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 Remettre son enfant dans le droit chemin [Cronos]

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Gaïa
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MessageSujet: Remettre son enfant dans le droit chemin [Cronos]   Lun 2 Juin 2014 - 19:25

Au plus haut sommet de cette terre de légendes qu'est Jamir, sur le plus haut pic que compte ce pays accessible à si peu de mortels, se tient un être dont aucun ne peut ignorer l'existence, mais qu'ils sont pourtant très peu à avoir pu contempler dans leur vie.
Gaïa, Déesse Mère qui donna naissance au monde, aux Titans, à Ouranos... à Cronos. Une divinité qui ne se manifeste jamais aux yeux des mortels, et lorsqu'elle choisit d'apparaître à ses enfants ou aux dieux de ce monde, ça n'est jamais sans une bonne raison.

Aussi aimable que tempétueuse, Gaïa est reconnue pour son infinie sagesse autant que pour ses colères dont les conséquences peuvent être dévastatrices pour quiconque en serait la cible.
Aujourd'hui la Mère de la Terre requiert la présence de son enfant auprès d'elle. Cet ordre, plus qu'une demande ou supplique, ne saurait être contestée.
Est-ce pour cette raison qu'elle ne lui a pas donné le choix. Et c'est d'un regard d'un vert profond, mêlant la sévérité à la douceur, qu'elle accueille son fils lorsqu'il apparait à ses côtés, porté par la bourrasque magique qu'elle a conduit jusqu'à lui.

~ Cela fait de nombreux siècles que je t'observe, mon fils. ~

Les prunelles d'émeraude de la Mère toisent l'enfant avec attention, à l'affut de la plus petite réaction.

~ Ce qui se produit sur la terre aujourd'hui est grave, très grave. Arès et Athéna se battent pour la survie de ce monde et qui aurait cru que pareille alliance verrait le jour. Qui aurait imaginé que le fier et agressif Arès combattrait aux côtés de la Sagesse afin de préserver le monde qu'il aspire pourtant tant à dominer.
Ces puissants cosmos m'ont sorti de ma léthargie... pour un temps seulement. Je ne suis pas de ce monde et ne compte pas m'y installer.
Cependant... cela me permet de te revoir mon enfant et de te poser deux questions.
Cronos. Pourquoi n'as-tu pas aidé ce monde, ce monde qui est mon oeuvre. Et qu'est-ce qui ne tourne pas rond dans ta tête ? Cela fait bien longtemps que je te regarde, que je suis le moindre de tes actes, la plus petite parole. Mon fils... tu as réussi à te mettre à dos la plupart de tes frères. Rhéa et Phoebe, ton épouse et la Lumière des Titans, arpentent le monde afin de te retirer ton trône... Comment as-tu pu laisser les choses s'envenimer à ce point ?! Tu fais vraiment n'importe quoi !
~

Ces derniers mots retentissent comme le tonnerre alors qu'un grondement sinistre résonne dans l'air pour toute conclusion.
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MessageSujet: Re: Remettre son enfant dans le droit chemin [Cronos]   Jeu 5 Juin 2014 - 3:12





Me voilà donc en compagnie de ma mère sur les hauteurs insurmontables du Domaine de Jamir. Je pose enfin mon regard  sur celle que j’ai longtemps espéré. Longtemps appelé au secours de ce murmure inaudible quand cette souffrance intolérable déchirait en morceaux mon esprit et anéantissait mon âme. Par deux fois, au cours de ma très longue vie, j’avais pu discuter avec elle. Par deux fois, affrontant cette folie dévastatrice qui ne cessait de déchiqueter ma raison, même libéré de l’entrave du tartare, ses paroles et sa présence étaient si réconfortant pour moi. Un trop court instant de véritable sérénité dans un océan sans fin de doute et de colère.  Aujourd’hui, à la limite d’avoir tout perdu – Ou avais-je vraiment tout perdu dans le fond -  J’avais enfin réussi à me libérer de ce destin funeste. Et, pourtant, il me restait encore pas mal de chemin à accomplir. Cette montagne, que j’escaladais depuis une éternité pour toucher du doigt cette Lumière,  était tellement haute que bien des fois j’avais renoncé pour redescendre et me tasser sur moi-même pour pleurer, geindre et abandonner. Maintenant, je continuais à grimper et j’étais proche du sommet. Cette lumière, je pouvais la toucher… il fallait que je tende la main et que je me laisse bercer par celle-ci. Contemplant ma mère un très long moment, Gaïa était véritablement ma Lumière. Quand elle m’annonça que cela faisait de nombreux siècles qu’elle m’observait, je ne fis que hocher la tête…


Et moi, cela fait de nombreux siècles que je t’espérais, Mère…


Mère me confirma l’imposant déploiement de pouvoir d’Arès et d’Athéna face à cet inconnu. La réunion de deux forces diamétralement opposées pour la protection de ce monde. Quant à moi ? En dehors du fait que j’avais envoyé Océanos comme digne représentant de notre illustre clan, je n’avais guère le désir de me consacrer à cet évènement plus que nécessaire. Bien entendu, j’aurais pu apporter mon aide de manière plus appuyée. Néanmoins, j’avais considéré qu’il appartenait à ma Descendance de prendre les rênes de ce monde. Après tout, les Parents ne laissent-ils pas leurs places aux Enfants et ainsi de suite ? Pourtant, au fond de moi, je devais bien admettre que je n’étais pas satisfait de la situation. La situation de ce monde ne me convenait pas du tout. Parmi cette nouvelle génération défaillante, il n’y avait qu’en Athéna à qui je faisais véritablement confiance. La démonstration d’Arès était insuffisante. S’il voulait véritablement expier ses fautes, peut être lui ouvrirais-je le Chemin de la Rédemption tout en sachant qu’il serait long et ardu. En l’état, cette puissance, que j’avais ressentie, n’était rien face à mon véritable pouvoir. Si les êtres de ce monde s’émeuvent pour si peu, alors qu’ils attendent le véritable réveil du Roi Des Titans. Cependant, force était de constater que cette situation avait eu le mérite de réveiller ma mère. En cela, et si j’acceptais de faire un maigre effort de compréhension, peut-être serait-ce les prémices d’une introduction à une certaine forme de reconnaissance envers ce dieu pathétique qu’est Arès. Pour Athéna, en toute simplicité, cela n’était que la confirmation ultime de ce que j’avais toujours pensé d’elle : seule cette olympienne était véritablement apte à prendre ma succession. En aucun cas, Zeus qui se révélait être une véritable déception même si j’en connaissais la raison.

