de pieds. Pourquoi ne pouvait-il pas frapper plus fort? S'il lui brisait une côte, cela pourrait lui percer un poumon... Elle s'interdit cette pensée. Pas pour le moment. Elle suivit en silence l'adversaire, tâchant de ne pas penser à le haïr ou à partir, pas tant qu'elle n'aurait pas les Epées.
Ils arrivèrent devant une seconde cabane, assez similaire à la première. Mais cette fois-ci, une jeune femme se tenait devant. S'agissait-il de la sorcière des années avant? La sorcière était-elle une divinité possédant plusieurs avatars? Le Goliath s'occupa une nouvelle fois des présentations, puis repartit. La dame posa de nouveau l'énigme. La sainte essaya de réfléchir. Sa réponse était fausse, cela enlevait une possibilité. Mais la Vie et la Mort était indissociables, et puis les Epées représentaient deux entités opposées.


La Vie et la Mort...

Mais il se pouvait aussi que la question possède une dimension sous-jacente. Dans ce cas, la sainte ne l'avait pas perçue. Mais tout cela était trop obscur.







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MessageSujet: Re: La Bonne et la Brute mais sans le Truand ! [ FP PandoreThuban & Ryuken ]   Ven 13 Juin 2014 - 7:52




J’étais sûr de mon coup. Entre les mains de la Gamine, les « Deux Jumelles » révèleraient leurs véritables potentiels et je pourrais affronter une adversaire de valeur. Mais, il fallait déjà qu’on sorte de cet endroit et que je la conduise vers les deux temples où se trouvaient ces deux artéfacts. Pour mon profit personnel bien entendu ! Je ne convoitais pas ces deux armes mais affronter une Manipulatrice Expérimentée apporterait un merveilleux combat. Et, comme je ne vis que de ça, je ne peux qu’être comblé. Sauf lorsque je constate que cette foutue Mioche s’est encore trompée. Décidément, heureusement que je portais un regard attentif sur elle… De mon point de vue, je vis, encore une fois le même phénomène se reproduire mais cette fois-ci, nous serions perdus à jamais dans cette forêt. C’est alors que je me levais et que…

La bonne réponse est les trois. Maintenant, nous partons. Je n’ai pas que ça à faire…


Es-tu Druzhinnik ou Rukovodstvo ?


Ta réponse se trouve dans les explications de ton énigme…


Je pris la main de la Gamine et quitta la scène d’un air déterminé et sévère en même temps. Si elle ne parvenait pas à répondre à cette énigme, que j’avais trouvé facilement autrefois quand j’étais plus jeune, je ne comprenais pas pourquoi la Femme Chevalier n’y parvenait pas. Navrant ! Désolant ! Au moins, l’Obscurité semblait disparaître et nous pûmes continuer notre chemin. Je lâchais négligemment la main de la Mioche pour reprendre mon chemin. Cette histoire était loin d’être fini. Il fallait encore passer par trois autres épreuves car Elle ne nous lâcherait pas ainsi. Je continuais mes pas, ne disant plus un mot, attendant la prochaine épreuve silencieusement. Après tout, ce n’était pas moi qui l’affronterais. J’étais déjà passé par là et j’avais déjà fait mes choix. À elle de faire les siens. À un moment donné, nous parvînmes à une sorte de clairière où je vis une scène devant moi. Un homme était sur le point de tuer une femme. En ce qui me concernait, je restais impassible devant la scène à mesure que le couteau fonçait vers la cage thoracique de la Victime. Après tout, un de plus, de moins sur cette terre, ce n’est pas bien grave. C’est la vie. Dans tous les cas…


Quoique tu fasses… Ici, tout a une signification et une raison d’être…


C’est d’un air complètement indifférent que je m’adossais à un arbre en observant la scène. Que ferait l’Aigle ? Peu importe après tout car c’est à elle de décider par elle-même.

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Pandore Thuban
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MessageSujet: Re: La Bonne et la Brute mais sans le Truand ! [ FP PandoreThuban & Ryuken ]   Dim 15 Juin 2014 - 12:06





Avant même de laisser à la dame le temps de donner sa sentence, l'ennemi s'interposa pour donner sa réponse. La réponse juste, sans doute, puisqu'il ne s'agissait pas de celle de la gamine. Celle-ci soupira. Décidément, les énigmes n'étaient vraiment pas son truc, et si tout le reste des épreuves pour ramener les épées ressemblaient à celle-là, alors elle se ferait un plaisir de tout rater. On ne pose pas un choix sous cette forme s'il n'y a pas de choix...
Puis l'adversaire ronchonna en disant qu'il n'avait pas que cela à faire. Et bien qu'il s'en aille, et puis basta! La petite commençait à en avoir assez de sa pose condescendante. La question suivante de la dame laissa la sainte toute pantoise. Il se pourrait que le Goliath soit Druzhinnik... Allons bon, il avait dû lui raconter n'importe quoi, et la dame l'avait cru... L'aigle s'imicisa à son tour entre la dame et l'ennemi, avant que celui-ci ne réponde avec des paroles sibyllines.



C'est surtout un mythomane.

Mais la gamine aimerait bien mettre la main sur l'explication de l'énigme. Sinon, ça allait lui tourner dans la tête et elle n'allait pas être tranquille, alors que ça n'en vaut pas la ^peine. Selon elle, il s'agit du genre de question dont la réponse est grosse comme une maison, mais avec sa chance habituelle elle passait à côté et tombait dans le piège à pieds joints.
Pour repartir, l'adversaire prit la main de la sainte. Elle se dégagea avec colère. Pour qui se prenait-il, à la fin? C'était surtout dans son piège à lui qu'elle était tombée comme une profonde imbécile. Peu importe. Si elle ne parvenait à atteindre l'état de sérénité, elle s'en rapprochait de plus en plus. Elle avait oublié à présent que, si elle obtenait les épées, elle lui serait redevable. Elle serait libre justement en refusant de payer sa dette. Elle n'avait pas à la payer. De plus, ces épreuves n'étaient pas un moyen pour obtenir une arme. Elles étaient aussi une fin, en soi. Les réussir ou les rater n'était que subsidiaire.
L'obscurité diminua.


Ils arrivèrent alors dans une clairière. La première chose qui attira le regard de l'aigle fut l'éclat du couteau. Le reste de la scène, le meurtre, apparut ensuite. Avant tout, elle ne pouvait laisser ce crime se perpétrer. Elle repoussa l'instinct qui la poussait à se jeter entre le couteau et la victime, et vint se placer à côté de l'homme. Elle retint fermement son poignet, prenant garde à tenir la lame loin d'elle. Elle effectua un demi-tour vers la droite, entraînant le meurtrier vers le sol, puis ravança d'un brusque pas vers lui, comme si elle comptait lui marcher dessus, retournant son poignet de son autre main. Il se retrouvait avec le fil de sa lame tout contre sa jugulaire, sans pouvoir bouger, en équilibre très précaire.
Puis, la sainte hésita un instant. Alors qu'elle s'apprêtait à le tuer, elle se demanda si, au contraire, le fautif n'était pas la femme et que l'homme se défendait simplement. La gamine ne pouvait pas savoir. Elle ne pouvait pas intervenir et tuer l'un des deux sans savoir -car qu'est-ce qui l'empêchait à présent qu'il suffisait de tirer sur le couteau pour l'avoir, de tuer la femme? Elle avança d'un nouveau pas vers l'homme, augmentant sa pression sur la lame. S'il se sentait coupable, il ne bougerait pas et aurait la tête tranchée. Sinon, il suivrait le mouvement et roulerait à terre pour sauver ses jours.
Quoiqu'il fasse, l'aigle récupérait le couteau, qui glissait du poignet tordu. Elle le considéra un instant. A quoi bon chercher une épée, puisqu'elle avait un couteau? Elle se sentait bien plus à l'aise avec cette arme-ci. Mais l'avantage d'une arme à longue portée reste indéniable. Il fallait qu'elle se défasse de ce couteau...

La gamine saisit la lame de l'arme avec ses doigts, et plissa ses yeux. Elle fixait l'ennemi. D'un geste vif et précis, elle jeta le couteau vers lui. Elle sentait l'arme vibrer dans l'air, sa trajectoire maîtrisée et voulue se dérouler parfaitement, puis le choc quand il se planta. Elle contemplait sa cible avec un demi-sourire. Elle n'avait pas chercher à le tuer. Le couteau s'était planté à côté de lui, tout contre sa tempe, et lui avait ouvert une blessure dont du sang goutait.
La petite lui tourna à nouveau le dos, pour observer les deux antagonistes de la clairière.








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MessageSujet: Re: La Bonne et la Brute mais sans le Truand ! [ FP PandoreThuban & Ryuken ]   Jeu 19 Juin 2014 - 14:38





L’action était prévisible : nul besoin d’être devin ou extrêmement intelligent pour se rendre compte de la conséquence de cette situation. Bien entendu, la Gamine avait pris la défense de la femme en détresse et avait désarmé l’homme. Et, pourtant, je lui avais bien dis qu’ici, tout avait une signification. Bah ! Qu’en avais-je à faire après tout ?  Ce n’était vraiment pas mes affaires et ça ne me concernait pas vraiment dans le sens où mon objectif était que la Mioche possède les « Deux  Jumelles ».  Pour l’heure, je me dirigeais silencieusement vers le groupe des trois personnes. D’abord, je posais mon regard sur la Guerrière d’Athéna.


Tu as fait ton choix comme dirait l’autre. Nous nous dirigerons donc vers le Village de Stanik…


Puis, je regardais les deux autres avec un regard absent.  Soudain, sans que l’on ne s’y attende, je me dirigeais vers l’homme, me saisit de son cou et lui brisais la nuque en un geste maîtrisé et rapide. Rapide et indolore. Vite fait, bien fait et sans aucune raison particulière. Puis, je reposais mon regard sur la femme et lui indiquais qu’elle avait trois secondes de délai afin qu’elle puisse s’enfuir, avant qu’il ne me prenne l’idée de la tuer elle aussi. Je me relevais silencieusement et entrepris de commencer à prendre mon chemin tout en la regardant droit dans les yeux. Trois… Devant l’horreur de la situation, elle restait hébétée et ne semblait pas vouloir bouger. Deux… Soudain, elle se releva en pleurnichant comme une faible et stupide médiocre. Chose que je déteste. Elle commençait à s’enfuir. Un… Je commençais à me retourner pour prendre la direction du village que j’avais cité, entendant des râles de craintes et de terreurs dans la bouche de la Froussarde. Zéro… Tout simplement, et en toute discrétion, laissant à l’impression commune que j’allais lui laisser la vie sauve, symbolisé par ma direction vers ce chemin boisé, mes yeux s’illuminèrent quelques secondes en une lueur rouge sanguine, quand la femme fut transpercée par de multiples rayons noires. Elle s’effondra morte.