Pourquoi ne les avais-je pas aidés ? Je connaissais la raison. Un test…  Qu’est ce qui ne tournait  pas rond dans ma tête ? Comment avais-je pu laisser la situation de ma famille empirer ainsi ? Ma mère était très bien placé pour connaître la véritable raison.  Non seulement, je devais combattre ce destin impitoyable et injuste qui avait fait de notre famille des êtres incompris ou haïs.  Mais en plus, je devais composer avec cette descendance abjecte et incapable de reprendre la suite de mon œuvre. J’avais compté sur eux pour reconstruire cet Eden que nous avions connu. Maintenant, je constate à quel point ce monde est au bord de la perdition. Si, encore, j’avais été coupable… Si encore, de mon propre chef, je m’étais comporté comme un véritable tyran, assoiffé de sang et de pouvoir… Hélas, tous les deux, nous connaissons la vérité. Trop longtemps, j’ai essayé de chercher, de refuser mais jamais d’admettre en puissance que la réalité est plus troublante qu’il n’y paraît. Incontestable ! Dur à accepter ! Je n’y étais pour rien… Ma famille n’y était pour rien…  Nous n’avions fait que protéger notre propre mère de la folie de notre père. En retour, qu’y avons-nous gagné ? Rien...



Mère… Ce monde… Ton corps… Ton âme… Ton esprit… L’Âge d’Or de l’Humanité… Quand Hommes et Dieux vivaient en harmonie… Sans guerre… Ni haine… Je vais le ressusciter quoiqu’il arrive. Et dans ce monde-là, les Olympiens, à part Athéna, n’y ont aucunement leur place.  Les hommes aux cœurs ténébreux, qui n’auront pas trouvé le Chemin de l’Expiation, ne seront même plus des souvenirs. J’ai longtemps côtoyé cette nouvelle humanité et j’ai amplement posé mon regard attentif sur ma Descendance. J’en arrive à cette conclusion inéluctable qu’elle est incapable de mener l’Homme à ce qu’il recherche véritablement : la Sérénité. Pourquoi n’ai-je pas agi ?  J’ai essayé de prévenir mes enfants. En vain, j’ai essayé d’être un père pour eux en me montrant compatissant  et en tentant d’être un Guide. Je n’ai jamais désiré leur rôle. Au contraire, ils m’ont rejeté, ils font de moi encore un être démoniaque alors que j’avais entrepris de révéler la vérité à mon propre fils, le Roi de ce Monde. Ce stupide enfant n’en fait qu’à sa tête et regarde maintenant où cela nous mène.  D’ailleurs, il n’est pas le seul : force est de constater que tout cette descendance dégénérée est corrompu et inapte à gouverner ce monde. Seule Athéna en est digne…


Je m’asseyais sur un rocher et demeurait silencieux un long moment. Avant, j’hésitais beaucoup sur la marche à suivre. Entre volonté et abandon, mon objectif demeurait toujours le même pourtant. Déraisonnable volonté de me venger de ceux et celles qui me persécutèrent ma famille et moi. Inavouable désir de reprendre les rênes de ce monde. Quoiqu’il fût assuré que je n’ai jamais désiré le trône de Zeus jusqu’à ce que je me rende compte de la nécessité d’agir pour conclure ma détermination à rendre ce qui avait été dérobé. Le désir de destruction, maintenant cela est une évidence, doit absolument être une solution d’extrême recours. Ma Guérison était en bonne voie mais un dernier doute s’emparait de moi : finalement, avais-je raison ou tort ? Je levais mes yeux vers ma Divine Mère.


J’ai fait n’importe quoi hein ? Oui… J’en suis bien conscient. Pourtant, Mère, soyons réaliste…  Concernant Rhéa et Phoebe, je savais pertinemment leurs objectifs.  J’aurais pu les poursuivre mais je me serais comporté comme un Tyran. Et, je dois l’avouer maintenant, elles avaient raison. Mais, maintenant, leur expédition vengeresse n’a plus lieu d’être. Et j’ajoute que, si j’avais été à leur place, ô grand jamais, je n’aurais entrepris une telle action car je serais resté avec elle, agissant encore et encore sans relâche pour les aider à se sortir de cette terrible malédiction. Néanmoins, et ce dès maintenant, concernant Rhéa, je peux tout à fait comprendre son besoin d’être une mère pour ses enfants. Mais, elle devra saisir le fait qu’elle est la Reine des Titans, une Sœur et ma Femme. Concernant Phoebe, elle ne devra jamais plus oublier qu’elle est, avant tout, une Titanide servant cette obligatoire et noble cause qu’est la mienne…Et qui devra être la sienne et la nôtre. Le Temps des Lamentations et de la Trahison est définitivement terminée. Si tu les croises avant moi, il serait sage que tu leur expliques parfaitement ma motivation. Car, si je tombe sur elle et qu’elle me déçoive, je n’hésiterais pas à prendre des mesures drastiques à leur encontre pour qu’elles comprennent qui elles sont et quels sont leurs devoirs et leurs rôles en ce monde.   En vérité, si j’ai ma part de responsabilité, tes congénères et toi-même êtes également coupable de ce funeste et tragique destin que nous avons vécu et que nous vivons encore…


Je me levais lentement et me dirigeais vers Gaïa. Au cours des très rare fois où je l’avais rencontré, je n’avais guère eu l’occasion de remettre les choses à plat.  Maintenant que j’avais l’esprit clair, je n’hésitais plus. Déterminé à être le Roi Incontesté des Titans, il était temps de pleinement remplir mon rôle. Bien que je vouais un profond respect envers ma mère que je chérissais profondément, je ne pouvais m’empêcher de lui consacrer une certaine rancœur en raison de ce qui nous est arrivé par le passé et qui châtia notre présent. Aujourd’hui, je voulais des réponses.


Mère…  Puisque tu dis m’avoir longtemps observé, tu as pu apercevoir ma profonde colère face à l’hésitation de mes frères et de mes sœurs face à la colère de notre père et aux multiples violences qu’ils te faisaient subir. Sans aucune hésitation, j’ai pris ta défense et j’ai combattu mon propre père pour toi. Nous avons toutes et tous pris le parti de te défendre contre notre père. Et quel a été le prix à payer pour cela ? Une malédiction s’est abattue sur nous et sur notre descendance. Malgré tout, si cela était à refaire, sans aucune hésitation, je recommencerai. Pourtant, pour une cause juste, pourquoi devions-nous subir une telle fatalité ? Mère…  Ne nous le cachons pas… Pourquoi n’as-tu rien fait pour ôter ce terrible destin qui nous a été imposé ? Car, si les Originels et toi-même l’aviez décidé, je suis persuadé que rien de tout cela ne serait jamais produit. Je n’aurais jamais commis cette telle folie. Tes enfants auraient pu connaître un bonheur mérité. Il n’y aurait pas eu de Titanomachie.  Je n’aurais jamais eu la terrible expérience de m’en prendre à mes propres fils et à mes propres filles. Cette terre aurait été encore un véritable paradis où nous aurions été heureux. Pourquoi m’avez-vous enlevé mon droit le plus strict d’être un roi bon, un mari tendre et un père heureux !


J’avais élevé la voix contre elle et cela était sous l’influence d’une ire liée à cette cruelle désillusion que j’avais vécu. Loin de moi l’idée ou la volonté de tout imposer par la force… Néanmoins, dans cette ère, les paroles avaient-elles encore un sens ? Le temps de la réflexion et de la contemplation me semblait achevé : il fallait que je passe à l’action.  Au loin, je ressentais toujours les cosmos qui s’entrechoquaient. Un mystérieux sourire se dessina sur mon visage.


Arès se complait à démontrer son véritable pouvoir… Ridicule volonté de bien se comporter aux yeux des autres dans l’espoir de se faire pardonner de l’émergence de son domaine. Mais moi… Je ne pardonne pas et je n’oublie pas. Je lui avais promis que la Colère des Titans s‘abattrait inéluctablement sur lui et je tiendrais parole. Quant à ce Kazuki et à ce Thanatos, ils connaîtront ma véritable colère dirigé contre eux. Et qu’Hadès prenne bien garde de ne pas se mêler de cette affaire car il le regretterait amèrement…









Dernière édition par Cronos le Lun 16 Juin 2014 - 17:46, édité 1 fois
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Gaïa
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MessageSujet: Re: Remettre son enfant dans le droit chemin [Cronos]   Ven 13 Juin 2014 - 11:55


 
La Mère de tout ce qui vit en ce monde observe son enfant avec attention. Et quel enfant... peu de parents, qu'ils soient divins ou humains, peuvent s'enhardir de posséder une descendance comme celle de la Mère de la Terre. Il eut fait et fait encore d'innombrables erreurs. Et pourtant... Cronos n'est pas un mauvais garçon. Est-ce ainsi qu'elle l'a toujours considéré. Un enfant qui, malgré ses nombreux millénaires d'existence et malgré qu'il soit le père des dieux parmi les plus puissants que compte ce monde, restera un éternel gamin à ses yeux. Un gamin turbulent, qui fait des bêtises, s'emporte. Mais il est son enfant et cela ne changera jamais.

~ Ce stupide enfant n'en fait qu'à sa tête. ~

Répétant mot pour mot les paroles de son fils, la paume de Gaïa se pose sur la joue de Cronos alors qu'elle lui adresse un regard empli de tendresse, mêlée d'une certaine sévérité.

~ Zeus a fait beaucoup d'erreurs, mais j'en ai tout autant à dire à ton sujet mon fils.
J'entends ta colère et ton amertume. Je sais d'où elles tirent leur force et quelle est leur source.
Cependant... il ne t'appartient pas de diriger ce monde, pas plus qu'il ne t'appartient de le détruire ou de défaire les divinités que tu estimes inaptes à leur tâche.
Chaque chose en ce monde a été créé pour une bonne raison et je te tirerais volontiers les oreilles pour ne pas le comprendre encore aujourd'hui.
~

Sa main retombe mollement contre son flanc alors que le Roi des Titans prend place sur un large rocher. Son regard est aussi éteint qu'un ciel sans étoile, qu'une maisonnée sans la plus petite lueur pour éclairer son sein, qu'un chemin plongé dans l'obscurité la plus totale.

~ Tu as deux choix mon fils.
Le premier est de devenir le Tyran que tu exècrerais être. Forcer ton épouse, forcer Phoebe, forcer tes frères à te suivre quoi qu'il advienne et quoi que tu décides. Si ils ne le font plus aujourd'hui, si ces deux Titanides ont décidé d'une même voix de s'élever contre toi... ne crois-tu pas qu'il y a une bonne raison à cela ? Si tes actes avaient été justes. Si ta conscience t'avait dicté la bonne voie à suivre, ne penses-tu pas que les Titans auraient marché d'un même bloc derrière tes pas, dans ton ombre...?
Non mon fils. La vérité est que oui tu as fait n'importe quoi. Tu as distillé le doute dans le coeur de tes frères et soeurs. Tu as provoqué l'inquiétude, le dépit, l'amertume. Tout cela, tu ne le dois qu'à toi même.
~

Un court silence ponctue ses mots, alors que la Mère extirpe un bref soupir avant de poursuivre.

~ Ton second choix, mon enfant, est de rassembler les Titans et de leur dire toute la vérité.
Confies leur tes doutes passés et actuels, ouvres leur ton coeur en tant que Monarque mais surtout en tant que père, frère et époux. Tu dois absolument retrouver leur confiance. Absolument.
Si tu n'y arrives pas... alors mon enfant... je ne peux présumer des temps à venir.
~

Il s'élève de corps et de voix. Sa colère tire un premier rictus de contrariété sur le visage de sa Mère. Une expression cependant rapidement remplacée par une profonde tristesse.
Elle ne pouvait pas s'attendre à ce qu'il comprenne. Cela n'est accessible à personne en ce monde.

~ J'ai donné naissance à d'innombrables enfants depuis la création et à la création même de ce monde. Bien plus que n'importe quelle divinité, bien plus que Zeus lui même qui pourtant n'a pas vraiment chômé ! ~

Esquissant un bref sourire de dépit, les bras de la Mère s'enroulent autour des épaules de son enfant qu'elle attire contre elle alors que sa joue se pose contre la sienne.