Oups… Elle est morte… Tant pis… Allons-y la Mioche ! Faïan t’attend…


Je continuais mon chemin sans rien dire. De temps en temps, je m’arrêtais pour prendre quelques feuilles et les mâcher nonchalamment. Dans cette profonde obscurité où la lumière faisait rarement son apparition, à part par quelques traits bien timides, on pouvait difficilement reconnaître la nuit et le jour. Il fallait alors se reposer quand on sentait son corps fatigué. De temps en temps, je m’allongeais sur le sol, adossé à un arbre et entreprenais de fermer un seul œil. Une partie de mon corps se reposait quand l’autre était toujours aux aguets. Au bout d’un long moment, nous arrivâmes à un village où les maisons semblaient construites dans le bois. Le centre du village était entouré de nombreuses constructions sommaires et on voyait des gens se promener innocemment.  Cela faisait très longtemps que je n’y étais plus retourné, je pensais qu’on m’avait oublié. Heureusement, je pus passer presque inaperçu lorsque quelques villageois me reconnurent et s’empressèrent de me saluer avec de grand sourire. Quelque part, j’étais heureux moi aussi et je le montrais que par un simple et mince sourire. Je discutais pacifiquement de tout et de rien, donnant de mes nouvelles succinctement. Puis, je me dirigeais vers une sorte de temple où je vis une vieille femme. Elle avait pris quelques rides. Je m’adressais à elle avec tendresse et égard.


Faïan… Cela faisait bien longtemps. Comme promis, il y a cinq ans, je t’amène la Digne Héritière des « Deux Jumelles ».  Comme tu me l’as demandé autrefois, j’ai mis un terme à ta vengeance. Maintenant, il est temps que tu tiennes ta promesse.


Elle me répondit par plusieurs signes de la main alors que je la regardais silencieusement. Puis, elle se leva avec difficulté et sortit un coffre en bois qu’elle me tendit. Je le pris des mains de la Vieille Femme, inclina la tête puis sortit sans mot dire.  Quelques minutes plus tard, nous quittâmes le Village comme si de rien n’était, non sans m’assurer que tout se passait bien. Quelques centaines de mètres après, nous débouchâmes sur des ruines d’un vieux temple. Je me dirigeais vers un point précis, entrepris d’ôter la terre qui recouvrait une porte scellé en bois sur le sol. Je posais ma main sur elle et entrepris de réciter une sorte d’incantation en une langue inconnue. Elle fut descellée et j’ouvris la porte. Avant d’entrer, je me retournais vers La Gamine.


Faïan est muette. L’Homme et la femme, que j’ai assassinés, étaient le Fils et la Fille de ceux qui ont participé à vouloir  détruire ce village. Si Faïan est comme ça, c’est à cause d’eux. Elle m’avait demandé de la venger, c’est ce que j’ai fait maintenant. J’avais tué leurs parents mais, à cette époque, ils n’étaient que des enfants. J’ai attendu patiemment que cinq années s ‘écoulent afin que je puisse les tuer sans aucun regret. Avant, j’avais éprouvé quelques soucis moraux à tuer des gens sans défense. Maintenant, ce n’est plus le cas. Là, il t’est offert de posséder la Première Épée que tu souhaites.  Ne t’attends pas à une partie de plaisir car tes propres convictions seront rudement mis à l’épreuve. On y va…


J’entrais dans le temple souterrain et débouchais sur un long corridor obscur où on ne voyait rien du tout à quelques mètres devant nous. Mon aptitude à maîtriser l’élément ombre, ainsi que mon expérience, me permit de me diriger dans cet endroit, sans tenir compte de la Gamine. Si elle voulait cet artéfact, elle devrait le mériter. Nous arrivâmes à une sorte de pièces éclairés par une maigre lumière. En haut, dans ce plafond de terre, quelques trous laissaient filtrer une lumière blafarde. Une épée était plantée sur un socle de bois, où étaient inscrits trois pentagrammes rougeoyants. Devant nous, trois statues représentants deux Femmes en tenues de combats avec pour la première une hache et pour l’autre une lance   et un Homme tenant un bouclier se dressaient comme des protecteurs.


Pour obtenir ton premier présent, tu devras battre en duel les Trois gardiens. Il te suffit d’intensifier ta cosmo énergie et d’entrer en résonance avec la Statue avec laquelle tu souhaites te mesurer.


Je laissais la Mioche choisir son destin. Pour ma part, je me contenterais d’observer.



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MessageSujet: Re: La Bonne et la Brute mais sans le Truand ! [ FP PandoreThuban & Ryuken ]   Ven 20 Juin 2014 - 15:14




L'ennemi n'avait tout simplement même pas jeté un seul regard sur le couteau pointé sur lui. C'en était désespérément rageant. La gamine hésita à aller reprendre l'arme, par dépit. Mais elle se dit aussi que, dans la mesure où elle n'aurait nulle part où la ranger, elle risquerait surtout de lui encombrer une main, et pourrait devenir un désavantage.
La sainte secoua la tête pour chasser toute déception de ses pensées. Tandis que l'adversaire s'approchait du lieu de la saynète avec calme, elle se dit que ce serait bien plus drôle de le frapper dans le dos. C'est tout ce qu'il mérite.
Il annonça ensuite leur prochaine destination. La petite hésita un instant à lui demander à quoi mènerait ce choix, puis elle se dit que ce serait un sacrilège de briser un si profond et doux silence, uniquement rythmé par le vent dans les feuilles, pour prononcer des paroles aussi insignifiantes. Elle verrait bien plus tard.

Cependant, le Goliath ne se mit pas tout de suite en route. Au lieu de cela, il s'approcha de l'homme et, sans que celui n'ait le temps de fuir ou de se défendre de quelque manière que ce soit, il le tua brièvement. Et, tandis que le cadavre s'affaissait sur le sol, il se tourna vers la femme, pour lui laisser une chance de survie. Une telle grandeur d'âme semblait bien étonnante de la part d'un homme tel que lui, mais pourtant, cela était bien réel. Étonnée, l'aigle commença à le suivre alors qu'il se remettait en route.
Mais, effectivement, il n’échappa pas à la gamine que l'ennemi avait tué la femme de dos tandis qu'elle fuyait. Et, de plus, au lieu de se taire après son crime, il le clama tout haut.


Imbécile! Tu lui avais laissé sa chance!!


La sainte savait que, en termes de jugement, il fallait être complètement fou pour se fier à celui du Goliath. Mais dans ce cas-ci, son manque de savoir et de plus d'informations sur ce qui avait pu se passer ne lui permettaient pas de réagir en faveur de l'un ou de l'autre. Cependant, à présent, elle ne cherchait pas à taire sa révolte face aux agissements de l'ennemi. Avec mépris, elle lui tourna le dos, et retourna vers les deux cadavres. Qu'importe ce qu'ils aient pu faire pour mériter la peine capitale, ils méritaient un tant soit peu de respect.
L'adversaire attendrait. Avec recueillement, la sainte commença à creuser deux fosses dans la terre, pour y enterrer les deux malheureux. Qu'importe le temps que cela lui prendrait. Ils méritaient les honneurs funèbres, et vu que leur meurtrier n'avait aucun remord à les laisser pourrir au soleil ou être dévorés par des charognards, elle s'en chargerait elle-même.
Puis elle se remettrait en route.

Avant d'arriver au village, il fallu marcher longtemps, dans une semi-obscurité oppressante. La gamine ne parvint pas à savoir combien de temps avait duré leurs pérégrinations, mais, à son humble avis, ils avaient perdu trop de temps. L'ennemi, plusieurs fois, avait tenu à se reposer. La sainte avait été contrainte, pendant ce temps, à se tourner les pouces et à compter les écorces des arbres, en attendant qu'il daigne se réveiller.
Le village, quant à lui, semblait paisible, et absolument normal. Il ne semblait pas extrêmement peuplé, peut-être seulement quelques centaines d'habitants. Il semblait même agréable. Et les habitants saluaient au passage le Goliath, qui leur rendait ce salut. Ils parlaient même entre eux, le plus pacifiquement du monde. Ce devait être un cauchemar, ou alors les habitants de ce village étaient réellement surhumains, pour avoir réussi à dompter un tel monstre.
Ils arrivèrent ensuite, plus profondément dans le village, en face d'un temple, devant lequel se tenait une vieille dame. Lorsque l'ennemi lui parla, il semblait qu'il y eut dans sa voix quelque chose comme du respect. Il en était capable... Ou alors, il était un très bon acteur et un très bon hypocrite. La gamine avait tendance à trouver que la seconde possibilité était la plus probable.
L'adversaire, dans ses dires, désignait la sainte comme "digne héritière des deux jumelles". Il parla ensuite de vengeance et de promesse. L'aigle était impatiente de connaître la réponse de la dame, pour voir jusqu'où irait le n'importe quoi. L'ennemi avait dû se tromper de personne, en parlant "d'héritière". Malheureusement, la gamine ne put pas comprendre la réponse, le langage des signes faisait partie des (nombreux) dialectes qu'elle ne comprenait pas. Cependant, elle ne put s'empêcher de loucher sur le coffret que tendait la dame. Contenait-il les épées? Et si non, que contenait-il ?

Sans continuer plus longtemps la conversation, l'ennemi quitta le village, et la petite fut bien obligée de le suivre. Quoique... Ce serait rigolo de voir ce qui se passait si, tout à fait innocemment, elle prenait un chemin opposé... Et lui piquerait sans doute une grosse colère, et finalement la gamine ne pourrait rien faire, elle se retrouverait en plusieurs morceaux et sans les épées. Même si la première partie semblait amusante, la seconde était moins attrayante, et en contradiction avec ce qu'elle venait de décider, alors on allait éviter.
Ils atteignirent par la suite les abords d'un deuxième temple, en ruine celui-ci. L'ennemi devait bien le connaître, car il en trouva la porte sans hésiter un seul instant. Avant de laisser la gamine rentrer, il eut l'infinie bonté de lui permettre d'entendre des explications qui éclaireraient les faits, hélas encore bien brumeux pour elle, il faut l'avouer. Mais une fois ces paroles entendues, elle comprit tout.


Quel genre d'homme es-tu pour tirer une quelconque fierté de la détérioration de ta morale? Et puis... S'ils n'étaient que des enfants, en acceptant que leurs parents soient fautifs, de quels droits as-tu considéré ces deux-là comme coupables? Ils ne sont en aucun cas responsable de leurs parents, ni identiques à eux!