~ Cronos.
Si je devais refaire ce que j'ai fait par le passé, malgré toutes les souffrances que vous avez eu à affronter, malgré tout le mal que cela a pu provoquer, saches que je referais tout sans la moindre hésitation.
J'ai créé ce monde. J'ai enfanté Ouranos. Je t'ai enfanté, mon fils.
Tu penses que je ne me suis pas élevée contre ton père. Tu penses que la Terre s'est inclinée face au Ciel. Tu te trompes. Comme tu te trompes.
Ta rébellion est venue de moi, sans même que tu ne t'en rendes compte. Et pourquoi l'ai-je fait ? Pourquoi ai-je puni Ouranos de la sorte. Pourquoi vous ai-je puni vous, mes propres enfants, de la sorte.
Parce que moi aussi je poursuis un idéal mon fils. Moi aussi j'aspire à ce que ce monde ait un véritable souverain. Une divinité hors du commun, quelqu'un qui sache, qui puisse, qui en prenne le plus grand soin.
J'ai cru un temps qu'Ouranos le pourrait. J'ai eu tort. J'ai cru un temps que tu le pourrais. Là aussi j'ai eu tort. Il en va de même pour Zeus.
Alors je vous ai punis. Les uns après les autres le destin s'est abattu sur vous. Tu trouves cela injuste ? Peut être bien. Mais ainsi est la Terre Mère. Elle reprend ce qu'elle a donné si l'on ne s'en montre pas digne.
Et pour l'heure mon enfant, aucun de vous n'est digne d'être le Roi incontesté de ce monde.
~

Elle se détache de l'étreinte qu'elle prodiguait à son fils en faisant un pas de recul, observant Cronos de ses prunelles d'émeraudes. Sans doute réagira-t-il mal. Elle ne s'attend pas à ce qu'il comprenne. Car de tous temps à jamais, Cronos est bien le plus humain de toutes les divinités de ce monde.

~ Vengeance ! ~

La voix de la Mère tonne comme l'éclair de Zeus. Pourfendant le ciel de sa colère, de sombres nuages noirs apparaissent de nulle part, comme si Ouranos s'accordait avec Gaïa. La terre tremble alors qu'un pan de montagne se décroche, finissant sa chute dans le gouffre qu'ils surplombent.

~ Tu n'as que ce mot à la bouche Cronos !
Te venger de tes frères, te venger de Rhéa et Phoebe, te venger d'Arès, de Thanatos, de ce spectre insignifiant, d'Hadès s'il ose se mettre en travers de ton chemin.
Mais quand vas-tu réaliser que cela n'apportera rien ! La vengeance est un fléau et c'est ce fléau qui te contamine depuis des millénaires mon fils !
~
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MessageSujet: Re: Remettre son enfant dans le droit chemin [Cronos]   Lun 16 Juin 2014 - 17:54





Oh Mère… Qu’as-tu fait ? Mais qu’as-tu fait ? Comment as-tu pu  agir ainsi ? Mère… Te rends-tu compte à quel point tu t’es fourvoyé ?


Tout cela n’aurait dû jamais arriver. Quel gâchis ! Quelle hérésie !!!  Que je me sois trompé sur l’origine  même de notre malédiction passe encore. Certes, difficilement mais ceci est acceptable. Pourtant, que la naissance de notre fatalité soit le cadeau empoisonné de notre propre mère est un fait dur à avaler.  Je me dois, avant tout, de reprendre mon calme et de tenter de remettre toutes les informations en tête.  La paume de cette main… Ce regard à la fois tendre et sévère. Comment nier cette évidence ? J’avais été  tout aussi fautif que Zeus. Mais, à un moment donné de ma vie, ce rêve, que beaucoup d’êtres humains et de dieux, aspirent au fond d’eux, cette Utopie, ce Paradis Éternel, je l’avais connu. J’en avais été le Roi et cela a été peut être l’un de mes meilleurs souvenirs. Un monde parfait où nous, Titans, cohabitions en paix, avec les Humains. Zeus ne connaîtrait jamais ce monde, lui qui a laissé cette terre connaître la douleur de la Guerre. La Boîte de Pandore avait été ouverte, déversant les pires maux que l’on peut imaginer. Seul l’Espoir subsistait. Est-ce vrai d’ailleurs ? Combien de fois ais-je constaté la déliquescence de cette humanité alors qu’elle souhaitait une paix qui n’arriverait jamais ? Chaque chose avait un but bien précis, une place particulière, un objectif bien précis. D’après ma mère, je n’étais pas apte à diriger ce monde, ni à la détruire et encore moins à défaire les divinités qui commandent ce monde. Alors… Qui peut le faire ? Je connaissais la réponse. Pourtant, était-ce le bon moment ? Non… Pas encore… Mais bientôt… Autant que mes oreilles fassent dix fois le tour de cette planète car c’est un domaine que j’accepte difficilement.


Mère… Ce monde n’a pas besoin de dieux telle ma descendance. Il n’a pas besoin d’un Dieu qui observe ce monde du haut des cieux afin de maintenir un vain équilibre. Il n’a pas besoin d’un Dieu aussi imprévisible que les Eaux qu’ils dirigent. Il n’a pas besoin d’un Dieu qui persécute les hommes après leurs morts. Ce monde n’a pas besoin de divinités qui  les soumettent. Mère… Ce monde a besoin d’un Guide. Mère… Nous, Titans, nous étions  ce Guide et tu ne t’en es pas rendu compte… Ô Mère… Aveuglé par ton désir, comment as-tu pu t’égarer ainsi ?


Les choix qu’elle m’avait expliqués, je les connaissais si bien. En aucun cas, je ne voulais devenir un Tyran. Maintenant, je comprenais mieux le sens même de cette folie qui accompagna les erreurs que j’avais faites. Pourtant, donnais-je vraiment l’impression d’être un mécréant sans cœur ? Bien entendu, je ne forcerais ni ma femme, ni ma sœur à agir contre leur propre volonté. Pourtant, nous devions toutes et tous marcher d’une seule main. Pourquoi en étions-nous incapable ? Pourquoi ma sagesse ne les atteignait pas ? Ma conscience avait été altérée et j’ai longtemps combattu tout cela seul. Je pensais que mes choix étaient les bons quand ils étaient mauvais. Je pouvais aussi révéler mes doutes à ma famille et avouer par où j’étais passé. Je pouvais me confier en un mot. Je voulais absolument retrouver leur confiance, je désirais ardemment que nous soyons une famille. Et pourtant, je me méfiais de leurs attitudes. Inconsciemment, et je me maudissais de cette réaction, je n’avais pas encore confiance en eux. Peut être finalement, devais-je me résoudre à regarder la vérité en face : c’était de la peur. La crainte qu’il ne m’accepte pas. Réaction stupide ? Je leur ai fait tellement de mal que j’ai cette crainte instinctive qu’ils ne m’aiment plus. En face d’eux, je me rends compte à quel point je perds mes moyens.