Ils entrèrent dans le temple souterrain, où l'obscurité se fit totale. Rien ne permettait à l'aigle de prévoir une présence ou absence d'un éventuel obstacle, aussi marchait-elle avec une grande prudence. Cependant, assez vite, une lumière se fit apercevoir, et, comme n'importe quel animal diurne, l'aigle avança dans cette direction. Mais elle comprit vite que cette lumière ne parvenait jusqu'ici que parce que le plafond était en très mauvais état, et était troué. Ce ne devait pas être pratique quand il pleut...
Il fallait être de très très mauvaise foi pour ne pas voir l'épée, plantée en évidence sur un socle, et la gamine la vit. Il s'agissait d'une arme magnifique, et apparemment puissante, de surcroit. Le Goliath fit les présentations.

Il s'agissait donc de choisir de combattre l'une des trois statues. Inconsciemment, la gamine mit l'homme au bouclier en dehors de choix, qui se résumait pour elle à choisir entre la hache et la lance. La hache coupe. Mais la petite ne savait pas très bien si une lance coupe ou perce. Eh bien, ce serait le moment d'essayer.
La sainte se concentra, et enflamma son cosmos du mieux qu'elle put, tentant de réveiller la Dame à la Lance.








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MessageSujet: Re: La Bonne et la Brute mais sans le Truand ! [ FP PandoreThuban & Ryuken ]   Mar 24 Juin 2014 - 21:05





Diable que la Gamine était naïve ! Quant à moi, j’étais réaliste et adepte des mesures préventives. Ça me rappelait quelque chose : de toute façon, l’humanité est telle qu’elle est capable du pire comme du meilleur. Alors, je ne cherche pas à comprendre, j’extermine sans laisser la moindre chance.  Et puis, une promesse est une promesse. Au moins, j’étais assuré qu’il n’y aurait plus personne pour ennuyer ce village.


Que tu es candide ! Une vraie Godiche !  J’ai respecté une vieille promesse et un serment passé auprès de cette vieille femme. C’est expéditif et ça choque ta morale de bas étage. Mais, je me suis assuré que ces deux-là ne représentaient plus un danger pour ce village. Aux dernières nouvelles, ils avaient des enfants de bas âge d’après mes sources. J’en finirais avec eux quand cette histoire sera terminée…


Mon attitude était certes monstrueuse mais elle reflétait parfaitement le fond de ma pensée. J’étais prêt à aller très loin, sans ne me poser aucune question. La morale n’existait pas pour moi. Le concept de bien et de mal était des valeurs qui ne m’intéressaient pas.  On peut juger une action bonne alors qu’elle est mauvaise. Et vice versa. Pour ma part, je ne juge pas tout simplement parce que je m’en moque profondément. Je trace mon chemin comme je l’entends et personne ne me fera changer d’avis. J’avais juste donné un faux espoir à une personne, je m’étais amusé avec elle. Ni plus, ni moins. Pour le coup, il s’agissait d’un simple règlement de compte comme il y en a des milliers dans ce monde. Pas de quoi faire un fromage. Lorsque nous arrivâmes dans la fameuse pièce, chargée de souvenir en ce qui me concernait, je laissais la Mioche faire son choix. En ce qui me concernait, je m’adossais à un pilier, croisais les bras et attendais sagement. Lorsque La Gamine intensifia sa cosmo énergie en touchant la Statue représentant une femme en lance, je n’émis aucune forme de sentiment. Je savais bien qu’elle ferait tout pour m’ennuyer mais sa volonté d’avoir ses deux armes était résolues.  D’ailleurs, l’esprit de la lance me regarda un long moment tandis que je croisais son regard. Silencieusement, je montrais brièvement l’Ignorante avant de détourner le regard et de regarder le sol un long moment. Je savais où était ma place. Je sais, c’est assez rare chez moi pour le souligner. Puis, elle observa un long moment ma Disciple du Jour avant de poser sa fameuse énigme.






Lorsque j’en manque, j’en demande. On peut me prendre à deux mains quand on combat avec moi. Je suis le frère de la Bravoure. Qui suis-je ?



Nous y étions. C’était la première partie du test. Si elle échouait, elle devrait rattraper la séance de rattrapage. Si elle réussissait, elle aurait ce qu’elle cherche. Et j’obtiendrais ce que je veux.




Dernière édition par Ryuken le Jeu 26 Juin 2014 - 18:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Bonne et la Brute mais sans le Truand ! [ FP PandoreThuban & Ryuken ]   Jeu 26 Juin 2014 - 10:43




Cet homme est tombé sur la tête. Il doit être tombé sur la tête. Ou alors, il a contracté une de ces maladies qui détruisent peu à peu les neurones. A supposer qu'il n'en ait jamais eu. Mais on ne peut pas être si bête naturellement. La gamine ressentait une grande exaspération. Elle avait envie de partir en claquant la porte, sauf qu'il n'y avait pas de porte à claquer, donc c'était tout de suite moins bruyant. L'ennemi était tombé si bas qu'il méprisait tout ce qui ne se trouvait pas dans la boue...
La sainte avait perdu, dans son attitude et dans son ton, son air de petit enfant, pour respirer à présent l'autorité. L'adversaire avait dépassé les bornes. C'était un menteur, un hypocrite, et la première personne qu'il trompait était lui-même. Elle le toisa.



Alors, pour commencer, tu cesses de m'insulter, merci. Ensuite, je n'ai que faire de ce que les pourris de ton espèce peuvent penser de ma morale. Enfin, je connais bien ton principe, où tu brises ce qui obstrue ta route. Tu t'imagines libre? Tu te fourvoies. Tu es prisonnier de ce principe même. Tu es obligé de détruire, tu ne peux t'attacher si tu le souhaites. En somme, tu n'es qu'un pauvre Imbécile qui ne mérite que de la pitié ou du mépris. Quant à ta petite promesse... Cela m'étonne que quelqu'un comme toi tienne à respecter sa parole. Ta parole n'a strictement aucune valeur, tu ne la respectes que si cela t'arrange. Tu dis ne pas juger? Dans ce cas reste passif. Dès le début tu as jugé la grand-mère en bien et ces deux martyrs en mal.

L'aigle se demanda un instant pourquoi elle avait gaspillé tant de paroles pour le Goliath. Il ne le méritait certainement pas.


Tu m'as peut-être trouvée un peu longue... J'en ai assez de toi. Je me force à te supporter, mais ça ne durera plus très longtemps. Alors, maintenant... Les deux enfants dont tu as parlé, tu vas me les donner, pour que je les adopte. Ce n'est pas une demande, c'est un ordre. Sinon, je ne marche plus dans ta petite combine qui semble louche à des lieues à la ronde.

Qu'allait-elle faire avec ces deux enfants sur les bras? C'était une très bonne question. Mais, quoiqu'il en soit, elle ne pouvait certainement pas les laisser à l'adversaire. Elle disparaîtrait avec eux, loin de ce fou, et elle aviserait ensuite. Et puis... S'il se conduisait sans juger, comme il le prétend... La tentation, l'obligation même de se comporter en antagoniste par rapport à l'horreur de ses agissements ne serait pas si grande.

La statue devint vivante. Au lieu d'attaquer la gamine, la statue posa une autre énigme. Sur les deux premières phrases, la sainte resta dubitative, mais pensa avoir trouvé sur la dernière phrase. Elle vérifia son hypothèse sur les deux premiers tiers de la question, et ça ne semblait pas entièrement illogique. Il restait cependant toujours un doute, de ne pas avoir trouvé mieux. Alors, à présent? Si elle répondait faux, la lance servirait certainement à la transpercer, et le monstre irait faire ses griffes sur ses deux prochaines victimes. Il vaudrait donc mieux répondre juste.
La silversaint regarda la statue dans les yeux. C'était à elle qu'elle s'adressait. Pas à l'ennemi, derrière. Sa voix était dirigée vers la Dame. Un instant, le soupçon que celle-ci fût manipulée par l'ennemi traversa l'esprit de la vagabonde, mais il faudrait faire avec.


Il s'agirait... Du courage?









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MessageSujet: Re: La Bonne et la Brute mais sans le Truand ! [ FP PandoreThuban & Ryuken ]   Jeu 26 Juin 2014 - 18:55





Tu ne comprends vraiment rien du tout. Je me fiche de ce que tu penses et ta morale de bas étage ne m’intéresse pas. Tu penses que je suis prisonnier ? Alors écoute bien ceci la Morveuse : je suis libre de tuer si j’en ai le désir. Je peux laisser la vie sauve à quelqu’un si j’en ai envie. J’agis comme bon me semble et si j’éprouve le besoin de m’attacher à une personne, c’est moi seul qui déciderait. Je trace mon chemin et mon destin comme je l’entends. Je respecte les serments que je considère comme important. Concernant cette histoire, tu ne sais rien. Donc, tu n’as pas ton mot à dire…


Quand elle abandonne son côté petit enfant pour me montrer un tout autre visage, remplie d’autorité, je haussais un sourcil puis éclatais de rire, me moquant ouvertement d’elle.


Tu es ridicule !! Cette expression est-elle censée me montrer ton autorité ? Tu me donnes un ordre ? Même les Dieux ne parviennent pas à me soumettre, alors si tu crois y arriver, je te souhaite bon courage ! Mais je vais te faire un cadeau : si tu parviens à acquérir les « Deux Jumelles » et si tu les maîtrises à la perfection, alors je m’engage à te les amener au Sanctuaire vivants, en bonne santé et sans la moindre égratignure physique. Tu en feras ce que tu en voudras. Mais, par contre, si tu ne réussis ni à les posséder, ni à les maîtriser, je les tuerais sur le champ et je te ramènerais leurs cadavres à tes pied. Maintenant, la balle est dans ton camp. Tu as leurs destin entre tes mains si je puis dire…


Un beau chantage que voilà. Sauf que, dans mon cas, je ne mentirais pas. Je faisais toujours ce que je disais. Ne pouvant m’empêcher de continuer de rire devant cette bonne blague, je m’étais retourné et avais continué mon chemin comme si de rien n’était.


Quant à cette combine, nous y trouvons tous les deux notre avantage. Je vais avoir une adversaire de valeur quand tu auras la puissance nécessaire pour protéger  ta stupide déesse. Maintenant, arrêtes de râler car tu n’auras jamais le dernier mot avec moi : je suis bien trop intelligent pour toi !


Une petite raillerie pour, encore une fois, me moquer d’elle. Lorsque je la regardais en face de la Dame de la Lance et qu’elle répondit correctement, je tournais mon regard verses deux autres statues. Il y avait encore deux autres épreuves à réussir. Ce que lui confirma l’Esprit avant de disparaître.