Il est absolument hors de question que je devienne un Tyran… Non… Il est absolument hors de question que je redevienne ce que j’étais avant. Plus jamais ! La seule fois où je me suis confié à quelqu’un, c’était à ma femme. J’avais profondément besoin d’elle. Elle m’a rejeté. Le seul être au monde, mon seul véritable amour, n’est plus là. Ma famille me déteste. Maintenant, je le sais : à tort et à raison. J’ai révélé cette fausse vérité à ma femme, ma famille et mon fils. J’attendais le réconfort de ma femme, j’espérais son amour, je souhaitais son appui, son épaule sur lequel je puise me reposer et, de temps en temps, me permettre de pleurer et de souffrir. Je ne l’ai pas eu… J’ai abandonné…


J’avais pris ma mère dans mes bras, la serrant contre moi avec toute la tendresse que je pouvais. Manque de confiance en moi-même. Manque de courage face à mes véritables sentiments.


J’ai désiré une famille comme avant : uni et soudé. L’image d’un rassemblement entre frères et sœurs lié par un but similaire. Malgré tout, au fond de moi, je crains toujours de les décevoir encore une fois. Est-ce à croire que ce  manque de confiance  en moi même vis-à-vis de ce qui m’est le plus cher serait le produit de cette folie que tu  as créé en nous ? Cette Titanomachie, jamais elle n’aurait dû se produire. À cause de toi, nous nous sommes rendus au Tartare et je n’ai rien pu faire pour eux. Jamais, je n’aurais dû attenter à la vie de mes enfants. Mais, pire que ça, mes frères et mes sœurs ont été prisonniers et ont souffert pour rien. Je pense savoir mais, en réalité, je ne sais pas. Et j’ai peur de me confier car eux car je crains plus que tout qu’ils ne me comprennent pas et qu’ils me rejettent malgré tout…


J’avais caressé les cheveux de ma mère, me blottissant contre elle, posant mes yeux sur le sol, absent, décidé à rechercher au plus profond de moi ces toutes dernières traces d’un trop long mensonge dissimulé en mon âme. Pourrais-je espérer, une ultime fois, reconquérir le cœur de mes enfants ? Après tout, maintenant que la Vérité est sortie de la Bouche de ma Mère, est ce que cela change quelque chose ? En vérité, non… Rien n’évoluera car mes enfants ne me pardonneront jamais et leur amour, pour moi, est définitivement éteint. Au bout du compte, rien ne changera : Rhéa a encore la chance d’être une mère pour eux. En ce qui me concerne, c’est définitivement terminé. Il n’y a rien à regretter car il n’y a aucun espoir de toute manière.


Quant à mes enfants et leurs descendances, c’est une certitude fondamentale que je ne représente rien pour eux. Cet infanticide, que je n’avais jamais souhaité, est la raison principale que tout est perdu pour moi. Cet amour parental m’est strictement interdit mais ce n’est pas grave. Néanmoins, dans ce maelström infini de tristesse, de regret et de remord, si je dois traiter mes enfants avec, à la fois indifférence, sévérité et compréhension, il n’en demeure pas moins  qu’Athéna représente cette espoir que tu cherchais. Je vais veiller sur elle, je vais la guider elle et ses protecteurs. Pour avoir observé ce monde depuis fort longtemps, je ne me trompe pas en affirmant haut et fort qu’elle est digne d’être ta Représentante. En compagnie  de ma famille, nous veillerons sur elle. Lorsque l’Âge d’Or reviendra en ce monde, elle en héritera. Je fais à ma confiance à ma famille pour qu’elle poursuive notre voie à travers Athéna. Quant à moi, je te rejoindrais ma chère Mère… Pour ne me réveiller que lorsque je sentirais la corruption tenter de s’en prendre à cette nouvelle ère idyllique.


Et nous en étions arrivés à ce moment présent, où toutes mes certitudes volaient en éclat. Longtemps, j’avais cru que c’était de la faute des Autres alors que la seule coupable était ma propre mère.  J’en étais, d’autant plus persuadé, que je ne pouvais imaginer un seul instant que celle que je chérissais tant avait été capable d’une telle ignominie.  Si proche de moi, cette joue posée contre la mienne, le doux parfum de cette terre paisible posé contre la mienne, Mère m’avoua cette cruelle réalité. Sa descendance ne se comptait plus, je le savais. Elle était à l’origine des maux de ce monde. Elle s’était servie de nous. Elle cherchait un Roi Incontesté pour gouverner ce monde. Un temps, elle avait cru en Ouranos mais s ‘était trompée. Un temps, elle avait cru en moi. Elle s’était trompée. Enfin, elle avait cru en Zeus. Une nouvelle fois, elle s’était trompée. Ainsi est la Terre Mère alors ? Elle reprend ce qu’elle a donné si elle juge l’être choisi indigne. Selon elle, nous n’étions pas dignes d’être son rêve, son aspiration. Peut-être avait-elle raison ? Peut-être avait-elle tort ? Maintenant, personne ne le saura jamais. Lentement, posant mes mains sur les épaules de ma Mère, je me retirais et la regardais intensément dans les yeux. Quel sentiment adopter ? La Colère ? Engendrant une haine irrépressible pour celle qui me donna naissance ? J’étais en droit de posséder ce sentiment. Pourtant, un Fils ne peut détester sa Mère. Du moins, je ne le peux. La Compréhension ? Entraînant la Réconciliation avec elle malgré tout ? Je ne peux lui pardonner tout le mal qu’elle nous a fait. Un Fils ne peut pas accepter aveuglément l’irresponsabilité de sa Nourricière, aussi chère à son cœur soit-il.


Oh Mère… Qu’as-tu fait ? Mais qu’as-tu fait ? Comment as-tu pu  agir ainsi ? Mère… Te rends-tu compte à quel point tu t’es fourvoyé ?


Alors, en moi, elle put lire ce qu’il y avait de tout caché en mon âme. Ce qui était censé être une protection ou une barrière pour se forger une carapace face aux maudits évènements de cette terrible fatalité n’était rien de plus que l’expression même de mon véritable Moi enfin dévoilé au grand jour. Une neutralité absolue se lisait sur mon visage, ajouté à une prise de distance inaltérable par rapport aux évènements. La disparition de mes sentiments ? Non car je serais toujours le Dieu le Plus Proche de l’Humanité.  Je laissais mes bras pendre le long de mon corps et secouais la tête en soupirant.