Tu as réussi le premier test. Il te reste encore à accomplir les deux autres épreuves. Souviens-toi bien de cette notion car cela te sera bien utile plus tard.




La Dame de la lance me jeta un dernier regard plein de sens que seul elle et moi pouvions bien comprendre. Alors qu’elle inclina la tête en ma direction, je hochais simplement la tête. Puis, elle en fit de même avec la Gamine et la félicita. Elle s’évapora alors, laissant les deux autres statues trôner devant elle. La Mioche devait faire son choix.




Dernière édition par Ryuken le Jeu 3 Juil 2014 - 7:46, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: La Bonne et la Brute mais sans le Truand ! [ FP PandoreThuban & Ryuken ]   Ven 27 Juin 2014 - 13:36




Une même liberté, deux conceptions différentes... De là peut-être viennent les problèmes?
En tout cas, même, la gamine comprenait que quelque soit son comportement, cela ne changerait rien au problème. Eh bien eh bien....


Après tout, tu as peut-être raison en disant que ma morale ne se trouve pas à un étage bien élevé... Mais dans ce cas... La tienne risque de se retrouver dans les derniers sous-sols! Alors, ait la décence de ne pas comparer. Oh... Excuse-moi si j'ai utilisé un mot que tu ne connais pas.

Effectivement, faire preuve de morale face à lui risquerait fort de ressembler à donner de la confiture aux cochons. Bon, alors plus de morale pour le moment, byebye. On abandonne ce qui faisait le squelette du psyché de la sainte, pour qu'il ne devienne plus qu'un sac de pommes de terre. Secondo... Toutes ces insultes étaient, pour la fierté de la petite, autant de coups de fouets. Alors pourquoi elle chercherait à se rebeller contre. Autant agir comme si elle était blessée par de vrais coups: savourer. Oui, mais il ne s'agit pas de châtiment, est-ce que la douleur gratuite ce n'est pas mal? Si c'est mal, cela appellera donc un autre châtiment, donc encore de la douleur. Pourquoi pas. D'autant plus que là, en quelque sorte, l'ennemi serait transformé en un espèce d'outil portant la destruction de elle-même à elle-même; sans qu'il n'en sache rien. Sans regrets. Toutes les cicatrices qui pourraient lui en rester, elle les fera disparaître. Parce que le Goliath est sans importance, bien que honni sur le moment. Du moment que l'aigle en ressortira plus puissante...

Cela commençait bien, puisque l'ennemi se moquait ouvertement d'elle. Elle écouta ce rire, le rire la montrait comme si ridicule. Cependant, elle avait commis une vraie erreur, et, pour une fois, l'adversaire avait raison: la sainte avait été bien présomptueuse de vouloir lui donner des ordres, si même les dieux n'y parviennent pas... Cependant, il lui offrait de lui ramener les deux enfants vivants si elle parvenait à obtenir les deux épées. Alors, maintenant, il n'y avait plus rien à redire. La gamine accepta donc.
A présent, au lieu de répliquer "eh bien va te trouver un autre adversaire de valeur ailleurs, j'ai pas besoin de toi pour me trouver des armes", comme escompté premièrement, la petite se contenta d'incliner la tête avec ironie. Il se prétendrait le plus intelligent? Soit.



Déclare sans honte l'insignifiant crapaud
Lorsqu'il admire son propre reflet dans l'eau.

A la grande surprise de la sainte, celle-ci avait répondu juste à l'énigme. Tant mieux, alors. Pourtant, elle perçut le regard entre la statue vivante et le Goliath. Ils seraient donc bien de mèche... Pas grave. Tout ce qui compte à présent ce sont sauver ces deux enfants, acquérir ces armes pour devenir plus forte, et surtout bien s'amuser.
Les deux autres épreuves... Laquelle l'aigle allait-elle choisir en premier? C'était le genre de question où elle-même n'en savait strictement rien, le genre de question au final sans importance. Elle choisit donc au hasard, et brûla à nouveau son cosmos pour animer la Dame à l'Epée, comme elle avait animé la Dame à la Lance.








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MessageSujet: Re: La Bonne et la Brute mais sans le Truand ! [ FP PandoreThuban & Ryuken ]   Lun 30 Juin 2014 - 17:27





De toute façon, tu n’auras jamais le dernier mot avec moi Gamine ! Si tu ne comprends pas ce que je te dis, je n’y peux rien ! Alors, cause toujours, tu m’intéresses ! Contentes toi de récupérer les « Deux Jumelles » si tu en es capable !


Mon stratagème avait fonctionné : non seulement elle voulait les deux armes pour ses besoins personnelles mais j’y avais ajouté une motivation supplémentaire.  Maintenant, elle avait la vie de deux enfants entre ses mains. Elle n’avait donc plus aucun autre choix que de suivre l’aventure. J’aurais dû y penser plus tôt mais, de temps en temps, un petit peu de subtilité, mâtiné d’une certaine forme de machiavélisme, ne fait pas de mal. Je continuais silencieusement mes pas tout en l’écoutant jacasser, tentant vainement de trouver une répartie qui pourrait m’énerver.  Quand elle évoqua cette expression avec le mot crapaud et reflet, je haussais les épaules en secouant la tête tout en soupirant. Manière de lui dire que je n’écouterais plus que ce qui m’arrange. Pour le reste, ça passerait par une oreille et ça ressortirait par l’autre.


La Mioche… Il n’y a ni bien, ni mal. Trop de moral tue la morale. Les Mauvais pensent qu’ils ont raison quand les Bons sont assurés de n’avoir jamais tort. Moi, je m’en fiche complètement : je vis ma vie comme je l’entends et ce qui m’entoure n’a aucune importance.  Nous sommes tous des objets pour les autres, tout le monde se sert de tout le monde pour atteindre ses propres objectifs et je n’échappe pas à la règle. Toi non plus d’ailleurs. Au lieu de moraliser ou d’idéaliser ce monde, observes le avec plus de distance et de réalisme. Tu comprendras beaucoup de chose…


La Gamine avait fait son choix et il se portait sur la Dame à l’Épée. La Statue s’illumina brièvement tandis que celle-ci prie la forme d’une forme spirituelle. Elle me jetait un bref  regard avant de poser ses yeux vers la Guerrière d’Athéna.  




La corruption n’a aucune emprise sur moi car c’est avec ma personne que j’agis fièrement. Si on peut m’évoquer sans détour, c’est parce qu’on a le courage de ses opinons. Que cela soit avec un être ou une chose, m’avoir est un grand cadeau quand douter de moi est un parjure. Sœur d’une grande intégrité, qui suis-je ?








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MessageSujet: Re: La Bonne et la Brute mais sans le Truand ! [ FP PandoreThuban & Ryuken ]   Mar 1 Juil 2014 - 12:28




Tu peux avoir le dernier mot en disant que j'ai raison...


On dit que les oiseaux de proie possèdent des serres acérées. Alors, où sont celles de la gamine? Pour l'instant, loin du grand rapace, elle n'est qu'une petite alouette qui s'est enferrée toute seule dans des rets dont elle aura bien du mal à ressortir. Il fallait trouver quelque chose. Il faudrait aussi qu'un jour, elle soit en mesure d'éclore.
Une bonne idée venait de germer dans l'esprit de la sainte. Accepter les deux armes serait rester prisonnière de la volonté de l'ennemi. Les briser, ou les jeter serait de la bêtise pure. Et elle ne savait pas si elle aurait la force d'esprit nécessaire pour s'en séparer. Mais il y avait les deux enfants. La petite savait ce qu'elle en ferait. Elle les déposerait à Rodorio, elle s'arrangerait pour qu'ils ne se souviennent jamais de ce village, et qu'ils deviennent des Chevaliers d'Athéna à leur tour. Et elle leur donnerait à chacun une épée, pour que eux puissent se défendre, si jamais ils devaient à nouveau faire face à la rancune du Goliath.
Toute contente, la sainte en oublia de râler.

L'adversaire recommença à clamer sa façon de voir le monde. Mais ce n'est pas en restant brusque et en n'appliquant pas dans son comportement les thèses qu'il clame, ou une partie, qu'il fera que la gamine se remette en question. Tout au plus, il lui donne de la matière pour qu'elle l'ironise par la suite, mais rien de mieux.



Tiens, tu admets que tu serais mon objet... Intéressant...

Encore une énigme. Pourquoi? Y aurait-il un lien entre les questions, ou entre les réponses? Les statues cherchent-elles à dresser un portrait morale de celui ou celle qui sera autorisé à manier les deux épées? Ou son contraire? Les deux épées ne seraient-elles pas des entités mauvaises, tout comme le Goliath? Dans ce cas, est-ce une bonne idée de chercher à les posséder? L'ennemi ne mentait-il pas, quand il a promis de laisser en vie les deux enfants? Jusqu'à un certain point, la sainte était obligée de lui faire confiance, mais elle savait se méfier de sa modélisation du monde où aucun ne ment. Même entendre un mensonge la trouble toujours autant.
C'est en laissant errer sa pensée que la gamine se dit que la conclusion de ses tergiversations pourrait bien faire joli comme réponse à l'énigme. Évidement, répondre juste serait bien meilleur, mais à ce stade de doute...




Il s'agit de la franchise...

Si la statue avait une arme, pourquoi ne servait-elle pas? Devait-elle juste rester menaçante mais non dangereuse?








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MessageSujet: Re: La Bonne et la Brute mais sans le Truand ! [ FP PandoreThuban & Ryuken ]   Jeu 3 Juil 2014 - 7:56





Tu sers Athéna, tu es son objet. Je sers quelqu’un, je suis son objet. Tu vas peut être me dire que ce n’est pas vrai ? Ou tu vas peut être me dire que tu sers son idéal ? En définitive, tu sers ses intérêts qui se rapprochent des tiens. Quant à moi, c’est la même chose : un arrangement en bonne et due forme en quelques sortes. Que je croie à Son désir ou pas ne m’intéresse pas. Tout ce qui compte, c’est que j’obtienne ce que je veux. Si c’est avec Lui, tant mieux. Si ce n’est pas avec lui, je m’en moque complètement car ce sera avec un autre ou par mes propres moyens.


En y repensant, avais-je été l’objet de Cronos ? Depuis longtemps, je savais qu’il préparait quelque chose pour moi. Sa gentillesse et sa tendresse, envers moi, étaient-elles feintes ? D’aussi longtemps que je me souvienne, sa proximité et sa distance avaient été des repères  bénéfiques mais aussi, parfois, des sources d’incompréhension. N’avait-il pas été honnête avec moi en m’avouant que je faisais partie d’un plan dont j’en ignorais complètement le but ? Même aujourd’hui, cela demeure un mystère dont le fait de ne pas savoir excitait ma curiosité tout en me disant que je ferais mieux de ne pas comprendre. De toute façon, le plus important était ce présent qu’il m’avait offert : la liberté aussi bien avec ses inconvénients qu’avec ses avantages. J’en comprenais encore très peu le sens mais je ne m’inquiétais pas pour autant.


De toute façon, les Dieux sont tous les mêmes. Nous sommes la Chair à Canon de leurs aspirations.  Nous ne comptons pas pour eux. Alors, je ne vois pas pourquoi, je me préoccuperais de leurs volontés. Un monde sans eux serait assez plaisant… Qu’ils disparaissent pour l’éternité et qu’on n’en parle plus !


Devant l’Esprit de la Dame à l’Épée et la Mioche, c’est ce que je pensais en tout cas. Nul besoin des Dieux pour nous gouverner : ce monde appartient aux hommes. Un monde sans les Dieux où nous pourrions vivre et mourir sans avoir affaire à eux serait un destin pas trop mauvais. Un monde sans guerre où je n’aurais nullement ma place. Ahhh ! Qu’est-ce que je peux dire comme bêtise ! De toute façon, cela n’arrivera jamais : soyons honnête ! L’Homme est un loup pour l’homme et, en ce bas monde, seul existe la Loi du Plus Fort…






Ce n’est pas la réponse que j’attendais de toi.  Honnêteté… Voilà le terme que je souhaitais entendre. Cependant, je dois bien admettre que ces deux concepts se rapprochent. Toi, qui suis la Voie du Druzhinnik, je te concède le droit de passage. N’oublie point ce concept car il te sera essentiel.




Nous observions un dernier regard avant qu’elle ne disparaisse. Il ne restait plus qu’un dernier test avant qu’elle ne puisse posséder le premier Artéfact. Qu’elle que soit sa volonté ou ses agissements futurs, cela ne me concernait pas. J’avais mes propres raisons de croire en elle. Se dressait devant la Gamine la dernière épreuve. Après, quand elle la posséderait, le début de son Apocalypse ne fera que commencer. Elle ne se doutait pas de ce qui l’attendait car, sinon, elle aurait fui. Tout comme j’ai failli le faire… Ou comme je l’ai fait… Je ne sais pas encore… En tut cas, ce qui est sûr, c’est que ce fut un de ses évènements principaux dans la vie d’un homme qui le font définitivement changé. Je croyais, à l’époque, que ce ne serait jamais le cas. Aujourd’hui, je me rendais compte à quel point je m’étais véritablement trompé.  




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MessageSujet: Re: La Bonne et la Brute mais sans le Truand ! [ FP PandoreThuban & Ryuken ]   Ven 4 Juil 2014 - 17:23




Il semble que tu caricatures un petit peu la situation, non? Mais donc, finalement... Ne penses-tu pas que tu es devenu ton propre objet? Prisonnier de ta propre volonté, obligé d'obéir à tes propres ordres sous peine de t'en vouloir à toi-même? Pour simplifier, ne seras-tu pas définitivement libre quand tu ne voudras plus rien, et que tu n'auras plus à agir? Tu te sers toi-même, et tu ne t'en rends même pas compte.


Il était quasiment certain que l'ennemi rétorquerait que cette vision des choses était, pour le moins, complètement tirée par les cheveux. Mais elle avait été plaisante à énoncer, et si cela avait pu le troubler, ne serait-ce que quelques instants, tant mieux.
Pour la sainte, cette histoire d'objet d'une tierce personne n'était rien d'autre qu'une prise de tête inutile. Si elle commençait à tout remettre en cause, elle ne s'en sortirait plus. Au delà de la prise de tête sur l'identification à l'idéal, la gamine estimait que, du moment où elle choisissait de servir quelqu'un, elle se devait de le faire de son mieux. Et puis, si l'adversaire sert quelqu'un, il ne va pas non plus se mettre à en râler. Qu'il reste ou qu'il s'en aille comme il préfère avec l'autre personne. Car là, ce n'était pas clair.



Si les divinités étaient toutes les mêmes, ils seraient interchangeables. Je ne pense pas que ce soit le cas, non? Je pense qu'ils sont, eux aussi, divers et différents. Et je pense que nous n'avons pas à savoir si nous comptons, où non, pour eux, car ce n'est pas le plus important. Toi qui te complais dans la bestialité, tu devrais le savoir... S'il n'y avait plus de dieux, le monde retournerait à la loi de la jungle, car eux permettent de donner des repères pour se conduire "bien", quelques soient les valeurs que chacun met dans ce mot.

Sérieusement, s'il n'y avait plus la crainte, combien, parmi les humains lambdas, ne redeviendraient pas des pourris? Dix? Quinze? Qu'importe, de toutes façons ça ne risquait pas d'arriver.
Cette fois-ci, la Dame à l'Epée n'était pas d'accord avec la réponse de la silversaint. Celle-ci s'apprêtait à protester, mais la statue affirma qu'elle accepterait la réponse tout de même. Pourquoi? Et la statue disparut tout d'un coup sans laisser de trace. Bon... Alors, en route pour la suite... Quoique cette suite puisse apporter, il n'y avait pas grand chose à changer dans les convictions de la gamine, selon elle. Et pour la faire changer, alors il faudra que ce soit vraiment terrible. L'aigle réveilla donc la troisième et dernière statue, comme la précédente, et celle d'avant.










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MessageSujet: Re: La Bonne et la Brute mais sans le Truand ! [ FP PandoreThuban & Ryuken ]   Dim 6 Juil 2014 - 20:48





Tu parles d’obligation. Tu ne comprends justement pas qu’il n’y aucun devoir à être ce que l’on désire être.  On n’est pas prisonnier de sa liberté, on la vit pleinement. Médites sur ça la Mioche…

Je continuais mon chemin vers la prochaine destination. À trop chercher à théoriser, on ne voyait jamais le réalisme de ce monde qui nous entourait. La pourriture se mêlait joyeusement à une certaine forme de bonté. Je ne me faisais aucune illusion sur le devenir de cette existence et, d’ailleurs, c’était le cadet de mes soucis.


Si les Dieux n’existaient plus, les humains prendraient le contrôle de ce monde et leur destinée par la même occasion. La loi de la jungle dis-tu ? Mais c’est déjà le cas actuellement. Il suffit que tu ouvres les yeux pour le constater par toi-même…


Et, à grande échelle en plus. Les hommes s’affrontent entre eux. Les Dieux aussi. Pour qu’une divinité comme Cronos puisse prendre les armes, c’était la signification même que quelque chose n‘allait pas en ce monde. La cruauté des hommes et des dieux, en cette ère, était la signification que l’Homme était un loup pour l’homme et les Dieux, des Prédateurs pour les Dieux. De toute façon, qu’en avais-je véritablement à faire puisque je collais parfaitement à cette époque ?


Je te l’ai déjà dis : il n’y a ni gentil , ni méchant en ce monde. Il n’y a pas de bestialité. Il y a juste cette constatation très simple : ce monde est ainsi comme il est et on est obligé de faire avec. Il n’est pas tout noir, il n’est pas tout blanc, il est peut être gris clair ou gris foncé et j’en ai un peu rien à faire. Je suis mon chemin et je navigue dans ce monde comme je l’entends. Mais, ce qui est sûr, c’est que j’ai un regard critique et réaliste sur la condition humaine et divine de cette ère…


La statue s’anima comme pour les précédents. Encore une fois, un échange de regard alors que l’esprit se tourna vers  la Mioche.






Sévère ou vigilant, je suis. De paix, je suis également. S’échapper de moi est un acte très grave, mêle si on peut me poster à une porte.  De quelque chose, je m’érige car je veille sur toi  en toute circonstance. Qui suis-je ?







Dernière édition par Ryuken le Jeu 10 Juil 2014 - 16:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Bonne et la Brute mais sans le Truand ! [ FP PandoreThuban & Ryuken ]   Lun 7 Juil 2014 - 18:20





La conversation devenait compliquée. Elle devenait intéressante. Même si cela ne touchait plus tellement la gamine, celle-ci continuait à répondre, par curiosité. Pour voir si elle se souvenait de ce qu'elle avait pu connaître, et pour connaître d'autres opinions, ici celle de l'ennemi.



Ce n'est pas une obligation, tu dis? Je ne pensais pas que quelqu'un comme toi pourrait raconter ça. Quand tu te fixes un but important et que tu ne l'atteins pas, tu hausses les épaules en tournant le dos à ce que tu voulais être? Quant à vivre pleinement la liberté, au fond ce n'es qu'un mensonge. Si tu y réfléchis un peu, tu te rendras compte que tu ne seras jamais entièrement libre.


Pour la sainte, la vraie liberté consistait à pouvoir faire tout n'importe quand, pas même ce que l'on souhaite, simplement garder dans son jeu toutes les possibilités de mouvement et d'évolution. Et c'était tout bonnement impossible. A partir du moment où l'on prend des décisions, on en devient prisonnier. Et le fait d'évoluer dans le sens qu'on s'est donné est une obligation. Si on n'y parvient pas, et bien... La petite ne savait pas.



Sous-entends-tu que, pour l'instant, les humains n'ont pas le contrôle de leur destin? Dans une certaine mesure, peut-être... Mais je pense qu'il nous reste encore une certaine marge, je n'ai pas l'impression que tous mes actes, que toutes mes pensées me soient imposées. Même si certaines le sont, bien sûr.

Pourquoi se plaignait-il? Il n'y avait pourtant pas de problème! S'il n'y avait pas de dieux, il n'y aurait pas d'humains. Chercher à les détrôner était indigne et contre-nature. Et puis est-ce que les humains tout seuls auraient la connaissance nécessaire pour faire marcher le monde tous seuls comme des grands, en étant un peu plus utilitaire? Après, si le Goliath avait eu des problèmes personnellement avec des divinités, cela était compréhensible qu'il porte en lui une haine contre eux, mais pas de quoi généraliser.


Je suis d'accord avec toi, mettons qu'il existe une multitude de "biens" différents et opposés. Mais le monde n'est pas figé, chacun peut oeuvrer pour que ce monde devienne ce qu'il souhaite. Comme toi quand tu mentionnes un monde sans dieux, non? Et, à partir du moment où tu agis, où tu avances, où tu suis une voie, où tu critiques, tu es forcé par la nature des choses à prendre parti pour certains "biens", et à chercher à en bannir d'autres.

Et à partir du moment où on à considéré qu'un "bien" était celui qu'on considérait comme le meilleur pour nous, qu'on n'y adhérait, la plus simple logique était de se faire en sorte qu'il triomphe. L'ennemi avait-il simplement fait des choix factices? Tout cela devenait bien abstrait, mais ça ne gênait pas la sainte.