Je te comprends Mère malgré tout. À la recherche de ton « Roi Incontesté », obnubilée par ton Aspiration, tu as, cependant, causé un crime inexcusable. Je pensais sincèrement être le Pire des Déchets mais ce que tu as fait est, non seulement abominable mais si tragique. Tu as donné, tu as repris, mais tu as clairement manqué de jugement et de valeur. Ce que tu souhaitais tant, tu l’as eu. Cependant, tu ne l’as pas vu. Avant que je ne sombre dans la Folie Destructrice par ta propre faute, ce monde était tel que tu le souhaitais. Et telle que nous, tes propres enfants, le souhaitions. Maintenant, non seulement, tu es responsable de la déchéance de notre famille mais en plus ce monde connaît ses heures les plus obscurs par ta faute. L’Âge d’Or, le Paradis des Hommes, la Réalisation de ton Rêve… Tout cela a disparu, non  à cause de tes ambitions ou par ma faute. Mais, c’est  ta propre stupidité qui est à l’origine de tout cela…


Quelle colère de ma Mère ! La terre tremblait, une partie de la montagne s’effondrait sous le joug de la Furie de la terre-Mère. La Vengeance n’apporte rien du tout ? C’est un Fléau qui me contamine depuis des millénaires ? Certes. Mais, je ne suis pas connu non plus pour être un Maniaque de la Guerre. De marbre, je reculais quelques peu et écartait les bras en penchant la tête vers la gauche, tout en posant mon regard impassible sur ma Mater.


Ce que tu nommes vengeance n’est que la conséquence directe de ton erreur Mère. Grondes autant de fois que tu veux mais quiconque osera porter atteinte à la vie d’un membre de ma famille connaîtra mon courroux. Tu ne nous protèges pas. C’est à moi de sauvegarder la vie de mes frères, de mes sœurs et de leurs propres enfants en attendant qu’ils retrouvent leurs véritables pouvoirs. Ce Spectre, aussi insignifiant soit-il, a assassiné le fils de Japet. Le Fils de Nyx, Eris et ce Kazuki m’ont empêché de protéger et d’honorer la dépouille de Prométhée. Je ne peux leur pardonner, je vais m’employer à leur faire subir ma haine à leur égard. Quant à Arès, s’il témoigne de son expiation, je veux bien faire l’effort de le laisser en paix. En définitive, Mère, sois assuré que le Megas Depranon va faucher la vie de beaucoup de vies non seulement divines mais aussi humaines. Ainsi, il sera définitivement établi que réveiller ma colère engendrera un cycle sans fin d’un enfer bien pire que le tartare lui-même. Les choses sont ainsi et n’évolueront pas jusqu’à ce que la paix éternelle sur cette terre soit installée définitivement.


Je m’avançais vers ma Mère et la prit dans mes bras, posant ma tête contre le creux de son cou. Que ce doux parfum de terre sentait bon. Elle dégageait une chaleur réconfortante. Après tout, elle était Gaïa, ma seule et unique Mère. Mais, elle devra malgré tout rendre des comptes à ce monde. Et…


[ Ma chère Mère… Il m’est impossible de te haïr. Paradoxalement, je ne suis point capable de te pardonner. Ton souhait, je vais le réaliser pour toi. Tu n’auras plus jamais rien à reprendre. Mais, il est de ton devoir de corriger l’erreur que tu as faite. Maintenant, en tant que Terre-Mère, cela est ton devoir. Tu as plongé ce monde dans un Chaos. J’ai commis de nombreux péchés impardonnables à cause de toi mais aussi à cause de ma faiblesse. Si seulement, j’avais eu plus confiance en ma famille, si je n’avais pas craint leur regard, les choses auraient pu être différentes. Mais il est trop tard et je dois impérativement faire abstraction du passé pour avancer. M’aideras-tu ? T’aideras-tu ?  










Dernière édition par Cronos le Mer 16 Juil 2014 - 8:45, édité 1 fois
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Gaïa
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MessageSujet: Re: Remettre son enfant dans le droit chemin [Cronos]   Mar 15 Juil 2014 - 12:19


 
Colère. Expectative. Latence. Réflexion. Peine.
La mère observe l'enfant se laisser aller à ses sentiments. Se succédant telle l’inexorable boucle des saisons, Cronos essaie d'intégrer autant que possible tout ce qu'elle vient de lui narrer.
Elle savait. Elle l'avait dit. Elle avait prévenu. Elle ne s'attendait pas à ce qu'il comprenne, à ce qu'il entende. Car quoi qu'en pensent ses nombreux enfants de part le monde, celui-ci faisant sans conteste partie de ceux qu'elle chérit le plus, certaines choses sont immuables, certains évènements sont actés bien des millénaires à l'avance.

Frigg, cette divinité tutélaire du panthéon nordique, cette femme et épouse, mère de la terre elle aussi, si ce n'est de ses enfants, sait bien tout cela.
Mais qu'importe. L'enfant ne peut comprendre. Cela ne sera pas dans sa nature d'enfant. Cela ne peut être. Mais cela n'est pourtant pas aussi grave que cela pourrait le laisser à penser.

Sans mot dire, elle serre son fils contre son coeur. Elle écoute. Patiemment, tendrement, avec fermeté mais le temps qu'il faudra. Qu'il s'exprime est bien, est bon.
Cronos a toujours été un beau parleur, de tous temps à jamais. Oh... pas de ces parleurs qui aiment à entendre le son de leur voix. Pas de ces êtres qui aiment à lire l'admiration dans le regard de l'autre simplement parce qu'ils déclament vérités ou mensonges. Non. Cronos, n'est pas ainsi.
Mais il a besoin de mettre des mots. Des mots sur son incompréhension, des phrases sur ses déceptions, des mélopées tragiques sur sa tristesse.
Ainsi, la mère laisse-t-elle parler l'enfant jusqu'à son dernier mot.

~ Rien n'a à être réparé, car tout devait se passer ainsi, que tu le comprennes, ou ne le comprennes pas mon enfant ~

Passant ses bras autour des épaules de son fils, le visage de Gaïa repose délicatement contre le front de Cronos. Doucement, comme mue par une soudaine somnolence, ses paupières se ferment lentement alors que sa voix arbore un timbre plus monocorde, presque égal d'un mot à l'autre.