La troisième Statue prit vie, et posa enfin la dernière énigme. L'aigle écouta avec attention, et se trouva décontenancée à la fin de l'énoncé. Le hasard avait fait en sorte qu'elle choisisse les questions en difficulté croissante? La sainte réfléchit quelques minutes avec soin.
Elle pesa ensuite tenir une réponse qui tenait à peu près la route, mais cela ne lui semblait pas correspondre avec tous les "critères" de la question. Elle réfléchit encore deux minutes, puis, n'ayant pas trouvé mieux:


Ce serait le conscience.








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MessageSujet: Re: La Bonne et la Brute mais sans le Truand ! [ FP PandoreThuban & Ryuken ]   Jeu 10 Juil 2014 - 16:52





Tout arrive toujours à qui sait attendre. Après, peut être que oui ou peut être que non… Qui sait… Et c’est le cadet de mes soucis pour le moment. Mon but est que tu récupères à tout prix les « Deux Jumelles »…


Je ne cherchais même à me perdre en chemin. J’étais convaincu du bienfondé de ma pensée et de ma philosophie de vie. Il y avait des choix à faire qui conditionnait la suite de notre destin. Je ne me perdais jamais en de vaines réflexions inutiles. Je suivais mon instinct en priorité. De temps en temps, il m’arrivait aussi de réfléchir mais ce n’était pas ma tasse de thé.


On t’impose des choses tout le temps. Tu peux en prendre conscience ou bien tu peux t’en moquer. Tu peux en prendre acte ou tu peux refuser de le faire. C’est le cas pour les hommes et pour les dieux.   Un jour, on m’a dit qu’avoir le choix était la source de la liberté ultime, définissant même le destin de l’univers. C’est si simple et si compliqué d’énoncer cela car la vérité, qui se cache derrière cette maxime, est tellement sujets à diverses interprétations qu’avoir raison ou tort n’est rien de plus qu’un mirage…

Encore une fois, la Mioche n’avait pas su répondre à cette énigme, ce qui n’arrangeait nullement mes affaires. Alors, pour ne pas changer, j’allais transgresser des règles divines pour m’assurer du bon fonctionnement de ma volonté. Avant que l’Esprit Divin ne sanctionne la stupidité de la gamine, j’élevais la voix. Je n’en avais strictement rien à faire des reproches de cet esprit perdu des temps anciens. Car, après tout, j’allais démontrer à la Mioche jusqu’où allait ma liberté.


La bonne réponse est Gardien !





Toi ! ne cesseras-tu jamais de défier le Monde des esprits et des Dieux ? Qui es-tu pour t’interposer dans la quête de cette jeune humaine ?!





Peu importe ! J’ai considéré que cette guerrière était digne des « Deux Jumelles » ! Que les Dieux et les Esprits me maudissent jusqu’à l’éternité mais je m’en moque ! La réponse a été donnée, elle a accès à cet Artéfact ! Telle est ma volonté !!





Tu regretteras ton geste Inconscient !





Peut-être allais-je le regretter mais, encore une fois, je n’en avais rien à faire.  S’ils désiraient se venger sur moi, je les attendais de pied ferme. En attendant, regardant l’esprit disparaître en me jetant un dernier regard mauvais, je défiais du regard en souriant avec mon attitude de rebelle bien connu des dieux eux même. Maintenant, que cette épreuve était terminée, il ne tenait plus à la Mioche que de prendre ce qui lui revenait de droit.



Stupide Mioche inculte, une fois encore, j’ai dû te sauver car ton intelligence est semblable à celui d’un ver de terre ! N’oublie pas les trois termes qui t’ont été offert par les esprits gardiens ! Si tu veux l’Épée, entre en résonance avec elle et fais des trois principes énoncés  par les Esprits tes nouvelles valeurs à présent. Alors, cette épée sera à toi. Dépêches toi car je n’ai pas que cela à faire et ce qui t’attend sera autrement plus difficile pour toi…  


Je m’adossais sur un des piliers en ruines et regardais la Mioche tenter de se saisir de cette arme. De toute façon, j’allais m’arranger pour qu’elle y parvienne de gré ou de force. Ce qui allait suivre serait une tout autre paire de manche.  Elle allait comprendre pourquoi j’avais refusé de continuer à me servir de ces deux armes malgré la force et les promesses que j’allais avoir. À cette époque, je n’avais pas été prêt à m’en saisir. Même maintenant, je ne désirais pas m’en servir. Non car je ne le pouvais pas mais parce que je ne le désirais pas : j’avais enfin trouvé mon propre style de combat et je n’y changerais jamais pour rien au monde.




Dernière édition par Ryuken le Ven 11 Juil 2014 - 21:17, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La Bonne et la Brute mais sans le Truand ! [ FP PandoreThuban & Ryuken ]   Ven 11 Juil 2014 - 17:50





Pourquoi la discussion avait-elle pris un tour un peu moins violent et haineux? Est-ce que ça se voyait que la gamine, ne se sentant plus tellement concernée par le sujet, mettait moins de conviction dans ses réponses? Tout pour ne pas dire "pense ce que tu veux, ce que tu dis semble logique".



Alors tu vantes la passivité, maintenant? Je ne crois pas aux gens qui attendent que les résultats qu'ils souhaitent leur tombent du ciel. Si tu te contentes d'attendre, il arrivera ce qui se passe si tu ne fais rien: il ne se passera rien. Mais c'est toujours mieux que s'il se passait des choses contraires à tes plans...


L'ennemi voulait à tout prix que la sainte récupère les Deux Jumelles? Alors ce serait cher. Elle allait arrêter de se faire du souci, et, dès que l'occasion se présenterait, elle se montrerait capricieuse. On peut bien changer de nature de temps en temps... Enfin, pendant ce temps, elle marchait vers les Epées, et il faudrait bien trouver une réclamation avant.



Tout dépend de qui ordonne à qui. Alors tous les problèmes viendraient de ce que les gens acceptent d'obéir à certaines personnes et pas à d'autres? Et puis d'où tu tires tout ça? Résumer l'univers à une présence ou une absence ou les deux ou aucun de choix serait assez simpliste. Il existe tellement d'autres paramètres... Et je pense que des personnes qui n'ont jamais aucune liberté de choix, s'ils ne connaissent pas l'existence de cette liberté, seront heureux tout de même.


Cela se voyait que la réponse n'était pas la bonne. Alors que la statue fasse usage de son arme, elle n'était certainement pas là pour faire joli dans le décors. Sauf que le Goliath intervint de nouveau pour donner la bonne solution. La stupéfaction frappa la sainte. "Gardien"... Ce n'est pas une valeur, c'est un nom commun qui désigne un rôle attribué de manière plus ou moins arbitraire. Ou ici, puisqu'il y avait une majuscule, c'est peut-être un prénom... Pendant que la statue et l'ennemi se querellaient, l'aigle soupira et détailla la salle. Après tout, leur différent ne la concernait pas, comme toute cette histoire, au fond. Peut-être que c'était rigolo de se disputer, c'était une explication valable au fait que l'adversaire cherchât noise à tout le monde.
La statue s'évapora, et le Goliath insulta la jeune fille.


Et alors? Les vers de terre sont des êtres tout à fait charmants indispensables à l'entretien des sols. Et ne parle pas de me sauver, s'il te plaît. De quoi m'as-tu sauvée, puis-je savoir? Oui, oui, d'accord, je n'oublie pas. Même si pour moi la troisième solution n'est pas un principe. Ce n'est pas mon problème si tu n'as pas que cela à faire, l'emploi que tu fais de ton temps ne m'importe que très peu, et te le faire perdre est un plaisir.

La gamine regarda les Deux Epées. Elles étaient là, tout près... Ces armes n'allaient certainement pas s'envoler. Donc ce n'était pas nécessaire ni obligatoire de les prendre tout de suite... La sainte toisa le Goliath avec défi:



Avant tout, je veux être bien sûre que j'ai toujours ta parole quant à tes deux malheureuses victimes.

L'ennemi pouvait se dédire, puisqu'il avait donné deux des trois réponses. C'était ce qu'il fallait éviter.







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MessageSujet: Re: La Bonne et la Brute mais sans le Truand ! [ FP PandoreThuban & Ryuken ]   Ven 11 Juil 2014 - 21:20




Je m’étais tus après la dernière remarque de la Mioche. Silencieusement, j’avais poursuivi mon chemin. Elle aurait beau parler, je n’en avais plus rien à faire. Maintenant, seul comptait cet objectif temporaire que je m’étais fixé. Qu’importe ce qu’elle pensait finalement car je n’en avais strictement rien à faire. Et, je n’étais pas destiné à négocier avec elle. Maintenant, elle était ma proie. J’aurais pu la tuer mais tel n’avait pas été mon choix. Cette gamine avait un petit quelque chose qui faisait qu’elle serait un adversaire redoutable plus tard. Sans le savoir, j’étais en train de la former au combat. Plus tard, ça lui serait utile car elle serait plus apte à protéger ce qui était cher à ses yeux. S’en doutait-elle d’ailleurs ? Quant à moi, je m’étais trouvé une formidable adversaire sur lequel je pourrais m’en donner à cœur joie.

Commençant à doucement m’énerver, je m’étonnais moi-même de la patience dont je faisais preuve à son égard. Mais, après tout, le jeu en valait la chandelle. Sûr d’elle et de ses valeurs, ce qui allait suivre allait la marquer durablement. J’allais pouvoir constater sa force de caractère très prochainement. Une fois qu’elle se serait approprié la première des Deux Jumelles. Cela serait dix fois plus passionnant que cette première traversée insipide où je devais constamment veiller sur elle. Car, après être un protecteur, en quelques sortes, je serais son bourreau. On allait voir ce dont elle était prête à accomplir pour posséder la force nécessaire pour respecter ses propres idéaux.  


« Si tu parviens à acquérir les « Deux Jumelles » et si tu les maîtrises à la perfection, alors je m’engage à te les amener au Sanctuaire vivants, en bonne santé et sans la moindre égratignure physique. Tu en feras ce que tu en voudras. Mais, par contre, si tu ne réussis ni à les posséder, ni à les maîtriser, je les tuerais sur le champ et je te ramènerais leurs cadavres à tes pied. » Tel est notre contrat et je le respecterais.


Je m’avançais vers elle avec un regard déterminé et plein de défi. Elle était à une marche de sauver les enfants. Elle tenait leurs vies entre ses mains. Si elle voulait jouer avec moi, elle perdrait directement.


Mais si tu veux continuer à m’agacer, je peux très bien t’abandonner et me rendre auprès de ses deux innocents afin de les tuer directement. Leurs cadavres te seront présentés.  Dans ce cas-là, tout sera entièrement de ta faute. Tu avais une occasion de sauver deux êtres innocents et tu ne l’auras pas fait…  Acquérir les « Deux Jumelles » est un cadeau qui t’est proposé. Une offre qui ne se refuse pas et qui te permettra de défendre ta déesse et les tiens. La balle est dans ton camp Morveuse ! N’oublies jamais que le destin de ces deux enfants est entre tes mains. Maintenant, saisis-toi de cette épée que l’on en termine. J’ai envie de passer aux choses sérieuses…


Je croisais les bras et jetais un regard en direction de la Première des Deux Jumelles. Puis, je reportais mes yeux sur elle pour lui offrir un intense et sévère regard lourd de sens. Avec moi, on en joue pas : pactiser avec le diable est une partie de plaisir à côté des contrats  que j’offre.



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Pandore Thuban
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MessageSujet: Re: La Bonne et la Brute mais sans le Truand ! [ FP PandoreThuban & Ryuken ]   Ven 29 Aoû 2014 - 10:47




La gamine ne comprenait pas comment ''gardien" pouvait être une valeur. Et bien... Pour l'instant, mieux valait en rire. Et pour plus tard, si ce manque de compréhension pouvait causer un problème, créer un obstacle, on se débrouillerait pour trouver une solution en chemin détourné. "Sois plus gardien". "Je regrette ton maque de gardienité". Non, décidément, la petite avait beau réfléchir, elle ne comprenait pas la solution de la dernière énigme. Mais, même si ce genre de comportement reste très puéril, elle ne comptait pas demander d'explication à l'ennemi; c'était l'un des rares cas où elle préférait rester dans l'ignorance. Peu-être qu'elle arriverait à comprendre plus tard toute seule...
Le Goliath répéta à nouveau le contrat, mais la sainte ne pouvait s'empêcher de garder un doute. Mais elle ne pouvait rien faire contre, en exigeant cette promesse elle s'était enchaînée toute seule. Il était impossible à présent de faire marche arrière. Et puis en même temps, il y avait la tentation de ces deux épées, juste en face... Elle n'agissait que comme une pie, attirée par les armes, après avoir joué à la pie bavarde. Et bien si elle pouvait se transformer en pie voleuse, ce serait une bonne manière de se sortir de ce mauvais pas sans avoir l'impression de garder une dette de reconnaissance envers l'adversaire, qui lui permettait de tenter d'obtenir ces épées.
Il lui vint un instant à l'esprit de réclamer un gage de bonne foi, mais elle courrait le risque de se faire rabrouer. Même si au fond cela ne la dérangeait pas, la gamine ne voulait plus risquer de compromettre cette réussite, et donc cesser d'agir aussi inconsidérément. Et tout d'abord tâcher d'ignorer ce sentiment d'agacement face à l'obligation de croire l'ennemi sur parole.

L'ennemi s'avança vers la gamine avec un air menaçant. Elle ne recula pas, et soutint son regard.


J'ai envie de continuer à t'agacer. Et j'ai envie de sauver ces enfants, et d'acquérir ces épées. Et je trouverai un moyen  d'obtenir les trois à la fois.

Autrement dit, il s'agissait de continuer à se comporter de manière immature, mais pas trop pour ne pas risquer de perdre.
Quand la sainte pensa qu'elle avait assez joué avec la patience du Goliath, en restant à ne rien faire face aux Deux Jumelles, et commença enfin à entrer en résonance avec elles.










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MessageSujet: Re: La Bonne et la Brute mais sans le Truand ! [ FP PandoreThuban & Ryuken ]   Dim 31 Aoû 2014 - 9:42




Peine perdue pour la gamine car si elle voulait m’énerver, le cap était passé depuis longtemps. J’attendais simplement qu’elle se saisisse de la Première Jumelle pour qu’on aille puisse aller chercher l’autre.  Car, en vérité, l’une ne pouvait aller sans l’autre ou l’autre ne pouvait aller sans l’une… De toute façon, c’est la même chose. Une fois qu’elle s’était saisie de l’Arme, je me dirigeais silencieusement vers la sortie puis l’attendais à l’extérieur. Là, quand elle fut de nouveau en face de moi, je croisais les bras avec un sourire dont j’avais le secret : à la fois malsain et mystérieux comme si je préparais un sale coup ou comme si je savais quelque chose qui ne ferait pas plaisir à la Mioche.  


Bien ! Jusqu’à présent, tu as fait ta maline mais c’est maintenant que les choses vont devenir beaucoup plus intéressantes. On va voir si tu as des tripes. Le nom de l’épée, que tu tiens entre tes mains, la Première Jumelle, se nomme Mech Sveta que l’on appelle aussi Épée de Lumière.  Sans l’autre Jumelle, c’est un objet comme une autre sans aucun pouvoir. Maintenant, suis-moi.


Silencieusement, nous continuâmes notre voyage. On pouvait dire qu’elle avait un Dragon avec elle mais l’Autre ne serait pas si aisé à dompter t je me réjouissais intérieurement de ce que je pourrais observer. Elle s’était piégée tout seule et je la tenais dans tous les sens du terme. Les jours et les nuits se succédèrent lorsque nous parvînmes dans une première cité à l’apparence bien morbide. Une fois entré ici, les ruelles étaient sales tandis que l’on pouvait aisément deviner une atmosphère malsaine. Un lieu de débauche où se côtoyait mort et désespoir.


Ici, la règle est simple : tuer ou être tué. Abandonne ta morale à présent car, pour obtenir la Deuxième Jumelle, tu vas devoir plonger dans les ténèbres les plus profondes. On va maintenant voir de quoi tu es vraiment capable la Mioche… N’oublie pas ton présent et n’oublie pas que tu as deux vies innocentes entre tes mains…


Je continuais mon chemin jusqu’à entrer dans un simulacre d’auberge quand nous entendîmes des cris de hurlements humains, dignes des bêtes de l’Enfer. Là, se trouvait un spectacle qui me mettait à l’aise. Des gens se battaient et s’entretuaient sans aucune raison. Comble de l’horreur pour une âme vertueuse, la négociation financière se faisait par le biais de membres arrachés pris sans vergogne sur des cadavres qui traînait dans le coin. Tous nous regardèrent. Je ne reconnaissais personne : cela signifiait qu’il allait falloir me fondre dans les us et coutumes locales. Déjà, un homme venait à noter rencontre, tenant un canif, avec la ferme intention de vouloir attenter ma vie.  Sans pitié, je lui transperçais sa poitrine machinalement, arrachant son cœur de son corps et me dirigeais vers le comptoir.  Une explosion de joie accompagnait mon acte quand une misérable femelle, sale comme une clocharde, s’empressa de se précipiter vers la Gamine avec une sorte de gourdin, entouré de pointes dans le but d’assassiner froidement la Mioche. On allait voir si elle avait compris le message. Quant à moi, je m’asseyais sur une sorte de tabouret  et observais le Gros Lard tout puant se diriger vers moi avec un sourire de rapiat  lorsque je lui lançais le cœur à son visage.


Tu n’as pas changé l’Étranger ! Ceux que tu connaissais ont pour la plupart disparu depuis que le Nouveau a pris sa place. Même Sven est mort ! Et voilà le résultat ! Avant, la ville était pas belle à voir maintenant elle est devenu pire !


Alors, il est mort… Ça n’arrange pas mes affaires… le Nouveau Chef est-il mieux que lui ou bien est-il pire ?


Tu le sauras bien assez tôt l’Étranger. Il se pourrait même qu’il soit plus fort que toi ! HA HA HA HA !!!!


Un sourire ravi se dessinait sur mon visage démoniaque quand je me saisis négligemment du cou d’une autre personne pour le lui biser comme si de rien n’était. Alors, nous devions attendre l’arrivée de cet être qui serait plus fort que moi. J’observais silencieusement la Gamine se débrouiller avec une bande de malotrus bien décidé à abuser de sa délicatesse et à la mettre en morceau. La vie de la jeune Innocente était en jeu car, ici, nous étions dans un village sans pitié où la mort était présente partout et ne faisait aucune distinction. Tué ou être tué : j’aimais cet endroit…




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MessageSujet: Re: La Bonne et la Brute mais sans le Truand ! [ FP PandoreThuban & Ryuken ]   Dim 31 Aoû 2014 - 11:43




Il avait suffi à la gamine de poser la main sur la garde de l'épée, et de ramener le bras. La première des Deux Jumelles était à présent à elle... Une belle et puissante arme, de surcroît. Mais cela avait été beaucoup trop facile. Y avait-il un piège? Le plafond de la grotte allait-il s'effondrer? Le sol allait-il s'ouvrir sous les pieds de la sainte pour l'engloutir à jamais? Rien. L'ennemi sortit, et la petite suivit, vigilante. Alors, il reprit la parole, avec son regard menaçant. Elle soupira:


Je n'ai pas peur de toi. Je pensais que tu avais compris...

Le Goliath annonça que, contrairement à ce début tranquille, la suite allait se révéler bien plus ardue, et il mit la gamine au défi d'y parvenir. Il expliqua ensuite le nom de cette épée, et le fait qu'elle allait exclusivement de paire avec sa soeur. L'aigle s'autorisa tout de même une question:


Que signifie le nom de cette épée, et d'où vient-il?

Et les pérégrinations reprirent. La gamine pensait que les deux Epées ''habitaient'' un peu plus près l'une de l'autre, mais peut-être s'agissait-il là d'une dissuasion contre ceux qui souhaiteraient s'en emparer. La sainte profita aussi du voyage pour s'habituer à la Première Epée. Mine de rien, cette arme est plus grande et plus lourde qu'un  poignard, et il ne fallait pas être gênée par cette différence, si jamais la petite devait s'en servir bientôt. La gamine en profita aussi pour dormir et manger normalement, afin de ne pas s'effondrer au premier pas qu'elle ferait.
Enfin, ils arrivèrent dans une sorte de bourgade assez insalubre. De loin, ce hameau semblait louche. Une fois à l'intérieur, on pouvait constater que le délabrement moral des gens était l'égal de la malpropreté des rues. Il semblait que cette ville s'était coupée du reste du monde, la sainte la voyait... Misérable. Immonde. Barbare. N'importe qui, en arrivant, pouvait comprendre que ce lieu n'était rien d'autre qu'une espèce de zoo où les humains, hyper-agressifs et fous, étaient revenus à l'état d'animaux. L'ennemi mit en garde la gamine. Mais ce n'était pas parce qu'elle gardait des principes qu'elle était la petite fille que l'on effraye facilement en racontant des histoires d'horreur. Il lui rappela aussi les deux enfants malheureux. Cela n'était pas la peine, ils étaient sans cesse présents dans l'esprit de l'aigle. Jamais elle ne souhaiterait les laisser tomber. Pour eux, elle n'allait pas tâcher de faire la police dans ce taudis.