~ S'il te chante d'imaginer que tous les fléaux de ce monde sont de mon fait, soit mon enfant. Penses, vis, vois à travers le prisme de ta réalité.
Cependant... ta réalité ne correspond que bien rarement à la réalité.
Il n'appartient qu'à toi de la comprendre, qu'à toi de la considérer d'un oeil neuf.
C'est pour cette unique et seule raison que je suis venue te chercher.
~

Repoussant doucement son enfant, les paumes brûlantes de la mère se posent sur les joues du titan alors que ses prunelles de jade s'illuminent d'une douce lueur d'or.

~ C'est ce que je suis venue t'offrir mon fils, un regard neuf.
Prends cela comme un acte de rédemption, si cela peut soulager ton coeur.
Acceptes-tu ou refuses-tu mon cadeau.
Toi seul peux en décider.
~
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MessageSujet: Re: Remettre son enfant dans le droit chemin [Cronos]   Mer 16 Juil 2014 - 8:48





Je laissais ma mère me serrer dans ses bras et je me blottissais silencieusement contre elle en retour. Ne rien pouvoir faire et laisser les choses agir n’avait jamais été dans mes croyances. Je refuserais toujours la fatalité de mon existence car si ce qui a été fait auparavant ne peut être ôté, rien ne m’empêchera d’accomplir ce qui doit être accompli pour réparer mes torts. Mère avait ses raisons : tout aussi respectable que cela pouvait penser être, j’avais, moi-même, des prérogatives personnelles bien ancré en moi.  Plus que jamais, il me fallait agir en Roi mais aussi en Frère.  J’avais des torts que je devais nécessairement réparé.  


Tout devait se passer ainsi ? Tout était écrit en avance alors sans que l’on n’y puisse rien faire. Mère... Comme tout ceci est si exténuant. Quel malheur pour toi d’avoir un enfant si obstiné… Pourtant, maintenant que je connais la vérité, il doit être de mon devoir de prêcher ta parole à travers ce monde. Non seulement, il est de mon obligation de protéger ma famille mais je dois veiller impérativement sur ce monde. Je dois lui rendre coûte que coûte ce qui a été dérobé peu importe le prix que je paierais…


Oui… Coûte que coûte et par n’importe quel moyen possible et envisageable. Renouer des liens avec ma descendance n’est guère un désir absolu : à vrai dire, moins je les vois, mieux je me porte. Pourtant, il faudra bel et bien que je reprenne contact avec eux.  En toute transparence, que ce soit pour m’assurer que plus jamais ils ne s’en prendront à un membre de ma famille ou pour leur exprimer ma volonté concernant ce monde. Pourtant, Mère est de bons conseils et je tenais à avoir son avis sur quelques points précis…


Mère… Que cela soit par la parole ou le sang, l’Âge d’Or est une nécessité pour ce monde. Bien que je sois maudis ou apprécié, quel autre choix ais-je finalement ? Dois-je être attentiste ou bien actif ? La Réalité, que tu m’as énoncé est-elle la Vérité dans sa plus grande exactitude  ou bien n’est ce qu’une partie infime de la Certitude de ce monde ?


Notamment des renseignements concernant Les originaux que j’ai pu connaître il y a fort longtemps mais dont leurs buts restent toujours un mystère pour moi. Leurs récentes apparitions, déclenchant une promesse apocalyptique pour ce monde, ne convient guère à mon entreprise. Il m’en faut savoir plus sur eux. Posant ma main sur la taille de ma mère, en réponse à son doux regard doré, j’offrais des yeux calmes mais assidus.


Ce regard neuf, je l’accepte de bon cœur car il vient de toi. Toi qui demeure toujours présente dans mon cœur. Mère… J’ai besoin d’en savoir beaucoup plus sur les Primordiaux : qu’attendent-ils de ce monde ? Ont-ils prévu d’attaquer une nouvelle fois ce monde ? Celui qui régente l’Enfer des Dieux est-il Tartare comme je le suppose ? Finalement, Mère, qu’attends-tu de moi ? Qu’espères-tu de moi ? Quel est ton désir le plus profond me concernant ? Dernière question: as-tu jeté une malédiction sur un de mes enfants ou sur toute ma descendance ? Et si oui,laquelle ?









Dernière édition par Cronos le Dim 10 Aoû 2014 - 12:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Remettre son enfant dans le droit chemin [Cronos]   Ven 1 Aoû 2014 - 11:02


 
Lorsque l'on dit que l'homme a été conçu à l'image des dieux qui le régissent, rien ne semble plus vrai à cet instant. Gaïa baisse les yeux sur son fils, ainsi blottit dans ses bras tel l'enfant qui cherche le réconfort de sa mère.
Repoussant légèrement Cronos, les paumes de la Mère se posent sur ses épaules alors qu'elle le dévisage avec attention.

~ La tâche d'un dieu, quel qu'il soit et quels que soient ses attributs divins, n'a jamais été facile et ne le sera jamais.
Je n'ai pas besoin que tu prêches ma parole car tu ne l'as perçoit que très mal mon fils.
Ce que je veux, c'est que tu retrouves enfin un peu de paix.
~

Elle esquisse un bref sourire face à l'avalanche de questions qui s'échappent des lèvres du Titan.

~ C'est à toi de tracer ton propre chemin et de faire mentir ceux qui t'imaginent sombre et égoïste.
Je ne répondrai à aucune de tes questions mon enfant. Pour certaines... tu auras à le découvrir par toi même. Pour d'autres, j'ignore les réponses que tu me demandes et mon rôle n'est pas de te dévoiler ce qui pourrait ou non advenir dans le futur.
~

Il a choisi. Il a pris sa décision. Il accepte le cadeau infiniment précieux que lui offre la Mère de la Terre en cette heure si importante pour son existence, mais aussi pour celle des Titans et du monde.
Une puissante aura de jade s'élève tout autour de la déesse. Balayant la poussière du sol, faisant trembler les pics rocheux qui les entourent, elle est d'une puissance inimaginable. Et pourtant ne demeure aucune agressivité ou violence dans cette puissance.

Les paumes divines dévient des épaules vers ses joues sur lesquelles elles se posent délicatement. Les pouces obligent les paupières à se clore, alors que Cronos sent l'énergie de sa mère pénétrer au coeur même de ses rétines, comme si les mots devenaient une réalité qu'il ne pourrait plus ignorer.