Cet endroit me plaît bien... Je n'oublie rien. De toutes façons, ici, ma morale serait à peu près inutile, s'ils sont tous aussi ignobles que je le présume.

Après avoir marché encore un peu, ils entrèrent dans un établissement proche de la ruine qui se targuait du nom d'auberge. La gamine se demande sur le coup s'il n'y avait pas un menu pour cannibales. Le volume sonore, à l'intérieur, était assourdissant, on aurait pu se croire dans un asile. Dans un asile sans surveillants, dans ce cas. De nombreux combats à mort se déroulaient, sans que cela ne choque personne, et les cadavres des perdants étaient déchiquetés, les restes servant de monnaie pour de louches négociations. Autres lieux, autres mœurs. La sainte ne s'indigna pas. Elle aurait presque eu envie de plonger, elle aussi, définitivement dans ce monde de violence et de ténèbres, mais l'existence des deux enfants la rattachait à la réalité.
Quand ils poussèrent la porte de l'auberge, toutes les têtes se tournèrent vers les nouveaux arrivants. Assez vite, un louche malotru avec une arme à la main attaqua l'ennemi, qui se débarrassa de lui sans lui laisser le temps de comprendre, puis lui arracha le coeur. L'exploit du Goliath fut  apprécié par la foule, qui sans doute comprit que plus cruel qu'eux venait d'arriver.
Peu après, une dame à l'aspect assez sale, vêtue de haillons, s'approcha vers la sainte, brandissant un gourdin hérissé de piques de fer. Les blessures causées par ceci devaient être assez sympathiques. Plus sérieusement, cette dame avait besoin du cadavre de la petite pour survivre. Entre elles deux, c'était celle dont la volonté de vivre était la plus forte qui devait gagner. Alors ce serait bien égoïste de la part de l'aigle de ne pas se laisser gentiment tuer. Mais les deux enfants, eux avaient envie de vivre, sans doute, et elle pouvait leur offrir une existence meilleure. Ce qui n'était pas le cas pour la dame. Si elle tuait cette dame, elle pouvait tout au plus lui éviter de se faire tuer par quelqu'un de moins gentil.

Quand le gourdin s'abattit sur la tête de la gamine, celle-ci avait esquivé d'un demi-tour vers la gauche, se plaçant ainsi dans le dos de l'attaquante. Elle tenait la main droite, armée, dans sa main droite, et, de l'autre main, elle maintenait la tête de la dame contre son épaule, tout en continuant de tourner une demi-seconde. Brusquement, elle changea de sens, frappant la dame sous le menton de son bras droit, ce qui étendit la malheureuse à terre. La sainte l'immobilisa, et réfléchit. Elle préférait tuer cette dame de manière propre, rapide et indolore, mais elle ne savait pas. La sainte lut un regard de haine dans les yeux de cette attaquante. Alors, sans plus réfléchir, elle l'étrangla.



Pardonne-moi...

Quand la gamine fut sûre que la dame avait expiré, elle lui ferma les yeux. A présent, il s'agissait de savoir ce qu'elle allait garder pour entrer dans les négociations. Mais elle ne voulait rien ''acheter'', ni démembrer un cadavre, déjà qu'elle ne voulait pas la tuer. Elle avisa alors les murs de cette auberge ancienne, des murs en bois, en poutres, qui soutiennent un plafond bas, composé d'un labyrinthe de solives. Parfait. La sauvageonne prit appui sur les poutres des murs pour arriver au plafond, la dépouille de la dame sur son dos. Elle trouva un endroit où elle put le déposer. Dans une négociation, un cadavre entier valait peut-être mieux que des pièces détachées...
Elle redescendit, et trouva le Goliath en pleine conversation avec un homme. Elle voulut poser une question, mais une bande de voyous se précipita sur la gamine, chacun armés comme ils le pouvaient. La petite aurait bien aimé goûter à toutes ces armes, mais elle n'avait pas le droit. Elle se défendit alors sans chercher à fuir, et s'aperçut assez vite que c'était du vrai sérieux, dans les mêlées les grands tapaient plus fort que les enfants. Il fallait reprendre les bonnes habitudes avec plus de prudence, d'autant plus que maintenant l'aigle se trouvait seule face à une dizaine de personnes.
La sainte parvenait à envoyer ses adversaires les uns sur les autres, frapper l'un avec le coup de l'autre, mais d'autres ivrognes arrivèrent, et la petite se retrouva littéralement écrasée sous le nombre. Elle hésita un instant, puis décida d'utiliser cette Epée qu'elle venait de récupérer, même si elle jugeait cela humiliant pour la lame de la sortir dans un tel lieux. Ainsi, elle parvint à se débarrasser des attaquants, sans n'avoir pu cependant se garder contre un certain nombre de blessures.



Que sommes-nous venus faire ici, au juste?








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MessageSujet: Re: La Bonne et la Brute mais sans le Truand ! [ FP PandoreThuban & Ryuken ]   Dim 31 Aoû 2014 - 18:51





Dis l’Étranger… Tu savais que la jeune Rouquine, qui t’accompagne, vient de tuer la sœur du Chef ?


Non...


Et, tu sais qu’elle a tué le frère du Chef aussi ? C’est celui qui a un joli trou dans le ventre…


Non plus...


Tu sais donc qu’elle va mourir ?


Pas maintenant en tout cas… J’ai encore besoin d’elle, c’est ma proie. Et puis, sachant cela, le Chef va venir rapidement et nous allons pouvoir parler affaire. Je ne tiens pas trop à rester dans ce trou paumé plus que nécessaire…


En tout cas, pendant le voyage, avant de venir ce lieu, elle avait rabâché encore une fois qu’elle ne me craignait pas et elle m’avait même ennuyé avec une question dont je lui avais déjà donné la réponse. Ce n’était pas de ma faute si elle n’avait pas de mémoire ou si elle ne m’avait pas écouté la première fois. En conséquence, je ne lui avais rien dis et avais continué mon chemin comme si de rien n’était, l’observant tout de même manier la première jumelle. D’ailleurs, lui avais-je dis qu’elle tenait l’Épée de Lumière, inspiré de la fameuse légende des Deux Dragons qui s’étaient affrontés et qui avaient fit trembler les dieux eux-mêmes ? Bah ! Qu’en avais-je à faire ! Une épée sainte qui pourfendait le mal dans un des lieux les plus glauques du monde, on pouvait dire qu’elle avait eu une sacrée chance de l’utiliser ici. Et, lorsqu’elle vint me demander la raison de notre venue ici, je demeurais silencieux. En tout cas, à regarder les autres brutes, ils ne venaient plus nous taper, ni nous chercher querelle comme si nous avions commis un acte impardonnable ou comme s’ils se méfiaient un peu trop de nous. En tout cas, elle ne tarda pas à avoir sa réponse lorsqu’un homme, accompagné de quatre autres personnes, entrèrent dans l’auberge, une bonne vingtaine  de minute plus tard. Deux hommes, deux femmes. Celui qui était devant eux devait être le Chef en question. Je comprenais pourquoi l’Aubergiste m’avait averti qu’il serait peut-être plus fort que moi. Je pouvais ressentir leur cosmo énergie et leur machiavélisme diabolique puait à des kilomètres à la ronde. En gros, c’étaient de véritables ordures.  Pour autant, je soupirais de dépit: comparé à moi, ils étaient faibles. Ce n’étaient même pas des adversaires valables.  


Je veux savoir qui !


C'est elle !


Oui… C’est bien elle mais tu ne la toucheras pas et tu ne la tueras pas. Au contraire, tu vas lui faire subir l’épreuve des Sept Souffrances. Si elle les remporte toutes sans exception, alors tu me diras où se trouve la Deuxième Jumelle. Si elle échoue, je t’aiderais même à l’assassiner si tu veux.  Et, c’est non négociable et tu as tout intérêt à faire ce que je dis…


Et, au cas où lui et moi ne serions pas sur la même longueur d’onde, j’intensifiais mon aura juste assez pour lui faire comprendre qui j’étais et quel était mon véritable niveau. Je voulais lui faire comprendre qu’en face de moi, il n’était rien du tout et que si je le voulais, je pouvais le tuer en un clin d’œil. Ou autre… Ce qui était bien, c’est que le commun des mortels ne devait pas s’en rendre compte.  Et, si la Gamine était maline, elle se ferait connaître elle aussi. En tout cas, après un long moment d’hésitation, le Chef, en question, acquiesça, mal à l’aise. Je venais simplement de remettre en question son rôle de super chef devant tout le monde dans cette auberge. Mais, c’était toujours mieux que de se voir mourir, je suppose.  En tout cas, il quitta l’Auberge pour nous attendre dehors. Je me levais  silencieusement, sortais et lui faisais face.


Alors, c’est toi le fameux étranger… Tu es comme nous alors… Comme la Rouquine qui t’accompagne aussi, je suppose ? Ne perdons pas notre temps, j’accepte ta proposition. Les Sept Épreuves auront lieu ici. Il existe ici Six Anomalies qui n’ont rien à faire dans ce lieu qu’est l’antichambre des enfers sur terre. Une Femme qui travaille avec son corps pour quitter ce village afin de gagner assez d’argent dans le but d’élever ses deux enfants. Un Homme qui collectionne les richesses afin de les offrir à ses deux enfants plus tard. Une jeune fille qui ne cesse d’envier ce qu’elle n’aura jamais car elle ne peut offrir à son frère et à sa sœur ce qu’ils souhaitent. Un Homme dont on dit qu’il mange à excès dans le but de tout redonner à ses deux enfants. Une femme qui se morfond dans les bas-fonds de cette bourgade, désirant aider ses deux enfants mais ne le faisant pas par paresse.  Cherches les, tues les et ramènes moi leur tête.  Dans le tonneau qui est derrière nous, tu devras le remplir avec le sang de ces Anomalies. Alors, seulement, les deux dernières épreuves te seront proposées.


Je regardais la Rouquine et reculais pour m’adosser à un mur. C’était à elle de jouer et je ne l’aiderais pas. Je tiendrais ma parole : si elle échouait, je la tuerais sans aucune hésitation. Et, si elle réussissait, alors, nous obtiendrons la première marche vers la Deuxième Jumelle…


Gamine… À toi de devenir maintenant une véritable démone. Une sainte d’Athéna transformée en une meurtrière pour deux enfants qu’elle doit protéger… Ta déesse ne te verra plus du même œil…



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MessageSujet: Re: La Bonne et la Brute mais sans le Truand ! [ FP PandoreThuban & Ryuken ]   

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