Sa voix retentit aux quatre coins de Jamir, comme si elle se multipliait, comme si des dizaines de Mère parlaient les unes après les autres, promulguant la même sentence, exprimant le même sort.

~ Mon enfant,
à partir de ce jour nulle colère ne t'habitera.
La vengeance, le mépris, la trahison, la fourberie, te seront désormais totalement étrangers.
Tu verras ce monde d'un regard neuf.
Ce regard je te l'offre aujourd'hui.
Suis le, écoutes le avec toute l'attention qu'il mérite.
Aujourd'hui, Cronos, Père et Roi des Titans, tu verras le monde tel qu'il est, tel que tu dois le protéger.
~

Au fur et à mesure qu'elle parle, l'énergie de Gaïa s'intensifie et se concentre en Cronos. Comme si le Titan devenait le centre d'un univers tournant exclusivement autour de lui, la totalité du cosmos dégagé par sa mère s'insinue à travers ses paupières closes, procurant chaleur, réconfort, sécurité, mais surtout... confiance. Confiance en lui, confiance en son prochain et particulièrement en ses frères Titans.

~ Maintenant vas mon fils. Tu as tant de choses à faire...
Je te regarderai, je te suivrai et n'oublies jamais... que si je suis revenue aujourd'hui, c'est pour toi et uniquement pour toi.
~

A ces mots la silhouette divine devient plus floue alors qu'un sourire confiant pare le visage de la Mère de la Terre. Doucement les contours de son corps disparaissent jusqu'à ce qu'il ne subsiste plus rien de l'entité divine.
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MessageSujet: Re: Remettre son enfant dans le droit chemin [Cronos]   Dim 10 Aoû 2014 - 12:36





Telle avait été le présent de ma Mère. Au bout du compte, elle m’avait libéré de mes tourments. De longs millénaires de troubles et de souffrances et  venaient de disparaître par la volonté de la Terra Mater. Enfin… Oui… Enfin, tout est définitivement terminé.

Plus de vengeance ? Néanmoins, il y a des actes qui sont impardonnables. Même Gaïa n’a pu ôter ma volonté de mettre un terme à l’existence de cet humain, de la Discordieuse et du Fils de Nyx. C’est la dernière fois qu’un membre de ma famille périra sans que je ne puise rien faire. Ils sont tout ce qui me reste en ce bas monde : le sang de mon sang, mon cœur, mon âme. La mort de Prométhée sera vengée et cela sera mon dernier acte en tant que Dieu colérique et destructeur. Après, il dépendra du monde et des dieux de ne pas éveiller ma rage. Elle est une flamme vacillante qui menace de s’éteindre mais elle  est toujours présente. Rien qu’un petit souffle et elle disparaîtrait jusqu’à ce qu’un fou ose la rallumer. Pourtant, après ce dernier épisode, je ferais en sorte qu’elle n’apparaisse plus.

Plus de mépris ? Ais-je déjà connu ce sentiment ? Jamais ou très rarement contre les humains. Mais, j’éprouvais une incompréhension médisante contre certaines divinités. Ancré dans mon âme, je la jugeais si ridicule. D’ailleurs, ne l’ai-je pas été non plus ? Grâce à ma mère, ce sentiment s’évapore délicatement et je me souviens alors qu’il y avait des moments d’accalmie dans mon cœur quand la Folie ne me rongeait pas.  Plus de trahison ? Pourtant, ma parole est honorable. J’ai certainement  tous les maux du monde mais je n’ai jamais trahis personne. Du moins, dois-je bien admettre que la déloyauté a été, bien malgré moi et contre ma volonté, l’objet de ma folie et que j’ai fait grand mal à sœur et à ma femme. Me le pardonneront-elles ? Me le pardonnerais-je d’ailleurs ?  Plus de fourberie ? Hélas, il y a des actes que je ne maîtrise plus et des évènements qui se sont déjà enclenchés. Produit de ma fureur, de ma haine d’antan, désormais, les pièces sont déjà mises en place et je n’y puis rien du tout. De toute manière, cela ne servirait fondamentalement à rien que je tente d’y mettre un terme puisque cela servira mon idéal. Pour autant, à présent, et si l’on ne m’y oblige pas, je n’ai pas à utiliser mon intelligence pour mettre en place des stratagèmes perfides pour la destruction d’autrui. Lorsque je rentrerais chez moi, je mettrais un terme à ma partie.  

Nulle colère ? Elle disparaît doucement. De toute façon, conjugué au présent de ma mère et à ma volonté propre, je la sens devenir moins forte en moi. Au bout du compte, alors que ma Mère disparaît, que l’environnement s’apaise comme mon cœur se calme, je me souviens des moments d’accalmie que j’ai connus auparavant. Ils disparaissaient si rapidement pour revenir si aisément. Un manque de constance ? Désormais, c’est à moi de vouloir privilégier ce sentiment de sérénité que je chérissais tant. Que ma Mère en soit remercié infiniment car je sais qu’elle m’observe et qu’elle est venue pour moi. J’ai tant à accomplir. Mon peuple, ma famille, mon idéal… Notre idéal d’ailleurs…  Elle n’était plus là et mes questions étaient restées sans réponse. Je devais les découvrir par moi-même car il en allait de mon désir pour ce monde. Ce qui a été ôté sera restitué. Pour l’heure, je reste de marbre. Il n’y a rien. Je n’avais plus connu ce tel sentiment de légèreté et de paix intérieur depuis si longtemps. Depuis une éternité peut être… Depuis le temps où j’étais Roi de l’Âge d’Or… J’ai encore une chose à faire. Rien qu’un petit effort à accomplir et tout sera terminé. Ce regard neuf sur ce monde, je vais l’embrasser comme jamais. L’Âge d’Or reviendra, c’est une certitude. Je veillerais sur les humains méritants. Quant aux autres, s’il ne m’est pas permis de les ramener sur le droit chemin, je laisserais le destin se charger d’eux ou je devrais m’en charger. Ma famille devra me suivre. C’est notre devoir à nous, les Titans, d’offrir à ce monde ce qu’il mérite. De longues heures s’écoulent alors que je reste comme inerte, les yeux clos. Puis, je les rouvres.  Je suis enfin libre… Oui… Libéré de mes tourments… Maintenant, je comprends mieux mon rôle de Roi et de Frère… Je quitte Jamir afin de pouvoir entreprendre mon nouveau voyage et d’embrasser ce qui aurait du être depuis fort longtemps mon destin et mon devoir.


Il est l'heure d'y aller maintenant...







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